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Espagne: deux arrestations après des vols de nourriture dans des supermarchés

Juan Manuel Sanchez Gordillo, membre du parlement régional pour Izquierda Unida, à Osuna le 8 août 2012

 

Deux militants de gauche ont été arrêtés après les vols de nourriture dans deux supermarchés andalous, une opération coup de poing qui pourrait aussi mener devant le juge un élu local, José Manuel Sanchez Gordillo, célèbre pour son franc parler.

Ce député régional du parti de gauche Izquierda Unida et maire du village de Marinaleda, qui participe à l’occupation d’une grande propriété agricole andalouse et avait mené l’un des raids, devait recevoir une convocation pour comparaître devant la justice.

Nous savons que Sanchez Gordillo et peut-être d’autres camarades vont être appelés à comparaître devant le juge mais pour l’instant la convocation n’est pas arrivée, a indiqué jeudi à l’AFP José Caballero, un responsable du Syndicat andalou des travailleurs (SAT).

Deux autres militants ayant participé à l’opération coup de poing ont été arrêtés et ont passé toute la nuit au commissariat à Séville, a-t-il ajouté.

Les deux hommes ont été entendus par un juge qui a ouvert des poursuites contre eux pour vol et action sous la contrainte, puis remis en liberté dans la journée.

José Manuel Sanchez Gordillo a passé la nuit de mercredi à jeudi avec un groupe de militants de gauche, dont José Caballero, dans un campement improvisé de tentes et matelas à même le sol, protégés des températures record par des tonnelles de fortune.

Depuis 17 jours, ils occupent cette finca de 1.200 hectares, appartenant au ministère de la Défense, pour réclamer une meilleure répartition des terres dans cette région du sud de l’Espagne où se perpétue la tradition des grands propriétaires terriens.

Jouant les Robin de bois, le maire et un groupe de militants ont fait irruption mardi dans deux supermarchés de Ecija et de Arcos de la Frontera, en Andalousie, remplissant des chariots de produits alimentaires, en affirmant vouloir les redistribuer à des cantines populaires.

La chaîne de supermarchés Mercadona, l’une des deux visées par le raid, a porté plainte, et le ministère de l’Intérieur a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre les membres du commando.

Cette affaire fait polémique alors que la crise qui sévit en Espagne est particulièrement dévastatrice en Andalousie, région du sud frappée par l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, où 33,92% de la population est au chômage.

afp

 

 

 
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Publié par le 9 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espagne: taxer les écoliers apportant leur repas, une idée qui scandalise

 

Dans une tentative désespérée de réduire leur déficit, certaines grandes régions d’Espagne comme Madrid, Valence ou la Catalogne envisagent de taxer à la rentrée les élèves qui apportent leur déjeuner à l’école, provoquant l’ire des parents déjà asphyxiés par la rigueur.

Dans ces régions, une participation financière pourra être demandée aux enfants qui apportent leur panier-repas, pour avoir accès au réfectoire.
Ce qui va se faire, c’est permettre aux centres scolaires de donner leur feu vert à l’entrée des +tupperware+ à l’école, explique Ignacio Gago Fornells, porte-parole du ministère de l’Education de la région de Madrid.

Jusqu’à aujourd’hui ce n’était pas permis, sauf dans des cas exceptionnels comme les allergies alimentaires, souligne-t-il.

Avec la crise, de plus en plus de parents économisent et préfèrent fournir le déjeuner à leurs enfants. Environ 60% des 324.000 élèves des 791 écoles publiques de la région de Madrid ont déjeuné à la cantine pendant l’année 2011-2012.

En outre, les aides aux familles pour le déjeuner vont baisser, passant, dans le cas de Madrid, de 29 millions à 16 millions d’euros, en raison des coupes budgétaires drastiques des régions pour réduire leur déficit.

La Catalogne a annoncé qu’elle demanderait jusqu’à trois euros par jour pour l’utilisation des locaux de la cantine par ceux qui viennent avec leur repas.

La région de Valence envisage une mesure similaire.

Les associations de parents d’élèves et l’opposition de gauche dénoncent une mesure inique qui touche surtout les plus pauvres.

Le gouvernement attaque les secteurs les plus défavorisés et ne garantit absolument pas les principes de base comme garantir que personne n’abandonne les études pour des raisons économiques, a affirmé Miquel Soler, un responsable socialiste de la région de Valence.

Afp

 

 

 
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Publié par le 9 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

France: menace de récession, de mauvais augure pour le budget

 

L’économie française, plombée par le calvaire de la zone euro, va droit vers la récession selon la Banque de France, dont les dernières prévisions sont de mauvais augure pour le gouvernement à l’heure de boucler un budget 2013 déjà compliqué.

La Banque de France (BdF) a annoncé mercredi tabler sur un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, qui succèderait à un repli du même ordre déjà anticipé pour le deuxième.

Si ses prévisions se réalisent, l’Hexagone, avec deux trimestres consécutifs de contraction de son économie, replongerait alors officiellement dans une récession qu’il n’a plus connue depuis le printemps 2009.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiera à son tour mardi sa première estimation de la croissance au deuxième trimestre, un chiffre très attendu par le gouvernement comme par les marchés ou les partenaires de la France au sein de la zone euro.

Au premier trimestre, l’économie française avait stagné après avoir affiché une croissance honorable de 1,7% l’an dernier.

Pour Jean-Paul Betbèze, économiste en chef du Crédit Agricole, les mauvais chiffres publiés mercredi par la Banque de France sont « tout sauf une une surprise, malheureusement ».

Ils résultent, selon lui, d’un « ralentissement mondial de l’économie et tout particulièrement de la crise européenne ». Ces facteurs, explique-t-il, ont « encore renforcé l’inquiétude des ménages qui épargnent de plus en plus et consomment de moins en moins ».

Ils pèsent de la même manière sur le moral des entrepreneurs. « Convaincus que la croissance sera faible, ils sont plus pessimistes sur la fin de l’année et réduisent investissements et stocks », poursuit l’économiste.

Jean-Paul Betbèze qui « espère une amélioration en fin d’année » s’attend à une croissance sur l’ensemble de 2012 de 0,2 à 0,3% au maximum. Pour lui, « la sortie de crise est extrêmement lente ».

Casse-tête budgétaire en vue

Le gouvernement a lui-même abaissé ses prévisions de croissance début juillet. Il les a ramenées à 0,3% pour 2012 et environ 1,2% pour 2013, contre 0,4% et 1,7% espérés auparavant.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a admis la semaine dernière qu’il demeurait « inquiet » pour la croissance mais a assuré qu’il n’envisageait pas d’abaisser une nouvelle fois sa prévision pour 2012.

Le net ralentissement de l’économie française complique l’équation budgétaire de l’exécutif, dont l’objectif est de ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, puis 3% en 2013 pour tenir les engagements européens du pays.

Face à cette situation, le Parlement réuni en session extraordinaire a déjà voté fin juillet une loi de finances rectificative du budget 2012 qui prévoit 7,2 milliards d’euros de hausses d’impôts supplémentaires et 1,5 milliard d’euros de gel de dépenses.

Ce texte constitue un avant-goût du budget 2013 qui supposera un effort bien plus considérable, évalué par la Cour des comptes à 33 milliards d’euros.

A la mi-juillet, le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la France en 2012 et en 2013. Tout comme le gouvernement, il prévoit une progression de 0,3% du PIB cette année. Il est en revanche plus pessimiste pour 2013, avec une prévision de 0,8%.

Principal moteur de la croissance, la consommation des ménages français a très légèrement progressé en juin (0,1%) mais a fléchi de 0,2% sur l’ensemble du deuxième trimestre, selon l’Insee.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, les Douanes ont annoncé mercredi que le déficit commercial de la France, en léger repli au premier semestre, a cependant rechuté en juin avec un creusement à près de six milliards d’euros.

