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Archives de Tag: retraite

France/retraites: le Conseil constitutionnel annonce avoir validé la réforme

PARIS – Le Conseil constitutionnel français a annoncé mardi avoir validé la réforme des retraites, adoptée définitivement par le Parlement le 27 octobre, qui a suscité une forte contestation et un mouvement de grève qui a failli paralyser le pays en octobre.

Le Conseil avait été saisi le 2 novembre par l’opposition socialiste, au motif notamment que cette réforme portait « atteinte aux principes d’égalité ».

L’opposition au projet avait suscité une forte mobilisation, avec plusieurs mois de contestation et huit journées d’action nationale, réunissant jusqu’à un à trois million de manifestants, selon les sources.

Le Conseil a donné son avis favorable à trois points contestés par les socialistes, ouvrant la voie à une promulgation par le président Nicolas Sarkozy dans les 15 jours.

Cette réforme recule à 62 ans l’âge minimal de départ à la retraite.

(©AFP / 09 novembre 2010 13h53)

 
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Publié par le 9 novembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Les futurs retraites en Bolivie:prends en de la graine pauv’con!

 

La Bolivie abaisse l’âge légal de la retraite de 65 à 58 ans

A l’heure où chez nous, en France, le gouvernement s’apprête à repousser l’âge de départ à la retraite à plus de 60 ans et à augmenter le nombre d’annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et cela sans toucher sérieusement aux revenus du capital, en Bolivie, le gouvernement socialiste anti-libéral de Evo Morales s’apprête à faire voter une nouvelle Loi sur les retraites, discutée avec la principale centrale ouvrière du pays (la COB), qui abaisse l’âge de départ à la retraite de 65 à 58 ans, avec les mêmes avantages. Cet âge sera même rabaissée à 56 ans pour les ouvriers du secteur minier, avec possibilité de baisser encore cet âge selon certains travailleurs, dans ce cas un an travaillé à l’intérieur de la mine comptera pour deux années.

Tout cela s’inscrit dans le cadre de la reconstruction du système Bolivien de retraite par répartition mis à sac par des décénnies de libéralisme économique…

Début février 2008, le président Morales avait déja instauré une pension « dignité » destinée aux retraités vivants sous le seuil de pauvreté, dans un pays où deux habitants sur cinq vivent avec moins de 2 dollars par jour. ..Pour financer cette allocation, le gouvernement de Morales avait instauré une redistribution des richesses liée aux hydrocarbures (Gaz et pétrole), mettant ainsi à contribution les riches régions de l’est Bolivien qui s’étaient arrangées jusque là pour bénéficier de la quasi-totalité de ces revenus.

Refusant de partager le gâteau, l’oligarchie Bolivienne avait, avec à la complicité de l’ambassade américaine, tenté de déclencher une guerre civile destinée à renverser le président Morales.

La France n’est évidemment pas la Bolivie, ses niveaux de revenus, de pensions de retraites et de vie sont très éloignés certes, mais n’y a t-il pas là encore, matière à s’inspirer d’un gouvernement progressiste qui élabore et vote des lois qui ne séparent pas l’aspect humain de l’aspect économique.

N’y a t-il pas intérêt à s’inspirer une fois de plus de ces gouvernements progressistes latino-américains qui ont choisis leur camps entre les requins de la finance, les affameurs du FMI et de la Banque Mondiale d’un côté, et le bien-être du peuple de l’autre.

La Bolivie, comme le Venezuela et l’Equateur, ainsi que les pays membres de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques) ont décidé depuis quelques années déja de renvoyer les technocrates du FMI dans leurs bureaux New-yorkais, et de gérer eux-mêmes leurs pays, leur économie, et leurs systèmes de retraites.

Contrairement à nos gouvernements Européens, celui de Evo Morales, estime que l’humain passe avant les considérations économiques, il estime aussi que ce sont ceux qui ont le plus et qui provoquent les crises financières qui doivent mettre la main à la poche..

Il estime que les ressources de son pays ne doivent plus servir à garnir les comptes des multinationales étrangères et des oligarques locaux, mais au contraire à développer économiquement et socialement une nation désormais libre du diktat des marchés financiers et de ses alliés.

Une belle source d’inspiration que cette Amérique Latine rebelle et progressiste n’est-ce pas ? Ne devrait-on pas avoir les yeux rivés sur ces nations et ses peuples qui remettent en cause ce que l’on a commencé à nous faire subir ici : à savoir la dégradation de nos conditions de vies et la destruction de nos acquis sociaux, résultants d’années de luttes, tout cela au nom de la course au profit des plus riches et du libre-marché « sacré »..

