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Archives de Tag: pouvoir financier

Selon le magazine organe du Bilderberg « The Economist »: Oui de puissantes élites « globocrates » contrôlent les événements: il ne s’agit pas d’une conspiration

L’agenda pour un système de contrôle global centralisé est public et au vu et au su de tout le monde.

Bilderberg Owned Publication The Economist: Yes, Powerful Globocrat Elites Are Running Things, Its Not A Conspiracy Henry Kissinger diplomat  004

Steve Watson
Infowars.com
Vendredi 21 janvier 2011

Nous avons évoqué à plusieurs reprises la pression pour un système de contrôle centralisé de gouvernement mondial comme une « conspiration ouverte ». Des groupes comme le Bilderberg, la Commission trilatérale, et le Council on Foreign Relations, sont les chevilles ouvrières de ce programme, élaborant les politiques des politiciens et des courtiers du pouvoir qu’ils ont effectivement acheté.

Un article plutôt étrange dans The Economist d’aujourd’hui parle de cette structure de pouvoir, et loin de la considérer comme une théorie du complot, réaffirme simplement le fait que « l’élite cosmopolite » se réunit lors de ces rassemblements et clubs secrets pour façonner le monde dans lequel la « superclasse » désire vivre.

Bien sûr, The Economist est l’endroit idéal pour permettre à la conspiration ouverte de s’afficher, étant donné que son rédacteur en chef est un participant régulier à la conférence annuelle du Bilderberg, ce que l’article dévoile fièrement dans ses premiers paragraphes.

Sur le ton de l’ironie, l’article décrit le Bilderberg comme « une conspiration malfaisante ayant comme objectif la domination du monde« , et déclare ensuite que oui effectivement, le groupe maîtrise réellement les événements du monde. Il a été responsable de la monnaie unique européenne, il est l’hôte des aristocrates et des hommes d’affaires les plus influents au monde, ainsi que d’un petit groupe de journalistes, représentant les corporations médiatiques internationales les plus importantes, qui se sont engagés à se conformer aux règles de Chatham House, ce qui signifie qu’ils ne peuvent divulguer les « grandes idées » qui sont incubées au Bilderberg.

« Le monde est un endroit compliqué, avec des océans de nouvelles informations bougeant en permanence. » L’article poursuit, « Pour gérer une organisation multinationale, il est utile d’avoir une idée approximative de ce qui se passe. Il est également opportun de pouvoir appeler d’autres globocrates par leur prénom. Donc, les élite internationales financières, les bureaucrates, les patrons d’organisations caritatives et les intellectuels, se rencontrent et se parlent constamment. Ils se réunissent dans des rassemblements élitistes… Ils forment des clubs. »

Les plus influents de ces clubs, selon l’article, sont le Bilderberg, le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, Le Carnegie Endowment for International Peace, et le Groupe des Trente. Ils se débarrassent maintenant de leur nature secrète et se révèlent au monde. Les « fêtes globocratiques se révèlent », admet l’article.

L’article continue en donnant quelques exemples de grands événements internationaux qui ont été façonnés au fil des ans lors de rencontres élitistes, y compris des accords diplomatiques et même des décisions sur les grandes guerres.

« De telles réunions sont « une partie importante de l’histoire de la superclasse », The Economist cite l’ex-égérie de Kissinger et élitiste mondialiste David Rothkopf, l’auteur du livre The Global Power Elite and the World They Are Making (pour lire des extraits en ligne de ce livre, aller ici). »

« Ce qu’elles offrent c’est l’accès à « certains des dirigeants les plus reclus et inaccessibles du monde ». En tant que tels, ils sont l’un des « mécanismes informels du pouvoir [global]« , ajoute Rothkopf.

Ne blâmez pas l’élite « globocrate » internationale pour la crise financière cependant, insiste l’article, en faisant valoir que la super-classe a été « prise au dépourvu ». Et tandis que l’article admet que certains banquiers internationaux sont responsables du pillage en masse du système, il tente de convaincre les lecteurs que finalement la présence d’une élite internationale inter-connectée a en fait sauvé le monde de l’effondrement financier complet – de sorte que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Bien entendu, toute personne qui suit de près l’activité de ces groupes d’élite vous dira qu’ils n’ont pas été tout à fait pris au dépourvu et étaient pleinement conscients du fait que la crise était soigneusement préparée en 2006. Les rapports des réunions du Bilderberg au Canada en 2006, et en Turquie en 2007, ont prédit un crash global du logement et ont prévu une crise financière prolongée en conséquence. Le groupe a depuis débattu sur comment il devrait s’y prendre exactement pour contrôler la situation économique afin de favoriser sa propre influence mondiale et celle de la (honnêtement, nous ne sommes pas méchants du tout) « super-classe ».

Il y a dix ans, toute personne qui osait même évoquer l’existence du Bilderberg, voire laissait entendre qu’il était un manipulateur majeur des événements du monde, était généralement considérée comme un fou à chapeau en papier aluminium. Aujourd’hui, ces mêmes affirmations constituent l’étoffe d’éditoriaux dans la presse internationale.

—————

Steve Watson est un journaliste basé à Londres et il est rédacteur en chef pour Alex Jones Infowars.net, et Prisonplanet.com. Il a une maîtrise en relations internationales de l’Ecole d’études politiques à l’Université de Nottingham en Angleterre

http://www.infowars.com/bilderberg-owned-publication-the-economist-yes-powerful-%E2%80%9Cglobocrat%E2%80%9D-elites-are-running-things-it%E2%80%99s-not-a-conspiracy/

 

 

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Alerte ! Le crime organisé international dirige tout: voici ce qu’on vous cache

  1) Domination par le crime organisé international :

 Depuis des décennies, nos dirigeants successifs ont accepté de privilégier les intérêts obscurs et financiers de criminels internationaux, au mépris de la sauvegarde de nos intérêts vitauxet élémentaires, de nos Droits Elémentaires, et de la préservation de notre environnement.

 Ces criminels internationaux forment depuis plus de deux siècles, un gouvernement mondial secret, constitué des banquiers internationaux et de leurs cliques de lobbies, regroupés au sein de cercles d’ « élite » et de sociétés secrètes.

 Depuis des décennies, nos dirigeants corrompus respectifs ont permis, successivement, que nous soyons maintenus sous la domination de ces criminels, après avoir participé sciemment à leur prise de pouvoir sur nous.

 Cette domination s’exerce donc sournoisement par l’intermédiaire de nos Etats respectifs, lesquels sont sous le contrôle manifeste du crime organisé international précité.

 Principalement, nos institutions politiques et judiciaires jouent le rôle d’interface entre ce crime organisé international et nous, les Peuples Souverains, au point qu’elles constituent un rouage essentiel dudit crime organisé.

 Ces institutions corrompues par leur hiérarchie, elle-même corrompue en amont, ont pour réelle fonction de protéger les intérêts du crime organisé international, en organisant le mensonge et la supercherie – avec la complicité active des médias.

 L’imposture est organisée aujourd’hui au niveau européen, sur le même schéma que celui que nous connaissons sensiblement dans chaque pays d’Europe Unie, ainsi que dans les pays anglophones, entre autres.

2) Système monétaire imposé à notre civilisation ; fléau pour l’Humanité et pour la Vie sur Terre :

 Parmi la longue liste des dépendances qui nous sont imposées par nos dirigeants corrompus – énergie, alimentation, éducation, pensé, santé, information etc…- il en est une qui constitue la source de tous nos maux :

 La trahison principale de la part de nos dirigeants consiste à maintenir nos nations sous la dépendance monétaire de ces banquiers criminels internationaux.

 (En effet, la France par exemple, ne fabrique qu’à peine 5 % de sa monnaie, étant de ce fait obligée d’emprunter les 95 % manquant, aux banquiers internationaux.)

 Malgré ce que prescrivent nos lois, ces criminels fabriquent la monnaie à la place des Nations,dont c’est pourtant la prérogative exclusive et élémentaire.

 Ce ne sont que des faux-monnayeurs internationaux, crédités par nos dirigeants corrompus.

 Les Peuples Souverains sont victimes d’un racket organisé mondialement, afin de rembourser avec des intérêts, une dette internationale qui ne devrait pas exister.

 (En France, nous sommes soumis à cette dette inique depuis 1973, date à laquelle le président Valéry Giscard d’Estaing nous a placé délibérément sous la dépendance des faux-monnayeurs internationaux.)

 Cette dette représente en moyenne un tiers de manque à gagner sur le niveau de vie de chacun d’entre nous.

 Tous les peuples des pays d’Europe Unie sont aujourd’hui sous cette même dépendance vis à vis des faux-monnayeurs internationaux, depuis le 7 février 1992 ; date à laquelle ils ont été trahis par leurs dirigeants, lesquels ont sacrifié le pouvoir régalien de création de monnaie de leurs nations.

 Cette dépendance s’est accrue à travers un texte inique rédigé, là encore, par l’Illuminati Valéry Giscard d’Estaing ; le « traité de Maastricht » ( transposé en France dans la loi du 4 août 1993) incriminé précisément ici par son article 104.

 Le système monétaire qui fait loi dans le monde, imposé par ces criminels internationaux, est aussi inique qu’incohérent, et est pourtant admis dans notre inconscient collectif comme étant « normal ».

 La raison en est que notre inconscient collectif est la cible principale d’un formatage profond et indicible, organisé par les criminels internationaux, à l’aide des moyens médias et de communication qu’ils contrôlent pour nous désinformer, neutraliser notre libre arbitre, notre liberté de penser, à l’échelle internationale. 

Car, il n’est pas normal que des entité privées puissent battre monnaie à la place des Nations ;

 Il n’est pas normal que les Etats, ne fabriquant pas leur monnaie, doivent prélever de l’argent aux Peuples Souverains, alors qu’ils devraient leur en donner, et pourraient le faire si ils fabriquaient leur monnaie ;

 Il n’est pas normal que la monnaie puisse se démultiplier, se reproduire toute seule,enrichissant de façon exponentielle ceux qui en ont le plus, appauvrissant de façon toute aussi exponentielle ceux qui en ont le moins ;

 Il n’est pas normal que nous soyons ainsi prisonniers d’une logique de « pouvoir d’achat », de « croissance », de propriété et d’accumulation de richesses, au détriment de nos valeurs essentielles ;

 Il n’est pas normal que les banquiers internationaux puissent créer la monnaie ex nihilo, sur simple base de nos emprunts, sans plus aucune valeur réelle de référence ;

 Il n’est pas normal que les banques aient le pouvoir, en pratique, d’allouer autant de crédits que ce qui leur est demandé, pour créer sur ces seules demandes d’emprunts, la monnaie sur laquelle elles se font payer des intérêts iniques.

La suite ici:

http://r-sistons.over-blog.com/

 
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Publié par le 12 juin 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Exclusif : La France va perdre son triple A.la zone euro va imploser.l’Europe est à la veille d’une crise économique historique

« Il y a une semaine nous voulions tout arrêter. Votre mobilisation et la qualité de vos commentaires nous ont fait changer d’avis. Il est vrai que nous éprouvons une certaine lassitude. Il est vrai que nous avons l’impression de crier dans le désert et de nous répéter. Mais il y avait également une autre raison à notre intention de tout stopper. La panique. Oui, la panique, la peur. Celle que nous avons ressenti devant les informations communiquées par notre source. Un sentiment naturel de sauve qui peut !

Qui est cette fameuse source qui alimente depuis plusieurs mois Rebelles.info pour nos informations économiques ? C’est une personne très bien placée, un fonctionnaire, proche des cercles du pouvoir. Il n’est pas possible de révéler son identité. Tout d’abord parce qu’elle ne le veut pas. Ensuite parce qu’elle subirait immédiatement des sanctions. Mais ce que nous savons c’est que cette source est crédible. Hélas ! »

La suite Ici:

http://www.rebelles.info/article-exclusif-la-france-va-perdre-son-triple-a-la-zone-euro-va-imploser-l-europe-est-a-la-veille-d-une-crise-economique-historique-51214576.html

Et toujours sur le meme site:

Notre source disait vrai, la tempête se lève

Cela ne faisait même pas 24 heures que notre article était en ligne que deux informations capitales sont venues confirmer, lundi en fin d’après-midi, les sombres pronoctics de notre souce (Exclusif : La France va perdre son triple A, la zone euro va imploser, l’Europe est à la veille d’une crise économique historique). Dans un discours prononcé à Mayence, Axel Weber, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne et président de la Bundesbank, a très vertement critiqué l’achat d’obligations publiques lancé par la BCE pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté budgétaire : « La politique monétaire a pris de nouveaux chemins pour combattre la crise que je continue à considérer de façon critique étant donné les risques. Il convient à présent de réduire les risques (…) L’opération doit être mise en oeuvre de façon très ciblée et limitée (…) ».

La suite ici:

http://www.rebelles.info/article-notre-source-disait-vrai-la-tempete-se-leve-51442292.html

 

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La france est à sec !!!

SCOOP: CRISE SYSTEMIQUE EN FRANCE, VOICI LES PREUVES
du 12 au 14 avril 2010 : Notre lecteur Mr Percepied, que je connais, m’a livré un témoignage intéressant sur le profond mysticisme qui s’est emparé des banques pendant la période de Pâques:

 « Il y a peu, j’ai emménagé dans un charmant petit appartement à Alfortville et jeudi 1er avril devait être mon premier jour de paiement du loyer. Étant à la Banque Postale et connaissant leur remarquable « rapidité » je vérifiai que le virement automatique fût bien effectué. A mon grand soulagement, le virement de 650€ fût effectif au 1er avril, sans parler du 0,98 euro de frais pour virement automatique, prélevé à CHAQUE virement… Je m’en allai donc travailler l’esprit libre!
Ce fût sans compter sur la propriétaire qui, une semaine plus tard, me téléphona paniquée pour me demander pourquoi le virement n’a pas été fait. Interloqué je lui affirmai que mon compte a bien été débité. Dépités, nous vérifiâmes ensemble que je ne me trompais point de numéro de compte… Non… Elle décida d’appeler son banquier et me donna ensuite la version de son bankster… Il semblerait que, en période de Pâques, les transactions soient tout simplement stoppées pendant plusieurs jours car trop nombreuses
 » (note: le banquier prend notre lecteur pour un crétin, rappellez-vous, vers chaque 20 décembre, Carte Bleue fait un communiqué pour expliquer qu’elle a battu son Ne record de transactions lors des courses de Noël) « Mais bien sûr, suis-je bête! Pendant les périodes de Pâques, les banques sont aussi en fête ! Logique ! Maintenant j’aimerais savoir où mon loyer est passé pendant ces quelques jours ?!? Débité de mon compte, mais pas crédité sur le compte du propriétaire.« . Etant donné que le Christ est mort vendredi dernier et revenu à la vie 3 jours plus tard, par respect pour son travail, les banquiers ont parqué toutes leurs liquidités à la Banque du Saint Esprit pour la rémission de leurs péchés et sans doute de ceux du Vatican. C’est leur semaine sans. Vous avez aussi remarqué que pendant la même période, il y a eu:

    1) 400.000 chômeurs n’ont pas été virés par la BNP. Là aussi, l’argent des chômeurs a eu une extase mystique qui a duré… une semaine! Certaines infos me disent d’ailleurs qu’il s’agit de bien plus que de 400.000 personnes, et qui elles non plus n’ont pas été payés le 1er avril, ni le 6, mais bien le 7 ou le 8 avril, c’est à dire J+8 !
    2) La BNP a caché le fait que les retraités non plus n’ont pas été virés au 1 avril!. L’info a été donnée par France Info, merci à Mr Martin, puisque 1.200.000 retraités ont aussi été victimes de ce pseudo « bug ». Et il y a d’autres catégories.
    3) Admirez comment la BNP réussit à ne pas prévenir les retraités, et cela même après le coup des chômeurs!!!
    4) Ce bug n’en est pas un. IL EST IMPOSSIBLE QU’IL Y AIT AUTANT DE PANNES surtout dans l’informatique bancaire où tout fonctionne en systèmes redondants.
    5) Mais voyez ce mail d’une lectrice de Tours, et à priori elle n’a aucune raison de nous raconter des histoires: « Je suis allée à la Poste principale ce matin, et un petit panneau est posé â l’entrée indiquant qu’on ne peut retirer plus de 1.500 euros à partir de 12H00« .

La conclusion, eh bien, est très simple: les comptes de la France sont à sec (voir plus bas), mais il s’agit de cacher la vérité aux Français, et ici la BNP a accepté manifestement de servir de prétexte. D’ailleurs d’autres lecteurs, comme Mr Martin, sont arrivés à la même conclusion que moi avec l’histoire des retraités:

 « Début mars BNP n’a pas versé les allocations de 400.000 chômeurs certes, mais aussi les retraites de 1.200.000 retraités. 1.600.000 personnes x 1.000 € (moyenne minimum) = 1.600.000.000 euro minimim de liquidités disparues pendant plus d’une semaine… Ca sent la crise systêmique« .

 En effet, sachant que le montant moyen serait plus dans les 10 milliards d’euros. Pourquoi les banques de Wall Street se font elles des prêts pendant une semaine à chaque fin de mois, à votre avis ?
Tirez les conséquences. Les banques françaises jouent le même jeu que les 18 banques US, qui, en fin de mois, se font des virements massifs dans une intense charge de cavalerie.

Cavalerie = armée de banquiers sans le sou, montés à cheval qui se font des virements entre eux.

 

Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

Un conseil,arrétez de regarder TF1 et les autres qui vous rabâchent que tout va bien et que  la reprise est là,comprenez que l’on vous cache la vérité pour ne pas créer de panique !!!

Et encore merci à Pierre pour son travail d’information.

 

 
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Publié par le 12 avril 2010 dans La france est à sec !!!

 

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Paul Craig Roberts : La Vérité est tombée en emportant la Liberté avec elle

 

Lorsqu’un personnage comme Paul Craig Roberts [1], grand journaliste et homme politique américain, jette l’éponge et abandonne son combat pour la Vérité sur le désolant constat que la société américaine – et sans aucun doute les sociétés occidentales – se sont désormais enfoncées trop profondément dans l’obscurantisme et l’affairisme pour que cela vaille la peine de continuer à se battre, cela devrait tous nous interpeler. Mr Roberts mentionne les événements du 11 Septembre comme le tournant majeur de la chute irrémédiable de son pays sous les coups de boutoir de la propagande de l’Administration américaine. Voici le cri d’alarme d’un amoureux de la Liberté, de la Vérité et de la Paix, dont on espère que ce message ne constituera pas un « adieu ».

 

par Paul Craig Roberts, paru le 24 mars 2010 sur CounterPunch [2].

Il fut un temps où la plume était plus puissante que l’épée. En ce temps-là, les gens croyaient en la Vérité, et la considéraient comme un pouvoir indépendant, et non comme un auxiliaire du gouvernement, des classes [NdT : sociales], des races, des idéologies, des personnes ou des intérêts financiers.

Aujourd’hui, les Américains sont gouvernés par la propagande. Ils ont peu d’égard pour la Vérité, y ont peu accès, ou sont peu capables de la reconnaître.

La Vérité n’est pas la bienvenue. Elle est dérangeante, interdite. Celui qui en parle prend le risque d’être taxé d’ « anti-américan », « antisémite  » ou de « théoricien du complot ».

La Vérité est gênante pour les gouvernements et les groupes d’intérêts dont les contributions aux campagnes [électorales – NdT] contrôlent les gouvernements.

La Vérité est gênante pour les Procureurs intéressés par les sentences, pas par la recherche de l’innocence ou de la culpabilité.

La Vérité est gênante pour les idéologues.

La suite ici: http://www.reopen911.info/News/2010/04/03/paul-craig-roberts-la-verite-est-tombee-en-emportant-la-liberte-avec-elle/

 
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Publié par le 9 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Psychologie et WTC7 (11 septembre 2001)

 

(Source : Reopen911.info via Dailymotion)

La célèbre expérience du psychologue Solomon Asch sur le conformisme, publiée en 1951, démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d’un individu au sein d’un groupe.

 Cette expérience montre qu’un sujet répondant après plusieurs compères qui se trompent unanimement peut répondre comme ces derniers en dépit d’une évidence objective.

 Ce phénomène s’explique par le fait qu’une forte pression s’exerce sur les individus pour qu’ils s’alignent sur la position du groupe et pour qu’ils ne soient pas en désaccord avec lui, sinon ils sont ostracisés.

PLUS D’INFO sur www.REOPEN911.info   Le site français sur les attentats du 11 Septembre

 
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Publié par le 2 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Chemtrails:Pourquoi ces épandages?

 

Quand aurons-nous le bonheur de voir plusieurs jours d’affilées

un ciel d’azur pur et limpide qui ne soit pas lacéré

et défiguré par ces traînées blanches que font certains avions dans le ciel ?

 Ce qui est le plus incroyable et agaçant c’est de se retrouver devant l’ironie

et les sarcasmes ou encore l’indifférence de la plupart des gens

quand on essaie d’aborder le phénomène Chemtrails.

 Et pourtant il suffit de lever les yeux

pour constater l’incontournable réalité des faits !
 
  Pour ceux qui pensent encore que ces traces qui quadrillent le ciel sont dû à un effet de condensation que font les avions en volant à une certaine altitude,

alors qu’ils me disent pourquoi certains jours on en voit aucunes ?

Ce pourrait-il qu’il y ait des jours où tous les vols sont suspendus ? 

 Bien sur que non !

 Il est clair que tous les avions ne sont pas de même nature, ne volent pas à la même altitude,

 mais SURTOUT n’ont pas la même MISSION !

 

La suite ici: http://behappyhumanity.spaces.live.com/blog/cns!484F9B55724925C!3026.entry?wa=wsignin1.0&sa=79274536

Moi-même je le constate quand l’état du ciel le permet,alors vous aussi,levez les yeux et voyez par vous-même que tout ceci n’a rien de naturel!

Quelques unes de mes photos sur le sujet:

:

J’ajouterais d’autres clichés par la suite…..

En ce Lundi de Pâques,8h du matin,voilà ce que j’avais au dessus de la tête !!!!!!!!!!!!

Je me suis levé vers 8h et ce balai macabre a duré jusqu’àux environ de 10h30!!!!!!

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Il est midi et malgré les nuages qui viennent obscurcirent le ciel et qu’ une trouée daigne me le montrer ,les avions sont toujours là à déverser leurs merdes!!!!
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Mardi 6 Avril 2010
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Le Grand Serment des Fils d’Ignace

cet article est tiré de la revue: « Undercover » n° 3
40 rue du Paradis
76530 Grand-Couronne
France
Avec la permission de Joël Labruyère, publieur.

Le SERMENT DES FILS D’IGNACE est la traduction du « Complete Oath Of Extreme Induction » de la Société de Jésus, enregistré à la Librairie du Congrès de Washington, sous le numéro 66-43354. Rendu public en 1883, ce Serment est encore utilisé de nos jours.

Quand un jésuite est sur le point de s’engager dans les niveaux plus élevés de l’Ordre, il s’agenouille sur une croix rouge devant le Supérieur. Il y a deux drapeaux devant lui, le drapeau jaune et blanc bien connu de la papauté, et le drapeau noir avec une dague et une croix rouge au-dessus d’un crâne, avec des tibias croisés. C’est celui de l’Ordre des jésuites, conforme au symbolisme maçonnique du grade de maître. La signification des  » deux drapeaux  » est hautement initiatique.

Sur le drapeau jésuite il est écrit : IUSTUM, NECAR, REGES, IMPIOS – l’extermination des rois, des gouvernements et des dirigeants impies – d’après les lettres INRI apposées sur la croix du Christ.
Le supérieur de l’Ordre tend au novice élu parmi des dizaines de candidats un crucifix noir qu’il presse sur son cœur. Il lui présente ensuite une dague que le novice saisit par la lame nue et dont il presse la pointe contre son cœur. Alors, le Supérieur tenant toujours la dague par la garde, lui adresse ces paroles :
 » Mon fils, jusqu’ici on vous a enseigné à tenir le rôle de dissimulateur ; parmi les catholiques romains, à être un catholique romain, et à surveiller même votre confrère ; à ne croire en personne, à ne faire confiance à personne ; parmi les huguenots, à être un huguenot ; parmi les calvinistes, à être un calviniste ; parmi les protestants, à être un protestant, à obtenir leur confiance pour chercher à prêcher même depuis leurs pupitres et dénoncer avec toute la véhémence de votre nature notre sainte religion et le Pape ; descendre aussi bas qu’il le faut, être juifs avec les juifs, afin que vous puissiez être capable de réunir toute information pour notre Ordre en tant que fidèle soldat du Pape.  »

Note : Pour les Jésuites, leur Général est le  » pape noir  » – représentant le Pape céleste -Lucifer.

 » On vous a enseigné à planter insidieusement les graines de la jalousie et de la haine entre les communautés, les provinces et les états qui étaient en paix, à les inciter à des actes de sang, les impliquant mutuellement dans la guerre, et de créer des révolutions et des guerres civiles dans des pays indépendants et prospères, cultivant les arts et les sciences et jouissant des bienfaits de la paix. De prendre parti avec les combattants et d’agir secrètement de concert avec votre frère Jésuite qui peut être envoyé de l’autre côté, mais ouvertement opposé à celui dont vous pourriez être l’allié. Seule l’Eglise devra être le gagnant à la fin, dans les conditions fixées par les traités de paix et dont la fin justifie les moyens. « 

Note : En tant qu’agents du chaos dans l’âge noir, les Jésuites ont la mission de tout subvertir par le conflit pour établir des conditions de paix favorables à l’extension de leur politique mondiale. Ce discours n’est donc pas surprenant puisqu’il s’adresse à un novice déjà averti des buts de l’Ordre, et qui a été mis à l’épreuve durant de longues années avant de mériter l’initiation suprême..

 » On vous a enseigné votre devoir en tant qu’espion, à réunir toute statistique, fait et information en votre pouvoir depuis toute source ; de vous intégrer dans la confidence du cercle de famille des protestants et hérétiques de toute classe et caractère, aussi bien le marchand, le banquier, l’avocat, parmi les écoles et les universités, dans les parlements, les législatures, et dans les conseils judiciaires de l’Etat, et d’être  » toute chose pour tous les hommes « , par égard pour le Pape dont nous sommes les serviteurs jusqu’à la mort. « 

Note : ce texte a été transcrit par des protestants américains qui l’ont sans doute interprété selon leurs préjugés en se plaçant comme la cible des Jésuites, alors qu’en réalité, ces derniers ont infiltré toutes les religions depuis quatre siècles. Déjà au 17 ième siècle ils se vantaient d’avoir pénétré le Brahmanisme, le Shintoïsme et le Confucianisme, en évitant de nommer le Lamaïsme à l’ombre duquel ils installèrent la pseudo  » grande loge blanche « . En Europe, la Franc-maçonnerie fut investie peu après sa fondation, et la plupart des écoles ésotériques dont les chefs étaient maçons.

 » Vous avez reçu toutes vos instructions jusque là en tant que novice, que néophyte, et vous avez servi comme coadjuteur, confesseur et prêtre, mais vous n’avez pas été investi de tout le nécessaire pour commander dans l’armée de Loyola au service du Pape. Vous devez servir au bon moment comme instrument et exécutant de vos supérieurs ; car personne ne peut commander ici s’il n’a pas consacré ses labeurs du sang de l’hérétique : car  » sans effusion de sang, personne ne peut être sauvé « . Cependant, pour vous adapter dans votre tâche, et rendre votre salut assuré, vous allez, en plus de votre précédent serment d’obéissance à votre Ordre et votre allégeance au pape, répéter après moi :

 » Moi, X ; à présent, et en présence de Dieu Tout puissant, de Marie la Vierge Bénie, de Michel l’Archange Béni, de St Jean le Baptiste Béni, les saints Apôtres St Pierre et St Paul et tous les saints et les hôtes sacrés du Ciel, et à toi, mon Père Spirituel, le Supérieur Général de la Société de Jésus, fondée par St Ignace de Loyola, durant le Pontificat de Paul le III ème, et se poursuivant jusqu’à aujourd’hui, de faire par l’utérus de Marie, la matrice de Dieu, et par la verge de Jésus-Christ, de déclarer et jurer que sa Sainteté le Pape est le vice-régent du Christ et le vrai et seul dirigeant de l’Eglise Catholique Universelle sur la terre ; et qu’en vertu des clés qui ouvrent et qui ferment données par mon Sauveur Jésus-Christ, il a le pouvoir de détrôner les rois, les princes, états, commenwealths et gouvernements hérétiques, tous étant illégaux sans sa confirmation sacrée, et qu’ils doivent être sûrement détruits. Par conséquent, au summum de mon pouvoir, je défendrai cette doctrine ainsi que le droit et l’usage de Sa Sainteté contre tous les usurpateurs de l’autorité hérétique ou protestante et tous leurs adhérents au regard du fait qu’ils sont des imposteurs et des hérétiques, s’opposant à la Mère Sacrée de l’Eglise de Rome.

Je m’engage à présent à renoncer et à désavouer toute allégeance due à quelque roi, prince ou état hérétique nommés protestants ou libéraux, à refuser l’obéissance à n’importe laquelle de leurs lois, magistrats et fonctionnaires. Je déclare de surcroît que les doctrines des églises d’Angleterre et d’Ecosse, des calvinistes, huguenots et autres du même acabit que protestants et libéraux comme étant damnables, qu’elles se sont damnées elles-mêmes et que soient damnées ceux qui ne les abandonneront pas.
Je déclare de surcroît que j’aiderai, assisterai et conseillerai tous, quel qu’ils soient, les agents de sa Sainteté partout où je me trouverai, dans n’importe quel autre royaume ou territoire où j’irai, de faire mon maximum pour extirper toutes les doctrines hérétiques protestantes ou libérales et de détruire tous leurs prétendus pouvoirs royaux ou autres.

De plus, je promets et déclare que, malgré ce dont je suis dispensé, d’assumer toute religion hérétique, pour la propagation de l’intérêt de la Mère Eglise, de garder secret et privé tous les conseils d’agents, au fur et à mesure du temps, selon ce qu’ils peuvent me confier, et de ne pas divulguer, directement ou indirectement, par paroles, par écrits ou autres circonstances ; mais d’exécuter tout ce qu’ils iront me proposer, tout ce dont ils me chargeront ou découvriront, en ton nom, mon Père Spirituel ou pour quelque convent sacré.

De plus, je promets et déclare que je n’aurai aucune volonté par moi-même, ou même une quelconque réserve intellectuelle, aussi mort qu’un cadavre, mais obéirai sans aucune hésitation à chacun et tout ordre que je peux recevoir de mes supérieurs de la Milice du Pape et de Jésus-Christ ; que j’irai dans n’importe quel endroit du monde où je puisse être envoyé, sans murmurer ou rechigner, et que je serai soumis à toutes choses ordonnées.  »

Note : attention, la suite est insoutenable, et l’on comprend la fureur de certaines autorités laïques à l’encontre des Jésuites lorsqu’ils lurent ce qui suit :

 » Je promets et déclare de surcroît que je ferai, dès que l’opportunité se présentera, une guerre implacable, secrètement ou ouvertement, contre tous les hérétiques, protestants ou libéraux, comme je suis dirigé pour le faire, de les extirper et les exterminer de la face de la terre entière, et que je n’épargnerai personne quel que soit son âge, son sexe ou sa condition, que je pendrai, brûlerai, ferai dépérir, abîmerai, écorcherai, étranglerai, et enterrerai vivant ces infâmes hérétiques ; que j’arracherai les ventres et les matrices de leurs femmes, écraserai les têtes de leurs enfants contre les murs, afin d’annihiler à tout jamais leur exécrable race.

Que au cas où cela ne pourrait pas être fait ouvertement, j’utiliserai secrètement le récipient empoisonné, la corde à étrangler, le fer du poignard ou le plomb de la balle, sans égard pour le rang, l’honneur, la dignité ou l’autorité d’une ou des personnes, quelle que puisse être leur condition de vie, publique ou privée, puisque je puis être sommé de le faire par n’importe quel agent du Pape, ou par un supérieur de la Fraternité de la Sainte Foi, de la Société de Jésus.

En confirmation duquel, je dédie par la présente mon existence, mon âme et tous mes pouvoirs corporels, et qu’avec cette dague que je reçois maintenant, je signe de mon nom écrit de mon propre sang, pour attestation ; et s’il est avéré que je manque par fausseté ou faiblesse dans ma détermination, que mes frères et soldats de la Milice du Pape me tranchent les mains et les pieds, et la gorge d’une oreille à l’autre, que mon ventre soit ouvert et qu’on y brûle du soufre, avec toutes les punitions qui puissent m’être infligées sur terre, et que mon âme soit torturée par les démons dans un enfer éternel.  »

Note : les châtiments du renégat Jésuite sont identiques à celles dont on menace l’initié Franc-maçon, ce qui confirme à l’évidence l’origine réelle de la Franc-maçonnerie moderne dont on voit mal les adeptes, bourgeois libre-penseurs, inventer de telles menaces pour eux-mêmes. La signature du pacte par le sang est le rite ultime de l’engagement sataniste.

Cette déclaration de foi explique les génocides modernes et pourquoi des témoins affirment avoir vu des jésuites diriger des massacres en personne durant la dernière guerre mondiale.
Et le Rwanda, et le Cambodge ? Nous savons qu’au Rwanda les appels au meurtre furent lancés depuis la chaire des églises.

 » Par tout cela, moi X, jure sur la Sainte Trinité et le saint Sacrement, que je suis sur le point de recevoir, de célébrer, quant à moi, invariablement ; que je dois faire appel à tous les hôtes célestes et glorieux du Ciel pour être témoins de mes réelles intentions de conserver ceci en tant que serment.
En témoignage de cela, je prends ce haut et saint sacrement de l’Eucharistie, et de surcroît m’en porte témoin, de mon nom écrit de la, pointe de cette dague trempée dans mon propre sang et scellé devant ce saint convent.

Le supérieur :  » Tu te tiendras à présent sur tes pieds et je t’enseignerai le catéchisme nécessaire pour que tu fasses connaître à tout membre de la Société de Jésus appartenant à ce grade.
En premier lieu, en tant que Frère Jésuite, tu feras avec un autre Frère, le signe ordinaire de la croix comme n’importe quel catholique romain le ferait ; ensuite l’un de vous croise ses poignets, paumes des mains ouvertes, l’autre croise ses pieds l’un par-dessus l’autre ; le premier pointe de son index droit le centre de sa paume gauche, tandis que l’autre de son index gauche pointe le centre de sa paume droite, puis le premier de sa main droite fait un cercle autour de sa tête, en la touchant ; ensuite l’autre de l’index de sa main gauche touche le côté gauche de son corps juste sous son cœur, puis le premier de sa main droite mime le geste de trancher la gorge de l’autre, puis l’autre de sa main droite fait le geste de couper à la dague l’estomac et l’abdomen du premier.

Le premier dit alors IUSTUM ; l’autre répond NECAR ; puis le premier dit REGES, et l’autre répond IMPIOS. Le premier va alors présenter un petit morceau de papier plié d’une façon particulière quatre fois, que l’autre va couper longitudinalement en l’ouvrant, on trouvera le nom IESU écrit sur la tête et sur les bras trois fois. Ensuite vous donnerez et recevrez les questions et réponses suivantes :
Q : D’où venez-vous ?
R : Des rives du Jourdain, du calvaire, du St Sépulcre et pour finir de Rome.
Q : Qui servez-vous ?
R : Le saint Père de Rome, le Pape, et l’Eglise catholique Romaine universelle partout dans le monde.
Q : Qui vous commande ?
R : Le successeur de St Ignace, le Fondateur de la Société de l’Eglise ou Soldats de Jésus-Christ.
Q : Qui vous a reçu ?
R : Un vénérable homme aux cheveux blancs.
Q : Comment ?
R : Avec une dague nue, et moi m’agenouillant sur une croix sous les drapeaux du Pape et de notre Ordre Sacré.
Q : Avez-vous prêté serment ?
R : Oui, de détruire les hérétiques ainsi que leurs gouvernements et dirigeants, et de n’épargner personne quel que soit l’âge, le sexe ou la condition. D’être comme un cadavre sans aucune opinion ou volonté par moi-même, mais d’obéir implicitement à mes supérieurs pour toutes choses sans hésitation ni murmure.
Q : Le ferez-vous ?
R : Oui.
Q : Comment voyagez-vous ?
R : Dans la barque de Pierre le pêcheur.
Q : Où voyagez-vous ?
R : Aux quatre coins du globe.
Q : Dans quel but ?
R : Pour obéir aux ordres de mon Général et de mes supérieurs, et exécuter la volonté du pape, et accomplir fidèlement les conditions de mon serment.
R : Alors, va partout dans le monde, et prends possession de toutes les terres au nom du Pape. Celui qui ne l’acceptera pas en tant que Vicaire de Jésus et de son Vice-Régent sur terre, qu’il soit maudit et exterminé.  »

Note: Certains papes se sont dressés contre la main-mise des Jésuites sur l’Égllise. L’ordre des Jésuites fut supprimé par le pape Clément XIV en 1773, mais n’en continua pas moins son oeuvre.

