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Archives de Tag: Russie

Eruption explosive du volcan Kizimen(Russie)

Le niveau d’alerte est passé au rouge suite au départ d’une activité éruptive intense hier à 19h57 TU. La première phase de l’éruption a duré une vingtaine de minutes et a été violemment explosive. Les panaches sont montés à environ 3500 m de hauteur et ont produit des éclairs, indiquant une charge en cendres importante. Le VAAC de Tokyo, quant à lui, indique que le panache a été repéré à environ 10 000 m d’altitude ce qui indique que la panache a probablement continué son ascension pendant qu’il était transporté par le vent. Des chutes de cendres ont été répertoriées à Kozyrevsk (5mm de cendres à 110 km au nord) et Tigil (310 km au nord, 5 mm de cendres). L’éruption se poursuit actuellement. Il s’agit d’une très forte éruption et celle-ci pourrait s’avérer catastrophique si le magma venait à migrer sous le lac de la caldeira situé à proximité du volcan. A suivre de près… 
 Sources : KVERT; VAAC de Tokyo.

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Le Kizimen est situé dans l’Extrême-Orient russe, dans le sud-est de la péninsule du Kamtchatka, dans le kraï de même nom. Ce stratovolcan conique a une morphologie similaire à celle du mont Saint Helens avant sont éruption de 1980. Son sommet qui culmine à 2 376 mètres d’altitude est constitué de plusieurs dômes et coulées de lave imbriqués.

Le Kizimen est relativement jeune puisqu’il a commencé à se former il y a 12 000 ans pour acquérir sa morphologie et son altitude actuelle il y a un peu plus de 2 000 ans. Entre ces deux périodes, quatre cycles éruptifs se sont succédé, commençant par de grandes éruptions entre 8000 et 6300 av. J.-C. et se prolongeant par trois épisodes de croissance de dômes de lave.

Le cycle éruptif actuel commence il y a 3 000 ans avec une grande éruption. Un dôme de lave se construit alors pendant 1 000 ans mais vers 900, un autre grande éruption latérale crée un cratère ouvert sur le nord-est et dans lequel croît un nouveau dôme de lave. Le volcan ne connait alors pas d’autre éruption jusqu’au début du XXe siècle entre décembre 1927 et janvier 1928. À partir de 2004, une activité sismique est régulièrement détectée et quelques petits panaches volcaniques, accompagnés d’anomalies thermiques détectées par satellite, sont observés comme fin août 2009 et en novembre 2010.

 
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Publié par le 13 décembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: des éruptions au Kamtchatka provoquent d’énormes nuages de cendres

MOSCOU (AP) — Des éruptions volcaniques dans la péninsule du Kamtchatka, dans l’extrême-orient russe, ont provoqué d’énormes nuages de cendres qui perturbent le trafic aérien dans la région.

Les éruptions des volcans Chiveloutch et Kloutchevkaïa ont provoqué des nuages de cendres qui perturbent les vols dans la région, selon le département du ministère russe des Situations d’urgences du Kamtchatka. Il précisait jeudi que la visibilité dans la localité d’Oust-Kamtchatsk était réduite à quelques mètres et qu’une épaisse couche de cendres recouvrait le sol. Les 5.000 habitants de la ville ne sont pas en danger mais ont été invités à rester confinés chez eux.

Le vulcanologue Sergueï Senioukov a expliqué sur la chaîne Rossiya 24 que la colonne de cendres atteignait jusqu’à 10km et se déplaçait vers l’est au-dessus de l’océan Pacifique. AP

sb/v0

Vidéo ici: http://itn.co.uk/07f268ee21590506ed873d23fde54a1b.html

Image radar:

Webcam Klyuchevskoy: http://webcams.images.alaska.edu/index.php?volcano=Klyuchevskoy

Webcam chiveluch: http://webcams.images.alaska.edu/index.php?volcano=Shiveluch

 

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La Russie va supprimer 100.000 postes de fonctionnaires en trois ans

MOSCOU – La Russie va supprimer plus de 100.000 postes de fonctionnaires en trois ans, espérant réaliser plus d’un milliard d’euros d’économies, a déclaré lundi le ministre des Finances Alexeï Koudrine.

« Nous prévoyons que d’ici trois ans plus de 100.000 postes de fonctionnaires fédéraux seront supprimés », a déclaré M. Koudrine, cité par les agences russes.

Selon lui, les économies réalisées par ces suppressions de postes s’élèveront à 43 milliards de roubles (1 milliard d’euros).

Fin juin, le président russe Dmitri Medvedev avait appelé à réduire de 20% le nombre de fonctionnaires au cours des trois prochaines années en Russie, un pays miné par la corruption, notamment au sein de la bureaucratie.

Le nombre de fonctionnaires a nettement augmenté depuis l’élection à la présidence de Vladimir Poutine en 2000, pour atteindre 1,5 million de personnes.

Cette fonction publique aux vastes effectifs est le terrain d’une corruption endémique en Russie, qui rend très incertaine la modernisation du pays promise par le président Medvedev, estiment les analystes.

(©AFP / 20 septembre 2010 13h01)

 
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Publié par le 20 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Nouveaux incendies en Russie!

Russie/Kazakhstan : un mort, plus de 400 maisons détruites par des incendies
MOSCOU – De nouveaux incendies de forêts ont ravagé plus de 400 maisons dans l’Altaï, région montagneuse de Sibérie à la frontière avec le Kazakhstan, a indiqué mercredi le ministère russe des Situations d’urgence, tuant un pompier du côté kazakh de la frontière.

« Le village de Nikolaïevska est actuellement entièrement pris dans les flammes. Selon des informations préliminaires, 433 maisons ont brûlé », a déclaré, selon Interfax, Irina Andrianova, une porte-parole du ministère russe des Situations d’urgence.

Tous les habitants, quelque 1.000 personnes, ont pu être évacués et aucune victime n’est à déplorer, a-t-elle assuré.

La porte-parole a par la suite indiqué qu’un autre village d’environ mille habitants, Bastan, était en cours d’évacuation : « Quatre maisons ont brûlé à la périphérie du village.

L’incendie s’est propagé depuis le Kazakhstan voisin, selon les autorités russes et trois autres feux se dirigent vers la Russie depuis cette ex-république soviétique d’Asie centrale.