Sarkozy n’est pas Morales, et nous le regrettons bien.

  • Source : voxnr.com
  • Avis à la population:On demande un Evo morales pour 2012,merci de se faire connaître d’urgence…!

     
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    Publié par le 2 novembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    Retraites – Appel à la grève à Air France le 4 novembre

    PARIS, 29 octobre (Reuters) – Six syndicats d’Air France ont appelé vendredi à la grève le 4 novembre pour protester contre la réforme des retraites.

    Cet appel intervient le jour où le mouvement national dans les raffineries semble s’éteindre, l’ensemble des sites français ayant repris le travail.

    Dans un communiqué, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, Ugict-CGT et Unsa de la compagnie aérienne critiquent l’absence de concessions du gouvernement sur le projet qui recule l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

    « Cette réforme résonne comme une double peine à nos yeux. Nous devrions travailler deux ans de plus et dans le même temps la pénibilité de nos métiers n’est toujours pas reconnue », écrivent-ils.

    Une journée nationale et interprofessionnelle de manifestations contre la réforme des retraites est programmée le 6 novembre. (Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal)

     
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    Publié par le 30 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    Travailler MOINS pour gagner PLUS

    Merci à Pirogene  🙂

    avec Franck LEPAGE et Gaël TANGUY
    Cette conférence évoque le potentiel d’action collective que recèle de « droit du travail », entendu comme processus d’avancée historique continue de la propriété collective (les travailleurs) contre la propriété lucrative (le capital), symbolisé notamment dans la protection sociale, et de la nécessité d’un syndicalisme réinventé et réactivé. Le salaire n’est pas le prix d’un travail (version de droite) , mais un barême imposé par la lutte, (version de gauche) c’est à dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propiétaire à payer aussi du travail libre à d’autres que nous (retraites, chômage, maladie…et bientôt jeunesse ?. L’enjeu des retraites n’est pas financier (il n’y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique.

    A faire tourner bien entendu!

     
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    Publié par le 28 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    France: les Français travailleront jusqu’à 62 ans au moins

    Le Parlement français a définitivement adopté la réforme très contestée des retraites après le vote final du texte par l’Assemblée nationale mercredi et celui du Sénat mardi. Et ce en dépit d’un vaste mouvement de protestation.

    Cette approbation a été obtenue par 336 voix contre 233 à l’Assemblée nationale. La veille, le Sénat avait confirmé son vote positif de la réforme qui recule de 60 à 62 ans l’âge minimal de départ à la retraite.

    Les deux chambres du Parlement français avaient déjà approuvé une première fois cette réforme phare du président Nicolas Sarkozy. Ce deuxième vote ouvre la voie à la promulgation de la loi, prévue à la mi-novembre. La promulgation du texte par le président français permettra de la mettre en oeuvre.

    Cette réforme est très vivement contestée depuis des mois par l’opposition et les syndicats qui ont organisé plusieurs journées de grèves et de manifestations depuis le printemps. Une nouvelle journée d’action est prévue jeudi.

    Ces deux dernières semaines, des grèves reconductibles dans le secteur de l’énergie ont notamment provoqué des pénuries de carburant et le pays a frôlé la paralysie. Mais le mouvement donnait cette semaine de nets signes d’essoufflement.

    Le président français Nicolas Sarkozy espère désormais pouvoir tourner une longue et douloureuse page sociale, pour entrer dans une nouvelle phase politique, marquée en particulier par un remaniement gouvernemental.

    (ats / 27 octobre 2010 17:05)

     
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    Publié par le 27 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    France: le Sénat a voté l’impopulaire réforme des retraites

    PARIS – Le Sénat français a voté vendredi la réforme des retraites, déjà adoptée par l’Assemblée nationale, qui provoque depuis la rentrée un mouvement massif de contestation et la plus grande crise du mandat du président Nicolas Sarkozy.

    Le Sénat a adopté le projet par 177 voix (153 contre) sur 330 votants.

    Le vote définitif du texte devrait avoir lieu mercredi, a indiqué à l’AFP le ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt. Le président français devrait remanier le gouvernement peu après.

    Cette réforme doit reculer de 60 à 62 ans l’âge minimal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans l’âge auquel il sera possible de percevoir une pension complète.

    L’impopulaire président français, Nicolas Sarkozy, en a fait la réforme phare de la fin de son mandat à 18 mois de la présidentielle.