Note de Nenki: maintenant que vous avez lu ce etxte, vous comprendrez que toutes les initiations des hauts degrés de la « Fraternité » (Skul & Bones, Crane et Os, Bohémian Club, etc..) exigent les mêmes serments soit le don total de soi et de son âme. Ceci semble un pacte diaboliquement dessiné pour obtenir un candidat de Manchourie parfait. Car existe-t-il plus haut idéal que de servir Dieu et sa cause. Mais de quel Dieu fait-on mention ici ? Je ne peux vous le dire car mon Dieu n’a pas de cause et n’exige pas de moi que je le serve et lui donne mon argent ou mon énergie. C’est plutôt l’inverse.

http://www.conspiration.cc/sujets/religion/serment_fils_dignace.html

 

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Le projet H.A.A.R.P

 

La technologie mettra à la disposition des grandes nations des procédés qui leur permettront de mener des guerres furtives, dont seule une infime partie des forces de sécurité auront connaissance. Nous disposons de méthodes capables de provoquer des changements climatiques, de créer des sécheresses et des tempêtes, ce qui peut affaiblir les capacités d’un ennemi potentiel et le pousser à accepter nos conditions. Le contrôle de l’espace et du climat ont remplacé Suez et Gibraltar comme enjeux stratégiques majeurs” (Zbigniew Brzezinski, principaux concepteur de la politique étrangère américaine avec Henry Kinsinger).

Un premier reportage, diffusé par la chaîne ITV et déjà publié sur ce site, présentait succinctement le projet HAARP : http://www.prisedeconscience.org/science/projet-haarp-itv-86

Voici maintenant un documentaire plus complet abordant précisément ce funeste projet.

Sous le sigle HAARP se cache un des programmes de recherche appliquée qui, bien que présenté comme inoffensif et d’usage civil, est considéré par un grand nombre de scientifiques de renom comme une arme secrète redoutable, développée par les Américains et qui serait déjà opérationnelle. Que les sceptiques prompts à la moquerie facile veuillent bien prendre le temps de s’informer en lisant cet article. Nous ne prétendons pas que cette arme soit utilisée, nous pensons donner suffisamment d’indices pour suggérer qu’elle existe et nous posons le problème moral de son emploi.
Il y a une trentaine d’années, Zbigniew Brzezinski, Conseiller pour la Sécurité Nationale américaine, écrivait dans son livre « Entre deux âges » que : « La technologie permettra tôt ou tard aux chefs des grandes nations d’utiliser des techniques pour mener des guerres secrètes. Des techniques, de modification sélective et ciblée du climat, pourront être employées pour déclencher des périodes prolongées de sécheresse ou d’orage ». Rappelons que Brzezinski  co-fonde alors, avec David Rockefeller, la commission Trilatérale en 1973, qu’il dirige jusqu’en 1976.

Rosalie Bertell est couverte de diplômes et a été conseillère scientifique du président Carter pour les technologies de défenses au cours des années 1970. Elles a réalisé de nombreuses études sur des sujets comme la radiation émises par les essais nucléaire et a dirigé de nombreuses commissions internationales sur diverses catastrophes. En 2005, Rosalie Bertell  a été sélectionnée parmi les “milles femme de paix” pour le prix nobel. Elle compare Haarp à un “four gigantesque qui peut entrainer une déchirure dans l’ionosphère et générer non seulement des trous, mais de grandes entailles dans la couche protectrice qui empêche les radiations mortelles de bombarder notre planète“. Pour elle la question ne se pose pas : “Ce sont les militaires qui ont détérioré le climat et la couche d’ozone“.

Rosalie Bertell confirme que « Les scientifiques militaires américains travaillent sur des systèmes atmosphériques pouvant être employés comme armes potentielles. Les méthodes incluent l’intensification des orages et la canalisation des vapeurs de rivières dans l’atmosphère terrestre pour produire des sécheresses et des inondations ciblées ».

En février 1998, le Comité des Affaires Étrangères de Sécurité et de Défense du Parlement Européen, interpellé officiellement par un rapport de Britt Theorin, Membre du Parlement suédois, a tenu des audiences publiques à Bruxelles sur le programme H.A.A.R.P. Les conclusions officielles de ces séances furent que : « Le Comité considère que H.A.A.R.P, compte-tenu de son puissant impact projeté à distance sur l’environnement, est un problème global qui exige que ses implications éthiques, légales et écologiques soient examinées par un corps d’experts internationaux indépendants. Le Comité regrette les refus répétés de l’Administration des Etats-Unis de témoigner et donner des preuves sur les risques publics et environnementaux du programme H.A.A.R.P ». Cette demande fût alors rejetée, lui étant opposé le fait que la Commission Européenne ne peut s’immiscer dans « les liens entre l’environnement et la défense » (sic), et Bruxelles voulant éviter un rapport de force avec Washington.

Nicholas Begich (présent dans la 1ère partie de cette vidéo), docteur en médecine, est profondément impliqué dans la campagne contre le projet Haarp. Il est coauteur avec la journaliste Jeanne Manning, spécialisée dans les recherches sur les énergies dites “non conventionnelles”, de l’ouvrage “Les anges ne jouent pas de cette Haarp” (rubrique “livre” de ce site). Il affirme sans ambiguïté que l’un des buts de  ce projet est de mettre sur pied une arme de destruction, aussi bien massive qu’individuelle.

Dès 1952, le docteur José Manuel Rodriguez Delgado, professeur de physiologie à Yale, avait découvert que l’on pouvait affecter le comportement émotionnel et la façon de penser d’un individu par l’utilisation de certaines fréquences et de certaines ondes. Avec d’autres scientifiques comme Robert Becker, ils ont réussi à démontrer que des ondes de types ELF, identiques à celles utilisées par Haarp qui sont couplées avec l’emploi de courant alternatif, génèrent des fréquences “où la plupart des fonctions cérébrales profondes de l’être humain peuvent être manipulées de l’extérieur avec des résultats tangibles“. Le docteur Begich explique que certaines ondes peuvent provoquer dans le cerveau l’apparition de substances neuro-chimiques  qui génèrent “un vaste arsenal de réponses et de comportements émotionnels ou intellectuels comme des sentiments de peur, de dépression, de désir, d’amour“.

Marc Filterman, ancien officier de l’armée française, distingue plusieurs sortes d’armes “non conventionnelles” qui utilisent des radiofréquences. Il estime que les Etats-Unis et l’union soviétique maîtrisent parfaitement la manipulation du climat depuis le début des années quatre-vingt, grâce à ELF.

Ces brefs paragraphes d’introduction pouvant donner à penser que H.A.A.R.P n’est pas une fumisterie du type du monstre du Loch Ness ou de l’abominable homme des neiges, il convient d’en dire un peu plus sur ce programme.

Haarp est donc une installation militaire conjointe entre l’US Navy et l’US Air Force, financée directement par le département américain de la Défense, sans avoir à passer par un processus d’évaluation par des chercheurs américains comme c’est le cas d’habitude.

Voyons ce qu’en dit Michel Chossudovsky dans la revue The Ecologist et dans Global Research : « HAARP est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial. » La guerre climatique (il s’agit bien de cela) est susceptible de menacer l’avenir de l’humanité.

Comment ça marche ?
Cette technologie revient à pointer vers l’ionosphère un faisceau d’ondes (comme le ferait un émetteur radio) à la haute fréquence afin de voir ce qui s’y passe. Le bombardement d’une zone donnée de l’ionosphère avec ces HF a pour effet de créer un énorme miroir virtuel qui agit comme une antenne. Cette « antenne » virtuelle émet des fréquences extrêmement basses vers la Terre. C’est un peu comme si on créait une sorte de four micro-ondes géant dans un territoire donné de l’ionosphère. Ces ondes sont de nature à dérégler les systèmes de guidages électroniques aussi bien d’avions qui passeraient par là, que des missiles, jusqu’à les faire se désintégrer en plein vol. Mais Haarp peut aussi bien déclencher des séismes.
Et si certains récents séismes étaient provoqués ? Grâce à ces ondes, on peut aussi « scanner » la croûte terrestre à des profondeurs extrêmes pour en faire une sorte de radiographie afin de détecter n’importe quelle implantation secrète nucléaire. L’injection de fortes quantités d’énergie dans l’ionosphère a la capacité d’influencer la météorologie, provoquant des effets bénéfiques dans une région ou cauchemardesque dans une autre. On peut également provoquer la libération soudaine d’une énorme quantité d’énergie, en imitant par exemple le flash provoqué par une explosion nucléaire à haute altitude. Ce type d’action ne relève pas de la science-fiction, il a été utilisé en 1991 au cours de la guerre du Golfe et de l’opération « Desert Storm ».   Selon le périodique militaire officiel Defence News (n19 du 13 avril 1992), les Etats-Unis avaient déployé sur le champ de bataille une arme à impulsion électromagnétique (EMP Weapon).   Le but de cette arme est double:  il permet, comme le fait une explosion nucléaire, d’empêcher toute forme de communication radio chez l’ennemi et a un effet redoutable en matière de guerre psychologique. On comprend mieux dans ce cas pourquoi des dizaines de milliers de soldats irakiens se sont rendus sans combattre. Il serait peut-être temps d’arrêter de jouer aux apprentis sorciers…

Haarp aurait donc la capacité d’interrompre toute forme de communication hertzienne, de modifier la météorologie, d’influer sur le cerveau humain, de provoquer des tremblements de terre en bombardant d’onde certaines zones à failles sismique par exemple, et pourrait générer des explosions aussi puissantes qu’une bombe atomique.

A noter que l’Australie et la Russie dispose d’une telle installation..

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/haarp-un-systeme-d-armement-68896

source : http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article833&lang=fr

Enfin, voici un lien portant sur une étude complète de l’astrophysicien Jean-Pierre Petit, intitulée : “Le projet Haarp et ce qu’il cache” :

http://www.jp-petit.org/nouv_f/Crop%20Circles/Haarp.htm

Et un dernier, détaillant ce projet de manière complète :

http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/haarp.php

Pour le doc vidéo en haut de page à cette adresse:

 http://www.prisedeconscience.org/category/manipulation-et-complot

 

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Illuminati,le jeu de cartes.

 

 

Le jeu


Illuminati est un jeu Steve Jackson Games traduit en français par Jeux Descartes. Illuminati propose aux joueurs de justifier la psychose célèbre : « on nous manipule tous » en incarnant un groupes d’Illuminés qui prend secrètement le contrôle des institutions, groupes de pressions et activistes en tout genre du pays (les Etats-Unis. Pour ce faire,  les Illuminés sont au somment d’une structure de pouvoir pyramidale où les groupes contrôlent d’autres groupes tout en étant contrôlés directement ou indirectement par le groupe d’Illuminés : ainsi verra-t-on le groupe d’Illuminé « le Triangle des Bermudes » contrôler les Constructeurs Automobiles qui contrôle les petits commerces qui contrôle la CIA qui contrôle les Clubs d’aquariophiles. 

Présentation du jeu

Illuminati utilise comme matériau de jeu des cartes spéciales, des Mégabucks qui sont la monnaie du jeu et des dés. Au début du jeu, les joueurs commencent avec uniquement la carte de leur Illuminé devant eux. Il y a huit Illuminés dans le jeu : les Gnomes de Zurich, les Illuminés de Bavière, les O.V.N.I., le Réseau, la Secte des Assassins, les Servants de Cthulhu, la Société de Discorde et le Triangle des Bermudes. Les autres cartes du jeu sont les groupes. Quatre groupes libres sont placés au centre de la table. A son tour de jouer, chaque joueur tire une carte : s’il s’agit d’un nouveau groupe, il le pose sur la table, s’il s’agit d’une carte Evénement, le joueur la garde pour soi.

Les groupes

Les groupes sont l’âme du jeu. Ils représentent (dans un but satirique) différents lobbies, groupes de pressions ou activistes. Outre son nom, un groupe est caractérisé par son orientation, son pouvoir, sa résistance et son revenu.L’orientation (dix en tout) permet de classer les groupes en plusieurs familles. Il y a les conformistes, les marginaux, les pacifiques, les violents, etc. Un même groupe peut avoir plusieurs orientations et certains n’en ont aucune. Il est plus facile pour un groupe de contrôler un autre groupe quand celui-ci a les mêmes orientations que lui. Et, logiquement, il est plus facile pour un groupe de détruire un autre groupe qui a des orientations opposées (par exemple, Libéral est opposé à Conservateur).Le pouvoir représente la capacité d’un groupe à en contrôler d’autres. Certains groupes ont un pouvoir nul et ne peuvent donc contrôler d’autres groupes. Certains groupes ont également un pouvoir transférable qui permet d’aider un autre groupe à en contrôler un nouveau.La résistance représente la capacité du groupe à s’opposer à une prise de contrôle par un autre groupe. Les Illuminés ne pouvant pas être contrôlé par définition sont les seuls à ne pas posséder de résistance.Le revenu représente le nombre de mégabucks que le groupe rapporte à chaque tour.Sur la table, les joueurs disposent leur Illuminé et les groupes sous la forme d’une structure de pouvoir. Chaque carte groupe dispose sur un de ces côtés d’une flèche tournée vers l’intérieur et, sur les autres côtés de zéro à trois flèches vers l’extérieur suivant le nombre de groupes qu’il peut contrôler (les Illuminés ont sur chaque côté de leurs cartes une flèche tournée vers l’extérieur). On montre qu’un groupe en contrôle un autre en faisant coïncider une des flèches tournées vers l’extérieur du premier groupe avec la flèche tournée vers l’intérieur du second. Les cartes ainsi posées sur la table forment une structure de pouvoir avec l’Illuminé au centre.

Déroulement du jeu

A son tour de jouer, après avoir tirer une nouvelle carte, un joueur commence à recevoir les revenus des cartes qu’il contrôle. Le revenu de chaque groupe est posé sur la carte correspondante. Le joueur ne peut faire des transferts d’argent qu’à la fin de son tour.Il peut ensuite mener au plus deux attaques. Il y a trois types d’attaques

  1. les attaques de prise de contrôle qui consistent à prendre un groupe libre ou contrôlé par l’adversaire et de l’incorporer à sa propre structure de pouvoir,
  2. les attaques de neutralisation qui consistent à remettre un groupe contrôlé par l’adversaire au milieu de la table avec les autres groupes non contrôlés,
  3. les attaques de destruction qui consistent comme leur nom l’indique à éliminer un groupe existant, contrôlé ou non.

Il est évidemment plus facile de neutraliser un groupe que de prendre directement son contrôle . Pour mener une attaque contre un groupe, on fait la différence entre le pouvoir du groupe qui attaque (auquel on rajoute éventuellement le pouvoir transférable d’un groupe qui le soutient) à la résistance du groupe attaqué. ce résultat donne un premier seuil. Ce seuil est modifié par différents bonus et malus en fonction des orientations des groupes en question ou de la place du groupe dans la structure de pouvoir s’il est déjà contrôlé. Les joueurs peuvent également dépenser des mégabucks venant des trésoreries des groupes concernés ou directement de l’Illuminé pour modifier ce seuil. Tous les joueurs peuvent apporter des mégabucks pour soutenir soit l’attaque, soit la défense. Cette possibilité est évidemment à l’origine de nombreuses alliances et tractations. Les joueurs ont parfois la possibilité de faire des attaques dites « privilégiées » qui permet d’empêcher aux autres joueurs d’intervenir.Le seuil final étant fixé après toutes les enchères des joueurs, le joueur qui mène l’attaque jette deux dés. L’attaque est réussie si le résultat du jet de dé est inférieur ou égal au seuil.
A leur tour, les joueurs peuvent également déplacer des groupes au sein de la structure de pouvoir (par exemple, pour rapprocher les plus intéressants de l’Illuminé et ainsi mieux les contrôler) et faire des transferts d’argent entre les groupes).Gagne le joueur qui contrôle le premier un certain nombre de groupes (en fonction du nombre de joueurs). Chaque Illuminé a cependant des conditions particulières de victoire qui lui permet de gagner par d’autres moyens. Par exemple, l’Illuminé « le Réseau » gagne lorsqu’il y en tout 20 points de pouvoir transférable dans sa structure de pouvoir. 

Commentaires

« Les Gnomes de Zurich contrôlent les Moonistes qui contrôlent le KGB qui contrôle les Boys Scouts et les Punk Rockers tandis que le Réseau contrôle le Pentagone qui, lui même, contrôle les Hédonistes Californiens et les Magasins Diététiques », c’est ce genre de situation sur lequel peut déboucher une partie d’Illuminati. Son sujet et le traitement humoristique des auteurs font toute le sel d’Illuminati.Cependant, par rapport à la simplicité de ce matériel, les règles me semblent d’une inutile lourdeur : distinction entre actions libres et les autres, calcul d’apothicaires à chaque attaque pour déterminer le seuil exact, diversité de bonus peu parlants et que l’on oublie rapidement. Au final, les joueurs ont des possibilités d’actions assez limitées et les mécanismes de jeu manque de richesse. Il n’y a pas de grand moments rassembleurs où tous les joueurs sont obligés de prendre parti comme, par exemple, le vote du budget à Junta ou les conciles à Credo. Les joueurs ne se liguent que lorsque l’un d’entre eux est susceptibles de gagner.Il apparaît ainsi que l’intérêt d’Illuminati dépendra du caractère des joueurs, plus que tout autre jeu. Si vos joueurs sont pinailleurs, prêts à tout contester et à se batailler pour un rien Illuminati est fait pour vous. Les autres, en revanche, auront du mal à rentrer dans le jeu et les parties leur sembleront monotones.On regrette donc qu’Illuminati s’adresse à un public limité alors que son sujet et son matériel de jeu le prédisposaient à toucher un plus large éventail de joueurs.

 
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Publié par le 6 mars 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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La solution finale

nico-sengage

 

Ceux qui persuadent et racontent aux autres en disant que le « nouvel ordre mondial » n’est pas réel n’ont pas suffisamment fait leur devoir. Le plan est là ! Pas forcément sur ce site, mais si vous vous renseignez  juste un petit peu, vous verrez que ce plan est à propos de créer un gouvernement mondial COMMUNISTE (pas capitaliste et pas démocratique), un gouvernement mondial fédéral planétaire fasciste, un monde que George Orwell n’a que trop bien imaginé, un monde ou vous serez contrôlé, vous travaillerez chez vous, vous serez surveillez constamment, vous porterez un badge ou une puce électronique comme cela ils connaitront tous vos faits et gestes. Vous aurez juste de quoi pour vivre, vous devrez baisser votre froc pour avoir de l’argent, qui ne sera même pas de l’argent, ça sera du Crédit, des chiffres sur un ordinateur qui peuvent être créés à volonté. Dites adieu à votre vie privée, dites bonjour à une vie communautaire communiste, une vie ou vous serez nourrit par la propagande, par la peur, et par les mensonges du gouvernant mondial, un monde ou l’information sera principalement axée sur le dépeuplement de la Terre, la centralisation des êtres humains, et le CONTROLE. Science fiction? La technologie existe, tout cela est possible et sera réalisé.

Car comme l’a dit si bien Sarkozy qui vient tout juste d’avoir 54 ans aujourd’hui, PERSONNE, je dis bien, PERSONNE ne pourra s’OPPOSER au Nouvel Ordre Mondial. Ce site a existé avant l’élection de Nicolas Sarkozy, vous ne me la ferez pas, je vois ce qui vient petit à petit, pour nous en occident, c’est pas une guerre avec des tanques dans la rue, c’est une guerre d’information, une guerre contre votre pouvoir analytique spirituelle, une guerre contre votre Esprit. Car vos analyses sont aussi bonnes que les informations que vous recevez, et si vous recevez de mauvaises informations alors vos analyses sont logiquement obligatoirement et naturellement corrompues.

Je sais qu’on ne peut pas vous forcer à vous réveiller mais REVEILLEZ VOUS, votre vie est en danger, votre mentale est en danger, votre vie émotionelle est déréglée, votre conscience est corrompue et votre âme est triste, REVEILLEZ VOUS, AYEZ UNE VIE, FAITES QUELQUE CHOSE POUR ARRANGER LA SITUATION, éduquez vous, informez vous, et aidez les autres à mieux comprendre ce qui se passe comme ça un JOUR, un jour va venir, ou nous pourrons agir en tant que nation éduquée, ce jour vous serez suffisamment équipé pour vous battre mentalement controuvoir fasciste en place. CE n’est pas une GUERRE avec des ARMES, c’est une guerre Spirituelle, une guerre Mentale, une guerre Emotionelle, en gros, une guerre contre VOTRE CERVEAU, votre INTELLIGENCE, votre INTELLECT.

http://www.nouvelordremondial.cc/

 
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Publié par le 4 mars 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

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VIOLENTE ATTAQUE DE NIGEL FARAGE CONTRE HERMAN VAN ROMPUY

ENORME INTERVENTION DE NIGEL FARAGE AU PARLEMENT EUROPEEN en présence de Herman Van Rampouy, une intervention inouïe de justesse car en effet, PERSONNE n’avait jamais entendu parler de Herman Van Rompuy avant qu’il ne soit poussé à ce poste par le groupe Bildenberg (voir l’article du Telegraph de Londres). J’ai regardé le président européen de 500 millions de personnes, et il ressemble à un méchant savant fou échappé d’une bande dessinée de Blake et Mortimer avec ses yeux étranges et ses cheveux coiffés avec une fourchette. Quelque chose ne colle pas, et Farage le montre bien. Je compte sur vous pour envoyer cet article au plus grand nombre de personnes possible, d’autant que je me suis efforcé de tout traduire, contrairement au journal Le Monde qui s’est contenté de garder que trois phrases. Regardez bien la vidéo, elle est fascinante, regardez Van Rompuy, il a l’air de tout, mais certainement pas d’un homme qui préside aux déstinées de 500 millions d’Européens, dont vous et votre famille, ne l’oubliez pas. ET REGARDEZ ENSUITE SON DISCOURS EN FRANCAIS: IL N’EST MEME PAS APPLAUDI… Et, génial, Van Rampouy NOUS REMET UNE COUCHE DE SA « GOUVERNANCE MONDIALE ». Si cette vidéo n’existait pas, je ne l’aurais pas cru. En tout cas, on a besoin d’un Nigel Farage en France. ET VITE SINON ON EST MORTS DES QUE LA CRISE VA DERAPER.

    « Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque! »
    « La question que je veux poser… Qui êtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous! »
    « On n’a jamais entendu parler de vous! »
    « Personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous »
    « Je veux vous poser une question Président, qui a voté pour vous ? »
    « Et quel mécanisme (vous a fait élire ?) »
    « la démocratie n’est pas populaire avec vous.. »
    « Les peuples d’Europe doivent vous démettre de votre poste »
    « Est-ce que c’est ça la démocratie européenne ? »
    « Je sens que vous êtes compétent, capable et dangereux »
    « Je n’ai aucun doute sur le fait que votre intention est d’être l’assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes »
    « Vous ne savez pas ce qu’est un pays uni car vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays »
    « Mais depuis que vous êtes là, on a vu la Grèce réduite à devenir rien de plus qu’un protectorat
    « Monsieur, vous n’êtes pas légitime à ce poste »
    « Je peux dire avec confiance que je parle au nom de la majorité du peuple anglais: On ne vous connaît pas, On ne vous veut pas, Plus tôt vous partirez mieux cela sera »

Ci-dessous Van Rompuy fait son discours suite à Nigel Farage.

               

              Ci-dessous le discours de Nigel Farage du 9 février sous titré en français, ECOUTEZ BIEN, car il montre que l’UE est dirigée maintenant par des anciens communistes et maoistes!!! C’est fou! L’Europe nous a été volée.

               

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              Histoire du « Nouvel ordre mondial »

              Pierre Hillard retrace l’histoire d’un courant idéologique qui imprime sa marque aux actuelles tentatives de regroupement d’Etats au sein de blocs régionaux et tente de les orienter vers une forme de gouvernance mondiale. Son objectif n’est pas de prévenir les conflits, mais d’étendre la puissance financière et commerciale du monde anglo-saxon. Il théorise et revendique le projet d’un « Nouvel ordre mondial » érigé sur les ruines des Etats-nations.
              Bien sûr, il ne s’agit pas d’assimiler tous les efforts visant à mettre fin aux divisions nationales à une volonté de domination. Mais il est indispensable d’étudier ce projet de globalisation politique afin de ne pas le laisser transformer l’idéal de l’unité humaine en un cauchemar totalitaire.

              vec la ratification du Traité de Lisbonne par les 27 Etats européens, l’élection d’Herman van Rompuy à la présidence du Conseil européen et de Catherine Ashton comme Haut-représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, le 19 novembre 2009, marque un tournant décisif dans les ambitions mondialistes. L’Union européenne (l’UE) se voit dotée progressivement d’un visage politique et d’un « numéro de téléphone » pour reprendre l’expression d’Henry Kissinger. Certes, de nouveaux réglages — une forme de rodage — s’avèrent nécessaires afin de véritablement asseoir cette union régionale. En effet, des rivalités continuent à perdurer entre le président du Conseil européen, le président de la Commission européenne et la présidence tournante de six mois. Cette situation agace profondément l’administration Obama [1]. Cependant, dotée de la personnalité juridique et d’une complète primauté du droit européen sur le droit national, l’Union européenne peut prétendre (réussir ?) devenir un acteur de la scène internationale. Il serait faux d’affirmer que cette nouvelle vocation se fera dans une complète indépendance par rapport au reste du monde. En fait, les élites européistes soutenues par l’oligarchie financière avancent en liaison et en communion d’esprit avec toutes les autres formes d’unions régionales en cours d’élaboration sur la planète.
              En effet, l’Union européenne n’est qu’une composante d’un vaste programme conduisant à l’émergence de blocs continentaux dotés chacun d’une monnaie, d’une citoyenneté, d’un parlement unique, etc ; l’ensemble de ces blocs étant appelé à constituer une gouvernance mondiale. Nous pouvons relever les unions régionales suivantes en formation :

               

               La Communauté Economique Eurasiatique (CEEA ou Eurasec pour Eurasian Economic Community)  [2] : créée en octobre 2000 et réunissant plusieurs pays de l’ancien bloc soviétique (Russie, Kazakhstan, Biélorussie, …), elle poursuit l’objectif de créer une union douanière [3] à partir de 2010 avec l’idée d’une monnaie régissant l’ensemble appelé « evraz » [4] ou « euras » ou encore « eurasia » (le nom de cette monnaie peut encore changer) [5].
              - L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) [6] : créée en mai 2008, elle entend passer d’une logique sub-régionale à une identité régionale en fusionnant en une seule organisation le Mercosur et la Communauté andine, c’est-à-dire en réunissant tous les Etats du continent sud-américain (à l’exception de la Guyane française, et des îles britanniques Sandwich et Malouines). L’idéal poursuivi est de réussir la mise sur pied d’un parlement, d’une monnaie unique [7] et d’une citoyenneté commune. L’UNASUR entretient des liens privilégiés avec son modèle européen dans le cadre d’une assemblée parlementaire euro-latino américaine appelée EUROLAT [8].

               

              – Le Système d’intégration centre-américain (SICA) [9] : créé en décembre 1991, ce groupe de pays centre-américains poursuit les mêmes objectifs cités ci-dessus, en particulier la création d’une monnaie unique suite au 33è congrès tenu à San Pedro Sula (Honduras) en décembre 2008.

               

              – Le lancement de « l’Organisation de l’Unité Africaine » (OUA) [10] en 1963 a permis de passer à la vitesse supérieure, à partir des années 1999-2000, avec la création de l’Union Africaine (l’UA, à Durban en juillet 2002) et du « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD) [11]. Les objectifs (commission, parlement panafricain, cour africaine des droits de l’homme, etc) se calquent sur le modèle européen [12].

               

              – Le Conseil de coopération du Golfe (Golf cooperation council, GCC)  [13] : créé en 1981, il tend à une union de plus en plus étroite entre les Etats du Golfe (Bahrein, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirat arabes unis). Une monnaie commune est prévue vers 2010/2011. Le nom avancé par certains est « Khaleeji ». Cependant, même si le principe d’unité monétaire est retenu, l’appellation de cette monnaie n’est pas assurée [14].

               

              – Une union asiatique prend forme sous l’égide de trois acteurs principaux : le Japon (CEAT, Council on East Asian Community), la Chine (NEAT, the Network of East Asian Think Tank) et la Corée du Sud (EAF, the East Asia Forum). Depuis le 1er janvier 2010, la Chine et l’Asean (sigle anglais pour « Association des nations du Sud-Est asiatique) ont lancé la plus grande zone de libre-échange au monde, à laquelle se sont joints la Corée, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle doit permettre « d’accélérer ce processus de régionalisation » comme se plaît à le dire Xu Ningning, le secrétaire général du Conseil économique Chine-Asean [15].

               

              – Une union Nord-américaine a été lancée en mars 2005 au Texas (Waco) entre les chefs d’Etat états-unien, canadien et mexicain dans le cadre du PSP (Partenariat pour la Sécurité et la prospérité) [16]. L’objectif déclaré est d’aboutir, théoriquement au cours de l’année 2010, à l’instauration d’un périmètre politique, économique et militaire unifié entre les trois Etats [17]. Une unité monétaire appelée « amero » ou « dollar nord-américain » (la désignation de cette nouvelle monnaie n’est pas assurée) doit remplacer le dollar US et canadien ainsi que le peso mexicain [18]. Cette mutation passe par un effondrement du dollar et, par ricochet, du système financier et monétaire mondial. Cette crise systémique globale (politique, financière, monétaire et géopolitique) se renforce en ce début de l’année 2010 afin de favoriser l’arrivée de ce nouvel ordre mondial tant désiré par les thuriféraires du système.
              - Enfin, il est prévu théoriquement pour 2015 l’instauration d’un bloc euro-atlantique unifié politique, économique et militaire [19]. Nous pouvons signaler que le Parlement européen a adopté une résolution, le 26 mars 2009, traitant de « l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis ». Cette résolution a le mérite de rappeler tous les accords politiques, économiques et militaires conclus de part et d’autre des rives de l’Atlantique afin d’aboutir à une union transatlantique [20].

               

              Cette liste ne serait pas complète sans évoquer un événement majeur passé sous silence par la presse française. En effet, lors du sommet de l’Aquila en Italie (8-10 juillet 2009), les chefs d’Etat ont traité divers dossiers (crise économique, climat, …). Cependant, lors d’une rencontre avec les journalistes, le président russe Medvedev s’est plu à présenter un prototype de monnaie mondiale sous la forme d’une pièce fabriquée en Belgique sur laquelle était gravée en anglais « unité dans la diversité » [21]. Cette présentation constitue un tournant majeur. Pour la première fois, un chef d’Etat a présenté un exemplaire d’une monnaie en mesure d’être la référence unique de l’humanité toute entière [22]. Ce geste complète les propos d’Herman van Rompuy qui, lors de son discours de remerciements après sa nomination au poste de président du Conseil de l’Union européenne, n’a pas hésité à prononcer ces paroles lourdes de sens : « 2009 est aussi la première année de la gouvernance mondiale avec l’instauration du G20 en plein crise financière » [23].
              Cette affirmation — juste de la part d’un partisan de la gouvernance mondiale — doit nous amener à réfléchir et à nous poser la question suivante : comment en est-on arrivé là ? En effet, la description de ces diverses unions régionales plus ou moins avancées dans le cadre d’une autorité unique — avec éclatement interne des Etats qui les composent [24] — n’est pas le fruit du hasard. En fait, cette mutation résulte d’un très long travail de fond de la part des oligarchies financières [25] et de groupes élitistes politiques dans le cadre de think tanks ou de fondations.

               

              L’oligarchie anglo-saxonne et ses princes

              Le public francophone est malheureusement ignorant des vrais acteurs de la politique mondiale, ces derniers exerçant leurs talents plus dans les coulisses que sur la scène politicienne. Pour mieux comprendre la situation désastreuse dans laquelle les défenseurs de la cause nationale se trouvent en ce début de XXIè siècle, il est nécessaire de rappeler dans ses grands traits le rôle éminemment important de la puissance financière et aristocratique anglo-saxonne. Celle-ci a toujours constitué un Etat dans l’Etat. On peut situer sa prise du pouvoir suite à l’instauration de la « Grande Charte » du 15 juin 1215. Après la défaite du roi Jean Sans Terre d’Angleterre, le 27 juillet 1214 à Bouvines face au roi Philippe Auguste, les barons anglais ont arraché des privilèges politiques et financiers. Désormais, la couronne britannique est obligée de composer et de collaborer avec une caste qui allie force, puissance financière et ambitions commerciales. Dès cette époque, une élite avide, revendicatrice et orgueilleuse est née. Elle est à l’origine de l’existence de ces groupes de pressions (ou lobbies) qui, par des voies aussi diverses que la finance, le renseignement ou les médias, exercent des pressions sur le pouvoir politique. Ce dernier dépendant largement d’appuis et de monnaie sonnante et trébuchante pour son maintien au pouvoir est dans l’obligation absolue de tenir compte des avis et des conseils émanant de cette caste. Les think tanks (« instituts de recherche » ; la traduction est cependant impropre), fondations et groupes élitistes sont la suite logique d’un état d’esprit élitiste et mercantile. Ces cénacles sont devenus les centres incontournables d’une minorité active conditionnant l’avenir du monde anglo-saxon puis, de proche en proche, de l’univers entier. Contrairement à la conception politique française qui soumet toute activité à celle de l’Etat, ces organisations politico-commerciales ne dépendent plus d’une autorité nationale. Très tôt, elles ont exercé leurs talents. Dès le Moyen-Âge, des compagnies comme les London Staplers, les London Mercers Company ou encore la British East India Company (la BEIC au 17è siècle) ont été les fers de lance de l’impérialisme britannique. Ainsi, l’aristocratie commerciale s’est transmises le flambeau de la conquête et de la maîtrise des richesses de génération en génération. « Toujours plus » pour reprendre une expression de François de Closets.
              La défaite française en Amérique du Nord conduisant au Traité du 10 février 1763 peut être considéré comme l’acte de naissance de la montée en puissance de l’oligarchie britannique. En effet, la perte de la Nouvelle France donne à la Couronne britannique tout un continent aux richesses inouïes et presque vide d’habitants. L’incapacité de la monarchie française à peupler ces vastes territoires et à les intégrer à la sphère de la civilisation gréco-romaine fait basculer tout cet espace sous la coupe anglo-saxonne. Mâtinées d’un tour d’esprit messianique, les élites conquérantes américaines en liaison avec leurs homologues britanniques sont prêtes à imposer leur modèle au monde entier. Après les guerres de la Révolution et la défaite de Napoléon I en 1815, la puissance anglo-saxonne n’a plus de rival sur les mers. Puissance démographique, peuplement de vastes territoires en Amérique du Nord, en Afrique australe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, contrôle de points stratégiques partout dans le monde (Gibraltar, Hong Kong, …), mainmise de territoires sur presque tous les continents, technologie de pointe et secteur bancaire performant permettent à ces aristocraties commerciales de Londres et de New-York de rêver à un contrôle du monde sous les auspices de la City et de Wall Street. Un homme a été la figure de proue de cet idéal : Cecil Rhodes.