Afp

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Gerald Celente : « Le gang financier et politique est impuissant à éviter l’effondrement »

Publiée le 7 août 2012 par    

Gerald Celente est directeur du Trend Research Institute, l’un des analystes et prévisionnistes économiques les plus reconnus mondialement depuis des années. Il est interrogé par Eric King, fondateur du site KingWorldNews.

Entretien réalisé le 06/07/2102

 

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Pas de compte Facebook ? Vous êtes suspect….

Ne pas être inscrit sur Facebook pourrait un jour devenir suspect aux yeux de la population. C’est ce qui ressort d’un article allemand, qui révèle que des psychologues et des employeurs trouvent anormal de ne pas avoir de compte Facebook. Et de souligner que James Holmes, Mohammed Merah et Anders Breivik n’en avaient pas non plus. Mais c’est oublier qu’une vie sociale active peut aussi se dérouler hors de Facebook et même hors du net.

 

 

Quel est le point commun entre James Holmes, Mohammed Merah et Anders Breivik ? Ce sont tous des tueurs en série qui n’avaient pas de compte Facebook. Un hasard ? Sans doute. Mais il semble que cette particularité, relevée par la presse allemande, pourrait à terme devenir un impératif social. Car en effet, être absent de Facebook serait le signe, pour certains psychologues et employeurs, d’une potentielle dangerosité.

Selon eux, les personnes n’ayant pas de compte Facebook sont suspectes car, dès lors, cela signifie qu’elles ont quelque chose à cacher ou que leur compte a été supprimé pour avoir eu un comportement inapproprié en violation avec les conditions d’utilisation du site. Des entreprises seraient ainsi devenues moins disposées à engager des individus absents du réseau américain.

Holmes, Merah, Breivik

James Holmes, qui s’est illustré aux États-Unis dans la fusillade d’Aurora où 12 personnes ont perdu la vie et 59 autres ont été blessées pendant une séance du film du dernier Batman, était en effet « invisible » sur Internet. Il n’était pas inscrit sur Facebook ni sur aucun autre site de réseautage social classique sauf celui très particulier d’AdultFinder. Un cas plutôt rare pour un Américain âgé de 24 ans et scolarisé.

Ce point a d’ailleurs interpellé une chercheuse en médecine et santé publique. « C’est certainement inhabituel » pour un jeune homme de ne pas être sur les réseaux sociaux. « Les données suggèrent que 95 à 98 % des gens de l’âge de Holmes sont sur les médias sociaux« . Ne pas être visible en ligne peut apparaître pour certains comme le signe d’une exclusion sociale.

De son côté, Mohammed Merah, qui a tué 7 personnes et blessé 6 autres à Toulouse et Montauban, n’était pas particulièrement actif en ligne. S’il se connectait effectivement à Internet, le suivi de son adresse IP montre qu’il n’était pas non plus présent sur les sites communautaires (Facebook, Twitter, Copains d’avant…). Il était néanmoins présent sur YouTube, dans le but de publier des vidéos.

Quant à Anders Breivik, qui est poursuivi pour les attentats de 2011 en Norvège qui ont coûté la vie à 77 personnes et blessé 151 autres, il était présent sur MySpace mais pas sur Facebook. Or, le premier est sur le déclin depuis que le second a pris son envol. Là encore, les psychologues y voient le signe d’un déficit relationnel, puisque ces individus n’ont pas cherché à déplacer leurs liens d’amitié sur Internet.

Autrement dit, ces trois personnes n’auraient pas eu beaucoup d’amis au cours de leur vie, ce qui les aurait dissuadés d’aller sur Facebook, craignant de projeter une image négative d’eux-mêmes. C’est du moins le raisonnement des psychologues et des entrepreneurs cités par le quotidien allemand.

Des signes de dépression relevés dans une étude

Une étude portant sur la santé mentale des jeunes gens alimente cette thèse. D’après la recherche menée par l’université de Lausanne, en Suisse, le temps passé sur Internet aurait un lien avec la dépression chez les jeunes, dans une courbe en forme de U. Les adolescents qui montrent le plus de signes de dépression seraient à la fois ceux qui sont le plus souvent actifs sur Internet, et ceux qui au contraire n’y sont jamais.

L’inquiétude des psychologues et employeurs signalée dans le Tagesspiegel paraît exagérée, pour ne pas dire plus. Facebook est peut-être très populaire, mais il n’est pas l’alpha et l’oméga du réseautage social sur Internet. Des liens étaient tissés bien avant le projet de Mark Zuckerberg et seront tissés lorsque Facebook ne sera plus. Tout ne passe pas par ce site, et heureusement.

De nombreux sites communautaires existent par ailleurs, et certains sont très appréciés. C’est le cas en Allemagne, en Russie, au Japon ou en Chine. Dans ces pays, des réseaux sociaux ont su émerger et être populaire bien avant Facebook. Et cela ne fait pas de ces internautes des personnes en déficit relationnel. Leur réseau se trouve tout simplement ailleurs.

Et puis on peut très bien avoir une vie sociale active sans être sur Internet du tout, même si ça semble de plus en plus rare.

Numerama

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

En France on y met de l’eau de javel,en Espagne ce sont des cadenas sur les poubelles pour empêcher la récupération

Avec la crise en Espagne, de plus en plus de personnes récupèrent des aliments dans les poubelles.

 

La ville de Girone, au sud de Perpignan dans le nord-est de l’Espagne, annonce avoir installé des cadenas sur les poubelles des supermarchés pour empêcher toute récupération de nourriture, un phénomène qui a pris de l’ampleur avec l’aggravation de la crise.

Pour raison de santé ?

La mairie indique, dans un bref communiqué, avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, « face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d’aliments jetés dans les conteneurs et l’alarme sociale que cela provoque ».

« En ce moment, il n’y a qu’un conteneur devant les supermarchés qui est fermé avec un cadenas et qui contient des aliments dont la date de péremption est dépassée ou en mauvais état, afin d’empêcher qu’ils soient récupérés par des indigents », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la ville.

Un phénomène qui s’aggrave avec la crise…

La mairie de Girone a également mis en place un système d’information destiné à diriger les personnes qui en ont besoin « vers un centre de distribution de nourriture pour qu’on leur offre, de manière urgente, un panier d’aliments de base », a-t-il expliqué.

Des agents sociaux seront postés près des conteneurs-poubelles pour informer le public. La mairie, qui a lancé cette initiative inédite avec trois grands supermarchés, veut l’étendre à d’autres grandes surfaces, a ajouté le porte-parole.

Midilibre

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Perverse Taxation de 3% sur l’épargne du bénéficiaire du RSA puis déduite de son RSA ?!!!

 

Par michele.bauer le 14/09/08
(mis à jour le 03/06/11)

 

Le projet de loi sur le RSA (revenu de solidarité active) a été adopté par le Conseil des Ministres, pas encore Parlement, car vous le savez, un débat relatif à son financement subsiste.

Les conditions d’attribution,procédure d’attribution et suspension du RSA.

Extraits ci-dessous- liaisons sociales

Contact: cabinet@michelebaueravocate.com   33 Cours Pasteur- 33 000 BORDEAUX tél 05 47 74 51 50                                             

 Conditions d’attribution

Le projet de loi définit les conditions d’ouverture du droit au RSA.

* Résidence en France, nationalité. L’allocataire devra résider de manière stable et effective en France, être français ou titulaire depuis au moins cinq ans d’un titre de séjour l’autorisant à travailler. Cette condition ne s’appliquera pas à certains étrangers (notamment ceux titulaires de la carte de résident et les réfugiés). Les ressortissants communautaires devront, par dérogation, remplir les conditions exigées d’eux pour bénéficier d’un droit de séjour et résider en France depuis au moins trois mois avant la demande (sauf exceptions).

* Condition d’âge. Le bénéficiaire devra être âgé de plus de 25 ans ou assumer la charge d’un ou plusieurs enfants nés ou à naître.

