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COTON/La Chine manque de coton et les prix s’envolent sur la planète

FOCUS/COTON/La Chine manque de coton et les prix s’envolent sur la planète
New York (awp/afp) – La planète peine à approvisionner la gigantesque industrie textile chinoise en coton, dont les cours s’envolent de record en record sur les marchés, ce qui devrait se refléter ces prochains mois dans les magasins de prêt-à-porter.

La livre de coton pour livraison en décembre, contrat de référence actuellement sur l’IntercontinentalExchange, a dépassé 1,50 dollar mardi pour la première fois depuis que la fibre blanche s’échange sur les marchés financiers américains, c’est-à-dire depuis 1870.

Les cours, qui ont doublé depuis le début de l’année, ont atteint des records quasi quotidiennement ces dernières semaines: « la faiblesse de l’offre à court terme, la diminution rapide des stocks et un rebond de la demande fournissent un contexte fondamental solide », relevaient mardi les analystes de la banque Barclays Capital.

Cette situation a été mise en relief mardi par le rapport mensuel du département américain de l’Agriculture (USDA) sur l’offre et la demande.

Les analystes y ont surtout vu la confirmation de ce qu’ils craignaient: la production de la Chine, qui fournit 40% de la consommation mondiale, a été revue en nette baisse en raison de conditions climatiques défavorables.

Les estimations des stocks du pays ont subi le même sort « en raison des situations de pénurie apparues ces dernières semaines », a expliqué le ministère américain.

Sur les marchés chinois, la livre de coton s’échange désormais à plus de deux dollars, ce qui a un « effet d’aimant pour les prix sur les marchés américains », constatait récemment John Flanagan, qui dirige sa société de courtage spécialisée Flanagan Trading.

La Chine a d’autant plus de mal à se fournir que les terribles inondations qui ont frappé pendant l’été l’Inde et le Pakistan, respectivement deuxième et troisième consommateurs de la planète, ont affecté les cultures, New Delhi décidant de limiter ses exportations.

Aux Etats-Unis, le secteur a subi, en pleine période de récolte, des averses de grêle au Texas (sud), et malgré une production 50% plus importante que l’an dernier, le niveau très élevé des exportations va réduire les stocks à leur plus bas niveau depuis 1925, selon l’USDA.

La Chine « achète de manière agressive sur les marchés internationaux à des prix d’environ 1,60 dollar la livre », indique à l’AFP Darren Hudson, qui dirige le Cotton Economics Research Institute, à la Texas Tech University. « Je soupçonne que leurs stocks réels sont bien plus faibles que ce que suggèrent les chiffres officiels ».

Pour l’USDA, « l’offre limitée au niveau mondial et la forte hausse des prix vont forcer les usines textiles à réduire leur activité, ou à substituer du polyester au coton ».

En attendant, l’envolée des cours « va avoir un impact important sur les distributeurs dans l’habillement, surtout pour les vêtements pour enfants », où le coton est largement dominant, prévient Zoe Tan, qui suit le secteur du prêt-à-porter pour la société de recherche financière Morningstar.

« Beaucoup d’entreprises ont indiqué que les prix du coton allaient commencer à avoir un effet sur les étiquettes au printemps 2011 », explique-t-elle à l’AFP.

L’analyste cite le fabricant de vêtements pour bébés Carter’s, le groupe Hanesbrands, qui possède notamment les articles de sport Champion ou les sous-vêtements Wonderbra, ou encore VF Corporation, qui possède les marques Lee et Wrangler, John Varvatos, ou encore North Face.

La célèbre marque de jeans californienne Levi’s a reconnu avoir décidé « de hausses de prix sélectives pour le printemps 2011 ».

rp

(AWP/10 novembre 2010 09h15)

Je pense qu’il faut s’attendre à au moins 25% d’augmentation sur l’habillement au Printemps chez nous!
Aujourd’hui le coton,demain….

 
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Publié par le 10 novembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Le pétrole dégringole à New York pour la troisième séance d’affilée

NEW YORK – Les prix du pétrole ont dégringolé pour la troisième séance d’affilée jeudi à New York, sur fond de nouvel accès de panique des marchés financiers vis-à-vis des difficultés budgétaires de la zone euro.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en juin a terminé à 77,11 dollars, en chute de 2,86 dollars par rapport à la veille. Sur les trois dernières séances, il accumule un plongeon de 9,08 dollars, soit 10,5%.

A Londres, sur l’InterContinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a abandonné 2,78 dollars à 79,83 dollars.

« Cela devient vraiment fou, la crise grecque relègue tout le reste au second plan », a soupiré Phil Flynn, de PFG Best Research. « Le marché est inquiet de voir que cette crise ne passe pas. Malgré l’adoption de mesures d’austérité en Grèce, la violence dans les rues rend le marché inquiet à l’idée qu’elles pourraient ne pas être mises en oeuvre ».

« Ce marché avait progressé en grande partie sur des attentes de forte demande (de pétrole, ndlr), mais avec de telles inquiétudes, et une nouvelle crise économique qui éclate dans le monde, cela le fait baisser », a ajouté l’analyste.

En nette baisse une grande partie de la séance, les cours ont en effet nettement creusé leurs pertes en toute fin de séance, alors que les télévisions américaines diffusaient en direct les images de la police chargeant les manifestants réunis devant le Parlement à Athènes.

Le plongeon des prix du baril depuis trois jours, « est entièrement dû aux craintes macroéconomiques », a jugé Ellis Eckland, analyste indépendant. « La crise de la dette en Europe pourrait clairement être négative pour la reprise économique dans le monde, et en particulier en Europe ».

« En outre, cela pousse les investisseurs vers la sécurité qu’offre le dollar », considéré comme une valeur refuge, a-t-il ajouté.

Un dollar plus fort rend le brut, libellé en monnaie américaine, moins attractif pour les investisseurs munis d’autres devises.

L’euro chute à grande vitesse depuis le début de la semaine face au billet vert, sur fond de crise budgétaire grecque et de craintes de contagion à d’autres pays européens. Il se rapprochait jeudi de 1,26 dollar, un niveau plus vu depuis plus d’un an.

« C’est toujours la même histoire: l’euro reste sous pression, et le renforcement du dollar met les cours de l’énergie sous pression », a commenté John Kilduff, de Round Earth Capital.

(©AFP / 06 mai 2010 21h28)

 
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Publié par le 6 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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