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              Cecil Rhodes (1853-1902) [26]

              Ce grand défenseur de l’Empire britannique émigre en Afrique australe où sa personnalité et ses qualités intellectuelles hors normes lui permettent de faire fortune dans le diamant. Il est à l’origine de la création de l’industrie diamantaire De Beers en liaison et avec l’appui de Nathaniel Mayer Rothschild (1840-1915). Sa fortune colossale lui ouvrant les portes de la colonie britannique, Cecil Rhodes pose les jalons permettant à l’Etat Sud-africain (dominion de l’Empire britannique) de prendre forme quelques années après sa mort en 1910. Son influence financière et politique lui permet de contrôler des territoires à qui il donne son nom : la Rhodésie. Divisés plus tard en Rhodésie du Nord et Rhodésie du Sud, ces Etats sont devenus la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, sa grande idée coloniale est de réaliser une immense voie de chemin de fer partant du Cap jusqu’au Caire. Dans sa défense de l’Empire britannique, les voies de communications constituent un enjeu capital pour la mise en valeur des richesses de toute sorte. Le développement des voies de communications (sous toutes ces formes [27]) est le passage obligatoire pour le bon fonctionnement de tout Empire. Ce précepte est d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle [28]. Les voies de communications constituent les artères irriguant l’empire commercial et politique.

              La société fabienne (Fabian society) [34]

              La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but. C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39]. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays. Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946).

              La Round Table et ses « enfants » [46]

              La création de la Round Table [47], qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial. En effet, sous l’impulsion de Lord Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial. D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par la Round Table : J.P Morgan [48], la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney [49].
              Avant de continuer dans l’étude des « bonnes œuvres » de la Round Table, il s’avère nécessaire de faire le point suivant. Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale. Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc anglo-saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle anglo-américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger. Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien.
              La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit [50], nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres, la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner [51]. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne. En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948) [52]. Membre du comité directeur de la Banque fédérale US (la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917. Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques [53]. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale anglo-américaine [54].
              La fin de la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de la France face aux grands argentiers anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises [55], furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique. En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers anglo-saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc) [56].

              La Paneurope, tremplin du mondialisme

              La création de la Paneurope est due à l’action d’un aristocrate autrichien née d’une mère japonaise, Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972). L’objectif déclaré de Coudenhove était d’empêcher les horreurs de la Première Guerre mondiale de se reproduire. Cette intention louable n’était que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, très tôt, Coudenhove indiqua clairement la direction prise par son mouvement en élaborant un rapport à la SDN présenté en 1925. Son but était d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée. Pour cela, il évoquait dans son rapport la nécessité de créer des « continents politiques », l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations dans la pensée de l’auteur [65]. Ses affirmations fédéralistes rejoignent largement celles de la société fabienne. Continuant sur sa lancée, Coudenhove organise en 1926 le premier congrès paneuropéen à Vienne sous l’égide de son président d’honneur, le président du conseil Aristide Briand (1862-1932) [66]. C’est lors de ce congrès réunissant plusieurs nationalités [67] qu’il fut décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven [68], qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Les objectifs de la Paneurope sont clairement affichés dans le cadre des « Principes fondamentaux » qui stipulent entre autres : « (…) L’union paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et des défis mondiaux, seule une Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’union paneuropéenne reconnaît l’autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique (…) » [69].

              L’après 1945, des lendemains qui chantent

              Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [82]. Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intitulé J’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill.

              Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000)

              Bilderberg, New age et Trilatérale

              La première réunion du Bilderberg eut lieu au Pays-Bas à Oosterbeck en mai 1954. Il est convenu que l’appellation de ce groupe élitiste résulte du nom de l’hôtel où résidaient les intervenants. Cependant, certains doutes persistent. Il n’empêche que sa création est due largement à l’action de Joseph Retinger même s’il faut y ajouter des « huiles » du mondialisme comme l’incontournable David Rockefeller (président du CFR, de la Chase Manhattan Bank, …). Les bilderbergers représentent la « crème de la crème » du sérail politique, économique et financier du monde atlantiste. Les médias occidentaux n’évoquent que très rarement leurs réunions et diffusent encore moins des reportages [97]. Les règles d’organisation et d’intervention des participants se calquent directement sur celles régissant le Royal Institute of International Affairs (RIIA, principe appelé « règle de Chatham House »). Là aussi, la famille Rhodes et Milner a laissé des traces. En fait, ces élites au sein du Bilderberg conditionnent largement la marche des affaires politiques, économiques et financières. Le cas du Belge Etienne Davignon est particulièrement frappant. Vice-président de la Commission européenne de 1981 à 1985, il est le grand pacha de ce groupe élitiste. Or c’est lui qui a invité l’homme politique belge Herman van Rompuy a passé un oral pour le poste de président du Conseil européen à pourvoir devant les représentants du Bilderberg, le 12 novembre 2009, en particulier devant l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, à Val Duchesse dans la banlieue de Bruxelles [98]. En gros, il fallait savoir si Herman van Rompuy était capable d’être utile au système. L’oral a dû se passer correctement puisqu’il fut retenu … bon pour le service.

              Une Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial

              Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ».
              Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111].
              Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] .
              Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114].

              Cecil Rhodes (1853-1902) [26]

              Ce grand défenseur de l’Empire britannique émigre en Afrique australe où sa personnalité et ses qualités intellectuelles hors normes lui permettent de faire fortune dans le diamant. Il est à l’origine de la création de l’industrie diamantaire De Beers en liaison et avec l’appui de Nathaniel Mayer Rothschild (1840-1915). Sa fortune colossale lui ouvrant les portes de la colonie britannique, Cecil Rhodes pose les jalons permettant à l’Etat Sud-africain (dominion de l’Empire britannique) de prendre forme quelques années après sa mort en 1910. Son influence financière et politique lui permet de contrôler des territoires à qui il donne son nom : la Rhodésie. Divisés plus tard en Rhodésie du Nord et Rhodésie du Sud, ces Etats sont devenus la Zambie et le Zimbabwe. Cependant, sa grande idée coloniale est de réaliser une immense voie de chemin de fer partant du Cap jusqu’au Caire. Dans sa défense de l’Empire britannique, les voies de communications constituent un enjeu capital pour la mise en valeur des richesses de toute sorte. Le développement des voies de communications (sous toutes ces formes [27]) est le passage obligatoire pour le bon fonctionnement de tout Empire. Ce précepte est d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle [28]. Les voies de communications constituent les artères irriguant l’empire commercial et politique.

              Au-delà du bon fonctionnement de l’Empire britannique, un idéal supérieur taraude Cecil Rhodes. En effet, convaincu de la supériorité de la « race » anglo-saxonne, il conçoit une politique afin d’assurer cette prééminence : l’union de tous les pays anglo-saxons ou, plus exactement, l’instauration d’un bloc réunissant l’Empire britannique et les Etats-Unis d’Amérique. L’ensemble doit constituer pour lui le socle permettant la naissance d’un Etat mondial animé des principes et de la philosophie de l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Afin d’y parvenir, il estime nécessaire de recruter des personnalités supérieures au sein des universités qui, animées du même idéal, seront soutenues pour occuper les postes clefs et aussi divers que l’économie, la finance, l’armée, l’éducation, le renseignement ou encore le journalisme. Ainsi, pareil à un corps d’armée, ces différentes personnes véritables jésuites du mondialisme convergeront vers le même but afin de former les esprits dans leurs pays respectifs tout en développant les structures politico-économiques conduisant à l’émergence de cet Etat commercial mondial. Dans son esprit, cette ambition titanesque et de très longue haleine passe par la création des « bourses d’études Cecil Rhodes » (Rhodes Scholarships). Cecil Rhodes n’a pas eu le temps de voir la concrétisation de cet idéal de son vivant. Ce n’est qu’en 1904 que ses proches collaborateurs lancent les premières bourses d’études portant son nom à l’université d’Oxford. Le sociologue français, Auguste Comte, disait que « les morts gouvernent les vivants ». Cette formule peut largement s’appliquer à Cecil Rhodes. Ses concepts ont forgé le monde du XXè siècle et du début XXIè siècle. Sans tous les citer, nous pouvons relever parmi les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes : le Premier ministre australien Bob Hawke (1981/1993) ; James Wolsey, directeur de la CIA (1993/1995) ; Wesley Clarke, patron de l’OTAN au cours de la décennie 1990 et acteur majeur de la destruction de la Yougoslavie en mars 1999 ; le président Bill Clinton (promotion 1968) ou encore James William Fullbright (sénateur de l’Arkansas et grande figure de la politique états-unienne) [29].
              La politique de Cecil Rhodes n’aurait pas pu prendre l’ampleur que l’on sait sans l’action de ses proches collaborateurs. Là aussi, nous ne pouvons pas citer la liste fort conséquente à la lecture d’Anglo-American Etablishment de Carroll Quigley. Les hommes entourant Cecil Rhodes se caractérisent par un fait majeur ; ils occupent les secteurs clefs de la société britannique dans la deuxième moitié du XIXè siècle [30]. Ils ont déterminé l’avenir du monde d’une manière implacable. Dans cette longue liste, nous retiendrons trois personnages.

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              Une des figures de proue, successeur et fils spirituel de Cecil Rhodes s’appelait Alfred Milner (1854-1925, appelé aussi Lord Milner). Parmi ses nombreuses activités comme par exemple directeur de la London Joint Stock Bank, il fut le chef du cabinet de guerre du Premier ministre Lloyd George durant le conflit de 1914-1918. Durant cette guerre mondiale, un événement déterminant pour les générations futures se joua en novembre 1917. En effet, la « Déclaration Balfour » (Arthur James Balfour, homme politique britannique) affirmait sous l’égide du gouvernement britannique la reconnaissance d’un foyer juif en Palestine. Cette reconnaissance fut officialisée directement par une lettre adressée à Walther Rotschild qui était un intermédiaire avec le mouvement sioniste en Grande-Bretagne. En réalité, le véritable rédacteur de cette déclaration était Alfred Milner. Comme l’explique Carroll Quigley, la « Déclaration Balfour » devrait en fait s’appeler la « Déclaration Milner » [31].
              Philipp Kerr (1882-1940, devenu lord Lothian) fut le secrétaire privé de Lloyd George. Autant dire qu’il était au cœur des échanges politiques autour du Premier ministre anglais et était une courroie de transmission pour l’ensemble du « groupe Milner » [32]. Par la suite, il fut ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.
              Enfin, nous pouvons évoquer Lionel Curtis (1872-1955). Outre sa participation aux travaux du Traité de Versailles, il est l’auteur de l’expression « Commonwealth of nations » dont l’application date de 1948. Comme le révèle Carroll Quigley, cette expression est le résultat de travaux dont le but était de préparer l’Empire britannique aux mutations politiques conduisant à une organisation mondiale. Ces travaux appelant à un Commonwealth remontent à 1916 [33]. Enfin, précisons que Lionel Curtis a joué un rôle déterminant, en 1919, dans la création du think tank anglais, le Royal Institute of International Affairs (RIIA appelé aussi Chatham House).
              La compréhension de la mécanique mondialiste se doit d’être étudiée comme un immense puzzle. Il faut passer en revue chaque pièce de ce puzzle puis ensuite les réunir afin d’avoir une vue d’ensemble. C’est pourquoi, nous passons à un autre pan du système en rappelant au lecteur qu’il doit conserver à l’esprit ces différents éléments afin de reconstituer ensuite le tout. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut comprendre la « Bête ».

               

              La société fabienne (Fabian society) [34]

              La société fabienne [35] est un institut qui a vu le jour à Londres en 1884 sous l’impulsion de politique anglais comme Sydney Webb (1859-1947) et de son épouse, Béatrice Webb, ou encore de l’écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950). L’avant-garde de cette société se fit sous l’influence de promoteur du socialisme comme Robert Owen (1771-1858) [36] qui transmit ses idées à John Ruskin (1819-1900, professeur à l’université d’Oxford [37] et qui influença Cecil Rhodes) [38]. D’autres personnes imprégnées d’un idéal socialiste chrétien comme Frederik Derrison Maurice (1805-1872) ont posé les jalons au cours du XIXè siècle ouvrant la voie à la fondation de la société fabienne. Le choix de « fabien » (fabian) s’explique puisqu’il se réfère au général romain de l’époque des guerres puniques (vers – 200 av – JC), Fabius Cunctator (c’est-à-dire le « temporisateur »). Face au général carthaginois Hannibal, le militaire romain pratiquait la politique de guérilla qui consistait à ne pas brusquer les choses afin d’atteindre son but. C’est cette méthode de changement en douceur mais implacable qui est la marque de fabrique de la société fabienne. Celle-ci défend le principe d’une société sans classe devant conduire à la synthèse du socialisme (l’Etat providence) et du capitalisme (les lois du marché), le tout devant aboutir à la mise en forme d’une économie monopolistique dans un cadre étatique mondial. Afin de répondre aux ambitions de cette société, ses dirigeants estiment qu’il faut y aller pas à pas ou, selon leur expression, par « graduation ». L’influence de cette société est immense car de nombreux politiques anglais ont été membres de la société fabienne [39]. Cependant, cette influence a été d’autant plus importante que cette société a été à l’origine de la création de la London School of Economics (LES) en 1895 sous l’impulsion de Sydney Webb. Cette prestigieuse école de formation économique qui s’est diversifiée par la suite a formé, dans un esprit fabien, des générations de dirigeants anglais, mais aussi de nombreux étudiants de part et d’autre de la planète. Ceux-ci sont souvent devenus par la suite des acteurs majeurs de la vie politique et économique de leurs pays. Ainsi, l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi ; le président John Kennedy ; la reine du Danemark Margarethe II ; Pierre Trudeau (Premier ministre canadien) ; le lobbyiste et membre de plusieurs think tanks Richard Perle (« le prince des ténèbres ») ; le financier George Soros (fondateur des instituts Open Society) ; l’ancien conseiller de François Mitterrand, Erik Orsenna et même le chanteur des Rolling stones, Mike Jagger (il n’a fait qu’un an ! [40]), ont fréquenté les bancs de cette école. Cette dernière grâce à l’action de la société fabienne a contribué au formatage de nombreux esprits de part le monde. Cependant, l’influence de cette société a été variée, entre autres grâce à l’action d’un de ses membres, l’écrivain Herbert George Wells (1866-1946).

               

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              Imprégné de l’idéal fabien, H.G Wells a su développer ses vues dans de nombreux livres. Auteur à succès comme L’Homme invisible, La Machine à remonter le temps ou encore La Guerre des mondes, cet écrivain anglais a su répandre ses convictions dans un ouvrage paru en 1928, Open conspiracy (« conspiration ouverte ») [41] , prônant un Etat mondial sans classe, contrôlant tout (« une nouvelle communauté humaine » selon son expression), encourageant la réduction drastique de la population mondiale et la pratique de l’eugénisme. En fait, dès le début, H.G Wells a présenté ses théories dans un ouvrage méconnu et dont le titre correspond exactement à la formule maçonnique Ordo ab chao : La Destruction libératrice. Paru en 1914, cet ouvrage raconte l’histoire d’une guerre généralisée aboutissant à la création d’un Etat mondial constitué en 10 blocs (« 10 circonscriptions » selon la formule de l’auteur [42]). C’est dans ce livre – rappelons-le paru en 1914 – que l’on retrouve l’expression « Nouvel ordre mondial » [43]. Par la suite, H.G Wells a récidivé en publiant un livre en 1940 au titre sans équivoque : Le Nouvel ordre mondial [44].
              Tous ses représentants fabiens fréquentaient et collaboraient de près ou de loin avec l’équipe de Cecil Rhodes puis de Lord Milner. Un véritable esprit de corps en faveur d’un but commun, un Etat mondial, animait ces différentes personnes. Ces élites anglo-saxonnes, qui ne sont que la suite logique de ces aristocraties commerciales du Moyen-Âge, ont continué à rassembler leurs forces au sein d’autres clubs comme la Pilgrim Society en 1902 à Londres et à New York [45]. La vitesse supérieure fut atteinte, en 1910, avec la création de la Round Table.

               

              La Round Table et ses « enfants » [46]

              La création de la Round Table [47], qui n’est finalement que l’héritière d’un passé multiséculaire de traditions mystiques, financières et élitistes, fut une étape décisive dans les préparatifs devant mener à un Etat mondial. En effet, sous l’impulsion de Lord Milner et de ses proches, cet institut haut de gamme fut créé en liaison avec les élites financières américaines afin d’assurer la prééminence du monde anglo-saxon devant aboutir à la création d’un Etat mondial. D’autres Round Tables furent créées dans tous les dominions de l’Empire britannique mais aussi aux Etats-Unis. Prenant la suite des ambitions de Cecil Rhodes, des financiers de renom encadraient l’équipe de Lord Milner comme Alfred Beit (1853-1906), Sir Abe Bailey (1864-1940) et la famille Astor. D’autres groupes se sont ajoutés au berceau du mondialisme animée par la Round Table : J.P Morgan [48], la banque Lazard ou encore les familles Rockefeller et Whitney [49].
              Avant de continuer dans l’étude des « bonnes œuvres » de la Round Table, il s’avère nécessaire de faire le point suivant. Ces grandes familles du mondialisme, même animées par une finalité commune, n’en sont pas moins déchirées par des dissensions internes. On peut en relever essentiellement deux. La première est aussi vieille que le monde ; elle s’appelle rivalités internes. Les rivalités d’ambitions et d’ambitieux cherchant plus de pouvoir, plus d’influence et plus de richesses afin d’occuper les meilleurs places ont émaillées l’histoire de cette aristocratie commerciale. Ce phénomène est aussi vieux que l’histoire humaine. En revanche, le deuxième point est propre à la Round Table. En effet, sous l’apparente unité de vue se cachent deux courants de pensée. Dans les deux cas, ces courants poursuivent le même but : l’Etat mondial. Cependant, dans un cas, un courant défend le principe de la constitution d’un bloc anglo-saxon unifié (Empire britannique associé aux Etats-Unis) ; ce socle anglo-américain représentant la colonne vertébrale permettant au reste du monde de s’y agréger. Dans le deuxième cas, l’autre courant estime qu’il n’est pas nécessaire de privilégier la naissance d’un Empire anglo-saxon comme point d’ancrage à un monde unifié. Il prône plutôt l’émergence d’un monde où aucun pays ne serait en mesure d’imposer sa loi ou sa philosophie politique. Il s’agit pour les tenants de la deuxième voie de créer une sorte de « purée » générale unifiant l’humanité entière en un seul bloc et sans distinction aucune. Nous avons là l’opposition entre les tenants du mondialisme anglo-saxon à celui des partisans du mondialisme planétarien.
              La Première Guerre mondiale fut une bascule d’un monde à un autre. Même s’il n’est pas possible d’évoquer dans le détail le rôle essentiel des élites anglo-américaines durant ce conflit [50], nous pouvons relever la mission déterminante du suédois Olof Aschberg (1877-1960) à la tête de la banque Nya Banken de Stockholm. Il fut le grand financier servant d’intermédiaire entre les élites de Wall Street et de la City d’un côté et les dirigeants bolcheviques de l’autre. Son surnom était le « banquier de la Révolution mondiale ». Comme le rappelle Antony Sutton, la banque d’Olof Aschberg avait une filiale à Londres, la Bank of North Commerce, dont le président Earl Grey appartenait tout simplement à l’équipe de Cecil Rhodes et de Lord Milner [51]. Ce dernier joua aussi un rôle capital au sein de l’oligarchie anglo-saxonne. En effet, outre son activité susmentionnée, c’est Lord Milner qui sut convaincre le Premier ministre Lloyd George de soutenir fermement la révolution bolchevique. Cette évolution capitale pour l’avenir du monde s’est faite suite à la visite à Londres, à la fin de l’année 1917, de William Boyce Thompson (1869-1930) accompagné d’un représentant de JP Morgan, Thomas W. Lamont (1870-1948) [52]. Membre du comité directeur de la Banque fédérale US (la Fed), W.B Thompson fut un agent au service de l’oligarchie au sein de la Croix-Rouge états-unienne présente à Petrograd en 1917. Cette couverture lui permit de fournir entre autres la somme énorme pour l’époque d’un million de dollars aux bolcheviques [53]. Sur le chemin du retour vers New York, il fit une halte à Londres pour soumettre un mémorandum à Lloyd George appelant au soutien de la révolution bolchevique. Lord Milner, grand admirateur de Karl Marx, ne fit qu’appuyer William Boyce Thompson dans sa démarche afin de faire plier Lloyd George. La révolution bolchevique n’aurait pas pu voir le jour sans l’action déterminante de l’oligarchie commerciale anglo-américaine [54].
              La fin de la Première Guerre mondiale s’ouvrit sous les auspices des puissances commerciales anglo-saxonnes victorieuses et d’une France humainement et financièrement exsangue. Le Traité de Versailles n’assura pas la sécurité de la France face à une Allemagne amoindrie et dépendante largement des prêts anglo-saxons accordés à son économie. La paralysie de la France face aux grands argentiers anglo-saxons s’aggrava lorsque ces derniers accordèrent des prêts via les plans Dawes (1924) et Young (1928) qui, tout en plaçant l’économie allemande sous la dépendance des banques londoniennes et new-yorkaises [55], furent déterminants dans le renforcement de la puissance industrielle germanique. En effet, de gigantesques combinats de l’acier et de la chimie, indispensables pour faire la guerre, virent le jour (IG Farben et Vereinigte Stahlwerke) au cours de la décennie 1920. La défaite française en 1940 trouve son origine en partie à l’action des financiers anglo-saxons en faveur du redressement économique et technique de l’Allemagne (en particulier l’acier, l’essence synthétique et le caoutchouc) [56].

               

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              Parallèlement à cette politique, les élites anglo-américaines décidèrent de préparer dès les années 1918-1919 une mutation de la Round Table. En effet, pour des raisons de plus grande efficacité, il fut décidé de créer deux think tanks de part et d’autre des rives de l’Atlantique chargés d’être les moteurs de la politique étrangère des deux pays. Côté anglais, ce fut la création en 1919 sous l’égide de Lionel Curtis et collaborateur de Lord Milner du Royal Institute of International Affairs (RIIA, appelé aussi Chatham House) [57]. C’est ce même Lionel Curtis qui prônait un Commonwealth fédératif capable peu à peu d’intégrer différents pays du globe [58]. Ces objectifs étaient défendus aux Etats-Unis par Clarence Streit (1896-1986) [59], correspondant du New York Times auprès de la Société des Nations (bourse d’études Cecil Rhodes, promotion 1920) et le représentant états-unien du « groupe Milner », Frank Aydelotte [60]. Côté américain, il fut créé le Council on Foreign Relations (CFR) [61]en 1921 sous l’égide d’un personnage central, le colonel Edward Mandell House (1854-1938). Conseiller intime du président Wilson [62], ce personnage fut la plaque tournante entre le groupe Milner et les « grands » de Wall Street (JP Morgan, Vanderlip, Rockefeller, Warburg, …). Dans cette liste incomplète, nous pouvons relever le nom important de Paul Warburg qui fut à la tête de la réserve fédérale US (la Fed) dès sa création en 1913. Cette banque privée, indépendante du pouvoir central et responsable de l’émission monétaire [63], est un Etat dans l’Etat. Or, c’est le même Paul Warburg qui dirigea le CFR dès sa création. Nous avons affaire à un enchevêtrement de responsabilités de premier ordre au sein de l’oligarchie anglo-saxonne d’autant plus que nous serons obligé d’évoquer encore Paul Warburg dans le paragraphe suivant consacré à la Paneurope.
              L’action du colonel House est à compléter en citant une œuvre maîtresse dans la mystique mondialiste, son livre intitulé Philip Dru, administrator  [64]. Ecrit en 1912, cet ouvrage évoque un coup d’Etat par un officier de West Point (Philip Dru) qui impose une dictature aux Etats-Unis tout en supprimant la constitution du pays. A l’instar de Lord Milner, le colonel House n’hésite pas à évoquer ses convictions profondes en affirmant que son héros met en place « un socialisme tel que l’aurait rêvé Karl Marx ». Il évoque même dans le chapitre 52 l’idéal d’unification de tout le bloc Nord-américain. C’est chose acquise depuis le lancement officiel du projet à Waco au Texas en mars 2005 comme nous le présentions au début de ce texte. Force est de constater que ces élites ont annoncé la couleur des événements il y a plus de cent ans. La toile mondialiste a su renforcer son influence grâce à la naissance d’un institut appelé à jouer un rôle de premier plan dans la construction européenne : la Paneurope.

               

               

              La Paneurope, tremplin du mondialisme

              La création de la Paneurope est due à l’action d’un aristocrate autrichien née d’une mère japonaise, Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972). L’objectif déclaré de Coudenhove était d’empêcher les horreurs de la Première Guerre mondiale de se reproduire. Cette intention louable n’était que l’arbre qui cachait la forêt. En effet, très tôt, Coudenhove indiqua clairement la direction prise par son mouvement en élaborant un rapport à la SDN présenté en 1925. Son but était d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée. Pour cela, il évoquait dans son rapport la nécessité de créer des « continents politiques », l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations dans la pensée de l’auteur [65]. Ses affirmations fédéralistes rejoignent largement celles de la société fabienne. Continuant sur sa lancée, Coudenhove organise en 1926 le premier congrès paneuropéen à Vienne sous l’égide de son président d’honneur, le président du conseil Aristide Briand (1862-1932) [66]. C’est lors de ce congrès réunissant plusieurs nationalités [67] qu’il fut décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven [68], qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Les objectifs de la Paneurope sont clairement affichés dans le cadre des « Principes fondamentaux » qui stipulent entre autres : « (…) L’union paneuropéenne se déclare attachée au patriotisme européen, couronnement des identités nationales de tous les Européens. A l’époque des interdépendances et des défis mondiaux, seule une Europe forte et politiquement unie peut garantir l’avenir de ses peuples et entités ethniques. L’union paneuropéenne reconnaît l’autodétermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique (…) » [69].

               

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              Au cours de la Seconde Guerre mondiale, R. de Coudenhove-Kalergi réfugié aux Etats-Unis put enseigner dans le cadre d’un séminaire — Research for a postwar european federation (« recherche pour une fédération européenne d’après-guerre ») — favorable au fédéralisme européen à la New York University. De retour en Europe en 1946, il contribua largement à la création de l’Union parlementaire européenne permettant par la suite la création, en 1949, du Conseil de l’Europe [70]. Renforçant son influence sur tous les Etats, cette organisation européenne chapeaute des représentations nationales chargées de diffuser l’idéal de son fondateur [71] qui, après avoir reçu en 1950 la plus haute distinction européiste le Prix Charlemagne [72], a passé le relais à Otto de Habsbourg en 1972 puis à Alain Terrenoire.
              On peut mieux comprendre l’impact de la Paneurope en s’intéressant au nerf de la guerre : l’argent. Les sources de financement de cet institut expliquent les profondes connivences de son dirigeant avec les autres acteurs du mondialisme. En effet, outre des mécènes industriels et financiers, R. de Coudenhove-Kalergi bénéficia du soutien du banquier Max Warburg, représentant de la banque allemande à Hambourg. Comme nous l’avons vu ci-dessus, son frère Paul (la branche états-unienne) était à la tête de la Fed et du CFR. On comprend tout de suite que R. de Coudenhove-Kalergi eut carte blanche pour coopérer avec les milieux financiers de Wall Street et leurs homologues londoniens. Cette connivence entre le fondateur de la Paneurope et les autres milieux mondialistes était d’autant plus grande que Max Warburg était membre du comité directeur d’IG Farben Allemagne tandis que son frère, Paul Warburg, était membre de la branche US d’IG Farben [73].
              L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, comme l’explique Antony Sutton, s’explique par les nombreux soutiens des industriels et financiers anglo-saxons via leurs homologues allemands. Dans cette affaire, le directeur de la Reichsbank, Hjalmar Schacht (1877-1970), fut un intermédiaire de première main. Son action fut d’autant plus profonde qu’il fut le ministre de l’Economie du IIIè Reich de 1934 à 1939. Le relèvement économique de l’Allemagne dû à son action permit à Hitler de poursuivre une politique qu’il n’aurait jamais pu exercer sans la remise à niveau du pays. De tels méfaits auraient dû le conduire à la peine de mort lors du procès de Nuremberg. Il n’en fut rien puisqu’il fut acquitté. En fait, Hjalmar Schacht était lié fortement à l’aristocratie commerciale anglo-saxonne. Son père, l’Etats-unien William Schacht, avait travaillé 30 ans au sein de la filiale d’Equitable Life Assurance de Berlin [74]. Son fils était donc dès sa naissance dans le sérail du système mondialiste. Ceci est encore plus renforcé lorsqu’on sait que Hjalmar Schacht était depuis 1918 au comité directeur de la Nationalbank für Deutschland (« Banque nationale d’Allemagne »), au côté du banquier Emil Wittenberg qui était en même temps membre du comité directeur de la première banque soviétique créée en 1922, la Ruskombank [75]. Celle-ci était dirigée par le banquier suédois … Olof Aschberg [76] précédemment vu. Pour continuer dans le tournis, nous pouvons préciser que le directeur de la section étrangère Ruskombank, l’Etats-unien Max May [77], était le vice-président de Guaranty Trust Company, une filiale d’un des piliers de Wall Street, JP Morgan [78]. Dans cette affaire, un haut représentant américain de Wall Street travaillait donc au sein de l’élite bancaire soviétique. Pour compléter le tout, la collaboration d’Hjalmar Schacht avec ce milieu était renforcée par ses liens d’amitié avec le patron de la banque d’Angleterre Norman Montagu. On comprend mieux qu’Hjalmar Schacht [79] n’ait pas été vraiment inquiété au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
              Le soutien apporté par cette aristocratie commerciale et apatride anglo-saxonne au communisme, au nazisme ainsi qu’à la prise du pouvoir par Franklin Delano Roosevelt [80], relaté dans la trilogie Wall Street d’Antony Sutton, était aussi des formes d’expériences de laboratoires agissant dans un cadre local (Union soviétique, Allemagne nazie et Etats-Unis [81]). Sous une appellation différente, Antony Sutton en conclut que ces idéologies, appelées diversement « socialisme soviétique », « socialisme collectif » (pour le national-socialisme) et « socialisme de la nouvelle donne » (New Deal), n’étaient que des mises en forme d’un socialisme monopolistique ; idéal d’organisation qui doit désormais voir le jour à l’échelle planétaire dans le cadre du « nouvel ordre mondial ». La guerre de 1939-1945 résultant de tout ce travail d’arrière-fond permit le basculement vers un autre monde ; l’instauration de deux blocs apparemment antagonistes obéissant parfaitement au principe hégélien de la thèse et de l’antithèse. Cependant, ces deux mondes étant irrigués par les mêmes sources financières, il était possible de poser les jalons devant permettre la réalisation de l’Etat mondial.

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              L’après 1945, des lendemains qui chantent

              Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, nous pouvons relever trois dates essentielles dans l’immédiate après-guerre : 1946 ; 1947 et 1948. C’est le Premier ministre britannique, Winston Churchill qui a relancé l’idée d’unification de l’Europe dans un discours prononcé à Zürich, le 19 septembre 1946. En effet, il n’hésita pas à affirmer : « Il nous faut édifier une sorte d’Etats-Unis d’Europe » [82]. Ces propos ravirent Richard de Coudenhove-Kalergi qui était soutenu par Churchill. Le fondateur de la Paneurope s’activant de son côté à la relance de l’idéal européen exposa l’histoire de son oeuvre et des projets à accomplir dans un ouvrage intitulé J’ai choisi l’Europe. Dans ce livre, Coudenhove bénéficia de la préface de … Winston Churchill.

              La deuxième étape avec la réunion à Montreux en Suisse, en août 1947, constitue un passage décisif vers le renforcement des fondations de l’Etat mondial en préparation. En effet, divers représentants européens [83] et états-uniens [84] acquis aux principes d’un fédéralisme mondial se sont accordés pour créer deux instituts, sous l’égide du juriste suisse Max Habicht [85], dont l’efficacité se fait largement sentir : le « Mouvement fédéraliste mondial » (World federalist movement, WFM) et l’ « Union des fédéralistes européens » (Union of European Federalists, UEF).
              Le WFM a présenté sa magna carta, lors de la réunion de Montreux, favorable à l’établissement de principes clefs afin d’instaurer un Etat mondial à base fédérative. Force est de constater que 63 ans après leurs formulations, leurs vœux sont largement exaucés. Il est, en effet, affirmé que « Nous, fédéralistes mondiaux, sommes convaincus que la création de la confédération mondiale est le problème capital de notre temps. Tant qu’il n’aura pas été résolu, toutes les autres questions — nationales ou internationales — resteront sans réponses valables. Ce n’est pas entre la libre entreprise et l’économie dirigée, le capitalisme et le communisme qu’il s’agit de choisir, c’est entre le fédéralisme et l’impérialisme ». Dans la foulée, cette Déclaration propose entre autres les principes suivants : « limitation des souverainetés nationales » avec « transfert à la Confédération des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire », « création d’une force armée supra-nationale » ; en précisant en particulier ce fait d’une très grande actualité en ce début de XXIè siècle qu’ « une juste perspective fédéraliste doit intégrer les efforts faits sur les plans régional et fonctionnel. La formation d’unions régionales (ndlr : souligné par nous) — dans la mesure où elles ne constituent pas une fin en soi et ne risquent pas de se cristalliser en blocs — peut et doit contribuer au bon fonctionnement de la Confédération mondiale ». A la fin de cette Déclaration, il est précisé de favoriser la création d’une « Assemblée constituante mondiale » [86].
              Parallèlement à la création du WFM, l’Union des fédéralistes européens (UEF) vit le jour à Montreux. Cependant, des travaux d’avant-garde avaient déjà préparé le terrain. En effet, sous l’influence de la Paneurope de R. de Coudenhove-Kalergi, il fut fondé en 1934 Europa Union défendant l’idéal d’une Europe unifiée selon le principe fédéral et inspiré du modèle suisse [87]. Quatre ans plus tard, en novembre 1938, fut créée sous l’influence des fabiens Lord Lothian et Lionel Curtis, Federal Union [88]. Cette dernière est une branche de l’UEF au même titre que le sont les différentes « filiales » française (l’UEF France), allemande (Europa Union Deutschland), italienne (UEF Italie) etc. Précisons que, pareil au principe des poupées russes, l’UEF est une branche du World Federalist Movement (WFM) [89]. Par conséquent, nous avons là un institut européen oeuvrant en faveur du fédéralisme et qui épouse en même temps les travaux du WFM mais à l’échelle planétaire. Pourquoi est-il si important d’évoquer la mission de l’UEF ? Cet institut fédéraliste est dirigé par l’Anglais Andrew Duff, député au Parlement européen sous l’étiquette des « démocrates libéraux » [90]. Il est membre aussi du European Council on Foreign Relations (l’ECFR, « Conseil européen des relations étrangères ») [91] créé en 2007 [92], jumeau européen du CFR états-unien fondé en 1921. Andrew Duff est aussi celui qui, en collaboration étroite avec la Fondation Bertelsmann et le député autrichien Johannes Voggenhuber, a permis la relance du projet de constitution européenne après l’échec des référendums français et hollandais en 2005 [93]. Le Traité de Lisbonne n’aurait pas pu voir le jour — du moins plus difficilement — sans l’appui et les convictions d’Andrew Duff. Par ailleurs, force est de constater que l’influence outre-tombe d’un Cecil Rhodes et d’un Lord Milner s’est faite sentir lors de l’élaboration de la constitution européenne (dite « Constitution Giscard » prélude au Traité de Lisbonne) en 2003-2004. En effet, le « groupe Milner » et les fabiens ont toujours été favorables à l’unification de l’Europe à condition que cela se fasse sous direction anglo-saxonne. Au cours des deux guerres mondiales, les tentatives d’unité européenne sous direction allemande, puissance terrestre, ne pouvaient pas être acceptées par Londres et par Washington car la thalassocratie anglo-saxonne se retrouvait exclue des affaires du vieux continent. Richard de Coudenhove-Kalergi l’avait parfaitement compris à la lecture de son discours en 1950. Par conséquent, il est utile de s’intéresser au secrétaire général chargé de téléguider les travaux de la « Constitution Giscard », l’Anglais John Kerr. Son Curriculum vitae révèle qu’il est à la tête d’une compagnie pétrolière, la Royal Dutch Shell, et qu’il a été aussi ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis. Ses liens avec l’aristocratie commerciale anglo-saxonne révèlent aussi qu’il est membre du comité directeur chargé du recrutement des élites dans le cadre des « bourses d’études Cecil Rhodes » [94]. Comme on peut le constater, la réussite de l’entreprise mondialiste est une affaire de temps ; mais ils y arrivent.
              Enfin, le Congrès de la Haye (7-10 mai 1948) sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et réunissant près de 800 militants pro-européens [95] a posé les premiers fondements d’une Europe unifiée. La figure de proue de ce Congrès fut le secrétaire général Joseph Retinger (1888-1960). Les vrais acteurs de l’histoire sont souvent dans les coulisses. C’est le cas de Retinger travaillant au service du CFR et du RIIA dont l’action fut déterminante dans le développement des structures mondialistes [96]

              Réunion du Groupe de Bilderberg (Bruxelles, juin 2000)

              Bilderberg, New age et Trilatérale

              La première réunion du Bilderberg eut lieu au Pays-Bas à Oosterbeck en mai 1954. Il est convenu que l’appellation de ce groupe élitiste résulte du nom de l’hôtel où résidaient les intervenants. Cependant, certains doutes persistent. Il n’empêche que sa création est due largement à l’action de Joseph Retinger même s’il faut y ajouter des « huiles » du mondialisme comme l’incontournable David Rockefeller (président du CFR, de la Chase Manhattan Bank, …). Les bilderbergers représentent la « crème de la crème » du sérail politique, économique et financier du monde atlantiste. Les médias occidentaux n’évoquent que très rarement leurs réunions et diffusent encore moins des reportages [97]. Les règles d’organisation et d’intervention des participants se calquent directement sur celles régissant le Royal Institute of International Affairs (RIIA, principe appelé « règle de Chatham House »). Là aussi, la famille Rhodes et Milner a laissé des traces. En fait, ces élites au sein du Bilderberg conditionnent largement la marche des affaires politiques, économiques et financières. Le cas du Belge Etienne Davignon est particulièrement frappant. Vice-président de la Commission européenne de 1981 à 1985, il est le grand pacha de ce groupe élitiste. Or c’est lui qui a invité l’homme politique belge Herman van Rompuy a passé un oral pour le poste de président du Conseil européen à pourvoir devant les représentants du Bilderberg, le 12 novembre 2009, en particulier devant l’ancien secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, à Val Duchesse dans la banlieue de Bruxelles [98]. En gros, il fallait savoir si Herman van Rompuy était capable d’être utile au système. L’oral a dû se passer correctement puisqu’il fut retenu … bon pour le service.