* Condition de ressources. Le RSA sera servi à toute personne dont le foyer dispose de ressources inférieures à un revenu garanti.

* Personnes exclues. N’auront pas droit au RSA les personnes en congé parental, sabbatique ou sans solde. Un élève, étudiant ou stagiaire ne pourra en principe pas prétendre au RSA. Quant aux travailleurs non salariés non agricoles, ils n’auront accès au dispositif qu’à condition de n’employer aucun salarié et d’être sous le régime des microentreprises. Calcul du RSA Destiné à compléter les ressources de la famille, le RSA consistera en une garantie de revenu, complétée, le cas échéant, par une aide ponctuelle personnalisée de retour à l’emploi.

* La garantie de revenu correspondra à la somme d’un revenu minimum garanti, dont le montant variera en fonction de la composition du foyer et du nombre d’enfants à charge, et d’une fraction des revenus professionnels des membres du foyer. Ce revenu et cette fraction seront fixés par décret.

L’exposé des motifs du projet de loi indique que, contrairement au RMI et à l’API, « 1 euro supplémentaire de revenu du travail ne se traduirait plus par 1 e d’aide sociale en moins, mais par une réduction de RSA de seulement 0,38 e, de sorte que le retour à l’emploi augmenterait le pouvoir d’achat de 0,62 euro ».

Le montant du revenu minimum garanti sera révisé chaque année en fonction de l’évolution des prix à la consommation hors tabac. Pour les personnes seules avec enfants à charge (ou en état de grossesse), le revenu minimum garanti sera majoré pendant une période déterminée. En revanche, le RSA sera réduit ou suspendu en cas d’hospitalisation ou d’incarcération.

* Les modalités de détermination des ressources du foyer seront fixées par décret. Certaines ressources pourront être évaluées forfaitairement (aides au logement, etc.).

* Le RSA est conçu comme un dernier filet de protection, subsidiaire. Aussi, le demandeur devra faire valoir l’intégralité de ses droits à prestations sociales (familiales et chômage) et ses droits à créances d’aliments et pensions alimentaires. Dans le cas contraire, le président du conseil général pourra décider de suspendre ou de réduire le RSA.

 Procédure d’attribution du RSA

Le RSA sera attribué par le président du conseil général du département dans lequel le demandeur réside ou a élu domicile. Les CAF et, le cas échéant, les caisses de MSA seront chargées d’assurer le service du RSA dans chaque département.

La demande de RSA pourra être, au choix du demandeur, déposée auprès d’organismes qui seront désignés par décret. Ceux-ci seront tenus de la transmettre à l’institution chargée de l’instruction administrative du dossier, c’est-à-dire les services du département, l’organisme chargé du service du RSA ou, après convention avec le conseil général, le centre communal ou intercommunal d’action sociale du lieu de résidence du demandeur ou un organisme à but non lucratif. Si les conditions d’éligibilité sont remplies, le droit au RSA sera ouvert à compter de la date de dépôt de la demande.

 (…)

Suspension du RSA

 Le RSA pourra être suspendu, en tout ou partie par le président du conseil général lorsque :

– du fait du bénéficiaire et sans motif légitime, le PPAE ou le contrat d’engagement ne sont pas établis dans les délais prévus ou ne sont pas renouvelés ;

– sans motif légitime, les dispositions du PPAE ou du contrat d’engagements ne sont pas respectées par le bénéficiaire ;

– le bénéficiaire du RSA accompagné par le SPE a été radié de la liste des demandeurs d’emploi ;

– le bénéficiaire refuse de se soumettre aux contrôles.

 Liaisons Sociales Quotidien, 05/09/2008

Commentaires,Par Joeffrey le 20/10/11

Ci-dessous, voici une Loi INUJSTE ET INDIGNE QUI A ETE VOTEE ET MISE EN APPLICATION PAR LES CAF ET QUI TOUCHE LES PLUS PAUVRES DE CE PAYS.

“Les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) doivent déclarer le montant de leur «épargne disponible». Ensuite, 3% de ce montant – même modeste – est déduit de leur allocation. Un vrai scandale.

Avant qu’on ne l’appelle RSA, le RMI était attribué en fonction des ressources du foyer : salaires, indemnités journalières, pensions et rentes… etc, déclarées trimestriellement. Etaient aussi considérés comme ressources les intérêts issus des placements bancaires non défiscalisés : ceux du Livret A ou du Livret d’épargne populaire n’en faisaient partie, puisque non imposables.

Désormais, avec le RSA, c’est l’ensemble de la petite épargne – réglementée ou non, défiscalisée ou non – qui doit être déclaré et taxé.

Ainsi, une personne qui a reçu une indemnité de licenciement et l’a placée sur un Livret A, une personne dans la mouise qui a bénéficié d’un don de sa famille et l’a mis sur son LEP, une personne qui avait prudemment contracté une assurance-vie avant de sombrer dans l’exclusion professionnelle ou bien ouvert un compte d’épargne destiné à son enfant mineur, est désormais sanctionnée par l’amputation drastique de son allocation mensuelle.

En France, le Smic ne permet déjà pas de vivre : c’est pareil pour les minima sociaux. Ceux qui disposent d’un matelas de sécurité l’utilisent, dans le meilleur des cas, pour faire face aux impondérables; dans le pire, ils le grignotent en se versant un complément mensuel afin de subsister, une fois le loyer réglé…

Mais en France le RSAste, qui n’est plus un citoyen comme les autres, n’a pas le droit d’avoir quelques sous de côté : qu’il ait été prévoyant ou chanceux, au nom de l’égalité entre les pauvres, ses «capitaux» (car c’est considéré comme tel) doivent être taxés à hauteur de 3%… alors que les intérêts de la petite épargne sont loin d’atteindre ce taux actuellement !

Or la CAF, dans ses formulaires de DTR, ne fait absolument pas la distinction entre les capitaux productifs de revenus et les autres. Elle applique indifféremment la règle des 3% à toute l’épargne déclarée par l’allocataire, même celle qui produit beaucoup moins de 3% d’intérêts par an. Il y a là un abus de droit manifeste, voire un délit pénal.

Forfait logement : l’autre taxation

Le loyer est le poste qui pèse le plus lourd dans le budget des défavorisés. Imaginez l’enfer pour les minima sociaux qui, avec leur aumône de 460 € par mois, doivent choisir entre manger ou se retrouver à la rue.

En ce qui concerne les 95% de RSAstes qui ont la chance d’avoir encore un toit sur la tête et perçoivent de ce fait une aide au logement, on ampute mensuellement leur allocation d’un forfait qui s’élève, par exemple, à 55 € pour une personne seule (soit 660 € par an de revenu en moins : c’est toujours ça d’économisé pour la CAF !).

En attendant, les Français instruits par les médias traditionnels sont persuadés que le RSA est à 460 € par mois alors que c’est un montant maximum qui ne concerne que 5% de ses bénéficiaires, les autres étant soumis depuis des lustres au fameux «forfait logement» – qui ramène leur allocation à 400 € – et, maintenant, à cette taxation sur l’épargne qui la rogne d’autant.

Pourquoi spolier les victimes de la crise, les plus durement touchées qu’on flique et qu’on accule? Il faut que cela cesse !”

 ……

Un complément d’information face à cette injustice concernant cette perverse taxation de 3% sur l’épargne des Pauvres :

Ces phrases pour la plupart sont reprises dans leur contexte original.

« En mai 2008, l’économiste Jean Gadrey avait averti : pour «réduire la pauvreté», le RSA va faire payer les pauvres eux-mêmes. Politis en a fait le constat : démonstration.

Un vent de panique a soufflé sur le Revenu de solidarité active avec l’arrivée, selon les départements, des déclarations trimestrielles de Ressources envoyées par la Caisse d’allocations familiales aux personnes concernées. En la recevant, nombre d’entre elles découvrent avec surprise que leurs (maigres) ressources sont «taxées» pour financer ce revenu. L’épargne de surcroît non imposable n’étant pourtant pas un revenu ! ! !