« Depuis le territoire du Kazakhstan, trois incendies se dirigent vers les régions (russes) de l’Altaï et de Novossibirsk », a indiqué à Ria Novosti un porte-parole de l’antenne du ministère des Situations d’urgence dans la région de l’Altaï.

De l’autre côté de la frontière, dans la région kazakhe de Pavlodar, un pompier est mort en combattant le feu, a indiqué par téléphone à l’AFP un responsable du ministère des Situations d’urgence de ce pays d’Asie centrale.

La partie occidentale de la Russie, plongée pendant des semaines dans une canicule sans précédent, a été ravagée en juillet et en août par de graves incendies de forêt qui ont fait une cinquantaine de morts et détruit de nombreux villages, selon le bilan officiel.

La semaine dernière, la région de Volgograd, située à 1.000 km au sud de Moscou, a été à son tour touchée par des incendies qui ont coûté la vie à huit personnes.

Le Kremlin a critiqué mercredi la législation sur la protection des forêts adoptée durant les années 2000, lorsque Vladimir Poutine, l’actuel Premier ministre, était à la présidence. La réforme de ces lois avait notamment conduit à une réduction drastique du nombre des gardes-forestiers.

« L’été a démontré que la législation et la gestion actuelle des forêts ne sont pas à la hauteur », a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

(©AFP / 08 septembre 2010 19h42)

 
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Publié par le 8 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: les feux reprennent dans le sud/534 bâtiments brûlés/5 mort (mise à jour)

Incendies en Russie: cinq morts dans les nouveaux feux de forêts

Les nouveaux incendies de forêts et de broussailles qui se sont déclarés jeudi dans le sud de la Russie ont fait cinq morts, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par les autorités russes. Près de 1000 personnes ont été évacuées dans la région.

« Selon des données préliminaires, les corps de cinq personnes ont été découverts sur les lieux des incendies », a déclaré un responsable du comité d’enquête du parquet dans la région de Volgograd (ex-Stalingrad), Mikhaïl Mouzraev.

En outre, 957 personnes ont été évacuées dans cette région où 532 bâtiments, dont 400 maisons d’habitations, ont été détruits par les flammes, a indiqué l’antenne locale du ministère des Situations d’urgence, citée par les agences.

Alors que le temps s’est refroidi à Moscou depuis la canicule sans précédent qui a sévi cet été, les températures étaient ces derniers jours toujours proches ou égales à 40 degrés Celsius dans la région de Volgograd, selon ces sources.

Les feux de forêt qui ont frappé la Russie cet été ont ravagé environ un million de hectares de forêts, détruit des villages entiers et fait plus d’une cinquantaine de morts, selon les bilans officiels.

Les incendies ont également menacé plusieurs centres nucléaires importants, dont celui de Sarov à environ 500 kilomètres à l’est de Moscou. L’état d’urgence a été levé le 23 août dans la dernière des sept régions de la partie occidentale du pays où il avait été décrété.

(ats / 03 septembre 2010 09:51) 

Incendies en Russie: cinq morts dans les nouveaux feux de forêts

Les nouveaux incendies de forêts et de broussailles qui se sont déclarés jeudi dans le sud de la Russie ont fait cinq morts, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par les autorités russes. Près de 1000 personnes ont été évacuées dans la région.

« Selon des données préliminaires, les corps de cinq personnes ont été découverts sur les lieux des incendies », a déclaré un responsable du comité d’enquête du parquet dans la région de Volgograd (ex-Stalingrad), Mikhaïl Mouzraev.

En outre, 957 personnes ont été évacuées dans cette région où 532 bâtiments, dont 400 maisons d’habitations, ont été détruits par les flammes, a indiqué l’antenne locale du ministère des Situations d’urgence, citée par les agences.

Alors que le temps s’est refroidi à Moscou depuis la canicule sans précédent qui a sévi cet été, les températures étaient ces derniers jours toujours proches ou égales à 40 degrés Celsius dans la région de Volgograd, selon ces sources.

Les feux de forêt qui ont frappé la Russie cet été ont ravagé environ un million de hectares de forêts, détruit des villages entiers et fait plus d’une cinquantaine de morts, selon les bilans officiels.

Les incendies ont également menacé plusieurs centres nucléaires importants, dont celui de Sarov à environ 500 kilomètres à l’est de Moscou. L’état d’urgence a été levé le 23 août dans la dernière des sept régions de la partie occidentale du pays où il avait été décrété.

(ats / 03 septembre 2010 09:51)

 

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Russie : le virus du Nil occidental gagne la Volga

MOSCOU – Une flambée d’infection au virus du Nil occidental a fait cinq morts dans la région russe de Volgograd, sur le fleuve Volga, où au moins 116 cas ont été recensés, ont indiqué mardi à l’AFP les services sanitaires régionaux.

« Cent seize personnes ont été enregistrées comme atteintes du virus du Nil occidental, dont cinq sont décédées », a indiqué au téléphone une porte-parole des services sanitaires (Rospotrebnadzor) pour la région de Volgograd (1.000 km au sud-est de Moscou).

« La croissance journalière des cas enregistrés est de 6 à 10 personnes », écrit sur son site l’antenne des services sanitaires pour la région de la Volga, le fleuve le plus long d’Europe.

Trois autres cas ont été enregistrés dans la région voisine de Voronej (600 km au sud-est de Moscou), ont indiqué vendredi les services sanitaires locaux dans un communiqué publié sur leur site.

La canicule record, qui a frappé cet été la Russie et notamment les régions du sud où les températures tournaient autour de 40° après deux mois de pluies, est à l’origine de la surabondance de moustiques, dont le nombre a été multiplié par 20 par rapport à l’année précédente, selon les services sanitaires.

Le virus du Nil occidental est transmis par les moustiques.

Les services sanitaires soulignent notamment « une croissance du nombre des formes graves de la maladie » qui peut provoquer une encéphalite.

Deux millions de personnes sont potentiellement concernées dans la région, selon la même source.

Les services sanitaires « ont ordonné à l’administration de Volgograd d’intensifier les travaux sanitaires, notamment les épandages d’insecticide », selon leur communiqué.

Il ont précisé que ce virus avait déjà été identifié dans la région les années précédentes, mais avec une moindre incidence.

Le virus du Nil occidental a été identifié cet été en Grèce où il a fait quatre morts.