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              Le choix du premier président du Bilderberg, le prince Bernhard (1911-2004), par Joseph Retinger et ses affiliés ne relève pas du hasard. En effet, ce prince allemand était au début des années 1930 membre de la SS, plus précisément, membre de la Reiterkorp SS (cavalerie) ainsi que membre du Farben Bilder, une filiale d’I.G Farben. Marié en 1937 à l’héritière du trône des Pays-Bas, la princesse Juliana, sa fille la reine Béatrix est une active participante des réunions du Bilderberg. Le passé plus que trouble du prince Bernhard et sa nomination à la direction du Bilderberg étaient aussi une manière de le tenir. En effet, il est plus facile de téléguider une personne vers des buts bien définis à partir du moment où il traîne des « casseroles ». Le choix de ce prince allemand naturalisé hollandais était sûrement d’une grande importance car il fut utilisé dans un autre secteur. Nous devons aborder un sujet tenant à cœur les théoriciens du mondialisme : l’écologie.
              La protection légitime de la faune et de la flore prend un tour déréglé sous l’action des partisans du nouvel ordre mondial. En effet, la dérive des esprits conduit à une divinisation de la nature propre au mouvement new age. C’est le principe de « gaïa » identifié à la « terre-mère » [99]. De nombreux instituts propagent ce tour d’esprit philosophique en particulier le WWF (World Wild Fund for nature), institut promouvant la protection de la nature. Sa création en 1961 est due au travail de personnages membres du sérail mondialiste.
              En effet, nous devons évoquer les frères Aldous et Julian Huxley. Aldous Huxley est l’auteur d’un livre prophétique, Le Meilleur des mondes, paru en 1931 et qui est un véritable programme politique mondialiste sous une apparence de roman fiction. Evoquant un Etat mondial composé d’une humanité soumise et hiérarchisée suite à des manipulations génétiques, son auteur passa sa vie à faire usage des drogues les plus diverses afin d’atteindre une « forme de mysticisme ». Ces délires caractérisant ce milieu touchèrent aussi son frère, Julian Huxley, partisan de l’eugénisme et qui devint le premier président de l’UNESCO (éducation, science et culture) en 1946. Cette tournure d’esprit propre aux frères Huxley est due à l’influence du grand-père paternel, Thomas Huxley (1825-1895). Ce biologiste farouche défenseur des principes darwiniens [100] transmit ces concepts à ses petits-fils qui surent en faire profiter le monde entier. Ajoutons que le réseau et les liens unissant la famille mondialiste sont vraiment étroits puisqu’un des étudiants de Thomas Huxley s’appelait … H.G Wells [101].
              Ce passage de relais de génération en génération permet de mieux comprendre cette permanence du mondialisme ainsi que sa montée en puissance. Nous pouvons désormais relier l’action passée de ces hommes à la fondation du WWF en 1961. En effet, sa création est due à Julian Huxley [102]. Le WWF contribue à répandre cet idéal panthéiste et constitue une des branches d’action du mondialisme. Est-ce un hasard d’apprendre que le premier président du WWF fut le dirigeant du Bilderberg, le prince Bernhard [103] (président de 1962 à 1976). D’autres présidents se sont succédés à la tête du WWF comme John Loudon qui fut comme John Kerr président de la compagnie pétrolière, la Royal Dutch Shell. Ce conglomérat pétrolier anglo-hollandais est une des pépinières du nouvel ordre mondial. Précisons aussi que le Prince Philippe, époux de la reine d’Angleterre Elisabeth II, dirigea le WWF de 1981 à 1996.

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              Nous pouvons ajouter à cette liste d’acteurs issue d’une longue tradition politico-commerciale, le rôle de la Trilatériale. Créée en 1973 par David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski (membres du CFR), ce dernier est le mentor du président Obama. Cet institut regroupe trois zones géographiques économiquement développées : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. Rappelant l’appui de Français comme Simone Veil, Robert Marjolin, Raymond Barre ou encore Hubert Védrine, Brzezinski ajoute que les Etats sont « face à des problèmes de plus en plus partagés — financiers, économiques et stratégiques — et qu’ils sont de moins en moins en mesure de régler, sans au moins se concerter plus étroitement, dans leur propre intérêt et dans celui du reste du monde ». Afin d’affronter ces défis, l’auteur précise même que la Trilatérale a été à l’origine de la création du G7 [104]. Les accointances de la Trilatérale avec le monde industriel et le monde des think tanks sont avérés en particulier avec le réseau politique transatlantique (le TPN) [105]. En effet, le président de la branche européenne de la Trilatérale, Peter Sutherland, est aussi le président de la branche européenne du TPN. Cet Irlandais fut aussi le patron de Goldman Sachs qui régit en sous-main la politique économique du président Obama et, entre autres, commissaire à la concurrence de 1985 à 1989 sous la présidence de Jacques Delors [106]. Petite cerise sur le gâteau, Peter Sutherland est aussi le directeur de l’école fabienne la London School of Economics [107]. Le tour du propriétaire sera complet en ajoutant que John Kerr — que nous avons vu ci-dessus — est aussi membre de la Trilatérale Europe [108].
              Comme nous pouvons le constater, les élites politiques et économiques convergent depuis longtemps vers l’édification d’un ordre mondial unifié [109]. Cependant, le tour ne serait pas complet si on n’évoquait pas les déclarations des autorités de l’Eglise catholique.

              Une Eglise catholique au service du nouvel ordre mondial

              Que l’on soit croyant ou pas, l’étude des principes animant une Eglise doit se faire avec objectivité. Il faut étudier les préceptes qu’elle défend et observer si les propos et les actions qu’elle mène sont en conformité ou pas avec son corps de doctrine. Dans le cas de l’Eglise catholique, le concept défendu depuis 2000 ans s’appuie sur la primauté de Dieu sur l’homme. Les Ecritures et la Tradition constituent le socle intouchable, le dépôt de la foi selon les termes consacrés, définies par le successeur de saint Pierre, le pape. L’homme marqué du péché originel doit se conformer à une autorité supérieure et obéir à l’ensemble des préceptes défendus par l’Eglise catholique. Ces principes sont immuables. Quand on n’est pas d’accord avec ces principes, on quitte l’Eglise catholique. C’est le cas des multiples Eglises protestantes. Cependant, un changement fondamental s’est produit avec le concile Vatican II (1962-1965). Ce concile est le résultat d’un long courant de réflexions animant de nombreux hommes d’Eglise mais aussi hors de l’Eglise dès le XIXè siècle. Après un long combat entre les défenseurs de la Tradition et les progressistes ; ces derniers ont pu imposer leur vision lors de la grande réforme de Vatican II. Pour ces partisans, il s’agit d’adapter l’Eglise aux multiples innovations politiques, techniques et sociales marquant l’évolution du monde. Pour les défenseurs de la Tradition, c’est tout l’inverse. C’est au monde de s’adapter aux principes de l’Eglise. Cette humanisation de l’Eglise passant par la promotion des droits de l’homme et sa collaboration avec les instances internationales ont été clairement affichées en 1963 dans l’encyclique du pape Jean XXIII, Pacem in terris [110]. Rappelant les progrès de la science et des techniques conduisant à « intensifier leur collaboration et à renforcer leur union » au sein du genre humain ; il s’agit de renforcer le « bien commun universel » que les Etats ne peuvent plus assurer selon l’encyclique. C’est pourquoi, le document ajoute en toute logique que « De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d’action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l’étendue de la terre. C’est donc l’ordre moral lui-même qui exige la constitution d’une autorité publique de compétence universelle ».
              Souhaitant que ce « pouvoir supranational ou mondial » ne soit pas instauré de force, l’encyclique approuve la Déclaration des droits de l’homme de 1948 en dehors de quelques objections. Elle ajoute que « Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale » [111].
              Ce changement de direction de l’Eglise catholique est la marque de fabrique de tous les papes depuis Vatican II. Lors de son message de Noël en 2005, Benoît XVI a encouragé les hommes à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » [112] .
              Il est donc tout à fait logique que Benoît XVI ait appelé à l’instauration d’une « autorité politique mondiale » dans son encyclique Veritas in caritate [113] en juillet 2009. Rappelant l’interdépendance mondiale, le pape appelle à « l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des nations (…) » [114].

              Vers une assemblée parlementaire mondiale

              La création de grandes unions politiques régionales régies par des lois communes constituant les différentes composantes de l’Etat mondial se doit d’être représentée au sein d’une assemblée unique. C’est tout l’enjeu de « l’Assemblée parlementaire des Nations Unies » (l’APNU) [115]. Cette ambition est la suite logique des rêves d’unification du monde défendue par les théoriciens du mondialisme (fabiens et consort). Rien ne surgit au hasard. Les événements, les personnages et les instituts du passé produisent leurs fruits conduisant à parachever l’édifice babélien. Par conséquent, l’action du WFM (World Federalist Movement), dont nous avons vu la création en 1947 à Montreux, poursuit tout logiquement le travail qui est le sien. Ainsi, le WFM est à l’origine, en 1992, de l’élaboration du premier grand document appelant à l’établissement d’une Assemblée parlementaire mondiale au sein des Nations Unies : The case for a United Nations Parliamentary Assembly (« L’objet d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies ») du Canadien Dieter Heinrich [116]. De nombreux travaux et conciliabules se sont déroulés par la suite au sein du sénat canadien, du parlement européen, lors du Forum du Millénaire en 2000 à New York, du 12è congrès de l’Internationale socialiste etc, pour enfin aboutir à la création en septembre 2003 au « Comité pour une ONU démocratique ». Nous sommes obligé de donner la version en allemand car, comme nous allons le voir, les autorités politiques allemandes jouent un rôle de premier plan : Komitee für eine Demokratische UNO (KDUN) [117].
              Le KDUN est la figure de proue au sein d’un comité exécutif [118] oeuvrant en faveur d’un Parlement mondial. En effet, ses travaux sont secondés par un autre institut déjà mentionné, le WFM. A cela, il faut ajouter « la Société des peuples menacés » (Gesellschaft für bedrohte Völcker), institut allemand oeuvrant en faveur de l’émancipation des groupes ethniques et qui travaille main dans la main avec l’UFCE (l’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) [119] et une ONG anglaise, le 2020 Vision Ltd [120].
              Le KDUN dont le siège est à Berlin annonce la couleur en précisant dans ses statuts sa volonté de construire une société cosmopolitique et favorisant les intégrations continentales [121]. Au sein du comité directeur, on trouve des représentants issus des mondes politiques et scientifiques. Il est intéressant de souligner que tous les courants politiques allemands sont présents à l’exception des ex-communistes (die Linke) [122]. Au sein de ce comité, nous trouvons un personnage clef, Armin Laschet. Cet homme politique est à l’origine du rapport élaboré en 2003 appelant à donner un siège permanent à l’Union européenne [123] après l’adoption du « Traité Giscard » (désormais appelé « Traité de Lisbonne »). Son influence est décisive car on le trouve aussi à la tête du comité directeur du Prix Charlemagne [124]. Par ailleurs, la présence du député allemand au Parlement européen Jo Leinen à la direction du KDUN est particulièrement significative car il joua un rôle déterminant dans l’adoption du Traité de Lisbonne [125].
              C’est en avril 2007 que le KDUN lança sa campagne en faveur d’un Parlement mondial sous la direction de son président, Andréas Bummel. Auteur d’un livre intitulé Internationale Demokratie Entwickeln (« Développer la démocratie internationale ») [126], c’est un ancien adhérent du parti libéral, le FDP, dont le président Guido Westerwelle est devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement Merkel depuis septembre 2009. C’est aussi un collaborateur de la « Société des peuples menacés » dirigés par Tilman Zülch (membre du comité directeur du KDUN) et de la World Federalist Movement (WFM) de New-York [127].
              Tous ces intervenants agissent afin de favoriser la naissance de ce nouvel organe mondial. Comme il est précisé dans les textes officiels : « (…) L’APNU pourrait dans un premier temps être constituée de délégués de parlements nationaux et régionaux reflétant leur composition politique. Une APNU inclurait donc des membres de partis minoritaires qui ne font pas partie du gouvernement. A un stade ultérieur, l’APNU pourrait être directement élue. Une APNU serait ainsi un organe unique et légitime représentant la voix des citoyens sur des questions d’ordre international. Les participants à la campagne considèrent qu’une APNU, une fois créée, évoluerait d’un simple organe consultatif à un parlement mondial avec de véritables droits à l’information, la participation et de contrôle »(…) [128].
              Ces ambitions affichées sans complexes par l’APNU s’épanouissent encore plus lorsque l’on se rappelle le soutien apporté par Benoît XVI à l’instauration d’une « autorité politique mondiale ». Il va de soi que les dirigeants de l’APNU ont salué avec enthousiasme l’encyclique de ce pape [129]..

              Conclusion

              Cette rapide description de l’histoire des tenants du mondialisme remontant du Moyen-Âge jusqu’au début du XXIè siècle souligne que cette tendance est très ancienne. Elle repose sur une cupidité sans limites et la poursuite d’un idéal de contrôle complet des richesses planétaires. Cette évolution n’a fait que prendre de la vitesse au fur et à mesure que le « clergé » mondialiste, successeur de Nimrod, réussissait à imposer son mode de pensée en faveur du nouvel ordre mondial. Depuis la chute du mur de Berlin, les événements s’accélèrent ; la crise aussi. La décennie 2010 sera décisive pour le genre humain car le mondialisme, selon la doctrine de ces élites, est un messianisme pressé.

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              Documents joints

               

              « The Anglo-American Etablishment », par Carroll Quigley

              (PDF – 1.4 Mo)
               

               

              « The History of the Fabian Society », par Edward R. Pease

              (PDF – 1.4 Mo)
               

               

              « The Open Conspiracy », par H.G. Wells

              (PDF – 285.6 ko)
               

               

              « The New World Order », par H.G. Wells

              (PDF – 530.1 ko)
               

               

              « Wall Street and the bolshevik revolution », par Antony Sutton

              (PDF – 586.2 ko)
               

               

              « Wall Street and FDR », par Antony Sutton

              (PDF – 456.6 ko)
               

               

              « Wall Street and the rise of Hitler », par Antony Sutton

              (PDF – 620.3 ko)
               

               

              « Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North Atlantic », par Clarence Streit

              (PDF – 937.7 ko)
               

               

              « Philip Dru : Administrator, A Story of Tomorrow, 1920-1935 », par Edward Mandell House

              (PDF – 691 ko)
               

               

              « Internationale Demokratie entwickeln » / « Developing International Democracy », par Andreas Bummel

              (PDF – 455 ko)
               

              Pierre Hillard
              Docteur en science politique et professeur de relations internationales. Ses recherches portent principalement sur l’instrumentation de l’Union européenne en vue de la constitution d’un bloc euro-atlantique. Dernier ouvrage publié : Bertelsmann : Un empire des médias et une fondation au service du mondialisme (François-Xavier de Guibert éd., 2009)

              [1] « U.S move sows confusion in EU », par Charles Forelle, The Wall Street Journal, 2 février 2010.
              [2] Site officiel de l’Eurasec.
              [3] « L’Union douanière, créée par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie », dossier de Ria Novosti.
              [4] « Eurasie : le président kazakh prône la création d’une monnaie unique, l’evraz », Ria Novosti, 11 mars 2009.
              [5] « CEEA : la création d’une monnaie unique au menu d’entretiens russo-kazakhs », Ria Novosti, 14 mars 2009.
              [6] Site officiel de l’UNASUR.
              [7] Le 26 novembre 2008, lors d’une réunion à Caracas, quelques pays d’Amérique du Sud ont décidé de préparer le terrain en créant le « Fonds de stabilisation et de réserve » ; c’est-à-dire une unité de compte appelé « SUCRE » (Système Unitaire de Compensation Régionale). Cette unité de compte fait référence aussi à Antonio José de Sucre (1795-1830) qui fut lieutenant au service de Simon Bolivar.
              [8] Page officielle de l’Assemblée Parlementaire Euro-Latino Américaine.
              [9] Site officiel du SICA.
              [10] Site officiel de l’Union africaine.
              [11] Site officiel du NEPAD.
              [12] Description de l’Union africaine sur le site du ministère français des Affaires étrangères.
              [13] Site officiel du GCC.
              [14] « Proposed GCC currency name ‘too general’ », Trade Arabia, 16 décembre 2009.
              [15] « La Chine espère populariser le yuan au sein de l’Asean », Les Echos, 31 décembre 2009.
              [16] Site officiel du PSP.
              [17] La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2007), p. 21.
              [18] Ibid., pp. 86-87
              [19] La décomposition des nations Européennes : De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial, par Pierre Hillard (Editions François-Xavier de Guibert, 2005), p. 137 et La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op. cit, p. 79.
              [20] « Résolution du Parlement européen sur l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis » (2008/2199(INI)), Réseau Voltaire, 23 mars 2009.
              [21] « La Russie et la Chine proposent une monnaie commune globale », Réseau Voltaire, 11 juillet 2009.
              [22] La revue The Economist de janvier 1988 annonçait le lancement d’une monnaie mondiale appelée « phénix » pour 2018. Nous sommes dans les temps.
              [23] « Discours d’acceptation », par Herman von Rompuy, Réseau Voltaire, 19 novembre 2009.
              [24] Les revendications ethniques et religieuses ainsi que l’opposition entre régions riches et régions pauvres accélèreront la décomposition des Etats dans le monde. Ce phénomène s’explique en particulier en raison du transfert de l’autorité suprême à des unions politiques régionales au dépens des Etats qui n’ont plus leur raison d’être. La dislocation des Etats sera planétaire. Déjà, certains dirigeants des Etats fédérés US du Texas et du Vermont souhaitent faire sécession. En ce qui concerne l’Europe, la Belgique avec la Flandre ou l’Espagne avec la Catalogne constituent des risques majeurs. Ces revendications régionalistes conduisant au morcellement des Etats sont nécessaires pour aboutir à la réalisation du nouvel ordre mondial.
              [25] Jusqu’au début janvier 1973, la France partageait le droit de créer de la monnaie avec les banques privées. Pour financer la construction de logements sociaux par exemple, l’Etat empruntait auprès de la banque centrale qui créait pour l’occasion cette monnaie. Par la suite, l’Etat remboursait l’emprunt tandis que la banque détruisait cet argent ; mais, point capital, sans faire payer d’intérêts. Or, l’Etat s’est interdit d’emprunter auprès de la banque centrale avec l’article 25 de la loi Pompidou-Giscard d’Estaing du 3 janvier 1973. Il se prive donc de la création monétaire sauf s’il s’adresse auprès d’acteurs privés qui, eux, font payer des intérêts au prix fort. Par conséquent, cette politique empêche toute politique sociale véritable rendant les investissements publics hors de prix et entraînant par la même occasion l’augmentation de la dette publique. Ce principe inscrit dans le Traité de Maastricht (1992) à l’article 104 a été transposé à l’article 123 dans le Traité de Lisbonne. Les Etats de l’UE sont donc totalement tributaires de l’oligarchie financière.
              [26] Une large partie de ce chapitre s’appuie sur les travaux de l’historien américain Carroll Quigley (1910-1977) professeur entre autres à l’université Georgetown : The anglo-american Etablishment, GSG § Associates, 1981. Il fut en particulier le professeur de … Bill Clinton.
              [27] Le lancement en juillet 2009 d’un projet de panneaux solaires en Afrique du Nord et au Proche-Orient devant irriguer en énergie l’Europe se fait dans le cadre de « Desertec ». La branche allemande du Club de Rome, le centre aéronautique et aérospatial allemand et le prince Hassan bin Talal de Jordanie ont fortement contribué au projet. Indirectement, cette politique énergétique va contribuer à intégrer encore plus largement ces Etats Sud-méditerranéens à l’Union européenne et, dans la foulée, à l’axe euro-atlantique dans le cadre de l’interdépendance.
              [28] C’est le cas du « Corridor de Nasco » avec l’émergence d’un bloc Nord-américain.
              [29] Les bénéficiaires des bourses d’études Cecil Rhodes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du Sud etc sont présentés sur les sites internet de ces différentes écoles.
              [30] A partir de la deuxième moitié du XIXè siècle, l’équipe de Cecil Rhodes contrôlait le Times de Londres, journal réservé aux élites politiques et économiques britanniques qui, elles aussi, étaient pour la plupart membres de cette vaste aristocratie commerciale. Cela s’appelle travailler en circuit fermé.
              [31] Anglo-american Etablishment, op. cit, p. 169.
              [32] L’expression « groupe Milner » est utilisée pour évoquer les personnages politiques, économiques, militaires et journalistiques acquis aux idéaux d’Alfred Milner et de son mentor, Cecil Rhodes.
              [33] Ibid., p. 133.
              [34] Nous nous appuyons sur les travaux de Edward R. Pease, The History of the Fabian Society (EP Dutton and Company, 1916), ouvrage souvent réédité.
              [35] Site officiel de la Fabian Society.
              [36] Robert Owen s’appuyait sur les principes du philosophe Platon, en particulier son ouvrage La République, défendant l’idéal d’une société aristocratique dirigée par l’élite, éliminant le mariage tout en favorisant la reproduction des meilleurs. Cette théorie a fait des petits. On retrouve ces concepts dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, 1984 d’Orwell ou encore dans certains ouvrages d’Herbert George Wells, membre dirigeant de la société fabienne.
              [37] L’université d’Oxford est devenue un des foyers de recrutement des élites grâce aux « bourses d’études Cecil Rhodes » pour la Grande-Bretagne.
              [38] Gardons à l’esprit que tout est lié.
              [39] Au début du XXIè siècle, 200 députés britanniques appartiennent à la société fabienne comme l’ancien Premier ministre Tony Blair (promoteur de la politique économique appelée la « 3è voie », principe fabien par excellence) ou Gordon Brown.
              [40] Il semble ne pas y avoir trouvé satisfaction.
              [41] Ouvrage paru en 1928, réédité en 1931 sous le titre What are we to do with our Lives ?.
              [42] The War That Will End War, par H. G. Wells. Version française : La destruction libératrice, réédité aux Editions Le passé du futur, Grama, Bruxelles, 1995, p. 214.
              [43] Ibid., p. 134 : « Ce fut dans une ambiance légèrement incrédule que démarra la réunion qui devait instaurer le nouvel ordre mondial ».
              [44] The New World Order, par H.G Wells, réédité par Filiquarian Publishing, LLC, en 2007.
              [45] La plupart des responsables économiques de l’administration Obama sont issu de la Pilgrim Society.
              [46] Voir The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 82 et pages 117 et suivantes.
              [47] Site officiel de la Round Table.
              [48] L’entreprise JP Morgan, pilier de la finance anglo-saxonne, fut fondée par John Pierpont Morgan (1837-1913).
              [49] Voir les ouvrages de l’extraordinaire Antony Sutton (1925-2002), chercheur à l’institution Hoover et à l’université Stanford, décrivant le soutien de Wall Street aux trois éléments suivants : Wall Street and the bolshevik revolution, Arlington House, 1974 ; Wall Street and FDR (ndlr : Franklin Delano Roosevelt) et Wall Street and the rise of Hitler. Il faut ajouter aussi cette série en trois volumes : Western technology and soviet economic development 1917-1930 ; Western technology and soviet economic development 1930-1945 et Western technology and soviet economic development 1945 to 1965 prouvant à partir d’une documentation de première main le soutien économique et financier de l’occident à l’Union soviétique et à ses affidés.
              [50] Nous invitons le lecteur à s’intéresser à Basil Zaharoff (1850-1936) qui fit fortune en vendant des armes aux acteurs du conflit de 1914-1918.
              [51] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, p. 57.
              [52] Ibid., pp. 83.
              [53] Ibid., p. 82. Il est intéressant de noter que Harry Hopkins (1890-1946) qui devint plus tard l’éminence grise du président Roosevelt, fut l’intermédiaire entre la Croix-Rouge états-unienne dirigée par William Boyce Thompson à Petrograd en 1917 et sa représentation à Washington in Ibid., p. 72.
              [54] Ibid., pp. 89-100. Le mémorandum de William Boyce Thompson présenté à Lloyd George peut être lu en entier à la page 197 et suivantes au paragraphe intitulé « Document 4 ».
              [55] Pétrole, une guerre d’un siècle, par William Engdahl (Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2007), p. 94 et suivantes.
              [56] Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, voir les chapitres de 1 à 5 en particulier page 47.
              [57] The anglo-american Etablishment, op. cit, p. 182.
              [58] Outre la Grande-Bretagne et ses dominions, Lionel Curtis n’hésitait pas à y ajouter : la France, les pays scandinaves, l’Irlande, l’Egypte, l’Inde, la Belgique, les Pays-Bas, le Canada et les Etats-Unis. Ces projets ont été présentés dans son livre paru en une seule édition en 1938 : The Commonwealth of God in The Anglo-American Etablishment, op. cit, pp. 282-283.
              [59] Union Now : A Proposal for a Federal Union of the Democracies of the North Atlantic, par Clarence Streit (Harper & Brothers Publishers, 1939).
              [60] The Anglo-American Etablishment, op. cit, p. 283.
              [61] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Réseau Voltaire, 25 juin 2004.
              [62] Le président Wilson l’appelait son « alter ego ».
              [63] Wall Street and FDR, op.cit, p. 92 et suivantes.
              [64] Voir notre livre La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, op.cit, p. 14 et pp. 80-81. Philip Dru, administrator, par Edward Mandell House, réédition Robert Welch University Press, 1998.
              [65] La Paneurope, par Anne-Marie Saint Gille (Presses de l’université de Paris Sorbonne, 2003), pp. 130-131.
              [66] L’engagement d’Aristide Briand au côté de la Paneurope acquise aux principes fédéralistes et régionalistes dans un cadre politique mondial unifié permet de mieux comprendre le discours du représentant français à l’Assemblée générale de la Société des Nations, le 5 septembre 1929, appelant à un « lien fédéral » entre les Etats européens.
              [67] Le représentant anglais lors de ce congrès paneuropéen de 1926, A. Watts, était membre du Royal Institute of International Affairs issu du « groupe Milner » in La Paneurope, op. cit, p. 148.
              [68] « Richard de Coudenhove-Kalergi (1894 -1972) », site internet de l’association PanEurope-France.
              [69] La Paneurope a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de tous les textes en faveur de la protection des groupes ethniques. Voir notre ouvrage Minorités et régionalismes dans l’Europe Fédérale des Régions (Editions François-Xavier de Guibert, 4è édition, 2004) et dans ce livre, le chapitre intitulé « L’union Charlemagne » p. 75 et suivantes.
              [70] « Richard Coudenhove-Kalergi » sur le site internet de l’European Society Coudenhove-Kalergi.
              [71] Site officiel de l’association Paneuropa.
              [72] Lire son discours prophétique à l’annexe 11 de La Décomposition des nations européennes ; en particulier le passage où Coudenhove appelle à l’instauration d’une « union atlantique », une « Fédération à trois » selon son expression, « l’Angleterre étant le pont entre l’Europe et l’Amérique ». C’est exactement ce qui est poursuivi par les instances de Bruxelles et de Washington d’une manière accélérée depuis 1990. Voir la liste complète des bénéficiaires du Prix Charlemagne sur le site du Comité.
              [73] Wall Street and the rise of Hiter, op. cit, chapitre 2 « The Empire of IG Farben », p. 33.
              [74] Wall Street and the bolshevik revolution, op. cit, pp. 125-126.
              [75] Ibid., p. 126.
              [76] Ibid., p. 60.
              [77] Ibid., pp. 61-62
              [78] Ibid., p. 50.
              [79] Il faut ajouter aussi que Hjalmar Schacht est à l’origine de l’existence de la Banque des règlements internationaux (Bank of International Settlements). Antony Sutton relate aussi la réunion déterminante du 20 février 1933 dans la demeure d’Hermann Goering qui permit, en présence d’Adolf Hitler, de lever des fonds pour le financement du parti nazi. Les plus grands patrons de l’industrie allemande étaient présents et ont aligné les sommes nécessaires (Krupp von Bohlen, Albert Voegler, von Loewenfeld, …) ; le tout se faisait sous la direction d’Hjalmar Schacht in Wall Street and the rise of Hitler, op. cit, p.108.
              [80] Antony Sutton évoque entre autres l’influence déterminante de Gerard Swope (1872-1957), président de General Electric Company, qui permit la politique socialisante du président Roosevelt in Wall Street and FDR, op.cit, p. 86.
              [81] Carroll Quigley explique entre autres les infiltrations au sein de l’appareil politique états-unien de la part de JP Morgan in Tragedy and Hope. A History of the World in Our Time (GSG and Associates, 1966), p. 938.
              [82] Le Premier ministre anglais a tenu des propos dans son discours de Zürich qui sont dans la droite ligne du mondialisme à en juger ces extraits : « (…) L’Union européenne a fait beaucoup pour arriver à ce but et ce mouvement doit beaucoup au comte Coudenhove-Kalergi et à ce grand patriote et homme d’Etat français que fut Aristide Briand (…). Nous autres Britanniques, nous avons le Commonwealth. L’organisation du monde ne s’en trouve pas affaiblie, mais au contraire renforcée et elle y trouve en réalité ses maîtres piliers. Et pourquoi n’y aurait-il pas un groupement européen qui donnerait à des peuples éloignés l’un de l’autre le sentiment d’un patriotisme plus large et d’une sorte de nationalité commune ? Et pourquoi un groupement européen ne devrait-il pas occuper la place qui lui revient au milieu des autres groupements et contribuer à diriger la barque de l’humanité ? (…). Appelant à une réconciliation franco-allemande, Churchill ajoute dans un esprit fabien : « Il faut que notre but permanent soit d’accroître et de renforcer la puissance de l’ONU. Il nous faut créer la famille européenne en la dotant d’une structure régionale placée sous cette organisation mondiale, et cette famille pourra alors s’appeler les Etats-Unis d’Europe » (…) in George C. Marshall, Points de repère, Lausanne, 1973
              [83] L’influence fédéraliste se fit sentir par l’intermédiaire d’Européens convaincus comme Denis de Rougemont, Henri Brugmans et Alexandre Marc.
              [84] Côté états-unien, dès 1924, Rosika Schwimmer et Lola M. Lloyd défendant la cause des femmes (droit de vote, etc) organisèrent la première assemblée constituante mondiale devant être élus par les peuples afin de rédiger une constitution mondiale. Cette initiative fut relancée en 1937 à Chicago avec une campagne en faveur d’un gouvernement mondial. Il serait très intéressant de savoir qui finançait de tels projets. Par la suite, d’autres Etats-uniens préparèrent les esprits en faveur d’un monde uni : Emery Reves, auteur de Anatomy of Peace défendant l’idée d’un gouvernement mondial (il fut aussi l’agent littéraire de Winston Churchill) ; le politicien Wendell Wilkie avec son livre One World ; l’avocat Clark Grenville auteur de World Peace through World Law ; le journaliste Norman Cousins ; le journaliste et sénateur démocrate Alan Cranston et le philosophe Robert Hutchins.
              [85] Présentation du World Federalist Movement sur son site internet.
              [86] Déclaration de Montreux du 23 août 1947.
              [87] Voir notre livre La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale (Editions François-Xavier de Guibert, 2009), pp. 95-96 et « Geschichte der Europa-Union Deutschland sur le site internet de Europa Union Deutschland.
              [88] « The history of Federal Union » sur le site internet de l’association.
              [89] « Regional Federalism » sur le site internet du World Federalist Movement.
              [90] Site officiel d’Andrew Duff.
              [91] « ECFR’s Board and Council » sur le site internet de l’European Council on Foreign Relations.
              [92] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.
              [93] La Fondation Bertelsamann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 92 et suivantes.
              [94] « Trustees » sur le site internet du Rhodes Trust.
              [95] Parmi les nombreux participants, nous pouvons relever Richard de Coudenhove-Kalergi, Konrad Adenauer, Denis de Rougemont, Alcide de Gasperi, François Mitterrand, etc.
              [96] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004.
              [97] Une exception toutefois ; RTL Belgique a diffusé lors de son journal télévisé l’extérieur de la réunion du Bilderberg en juin 2000 lors de sa réunion à Genval dans le Brabant wallon. On peut y apercevoir Dominique Strauss-Kahn ou encore la reine Béatrix des Pays-Bas.
              [98] « Top candidate debates EU tax at elite dinner », par Andrew Rettman, EU Observer, 16 novembre 2001.
              [99] Le film Avatar de James Cameron sorti en décembre 2009 est le prototype même de l’esprit « gaïa ». Une tribu parée de nombreuses qualités par rapport aux humains venus exploiter leur planète tire leur force de la nature, plus précisément d’un arbre, véritable dieu qui donne l’énergie comme il l’a reprend.
              [100] Thomas Huxley était appelé le « bouledogue de Darwin ».
              [101] « H.G. Wells : Darwin’s disciple and eugenicist extraordinaire », par Jerry Bergman, in Journal of Creation, décembre 2004.
              [102] « WWF in the 60’s » sur le site internet du World Wild Fund.
              [103] « Presidents – past and present » sur le site internet du World Wild Fund.
              [104] Le Figaro, 25 janvier 1999.
              [105] Voir p. 137 (chapitre 28).
              [106] « Peter Sutherland, Directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995 », sur le site internet de l’Organisation mondiale du Commerce.
              [107] « Peter Sutherland », sur le site internet de la Commission trilatérale.
              [108] « Membership », sur le site internet de la Commission trilatérale.
              [109] Parmi les nombreux domaines participant à l’édification du nouvel ordre mondial, nous pouvons évoquer le cas du Codex alimentarius dont l’objectif est de procéder à des modifications ou à des suppressions de produits entrant dans la composition alimentaire (vitamines, minéraux, …).
              [110] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
              [111] Ibid., voir les paragraphes de 130 à 145.
              [112] « Message Urbi et Orbi du Saint-Père Benoît XVI », 25 décembre 2005, Vatican.
              [113] Texte intégral sur le site internet du Saint-Siège.
              [114] Ibid., paragraphe 67.
              [115] Site officiel de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [116] The case for a United Nations Parliamentary Assembly, par Dieter Heinrich, World Federalist Movement, octobre 1992
              [117] Site officiel du Komitee für eine Demokratische UNO.
              [118] « Comité exécutif » de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [119] Cet institut allemand est à l’origine des textes clefs en faveur des groupes ethniques en Europe ; la Charte des langues régionales ou minoritaires et la Convention-cadre pour la protection des minorités. Voir notre livre Minorités et régionalismes, op. cit. p. 142 et suivantes.
              [120] Site officiel de 2020 Vision.
              [121] « Satzung für das Komitee für eine demokratische UNO ». Document téléchargeable.
              [122] « Associates des KDUN », sur le site internet du Komitee für eine Demokratische UNO.
              [123] Rapport sur les relations entre l’Union européenne et l’organisation des Nations Unies [2003/2049 (INI)], rapporteur Armin Laschet, 16 décembre 2003.
              [124] Signalons aussi la présence de Hans-Gert Pöttering au sein du comité directeur du Prix Charlemagne, président de la Fondation Konrad Adenauer, ancien président du Parlement européen mais aussi ancien président de Europa Union Deutschland, filiale de l’Union des fédéralistes européens (l’UEF créée à Montreux en 1947) dirigée en 2010 par le député anglais au Parlement européen Andrew Duff.
              [125] Voir La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale, op. cit, p. 93 et suivantes.
              [126] Internationale Demokratie entwickeln, par Andreas Bummel, Horizonte Verlag, 2005.
              [127] « Andreas Bummel Der Vorsitzende des Komitees für eine demokratische UNO », par Gerrit Wustmann, 11 février 2008.
              [128] « A propos du projet APNU », sur le site internet de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.
              [129] « Etude : la création d’un Parlement mondial serait « pleinement en harmonie avec la doctrine papale » », 28 juillet 2009, Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire des Nations Unies.