Quelques personnes éligibles au RSA m’ont envoyé leur déclaration et, vérification faite, une SUBTILE TAXATION a été mise en place qui concerne tous les éligibles au RSA, qu’ils soient d’ex-RMistes, allocataires de l’allocation de parent isolé (API) ainsi que des salariés pauvres touchant un RSA de complément.

En fait, ce mode de financement masque une forme de taxation que le site Internet du Haut commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté a été récemment contraint de mettre au jour. Le Haut commissariat a en effet été obligé de mettre en ligne, le 2 octobre, une réponse aux «inquiétudes [qui] se sont récemment manifestées sur le formulaire de demande du RSA à propos de la déclaration des revenus d’épargne».

La confirmation des «inquiétudes» des allocataires du RSA, une information qui a peu circulé ces dernières semaines, suscite quelques remous dans les CAF : «Oui, les revenus de l’épargne quelle que soit la forme de cette épargne sont pris en compte au même titre que les autres revenus perçus par le foyer (salaires, pensions, retraites, etc.)», avoue le Haut commissariat. Cette disposition, qui ne figure pas sur le formulaire de demande RSA et qui est inscrite dans la rubrique 041 («autres revenus») des déclarations trimestrielles, concerne tous les livrets, y compris le livret A, et donc la petite épargne utilisée par les personnes les plus précaires qui ne peuvent avoir accès au système bancaire classique.

L’épargne d’un livret A etc n’est en aucun un revenu d’autant qu’elle n’est pas imposable.

Cette taxation des ressources des allocataires au RSA est très perverse : Par exemple, elle consiste à déduire du RSA 3% du montant de l’indemnité de licenciement que vient de percevoir une personne au chômage. Et si cette somme a été déposée, par exemple sur un livret A, 4% seront déduit du RSA.

Explication : une personne au chômage éligible au RSA vient de percevoir une indemnité de licenciement s’élevant à 10.000 euros. La caisse d’allocations familiales déduira du RSA 3% des 10.000 euros, soit 300 euros, soit 25 euros mensuels. Ôtez ces 25 euros sur les 447 euros (maximum) que peut percevoir une personne seule sans emploi alors que le seuil de pauvreté est évalué à 817 euros, et vous avez une (petite) idée de la situation de grande pauvreté qu’est en train de provoquer cette discrète taxation des revenus des pauvres qui sert finalement à financer… le RSA.

Tous les comptes sont concernés : livret A, LEP, LDD, le livret enfant, le compte courant, l’assurance vie, le PEL, etc… «La CAF a accès aux informations bancaires via les impôts sans qu’il y ait besoin d’enquête. Le fait d’être au RSA est suffisant», La déclaration trimestrielle contient en effet cette mention : «Attention, vos déclarations seront systématiquement vérifiées l’année suivante auprès du service des impôts».

Résumons : des personnes expliquent que «pour les malades HIV, cancer et autre qui ne peuvent avoir de crédit, qui ont économisé pour payer cash les études des gamins ou le logement se retrouvent éligible au RSA mais ne touchent plus rien car le 3% déduit du montant du RSA» le réduit à… peau de chagrin.

Pour toucher le RSA, les allocataires ont aussi une autre charge à supporter, qui a fait l’objet d’une polémique récente et a été médiatisée parce qu’un élu de l’UMP s’en était étonné. Elle concerne les Rmistes inscrits au RSA. Un certain nombre d’entre eux ont réussi à trouver un petit boulot complété par le RSA. Surprise, ils sont «imposés au titre de la taxe d’habitation et de la redevance audiovisuelle», a reconnu le Haut commissariat. Ainsi les allocataires qui travaillent vont devoir payer la redevance audiovisuelle à partir de 2011.

Dans quel système indigne vit-on pour qu’on autorise à prendre l’épargne aux gens étant dans le besoin?

La CAF ne demande pas à une personne ayant de bons revenus l’épargne qu’elle possède lorsque cette personne fait une demande d’aide pour obtenir une prime de rentrée scolaire par exemple, alors pourquoi demande-t-on cela à une personne étant déjà dans le besoin?

Est-ce que le gouvernement s’est une fois posé la question de savoir comment ces gens dans le besoin survivait avant la mise en place de cette taxation?

C’est une atteinte à la liberté que de demander de déclarer l’épargne de surcroît non imposable d’une personne dans le besoin.

L’épargne d’une personne dans le besoin ne fait pas d’elle quelqu’un de riche !

Cette Taxation de 3% prélevé sur l’épargne des bénéficiaires du RSA est une escroquerie. Sans compter que les intérêts des Livrets non imposables n’atteignent jamais ce taux de 3% .  L’état tente de s’en tirer en spoliant les victimes de la crise, les plus durement touchées qu’on flique et qu’on accule.

Avocats.fr

https://twitter.com/CREADOC

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Des milliers d’épargnants espagnols ruinés par des produits toxiques….

Les Etats-Unis ont eu les subprimes. L’Espagne découvre les « participations préférentielles », des titres très complexes et très risqués qui ont siphonné l’épargne de 710 000 familles. 

 

En Espagne, 26 milliards de participations préférentielles auraient été vendues depuis 1999.

En Espagne, 26 milliards de participations préférentielles auraient été vendues depuis 1999.
REUTERS/Andrea Comas

Les « participations préférentielles, c’est le scandale du siècle en Espagne »: Inocencio Merino, ouvrier à la retraite, se dit victime, comme des centaines de milliers d’autres, de « l’escroquerie » de la vente des produits financiers à risques que le gouvernement va réformer.

Depuis l’annonce du sauvetage public de Bankia en avril, qui a précipité une aide européenne au secteur bancaire espagnol de cent milliards d’euros au maximum, les plaintes de petits épargnants s’accumulent, ruinés par des « produits toxiques ». Parmi ces actifs aux noms rébarbatifs, vendus à tout va depuis la crise, les « participations préférentielles », titres très complexes et risqués, remportent la palme: 710.000 familles sont concernées sur environ un million de foyers touchés par les produits risqués, selon l’association des usagers des banques Adicae, qui a déjà reçu plus de 30.000 plaintes.

« Au total, 30 milliards de ces produits toxiques ont été vendus depuis 1999, dont quelque 26 milliards sont des participations préférentielles », explique Javier Contreras, un responsable de l’Adicae. Les banques y ont vu l’avantage de faire apparaître un bilan de fonds propres « renforcé ». Le client s’est lui retrouvé avec « son épargne totalement immobilisée dans un produit à vie, devenant un actionnaire sans droit de vote ». Et sans avoir été informé des risques comme l’exige la norme européenne Mifid, dénonce l’Adicae.

Une épargne volatilisée  Bankia, produit de la fusion d’anciennes caisses d’épargne, concentre, avec la CAM et Novagalicia, la grande majorité des plaintes en cours. Inocencio, ancien ouvrier métallurgiste de 68 ans, a placé ses économies, 12.000 euros, dans des participations préférentielles de CajaMadrid (Bankia) en septembre 2010, faisant confiance à sa banque de « toda la vida », de toujours. « C’est un placement sûr qui rapporte 7% et vous pourrez récupérer votre argent en 2014, m’a dit ma banque », raconte-t-il. « Je ne savais même pas que j’avais acheté des participations préférentielles. Ils m’ont parlé d’actifs financiers », se souvient-il, totalement abattu.

« Mes parents n’ont pas de bagage scolaire. Ma mère voulait un produit sans risque. On leur a dit qu’ils récupèreraient leur argent en 2014 mais c’était uniquement verbal », regrette sa fille, Magdalena, employée au chômage de 43 ans. « Ils ne les ont même pas appelés! » pour les prévenir que le versement des intérêts s’interrompait et qu’ils ne pouvaient pas récupérer leur argent pour l’instant à cause des problèmes de Bankia, s’insurge-t-elle. Comme pour les autres, « la forme de commercialisation a été irrégulière pour manque d’information, abus de confiance », affirme Javier Contreras.