 
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Publié par le 24 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: les fumées toxiques d’une décharge en feu menacent Moscou

Russie: les fumées toxiques d’une décharge en feu menacent Moscou

Un incendie qui s’est déclaré dans une immense décharge à ciel ouvert menace la capitale russe de nouvelles fumées nauséabondes et toxiques. Les feux de tourbières de ces dernières semaines devraient quant à eux être maîtrisés d’ici à dimanche.

Le feu a pris dans la nuit de mercredi à jeudi dans cette décharge d’environ 15 hectares, située dans le district de Chtchelkovski, à 35 km au nord-est de Moscou, et il s’étend encore sur environ deux hectares.

Les flammes de l’incendie, visibles à plusieurs kilomètres à la ronde au cours de la nuit, ont baissé d’intensité, mais une forte odeur de plastique brûlé se dégageait et a été ressentie jusque dans l’est de Moscou, selon le témoignage rapporté par une habitante.

« Cette décharge va se consumer longtemps », a constaté un responsable du ministère russe des Situations d’urgence sur les lieux du sinistre où de nombreux véhicules de pompiers tentaient de circonscrire l’incendie, selon l’agence Interfax.

« Menace sous-estimée »

« La menace d’extension à la forêt voisine a été supprimée », a toutefois indiqué un autre responsable du ministère, cité par Interfax.

Les autorités locales affirment qu’il n’y a aucun danger pour la population, alors que des écologistes recommandent à la population de mettre des masques respiratoires pour se protéger des fumées toxiques.

« Le menace est sous-estimée, des produits toxiques se dégagent, avant tout des dioxines, à cause des bouteilles en plastique brûlées », a expliqué Vladimir Sliviak, de l’ONG russe Eco-Défense.

Issue en fin de semaine

« C’est bien plus dangereux que les produits de combustion provenant des feux de tourbières », a ajouté M. Sliviak. Dans l’ensemble du pays, près d’un million d’hectares ont été ravagés depuis juillet par les incendies qui ont fait 54 morts, selon le bilan officiel provisoire.

« Les incendies doivent être totalement circonscrits d’ici à la fin de la semaine, le 22 août », a assuré jeudi le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou.

(ats / 19 août 2010 18:55) 

 

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Russie: Aprés le feu! l’eau!

 

Un front froid attaque la Russie par le nord-ouest, des dégâts importants

SAINT-PETERSBOURG – Un front froid a attaqué dans la nuit la Russie par le nord-ouest, provoquant de violents orages et des dégâts importants et se dirigeant désormais vers Moscou, après la canicule et les incendies qui ont frappé le pays ces dernières semaines.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a donné des instructions en prévision du passage de ce front orageux dans le pays.

« Des instructions ont été données pour que les conséquences du passage du front froid soient réparées au plus vite, et pour la mobilisation des services médicaux et sociaux », a indiqué le gouvernement, cité par Interfax.

Dans le nord-ouest du pays, les vents violents et les orages ont abattu des arbres et privé d’électricité près de 100.000 personnes, a indiqué l’antenne du ministère russe des Situations d’urgence à Saint-Pétersbourg. « Près de 1500 localités où habitent 93.841 personnes ont été privées d’électricité dans la région de Saint-Pétersbourg et celles de Novgorod, Pskov, Vologda, et Arkhanguelsk ».

Deux grues de 50 mètres sont tombées sur des chantiers de l’ancienne capitale impériale, blessant grièvement une femme qui pilotait l’un des engins.

Les services météorologiques russes ont lancé une alerte concernant Moscou et la région.

« Un front atmosphérique qui a déjà fait des dégâts importants dans les régions du nord-ouest de la Russie se dirige vers la capitale », ont indiqué ces services, cités par Itar-Tass.

« On attend à Moscou des averses abondantes, de la grêle, des rafales de vents atteignant par endroits la vitesse de 28 mètres/seconde », ont indiqué ces services, cités par Itar-Tass.

La partie occidentale de la Russie est touchée depuis le début de l’été par une canicule sans précédent, et de gigantesques incendies de forêt ont ravagé près d’un million d’hectares dans le pays depuis la fin juillet, faisant 54 morts selon un bilan officiel. Plus de 50.000 hectares sont toujours en feu, notamment près d’un centre nucléaire à Sarov (500 km à l’est de Moscou).

(©AFP / 16 août 2010 08h59)

 
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Publié par le 16 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Canicule en Russie:Au moins 5000 morts!

MOSCOU – La presse russe et l’internet regorgent de témoignages sur la gestion calamiteuse de la crise de la canicule par le gouvernement, accusé de minimiser le bilan humain des six semaines de chaleurs exceptionnelles en Russie, où des milliers de personnes sont pourtant mortes.

Le quotidien populaire Tvoï Den a ainsi affirmé vendredi, photo à l’appui, que le département de la Santé de Moscou a interdit aux médecins de diagnostiquer les « coups de chaleur » pour édulcorer « les statistiques des morts liées à la canicule ».

Plusieurs médecins anonymes interrogés par l’agence Interfax ont confirmé cette information.

« On nous a expliqué que la statistiques sur les coups de chaleur dépassaient à Moscou toutes les limites », a dit un médecin. « Il y a eu un ordre oral. Bien que les températures baissent, cette consigne sera en vigueur jusqu’au 1er septembre », témoigne un autre.

« Il n’y a pas eu de telles consignes, c’est du délire », s’est défendue une responsable du département de la Santé à Moscou interrogée par l’AFP.

Cet organe n’a cependant pas répondu vendredi à une demande de l’AFP de fournir les statistiques démographiques de la capitale russe pour les mois de juillet et août.

Pourtant, le chef de ce département Andreï Seltsovski avait reconnu le 9 août que la mortalité a doublé dans la capitale avec 700 décès enregistrés quotidiennement, sans préciser sur quelle période portaient ces chiffres.

Le ministère russe de la Santé avait ensuite réprimandé le responsable, assurant que les données fiables pour le mois de juillet 2010 ne seraient disponibles qu’après le 20 août.

Mais selon les chiffres obtenus par l’AFP auprès des services de l’état-civil moscovite, le nombre de décès à Moscou a bondi en juillet sur un an de 50%, soit de quelque 5.000 morts.

Le chef des services sanitaires de Moscou Tatiana Popova avait alors refusé d’établir un lien entre la chaleur exceptionnelle et la hausse des décès, en expliquant que l’état-civil ne différenciait pas les causes des décès, qu’il s’agisse « des accidents de la route (ou) des maladies ».