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              Publié par le 26 février 2010 dans histoire du "nouvel ordre mondial"

               

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              Pensée unique,quésako ?

               

              Nous vivons sous une dictature de pensée qui s’impose par le terrorisme intellectuel. Le citoyen n’a plus son mot à dire si ce n’est de suivre les consignes des élites qui ne proposent plus de débat politique réel. Le but de cette dictature tente à réduire chaque individu au rang de consommateur dans un monde ultra-liberal dont les nouveaux détenteurs de pouvoir sont les élites bien pensantes au service des mega-entreprises.

              « 1984 », « LE MEILLEUR DES MONDES »: Lors de leur parution ces ouvrages semblèrent de la science fiction, mais aujourd’hui ils rejoignent la réalité. Avec la mondialisation des économies il apparaît aujourd’hui comme incontournable la mondialisation des cultures et des sociétés. Ainsi naît la pensée unique. Imposée par les « bien pensants » elle cherche à contourner les débats pour imposer un modèle unique à tous. Toute contestation devient suspecte, et tout débat est écarté. Ainsi nous voyons apparaître un modèle de société unique et dangereux pour les démocraties.

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              Réalisateur : Anton Vassil- Année de Sortie : 2001 Acteurs : Jean-François Kahn Viviane Forrester Guillaume Bigot Jean-Marc Varaut Philippe Cohen Paul-Marie Coûteaux Ce documentaire regroupe les grands thèmes de la pensée unique: La dictature de Bruxelles, L’imposition du modèle Americain, Les dérives du Communautarisme, Le non-Débat du politiquement correct, La Délinquance des ghettos, l’echec de la Presse, La Démocratie censurée, et surtout les Mécanismes Infernaux de la Pensée Unique appuyer par les témoignages d’auteurs et intellectuels qui dénoncent la Pensée Unique. Ce documentaire offre une perspective unique sur le déficit démocratique de notre époque, et explore les mécanismes infernaux de la pensée unique.

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              Pour résumer, je dirais que  » la pensée unique  » est une idéologie fomenté par une certaine élite décérébrée,qui n’ont d’yeux que pour le pouvoir et l’argent,aidé en cela par les politiques,les médias et l’élite industrielle et qui vise à  » endoctriner  » le plus de personnes possible en les incitant à ne pas remettre en cause les choses telles qu’elle sont étant donné qu’un autre monde est impossible.

               
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              Publié par le 22 février 2010 dans PENSEE UNIQUE.

               

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              Le Bohemian club

               

              Encore plus secret que les Skull and Bones (Tête de mort et ossements),
              l’association ultra-confidentielle dont George W. Bush fut membre (F&D
              98 et 99), apparaît le Bohemian Club, un cercle plus qu’ultra-sélectif
              exclusivement masculin et qui ne regroupe que des « maîtres du monde ».
              Pour la France, trois seules personnalités y ont été cooptées : Valéry Giscard d’Estaing, aujourd’hui président de la Convention sur la réforme des institutions européennes, son ancien ministre Jean François-Poncet, et le grand rival de François Mitterrand, l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard. Enquête (inédite en France) sur ce cercle qui se livre une fois par an à de bien étranges pratiques teintées de satanisme.

              Sans aucune surprise, dans toute l’histoire de la presse française, un seul article a jamais été consacré au Bohemian Club, pourtant fondé en 1872. Il s’agit d’un article du Point paru il y a une quinzaine d’années. Le Bohemian Club accueille pourtant, chaque année, au mois de juillet, dans la forêt californienne, l’élite des « maîtres de la globalisation », c’est-à-dire l’élite des milliardaires et des hommes politiques américains, mélangée à quelques personnalités étrangères,
              issues d’une douzaine de pays, jugées suffisamment puissantes pour être recrutées. Il n’existe que deux ouvrages sur ce cercle hyper-sélect et on ne compte qu’une poignée d’articles alors même que le nombre de ses membres s’élève environ à
              2400 (ils étaient 2 335 en 2001).

              Pour donner une idée de sa puissance, environ un cinquième de ses membres sont membres de la direction des mille premières sociétés mondiales
              apparaissant dans le classement du magazine Fortune. Il s’agit de PDG de multinationales, de membres de cabinets ministériels ou présidentiels, de représentants de
              grandes fondations (comme le Council on foreign relations), de l’élite de la justice, du commerce, d’universitaires de premier plan, de
              militaires hauts placés dans la hiérarchie, etc. Au total, ils représentent au bas mot le quart de la fortune privée des Etats-Unis.

              Le Bohemian Club a été fondé en 1872, par cinq journalistes du San Francisco Examiner afin d’encourager la « bonne camaraderie » (c’est-à-dire ces saoûleries auxquelles
              il faut se livrer pour être accepté dans les pseudo-sociétés secrètes étudiantes) et pour « aider à élever le journalisme au niveau auquel il devrait être dans l’estime de la population », les journalistes
              sans le sou se considérant alors comme une « vie de bohème ».

              Parmi les membres d’honneur figurent Mark Twain ou Jack London. Mais six années plus tard, les objectifs ont largement évolué, faisant désormais
              la part belle aux hommes d’influence et une part très minoritaire aux journalistes et devenant ce que Counterpunch appelle « l’antichambre de la Maison Blanche […] Quel est en effet l’endroit où l’on peut rencontrer directement le PDG d’IBM, le couple Rockefeller, les plus grands banquiers, des juges de la Cour suprême ou Charlton Heston? ».

              Aujourd’hui, il faut compter entre 18 et 20 ans pour avoir une chance d’être admis tant la liste d’admission
              est longue, comptant déjà plus de 1 500 notables bien établis qui sont tous prêts à payer un « ticket » annuel de 10 000 $, sans parler de la
              prise en charge du déficit du club comme en 2000.

              Situé à une centaine de km au nord de San Francisco, il s’agit d’une
              immense propriété privée du comté de Sonoma, achetée par morceaux. Seuls quelques courageux investigateurs comme Anthony C. Sutton (qui édite la Phoenix Letter) ou le mensuel d’extrême gauche Mother Jones (août 1981) ont osé dévoiler quelques noms :
              George P. Schultz, Stephen Bechtel Jr
              (constructions internationales. C’est au cours de la réunion du BC de 2000 que Bechtel aurait obtenu la quasi-exclusivité de la reconstruction
              des infrastructures mises mal par l’Irak au Koweït), Gérald Ford, Henry Kissinger, William Buckley Jr (censé représenter le « conservatisme » américain), Edward Teller (le père de la bombe atomique. C’est d’ailleurs
              au cours de la réunion du BC en 1942 que fut mis au point le programme de développement nucléaire militaire), George Bush, Ronald Reagan, A.W. Clausen (Banque mondiale), Caspar E. Weinberger, William French Smith, Thomas Watson (IBM), Phillip Hawley
              (Bank of America), William Casey(patron de la CIA), etc. Depuis lors, George Bush père y intronisé, en 1999, son fils George W. Bush,
              aujourd’hui président des Etats-Unis (ainsi que son frère Jeb Bush, gouverneur de Floride), lors d’un rassemblement où on retrouvait l’actuel secrétaire d’Etat Colin Powell et Dick Cheney. Pour Suzanne Bohan du Sacramento Bee (qui faillit perdre son travail à cette occasion), c’est véritablement là que fut lancée la campagne présidentielle de George W. Bush, avec prise de contacts poussés aussi bien avec la haute administration que les principaux financiers.

              Parmi les principales personnalités, on citera également, uniquement comme orateurs des très fermés « Lakeside Talks » : James R. Lilley, ancien ambassadeur en Chine et Corée du Sud, Martin Anderson, chercheur à la
              Hoover Institution, John Major, ancien
              Premier ministre anglais, Henry Kissinger, l’éditorialiste David Broder, le PDG de Dow Chemcal Corp Franck Popoff, l’ancien secrétaire
              d’Etat à la Défense William Perry, Lou
              Gerstner, PDG d’IBM, James A. Baker,
              ancien secrétaire d’Etat de Reagan, James Woolsey, ancien directeur de la CIA, le congressiste et ancien ministre Jack Kemp, le cinéaste Francis Ford Coppola, l’ambassadeur
              d’Italie aux Etats-Unis Ferdinando
              Salleo, le dernier gouverneur de Hong-Kong Christopher Patten, le responsable du service diplomatie de la Georgetown University Chester Crockeer, Antonin Scalia, juge à la
              Cour suprême, Pete Wilson, gouverneur de la Californie, Alex J. Mandl, vice-président exécutif d’AT&T, le général Vernon Walters, ancien chef d’Etat major de l’armée américaine, le prince Bandar Bin Sultan, Elliot
              Richardson, ex-secrétaire d’Etat à la Défense, George Schulz, ancien secrétaire d’Etat de Reagan, l’astronaute Frank Borman, Michel
              Rocard, le milliardaire Malcolm Forbes, William H.Webster, directeur du FBI, l’ancien président du Mexique Miguel De La Madrid, Alex Haley, auteur de Roots, David Packard, cofondateur de Hewlett-Packard, etc.

              bohemian.owl
              Le magazine Mac Lean (23 mars 1981) précisait que « chaque année, pour trois week-ends, près de 2 000 membres, en compagnie d’invités,
              rejoignent le lieu placé sous haute protection situé près du hameau de Monte Rio (1 200 habitants), près de la rivière Russe. La devise
              shakespearienne du club, Weaving spiders come here, est une manière de montrer que les discussions trop vives y sont bannies. Même si ce mot d’ordre y est totalement ignoré tant au niveau financier que politique. Alors que cette classe de dirigeants ne laisse que très rarement filtrer des détails sur les accords qui y sont passés, quelques-unes pourtant, comme la promesse de Ronald Reagan à Richard Nixon de demeurer en dehors de la course à l’élection présidentielle de 1967, ont largement participé à façonner le destin de l’Amérique. »

              Plus de 2 000 personnes, exclusivement des hommes, peuvent être accueillies dans d’excellentes
              conditions de confort, dans environ
              120 petits hameaux comme Hillbilies (où se retrouvent la plupart des anciens de la Yale University comme Bush), Derelicts ou Mandalay (le plus chic). La réunion principale se déroule sur quinze jours et trois week-ends (le premier étant le plus proche de la mijuillet), en dehors de réunions beaucoup moins importantes s’étalant sur le reste de l’année.
              L’objectif est de « renouer avec la nature » dans la bonne humeur, et, de l’avis de certains participants, dans des libations alcooliques poussées. Les magnats y jouent dans des saynètes saynètes et de petites pitreries (Kissinger se déguisera par exemple en portant… un masque de Kissinger et d’autres se déguiseront en femmes avec tous les attributs afférents…).

              Quelques conférences sont par ailleurs professées, mais l’essentiel se règle au cours d’entretiens
              informels (mais « juteux »). Comme
              l’écrit Peter Phillips, professeur de sociologie à l’université de Sonoma et directeur du Project censored, « On peut imaginer les aristocrates
              d’aujourd’hui comme Kissinger, Bush
              ou Rumsfeld au milieu d’un cercle d’amis en train de siroter du cognac ou de discuter comment les masses “non qualifiées” ne doivent
              pas être suivies pour établir des politiques et comment les élites doivent mettre en œuvre leurs propres valeurs pour en faire des “règles
              d’autorité”. Ces clubs d’homme ont représenté historiquement l’institutionnalisation des
              inégalités raciales, de sexe et de classe […] En surface, le Bohemian Grove est un lieu privé où les élites régionales et globales se rencontrent
              dans la joie et la bonne humeur. Mais, en réalité, il poursuit exactement les mêmes buts que la monarchie française au XVIIIe siècle ou la construction de l’empire britannique au XIXe siècle […] C’est un moyen de construire des liens étroits internes et une unanimité
              consensuelle au profit d’une solidarité de classe. Les liens renforcés se traduisent dans les réunions économiques internationales, les partis politiques, les campagnes de financement et au niveau supérieur de la “démocratie”.

              Dans un certain sens, ils vivent comme
              dans une Bastille qu’ils ont fabriquée eux-mêmes, avec le pouvoir, le prestige et les privilèges, et unis dans la peur de la démocratie
              de base (grassroots democracy). » Bien
              entendu, aucun compte-rendu n’est jamais publié et aucune liste des participants n’est jamais disponible. Quant à Newsweek (2 août 1982), il rapportait que « la colonie de vacances la plus prestigieuse du monde tient ses réunions à 120 km au nord de San Francisco. Les 1 500 hectares de retraite hautement protégés sont un véritable Etat dans l’Etat exclusivement réservé aux mâles du Bohemian Club auquel chaque président, depuis Herbert Hoover, a
              appartenu. » Et de citer par exemple l’une des conférences majeures qui
              y fut prononcée, celle de Kissinger sur Le Défi des années 80.

              A trois reprises, l’enquêteur Dirk Mathison devait réussir à infiltrer ces
              réunions avec l’aide d’opposant, réunis dans le Bohemain Grove Action
              Network. Il entendit le discours de John Leman, ex-secrétaire à la
              Marine de Reagan, sur Les Armes intelligentes, dans lequel ce dernier
              estimait à 200 000 le nombre d’Irakiens assassinés durant la ratonnade
              dite Guerre du Golfe. Les autres orateurs furent Dick Cheney (aujourd’hui
              vice-président), sur Les Problèmes majeurs de la défense du XXIe
              siècle, l’ex-secrétaire d’Etat à la Santé de Jimmy Carter, Joseph
              Califano, sur La Révolution de la santé aux Etats-Unis : qui vit, qui
              meurt, qui paye ?, et l’attorney general des Etats-Unis sous Reagan et
              Nixon, Eliott Richardson, sur La Définition du Nouvel Ordre Mondial,
              ou encore Helmut Schmidt, ex-Premier ministre allemand, sur Les
              Enormes problèmes du XXIe siècle.

              Les données recueillies sont toutefois fragmentaires en raison de l’extrême surveillance mise en place, mais quelques journalistes d’investigation, tels O’Brien ou Phillips, se sont interrogés sur le « pourquoi » de telles réunions où l’alcool coule à flots et où d’étranges cérémonies druidiques, sous couvert de « représentations théâtrales », prennent place, officiellement dans le but de célébrer l’« esprit de bohème », avec
              un étonnant rituel débutant par « l’incinération des soucis » (Dull Care, soit le « poids des soucis »), semblable au « bonhomme hiver » brûlé
              chaque année, pour célébrer le retour du printemps. Au cours de cette
              étonnante cérémonie, on voit en effet le gratin financier de la planète se
              presser autour d’un rocher de 12 mètres de haut représentant un hibou
              (assimilé à la bouche de Moloch), devant lequel est allumé un immense
              feu de joie où les « maîtres du monde » sont censés (ce n’est pas une
              blague contrairement à ce que nos lecteurs pourraient penser) se
              « décharger » de leurs soucis. Le tout étant très officiellement annoncé
              dans le programme interne sous le titre « Consecutive Cremation of
              Care », avec intervention d’un « High Priest » (Grand Prêtre en robe de
              soie d’argent et d’or), d’un « Voice of the Owl » (la voix du hibou) et
              d’un « Funeral Cortege ».
              Bohemian Grove Luminaries

              Dans THEM : Adventures with extremism (Picador, 2001), John Ronson, quoique critique, rapporte comment il a assisté clandestinement à cette cérémonie macabre, dont il cite divers chants, hymnes et stances, divers discours funèbres et autres mascarades. Après une procession
              aux flambeaux, les hommes, déguisés, s’approchent en chantant, avec l’accompagnement d’un orchestre dissimulé, pour allumer le bûcher, pendant que le Grand Prêtre prononce des odes au soleil de l’été. Une effigie en papier mâchée grandeur nature, représentant un être humain, est alors jetée dans le brasier.

              Cet enquêteur y voit une simple preuve d’immaturité de l’élite de la planète,
              à la manière de la fête de Halloween pour les enfants : « Ma dernière
              impression était celle d’un sentiment dominant d’immaturité : les
              imitateurs d’Elvis Presley (NDLR : certains se déguisent en chanteurs),
              le rituel païen mystificateur, les saoûleries (NDLR : l’auteur a compté
              l’impressionnant nombre de bouteilles vides dans l’un des camps et
              consulté des photos). Ces personnes ont peut-être atteint le sommet de
              leurs professions mais émotionnellement, ils semblent en être resté à
              leurs années de faculté. »

              Pour d’autres, c’est quelque chose de tout différent qui se cache derrière
              de telles cérémonies. Un article paru dans le journal des environs, dont
              certains habitants paraissent peu goûter de telles fariboles et qui évoquent
              des pratiques sectaires (voire sataniques), le Santa Rosa Sun
              (juillet 1993) établit un rapport avec le culte de Canaan et la légende de
              Moloch, le dieu auquel on sacrifiait des êtres humains. Canaan, c’est la
              terre de Phénicie et de Palestine, celle qui anticipe Israël. Supposée
              dérivée de la religion babylonienne et sumérienne, elle influença très
              largement la religion israélite primitive, où Moloch devint Nemrod ou
              Tammouz, et où les pratiques sectaires faisaient appel au sacrifice
              humain. Il en est de même à Carthage avec le fameux sacrifice du
              « molk », où des nouveaux-nés étaient livrés au feu. Mille ans plus tard,
              la Bible mentionne encore de nombreux sacrifice d’enfants. Dans Le
              Paradis perdu, le poète John Milton écrit : « D’abord s’avance
              Moloch, horrible roi, aspergé du sang des sacrifices humains et des
              larmes des pères et des mères, bien qu’à cause du bruit des tambours et
              des timbales retentissantes le cri de leurs enfants ne fut pas entendu
              lorsqu’à travers le feu, ils passaient à l’idole grimée. »

              Pour comprendre cette étrange fascination pour ces étranges rituels
              macabres, on reviendra sur les Skull & Bones (S&B) que nous avions
              déjà étudiés (un article très riche sur le rituel des S&B, et son inspiration
              anti-indienne, est paru depuis lors dans The Observer, 19 avril
              2001). Le Lakota Nation Journal (printemps 2000) a rapporté comment
              Prescott Bush, le grand-père de George W. Bush, s’était emparé du
              crâne du grand chef apache Geronimo lorsqu’il était en poste à Fort Sill
              (Oklahoma) en 1918. La nation apache a découvert que celui-ci fut
              transféré au siège des S&B à New Haven (Connecticut) afin de servir à
              la plupart des cérémonies d’intronisation de nouveaux membres. Dans
              les années 90 lorsque des enquêtes furent conduites et un procès intenté,
              les restes macabres disparurent.

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              Skull and Bones

              Skull and Bones members

               

              Au sein de la très élitiste et puritaine université de Yale sont co-optés chaque année quinze fils de très bonne famille. Ils forment une société secrète aux rituels morbides : les Skull and Bones (Crâne et os). Tout au long de leur vie, ils se soutiennent et s’entraident face aux velléités démocratiques d’une plèbe qu’ils abhorrent. Les deux candidats à la dernière élection présidentielle, George W. Bush et John Kerry, loin d’être des adversaires, s’y côtoyaient en secret depuis trente-six ans. Alexandra Robbins a consacré aux Booners une enquête qui fait référence. Son livre est maintenant disponible en français.

              L’association des Skull & Bones nourrit une importante littérature conspirationniste, qui rend responsable ses membres du scandale du Watergate, de l’invasion de la Baie des Cochons ou encore de l’assassinat de John F. Kennedy. Par ses connexions avec le milieu des affaires, notamment le secteur bancaire, ces anciens potaches de l’université de Yale contrôleraient la finance mondiale, voire l’avenir de la planète. Les Skull & Bones auraient d’ailleurs noyauté le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale, la CIA, etc.

              Il n’est pas question de discuter dans Voltaire, une publication laïque, de l’ésotérisme pratiqué au sein de cette organisation au cours des rites d’initiation, ou des cérémonies annuelles, mais d’analyser sa fonction sociale et son éventuel rôle politique. Les Skull & Bones illustrent surtout comment, aux États-Unis, s’est perfectionné un système de reproduction des élites par le biais d’une sélection qui, contrairement au mythe du self-made man, ne doit rien au hasard ou aux qualités individuelles. En effet, comme le souligne Anthony Sutton, les membres les plus actifs de l’organisation viennent d’un « noyau d’environ 20 à 30 familles », attachées à la défense de leur héritage et de leur lignée. Il existe ainsi de nombreux mariages entre des représentants des familles membres des Skull & Bones, bien que seuls les étudiants mâles aient pu, jusqu’à une date récente, adhérer à l’organisation.

              JW Bush à gauche de l’horloge.

              Yale, une université puritaine et élitiste

              Les Skull & Bones sont nés sur le campus de l’université de Yale. Un choix qui, selon la remarquable enquête de la journaliste de l’ Atlantic Monthly, Alexandra Robbins, ne doit rien au hasard [1].

              Au début du XVIIIe siècle, l’ensemble des universités états-uniennes, qu’il s’agisse d’Harvard, Dartmouth, Williams, Bowdoin, Middlebury ou encore Amherst, ont été fondées par des Congrégationalistes. Mais ils subissent alors la concurrence des Presbytériens, ce qui incite le président d’Harvard, Increase Mather, à agir. En 1701, il quitte son poste et créée une nouvelle université, « afin que l’Intérêt de la Religion soit préservé, et que la Vérité soit transmise aux générations futures ». Avec l’aide de dix pasteurs, dont neuf viennent d’Harvard, il parvient ainsi à fonder le Collegiate School of Connecticut. En 1711, Isaac Newton, Richard Steel et Elihu Yale sont approchés pour transmettre des livres de leur collection personnelle à la jeune institution. Les contacts avec Yale, devenu extrêmement riche grâce à ses activités au sein de la Compagnie des Indes orientales et en tant que gouverneur de la colonie de Madras, sont particulièrement fructueux. Non content de fournir des livres, il finance également largement l’université, qui lui rend hommage en prenant son nom, à partir de 1720, Yale University.

              Les liens avec le congrégationnalisme garantissent le puritanisme de l’enseignement et du mode de fonctionnement de Yale. Les étudiants et professeurs doivent prononcer une profession de foi à leur entrée dans l’établissement, et peuvent être renvoyés si leur sincérité est sérieusement mise en doute. À ce puritanisme s’ajoute un élitisme forcené : les étudiants sont classés, dès leur arrivée à Yale, non pas en fonction de leurs capacités, mais de la position sociale de leurs parents. En tête de classe, les fils ou petit-fils de gouverneurs, de vice-gouverneurs. Puis viennent les membres des familles de juges de la Cour suprême. Un plus bas dans le classement, on trouve les fils de pasteurs et d’anciens élèves. En queue de peloton, les fils de fermiers, de marchands et d’artisans. Ce classement décide de la place attribuée à chaque élève dans les salles de classe, à la chapelle et à la cantine. Le plus étonnant, note Alexandra Robbins, n’est pas que ce classement d’entrée dépende du statut social de la famille de l’élève, chose courante dans beaucoup d’universités au XVIIIe siècle, mais plutôt qu’il n’évolue pas avec la scolarité. Ainsi Yale devient l’exemple idéal-typique d’une institution reproduisant les élites et leur hiérarchie interne. Le déclassement est en général occasionné par un manquement disciplinaire, et sanctionne le fait que l’élève a ainsi entaché l’honneur de sa famille.

              Il faut ajouter à ce mode de fonctionnement peu banal la licence explicitement donnée aux élèves plus âgés de bizuter, voire de brimer et d’humilier les étudiants des classes inférieures. Le règlement prévoit une série de mesures visant à assurer le respect de la hiérarchie la plus arbitraire, fondée uniquement sur l’âge. Lyman Bagg a raconté dans un ouvrage, Quatre ans à Yale, paru anonymement en 1871, comment il analysait les mécanismes mis en place par l’institution. Ces pratiques autorisées reflètent selon lui le « pouvoir énorme des « coutumes » de l’école dans la création d’une folie temporaire qui fait des hommes faibles des êtres cruels et des hommes bons des êtres sans pitié ».

              Cette propension à l’élitisme, à la hiérarchie brutale et au puritanisme incite les élèves, à la fin du XVIIIe siècle, à monter plusieurs sociétés parallèles à l’université. Il s’agit au départ d’associations littéraires, telles que Linonia et Brothers in Unity. L’ensemble des élèves est appelé à adhérer à l’une ou l’autre des organisations. Ce qui n’est pas assez élitiste pour ceux qui souhaitent une stricte reproduction de la nouvelle « aristocratie » états-unienne. En 1780 la branche Alpha de l’organisation Phi Betta Kappa est fondée à Yale. Plusieurs autres sociétés fleurissent à l’époque : la Beethoven Society, l’Hexahedron Club… Petit à petit, les salons littéraires perdent de leur importance, remplacés par des sociétés secrètes, plus élitistes et plus fermées. Au milieu du XIXe siècle, on en dénombre trois principales : les Skull and Bones (Crâne et os), les Scroll and Key (Parchemin et clé) et Wolf’s Head (Tête de loup).

              Parallèlement, le corps enseignant de Yale décide de suivre le mouvement. Six ans après la création de Skull & Bones, six membres de l’élite enseignante de l’université se réunissent au sein du « Club », bientôt appelé le « Old Man’s Club ». Parmi ses six membres fondateurs, on trouve les professeurs Josiah Willard Gibbs et Theodore Dwight Woolsey. Bientôt, l’organisation comptera dans ses rangs William Howard Taft, le futur chief justice du Connecticut Simeon E. Baldwin, l’universitaire Thomas Bergin, le neurochirurgien Harvey Cushing, et le fondateur des Skull & Bones, William H. Russell. Seuls Thomas Bergin et Harvey Cushing ne deviendront pas, par ailleurs membre des Skull & Bones.

              La guerre de l’opium

              L’université de Yale était un terreau particulièrement fertile pour qu’y prospère une société secrète aussi élitiste et influente que les Skull & Bones. Mais le succès de cette organisation secrète doit aussi beaucoup à la personnalité de son fondateur, William H. Russell. Celui-ci appartient à la grande famille Russell, dont l’un des membres, le révérend Noadah Russell, membre éminent de l’Église congrétionnaliste, a participé à la création de Yale. La famille Russell s’est également impliquée dans la grande guerre de l’opium qui oppose le Royaume-Uni à la Chine dans la première moitié du XIXe siècle.

              À la fin du XVIIIe siècle, l’opium cultivé au Bengale avec la bénédiction de l’Angleterre est soumis à un monopole d’exploitation confié à la Compagnie des Indes orientales, une société qui dépend directement de la Couronne et à laquelle Elihu Yale a participé par le passé. La guerre de l’opium, qui commence vers 1815, vise à introduire de force cette drogue sur l’énorme marché chinois. De 320 tonnes annuelles en 1792, la contrebande d’opium atteint 480 tonnes en 1817, puis 3200 tonnes en 1837. La Chine demande alors à la reine Victoria de faire cesser le trafic. La souveraine fait savoir que les revenus ainsi engrangés par le Royaume-Uni sont trop importants pour qu’elle décide d’y renoncer. La tension monte entre Pékin et Londres : en février 1839, un trafiquant chinois est exécuté devant les représentations cantonaises des commerçants britanniques. En juin 1839, la Couronne accepte de détruire d’importantes cargaisons d’opium. De nombreux Anglais quittent alors Canton et Macao pour relancer le trafic d’un peu plus loin, sous la protection officielle de la marine britannique. Dans ces conditions, l’incident est inévitable : le 4 septembre, c’est la première bataille navale de la guerre de l’opium, qui aboutit à la destruction de nombreux navires chinois. Ces affrontements révèlent « la faiblesse des jonques de guerre chinoise et la sanglante détermination des protestants anglais pour que soient victorieux les principes du libéralisme fondé sur le trafic de l’opium » [2].

              Samuel Russell, cousin de William Russell, est un important protagoniste de la guerre de l’opium. De nationalité états-unienne, il est le fondateur de la Russell & Company en 1813, qui va concurrencer, dans les années 1820, la domination britannique sur le trafic de drogue en direction de la Chine. L’un des membres éminents de la société était Warren Delano, Jr, le grand-père de Franklin Delano Roosevelt.

              Du club Eulogie aux Skull and Bones

              C’est dans ce contexte que William Russell crée les Skull & Bones, en 1832. Il est difficile d’établir avec précision dans quelles circonstances. Il s’agirait, au départ, d’une réaction à l’exclusion d’un membre des Phi Beta Kappa, Eleazar Kingsbury Forster. Indigné par le procédé, et souhaitant redonner sa vitalité à Yale, William Russell aurait condamné Phi Betta Kapa, pris Forster sous son aile et fondé, avec treize autres étudiants de Yale (dont Alfonso Taft [3]), une société encore plus secrète et encore plus forte, originellement intitulée le Club Eulogie, du nom de la déesse grecque de l’éloquence. Sous l’influence d’un récent voyage en Allemagne, Russell importe bon nombre de références germanques dans le rituel. En 1833, les jeunes membres adoptent la tête de mort et les ossements comme emblème. À la même époque, le chiffre 322 devient le « chiffre clé » de l’organisation. C’est en effet en 322 avant JC qu’est mort l’orateur grec Démosthène. Selon la « tradition Skull and Bones », la déesse Eulogie aurait alors rejoint le paradis, avant de redescendre en 1832 et de rejoindre la société secrète.

              En 1856, les Skull and Bones sont officiellement incorporés au sein du Russell Trust, propriété de William H. Russell, grâce à Daniel Coit Gilman (Bones 1852), président fondateur de l’Université John Hopkins. Le 13 mars de la même année, l’organisation déménage son quartier général au sein d’un bâtiment impressionnant sur le campus de Yale, pompeusement baptisé « la Tombe ». L’endroit est rapidement submergé de reliques guerrières et morbides : on y trouve, d’après les témoignages de membres recueillis par Alexandra Robbins, une accumulation de drapeaux, de tentures noires, d’armes recueillies sur les champs de bataille. Pour ne pas oublier qu’il s’agit d’une confrérie d’étudiants, une série de balles de baseball provenant des rencontres mythiques remportées par Yale est exposée dans une pièce. Le logo de la tête de mort est apposée quasiment sur tous les endroits vierges, tandis que des ossements de carcasses animales sont accrochées à divers murs. Quelques squelettes et ossements humains sont également exposés. La plupart des tableaux présents dans l’enceinte représentent la Mort rencontrant tel ou tel personnage célèbre. Une atmosphère proche de l’univers de la famille Adams selon Marina Moscovici, conservateur d’art du Connecticut qui a travaillé à la restauration d’une quinzaine de tableaux en 1999.

              Une polémique a éclaté au début des années 1980 autour du crâne de Géronimo, que les Skull & Bones prétendaient détenir. Ils le montrèrent même à un chef de tribu apache d’Arizona, Ned Anderson. Alors qu’on leur en demandait la restitution, les membres de l’organisation présentèrent un crâne différent de celui montré précédemment, et dont l’analyse révéla qu’il s’agissait de celui d’un enfant de dix ans, et non de celui du chef indien. L’authenticité de la relique, qui a depuis regagné « la Tombe », reste donc discutable.

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              Quartier général des Skull & Bones, situé sur le campus de l’université de Yale et baptisé « la Tombe ».

              Le fonctionnement de l’organisation est aujourd’hui mieux connu. Quinze membres sont recrutés chaque année, ce qui permet d’estimer à environ 800 le nombre de membres vivants de l’organisation à n’importe quelle date donnée. Encadrés par des membres plus anciens, les quinze nouveaux impétrants se réunissent deux fois par semaine pendant un an, pour discuter à la fois de leur vie, de leurs études ou de leurs projets professionnels. Des débats sur des questions politiques et sociales ont également lieu. Une fois par an, la société organise une retraite à Deer Iland, une vaste île située dans le fleuve Saint-Laurent, près de New York, où a été construit un club cossu à l’anglaise. Il s’agit bien de Deer Iland et non de Deer Island, conformément à la volonté de George D. Miller, membre des Skull & Bones et généreux donateur de la résidence [4].

              Le rituel d’initiation a fait l’objet des interprétations les plus folles de la part des détracteurs de l’organisation. Pourtant, comme le rituel maçonnique, c’est essentiellement le secret qui l’entoure qui en est l’élément le plus déterminant. Et s’il est possible que les cérémonies se déroulant au sein de « la Tombe » aient eu, un temps, des conotations paganistes, voire satanistes, il faut également rappeler que le bizutage des nouveaux élèves de Yale était, par le passé, particulièrement cruel. Cependant, il est improbable qu’on demande aujourd’hui aux étudiants sélectionnés pour entrer dans l’organisation de se prêter à des jeux sexuels morbides devant l’ensemble des autres initiés.

              Le réseau

              Le plus fascinant n’est pas ce qui se passe au sein de l’organisation, mais plutôt la cohérence de sa liste de membres, qui révèle le talent des membres de Skull and Bones pour constituer les élites de demain. Ainsi, tout président des États-Unis passé par Yale a été membre des Skull & Bones : il s’agit de William Howard Taft, de George H.W. Bush et de George W. Bush. De même on ne compte plus les personnalités membres de l’organisation qui ont occupé, par la suite, d’importantes fonctions dans le monde politique, diplomatique, médiatique, ou même du renseignement.

              L’organisation dispose d’importantes connexions dans le milieu diplomatique, et notamment au sein du Council on Foreign Relations. Ainsi, Henry Stimson, secrétaire à la Guerre de Franklin Delano Roosevelt, l’ambassadeur des États-Unis en Union soviétique, Averell Harriman, ou J. Richardson Dilworth, gestionnaire des intérêts de la famille Rockefeller, étaient membres des Skull and Bones [5].

              Des membres de Skull & Bones ont également joué un certain rôle dans l’univers des médias. Henry Luce et Briton Haden, tous deux membres de l’organisation depuis 1920, auraient notamment eu l’idée de créer le journal Time lors d’une réunion à « la Tombe ». Averell Harriman, de son côté, a fondé le journal Today qui fusionna en 1937 avec une autre revue pour devenir Newsweek.

              Les connexions au sein de la CIA sont particulièrement impressionnantes : William F. Buckey, membre ultra-conservateur de l’Agence et propagandiste réputé, a été membre de l’association, tout comme son frère, James Buckley, sous-secrétaire d’État à la Sécurité, aux sciences et aux technologies, dans le gouvernement de Ronald Reagan, un poste où il supervisait l’octroi de l’aide militaire états-unienne à destination des régimes de droite. Hugh Cunningham (Bones 1934) a lui aussi accompli une longue carrière dans les services états-uniens, de 1947 à 1973. C’est également le cas de William Bundy, Bonesman de la promotion 1939, et de Dino Pionzio (Bones 1950), chef de station de la CIA à Santiago en 1970, où il s’employa à déstabiliser le régime de Salvador Allende.