Ce « camouflage est particulièrement flagrant au vu du grand nombre d’épargnants d’âge très avancé (80-90 ans). Au point que l’autorité boursière espagnole a dû publier un note d’information en avril 2009 », rappelle l’Adicae. « Il y a des produits de caractéristiques similaires dans d’autres pays européens, mais le problème qui se pose en Espagne c’est la vente massive à des personnes non qualifiées, avec des irrégularités dans la commercialisation », renchérit l’association espagnole des actionnaires minoritaires des entreprises cotées (AEMEC).

Elle dénonce aussi « le manque de supervision de la Banque d’Espagne ». Des épargnants ont obtenu leur remboursement total devant la justice tandis que les associations dénoncent les produits d’échange proposés par les banques mais souvent avec de fortes décotes. Face à ce scandale et sous pression de l’Union européenne, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a annoncé pour fin août « une nouvelle régulation de la commercialisation des produits complexes, comme les participations préférentielles ». Reste qu’Inocencio, comme des milliers d’autres petits épargnants, s’attend au pire: « Ma femme pense qu’on a tout perdu ».

Lexpansion

 

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Mantes-la-Jolie : il s’immole par le feu à la caisse d’allocations familiales…!

 

Un homme a été hospitalisé dans la matinée dans un état grave après s’être immolé par le feu dans les locaux de la caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie (Yvelines). L’homme, originaire de la commune voisine de Mantes-la-Ville, s’était présenté dans les bureaux de la Caf, situés dans la cité du Val-Fourré, peu avant 10h.

 Au cours d’un entretien en tête-à-tête, un conseiller lui a alors appris que le RSA venait de lui être suspendu. Désespéré, l’allocataire s’est alors aspergé d’un produit inflammable dont la nature n’est pas encore connue. Il a immédiatement pris feu. Le personnel et d’autres allocataires présents lui sont venus en aide pour éteindre les flammes. Selon les toutes premières constatations médicales, son pronostic vital est engagé. Une cellule psychologique a été mise en place pour réconforter le personnel et les témoins de ce drame.

LeParisien.fr

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Nucléaire: arrêt d’un réacteur en Belgique à cause de potentielles fissures

 

 

L’Agence de contrôle nucléaire belge (AFCN) a annoncé la mise à l’arrêt de Doel 3, l’un des sept réacteurs exploités par Electrabel, à la suite de la découverte de potentielles fissures sur la cuve et n’autorisera la reprise que si des arguments convaincants sont fournis.

Le réacteur était à l’arrêt depuis début juin pour entretien et le combustible nucléaire avait été déchargé.

Le combustible nucléaire a été déchargé. Il n’y a donc aucun danger pour la population, les travailleurs et l’environnement, insiste l’agence dans un communiqué diffusé sur son site internet.

Une nouvelle méthode d’analyses de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale nucléaire de Doel 3. Si les résultats de ces analyses ne sont pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s’assimiler à de potentielles fissures, explique l’AFCN.

Le réacteur est maintenu à l’arrêt tant que les résultats complets n’ont pas été fournis. L’AFCN donnera son opinion après analyse de l’ensemble des informations reçues, sans verser dans la spéculation, précise l’agence.

L’arrêt de Doel 3 sera maintenu (au moins) jusqu’au 31 août 2012, a ajouté l’AFCN.

Mais l’Agence de contrôle nucléaire précise que son opinion finale se basera sur l’évaluation de sûreté du dossier complet, de même que sur les avis de son Conseil scientifique, et sera soumise à un audit international.

L’AFCN donnera seulement une autorisation de poursuivre l’exploitation si des arguments convaincants sont fournis, conclut le communiqué.

Electrabel, filiale belge du groupe français GDF Suez, exploite sept réacteurs sur deux sites: quatre dans la centrale de Doel, près d’Anvers, en Flandres et trois à Tihange, près de Liège, en Wallonie.

La Belgique a décidé de sortir progressivement du nucléaire avec la fermeture programmée des unités 1 et 2 de Doel en avril 2016. Doel 3 doit être fermé en 2022 et Doel 4 en 2025. Les trois réacteurs de Tihange seront fermés en 2023 et 2025.

Des inspections sont programmées prochainement sur les cuves de la centrale de Tihange. Le réacteur numéro 2 sera mis à l’arrêt en septembre
prochain et l’unité 1 en 2013, a indiqué l’AFCN. Les cuves de Doel 4 et de Tihange 3 devront à terme subir également ce même type d’inspections.

Afp

 

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Syrie: un twittos témoigne du quotidien à Damas

« Facebook est le réseau social le plus utilisé des Syriens », nous apprend Jean-Pierre Duthion, expatrié français vivant à Damas et twittos nous décrivant la capitale syrienne au quotidien. Le réseau social est entré dans les mœurs du pays, au point d’être un acteur incontournable du conflit actuel.

 

Alex Segre / Rex Featur/REX/SIPA

 

 Les réseaux sociaux jouent un rôle prépondérant dans la guerre civile qui déchire actuellement la Syrie, permettant aux deux camps qui s’affrontent d’inonder les canaux de diffusion d’ « informations » de leur cru. C’est d’ailleurs par le biais de l’un d’eux que la rédaction a pris connaissance de Jean-Pierre Duthion, entrepreneur expatrié établi depuis cinq ans à Damas, qui a choisi d’utiliser Twitter pour narrer le quotidien de la ville en temps de guerre.       Pourquoi utiliser les « gazouillis » et limiter ainsi ses instantanés à 140 caractères ? « J’en avais ras-le-bol de Facebook », soupire-t-il, avant d’expliquer les raisons de cette lassitude : « Il faut savoir que la société syrienne, si elle se présente sous un aspect relativement moderne, avec ses femmes indépendantes, ses bars et ses clubs, cela reste une apparence. La réalité, c’est que la société est encore très traditionnelle. » En résulte un fil d’actualité Facebook saturé de photos de mariages, de baptêmes… Les statuts de ses contacts se suivent et se ressemblent, noyant les informations potentiellement intéressantes sous un flux indigeste. « Twitter c’est plus réactif, moins embrouillé, on va droit à l’essentiel. »
Et l’essentiel pour le twitto, c’est de décrire le qutidien de Damas au travers de gros plans sur des saynètes du quotidien. Le contenu n’est pas politique ou idéologique. Ici on s’intéresse aux syriens dans leur quotidienneté..

Syrie: un twittos témoigne du quotidien à Damas
Le conflit n’est pas pour autant éludé, mais il plane comme un nuage noir au-dessus de la ville. En lisant Jean-Pierre, on ressent comme un flottement, Damas semble suspendue dans le temps. L’atmosphère est lourde et l’orage peut éclater à tout moment: « Les habitants savent que quelque chose va arriver, mais ils ignorent quand. »

Syrie: un twittos témoigne du quotidien à Damas
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La suite sur Marianne2
 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un sénateur Américain dénonce la cupidité exacerbée des 1% les plus riches….

Bernie Sanders -Le discours des discours- 06 déc 2010(VOSTFR)

 

Écart de fortune sans cesse grandissant entre les 1 % (ou même 0,1 %) de la population qui « aspire » l’essentiel de la richesse produite et le reste des citoyens, effondrement de la classe moyenne, montée de la pauvreté, financiarisation de l’économie, injustice fiscale, manœuvres pour privatiser la Sécurité sociale et le système de santé, transfert de la production industrielle en Chine, coupes dans les budgets sociaux et de l’éducation… nous avons abordé tous ces thèmes dans de nombreux billets (voir références en fin d’article).

Alors regardez bien la vidéo (sous-titrée en français) ci-dessus.
Elle est un peu longue (13 minutes) mais ce discours d’un sénateur américain, Bernie Sanders, prononcé fin novembre devant ses collègues du Sénat, revêt selon nous une importance historique.