    Les syndicats, qui jugent cette réforme « injuste », maintiennent la pression avec six journées d’actions nationales depuis début septembre et des niveaux de mobilisation élevés voire record. Ils ont appelé à deux nouvelles journées d’action les 28 octobre et 6 novembre.

    Les appels au débrayage sont particulièrement suivis dans les raffineries qui sont toutes en grève, provoquant des pénuries de carburant dans les stations-service et un ralentissement de l’activité dans certains secteurs.

    (©AFP / 22 octobre 2010 20h23)

     
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    Publié par le 22 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE

    par Sandra De Soie

    A DIFFUSER LE + LARGEMENT POSSIBLE S.V.P. !!!

    Hier, l’émission « les auditeurs ont la paroles » sur RTL commentait la présentation du livre de ‘papa’ Daerdenne sur les pensions.

    J’ai voulu intervenir sur l’antenne pour faire remarquer aux politiciens (même Leterme premier) qui reconnaissent que nous devrons travailler plus longtemps qu’ils devraient montrer l’exemple en effet : un parlementaire belge peut profiter de sa pension (pas la pré-pension) à l’âge de 52 ans et une carrière COMPLETE de 20ans de service.

    Bien sûr, on ne m’a pas fait passer à l’antenne, mais ce matin je reçois le mail ci-après… A méditer ! Je précise qu’un article sur les pensions est paru dans « Le Vif » et confirme ce qui suit en ajoutant même qu’un parlementaire européen peut avoir une pension après seulement 5 années d’exercices.

    Travaille bon peuple, il te faut assurer le train de vie de tous ces INDISPENSABLES fonctionnaires ! Luc Thierry Bruxelles !

    Intéressant au moment on le gouvernement parle de réforme des retraites!  Vous avez remarqué que nos politiques se battent comme des fous pour rentrer dans l’administration européenne Et pourquoi ? *Scandaleux, tout simplement.* *Envoyez ceci aux Européens que vous connaissez !!!


     Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.

    Oui, vous avez bien lu ! Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, pays de l’Est…), les fonctionnaires des anciens pays membres ( Belgique , France , Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite. 

    POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

    Vous et moi travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

     La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « dieux de l’Olympe » !

    Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.. Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la « Rolls  » des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent… C’est dire ! Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de « contrôleur adjoint de la protection des données », aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du secteur privé après une carrière complète (40 ans). Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 ¤ de retraite / mois. C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d’en profiter. C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc. En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège : 1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12 500 € de retraite par mois. 2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € / mois. 3. Damaso Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 € / mois. Consultez la liste : 

    http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf 

    Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot ( 73 ans) avec une retraite de 4 728.60 € de retraite pour 5 années de commissaire européen aux transport. A cela il faut ajouter sa retraite d’ancien député , celle d’ancien ministre , d’ancien président du Conseil général de la Haute Loire , de maire d’Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, il a été aujourd’hui 23 février 2010 nommé au Conseil Constitutionnel. Pour eux, c’est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 41 ans.

    Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c’est 15,5 ans… De qui se moque-t-on ? A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires.

    Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc. Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable… Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié.

    Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver ! Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « /contrôler si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées…/ « , profitent du système et ne paient pas de cotisations. Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains, jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?

    A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser…

    C’est une pure provocation ! Mon objectif est d’alerter tous les citoyens des états membres de l’Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée. Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre. Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par « A+B » l’ampleur du scandale. Elle a déjà été reprise par les médias.

    _http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867__

     *_Diffusons, diffusons massivement auprès de tous les relais de vingt-sept pays de l’Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!
     
     
     
     

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    Entourloupe dans la réforme des retraites : la médecine du travail aux ordres de l’employeur comme sous… Pétain

    Le Medef en rêvait, Woerth l’a fait (en douce)

    Nous poursuivons avec cette deuxième édition quotidienne notre grève du zèle en soutien au mouvement pour les retraites et adressons un avertissement solennel au gouvernement : nous ne relâcherons pas les plumonautes tant qu’il n’aura pas retiré sa loi ! Voici plumedepresse-Nuit.