              Le fait que l’organisation serve de moyen de reproduction à l’élite économique et politique du pays lui a assuré une bienveillance inhabituelle des autorités. Ainsi, en 1943, un acte législatif spécial adopté par l’État du Connecticut a exempté les associés du Russell Trust Association, qui gère, entre autres, les avoirs de la société secrète, de remplir un rapport d’activité comme n’importe quelle autre société. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, ses avoirs ont été gérés par John B. Madden Jr, membre de Brown Brothers Harriman, une société née de la fusion, en 1933, de Brown Bros & Company et de W.A. Harriman & Company. Madden travaillait alors sous les ordres de Prescott Bush, père du futur président George H.W. Bush et grand-père de l’actuel président des États-Unis. Tous ces personnages sont naturellement membres des Skull & Bones.

              Autre source de fonds : les Rockefeller. Percy Rockefeller fut membre de l’Ordre, et lia l’organisation aux propriétés de la Standard Oil. Autre grande famille rattachée aux Skull & Bones : les Morgan. J.P. Morgan ne fut certes jamais membre, mais Harold Stanley, membre de l’équipe dirigeante du Morgan’s Guaranty Trust, appartint à l’organisation depuis 1908. W. Averell Harriman, de la promotion 1913, a également été membre du conseil d’administration, tout comme H.P. Whitney et son père, W.C. Whitney. C’est également de manière indirecte que l’organisation a pu profiter des fonds de la famille Ford, apparemment contre l’avis de celle-ci. McGeorge Bundy, membre des Skull & Bones, fut en effet président de la Fondation Ford de 1966 à 1979, après avoir servi de conseiller pour la sécurité nationale sous John F. Kennedy et Lyndon Johnson.

              Présidentielle 2004 : le face-à-face Skull and Bones

              Les Skull & Bones n’ont pas véritablement de discours idéologique. Encore qu’il ne soit pas anodin de révérer un financier de la guerre de l’opium et d’utiliser comme objet rituel le crâne présumé du dernier chef d’un peuple que l’on vient d’exterminer. Contrairement à ce que la littérature conspirationniste a pu évoquer, il ne s’agit pas d’un club de néo-nazis, d’ultra-conservateurs, ni même de faucons. Néanmoins, en tant que représentant de l’élite future (ce qui nécessite déjà d’appartenir à la classe sociale disposant des capitaux socio-culturels suffisants pour réussir dans les différents champs de pouvoir), les membres des Skull & Bones partagent une même vision du monde et des rapports sociaux. Tous sont des capitalistes partisans d’un pseudo-libéralisme et attachés aux valeurs de Liberté prétendument incarnées par les États-Unis. Bien que récemment gagnées par les sirènes du « politiquement correct », en admettant progressivement des représentants des minorités ethniques et sexuelles, puis des femmes en 1991 – à la consternation, entre autres, de l’ancien président George H.W. Bush – les élites réunies au sein des Skull & Bones n’en demeurent pas moins l’incarnation quasi-parfaite de la pensée unique de la classe dirigeante états-unienne.

              Le fait que les deux principaux candidats à la présidence des États-Unis en 2004, George W. Bush et John Kerry, soient membres de l’organisation, ne peut être interprété comme la manifestation d’une élection arrangée à l’avance entre deux personnalités de connivence. En revanche, on peut légitimement s’inquiéter de la manière dont s’établit la sélection au sein du champ politique états-unien. Car si les deux hommes peuvent s’affronter durement, il est indubitable qu’ils appartiennent l’un et l’autre à un milieu social étroit et homogène et que, à ce titre, ils défendent, malgré leurs divergences, des intérêts proches. D’une certaine manière, pour paraphraser un politicien français, l’élection présidentielle de 2004 ce sera « Skull and Bones ou Bones and Skull ». C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Ordre focalise sur lui autant d’attention : il incarne la quintessence du milieu social le plus favorisé des États-Unis, et dont les vues sont loin de représenter l’idéal démocratique auquel aspire le reste de la population. Individuellement, de nombreux membres de l’organisation ont trempé dans la plupart des « coups tordus » des États-Unis des cinquante dernières années, de l’invasion de la Baie des Cochons à l’élaboration de la doctrine nucléaire, en passant par le renversement de Salvador Allende. Et ils n’ont pu le faire qu’en dehors des institutions démocratiques, dans le secret de leur connivence et sur la base d’une fraternité ancienne. Pourtant, aucune décision de ce type n’a jamais été prise au sein de l’association des Skull & Bones elle-même. Ce n’est pas une structure hiérarchisée, apte à prendre de telles décisions et à les faire appliquer. Quoi qu’il en soit, l’Ordre secret reste la façade la plus immédiatement visible de l’« ennemi de classe » que représente l’« aristocratie impériale » des États-Unis.

               

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              Le livre de référence d’Alexandra Robbins sur les Skull and Bones est maintenant disponible en français.
              « Skull and Bones, La vérité sur l’élite secrète qui dirige les États-Unis » est en vente dans la librairie en ligne du Réseau Voltaire (18 €).

              http://www.voltairenet.org/article14367.html

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              1 commentaire

              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, skulls and bones.

               

              Étiquettes : , , , , , , , , ,

              Le protocole des sages de sion

               

               

              · Leur origine
              « Les protocoles des Sages de Sion » ne sont pas nés au congrès de Bâle de 1897. Ils se présentent comme un programme de domination planétaire à partir d’un groupe d’individus déterminés à imposer un ordre nouveau.
              Bien qu’il ait servi aux antisémites, il n’a pas été écrit dans ce but car il est écrit dans un langage tout autre.
              (L’énigme sacrée, Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln)

              Les Protocoles ont été créés vers 1770. Leur but est la destruction de tous les gouvernements, et de toutes les religions.
              Ils utilisent la corruption.
              Les « Protocoles des Sages de Sion » existent depuis très longtemps. L’original a été trouvé en 1785. Les Illuminatis l’ont modifié en 1893 pour faire croire que ce sont les juifs qui l’ont créé et l’ont mis entre les mains d’un historien et écrivain russe Sergyi Nilus.
              (Le gouvernement mondial de l’Antéchrist, Tome I, Serge Monast)

              · Leur découverte
              Comment les protocoles ont ils été vus puisque c’est secret ?
              Ils ont été mis à jour grâce à un incident ayant eu lieu en 1785 :
              « En 1785, le Courrier voyageant de Frankfort à Paris, et transportant sur lui les détails des « Plans » destinés aux Mouvements Révolutionnaires en général, ainsi que des instructions concernant la Révolution Française déjà préparée… fut frappé par un éclair en traversant Rastibon, et mourut sur le champ. Les documents qu’il transportait tombèrent ainsi entre les mains de la Police qui les remit, peu après, au Gouvernement Bavarois de l’époque. Les instructions transportées par le Courrier, provenaient des Illuminatis Juifs d’Allemagne et étaient adressés au Grand Maître des Maçons du Grand Orient de France. »
              (Le gouvernement mondial de l’Antéchrist, Tome I, Serge Monast)

              · Leur fondement
              – Contrôle de l’argent
              – Contrôle de la presse
              – L’extension du pouvoir : faire croire qu’ils sont les amis de tous
              – Le contrôle de la foi : ôter la vraie foi, pensée matérialiste.
              – Le moyen d’amener la confusion dans les esprits.
              – L’aspiration du luxe
              – Le politique utilisé comme instrument
              – Le contrôle de la nourriture : ceux vivant en zone rurale est un problème car ils peuvent vivre en autarcie (pour contrer cela, les charges sont augmentées)
              – Rôle de la guerre
              – Contrôle des loges franc-maçonniques
              – La mort : y conduire tous ceux qui font obstacle
              (Le Livre Jaune N° 5, Editions Félix)

              Exemple de contenu des protocoles : (extrait d’un discours du grand maître de la loge B’nai B’rith, en 1897, au congrès de Bâle,  qui a été retrouvé dans une loge maçonnique à Budapest, après la fuite de Bela Kuhn.)

                  Remarque :     Il y a beaucoup d’écrits positifs ou négatifs sur les « Protocoles des Sages de Sion« . Il est interdit de les reproduire ou de les vendre en Allemagne, et même de le posséder chez soi en France sous peine de poursuites pénales ( vive la liberté de presse et d’opinion ). Cela vient certes du fait qu’Hitler s’est servi des Protocoles pour justifier son « génocide ». Il devrait nous être indifférent que ce soient les Rothschild ou des falsificateurs racistes qui utilisent les Protocoles de nos jours. Par contre, il s’agit de voir que ses principes sont de fait appliqués. Nous avons un plan sous les yeux qui montre ce qu’il faut faire pour réduire notre monde à l’esclavage. Savoir qui se sert de ces Protocoles EST PLUS IMPORTANT que savoir qui en est l’origine.

              Le PDF :

              http://www.kiffegrave.com/wp-content/uploads/docs/les_protocoles_des_sages_de_sion_nilus.pdf

               
              2 Commentaires

              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, Protocole de sion

               

              Étiquettes : , , , , , , , ,

              la maison ROTHSCHILD.

              Beaucoup d’énigmes entourent le centre secret du négoce bancaire international : la maison ROTHSCHILD.

              En 1750, MAYER AMSCHEL BAUER acheta la banque de son père à Francfort et troqua son nom pour celui de ROTHSCHILD. Mayer se maria. Il eut cinq garçons et cinq filles.

              Les prénoms de ses fils étaient Amschel, Salomon,  Nathan, Kalmann (Karl) et Jacobs (James). Son ascension s’accéléra lorsqu’il obtint les faveurs du PRINCE GUILLAUME IX de HESSE-HANAU. Il prit part, en sa présence, à des rencontres de francs-maçons en Allemagne.

              Ce prince Guillaume, ami de la DYNASTIE DE HANOVRE, avait des revenus financiers considérables en louant ses mercenaires de Hesse au roi anglais (de Hanovre). Ce furent les mêmes troupes qui combattirent, plus tard, contre l’armée de George Washington dans la « Valley Forge ». Rothschild devint le banquier personnel de Guillaume. Lorsque le prince Guillaume dut s’enfuir au Danemark à cause des troubles politiques, il déposa à la banque Rothschild le salaire des mercenaires, soit 600.000 livres.

              NATHAN ROTHSCHILD (le fils aîné de Mayer Amschel) emporta avec lui cet argent à Londres grâce auquel il put ouvrir aussi une banque. L’or qui servit de garantie était issu de la « East India Company ». Nathan obtint une plus-value de 400% en prêtant de l’argent au DUKE OF WELLINGTON qui finançait ainsi ses opérations militaires et en vendant aussi, plus tard, de façon illégale l’or qui devait servir de garantie. Ces transactions furent à l’origine de la fortune gigantesque de la famille Rothschild .

              C’est alors que débuta le commerce bancaire international : chaque fils ouvrit une banque dans un pays différent, Amschel à Berlin, Salomon à Vienne, Jacobs à Paris et Kalmann à Naples. Salomon Rothschild était membre des francs-maçons.

              MAYER AMSCHEL ROTHSCHILD écrivit son testament dans lequel il indiquait comment la fortune de la famille devait être gérée à l’avenir. La fortune serait administrée par les hommes et ce serait l’aîné qui aurait le pouvoir décisif et trancherait en cas de désaccord. Toutes les tenues de compte devaient rester absolument secrètes, particulièrement pour le gouvernement.

              EN 1773, MAYER AMSCHEL ROTHSHILD aurait rencontré en secret dans la maison des Rothschild, à Francfort, douze bailleurs de fonds aisés et influents (en fait les Sages de Sion) pour mettre à l’étude un projet qui contrôlerait toute la fortune mondiale. Aux dires de Herbert G.Dorsey, ces bailleurs de fonds auraient souligné, entre autres, le fait que la fondation de la « BANQUE D’ANGLETERRE » avait permis d’exercer une influence considérable sur la fortune anglaise. Ils déclarèrent aussi qu’il serait nécessaire que cette banque exerce un contrôle absolu afin qu’ils puissent créer les bases qui permettraient de contrôler la fortune mondiale. Ils en retinrent les grandes lignes par écrit.

              Selon les documents de Dorsey et William Guy Carr « Pawns in the Game », ce plan aurait finalement été connu sous le nom de « PROTOCOLES DES SAGES DE SION ».

               

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              Création du Dollars.

              Dollar

               

               » […] Il prononcera des paroles contre le Trés-Haut, il opprimera les saints du Trés Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps  » ( Daniel 7/25 ).

              Cette organisation ( ou secte? ) est d’inspiration Irakienne : la  » Confrérie du Serpent  » d’origine sumérienne ( avant babylone -4000 av JC, actuellement l’Irak ). Les tablettes Mésopotamiennes indiquent que E.A., Prince de la terre, créateur de l’homo sapiens, se rebella, n’acceptant pas les cruautés que ses congénères infligeaient aux hommes, et fonda la  » Confrérie du Serpent « . Mais la confrérie fut vaincue par d’autres groupes régnants… Les Illuminati descendrait directement de cette ancienne confrérie, bien que les intentions aient changées !

              Thomas Jefferson (rédacteur de la Déclaration d’indépendance des états Unis d’ Amérique) fut officiellement nommé Ambassadeur en France en 1785. Lorsque Jefferson arriva en France, le régime était encore une monarchie absolue et il vit donc naître la Révolution Française. Il contribua au financement de la revolution francaise par les americains. Plus tard Il était si estimé qu’il fut invité à siéger à l’Assemblée Nationale lors de la rédaction de la Constitution française. Il écrivit, le 4 juillet 1776 ces mots célèbres (et révolutionnaires) :  » all Men are created equal « .

              Plus tard il deviendra le 3ème président des état Unis et le premier à siéger à Washington la nouvelle capitale. Il etait membres des  » lumières  » (Voltaire, Rousseau, Diderot, Kant, Benjamin Franklin, etc.) un groupe philosophique influent.

              Il est probable que les  » Lumières  » soit la base de la franc-maçonnerie ( et donc des Illuminati ). Les Illuminati, secte luciferiene créee en 1776 a pour but d’instaurer le N.O.M. ( Nouvel Ordre Mondial ). Ce que nous appelons aujourd’hui la mondialisation, soit un système communiste planétaire!

              La France serait directement impliquée dans l’organisation d’un nouvel ordre mondial, visant à installer un gouvernement planétaire, depuis le début, il y a 200 ans environ. Tous laisse à penser que les Gaulistes aient un peu plus de mal à entrer dans le complot.

              La secte créee le 1er mai 1776 s’inspire directement de la bible et de l’apocalyspe ainsi que de la sorcellerie. Même si cela reste à prouver, plusieurs facteurs démontrent un lien entre le diable et les  » Illuminatis « . Cependant si la secte utilise les religions, lucifer, la mythologie et la symbolique ( par exemple le nombre 666 ), c’est tout simplement pour faire peur ou brouiller les pistes, c’est peut-être aussi la verité. Nous aurions donc affaire à une secte satanique ou à des fous, ou les deux!

              Création des illuminati en 1776 ( MDCCLXXVI ). MDCCLXXVI = 1776 = 1110 + 666. Du temps de la première Babylone, l’équivalent du dollar était élaboré sur un système à base sexagésimale, (toujours actuel dans notre monde moderne puisque tout ce qui concerne nos calculs et mesures d’angles est régi selon un système sexagésimal), divisé en 60 cents, donc on peut par exemple considérer 1110 comme un système de référence à l’ancienne Babylone et convertir 1110 en système centésimal comme celui de la Babylone moderne, en divisant par 100 puis en multipliant le résultat obtenu par 60, soit plus simplement : 1110 x 0.60 = 666 ou 666 dollars type Première Babylone + 666 dollars type Nouvelle Babylone. Voici donc la secte du dollar.

              L’Ordre des  » illuminati  » a été créée par Adam Weishaupt, un professeur de loi Canonique à l’Université d’Ingolstadt en Allemagne. Etant né dans une famille Juive, puis converti, il devînt Jésuite. Franc-maçon, s’étant séparé de l’Eglise Romaine Catholique, il était lourdement impliqué dans la pratique de la sorcellerie. Adam Weishaupt voulait greffer sur la Maçonnerie ce Nouvel Ordre dont le serait le maître. Cet Ordre visait à : Etablir un Nouvel Ordre Mondial, Détruire toutes les démocraties, Détruire le Christianisme, Introduire un Communisme mondial en abolissant toute forme de droit à la propriété individuelle, et remettre le pouvoir à  » Lucifer « , leur dieu et l’introniser à la tête du Gouvernement Mondial.

              Sa philosophie de base était qu’il fallait détruire toute Religion, toute société existante, et abolir la propriété pour y établir un Nouvel Ordre, sorte de paradis où tous les hommes seraient égaux et heureux. Les Illuminatis sont des Membres des loges du Grand Orient qui ont été initié dans  » L’Ordre et la secte des Illuminatis « . Ils sont un petit, mais puissant Groupe qui se compose, à la tête, des banquiers internationaux, des industriels, des hommes de science, des dirrigeants militaires & politiques, des éducateurs, des économistes, etc. Ce sont des hommes qui ont accepté le  » Plan Luciférien  » comme étant préférable pour gouverner la Création. Ils adorent Lucifer comme cela est requis par Weishaupt dans son livre  » Morales et Dogmes « . Ils ne reconnaissent l’autorité d’aucun mortel exepté celle de leur Chef. Ils n’accordent de loyauté à aucune nation. Ils sont en parfait accord pour la  » Continuation de la Conspiration Luciférienne  » afin d’empêcher l’application du  » Plan de Dieu  » pour le Gouvernement de la Création. Certains pensent que c’est le portrait d’ A. Weishaupt et non celui de G. Washington qui est imprimé sur le billet vert.

              Adam Weishaupt est mort le 18 Novembre 1830 à Gotha. Ce 18 Novembre était le 322e jour de l’année, nombre que l’on retrouve sur le blason des  » skull and bones  » ( crâne et os ), la société secrète des universités de Yale et Harvard à laquelle appartient le clan Bush entre autre. Les SS portaient aussi le signe crâne et os sur leurs uniformes…

              LE ONE DOLLAR

              Eléments de la première ébauche en Juillet 1776: La devise latine: « E Pluribus Unum », L’œil dans le triangle, La Nuée glorieuse, La date: MDCCLXXVI, Le nuage. Deuxième mouture en Mars 1780: Les flèches, La branche d’olive, Les 13 étoiles, Le bouclier avec les 13 étoiles. Troisième mouture en Mai 1782: La pyramide tronquée. Design final en Juin 1782: L’Aigle chauve Américain, Les devises latines:  » Annuit Coeptis  » et  » Novus Ordo Seclorum  » . Selon la version officielle, il n’y a absolument rien d’occulte, sur les recto / verso du billet vert.

              La secte Luciférienne des illuminatis est à l’origine de la conception du sceau des USA, visible sur le dollar, et de la déclaration d’indépendance des Etats Unis le 4 Juillet dont le pendant Français est le 14 Juillet, fête commémorative d’une révolution qu’ils avaient financée. C’est à cette même date que pour la première fois l’Euro avait été historiquement côté en bourse avec la même parité que le dollar.

              Le sceau de la pyramide tronquée comme celle de Kheops ou Gizeh avec 13 degrés est visible sur le recto des billets de 1 dollars. Il a été créé sur l’ordre d’un des membres de la famille Rothschild, qui était et reste toujours une organisation Luciférienne. La politique et les finances sont les deux moyens employés par cette organisation occulte pour instaurer le gouvernement mondial unifié en programmant trois guerres mondiales pour parvenir à ses fins;  » Illuminati  » signifie  » ceux qui sont éclairés  » ou  » ceux qui savent « , ou  » porteurs de lumière  » au sens latin et premier du nom de  » Lucifer « ,  » Lux fero « , celui qui porte la lumière. Le jour exact de la création du Sceau des Etats Unis étant le 1er Mai 1776.

              L’inscription d’une année en chiffres romains sur la base indique  » MDCCLXXVI  » soit 1776. La date 1776 est entre autre : La date de la création du  » Grand Sceau  » des Etats Unis, l’année de fondation de la secte des Illuminati et l’année de la déclaration d’Indépendance des Etats Unis le 4 juillet.  » MDCCLXXVI  » est un système constitué de 6 puis 7 lettres-nombres, à savoir : 1 + 5 + 10 + 50 + 100 + 500 = 666

              Le nombre 1776 revêt plusieurs conversions alphanumériques suivant la langue Grecque dont les quelques exemples suivants :

              1776 =  » l’agneau qui est au milieu du trône « . (Apoc 7/17)
              1776 =  » Je suis le rejeton et la postérité de David  » (Apoc 22/16)
              1776 =  » Jésus de Nazareth  »
              1776 =  » fleuve d’eau de la vie  » (Apoc 22/1)

              1776 (37 x 48) représente la sommation du 4e verset de la Genèse:
               » […] Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.  » (Genèse 1/3 et début de 1/4).

              Le motif du sceau avait été adopté par le Congrès le 20 Juin 1782 à l’origine et apposé sur le dollar en 1935. L’œil au centre de la pierre de faîte de la pyramide est l’un des plus vieux symboles maçonniques. George Washington, un franc-maçon, premier président des Etats Unis d’Amérique, le portait déjà en blason sur son tablier de maçon. L’impression sur le dollar du sceau s’était faite sur ordre de Henry Agard Wallace (1888-1965), qui fût par la suite Vice-President des Etats Unis, aux commandes en second derrière le Président Roosevelt, de 1940 à 1944. Henry Agard Wallace, franc-maçon de son état au 32e°, était persuadé qu’il avait une dimension Messianique et que l’Amérique avait été choisie par Dieu pour établir le futur Nouvel Ordre des Ages connu à présent sous le nom de Nouvel ordre Mondial.

              Le nombre 153 est, entre autres, un symbole de réunification du troupeau rassemblé par son berger, au moment de l’enlèvement de l’Eglise auprès de Jésus-Christ, juste avant le règne de L’Antéchrist sur la terre entière et sa domination sans partage et tolérée par DIEU puisque ce pouvoir lui  » est donné  » et non pris comme a pu le faire n’importe lequel de ses prédécesseurs dictateurs de notre siècle. Il représente donc une étape importante des événements qui se dérouleront à la fin de notre temps et c’est un signe d’espérance pour les chrétiens. Le  » Grand Architecte  » est le Dieu ( ou GOD ) de la Franc-maçonnerie sur le dollar Américain. Selon les nombres  » Le Grand Architecte  » donne 153 et en anglais:  » The illuminati  » donne aussi 153.

              Le nombre 153, n’apparaît qu’une seule fois dans la Bible :
               » […] Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point « . (Jean 21/11)

              Avec le décalage horaire d’été, la 153 ème heure correspond à la véritable 151e heure solaire. Ainsi à titre d’exemple, de Mars à Octobre 1999, bon nombre de cultes se déroulaient de 10h à 12h du matin de la fin de la 153 ème heure calendaire à la fin de la 153e heure solaire donc. Le passage à l’heure d’hiver s’étant établi dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 octobre 1999, veille de la Toussaint, il est bon de souligner que ce week-end était aussi celui d’Halloween, la (Nouvelle) grande Fête païenne dédiée au Diable et autres Esprits infernaux malfaisants. Le dimanche 31 octobre 1999 avait 25 heures. Dés le début de la semaine précédente, certains supermarchés avaient déjà installé leurs décors de Noël. La confusion s’installe peu à peu, séduction oblige. Il est donc possible à présent de vivre une journée de 23 ou de 25 heures (englobant une période de 217 jours en 1999) au cours d’une année dans la Communauté Européenne il est salutaire de se souvenir que le calendrier avait été recomposé pendant la Révolution Française et que Daniel avait prophétisé que le Dernier Grand Séducteur changerait les lois et le temps :

               » […] Il prononcera des paroles contre le Trés-Haut, il opprimera les saints du Trés Haut, et il espèrera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.(Da 7/25)

              L’utilisation donc de cette date pour la déposition officielle du sceau emblématique des Etats Unis d’Amérique est une grossière parodie d’un Plan d’unification planétaire touchant tous ceux qui accepteront la marque de la Bête et son système mondial qui les contrôlera dans leurs actions et leurs pensées.

              L’  » étoile de David « , ou  » sceau de Salomon  » est aussi d’origine occulte et en rien Biblique. Elle est composée de deux triangles équilatéraux superposés et opposés. Ce triangle dans ce cas présent peut être composé de 153 éléments avec 17 de ceux-ci représentés de chaque côté.

              Révélées par l’étoile de David à 6 branches, également constituée de triangles au-dessus de la tête de l’aigle à droite du billet, les lettres  » N « ,  » O  » et  » M  » forment en Français le mot  » NOM « , alors qu’il s’agit d’une expression rédigée en latin  » Novus Ordo Seclorum  » ( le Nouvel Ordre des Siècles ). Ces lettres frappées sur un clavier de téléphone font apparaître la séquence numérique ‘de la bête:  » 666 « .

              L’ oeil d’Horus qui apparaît dans le triangle suspendu car séparé, au sommet de la pyramide est un symbole Luciférien, d’origine Babylonienne et inspirée par les Néphilim, les fameux Géants d’origine angélique rebelle et déchue dont les descendants avaient tant effrayé les deux espions de Moïse en reconnaissance sur la terre promise.

              La pierre de faîte qui demeure suspendue au-dessus de la pyramide représente une puissance supranationale, les connaissants inconnus,  » ceux qui savent  » et manipulent à leur gré les éléments comme les finances internationales pour opérer des transferts de richesses. Sur le haut de la pyramide tronquée, la pierre de faîte symbolisée par un triangle séparé ( attendant d’être accolée? ), rayonne comme une étoile. Elle représente un Collège occulte de régnants qui ne sont pas réellement de notre monde tel que l’homme commun peut le concevoir (l’homme commun est celui qui a été créé à l’image de DIEU à l’origine). Un oeil y est inscrit, c’est celui du Dieu Egyptien Horus, ou de Lucifer pour les sociétés occultes, l’oeil qui voit tout. Il s’inscrit dans un triangle.

              La pyramide en elle-même, ( comme celle du Louvre ou de Kheops ) comporte 153 couches de pierres de la base au sommet revêt des symbolismes multiples de mesures, de références astronomiques, de hiérarchie… Cette pyramide est l’Eglise occulte de l’Adversaire, l’ensemble de toutes les sociétés dites  » secrètes  » œuvrant pour la Globalisation et le Mondialisme. La réunion de la pierre de faîte à l’ensemble des degrés représentera le royaume de L’Antéchrist, accaparé par celui qui l’a suscité, Satan, aux dépends de son propriétaire légal, Jésus-Christ, pendant un temps très exactement compté en jours.

              L’aigle du grand sceau ( que l’on retrouve aussi dans le grand sceau du président des Etats Unis, presque identique à celui-ci ) a été choisi comme symbole de la victoire pour deux raisons : d’abord, parcequ’il n’a pas peur de charger sa proie, il est fort et est assez futé pour voir au-dessus de lui.
              Deuxièmement, parcequ’ il ne porte aucune couronne matérielle, le jeune état venant juste de se débarasser du roi d’Angleterre. A noter aussi que le bouclier est sans support, ce la veut dire que ce pays peut maintenant se tenir seul.

              Au dessus du bouclier il y a une barre blanche signifiant le congrès, un facteur d’unification : Nous venons ensemble en tant qu’une nation.

              Dans le bec de l’aigle il y a l’inscription,  » E PLURIBUS UNUM « , c-a-d « une nation de beaucoup de gens « . Au-dessus de l’aigle 13 étoiles représentant les treize colonies originales.

              Symboliquement sur le grand sceau de l’aigle des Etats Unis il y a 13 flèches dans la pate droite de l’aigle et aussi 13 feuilles dans la branche de la patte gauche. Et encore 13 rayures sur le bouclier central. Surement les 13 colonies encore. Le numéro 13 symbolise aussi la révolte de Lucifer. Il y a aussi 33 plumes sur chacune des ailes, symbolisant les 33 degrés de franc-maçonnerie. La fleur du type symbole de la vie sur le dessus contient un hexagrame

              La date 1789 visible sur le dollar US rappelle en sous main que la Révolution Française a été ourdie et financée par les Illuminati, 13 ans après leur Déclaration d’Indépendance en 1776, comme prélude de leur programme de mise en place de leur Agenda pour instaurer le Nouvel Ordre Mondial et l’Avènement de leur Antéchrist.

              Thomas Jefferson contribua au financement de la revolution francaise par les americains. Plus tard Il était si estimé qu’il fut invité à siéger à l’Assemblée Nationale lors de la rédaction de la Constitution française. Il écrivit, le 4 juillet 1776 ces mots célèbres (et révolutionnaires) :  » all Men are created equal « . Il devint le 3ème président américain et le 1er à sieger à Washington.

              Au-dessus du nombre 1789 ( un hommage à la révolution? ), on peut compter 13 trous sur le compas maçonnique. Cette date est portée sur le dollar US et 1776 + 13 = 1789.

              Le billet cache de manière beaucoup plus discrète une  » chouette « , à l’opposé de l’aigle qui supporte la lumière solaire de face, dont l’utilisation dans le monde occulte est connue de tous.

              A chaque sorcier sa chouette. La chouette est ainsi souvent le symbole de groupes sataniques.

              Le  » Bohemians club  » a pour symbole la chouette, c’est très certainement de celle-ci dont il s’agit sur les billets verts de 1 dollar.

              UN PLAN VISANT A ETABLIR LE N.O.M

              L’expression  » IN GOD WE TRUST  » ( en dieu nous croyons ) peut prêter à confusion car il ne s’agit pas du DIEU d’Abraham mais du  » Faux Christ Solaire porteur de Lumière « , c’est à dire LUCIFER, celui que les hommes inconvertis de la terre, séduits par les Puissances d’égarement, adoreront de façon universelle en lui portant un culte. A ce stade, on comprendra que si le 1er mai 1998 est considéré comme une date hautement historique avec la reconnaissance de l’EURO comme monnaie unique de 11 pays de l’UE, la nomination du Directeur de la BCE à Francfort pour sa mise en place, la disparition programmée et acceptée des devises est en conformité avec un Plan visant à établir le N.O.M., le Nouvel Ordre Mondial avec à sa tête future, le SUR-homme, aux compétences EXTRA-ordinaires assurant pour un temps une paix universelle illusoire car il lui manquera une dimension essentielle: L’AMOUR, celui du Créateur pour l’ensemble de ses créatures :
               » […] afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle « . (Jean 3/1516)

              Même si l’accomplissement de la promesse semble tarder à venir, c’est conformément aux Ecritures :
               » […] Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance « . (2 Pe 3/9)

              L’association de DIEU avec un billet de banque :
               » […] Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent ! « . (Ac 8/20)

              La description en Apocalypse de la Jérusalem céleste permet de l’apparenter soit à la structure d’un carré, soit à celle d’une pyramide en termes mathématiques puisque ses côtés sont égaux entre eux et à la hauteur de l’édifice.

              Le Nouvel Ordre Mondial est un retour vers Babel alors que Babel a été dispersée par Dieu en Genèse 11.9 .
              La date du 11.9 s’écrit en sens inverse, soit 9.11 aux USA et le numéro d’appel d’urgence ( emergency ) à New York est le 911.
              C’est le 11 Septembre 1990 que Bush senior a employé le terme  » Nouvel Ordre Mondial  » lors du 666 ème amendement de l’ONU, quelques mois avant la guerre du Golfe contre l’Irak. 11 ans plus tard c’est un 11 Septembre 2001 que Bush junior joue son rôle avec les événements du World Trade Center. Si les tours forment un 11, c’est au chapitre 11 de l’Apocalypse que II témoins prophétisent pendant 1260 jours, auteurs de fléaux pour faire entendre : la Parole de Dieu. Voir : 11 septembre

              AGENTUR ET GOYIM

              Les  » AGENTUR « sont des personnes exceptionnellement intelligentes que les Illuminatis choisissent dès leur jeune âge ; qu’ils éduquent ; puis endoctrinent dans l’idéologie d’un Matérialisme séculaire. Par la suite, ceux-ci sont spécialement entraînés, et rendus capables d’agir en tant qu’experts et spécialistes dans les coulisses des tous les Gouvernements : (légitimes et subversifs), aussi bien qu’à tous les niveaux du monde politique, économique et industriel, ainsi que celui des sciences sociales et du religieux.

              En exercant un tel contrôle, ils (ces agents-espions des Illuminatis) peuvent ainsi persuader, ou forcer les Exécutifs à adopter des politiques qui permettront de réaliser leurs propres plans secrets en vue de la constitution d’Un Gouvernement Mondial pour lequel ils sont organisés, et même prêts à usurper les Pouvoirs.

              Parmi ceux qui savent qu’ils travaillent pour l’établissement d’Un Super Gouvernement Mondial, et ceux qui ne le savent pas, beaucoup ne sont pas du tout conscients qu’ils travaillent pour Satan. Ils sont pour la plupart, gagnés à l’idée du Futur Gouvernement Mondial ! Plusieurs d’entre eux d’ailleurs, n’ont même pas cherché à savoir Qui pouvait bien se trouver derrière la promotion d’une telle idée.
              Ainsi, beaucoup n’ont pas réalisé que toutes les organisations avec des aspirations internationales ont été organisé, financé, dirigé et contrôlé par les Illuminatis depuis 1786.

              Les  » GOYIMS  » sont tous ceux n’étant pas du Groupe des Illuminatis donc ceux étant sans importance aucune. En d’autres mots, ce terme est utilisé par les Illuminatis pour indiquer, pour reconnaître tous ceux qui sont marqués pour être soumis, indépendamment de leur race ou de leur Foi comme du bétail humain. Plusieurs sont portés à penser que ce mot que l’on retrouve dans les Protocoles des Sages de Sion signifie Gentils ou non-Juifs. Mais l’interprétation du mot dans les années 1920-30, se reférait plutôt à « bétail ». Il était utilisé d’une manière dégradante pour indiquer tous les peuples, toutes les races et toutes les croyances religieuses (le (crédo-symbole) de toutes les Sectes) qui ne sont pas éduqués, et entraînés par les membres Agenturs appartenant aux Illuminatis.

              SOURCES :
              L’EXCELLENT SITE SECRETE BASE
              http://secretebase.free.fr/complots/dollars/dollars.htm

               
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              Publié par le 21 février 2010 dans Création du Dollars., NOUVEL ORDRE MONDIAL

               

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              La famille Rockefeller.

               

              L’INTERNATIONALISME DES ROCKEFELLER

              1re partie

              par Will BANYAN

              Tout au long du XXè siècle et jusqu’à nos jours, la famille Rockefeller, par sa politique de philanthropie et de pouvoir, a eu un rôle prépondérant dans l’avènement de ce qu’on nomme aujourd’hui le « Nouvel Ordre Mondial ».

              Les visions des Rockefeller sur le Nouvel Ordre Mondial, de 1920 à 2002

              Les plus riches ont manifesté depuis longtemps la suffisance de considérer que leur vaste fortune et le pouvoir politique qu’elle entraîne, leur confèrent le droit de changer le monde. La maison Rothschild, par exemple, la plus puissante des dynasties de la banque du XIXè siècle, utilisa sa puissance et son influence sur la sphère politique à l’occasion de nombreuses tentatives (pas toujours heureuses) de remodeler le paysage politique européen dans le but d’empêcher le déclenchement de la guerre. Ce qui lui valut. dans certains milieux, une réputation de « pacifiste militante ». « Ce que dit Rothschild est décisif », concédait un diplomate autrichien, « et il ne donnera pas d’argent pour la guerre. »

              L’attitude de cette famille fut encore mieux résumée par l’affirmation suivante présumée avoir été exprimée par la femme de Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie: « La guerre n’aura pas lieu, mes fils n’en fourniront pas les moyens financiers. » Il faut comprendre que les motivations des Rothschild à empêcher les hostilités étaient loin d’être désintéressées, la fortune et le pouvoir de la maison reposant sur la stabilité du marché obligataire international, il s’agissait d’une question de survie économique. « Vous ne pouvez avoir la plus petite idée de ce qui arriverait si nous avions la guerre, à Dieu ne plaise ! », se lamentait un des fils de Mayer Amschel en 1830, « il serait impossible de vendre quoi que ce soit. « 1 Les investissements ne sont acceptables que s’ils sont rentables. Aussi banale était la cupidité ainsi affichée.