Bien sûr, Bernie Sanders n’est pas « n’importe quel » sénateur américain. Il se définit lui-même comme social-démocrate, ce qui le place pratiquement à l’extrême-gauche de l’échiquier politique américain ! Bien sûr, les analyses qu’il défend et les arguments qu’il avance ne sont pas totalement nouveaux : d’autres hommes politiques — sans compter de nombreux blogs comme La Lettre du Lundi — les ont défendu avant lui.

Il n’empêche. À ma connaissance, c’est la première fois qu’un homme politique de ce « calibre » emploie un langage aussi direct et aussi clair pour dénoncer ce qu’il décrit comme une véritable guerre menée contre la classe moyenne et « l’Amérique profonde » par les personnes les plus influentes et les plus riches des États-Unis.

En voyant ces images, on ne peut s’empêcher d’effectuer un parallèle avec la présidence Sarkozy : de la « nuit au Fouquet’s » à la décision de supprimer l’impôt sur la fortune et le bouclier fiscal (privant ainsi l’État de 2,3 milliards d’euros de recettes — voir Interview with the vampire) en passant par la loi TEPA ou le triplement du salaire du Président, on retrouve la même adulation pour l’argent et la puissance, ainsi que la même volonté de favoriser systématiquement les plus fortunés dans le cadre d’une vraie « guerre » contre la classe moyenne, pour reprendre les termes du sénateur Sanders.

Nous évoquions la semaine dernière la nécessité de « ralentir la chute », de « retarder la dégringolade » vers un nouveau Moyen-Âge. Le terrain fiscal est assurément un champ de bataille essentiel. Faute d’arguments basés sur la raison et pour faire oublier, comme le dit Sanders, qu’« il est très clair, pour quiconque a étudié le sujet deux minutes, que les gens tout en haut s’en sortent extrêmement bien alors qu’au même moment la classe moyenne s’effondre et que la pauvreté augmente », l’objectif des lobbies et des plus fortunés est de susciter dans cette classe moyenne le « syndrome du larbin » qui aboutit à « prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont (on) est issu »…

Quelques jours après cette intervention devant le Sénat, Sanders en a réalisé une autre, de plus de 8 heures cette fois, durant laquelle il a notamment contesté l’accord sur les réductions d’impôt passé entre les Républicains et l’administration Obama. Quant à la vidéo ci-dessus, sa version originale a été visionnée près de 800 000 fois sur YouTube ! On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas…

OPEN YOUR MIND AND CLOSE TV

Source du texte:
http://lalettredulundi.fr/2010/12/19/lhomme-de-lannee/)

Gavroch Nad Freeman
(Traduction vidéo :  par Hussarddelamort « The One »)

 

 

 
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Publié par le 8 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

On va bientôt manquer de pinard….

 

Un quart de la viticulture à bout de souffle

Près de 500 viticulteurs du Beaujolais, soit le quart des exploitants, pourraient se trouver en situation de cessation de paiement à la fin de l’année selon une projection du CER France Rhône. Ils risquent de ne pas se relever de la très faible récolte à venir, alors que leurs finances sont exsangues après des années de mévente et de chute des prix.

 

Le vignoble du Beaujolais. © J. NICOLAS

Le vignoble du Beaujolais. © J. NICOLAS

« Fin juin, nous avons écrit à 189 viticulteurs pour les inviter à prendre contact auprès du tribunal de commerce afin de se mettre en cessation de paiement, annonce Robert Verger, président du CER France Rhône. Étant leur conseiller, nous étions obligés de les avertir du risque qu’ils prennent à continuer leur activité. »
Mais le pire est à venir. « Étant donné la faible récolte qui s’annonce et les coûts de production, nous extrapolons, d’après leur comptabilité, que 500 viticulteurs pourraient se retrouver en cessation de paiement à la fin de l’année. La seule solution, ce serait de retrouver des prix en phase avec les coûts de production. »
Mais l’espoir est infime. « Les prix ne se décrètent pas : ils sont le résultat d’un marché, rappelle Philippe Tranchand, président du négoce Georges Benon et de l’Union des maisons de vins du Beaujolais. Les marchés sont tellement volatils et zappeurs qu’à ce jour nous n’avons aucune idée de ce qui peut se passer. Mais jamais les prix ne permettront de compenser la perte de récolte que la nature nous inflige. » Philippe Tranchand anticipe que les acheteurs se détourneront du beaujolais si les cours grimpent trop haut. « Le beaujolais n’est indispensable que trois jours par an », rappelle-t-il en évoquant la courte période des primeurs.
Selon Robert Verger, le rendement moyen devrait se situer autour de 35 hl/ha cette année, alors que le rendement figurant au cahier des charges s’élève à 60 hl/ha pour l’appellation Beaujolais et à 58 hl/ha pour le Beaujolais villages. « Nous avons subi du gel d’hiver, du gel de printemps, de la coulure et des maladies. La récolte sera probablement inférieure à celle de 2003 », explique le responsable professionnel. Parallèlement, « les coûts de production ont augmenté de 30 % car il a fallu multiplier les traitements fongicides, les désherbages et les rognages en raison de la forte pluviométrie ».
Robert Verger n’a aucun espoir que l’État vienne en aide aux viticulteurs. « Il n’en a plus les moyens, regrette-t-il. Les seules choses que nous puissions obtenir sont des étalements de remboursement de dettes et de TVA, ainsi qu’un dégrèvement de l’impôt foncier. »
Le responsable professionnel redoute un abandon massif « de la viticulture » en fin d’année. 500 viticulteurs représentent en effet un petit quart des 2 100 exploitants restant en Beaujolais. Peu d’entre eux ont encore des réserves dans lesquelles puiser après plusieurs années de mévente et de chute des prix qui ont entraîné une baisse de 36 % du nombre des exploitants et de 18 % des surfaces en vigne entre 2004 et 2011. Plutôt que de s’entêter, il conseille aux plus mal en point de s’orienter vers la cessation de paiement.

B. C.

La vigne-mag

 

 

 

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les paysans, otages des semenciers industriels

 

Par Laurence Girard

En ces premiers jours d’août, les moissonneuses-batteuses commencent juste à grignoter les rangs des champs de blé de Christian Boisleux, à Wancourt, dans le Pas-de-Calais. La récolte s’annonce bonne. Et comme les prix du blé frôlent les sommets – même si lui les considère comme “normaux, si on les compare à la hausse du prix du pain depuis vingt ans” –, tous les voyants sont au vert. Il va moissonner cette année 70 hectares de blé. Mais il ne vendra pas tout. Il gardera une partie de la récolte pour ses semis de septembre.

L’exploitant pratique ce que l’on appelle la semence de ferme. “Je n’achète que l’équivalent de 5 à 6 hectares de semences de blé chaque année. Le reste, ce sont mes propres semences, explique-t-il. Cela me coûte moins cher et elles sont de meilleure qualité.”

Christian Boisleux n’est pas un cas isolé. Loin d’être le fait de quelques agriculteurs dissidents, la semence de ferme est une pratique très largement répandue en France. Mais son usage est aujourd’hui menacé par les appétits des semenciers industriels.

Selon les chiffres publiés en juin par le Syndicat des trieurs à façon (Staff), les semences de ferme représentent 42 % des semences agricoles plantées en France. Le blé tendre est l’espèce la plus représentée. Mais la démarche concerne bien d’autres variétés.

LA LIBERTÉ DE SEMER SE RESTREINT

“Je pratique la semence de ferme pour le blé, mais aussi le colza ou les fèveroles”, témoigne Jean Tasiaux, chef de culture de la ferme de la Woestyne, propriété de la famille Bonduelle à Renescure, dans le Nord, qui s’étend sur 400 hectares dont 200 de blé. “Je ne suis pas satisfait des variétés vendues par les semenciers. Elles sont très peu stables, explique-t-il. Il y a une vingtaine d’années, une variété durait quatre, cinq, voire six ans. Aujourd’hui, après deux saisons, elle doit être remplacée.”