Un argument tourné en dérision par Anton Avdeïev, responsable du syndicat des employés des pompes funèbres.

« A la mi-juillet, en regardant la météo j’ai dit aux gars: +vous aurez une avalanche de cadavres+ », raconte-t-il à l’AFP. « Pourquoi n’était-ce pas clair pour les preneurs de décision à la mairie? », s’interroge-t-il.

La capitale russe a connu une canicule sans précédent à partir de juillet et était envahie pendant plusieurs jours par la fumée nocive des tourbières brûlant dans la région de Moscou.

Selon M. Avdeïev, au plus fort de la chaleur « les cadavres restaient dans les appartements pendant 10 à 12 jours parce qu’il n’y avait pas de voitures disponibles » pour les transporter jusqu’à la morgue.

« Mon grand-père, mort d’un coup de chaleur il y a 24 heures, est toujours dans l’appartement, il fait +35° dehors. Nous l’avons couvert d’un drap mouillé et fermé les fenêtres pour ralentir la décomposition », écrivait ainsi le 9 août le blogueur molitva_i_post.

Sur un forum animé par des médecins légistes, sudmed.ru, un internaute a ainsi demandé « comment combattre l’odeur de cadavre » dans un appartement.

Des professionnels de la santé décrivaient de leur côté dans des blogs des conditions de travail épouvantable: 50°C à l’intérieur des ambulances, de la fumée dans les hôpitaux, pas de climatisation dans les salles d’opération et dans les chambres et des cadavres au sous-sol, les morgues étant pleines.

Et il a fallu le retour de vacances dimanche du maire de Moscou, Iouri Loujkov, pour que des mesures d’urgence soient adoptées, comme le rééquipement de voitures en fourgons funéraires ou l’ouverture d’une nouvelle morgue.

(©AFP / 13 août 2010 15h33)

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Publié par le 13 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: à 50 km de Sarov les pompiers impuissants face aux feux

TOKOUCHEVO (Russie) – « On n’a plus le contrôle (du feu), maintenant on peut juste se faire tuer »: dans la forêt de Tokouchevo, à environ 50 km du centre nucléaire de Sarov (500 km à l’est de Moscou), les pompiers russes admettent leur impuissance face aux feux de forêt.

« On ne peut rien faire. Il faut des hélicoptères ou des bombardiers pour éteindre le feu », déclare Vassili Filine, un pompier qui comme ses collègues ne porte aucun uniforme de protection.

« Le feu s’élève en hauteur », embrasant la cime des arbres, observe-t-il.

Il est impossible pour les pompiers au sol d’éteindre cet incendie. Ils préfèrent se retrancher dans une zone dépourvue d’arbres, plus facile à défendre, pour affronter le feu.

Hélicoptères et avions ne seront pas déployés pour éteindre l’incendie, qui s’est déclaré mercredi près de Tokouchevo, en république de Mordovie.

Le feu, qui provoque une épaisse fumée grise au-dessus des arbres, n’est pas assez important et surtout il se concentre dans la forêt, expliquent les pompiers.

Or, les bombardiers interviennent en priorité lorsque des maisons et des habitants sont menacés ou pour défendre des zones à grands risques, telles que les alentours du centre de Sarov, où sont fabriquées des armes atomiques, ajoutent-ils.

Dans la forêt de Tokouchevo, les pompiers font tout leur possible, avec les moyens disponibles, pour lutter contre l’incendie.

Deux tracteurs arrivent dans la zone de repli et tracent des sillons dans le sol pour créer des zones tampons destinées à ralentir la propagation de l’incendie, au cas où il sortirait de la forêt.

« Là, on laboure la terre, on fait des sillons pour qu’il n’y ait plus d’herbe. Lorsque l’herbe est haute, l’incendie se propage vite, alors que là, il va avancer doucement », et les pompiers pourront ainsi l’affronter, indique Dmitri Tourdakov du département de lutte contre les incendies de Mordovie.

Les pompiers locaux sont aidés par des collègues des villes avoisinantes, des gardes forestiers et surtout par de nombreux volontaires, qui arrivent au fur et à mesure de la journée, armés de pelles pour éteindre le feu.

« Il y a des villages à côté. C’est pour cette raison que je viens (dans la forêt). J’ai peur que ma maison brûle. On a tous peur », raconte un volontaire, sous couvert d’anonymat, qui comme beaucoup d’autres s’inquiète pour les habitations des environs plus que de l’éventualité de voir le feu se rapprocher du centre nucléaire.

Parmi ces volontaires, des jeunes, y compris des mineurs, des personnes plus âgées et également des personnes quelque peu éméchées.

Cigarettes allumées et pour certains bières à la main, pompiers et volontaires attendent pendant d’interminables heures dans la zone de repli que le feu sorte de la partie boisée de la forêt.

Mercredi soir, alors que le soleil commençait à se coucher, les flammes de l’incendie n’étaient toujours pas visibles.

Six camions de pompiers, deux tracteurs et une cinquantaine de personnes, pour les trois-quarts des volontaires, étaient alors sur place et se préparaient à passer la nuit sur place pour surveiller la zone.

Le même jour, un autre foyer d’incendie s’est également déclaré, encore plus proche du centre de Sarov, dans une zone interdite d’accès à la presse.

Jeudi, les feux continuaient de faire rage et le trafic sur la voie ferrée, qui dessert la ville de Sarov, a été interrompu pour laisser opérer un train de pompiers qui circule sur la voie pour lutter la propagation du feu vers le centre nucléaire, selon les autorités locales.

(©AFP / 12 août 2010 13h47)

 
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Publié par le 12 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie:Etat d’urgence autour d’un centre de ratraitement nucléaire

MOSCOU – Les autorités russes ont décrété l’état d’urgence autour du centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak en raison de la propagation des incendies dans cette zone, a annoncé lundi l’administration locale.

« Le chef de l’administration a décrété le 6 août l’état d’urgence dans les forêts et les parcs de la ville d’Ozersk (où se trouve le complexe nucléaire, ndlr) en raison de la propagation des incendies », selon un communiqué publié lundi.

Le chef de l’administration, Viktor Trofimtchouk, « présidera le 10 août une réunion d’urgence pour coordonner les efforts des services concernés », selon ce communiqué.

Le centre de retraitement se trouve dans la région de Tcheliabinsk, dans l’Oural, à 2.000 km à l’est de Moscou.