    Cette contre-réforme des retraites est décidément une réelle calamité : outre tous les aspects dénoncés ici à longueur de pages, il en est un que nous n’avions pas encore abordé : le sort fait à la médecine du travail. Du reste, presque personne n’en parle, mais il est plus que temps de combler ce trou noir médiatique. Parce que l’affaire est gravissime : « Bernard Salengro, médecin du travail et secrétaire national de la CFE-CGC, dénonce le retour en arrière de la médecine du travail sous l’impulsion du Medef, de la majorité et du ministre du travail, Eric Woerth », annonce l’introduction d’un chat sur le site du Monde, qui titre carrément : « On revient à la médecine du travail instituée par Pétain » ! L’article date du 16 septembre dernier déjà et qu’il n’ait pas fait davantage de bruit a de quoi désespérer. Les propos qui suivent, aussi alarmants soient-ils, ne sont pourtant pas ceux d’un crypto-gauchiste : pour ceux qui l’ignorent, les initiales CFE-CGC signifient Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres et c’est peu dire qu’il ne s’agit pas d’un repaire de bolchéviques ! Ça n’en donne que plus de poids aux dires de Bernard Salengro, secrétaire national de l’organisation et – ça tombe bien – médecin du travail. Que dit notre homme ? L’intégralité du chat est en ligne ici mais nous avons sélectionné pour vous les extraits les plus significatifs. Accrochez-vous, c’est du lourd. Un internaute pose la première question suivante : « Pourquoi le fonctionnement de la médecine du travail a-t-il été amendé au milieu d’un texte sur la réforme des retraites ? En aviez-vous été informé ? » Réponse de Bernard Salengro : « Non. On nous avait annoncé une réforme, mais qui viendrait après la réforme des retraites, qui serait publique, annoncée. Alors qu’on a eu un amendement glissé en dernière minute, en catimini, comme si on avait honte de la zizanie qu’on faisait. L’amendement est essentiellement l’amendement 730, déposé par le gouvernement, qui transforme le service de santé au travail, qui était un service protecteur des salariés, en un service protecteur des entreprises. (…) c’est ce que les employeurs demandent depuis toujours. Reprenez les éditoriaux du Dr Georges Clemenceau, l’homme politique qui était médecin du travail, dans L’Aurore, en 1906. Il disait déjà, pour défendre la reconnaissance de la maladie du plomb : les médecins du travail sont considérés comme des gêneurs par les employeurs. Et il y a toujours eu la pression des salariés pour que les médecins du travail les protègent – c’est ce qui s’est passé en 1946 – et la pression des entreprises pour que les médecins du travail les aident à rentabiliser le système. La tentative du Medef sur les députés UMP et sur Eric Woerth, le ministre du Travail, a réussi, puisqu’ils présentent textuellement la demande du Medef qui avait été présentée il y a deux ans aux organisations syndicales et que toutes avaient refusée à l’unanimité. C’est aussi simple que de dire : on va organiser la lutte antidrogue en la confiant aux dealers. Ce n’est pas possible, ça ne marche pas. (…) Le système de médecine dans les usines existe depuis longtemps. C’était une médecine sous l’autorité de l’employeur, chargée d’optimiser le matériel humain par la sélection, par l’entretien. C’est la médecine du travail avec sélection génétique instituée par Pétain. A la Libération, on a repris les outils et les hommes en leur donnant un objectif opposé – cela a été voté à l’unanimité des députés : éviter toute altération de la santé du fait du travail. Avec cet amendement, on retourne vers le système de Pétain, car les médecins du travail avaient une indépendance garantie par la loi, protégés contre le licenciement par l’inspecteur du travail, et bénéficiant d’un agrément renouvelé tous les cinq ans par l’autorité des services déconcentrés du ministère. Tout cela saute au profit d’une mention indiquant que c’est sous l’autorité de l’employeur. On imagine que la direction du poulailler par le renard n’est pas une grande garantie… (…) Le fait qu’on en parle peu, c’est ce que voulait Eric Woerth en glissant cet amendement dans le grand brouhaha de la retraite. Heureusement, des syndicalistes et la CFE-CGC ont repéré cet amendement et ils ont tiré la sonnette d’alarme pour que petit à petit la population s’aperçoive de la rouerie qu’est ce cavalier législatif. Car c’est une loi cachée derrière une autre loi. C’est normalement illégal et anticonstitutionnel. Mais on n’est plus à ça près… » Enorme !