              Au cours du siècle dernier, cependant, la classe sociale des puissants a manifesté plus clairement sa volonté. En fait, l’utilisation de l’argent pour provoquer des changements globaux est alors devenue une noble entreprise, de celles qui suivent habituellement une épiphanie spirituelle, lorsque des décennies de collecte impitoyable de biens débouchent sur un désir soudain d’œuvrer pour le bien commun plutôt que sur une inclination au luxe.

              Un pionnier célèbre de cette approche fut Andrew Carnegie (1835-1919), un des dits « barons-voleurs » de « l’âge doré » de la fin du XIXè siècle, alors que l’économie américaine était dominée par les « trusts », dont la compagnie Carnegie Steel. Après avoir vendu sa société au magnat J. P. Morgan en 1901, Carnegie dédia le reste de sa vie et de sa fortune à une croisade pour la paix dans le monde.

              Aujourd’hui célébré comme le père de la philanthropie, Carnegie pensait que seule la minorité la plus riche avait prouvé sa capacité à changer la société et que la multitude devait être exclue de telles décisions. « La richesse aux mains de quelques-uns » écrit-il, « peut devenir une force bien plus efficace pour l’élévation de notre espèce que si elle est redistribuée en petites sommes au peuple. « 2 C’est une logique similaire qui guide beaucoup des acteurs de la philanthropie sociale d’aujourd’hui, dont Ted Turner, Bill Gates et George Soros, qui consacrent leurs milliards aux causes « honorables » qui soutiennent leur propre vision d’une société mondiale « juste ».

              Cela nous amène naturellement à la famille Rockefeller, qui utilisa sa fortune, dont l’origine remonte au XIXè siècle, pour établir un réseau relationnel philanthropique qui eut une importante influence sur les politiques gouvernementales mises en œuvre sur la planète depuis près d’un siècle.

              Ce fait est reconnu depuis longtemps par les spécialistes de la question du « Nouvel Ordre Mondial », qui estiment que les membres de la famille Rockefeller figurent parmi les acteurs clés, sinon les architectes et commanditaires, de ce qui est désigné comme un occulte complot destiné à établir un « Gouvernement Mondial » de nature dictatoriale.

              En 1970, par exemple, Gary Allen déclarait dans son livre « The Rockefeller File » (Le dossier Rockefeller) : « l’objectif majeur des Rockefeller aujourd’hui est la création d’un Nouvel Ordre Mondial – un gouvernement unique contrôlant l’ensemble de l’humanité ». Les chercheurs actuels dans le domaine ne sont pas moins affirmatifs sur la responsabilité des Rockefeller. Le très controversé David Icke les décrit comme une famille pivot au sein de la « hiérarchie de lignée génétique » qui s’efforce de mettre en œuvre « l’agenda de la fraternité » visant l’établissement d’un « contrôle centralisé de la planète ». Sans les Rockefeller et leur « manipulation aux États-Unis et au-delà », écrit Icke, « il existerait une liberté bien plus grande aux USA et dans le monde en général ».3

              Que l’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial soit le produit des décisions prises sur instructions de l’élite du pouvoir, dont font partie les Rockefeller, n’est pas ici discutable, dans la mesure où les preuves en sont considérables. Cependant, certaines questions clés demeurent floues, comme celle qui divise les « anti-mondialisation » sur la question de savoir si ce Nouvel Ordre découle d’un processus habile de renversement des souverainetés nationales (y compris les USA) par des institutions supranationales « socialistes », ou s’il s’agit d’un processus de « capitalisme corporatiste » multinational mené par les USA reléguant les organisations internationales au second plan.4

              En examinant les projets spécifiques aux Rockefeller, on peut observer que pour l’élite dessinant le Nouvel Ordre, il ne s’agit pas de choisir entre les institutions mondiales et le marché mondial mais bel et bien d’une combinaison prudente des deux approches, pour laquelle les blocs régionaux servent de tremplins à l’assise d’un système autoritaire et mercantile de « gouvernance mondiale ».

              En fait, la famille Rockefeller s’est placée aux avant-postes de l’effort contracté dans le but de convaincre, de flatter et de coordonner l’action des gouvernements en soutien de son projet au cours de la plus grande partie du XXe siècle et ce, jusqu’à nos jours. En effet, les stratégies communément associées à la fois aux deux modèles « libéral » et « collectiviste » de gouvernance mondiale, c’est-à-dire le leadership américain, les Nations-Unies, le libre marché, le néolibéralisme, les institutions financières internationales, les
              marchés de libre échange, le contrôle démographique, la réglementation environnementale mondiale, I’Alliance Atlantique et le fédéralisme que les Rockefeller ont soutenus depuis presqu’un siècle, l’ont été soit directement, soit par le biais de diverses organisations de conseil politique de l’élite qu’ils ont financées, fondées ou contrôlées.

              Le propos de cet article est de préciser les origines et l’évolution de l’idéologie internationaliste des Rockefeller, depuis John D. Rockefeller Junior, à travers ses fils les plus influents : John D. III, Nelson, Lawrance et David – jusqu’à leur progéniture, couvrant la période de 1920 à nos jours.

              John D. Rockefeller, Jr, et l’héritage de Woodrow Wilson

              L’histoire de l’intérêt porté par les Rockefeller à l’internationalisme ne débute pas avec des spéculations hasardeuses sur leurs origines reptiliennes ou avec John D. Rockefeller Senior (1839-1937) – le patriarche incorruptible et fondateur de la Standard Oil, fondement du pouvoir de la dynastie, mais avec John D. Rockefeller, Junior (1874-1960), qui contrôla la fortune des Rockefeller pendant la première moitié du XXè siècle. Cela peut sembler contraire aux théories orthodoxes prévalentes et à certains récits plus distrayants, mais les Rockefeller n’ont pas souscrit à l’idéologie mondialiste avant l’époque de John D. Junior.

              Malgré ses nombreux voyages en Europe et ses tentatives d’accaparer les marchés étrangers du pétrole (qui eurent pour résultat une scission avec les Rothschild à un certain moment), Rockefeller Senior avait montré peu d’intérêt pour les affaires internationales.
              Hormis son immense fortune (équivalant à environ 200 milliards de dollars d’aujourd’hui), le seul autre héritage durable laissé à sa grande famille fut une philosophie et une philanthropie au service de son intérêt déclaré pour l’amélioration de l’humanité, et par extension le concept de Nouvel Ordre Mondial.

              Le fondement de la philanthropie de Rockefeller Senior, selon son biographe Ron Chernow, était sa « foi mythique en l’idée que Dieu lui avait donné sa richesse pour le bénéfice de l’espèce humaine ». Il était un fervent Baptiste et sa religion déterminait l’essentiel de sa philanthropie précoce. Il fut aussi influencé par l’argument de Carnegie selon lequel les riches devaient employer leur argent pour atténuer les tensions sociales résultant des inégalités croissantes, plutôt que laisser leurs héritiers le gaspiller à assurer un style de vie hédoniste.

              Carnegie écrivit dans la North American Review (1889) que « celui qui meurt riche meurt disgracié ». Inspiré par la devise de Camegie, Rockefeller s’engagea dans un programme philanthropique énergique bien qu’il évitât de faire des dons directement aux nécessiteux. Invoquant le besoin « d’abolir le mal en le détruisant à la source », il investit son argent dans les institutions éducatives en espérant que leurs diplômés « répandraient leur culture largement et sur de longues distances », Rockefeller ne souhaitait pas bouleverser la hiérarchie sociale, souscrivant au point de vue darwinien justifiant la situation de certains au début de la chaîne alimentaire par les défauts de personnalité et une « faiblesse du corps, de l’esprit ou du caractère, de la volonté ou du tempérament »- il pensait cependant développer par sa générosité les « fortes personnalités » nécessaires à une plus large redistribution des richesses »6. Pour lui, changer la façon de penser des gens plutôt que leur condition matérielle était le moyen le plus efficace.

              Mais il existait derrière le développement de l’empire philanthropique des Rockefeller des calculs plus pragmatiques. Après l’acerbe histoire de la Standard Oil écrite par Ida Tarbeil dans le McClures Magazine en 1902, « il était obsédé par l’amélioration de son image publique. En institutionnalisant ses dons, il espérait « démontrer que les riches hommes d’affaires pouvaient honorablement se décharger du fardeau de leur richesse » tout en atténuant de futures investigations sur l’origine de sa fortune. L’autre raison qui émergea après que Woodrow \Vilson ait mis en œuvre l’impôt sur le revenu en 1913 fut que les dons à but philanthropique étaient défiscalisés. Ainsi, la création de la fondation Rockefeller en 1913 protégea la plus grosse part de sa fortune des taxes de succession. Cela préoccupait grandement Rockefeller qui s’opposa même à l’impôt sur le revenu de 6 % récemment adopté, déclarant « que lorsqu’un homme a amassé une somme d’argent, le gouvernement n’avait aucun droit de redistribuer ses gains ».7

              Au milieu des années 1890, Rockefeller se retira graduellement de la gestion publique de la Standard Oil tout en injectant une bonne part de sa fortune dans la fondation Rockefeller et dans d’autres œuvres caritatives. En 1915, il fit don du reste à son fils et héritier : Junior. A la différence de la sagacité et de la brutalité de son père, Junior était de caractère timide, tourmenté par le dégoût de soi-même et à l’évidence étouffé par le poids des attentes de son père en ce qui concernait la gestion des affaires de la famille et de ses investissements philanthropiques.
              C’est dans le but de l’aider dans cette tache incommensurable que Junior engagea en 1920 le juriste Raymond B. Fosdick (1883- 1972) comme conseiller stratège clé.8

              Le très convainquant Raymond B Fosdick

              On peut s’étonner que le nom de Fosdick soit absent de la plupart des études portant sur le concept de Nouvel Ordre Mondial, dans la mesure où sa relation avec Junior est déterminante à la compréhension de la façon dont les Rockefeller y sont impliqués. Comme l’un des plus proches
              confidents de Junior, aussi bien que comme administrateur (1921-1948) puis plus tard Président (1936-1948) de la fondation Rockefeller, Fosdick eut un rôle pivot. C’est lui qui pressa Junior d’embrasser la doctrine internationale libérale du Président Wilson. Il n’est pas surprenant que Fosdick ait été toute sa vie un supporter de Wilson, le reconnaissant lui-même lors d’une conférence donnée en 1956 à l’université de Chicago: « du premier jour de notre rencontre (Wilson) jusqu’à sa mort, ma profonde admiration et mon respect lui restèrent acquis ». Il affirma également avoir formé avec lui « une longue et parfois proche collaboration » depuis 1903, lorsqu’il commença ses études à l’université de Princeton, alors que Wilson était Président.9

              Cette première rencontre fut le début d’une longue et productive association et Wilson eut dans les années qui suivirent un rôle moins que passif dans la carrière de Fosdick. Lors de la campagne présidentielle de 1912. ce dernier fut engagé comme secrétaire et commissaire aux comptes du comité de la commission nationale du parti démocrate. Il occupa ensuite divers postes dans l’administration Wilson dont celle de président de la Commission on Training Camp Activities, à la fois dans les départements de la Navy et de la Défense. II accompagna Wilson à la conférence de paix de Paris de 1919 comme conseiller civil. A cette époque, il entretint également de proches relations avec l’énigmatique conseiller du Président, le colonel House.

              À l’évidence, Fosdick eut alors une influence importante illustrée par la demande que lui fit Wilson d’accepter l’offre du secrétaire général de la Ligue des Nations, Sir Eric Drummond. concernant le poste de sous-secrétaire. En bon supporter de la Ligue, il accepta avec enthousiasme et prit ses fonctions en juillet 1919. Ce fut une avancée importante qui fit de lui un des deux sous-secrétaires de la Ligue (l’autre était le technocrate français Jean Monnet, futur fondateur de la Communauté Européenne), ainsi que l’Américain le plus haut placé au sein de l’organisation.10
              Mais la réalisation des rêves de Fosdick devait être écourtée par l’opposition du Sénat à l’adhésion américaine à la Ligue des Nations qui atteignit son paroxysme avec les tentatives persistantes du sénateur Henry Cabot Lodge d’américaniser l’organisation internationale cette même année. Bien qu’il soit persuadé que les prises de position de Lodge résultaient d’un « degré d’immaturité de nos idées et de notre pensée ». Fosdick savait que la controverse avait rendu sa position intenable, le poussant à démissionner en janvier 1920. Se déclarant lui-même soulagé d’un « fardeau lourd de silence », Fosdick, amer et déçu, était résolu à « dire ses convictions au monde entier ». Réaliser la vision de Wilson d’un Nouvel Ordre Mondial devint alors son obsession.11

              À ce point de développement de notre exposé, il est important de revoir ce que signifiait la vision originale de Wilson d’un Nouvel Ordre Mondial.
              Trois composantes essentielles l’animaient :
              – La première et la plus connue était la Ligue des Nations, conçue par le Président comme une « communauté de pouvoir » et une « paix commune organisée », l’organisation servant de forum permettant d’arbitrer les conflits territoriaux et détenant le pouvoir de renforcer ces résolutions. Selon Henry Kissinger, cette vision audacieuse « traduite institutionnellement revenait à un gouvernement mondial ».12
              – La seconde était l’idée de libre marché commercial international défendue par Wilson, comprenant parmi les Quatorze Points de sa doctrine l’exigence d’un total « égalitarisme du marché » et d’une « suppression de l’ensemble des barrières économiques ». Wilson tentait de réaliser la doctrine britannique du libre marché, défendue au XIXè siècle par des économistes comme Richard Cobden et « l’école de Manchester », qui favoriserait l’avènement d’un monde unifié par les liens commerciaux dont toute guerre serait bannie. Mais Wilson considérait également que l’industrie américaine s’était « développée à un point exigeant pour sa survie un libre accès aux divers marchés de la planète ». Enraciner le libre marché par un traité mondial, raisonnait-il, sauvegarderait les producteurs américains.13
              – Troisièmement, Wilson était un supporter de l’intégration transnationale, à la fois aux niveaux économique et politique. Ceci apparaissait dans sa proposition avortée du « Pan-American Pact » de 1914-2015 dont le propos, selon son conseiller, le colonel House, était de « souder les deux continents américains au sein d’une union plus forte ». Wilson et House pensaient aussi que le Pan-American Pact servirait de modèle à l’organisation politique de
              l’Europe. puis du monde.14
              – Quatrièmement. Wilson pensait que les USA devaient assumer le rôle de leader mondial auquel ils étaient destinés « et étendre leur suprématie sur les autres nations pour garantir la paix et la justice partout dans le monde ».15

              L’évocation faite ici de « la paix et la justice » doit être bien sûr envisagée avec la vigilance que mérite toute rhétorique politique, spécialement aux vues des nombreux paradoxes qui ont jalonné la carrière politique de Wilson. Après tout, c’est bien lui qui mena campagne pour la présidentielle de 1911-1912 soutenant qu’il resterait ferme face aux « maîtres du gouvernement des États-Unis… que sont les capitalistes et les industriels. » Pourtant il dépendait lourdement de ces mêmes « maîtres du gouvernement », compte tenu que le tiers du financement de sa campagne était assumé par seulement 40 personnes. Parmi eux, les banquiers de Wall Street Jacob Schiff (Kuhn. Loeb & Co.) et Cleveland Dodge, l’agent de change Bernard Baruch et de nombreux industriels, dont les propriétaires de l’International Larvester Company connu aussi sous le nom de  »Harvester Trust »). C’est le même Wilson qui exprima son opposition au « credit trust » des banquiers tout en fondant le système de la Federal Reserve (banque centrale), satisfaisant le double objectif de Wall Street d’internationaliser le dollar américain et de contrôler la création de la monnaie et du crédit aux États-Unis.16

              Étant donné que Wilson était lui-même prisonnier des « trusts » qu’il avait publiquement attaqués, il était probablement inévitable que l’un de ses plus dévoués partisans se consacre au service de l’un des plus importants de ces conglomérats.

              Guidé par le désir de voir l’ambitieux modèle d’ordre mondial de Wilson devenir réalité, Fosdick avait plaidé en faveur de l’implication américaine au sein de la Ligue des Nations en créant l’Association de la Ligue des Nations en 1923. En janvier 1924, il rendit visite à Woodrow Wilson, alors souffrant, en mal d’inspiration et de guidance. Il ne fut pas déçu, comme Gene Smith le relate dans When the Cheering Stopped (Lorsque les acclamations cessèrent) : Wilson dit à Fosdick qu’il était impensable que l’Amérique fasse obstacle au progrès humain ou qu’elle reste à l’écart car elle ne peut trahir l’espoir de l’espèce. Sa voix se brisa, devint rauque et il murmura que l’Amérique allait apporter son énergie spirituelle à la libération de l’espèce humaine. Celle-ci fera un pas en avant, un pas grandiose : l’Amérique ne pourrait par rester à la traîne. Fesdick était jeune et lorsqu’il se leva pour partir, il fit le serment au nom de la jeune génération qu’ils mèneraient à bien le travail commencé.17

              Il est évident que ce testament que fit Wilson – il mourut un mois plus tard – renforça le zèle mondialiste de Fosdick. Absolument convaincu que la seule façon de garantir la paix dans le monde était d’établir une forme de gouvernement mondial et que seul le leadership des États-Unis pouvait en permettre l’avènement, Fosdick dévolut toute son énergie à essayer d’orienter l’opinion publique et celle de l’élite dans cette direction. En 1928, il publia The Old Savage in the New Civillization (Le vieux sauvage au sein de la nouvelle civilisation), qui avalisait les concepts de « conscience planétaire » et « d’intelligence collective. » Il y soutenait que pour que les nations puissent coexister pacifiquement »… nous devons disposer d’un système centralisé, d’une procédure institutionnalisée, par laquelle nous pourrons déterminer des principes et des règles de vie commune… La revendication de la souveraineté absolue des États est devenue à notre époque la suprême anarchie. » 18

              Un élève de bonne volonté

              Le meilleur atout de la croisade de Fosdick, menée dans le but de ramener les USA dans le schéma d’ordre mondial hérité de Wilson, allait être le très pieux, coupable et influençable John D. Rockefeller Junior. Bien qu’héritier désigné de la fortune de la Standard Qil, la nature impitoyable et la finesse du père manquèrent au fils. Fidèle aux préjugés de son père, Junior s’était affirmé en Républicain convaincu, rejetant à la fois Wilson et la Ligue des Nations, quoique les massacres de la première guerre mondiale l’eussent amené à flirter avec les idées de la coopération internationale. Il avait embrassé l’interconfessionalisme, participant au Mouvement Mondial Inter-églises qui avait cherché à combiner les ressources des confessions chrétiennes protestantes dans une tentative de « Christianisation du monde ».

              En Junior, Fosdick affirma avoir trouvé un « homme remarquable » « d’une grande sincérité, muni d’un vif sens des responsabilités » qui « cherchait à être convaincu et non soumis. » D’une façon logique, convaincre Junior de rallier l’idéologie mondialiste devint l’un des buts de Fosdick.19
              Bien qu’il ne l’admette pas dans ses mémoires, il fut très efficace à remodeler la vision du monde de Junior. La biographie servile de Junior qu’écrivit Fosdick suggère que l’internationalisme croissant de Rockefeller résultait uniquement d’un mélange inspiré par ses voyages de jeunesse autour du monde et par une « conscience religieuse de la bonté humaine et des liens qui unifient le monde. » Pourtant, compte tenu du rôle de proche conseiller qui lia Fosdick à Junior des années vingt aux années quarante, on remarque une tendance évidente chez Junior, inexplicable par ailleurs, à mani-fester des sentiments internationalistes de plus en plus sophistiqués. Ainsi en vint-il à soutenir la
              Ligue des Nations et à fonder le premier corps de l’establishment de l’Est des USA : le Council on Foreign Relations (CFR). Inexplicable uniquement si l’on ignore la connaissance tacite qu’avait Fosdick du caractère très malléable de Junior – « ses opinions étaient invariablement marquées par la tolérance, et l’inflexibilité ne faisait pas partie de son caractère » – et ainsi donc ouvert à ses suggestions20.

              Les preuves de la conversion de Junior à l’idéologie de Fosdick abondent. L’une de ses initiatives pendant les années vingt fut la création de Maisons Internationales ouvertes aux étudiants étrangers des universités américaines, Junior y voyait « un laboratoire de relations humaines, un monde en miniature dans lequel une ambiance de camaraderie pouvait se développer. » En 1924, lors d’un discours aux étudiants étrangers, Junior fit part de son espoir qu’un jour… plus personne ne parle de « son pays » mais de « notre monde ».

              Inévitablement, poussé par Fosdick, Junior devint plus prompt à soutenir la Ligue des Nations. Fosdick présenta Junior à Arthur Sweetser, un des quelques Américains travaillant encore au sein de la Ligue, qui motiva également son intérêt pour cette organisation mondiale. L’enjeu était clair, amener Junior qui gérait la Fondation Rockefeller à verser des subsides à l’organisme sanitaire de la Ligue et plus tard à faire don de 2 millions de dollars de ses fonds propres pour la création de la bibliothèque de la Ligue. Au cours des années vingt, il attribua également 1 200 dollars annuels au CFR, contrôlé alors par des supporters de Wilson et participa à hauteur de 50 000 dollars à l’établissement du même organisme dans ses nouveaux quartiers de l’immeuble Harold Pratt à New York.21

              L’influence durable de l’internationalisme wilsonien de Fosdick est également évidente dans un courrier adressé par Junior en 1938 dans lequel il rit de nombreuses observations au sujet de l’impact des progrès technologiques et de l’interdépendance croissante. En effet, il y prédisait la fin de l’Etat-Nation et y retraçait le cours de l’évolution que ses fils s’efforceront de réaliser, telle une prophétie de leur propre prospérité :
              Chaque jour passant, avec son lot de nouvelles inventions augmentant la rapidité des transports et faci1itant la communication, la coopération entre les hommes et les nations devient plus importante. Les nations sont rendues plus interdépendantes que jamais. Les aiguilles de l’horloge de l’histoire ne pourront plus faire marche arrière. L’ancien ordre mondial de l’isolement géographique, de l’autosuffisance personnelle et nationale est définitivement obsolète. Le futur de la civilisation humaine sera déterminé par le degré de succès de l’apprentissage de la coopération et du savoir vivre ensemble des hommes et des nations.22

              L’adhésion de Junior à l’internationalisme de Fosdick culmina avec la décision prise à la fin 1946 de faire donation à la ville de New York du terrain accueillant le quartier général de la nouvelle ONU, toujours utilisé aujourd’hui. Mais on peut dire que l’héritage essentiel de Junior reste l’impact de son récent zèle mondialiste sur ses enfants. Son effet fut double : premièrement, il fit évoluer la philosophie philanthropique de son père qui employait la richesse familiale au changement de la société vers une intégration à une pléthore d’institutions et d’organisations qui donnèrent aux Rockefeller « une influence inégalée sur les affaires nationales »23, et deuxièmement il établit une croyance durable en l’idéologie de coopération et de gouvernance internationale de Fosdick, héritée de la vision qu’avait Woodrow Wilson de la Ligue des Nations.

              Junior eut six enfants : une fille : Abby, et cinq fils : John, Nelson, Lawrance, Winthrop et David, dont quatre vont continuer à jouer un rôle essentiel dans l’avènement d’un Nouvel Ordre Mondial… et c’est vers eux que je me tournerai pour la suite de mon étude.

              Au sujet de l’auteur:
              Will Banyan, licencié ès lettres, diplômé en sciences de l’information, est un auteur spécialisé en économie politique de la mondialisation. Il a travaillé pour divers Etats et pour le gouvernement fédéral américain ainsi que pour plusieurs organisations internationales, comme plus récemment sur des objectifs mondiaux pour une société privée. Il travaille actuellement sur une histoire révisée du Nouvel Ordre Mondial et peut être contacté à : banyan007@redifmail.com .

              Traduction : David Dennery
              Revue Nexus n°28

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              1- Citations de Niall Ferguson, The House of Rothschild : Mo-ney’s Prophets, 1798-1848, Pen-guin Books, 2000, pp 231-232

              2- Peter Krass, Carnegie, John Wiley & Sons, 2002, pp 242, 410-411

              3- Gary Allen, The Rockefeller File, 76 Press, 1976, p77 ; and David Icke, The Biggest Secret, Bridge of Love, 1999, p1-2, 267-268.

              4- La littérature sur ces deux interprétations est considérable pour de récents exemples de « corporatisme mondialiste » : David Korten, When Corpora-tions Rule the world, Kumarian Press, 1995 ; Naomi Klein, No Logo, Flamingo, 2000 ; Paul Hellyer, Stop Think, Chimo Media, 1999, et Anita Roddick (ed), Take it Personallv : how globalisation affects you-and powerful ways to challenge it. Harper Collins, 2001. Pour de récents et classiques exemples de la théorie du « gouvernement socialiste mondial » : Gary Allen, None DareCall it Conspiracy, Concord Press, 1972 : James Perloff, The Shadows of Power ; Western Islands, 1998 ; William F. Jasper, Global Tyranny… Step bv Step, Western Islands, 1992 ; Gary Benoît, « Globalism’s Growing Grasp », The New American du 28 février 2000 et William F. Jasper, « Global Tyanny… Boloc by Bloc », The New American du 9 avril 2001.

              5- Pour de récents exemples de cet agenda combiné, complété de l’inévitable rhétorique sur la protection de la démocratie, voir : The Commission on Global Governance, Our Global Neighbourhood, Oxford University Press, 1995 ; George Soros, Open Society ; Reforming Glo-bal Capitalism, Little, Brown & Co, 2000 ; et Peter Singer, One World : The Ethics of Globalization, Text Publi-shing, 2002.

              6- Rockefeller et Carnegie, cité par Ron Chernow, Titan : The Life of John D. Rockefeller, Sr, Warner Books, 1998, pp 467, 313-314, 469.

              7- ibid, pp 468, 566

              8- ibid, p 638

              9- Raymond B. Fosdick, « Personal Recollections of Woodrow Wilson », EarI Lathal (ed), The Philosophy and Polocies of Woodrow Wilson, University of Chicago Presse, 1958, pp 28-29. Remarquez que Fosdick était aussi membre de tous les bureaux philan-thropiques créés par John D. Rockefeller Jr, dont le Rockefeller Institute for Medical Research, le General Education Bo- ard, l’lnternational Edu-cation Board, le Laura Spelman Rockefeller Memorial, le China Me-dical Board et le Spel-man Fund of New York.

              10- Arthur S. Link, Wil-son: The Road ta the White House, Princeton University Press, 1947, p 479 ; Fosdick, « Personal Recollections », pp 29, 35, 39-41 ; et Raymond B. Fosdick, Chronicle of a Generation : An Auto-biography, Harper & Brother Publishers 1958, pp 188-189, 195-196.

              11- Fosdick, Chronicle of a Generation, pp 204, 211.

              12- Wilson cité par Tho-mas J. Knock, To End AIl Wars: Woodrow Wilson and the Quest for a New World Order, Princeton University Press, 1992, pp98, 112 ; Henry Kissinger, Diplomacy, Touchstone 1994, p 234.

              13- Link, Wilson: The Road to the White House, p 24 ; et Wilson cité dans Ross A. Ken-nedy, « Woodrow Wilson, World War I, and an American Conception of National Security », Di-plomatic History, Winter 2001, p 23.

              14. House cité par Char-les Seymour (ed), The Intimate Papers of Co. Lonel House, vol 1, Ernest Benn Ltd, 1926, p 215.

              15- Wilson cité par Knock, To End All Wars, p 112.

              16- Link, Wilson : the Road to the White House, pp 524-525, 490, 403, 485 ; Wilson cité par Lester V. Chandler, « Wilson’s Monetary Re-form », Latham, Woodrow Wilson, p 126, et J. Law-rence Broz, « Origins of The Federal Reserve System : International In-centives an the Do-mestic Free-Rider Pro-blem « , Harvard Univer-sity, May 1998, pp 27-34.

              17- Gene Smith, When The Cheering Stopped : The Last Years of Woodrow Wilson, Bantam Books,1964, pp 230-231.

              18- Cité dans Fosdick, Chronicle of a genera-tion, pp 215-216, 224-225 227.

              19- ibid, pp 215-216 ; Raymond B. Fosdick, John D. Rockfeller, Jr : A Portrait, Harper & Brothers Publishers, 1956, pp 205-207.

              20- Fosdick, John D. Rockfeller, Jr, 388-390 ; et John Ensor Harr et Peter J. Johnson, The Rockfeller Century, Charles Scribner’s Son’s, 1988, pp 155-156.

              21- Rockefeller cité dans Fosdick, John D. Rocke-feller Jr, pp 390-394 ; Harr & Johnson, The Rockefeller Century, p 156 and « The Library Benefactor : John D. Ro-ckefeller Jr, at UNOG Library website http:// http://www.unog.ch

              22- Rockefeller cité dans Fosdick, John D. Rockefeller Jr, pp 397-398.
              23- Peter Collier et David Horowitz, The Rockefel-ler : An American Dynas-ty, Holt Reinhart & Wins-ton, 1976, pp 486-487.

              Sources : http://www.nonalaguerre.com/articles.htm

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              2è partie

              Assoiffé de pouvoir, Nelson Rockefeller, second fils de John D. Rockefeller Junior, avait établi pour le Nouvel Ordre Mondial un plan qui rendrait les États Nations obsolètes.

              Nelson A. Rockefeller, le « publiciste » (1908-1979)

              Dans les années quarante et cinquante, l’élite américaine au pouvoir concevait de grandes ambi-tions pour les cinq fils de John D. Rockefeller Ju-nior. (Pour illustrer les préjugés de l’époque, sa fille Abby fut exclue de ces délibérations.) Des livres, comme par exemple le bel exercice de brosse à reluire d’Alex Morris : Those Rockefeller Bro-thers : An Informal Biography of Five Extraordina-ry Young Men (1953), spéculèrent ouvertement sur la façon dont la progéniture de Junior ferait évoluer l’œuvre philanthropique de la famille. Certaines se vérifièrent exactes. John D. III et Laurance semblèrent tous deux enclins à endosser ce style de vie patricien trempé de philanthropie, tout en tentant d’influer sur la politique gouvernementale depuis les coulisses.

              David, bien sûr, le prit de beaucoup plus haut, en conciliant cela avec une carrière de banquier, alors que Winthrop prit le chemin opposé, touchant un peu aux affaires puis exerçant comme gouverneur de l’Arkansas, poste relativement obscur du paysage politique américain.

              Ce fut Nelson, second de la fratrie, qui brisa le moule de façon décisive. Contrastant avec ses frères plus réservés et en désaccord avec les at-tentes familiales, Nelson entreprit énergiquement une carrière qui le propulsa aux plus hauts niveaux du gouvernement, d’abord comme officiel puis comme homme politique.

              C’était inévitable et à la mesure de sa personnalité dominante au sein de cette nouvelle génération. Il était extraverti et semblait immunisé contre les restrictions et interdits puritains de son père. Nelson possédait également un vaste appétit de pouvoir mais déviait des traditionnels efforts de la famille à calmer les craintes populaires concernant le pouvoir des Rockefeller en gardant un profil bas, et cherchait à être largement connu comme puissant personnage.

              Ce fut donc Nelson qui éclipsa l’aîné, John D. III, pour prendre une position centrale dans la conduite des affaires de la famille, décidé à contrôler le réseau philanthropique. Ainsi, après une carrière erratique et peu satisfaisante au gouvernement, il tenta maladroitement de gagner le poste suprême : la Maison Blanche.

              Ainsi, pour Nelson, le mérite se mêla à la frustration et le prix qu’il paya fut élevé ainsi que le dommage subi par le nom de la famille. Même David finit par voir en lui, non plus  » un héros qui ne pouvait se tromper, mais un homme prêt à sacrifier presque tout à son ambition démesurée « .24

              DU TECHNOCRATE AU POLITICIEN

              Spéculant sans réserve sur le nom des Rockefel1er, Nelson ouvrit les portes qui lui permirent de poursuivre une carrière variée au sein du gouverne-ment, aux affaires étrangères dans les administrations Roosevelt, Truman et Eisenhower, bien que son passé ne se caractérisât pas par un sens aigu de la diplomatie.

              Sous la présidence de Franklin D. Roosevelt, il remplit les fonctions de coordinateur du bureau des affaires Inter-Amériques (1940-44), celle de président de la commission Inter-Amérique (1940-47) et de sous-secrétaire d’État pour l’Amérique Latine (1944-45). Sa bonne fortune s’effrita avec Harry Truman qui démit Nelson du Département d’État, apparemment à la demande insistante du nouveau secrétaire d’Etat Dean Acheson qui supportait mal ses efforts fructueux à établir un courant de sympathie pour l’Argentine au sein des Nations Unies. C’est un Nelson assagi qui se retira dans la philanthropie, accepta uniquement les appointements symboliques de président de l’international Deve-lopment Board (1950-51).

              Sous Dwight Eisenhower, son étoile brilla à nouveau et il occupa le poste d’assistant aux affaires étrangères du Président (1954-55), puis se retrouva à la tête du  » Forty Committee  » chargé de superviser les opérations secrètes de la CIA. Il avait été à deux doigts d’obtenir une position supérieure au ministère de la défense. Mais une opposition conjointe des autres membres du cabinet présidentiel avait pu convaincre – avec raison – Eisenhower de son intention d’augmenter drastiquement le budget de la défense, provoquant la fin abrupte de sa carrière publique.

              Ces expériences furent néanmoins salutaires à son ambition. Ses relations houleuses avec l’establishment technocratique, qui fit à l’évidence une allergie à son intrusion dans sa sphère, ouvrirent son appétit pour un pouvoir politique plus important. Nelson ne se satisfaisait pas d’opérer depuis les coulisses comme le faisaient ses frères et ne pouvait envisager de continuer à subir les humiliations inhérentes aux postes de fonctionnaire moyen.

              D’après l’auteur Stewart Alsop, Nelson réalisa finalement  » qu’il n’y avait qu’une seule façon pour un homme très riche comme lui d’obtenir ce qu’il avait toujours recherché – le vrai pouvoir et la véritable autorité politique « 25. Pour lui, cet ultime but était représenté par la présidence des États-Unis.

              En 1958, s’appuyant sur son vaste héritage, il lança sa carrière politique, battant W. Averell Harri-man à l’issue du  » combat des millionnaires  » et devint Gouverneur de l’État de New-York, un poste qu’il garda jusqu’en 1973. Comptant sur cette position pour lui servir de tremplin vers la présidence, Nelson fit campagne pour obtenir la représentation des Républicains en 1960, 1964 et 1968, mais échoua trois fois, dont deux contre Richard Nixon.

              Ironiquement, ce fut à la suite de la démission de ce dernier lors du Water Gate qu’il réussit finalement à entrer à la Maison Blanche, mais comme Vice-Président d’un Président de transition, Gerald Ford. La survie de Ford à deux tentatives d’assassinat signifie qu’il fut deux fois à un cil d’accéder à la présidence, sans jamais y parvenir. Si près et pourtant jusqu’ici… il n’est pas de mystère quant à la réponse sèche que donnait Nelson, à la fin de sa vie, à la question de savoir ce qu’il aurait souhaité le plus réaliser :  » être Président  » 27.

              INTERNATIONALISME OU IMPERIALISME

              Il existe deux interprétations concurrentes concernant la vision des affaires étrangères qu’entretint Nelson Rockefeller tout au long de sa carrière politique. La première lui attribue une perception ultra-conservationniste et anticommuniste qui lui valut de la part de quelques journalistes le sobriquet de  » guerrier le plus froid de tous « . Elle voit en lui un impérialiste et militariste qui pensait que les USA devaient  » réagir agressivement à tout événement dans le monde qui menace les intérêts propres au pays  » (Chapman). Les dé-fenseurs de cette perception s’appuient sur  » l’ambition nécrophile  » de Nelson (Fitch) de pourvoir chaque foyer américain d’un abri antiatomique, sur son appel à l’augmentation de 10 % du budget de la défense en 1960, sur ses reproches adressés à Eisenhower d’avoir laissé l’Union Soviétique dépasser les USA lors de la fameuse (mais illusoire) course à l’armement des missiles inter-continentaux et sur son apparente absence de scrupules à utiliser l’arme nucléaire contre l’insurrection communiste.28

              La seconde interprétation, de façon contrastée, présente Nelson comme un  » leader dans la campagne qui vise à noyer la souveraineté américaine sous l’hégémonie d’un super-État mondial « .29  »

              3Je pense que Nelson Rockefeller a clairement été engagé pour essayer de réduire les USA à une partie d’un gouvernement mondial socialiste  » déclarait en 1958 Robert Welch, fondateur de la John Birch Society.30 On dépeint ici en Nelson un supporter insidieux d’un complot ourdi par la classe dominante et visant à utiliser le communisme pour subvertir la souveraineté des USA et des autres pays du  » monde libre « .