(©AFP / 09 août 2010 14h37)

Imaginez si une de ces centrale explosait !!!!!!!!!

 
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Publié par le 9 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Incendies en Russie : Saint-Petersbourg plongée dans le brouillard

La fumée des incendies sévissant depuis plusieurs jours dans la région de Moscou a aujourd’hui atteint la ville de Saint-Petersbourg située a 700 km à l’est de la capitale.

En plus d’un brouillard intense, les chaleurs ont battu des records. La barre des 40 degres a surement été atteinte.

Les photos ont été prises dans le village de « Tosno 2 », situé à 70 km a l’ouest de Saint-Petersbourg.

Les photos:
http://www.citizenside.com/fr/photos/incendies/2010-08-08/27826/incendies-en-russie-saint-petersbourg-plongee-dans-le-brouillard.html

 
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Publié par le 9 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: des incendies autour d’un centre nucléaire dans l’Oural

MOSCOU – Le ministre russe des Situations d’urgence Sergueï Choïgou a demandé dimanche à ses services de travailler 24 heures sur 24 pour éteindre un incendie sur sept hectares autour d’un centre nucléaire à Snejinsk (Oural, 1.500 km à l’est de Moscou).

Quant au centre nucléaire de Sarov (région de Nijni-Novgorod, 500 km à l’est de Moscou), « il n’y a plus de foyers de feux », a déclaré dimanche un responsable du ministère dans la région.

Les autorités, après avoir affirmé plusieurs fois qu’il n’y avait aucun risque à Sarov, ont indiqué en définitive que tous les matériaux radioactifs avaient été évacués du centre au début de la semaine.

(©AFP / 08 août 2010 19h52)

 
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Publié par le 8 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Moscou brûle-t-elle ? Chronique d’un désastre russe

 

06 Août 2010 Par Claude-Marie Vadrot

Après avoir minimisé les dégâts et le nombre des victimes, les autorités russes ont tenté de persuader l’Occident et leurs concitoyens qu’elles maîtrisaient la situation. Ce qui est faux : les incendies se développent dans tout le pays et progressent de plus en plus rapidement vers l’Ouest. Les Russes qui ont accès à Internet commencent à mesurer l’ampleur d’une catastrophe qui leur est dissimulée par la télévision et une partie de la presse écrite: les photos satellites qui circulent montrent d’énormes cercles de feu et d’immenses panaches de fumée couvrant des centaines de milliers de kilomètres carrés. Et dans les zones sinistrées, les internautes font des photos et des rapports qu’ils mettent immédiatement en ligne. Ce qui vient de permettre de constater, par exemple, qu’une partie de l’Oural est également en feu depuis plusieurs jours. Vu du ciel, il est facile de se rendre compte que les incendies grignotent des zones urbanisées et que les flammes touchent notamment la région de Tcheliabinsk où sont abandonnées des centaines de milliers de tonnes de produits toxiques, qu’ils soient stockés dans des fûts rouillés ou simplement entassés dans la nature. Au point qu’il est (théoriquement) interdit de s’approcher de plusieurs lacs ! Des éléments chimiques de toute nature mais aussi des déchets nucléaires laissés par la célèbre ville « qui n’existait pas », le complexe de Tchéliabinsk-40. Une région qui a aussi connu plusieurs accidents nucléaires dont celui de 1957 qui a dispersé des particules radioactives qui toujours présentes dans les forêts de l’Oural, jusqu’à Ekaterinbourg, l’ancienne Sverdlovsk.
Les témoignages que j’ai recueillis depuis une semaine auprès de mes amis et des correspondants que j’ai conservés dans ce pays pour y avoir passé une vingtaine d’années comme envoyé spécial, montrent que la situation s’aggrave depuis deux ou trois jours. Il n’est pas facile de faire le tri dans le flot d’informations sortant de Russie, d’autant plus que certains sites liés aux autorités nationales ou locales publient de fausses nouvelles pour pouvoir les démentir quelques heures ou quelques jours plus tard, de façon à prouver que le pays est en proie à une désinformation organisée par les « ennemis de l’intérieur ». D’autant plus que les autorités régionales n’ont pas intérêt à laisser dire que depuis qu’elles ont légalement la responsabilité de la gestion des forêts (loi de 2007), elles les ont abandonnées et ont fait la plupart du temps disparaître les services de surveillance et de lutte contre les incendies. Aucun matériel n’a été renouvelé, y compris dans la région de Moscou ; dans les villages et petites villes autour de Voronej, autre exemple, les sauveteurs venus d’ailleurs se sont aperçus que les deux tiers des vieux camions de pompiers ne possédaient plus de tuyaux ou qu’ils étaient dévorés par les rats et inutilisables. Non loin de là, la centrale de Novo-Voronej est entourée par les flammes : la centrale ne peut pas brûler mais toutes les lignes électriques qui y conduisent sont détruites les unes après les autres ; or, une centrale doit être en permanence, même si cela peut paraître paradoxal, alimentée en électricité sous peine de connaître un accident majeur.
Des faits semblables, des casernes en ruines ou bien dont les sauveteurs ont découvert qu’elles n’existaient plus, ont été relevés autour d’Irkoutsk, dans le centre et aussi dans l’Ouest de la Russie : en moyenne, d’aprés ceux qui font les comptes des mauvaises surprises, la moitié du matériel est inutilisable ou a disparu. Ce qui explique que les autorités russes se montrent inquiètes de la progression des incendies dans la région de Briansk, prés de la frontière de l’Ukraine et de la Biélorussie, où l’accident de Tchernobyl à dispersé des éléments radio actifs sur des milliers de kilomètres carrés où ils se trouvent toujours. Comme dans l’Oural, les colonnes de fumée et de chaleur engendrées par les incendies risquent de faire monter les particules à plusieurs kilomètres dans le ciel et peuvent à la fois disperser des élements chimiques et radio activité sur la Russie et sur l’Ukraine ; mais aussi, si les vents sont « favorables » sur l’Europe Occidentale. Là où les mêmes spécialistes français qu’il y a 24 ans nous expliquent déjà que c’est « hautement improbable » et qu’il « n’existe pratiquement aucun risque ». Même s’il est évident que les Russes et les pays d’Europe orientale sont les premiers menacés.
Les derniers recoupements permettent d’évaluer 18/19 000 le nombre des petits ou grands incendies qui ont éclaté depuis la deuxiéme quinzaine du mois de juillet. Ce qui porte actuellement le nombre d’hectares brûlés à au moins 900 000. Un chiffre à réviser en permanence puisque, témoignages et photos satellites additionnés, prés de 300 000 hectares paraissent encore en feu. Chiffre qui augmente tous les jours. D’où un nombre de victimes relevés en permanence à la hausse : une cinquantaine officiellement alors que les premiers recoupements affichent un total dépassant les 260 morts. Pour les blessés et brûlés, il n’existe aucune statistique fiable. Pas plus qu’il n’est possible d’évaluer le nombre de morts liés à la canicule et aux défaillances respiratoires liées à la fumée et aux poussières, même si les autorités sanitaires Moscovites évoquent une augmentation de 50 % de la mortalité…sans donner le moindre chiffre.
En suivant sous terre la tourbe asséchée, les incendies viennent d’atteindre Moscou et de surgir dans au moins deux de ses grands espaces verts. Les observateurs craignent que les feux jaillissent dans le sud-ouest, prés de la station de métroViernadskovo, proche du périphérique, où le sol présente déjà une chaleur anormale; les spécialistes ont répertorié huit immenses parcs au sein desquels le feu pourrait surgir d’un jour à l’autre. Le premier incendie a déjà éclaté à l’Ouest de la capitale et tous mes correspondants expliquent que l’air est de plus en plus irrespirable, y compris dans le métro, et que les évanouissements dans les rues se multiplient: les passants respirants des particules nocives, du CO2 et des traces de dioxine.
Il y a quelques jours, en expliquant que les incendies touchaient les Russes au coeur parce qu’ils détruisent les jardins qui leur permettent de passer l’hiver, j’étais hélas en dessous de la réalité d’une catastrophe qui devient un désastre. Alors que les autorités ont été prévenues depuis le début du mois de juillet par les forestiers et les météorologues que l’été pourrait être terrible.
Mais le gouvernement russe n’a strictement rien fait et le désastre se traduira à terme par des dizaines de milliers de morts tués par les fumées ou le feu…