Le sujet est très sensible en France. Il touche au cœur de l’activité agricole. Preuve en a été donnée lorsque Bruno Le Maire, alors ministre de l’agriculture, a fait passer, le 28 novembre 2011, une loi qui prévoit d’instaurer une redevance sur les semences de ferme. Il s’agit de verser des royalties aux semenciers, qui disposent du droit de propriété intellectuelle sur les variétés par le biais de “certificats d’obtention végétale”.

Un tel mécanisme existe déjà pour le blé tendre : tout agriculteur qui livre sa récolte à un organisme collecteur doit verser une contribution de 5 centimes par quintal de blé livré. Mais le texte visait à étendre ce principe à 21 semences (avoine, orge, colza, pois…).

Le projet, très controversé, a été jugé par ses opposants comme une tentative de passage en force des semenciers avant les élections présidentielles. Deux syndicats d’agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, en ont demandé l’abrogation.

LE DOSSIER POURRRAIT ÊTRE ROUVERT EN 2013

A l’inverse de la FNSEA, dont le président, Xavier Beulin, est monté au créneau pour le défendre, estimant “normal que les agriculteurs participent au financement de la création variétale, puisqu’ils en bénéficient”. Devant la fronde, les décrets d’application n’ont pas été publiés, rendant pour l’instant le texte inopérant.

Pour les prochains semis, les agriculteurs pourront continuer à utiliser leurs propres graines. Mais le dossier pourrait être rouvert en 2013.

Les opposants au texte, transposition d’un règlement européen, ne sont pas tous contre l’idée de payer une redevance. Ce qui les inquiète le plus, c’est de voir la liberté de semer se restreindre au profit des semenciers, au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux textes réglementaires.

Car si la loi autorise la pratique des semences de ferme, moyennant le versement de royalties, pour les 21 espèces visées, il l’exclut de fait pour les autres espèces, dont le maïs, le soja, mais aussi toutes les semences hybrides. “L’étau se resserre d’année en année sur les semences de ferme”, estime Sylvain Ducroquet, président du Syndicat des trieurs de semences.

VARIÉTÉS HYBRIDES DONT LE RENDEMENT BAISSE AU FIL DES ANNÉES

Certains agriculteurs se disent prêts à opter pour des semences industrielles si elles sont le gage de rendements améliorés. Or, pour accroître les rendements, les semenciers ont axé leurs recherches sur les variétés hybrides, dont les résultats baissent si les on les sème plusieurs années de suite. Ce qui oblige en réalité à en racheter tous les ans.

Sur des espèces comme le maïs, devenu en quelques années à 100 % hybride, les semences de ferme ont quasiment disparu. “C’est une course contre la montre, les hybrides se développent pour le colza et les travaux se multiplient sur les hybrides de blé”, dit M. Ducroquet.

L’étau pourrait encore se resserrer sur la liberté de semer les graines de son choix, à l’issue d’une partie de bras de fer qui se joue actuellement à Bruxelles. Son issue pourrait redessiner l’avenir des pratiques semencières en Europe. “Nous nous attendons, d’ici à la fin de l’année, à une proposition législative qui refondera l’ensemble complexe de la mise sur le marché des variétés et des semences pour les vingt prochaines années”, indique François Desprez, président de l’Union française des semenciers (UFS).

“L’objectif est de renforcer les titres de propriété de l’industrie au détriment du droit des paysans”, dénonce le Réseau semences paysannes.

AUX ÉTATS-UNIS, LA SEMENCE DE BETTERAVE A QUASIMENT DOUBLÉ

L’industrie semencière ne présente pourtant pas un front uni. Avec le développement des biotechnologies et des OGM, les géants mondiaux de la chimie – Monsanto, Syngenta ou DuPont, devenus leaders du marché de la semence – ont changé la donne. Dans les industries qu’ils représentent, le brevet est la règle. Et ils souhaitent l’étendre au monde végétal.

Les semenciers européens défendent, eux, le certificat d’obtention végétale. Plus souple que le brevet, il permet aux semenciers d’employer dans leur sélection une variété protégée pour en créer une nouvelle. L’UFS veut que ce droit s’applique aussi en Europe à la sélection de variétés incluant des inventions biotechnologiques brevetées.

“Le développement des OGM crée un basculement de la valeur de la semence, avec une valorisation très forte du trait OGM au détriment de la recherche variétale”, commente M. Desprez. Et de citer le cas de la semence de betterave, dont le prix a quasi doublé aux Etats-Unis avec l’arrivée des déclinaisons OGM, passant de 150 à 270 dollars (de 122 à 220 euros).

Sur les 120 dollars de redevance liée à la technologie, plus de la moitié revient à Monsanto, qui détient le brevet sur le gène. Les semences deviennent alors un maillon d’une chaîne de production agricole industrielle. Ce qui explique l’importance des enjeux, et l’âpreté de la bataille des semences.

Laurence Girard

 

La justice européenne contre les semences “libres”

Les tenants du droit des paysans à multiplier et à échanger librement leurs semences ont été désavoués par une décision du 12 juillet de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Celle-ci a donné raison à l’industrie semencière dans un procès qui l’opposait à Kokopelli, une association distribuant des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Kokopelli avait été attaquée par la société Graines Baumaux pour concurrence déloyale en 2005. Contre l’avis de l’avocate générale, la CJUE a considéré que l’Europe a raison d’imposer l’obligation de ne commercialiser que des semences de légumes recensées dans des catalogues officiels. La Cour estime que l’objectif premier des lois européennes en vigueur “consiste à améliorer la productivité des cultures de légumes”.

 

 

Dans l’édition réservée aux abonnés:

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/02/les-paysans-otages-des-semenciers-industriels_1741573_3244.html

Trouvé chez Fabrice Nicolino

 

 

 

 

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Japon: Metal Gear est sorti du jeu….

Kuratas.jpg

 

 

 

 

Voici  Kuratas , un robot géant japonais imaginé par la société Suidobashi    Heavy Industry et présenté au Wonder Festival de Chiba. Ce géant de ferraille peut accueillir en son sein un humain pour le piloter, mais peut aussi être contrôlé par un smartphone possédant la    3G.

Le robot est équipé d’un système de réalité augmentée, couplée à un système de visée    automatique qui verrouille sa cible. Le déclenchement du tir se fait au sourire (voir la vidéo ci-dessous) : attention aux fous rires… Sa mitrailleuse à canon rotatif peut décharger 6000 billes    BB (airsoft) à la minute… et pas que, puisque il est équipé d’autres armes (toutes non létales) comme un lance-missile à eau. Ce mastodonte est capable de se déplacer avec ses pattes montées    sur roues, et ce jusqu’à 10 kilomètres à l’heure. Fuis, petit piéton !

 

 

Il faudra quand même débourser 1 152 000 € pour acquérir ce monstre de métal    actionné par 30 pistons hydrauliques… Ce projet, piloté par les ingénieurs Wataru Yoshizaki et Kogoro Kurata, a demandé deux ans de travail : ils sont fous ces Japonais !

Source: Les numériques

Wikistrike

 

 

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

100 000 fonctionnaires ne seront pas payés en Catalogne….

 

Vous l’avez vu sur mon Tweeter et/ou Facebook, C’est ce qui nous attend aussi, dès que les régions vont commencer à tomber… Vous avez été plusieurs à le voir, comme Dogo, qui nous dit « Le gouvernement ne paiera pas ce mois-ci 100.000 travailleurs dans les hôpitaux ou les centres privés, lire ici El Pais. Dans la même logique, le gouvernement va mettre les Espagnols encore plus à la diète avec « un nouveau plan de rigueur colossal: 102 milliards d’euros d’économies d’ici 2014« , lire ici La Tribune. Notre lecteur Michel Rochman nous à écrit d’Alicante car il a lui aussi vu l’article d’El Pais et il nous en donne une traduction rapide:

      « Titre: Les directeurs de centres de retraites portent plainte contre la Communauté Autonome de Catalogne pour défaut de paiement.