    Interrompons un instant le médecin syndicaliste pour souligner la fourberie du ministre, qui accomplit en douce, discrètement, le rêve du Medef de soumettre le travailleur au joug de l’employeur jusque dans le cabinet médical. Quand on pense que d’aucuns ont le toupet de prétendre que Woerth est honnête, malgré tous les mensonges qu’il a accumulés dans le bettencourtgate… Voici une nouvelle preuve de sa malhonnêteté foncière. Et au-delà de son cas personnel, de celle de l’UMP, qui gouverne au service du patronat et des privilégiés contre le peuple. Ensuite, lorsque Salengro se félicite de ce que « des syndicalistes et la CFE-CGC ont repéré cet amendement et ils ont tiré la sonnette d’alarme pour que petit à petit la population s’aperçoive de la rouerie qu’est ce cavalier législatif », on est tenté de lui demander : « et ça change quoi ? » Ce gouvernement fait ce qu’il veut, contre le monde entier et les Français en particulier, et tirer la sonnette d’alarme, qui tintinnabule faiblement dans un désert médiatique, s’avère en définitive bien dérisoire. Salengro en convient d’ailleurs lui-même dans la suite de l’entretien : « Les médecins du travail se mobilisent pour avertir les députés, les sénateurs et l’opinion publique. Mais au bout du compte, si la loi est votée, elle sera appliquée. C’est dire le danger de la situation actuelle. Car les médecins du travail feront ce que la loi dit. Ce n’est pas tellement un problème de médecins du travail, c’est surtout un problème du système de protection des salariés. Et c’est là où c’est dommage – mais c’est voulu – qu’ils n’aient pas conscience de ce qui se passe. » Dernière question du chat : « Peut-on craindre, dans un prochain avenir, une disparition totale de la médecine du travail ? » Réponse de Salengro : « Je crois qu’on peut le craindre, effectivement, et un habillage « Canada Dry » de santé au travail par des techniciens divers et variés à la solde des employeurs. L’important, quand quelqu’un a la fièvre, c’est de casser le thermomètre. Là, c’est ce qu’on fait. C’est dire l’importance de cet amendement et la gravité de cette manipulation que représente ce cavalier législatif, qui entraîne une perte de liberté et de protection des salariés. Et j’espère que les députés sauront interpeller le Conseil constitutionnel pour cette loi glissée derrière une autre loi, sans aucun rapport avec celle-ci, et pour un sujet aussi grave. » On peut toujours espérer… En attendant, voilà une raison de plus de s’opposer de toutes ses forces à cette contre-réforme qui apparaît comme une véritable forfaiture. Grève générale jusqu’au retrait total ! A demain dans la rue.

    http://www.plumedepresse.net/le-medef-en-revait-woerth-la-fait-en-douce-la-medecine-du-travail-passe-sous-lautorite-de-lemployeur-comme-sous-petain/#more-1322

     

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    France/retraites: le report à 62 ans de l’âge légal définitivement adopté

    PARIS – Le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite en France a été définitivement adopté vendredi par le vote au Sénat de cette mesure phare de la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy.

    (©AFP / 08 octobre 2010 18h54)

     
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    Publié par le 8 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

     

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    le scandale des retraites des élus européens !

    UN SCANDALE ! ! ! A SAVOIR AVANT LA « TONTE » DE 2010

    Vous avez remarqué que nos politiques se battent comme des fous pour rentrer dans l’administration européenne Et pourquoi ?

    A LIRE CI-DESSOUS

    En guise de réflexion !

    Scandaleux, tout simplement.

    Envoyez ceci aux Européens que vous connaissez !!!

    La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE a été approuvée !!!!

    Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.

    Oui, vous avez bien lu !!!

    Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, pays de l’Est…), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite.

    POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?

    Vous et moi travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

    La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « dieux de l’Olympe » !!!

    REAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens. Bonne journée à tous quand même.

    C’EST UNE VRAIE MAFIA CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’UNION EUROPEENNE…. A DIFFUSER LARGEMENT S.V.P

    Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs… Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la « Rolls » des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent… C’est dire ! Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de « contrôleur adjoint de la protection des données », aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du secteur privé après une carrière complète (40 ans).

    Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 € de retraite / mois.

    C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d’en profiter. C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.

    En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège :

    1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12 500 € de retraite par mois.

    2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € / mois.

    3. Damaso Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 € / mois.

    Consultez la liste : http://www.kdo-mailing.com/redirect…

    Pour eux, c’est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire. Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 41 ans.

    Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c’est 15,5 ans… De qui se moque-t-on ?

    A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

    Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable…

    Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc.

    Aucune pitié. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver !

    Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « /contrôler si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées…/ « , profitent du système et ne paient pas de cotisations.

    Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains, jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?

    A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser… C’est une pure provocation !

    Mon objectif est d’alerter tous les citoyens des états membres de l’Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

    Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre.

    Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par « A+B » l’ampleur du scandale. Elle a déjà été reprise par les médias.

    http://www.lepoint.fr/actualites-ec… europeens/916/0/344867

    Diffusons, diffusons massivement auprès de tous les relais de vingt-sept pays de l’Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

     

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