http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/060810/moscou-brule-t-elle-chronique-dun-desastre-russe

Images Sat.:

http://rapidfire.sci.gsfc.nasa.gov/subsets/

 
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Publié par le 7 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Les Moscovites étouffent dans la fumée

MOSCOU – Les coupoles colorées de la cathédrale Saint Basile sur la place Rouge de Moscou ne sont vendredi qu’une ombre dans la fumée âcre des incendies qui a envahi la ville, prenant les Moscovites à la gorge.

Dans une pharmacie de la rue Tversakaïa qui traverse le centre-ville de la capitale russe, des clients aux yeux rougis défilent pour demander, entre deux quintes de toux, les masques chirurgicaux qui, espèrent-ils, les aideront à respirer plus facilement.

« Je ne sais pas si ça aide vraiment, c’est fait pour protéger contre les virus, mais ça a beaucoup de succès. Avant, on les vendait à l’unité, maintenant on ne les vend plus que par dix », explique la pharmacienne, Svetlana Gougova.

« Mais je ne vois rien d’autre qui puisse vraiment aider », ajoute-t-elle, confiant en avoir vendu plus de 300 durant la seule matinée de vendredi.

La qualité de l’air est si mauvaise que la visibilité dans le centre de Moscou ne dépasse pas une centaine de mètres. Dès lors, le ministère de la Santé a publié une liste de conseils pratiques destinés à préserver la santé des Moscovites :

« Essayer d’éviter d’être dehors tôt le matin, c’est là que la concentration de fumée est maximale », « Eviter d’être trop longtemps dehors » ou encore « Il est nécessaire d’éviter les activités physiques », peut-on lire sur le site du ministère.

Des recommandations auxquelles personne ne prête attention sur les chantiers de Moscou, où les travailleurs immigrés — Tadjiks, Ouzbeks et Kirghiz — se pressent comme tous les jours, sans masques de protection.

« Bien sûr que c’est beaucoup plus dur de travailler, de respirer ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire, on nous dit de travailler, on travaille », confie Nourbek, un Kirghiz qui ramasse les gravats sur le chantier d’un hôtel de luxe.

Les horaires des ouvriers n’ont pas non plus été aménagés pour limiter le temps passé dans la fumée mêlée de poussière de leur lieu de travail. Pourtant, ne serait-ce qu’à cause de la canicule qui frappe la Russie depuis six semaines, les services sanitaires russes recommandent des journées de travail raccourcies.

« Les immigrés, c’est des esclaves, pas des ouvriers », dit Aïbek, un ouvrier-soudeur sur le même chantier.

La fumée s’inflitre jusqu’en sous-sol. Dans les passages souterrains de Moscou où s’alignent les petites boutiques de bric-à-brac, les vendeuses disent souffrir tout autant.

« Nous sommes assises depuis des semaines dans la chaleur, c’était déjà dur, maintenant avec la fumée c’est juste insupportable », lance Irina Klatchkova, la cinquantaine et un mouchoir humide plaqué sur le visage, devant son kiosque à boissons dans un souterrain de la place Pouchkine.

Evguenia Semoutnikova, dirigeante de Mosecomonitoring, un organisme public chargé de la surveillance de l’environnement, appelle les gens à rester chez eux.

« C’est une raison sérieuse pour renoncer à sortir dans la rue, non seulement pour les personnes âgées, les enfants de moins de trois ans, les femmes enceintes, les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires et respiratoires, mais aussi pour les personnes en bonne santé », a-t-elle dit au quotidien Rossiïskaïa Gazeta.

Pour l’instant, les employeurs ne semblent pas vouloir écouter ces conseils, alors que les feux de tourbières et de forêts continuent dans la région de Moscou, comme dans d’autres régions de la partie occidentale du pays.

(©AFP / 06 août 2010 11h55)

 
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Publié par le 6 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Canicule: la Russie va appliquer un embargo sur les exportations de blé

MOSCOU – La Russie va appliquer un embargo sur les exportations de blé et de produits dérivés en raison de la chute des récoltes due à la canicule qui frappe le pays, a déclaré jeudi le Premier ministre, Vladimir Poutine, cité par les agences russes.

« En raison des températures anormalement hautes et de la sécheresse, j’estime justifié d’instaurer un embargo temporaire sur les exportations de Russie de blé et de produits agroalimentaires dérivés », a déclaré M. Poutine, selon l’agence Interfax.