L’association Catalane des directeurs de centres et services d’attention à la dépendance gérontologique (Ascad), qui aujourd’hui vient de porter plainte devant les tribunaux pour défaut de paiement de la Communauté Autonome au détriment des résidences, entités sociales, hôpitaux et écoles dépendant du secteur public, a alerté qu’il s’agit d’une « situation de véritable alarme sociale ».

L’association prévient que, si l’administration ne les paie pas, certaines personnes âgées pourraient manquer de soins. Le secteur social et les syndicats demandent au gouvernement Catalan de revenir sur sa décision de ne pas verser les 400 millions [d’euros] aux entités concernées.

« A défaut de financement, nous ne serons pas en mesure de fournir nos services et ne pourrons nourrir les personnes âgées », se lamente aujourd’hui Iñaki Antón [prononcer Ignaki Anne-Tonne], vice-président de l’Ascad et directeur du centre de retraite Gravi de Polinyà [nom du patelin]. Antón explique qu’aujourd’hui, 31 juillet, ils ne recevront que la part versée par les familles, soit 25% des revenus du centre de retraite. Le plus gros, 70%, vient des aides à la dépendance que la Communauté cesse de payer ce mois-ci aux centres d’assistance [aux personnes âgées]. Antón admet qu’il a déjà prévénu les employés et fournisseurs, principalement ceux liés au catering, qu’il ne pourra les payer. « Nous sommes dans une impasse, d’autant plus que les fournisseurs ne représentent qu’une faible part des dépenses. Mais la dernière chose à faire est de laisser les personnes âgées sans nourriture. Ce serait comme cesser d’alimenter nos parents »[, ajoute-t-il].

Face à cette situation, l’Ascad, qui regroupe quelques 300 directeurs de maisons de retraite, a décidé de porter plainte devant les tribunaux afin de dénoncer le défaut de paiement de la part du gouvernement autonome et donner l’alerte quant à ses conséquences. […] Au sein de l’Ascad on se demande s’il n’y a pas d’autres mesures à prendre avant d’en arriver à un défaut de paiement.

L’UGT [union générale des travailleurs] et la CO [confédération ouvrière] ont exigé du gouvernement [autonome] dirigé par Artur Mas [NdT: « mas » veut dire « plus » en Espagnol, donc Monsieur Plus, comme chez Bahlsen], à défaut de pouvoir payer les entitées offrant des services sociaux, qu’il ouvre une ligne de crédit auprès de l’Institut Catalan des Finances, la banque publique catalane.

Dans un communiqué commun, ces syndicats demandent aux entreprises concernées […] d’informer leurs représentants syndicaux respectifs qu’il y aura peut être des carences de salaires à prévoir. Ils réclament également au gouvernement Catalan « une transparence maximum [tu m’étonnes… après les affaires récentes de corruption en Catalogne] et une information claire et constante concernant cette situation », afin d’éviter conflits et tensions entre les travailleurs du secteur. »

Michel ajoute: « je rappelle que la Catalogne est la communauté autonome la plus riche d’Espagne, ou la moins pauvre, c’est selon. Imaginez les autres« .

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

 

 

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La Belgique expulse des Européens sans travail ….

La Belgique expulse des Européens sans travail et provoque l'ire de la France

La libre-circulation des citoyens est une des mesures phares de la construction européenne mais cette libre circulation est limitée et doit répondre à certaines conditions : le citoyen qui se rend dans un autre pays doit pouvoir subvenir à ses besoins par ses propres moyens.

 

La directive reconnaît le droit à un Etat de priver de séjour un ressortissant européen établi sur son territoire si cette personne devient une « charge déraisonnable pour son système d’aide sociale« , une notion laissée à l’appréciation des Etats membres. La Belgique a décidé d’appliquer cette règle et depuis le début de l’année, l’autorisation de séjour a été retirée à 1224 ressortissants européens, a reconnu la secrétaire d’Etat à l’Asile et l’Immigration, Maggie De Block, interrogée par la députée Ecolo Zoé Genot. C’est déjà 300 de plus que sur l’ensemble de l’année 2011…

C’est le cas, par exemple, d’une Française, mère de deux enfants, qui a été privée de son titre de séjour alors qu’elle réside en Belgique depuis 10 ans. Ce cas, du coup, a suscité la polémique en France mais cet exemple illustre la volonté du gouvernement de dire « stop » aux abus sociaux qui constituent une charge supplémentaire.

Pour Guido De Padt, parlementaire Open VLD, c’est un résultat logique: « Ca me paraît normal parce que je crois que le gouvernement fédéral a fait des efforts pour examiner en détail les dossiers qui sont soumis à l’administration donc je crois qu’on cherche mieux, qu’on trouve mieux les cas qui ne sont pas normaux. Mais quand on retire le droit de séjour les conséquences automatiques sont qu’on expulse les gens. Quand on a un séjour illégal ici sur notre territoire, cela me paraît normal qu’on demande aux gens de retourner dans leur pays d’origine. »

Guido De Padt s’est également exprimé sur RMC (Radio Monte Carlo) en expliquant qu’il n’avait rien contre l’expulsion de France des Belges qui seraient dans la même situation.

De son côté, la députée écolo Zoé Genot a réagi : on parle toujours de l’Europe de la libre circulation et de l’égalité entre les peuples, dit-elle. On voit que cette égalité ne vaut que pour certains : ceux qui sont riches et qui vont beaucoup consommer ici.

M.S. avec Damien Roulette et Belga

RTBF.BE

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le volcan néo-zélandais Tongariro se réveille après plus d’un siècle de sommeil

Le mont Tongariro, un volcan de Nouvelle-Zélande situé sur l’Ile du Nord dans le parc national de Tongariro (centre de l’île), est entré en éruption lundi soir après plus d’un siècle d’inactivité. Selon les autorités locales, le volcan a rejeté cendres et roches, mais on ne déplore pas de victimes.

Les habitants des environs, peu peuplés, ont été évacués tandis que des routes ont été temporairement fermées. La compagnie aérienne nationale, Air New Zealand, a annulé ou retardé mardi plusieurs vols intérieurs par précaution.

D’après la police, un témoin de l’éruption a décrit une série d’éclairs et d’explosions suivis par un nuage de cendres, tard lundi soir pendant une trentaine de minutes. Cette éruption était précédée depuis plusieurs semaines par des secousses sismiques.

Selon Steve Sherburn, volcanogue de l’institut national de géologie, le volcan qui était en sommeil depuis 1897 a craché des cendres à plusieurs kilomètres à la ronde. Il est trop tôt pour déterminer si l’éruption marque le début d’un nouveau cycle d’activité, a-t-il ajouté.

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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Olivier Delamarche sur BFM Business au 07/08/2012

 

 

 
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Publié par le 7 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Une chercheuse refuse la Légion d’honneur

 

 

Une chercheuse, spécialiste des cancers professionnels, refuse la Légion d’honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot pour dénoncer l’indifférence qui touche la santé au travail et l’impunité des crimes industriels.

Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, demande à la ministre d’intervenir pour la remise en cause de l’impunité qui, jusqu’à ce jour, protège les responsables de crimes industriels.

Je ne fais pas ce geste contre Mme Duflot, précise à l’AFP la présidente de l’association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales.
Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité, écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet.

Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (…), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques…

Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale, dit-elle dans sa lettre à Mme Duflot.

Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, évoque par ailleurs la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets) .

La chercheuse dont la carrière a été bloquée pendant dix ans, plaide pour qu’enfin la recherche sur l’exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s’y adonnent cessent d’être maintenus dans un statut précaire.

Afp

 

 

 

 
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Publié par le 4 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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