La canicule sans précédent qui frappe la partie occidentale de la Russie depuis début juillet a entraîné la destruction de nombreuses cultures et l’effondrement des récoltes.

Les estimations de récolte de blé pour cette année ont été abaissées par le gouvernement à 70-75 millions de tonnes, contre 90 millions de tonnes habituellement, selon l’agence RIA Novosti.

En conséquence, les prix mondiaux du blé, qui se sont déjà envolés de près de 40% en juillet, ont encore bondi au début de la semaine sur les marchés européen et américain, la Russie étant l’un des plus gros exportateurs mondiaux de céréales.

(©AFP / 05 août 2010 13h43)

 
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Publié par le 5 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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La tragédie russe des jardins où brûlent les provisions de l’hiver

http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/030810/la-tragedie-russe-des-jardins-ou-brulent-les-provisions-de-lhiv

03 Août 2010 Par Claude-Marie Vadrot

Il y a les morts, probablement déjà plusieurs centaines contrairement aux informations officielles d’un ministère des Situations d’urgence qui ne fera jamais le compte des victimes, il y a des centaines de milliers d’hectares en feu ou brûlés, il y a plusieurs centaines d’ouvriers forestiers chinois engloutis parce qu’encerclés dans les flammes de la Sibérie non loin de l’Amour, il y a des dizaines de milliers de maisons réduites en cendres, il y a la fumée qui, comme dans les années 70 et dans les années 80, envahit lentement le métro de Moscou et d’autres grandes villes… Mais il y a surtout la catastrophe alimentaire qui s’annonce.

Non pas celle du blé ou autres céréales à cause de la canicule, non pas celles de l’alimentation des Nouveaux Riches de la capitale, mais celle générées par la disparition de dizaines (centaines ?) de milliers de jardins ravagés par le feu. Ces jardins qui, autour de la capitale, dans les campagnes de l’Occident russe comme en Sibérie, permettent à des millions de Russes, notamment les retraités, les paysans, les chômeurs et les fonctionnaires à peine payés, de ne pas mourir de faim pendant l’hiver.

La Russie est couverte de ces jardins de subsistance et de nécessité. Les «sadov», qui sous le régime soviétique constituaient un moyen d’améliorer la vie ordinaire pour les plus chanceux, ceux auxquels l’entreprise ou l’administration attribuaient un petit lopin de terre, font désormais partie de la survie d’une partie majoritaire de la population.

Un seul exemple : 80 % de la consommation des pommes de terre de l’espace rural russe et des périphéries des villes, sont fournies par ces espaces qui permettent aux Russes de ne pas succomber au désespoir et à la malnutrition. Sont parties en fumée, avec leurs cabanes de bric et de broc, des centaines de milliers d’hectares de framboisiers, de patates, des choux, de tomates et de concombres (malossol, une fois dans la saumure). Et tous ces fruits et légumes qui se consomment l’été mais dont on peut faire des provisions pour mieux passer l’hiver. Avec les baies sauvages et les champignons que la canicule et les incendies auront détruit ou empêché de pousser.

De partout, y compris d’amis scientifiques survivant avec leurs jardins dans ce qui reste d’Akademgorodok, la cité des scientifiques installée en Sibérie, me parviennent des appels désespérés m’informant de cette situation catastrophique qui pèsera sur le prochain hiver. Un ami d’Irkoutsk m’expliquait hier que toute sa provision de poissons séchés pour l’hiver (des omouls pêchés illégalement dans le Baïkal) venait d’y passer avec son champ de tomates.

La mauvaise saison sera longue, qu’elle soit rude ou non. Il y aura la situation alimentaire du pays, l’impossibilité de nourrir les animaux dans un pays qui ne sait plus cultiver et où les friches s’accroissent chaque année, mais il y aura aussi la famine ordinaire de ceux qui n’ont que quelques centaines de mètres carrés pour faire face à la crise et à la pauvreté qui dure depuis bientôt 20 ans, tandis que la classe urbaine des « de plus en plus riche » oublie le peuple qui s’appauvrit.

Au point que, malnutrition, santé publique en ruine et vodkas conjuguées, la Russie est la seule nation industrialisée du monde dont la population diminue régulièrement. Au point que les scénarios pessimistes des Nations Unies annoncent 120 à 130 millions de Russes pour les années 50 alors qu’ils étaient 149 millions en 1991. Déjà à peine 140 millions. Un pays qui vend ses richesses brutes sans en faire profiter la population et sans équiper le pays et où les naissances ne compensent plus les décès depuis des années.

Pour comprendre aussi la violence des incendies qui dévore une bonne part de ce pays de 17 millions de kilomètres carrés dans lequel la circulation des denrées est au point mort depuis des années, il faut mesurer la vétusté des équipements de la lutte contre les incendies avec des camions dont les plus récents datent de l’époque soviétique, conduits par des pompiers mal payés ou ne touchant qu’occasionnellement leurs salaires. Des pompiers qui, comme les soldats aussi peu équipés et aussi peu motivés, ne peuvent rien contre la façon dont se propagent les incendies dans les forêts russes : le feu prend dans la tourbe sèche, se propage rapidement sous terre et ressort brusquement jusqu’à plusieurs kilomètres plus loin, embrasant d’autres arbres, encerclant les hommes et les villages.

Certains feux de tourbe passent même sous le lit des cours d’eau, sous les villes ou sous les villages en surgissant entre les maisons, dans les jardins et même sous une école prés de Voronej et sous une usine dans les environs d’Irkoutsk.
Quand les deux de forêts et de steppes se seront apaisés d’eux-mêmes et non pas grâce aux secours impuissants, restera une forme particulière de famine que l’on pourrait croire réservée aux pays du sud.

En réduisant en cendres leurs jardins, les incendies de la Russie condamnent les plus pauvres des habitants de ce pays à un terrible hiver que leur Etat corrompu n’aura ni l’envie ni les moyens d’adoucir, quelles que soient les imprécations du Tsar Poutine.

Quand je vous parlais de crise alimentaire!

Ne sont pas mieux lotis,la Chine et le pakistan et pour nous,flambée des prix et tout le toutime!!!

 
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Publié par le 4 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Incendies en Russie : état d’urgence décrété dans sept régions

MOSCOU – Le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi l’état d’urgence dans sept régions de Russie en raison des incendies de forêt et de tourbe qui y font rage, ont rapporté les agences russes.

« L’état d’urgence en vue d’assurer la sécurité anti-incendie est décrété dans les républiques de Mari El et de Mordovie et dans les régions de Vladimir, Voronej, Moscou, Nijni-Novgorod et Riazan », précise un décret présidentiel.

Ce texte permet de limiter l’accès aux zones où l’activité humaine pourrait provoquer de nouveaux départs de feu. Il élargit aussi la possibilité de recourir aux forces armées pour lutter contre les flammes.

Ces sept régions sont situées dans la partie occidentale de la Russie, en proie depuis plusieurs jours à de graves feux qui ont dévasté plusieurs villages, faisant au moins 34 morts.

Cette partie du pays est frappée depuis plus d’un mois par une canicule historique et une grave sécheresse. Selon les services météorologiques, les conditions climatiques ne devraient pas s’amélirorer cette semaine.

(©AFP / 02 août 2010 15h14)

 
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Publié par le 2 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Russie: la lutte se poursuit contre le feu qui gagne l’Extrême-Orient

MOSCOU – Des dizaines de milliers d’hommes, appuyés par des avions et l’armée, tentaient dimanche de contenir les incendies de forêt qui couvrent désormais des centaines de milliers d’hectares en Russie et s’étendent aux régions d’Extrême-Orient.

Le bilan des feux qui ravagent plus de 100.000 hectares et ont dévasté des villages entiers dans les régions de la Russie centrale et du bassin de la Volga, s’est établi dimanche à 30 morts.

Un bilan officiel avait fait état samedi de 28 morts, et deux victimes supplémentaires ont été annoncées dimanche matin pour la région de Nijni Novgorod (440 km à l’est de Moscou), la plus touchée jusqu’à présent par ces incendies.

« En déblayant les décombres des maisons détruites par le feu dans le village de Vekhnaïa Vereia, les pompiers ont découvert encore deux corps » portant le bilan dans cette localité à dix morts, deux hommes et huit femmes dont la plus âgée avait 97 ans, a annoncé le ministère des Situations d’urgence.

Alors que selon ce ministère la situation reste « difficile » en Russie centrale et jusqu’à l’Oural (1.500 km à l’est de Moscou), les services forestiers de l’Extrême-Orient du pays, installés à Khabarovsk, près de la frontière avec la Chine, ont annoncé dimanche matin que les feux se propagaient dans la région.

Les incendies de forêt y ont triplé en superficie en 24 heures dans la taïga, passant de 31.000 à 99.000 hectares, ont annoncé ces services.

Ces incendies frappent particulièrement le Kamtchatka, péninsule à l’extrême Nord-Est du pays, où plus de 76.000 hectares sont embrasés, selon la même source.

Près de 300.000 hectares de surfaces non boisées, jusqu’aux zones de toundra, sont également la proie des flammes dans la région.

Dans les régions déjà touchées de Russie occidentale et centrale, les efforts des pompiers et des militaires visent pour l’instant à contenir la propagation du feu.

Le ministère russe des Situations d’urgence a annoncé samedi que près de 240.000 hommes, 25.000 véhicules ainsi que 226 avions et hélicoptères étaient mobilisés.

Selon la même source, sur 770 foyers d’incendie actifs dans le pays dimanche matin, la moitié sont apparus dans les dernières 24 heures. Plus d’un demi-million d’hectares ont été ravagés par le feu depuis le début de l’été.

Dans la région de Nijni Novgorod, les secouristes ont encore évacué dans les dernières 24 heures près de 500 personnes dont les habitations étaient menacées.

Au total, plus de 5.000 personnes ont dû être évacuées dans les régions touchées ces derniers jours, et près de 1.300 maisons ont été détruites dans 77 localités, selon un bilan fourni dimanche par le ministère des Situations d’urgence.

Dans la région de Riazan (200 km au sud-est de Moscou), les grands foyers d’incendie ont été circonscrits, mais « le feu reprend sans arrêt dans des centaines d’endroits », a souligné un responsable local du ministère des Situations d’urgence à la chaîne de télévision publique Rossia.

La chaîne a diffusé des images prises d’un hélicoptère dans la région de Voronej (600 km au sud-est de la capitale), sur lesquelles des colonnes de fumée s’élèvent de multiples foyers sur d’immenses étendues de forêt.

« C’est une véritable catastrophe naturelle qui n’arrive que tous les 30 ou 40 ans », a souligné samedi le président Dmitri Medvedev.

Les services météorologiques prévoient le maintien dans les jours à venir de la sécheresse et de la canicule, avec des températures pouvant atteindre d’ici vendredi 41 degrés Celsius en Russie centrale.

Le patriarche de Moscou Kirill, lors d’une cérémonie dans la région de Nijni Novgorod, a appelé les Russes à apporter leur aide aux victimes des incendies, et à prier pour le « don de la pluie ».

(©AFP / 01 août 2010 14h17)

 

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Russie: les Bourses de Moscou plongent de plus de 5% à la clôture

MOSCOU – Les deux Bourses de Moscou ont plongé vendredi, perdant plus de 5% à la clôture, dans un contexte de forte volatilité des places boursières due aux craintes de contagion de la crise grecque à d’autres pays de la zone euro.

Le RTS, la principale place boursière moscovite, a terminé sur une chute de 5,5% à 1.369,91 points, tandis que le Micex a cédé 5,6% à 1.288,61 points.

Les deux Bourses font preuve d’une « forte volatilité », à l’instar des autres places financières en Europe, même si les problèmes de la zone euro n’ont aucun lien avec la Russie, a indiqué à l’AFP Viatcheslav Smolianinov, analyste de la banque d’investissement moscovite Uralsib.

« La Russie est un marché risqué », a-t-il par ailleurs indiqué, expliquant que dans ce contexte les investisseurs faisaient preuve d’aversion au risque et procédaient à des ventes massives de titres.

« Il est impossible de rester à l’écart du mouvement général », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les marchés russes ont subi la baisse des prix du pétrole. Vers 13h30 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en juin s’échangeait à 76,41 dollars, en baisse de 70 cents par rapport à la veille.

Sur le Micex, le titre du premier groupe pétrolier russe Rosneft a lâché 6,62% tandis que celui du géant gazier Gazprom a perdu 5,67%.

La Russie est l’un des premiers exportateurs au monde de brut.

(©AFP / 07 mai 2010 17h16)

 
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Publié par le 7 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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