              Mais ces théories aussi caricaturales échouent à cerner la véritable nature de la stratégie de Nelson à l’égard de l’ordre du monde. Celle-ci cherchait sur le court terme à assurer à l’Amérique une suprématie militaire garantissant la victoire sur le communisme soviétique et envisageait à long terme que les USA emploient leur statut de superpuissance à dessiner un  » nouvel ordre mondial  » basé sur un fédéralisme planétaire organisé autour de blocs régionaux et le libre échange commercial entre les nations.

              Les influences qui fondèrent la politique étrangère de Nelson furent nombreuses, débutant avec celle de son père et de Fosdick et continuant au travers de la pléthore de conseillers politiques en relations internationales qu’il employa. Mais il est essentiel de tenir compte des diverses origines de chaque approche.

              Concernant sa véhémente conception anticommuniste du court terme, on découvre une surprenante source. Après son départ peu inspirant de l’administration Eisenhower en 1955, Nelson a employé le Dr Henry Kissinger, partisan à la pointe de la Realpolitik et étoile montante de l’establishment. Ce dernier est large-ment considéré comme adepte d’un gouvernement mondial mais cette assertion résulte de façon primaire d’une analyse grossière pêchant par association déductive hâtive de son appartenance au CFR (Council of Foreign Relations) comme preuve de cette tendance. Il n’y a aucun doute sur le caractère détestable, au mieux égoïste, fourbe et opportuniste de sa personnalité31, mais il n’a jamais été partisan d’un gouvernement mondial.

              Par exemple, dans son premier livre issu de son activité au CFR, Nuclear Weapons and Foreign Policv, Kissinger rejette explicitement l’option du gouvernement mondial en la qualifiant de  » guère réaliste « , ajoutant qu’il ne pouvait y avoir d’échappatoire aux responsabilités de l’âge du thermonucléaire par l’établissement d’une autorité supranational « .32
              Malgré cela, Kissinger était utile à Nelson, fournissant un support consistant à ses fantasmes anticommunistes belliqueux. D’après Joseph Persico, auteur de ses discours depuis quelques années, « la solide conception qu’avait Kissinger d’un monde maintenu par l’équilibre des pouvoirs convenait parfaitement à Nelson « .33 Mais l’influence qu’eut Kissinger ne doit pas être surestimée. D’une part, son adhésion au principe de l’équilibre de la terreur résultait de son anticommunisme instinctif qui stigmatisait le bloc soviétique comme menace première pour l’Amérique. C’est donc cet équilibre de la terreur à l’œuvre de cette époque et par conséquent les vues froides de Kissinger qui convenaient à Nelson.
              Cependant, dans une perspective à long terme. Nelson était incontestablement un internationaliste libéral Wilsonien, couleur qu’il avait déjà manifestée de façon intermittente depuis 1940. Par exemple. il joua un rôle décisif, à travers la controverse générée par la pression qu’il exerça en faveur de l’adhésion de l’Argentine aux Nations Unies, dans l’adoption de l’article 51 (autorisant les alliances inter-étatiques dans le cadre d’une riposte à une agression) dans la charte des Nations Unies.34 Mais dans le même temps, mécontent de la présence soviétique dans l’organisation internationale et déterminé à  » purifier l’Amérique Centrale et Latine de toute  » influence commerciale étrangère « , Nelson était un ardent supporter des blocs régionaux, particulièrement dans la perspective d’un hémisphère occiden-tal unifié sous la houlette des USA « .

              Durant la présidence Eisenhower, Nelson fut un des plus féroces défenseurs du concept d’Union Atlantique, en dépit de l’opposition patronnée par le secrétaire d’Etat John Foster Dulles qui qualifiait l’idée de  » prématurée « .36
              C’est aussi dans cette période de la fin des années quarante, début des années cinquante, que Nelson, en soutien de son objectif d’encourager l’avènement d’un hémisphère occidental unifié – ou, plus précisément de la domination économique américaine sur l’Amérique Latine – créa I’American International Association for Economic and Social Development (AIA) et l’Interna-tional Basic Economy corpo-ration (IBEC). L’AIA était ostensiblement destinée à promouvoir le développement économique de l’Amé-rique Latine et à combattre  » la pauvreté, la maladie et l’illettrisme « , tandis que I’IBEC était censée encourager l’investissement financier.

              Président fondateur des deux institutions, Nelson les conçut na-turellement pour servir son objectif de développement. Mais en vérité, il était guidé par le but moins élevé de rompre les barrières nationales s’opposant à la pénétration des sociétés américaines en relation avec le glissement de la fortune Rockefeller du secteur pétrolier vers ceux de la banque internationale et de l’investissement dans le Tiers-Monde.37

              Lorsqu’il décrivait les activités de l’AIA et de l’IBEC, il employait une terminologie retrouvée ensuite dans la bouche des adeptes de la mondialisation.  » Aujourd’hui « , statuait-il à la fin des années quarante, le capital doit aller là où il peut produire le plus de biens, rendre les meilleurs services, rencontrer les besoins les plus pressants des gens.  » Au sujet des actions menées par I’IBEC en Amérique Latine, Nelson faisait remarquer qu’en raison des  » gros problèmes  » auxquels est confronté  » notre mode de vie « , il était essentiel qu’elles démontrent  » que les entreprises américaines peuvent… aider à les résoudre, au bénéfice de notre vie quotidienne et de notre position dans le monde des affaires « . Il déclarait que les USA avaient besoin de maîtriser de tels problèmes  » s’ils souhaitent que leur système survive « .38

              De l’ensemble de cette rhétorique de l’aide destinée aux peu-ples, au final, ce qui restait primordial aux yeux de Nelson était de protéger et d’étendre « notre système ».

              TROIS SOURCES D’INSPIRATION

              Afin de comprendre la plus définitive des expressions de l’internationalisme libéral de Nelson, il est nécessaire d’examiner sa carrière de candidat à la Présidence, du milieu des années cin-quante jusqu’à 1973. On peut noter alors, qu’à l’instar de l’influence qu’eut Fosdick sur son père, au moins trois sources d’inspiration guida la vision de Nelson durant cette période.

              – La première fut le rapport de 1959 émanant du Rockefeller Brothers Fund, Prospect for America. Epaulé par Da-vid, Laurance, Winthrop et l’argent de la famille, Nelson avait mobilisé près d’une centaine de membres de l’establishment de la côte Est pour participer à ce projet spécialement conçu pour ses campagnes présidentielles. Les participants étaient divisés en six groupes : trois se focalisaient sur les sujets de démocratie intérieure, l’éducation et l’art contemporain alors que les trois autres s’intéressaient à la défense, la politique étrangère américaine, le commerce international et le développement économique.

              Nelson donnait largement dans ce rapport des recommandations détaillées pour établir le leadership des USA lors de la mise en place des accords économiques régionaux, des principes fondant le commerce international et dans la consolidation des institutions internationales.

              Les conseils politiques du Prospect for America renforçaient le consensus wilsonien internationaliste libéral de l’establishment, recommandant à l’Amérique de se fixer pour objectif d’établir  » un monde de paix, basé sur diverses entités politiques membres d’une communauté unifiée « , s’agissant pour elle de saisir alors  » l’opportunité de façonner un nouvel ordre mondial « . Celui-ci consisterait en l’existence  » d’institutions régionales subordonnées à une organisation internationale dont l’autorité croîtrait – conçue de sorte à posséder la capacité de traiter les problèmes que les États nations seraient de moins en moins en mesure de résoudre seuls « .

              Pour accélérer le programme concernant le libre échange, le rapport arguait que les USA devaient encourager la formation de  » systèmes d’accords commerciaux régionaux partout dans le monde libre « , dont un  » marché commun de l’hémisphère occidental  » comprenant les Amériques du Nord, Centrale et du Sud. Le document avait également loué les Nations Unies comme  » élément constitutif de notre conviction que les problèmes d’impact mondial devaient être traités par des ins-titutions d’envergure internationale. « 39

              – La deuxième source d’influence, moins connue, s’incarnait en la personne de Emmet John Hugues (1920-1982). C’était l’auteur des discours d’Eisenhower, conseiller supérieur en relations publiques au Rockefeller Brothers Fund (1960-63), et le chef de campagne de Nelson en 1968. Hughes est décrit par certains récits, non comme une personnalité de premier rang mais comme l’un des  » hommes de confiance  » les plus proches de Nelson, exerçant comme  » idéologue en chef » ou comme  » théoricien de campagne  » à l’occasion de ses campagnes présidentielles manquées.40

              C’était également un internationaliste libéral. Dans son livre de mémoires de l’époque passée au service d’Eisenhower, The Ordeal of Power (1963), il se vantait d’avoir inséré dans les discours d’Eisenhower les expressions de « support américain au droit international, les Nations Unies, désarmement et réorientation des efforts en direction d’un allégement de la pauvreté dans le monde  » – Vision révélée également dans le discours  » The Chance for Peace  » prononcé par Eisenhower le 16 avril 1953, au cours duquel il exhortait les Américains à soutenir un programme réunissant  » toutes les nations  » dans l’allocation des capitaux économisés par le désarmement à un  » fonds pour l’aide et la reconstruction du monde « .41

              – La troisième source d’influence était représentée par un proche ami et conseiller, Adolf Berle (1895-l97l), dont l’action se solda par d’importantes contributions à l’idéologie de l’internationalisme de Nelson. A la fin des années quarante, sa vision de la guerre froide comprenait la création d’une « politique de bon voisinage organisant les relations communautaires des nations libérales » pour s’opposer à l’URSS. Il s’opposa à l’OTAN arguant que  » le langage des alliances militaires était dépassé « , et soutint à la place le principe de sécurité collective assumé par les Nations Unies. Berle croyait aussi dans les vertus de l’intégration internationale économique, mises en exergue dans son livre paru en 1954, The 20th Century Capitalist Revolution, qui soutenait l’idée d’une dynamique économique capitaliste rendant obsolète l’entité Etat-Nation.

              Il participa également au projet Prospect for America, établissant les lignes de recherche des divers groupes de travail et insista sur le besoin de développer  » une philosophie partagée  » pour les affaires étrangères. De plus, Berle collabora avec Kissinger à l’écriture du rapport final, et sa marque peut être perçue dans les sections les plus franchement favorables aux institutions supra-nationales et à l’intégration économique internationale.42″

              LE « NOUVEL ORDRE MONDIAL » DE NELSON ROCKEFELLER

              Ces diverses influences constituèrent dans les faits une version légèrement mise à jour du modèle d’ordre mondial édicté par le binôme Wilson-Fosdick qui comprenait déjà les notions de libre marché, d’institutions supra-nationales, de suprématie américaine et de défaite du communisme. Nelson souscrivit volontairement et d’une faon répétée, à ce leitmotiv politique au long de sa course pour la Maison Blanche. L’idée que le changement mondial, en particulier en termes d’interdépendance économique, rendant le concept d’État Nation redondant, se trouvait au centre du credo Nelsonien.

              Dès 1951, il utilisa le terme « d’interdé-pendance  » pour caractériser les relations économiques entre l’Occident et les pays en voie de développement.43 Mais ce fut dans son essai Foreign Affairs, en 1960, qu’il déclara penser que  » le fait essentiel de notre temps était la désintégration du système politique hérité du XIXe siècle…, la grande idée de cette époque étant celle de monde non pas en com-pétition mais en coopération « .44

              De la même façon, au cours de ses conférences sur le fédéralisme à l’université d’Harvard en 1962, il affirmait :
              Aucune nation ne peut aujourd’hui défendre sa liberté ou satisfaire les besoins de sa population depuis l’intérieur de ses frontières et par ses seules ressources propres,… 1’État Nation, comme entité séparée, menace, à bien des titres, de devenir aussi anachronique que l’État Cité des Grecques antiques…45

              Nelson soutenait que l’État Nation devenait de moins en moins compétent pour assurer ses rôles politiques internationaux, les structures de l’ordre international prévalantes avaient volé en éclat laissant un vide politique historique « .46 L’ancien ordre mondial basé sur l’équilibre des pouvoirs du XIXe siècle n’était plus alors que les  » relations internationales étaient devenues véritablement planétaires  » – ceci exigeait la définition d’un « nouveau concept de relations entre les pays  » sous forme d’un « cadre dans lequel les aspirations de l’humanité puissent être satisfaites pacifiquement… « 47

              Simultanément, Nelson critiquait le rôle joué par les Nations Unies, estimant qu’elles  » n’avaient et n’étaient pas capables de mettre en place le nouvel ordre mondial que les événements exigeaient de façon irrésistible « . Il reprochait à l’Union Soviétique et à ses alliés d’avoir affaibli les Nations Unies. Il affirmait que le bloc communiste était dévolu à « la manipulation du processus démocratique des Nations Unies d’une façon suffisamment astucieuse et déterminée pour contrecarrer leur rôle et leur pou-voir « . Mais la menace représentée par le bloc communiste allait au-delà des dommages aux Nations Unies et attentait à la réalisation de ses propres « cruels desseins… regardant l’ordre mondial « . Les communistes avaient  » pris nos mots, nos appa-rences, nos propres symboles d’aspirations et d’espoirs et, … les avaient corrompus, trompés et trahis au profit de leur quête pour la domination du monde « .48

              Cependant, au cours des primaires de la présidentielle de 1968, Nelson était moins pessimiste au sujet des Nations Unies, maintenant que l’organisation internationale n’était pas en panne.  » En complément, affirmait-il lors d’un dîner de soutien du parti républicain, les données recueillies montrent que la force des Nations Unies a grandi… » La question était cependant ambiguë :  » Jusqu’à quel point les Nations Unies sont-elles propres à servir l’intérêt des USA, et comment peuvent-elles effectivement favoriser un ordre mondial plus stable… ? » La réponse de Nelson : assurance de la prise en compte de ces deux aspects du sujet. Bien que les USA ne pussent espérer contrôler l’organisation totalement, celle-ci pourrait agir dans  » l’intérêt na-tional  » américain (code habituel pour définir l’intérêt du monde des affaires) en maintenant un ordre mondial qui emploie les ressources d’autres Etats membres. Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, disait-il,  » ont constitué une contribution vitale en faveur de la construction d’un ordre mondial plus stable  » et ont réalisé  » multilatéralement ce que les USA auraient dû réaliser eux-mêmes à un coût bien supérieur « . Les interventions menées par les Nations Unies étaient souvent  » le meilleur moyen de contrôler les crises dangereuses « . alors que les « actions unilatérales  » comme le Vietnam ont tendance à avoir des conséquences « boomerang « .

              Il était  » parfaitement clair  » que les interventions des Nations Unies « ont consolidé l’ordre mondial et… également fait progresser les objectifs des USA « .49 Il était donc dans l’intérêt de l’Amérique, selon Nelson, de  » prendre l’initiative du renforcement du rôle des Nations Unies comme médiateur et promoteur de la paix » « , alors  » qu’elles peuvent et doivent être employées comme instrument primordial  » dans la recherche d’un  » monde meilleur « . En support de cet objectif, Nelson pré-conisait que les USA prennent l’initiative en  » amenant les conflits devant les Nations Unies avant qu’ils n’atteignent un point critique « , tout en  » encourageant un fort leadership  » de la part du Secrétaire Général en mettant l’accent sur la  » diplomatie préventive et paisible  » et moins de référence aux votes en faveur des objectifs américains. Insistant sur le nécessaire renforcement des fonc-tions de maintien de la paix des Nations Unies, Nelson encouragea la participation des troupes de plus petits pays à ses opérations, et soutint l’idée du développement de leur financement. »50

              Si les principes de Nelson semblent familiers en ce moment, c’est parce qu’ils furent largement repris par le rapport de 1992 du Secrétaire Général Boutros Boutros-Ghali, « An Agenda for Peace « . Boutros-Ghali y faisait réellement écho aux recommandations de Nelson dont les notions de diplomatie préventive, de paix et en faveur d’un équipement prêt à servir pour l’ONU dans tout pays. En dépit d’un bouleversement bref de l’activité durant les années quatre-vingt-dix, ce type de propositions se trouve loin d’être réalisé, spécialement étant donné la suspicion de l’administration Bush à l’égard des capacités de maintien de la paix de l’ONU.

              Le  » monde meilleur  » que Nelson avait à l’esprit, censé remplacer le système existant d’États Nations, était essentiellement un monde fédéré réunissant les nations non-communistes. Dans son livre Unity, Freedom & Peace, Rockefeller soutenait en 1968 que l’idée fédéraliste – telle qu’elle fut mise en œuvre par les  » pères fondateurs de l’Etat américain… par leur acte de création constitutionnelle du XVIIIè siècle  » – pouvait s’appliquer  » au contexte plus large de la sphère des nations libres « , au profit d’une  » liberté garantie et d’un ordre stable dans le monde libre « .51

              Lors de sa conférence à Harvard, Nelson révéla qu’il avait  » depuis longtemps pressenti que la route de l’unité des nations libres passait par la création de confédérations en Occident et autour de l’Atlantique, peut-être même en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie « .52

              Pour atteindre son objectif, il approuva l’extension de la Communauté Européenne comme  » processus d’intégration à la communauté nord-atlantique. « 53  » L’unité politique européenne serait un premier pas  » vers la formation d’une  » communauté atlantique « , affirma-t-il.54
              De plus, en encourageant ce type de développement aux Amériques, les USA pourraient prendre la tête de la formation d’une  » Union économique Pan-Américaine  » qui serait alors devenu le marché commun le plus important du monde.55

              Mais Nelson était très clair en considérant ce type d’arrangement comme un moyen d’atteindre ses fins ; tenant compte de la menace communiste et des problèmes mondiaux,  » notre progression vers l’unité doit maintenant s’étendre à des actions aussi bien à l’intérieur des régions qu’entre elles ».56 Ainsi, les nouveaux accords régionaux doivent être vus comme l’étape sur le chemin menant à une intégration mondiale :
              L’unité en Occident implique un acte de création politique – comparable à celui engagé par les  » pères fondateurs  » de notre pays -peut-être d’une originalité, d’une audace et d’un dévouement plus grands encore. A notre époque, c’est le défi qui nous guide, nous contraint, nous inspire l’élaboration d’une grande alliance nord-atlantique, un regroupement au sein d’une confédération nord-atlantique, qui mènerait à une union mondiale des pays libres.57

              Plus tôt, à Harvard, il avait évoqué un danger plus important à ne pas réussir cette unification :
              « Le choix historique qui nous fait face n’est pas moins que le suivant : soit les nations libres du monde prendront l’initiative d’adapter le concept fédéral à leurs relations, soit nous serons conduits, un par un, à nous retirer dans un périlleux isolationnisme – politique, économique et intellectuel – si ardemment recherché par la politique soviétique du « diviser pour mieux régner ».58

              Nelson Rockefeller fit sien le vieil argument libéralo-internationaliste selon lequel les USA devaient promouvoir le libre marché mondial pour renforcer le système de la libre entreprise et relier ainsi les autres parties non-communistes du monde. Il déclara qu’il devait exister une « expansion et une continuité de la politique commerciale libérale américaine  » dans la mesure où elle bénéficierait non seulement aux pays en voie de développement mais aussi à l’économie des USA.59 Et Dans une dé-marche qui continue aujourd’hui à être connue sous le nom de « régionalisme ouvert « . Nelson soutenait que la formation de regroupements régionaux de libre marché pouvait être un bon moyen d’établir le libre marché mon-dial :
              Les accords régionaux en Europe et en Occident doivent être utilisés comme modèles pour l’organisation économique des autres parties du monde. Compte tenu du point clé voulant qu’aucune nation ne puisse réaliser ses aspirations par ses seuls efforts, les regroupements régionaux, développant alors entre eux des politiques encore plus libérales, constitueront alors une étape vers 1’objectif d’un système mondial de libre échange! 60
              Reprenant plus tard cet argument lors d’un discours donné au Executive Club en 1964, Nelson recommandait que Washington utilise son influence po-litique pour « établir des règles au sein du GATT, qui puissent garantir que les accords économiques régionaux évolueront vers une libéralisation progressive du commerce plutôt qu’une partition du commerce mondiale selon les préférences et la discrimination « .61

              Nelson était également favorable à la formation d’une « banque centrale mondiale  » qui pourrait  » empêcher les crises monétaires et contribuer au progrès économique mondial « , suggérant que le rôle du FMI soit  » élargi dans cette optique « .62
              Le thème le plus récurrent de l’idéologie internationaliste de Nelson était l’importance du leadership américain. Les USA, déclarait-il lors de nombreux fo-rums, doivent prendre l’initiative lors du processus de création d’une fédération mondiale, tout comme ils étaient nés « pour l’amour de l’idée » que « l’homme devait être libre pour suivre sa destinée unique et indi-viduelle – une croyance reposant sur notre foi infaillible en la fraternité, attribut de l’humanité entière « .63  » Le tumulte dans le monde ne s’essoufflera qu’avec l’émergence d’un système international plus ou moins généralement accepté » écrivait-il en 1968. « L’objectif est l’ordre… cependant, si nous ne pouvons créer cet ordre seuls, il ne peur être établi sans nous.  »

              Pour Nelson, l’Amérique était trop interconnectée pour échapper à ses obligations : en fait,  » les réels in-térêts de l’Amérique sont interdépendants de ceux des autres nations du monde libre « . Les implications étaient ainsi évidentes :
              Nous devons assumer un rôle de leadership digne des États-Unis et proportionnel à nos intérêts et à ceux du monde libre qui doivent être considérés comme un tout.

              Même la chute du communisme ne libérerait pas les USA de cette charge : « Nous faisons face à des tâches qui seraient, pour l’essentiel, identiques même si le communisme n’avait jamais existé. Il nous est demandé d’œuvrer avec les peuples du monde afin de développer une réelle communauté planétaire. »66

              Alors que les années soixante-dix avaient vu ses espoirs de gagner la Maison Blanche anéantis, Nelson Rockefeller recherchait toujours une reconnaissance politique et se toqua d’environnementalisme, développant à nouveau une tendance internationaliste. Dans son livre, Our Environment can be Saved (1970), Nelson invoquait les implications politiques inévitables de la nécessité d’anticiper la dégradation de l’environnement, soutenant que la prévention de la crise écologique imminente pourrait  » devenir un terrain de coopération accrue entre les nations « . A cette fin, il recommandait que les USA  » participent à coordonner la planification de contrôles internationaux « .67

              VICE-PRESIDENT PAR ACCIDENT

              Le sort voulut que l’autodestruction politique et personnelle de son adversaire Richard Nixon donnât une valeur nouvelle à Nelson et en décembre 1974, après un long processus de révélations et de confirmation au sein d’un Congrès suspicieux, il devint Vice-Président de l’administration juste née de Gérald Ford. Malgré le fait que Nelson fut le prochain en ligne pour accéder à la présidence, ses déclarations de politique étrangère furent rares et très prudentes dans cette période. Avec son protégé au poste de secrétaire d’État aux relations extérieures, Nelson avait envisagé d’exercer un contrôle sur la politique intérieure. Il eut, cependant, des démêlés avec le chef de cabinet de Ford, Donald Rumsfeld, qui était déterminé à maintenir le manque de pouvoir du Vice-président
              Bien qu’appointé en fait comme Vice-Président du Conseil des Affaires Intérieures (Domestic Council), Nelson se retrouva largement écarté des prises de décision. Au sujet de sa situation. Nelson raillait : « Je vais aux enterrements et aux tremblements de terre. »70

              Sa contribution aux politiques extérieure et intérieure se limitait à officier dans la Commission gouvernementale pour l’organisation et la conduite de la politique étrangère en 1974, et de façon plus controversée comme président de la commission sur les activités intérieures de la CIA en l975.71
              En analyse finale, cependant, son rôle quelque peu marginal dans l’administration Ford eut en soi peu de conséquences dans la mesure où le programme wilsonien libéral internationaliste fut adopté par Ford et Kissinger de toute façon, bien que ce soit plus attribuable à l’influence de David Rockefeller.

              Sous l’égide de la Trilateral Commission, David avait mobilisé l’establishment contre la Realpolirik de l’administration Nixon avec grande efficacité. Fini le leitmotiv nixonien de  » monde plus sûr  » par l’équilibre des superpuissances et le dédain de l’ONU qui l’accompa-gnait.72 Il était maintenant remplacé par une adhésion inhabituelle (spécialement pour Kissinger) au droit international, à la coopération institutionnalisée entre les pouvoirs industriels (plutôt que des alliances), aux notions de « communauté mondiale  » et « d’interdépendance mondiale croissante « .73

              En effet, comme le faisait observer en 1976 l’introduction du texte de « Projet pour les années quatre-vingt » du Council on Foreign Relations, « les prises de positions enthousiastes du président Ford aux sommets de Rambouillet et de San Juan, à l’instar des récents discours de Kissinger, pourraient avoir émané des pages du Trialogue (Journal de la Trilateral Commission)… »74

              L’internationalisme des Rockefel1er avait encore laissé sa marque, même si très ironiquement, Nelson, malgré un poste de Vice-Président, n’y joua qu’un rôle périphérique. Sa marginalité s’accrut encore lorsqu’en novembre 1975, sur l’injonction de Ford, Nelson retira sa candidature de Vice-Président lors des élections présidentielles de 1976. Ce fut l’œuvre de Rumsfeld ; pensant qu’il représentait un handicap électoral, le chef de cabinet zélé fit pression pour que Nelson soit débarqué du train présidentiel. Au lieu de constituer la marche finale qui débouchait sur le bureau ovale, comme Nelson le croyait, la Vice-Présidence fut l’impasse dont ne ressortirait plus sa carrière politique.

              D’après David Rockefeller,  » la décision de Ford descendit Nelson » et lui fit perdre tout intérêt pour la politique. De plus, « échouant alors que le gros lot semblait à portée de main », Nelson finit sa carrière politique comme un homme amer et aigri ». Il retourna dans la sphère familiale où, dans un dernier sursaut, il tenta de prendre le contrôle de la Rockefeller Brother Foundation des mains de ses frères et échoua.75

              La fin de Nelson Rockefeller fut soudaine et controversée à souhait ; l’ex-politicien de 70 ans est rapporté être décédé en plein rendez-vous amoureux avec une de ses employées sexuelles. Néanmoins, son trépas en 1979 provoqua un important et pieux émoi dans les médias contrôlés par les corporations. Time Magazine déclara  » Il était guidé par la vocation à servir, à améliorer et à élever son pays « , alors que le New York Times louait en lui le  » phare de l’internationalisme  » et « l’extraordinaire envergure de l’intérêt et de l’effort qu’il consacra au pays « .76 Kissinger fut encore moins restrictif et fit l’éloge de son bienfaiteur en le qualifiant de  » plus grand américain que j’ai connu « , de  » génie pragmatique qui  » aurait pu faire un grand Président « . C’était en fait une « tragédie pour le pays » qu’il n’ait pu atteindre son but. Kissinger affirmait aussi que l’influence de Nelson sur les politiques nationale et internationale américaines était plus grande que le supposaient beaucoup de gens :
              …au final, ce fut souvent Nelson qui établit le programme mis en œuvre ensuite comme politique nationale. Le travail intellectuel de base qui déboucha sur beaucoup d’innovations était le sien… Le destin a voulu qu’il laisse sa marque durable sur notre société, même si c’est d’une manière presque anonyme qu’il conçut ses programmes, qu’il promut ses valeurs et changea la vie de beaucoup.
              Si on laisse de côté l’éloge servile et quelque peu imprécise de Kissinger, la montée et la chute de Nelson révèle que sa contribution à l’élaboration du Nou-vel Ordre Mondial fut au mieux marginale. Nul doute que s’il avait été élu Président, ne serait-ce que pour quelques années, il aurait mis en mouvement les plans mondialistes qu’il avait soutenus au long des années soixante. Heureusement, bien que certaines figures de l’establishment ne soient pas de cet avis, cela n’arriva pas.
              Mais l’échec de Nelson à accéder au bureau ovale le réduisit effectivement à n’être que le pu-bliciste de la vision du Nouvel Ordre Mondial de sa famille. Il fit la promotion des politiques favorables à une gouvernance mondiale, mais ne fut jamais en mesure de commander à leur mise en œuvre. Alors que Nelson était incapable de s’assurer l’accès au bureau si ardemment désiré et restait largement à l’écart des institutions philanthropiques, spécialement la RBF et la Rockefeller Foundation qui donnaient à la famille son réel pouvoir, l’amertume de ses dernières années n’est pas une surprise.
              Comme nous le verrons dans les parties suivantes, ses frères furent alors les plus impliqués dans ces buts philanthropiques, par les fondations et les organismes politiques soutenus par les finances de la famille. Ils eurent l’impact décisif sur la formulation de l’idéologie du Nouvel Ordre Mondial et sa mise en œuvre. Et à leur tête, bien entendu, David…

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              NOTES :
              24. David Rockefeller, Me-moirs, Random House, 2002, p. 191. Il faut ici remarquer que, d’une façon quelque peu improbable, ce qui déclencha le moment de lucidité chez David fut le divorce de Nelson avec sa première femme, Mary Toci-hunter Clark en 1961, et non sa course impitoyable vers le pouvoir ou ses brimades envers ses frères pour le contrôle des finances de la famille afin de financer ses campagnes électorales. De plus, l’explication de David néglige le coût politique de ce divorce pour la campagne de Nelson en 1964.

              25. Stewart Alsop, Nixon & Rockefeller : A Double Portrait, Doubleday, 1960, p. 80.

              26. Comme Jonathan Vankin le fait remarquer : « s’il n’y avait eu cette paire de pistolets enrayés, Nelson Rockefeller aurait réalisé son rêve de devenir Président sans même gagner une seule voix ; voir Vakin, Conspi racies, Cover-ups and Crimes : From JFK to the CIA Terrorist Connection, Dell Pu-blishing, 1992, p. 259.

              27. Cité dans Cary Reich, The Life of Nelson A. Rockefeller : Worlds to Conquer 1908-1958, Doubleday, New York, 1996, p. xvii.

              28. Stephen Chapman, « Rocky as St Sebastian », The New Re-public, 10 février 1979, pp. 12-14 ; Robert Fitch, « Nelson Roc-kefeller : An Anti-Obitaary », Monthly Review, juin 1979, p. 13.

              29. Gary Allen, The Rockefeller File, 76 Press, 1976, p. 50.

              30. Robert Welch, The Blue Book of the John Birch Society, Western Islands, 1961, p. 113.

              31. Pour une revue mordante des offenses de Kissinger dont de possibles crimes de guerre, voir Christopher Hitchens, The Trial of Henry Kissinger, Text Publi-shing, 2001.

              32. Henry A. Kissinger, Nuclear Weapons and Foreign Policy, Council on Foreign Relations/Harper & Brothers, 1957, pp. 219-221.

              33. Joseph Persico, The Imperial Rockefeller : A Biography of Nelson A. Rockefeller, Simon & Schuster, 1982, pp. 82.

              34. Alsop, Nixon & Rockefeller : A DoublePortrait, pp. 88-89.

              35. Peter Collier and David Horowitz, The Rockefellers : An American Dynasty, Holt Reinhart & Winston, 1976, pp. 230, 236-238.

              36. George E. G. Catlin, The Atlantic Commonwealth, Penguin, 1969, p.49.

              37. Blanche W. Cook, The Declassifled Eisenhoower : A Divided legacy of Peace and Political Warfare, Penguin Books, 1981, pp. 295-296.

              38. Ferdinand Lundberg, The Rich and the Super-Rich : A Study in the power of Money Today, Lyle Stuard Inc ; 1968, pp. 593-594.

              39. Rockefeller Brothers Fund, Prospect for America : The Rockefeller Panel Reports, Double- day, 1961, pp. 24, 26, 34, 35,188, 228 (emphasis added).

              40. Peler Collier and David Horowitz, The Rockefellers, pp. 340, 344, Persico, The Imperial Rockefeller, p.7l.

              41. Emmet John Hughes, The Ordeal of Power: A Political Memoir of the Eisenhower Years, Atheneum, 1963, pp. 1021H (including speech quote) 218-221.

              42. Jordan A. Schwarz, Liberal : Adolf A. Berle and the Vision of an American Era, The Free Press, 1987, pp. 304-305, 311-312.

              43. Nelson A. Rockefeller, Widening Boundaries of National lnterest, Foreign Affairs, July 1951, p 527.
              44. Nelson A. Rockefeller, « Purpose and Policy », Foreign Affairs ; 1960, p. 383.

              45. Nelson A. Rockefeller, The Future of Federalism: The God-kin Lectures at Harvard University 1962, Harvard University Press, 1962, pp.63-64.
              46. ibid., pp.67, 64.

              47. Nelson A. Rockefeller,  » Policy and The People  » Foreign Affairs, Janvier 1968, pp. 237- 238.

              48. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 64-66.

              49. Nelson A. Rockefeller, « The Unitel Nations : A Balance Sheet », Viral Speeches of the Day, 15 octobre 1968, pp. 18, 21, 20.

              50. ibid., pp.19, 2l.

              51. Nelson A. Rockefeller, Unity, Freedom & Peace : A Blue-print for Tomorrow, Vintage, 1968, p. 133.

              52. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 75-76.

              53. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 383.

              54. Nelson A. Rockefeller, « Our Foreign Policy : What is it ? », Vital Speeches of the Day, 15 avril 1964. p. 405.

              55. Rockefeller, « Purpose and Policy », pp. 383, 386.

              56. Rockefeller, The Future of Federalism, p.76
              57. Rockefeller, Unity, Freedom & Peace, p. 146

              58. Rockefeller, The Future of Federalism, pp. 68-69.

              59. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 384.

              60. ibid., p. 386.

              61. Nelson A. Rockefeller, « World Trade : The GAU Conference », Vital Speeches of the Day, 1er juin 1964, p. 495.

              62. Rockefeller, « Purpose and Policy », pp. 386- 387.

              63. Rockefeller, The Future of Federalism, p. 82.

              64. Rockefeller, « Policy and The People », p.240.

              65. Rockefeller, « World Trade », p. 497.

              66. Rockefeller, « Purpose and Policy », p. 390.

              67. Nelson Rockefeller, Our Environment Can Be Saved, Doubleday, 1970, pp. 152-153.

              68. Le processus d’entérinement révéla alors que la fortune de Nelson A. Rockefeller s’élevait à 179 millions $ (un audit de l’ad-ministration réévalua plus tard la somme à 218 millions $), ce qui est considérablement plus que ce qu’il avait laissé entendre ; mais Nelson n’était pas milliardaire, comme c’était le cas des super-riches des années 70 comme John Getty ou Aristote Onassis. Voir Collier et Horowitz, The Rocke-fellers, pp. 485-486.

              69. Michael Turner, The Vice President As Policy Maker: Roc-kefeller in the Ford White House, Greenwood Press, 1982, pp. xv, 158-163.

              70. Cité par Persico, The Imperial Rockefeller, pp. 261-262.

              71. Turner, The Vice President As Policy Maker, pp. 146-149.

              72. « An Interview with the President : « The Jury Is Out », Time, 3 janvier 1972, p. 9.

              73. Voir, par exemple, du secrétaire d’État Henry Kissinger, « International law, World Order, and Human Progress », Departement of State Bulletin, 8 septembre 1975 ; Secretary Kissinger, « Building International order », Department of State Bulletin, 13 octobre 1975 ; and Secretary Kissinger,  » The Industrial Democracies and the Future « , Department of State Bulletin, December 1975. Il est à noter que Kissinger chan-gea rapidement de rhétorique une fois écarté du pouvoir.

              74. Richard Ullman, « Trilateralism : ‘Partnership’ For what ? », Foreign Affairs, Octobre 1976, p. 11.

              75. David Rockefeller, Memoirs, p. 337.

              76. Time et New York Times cités dans Chapman, « Rocky as St Sebastian », p. 12.

              77. Henry Kissinger, « Nelson Rockefeller : In Memoriam » par Henry Kissinger dans : For The Record : Selected Statements, 1977-1980, Weidenfeld & Nicolson & Michael Joseph, 1981, p. 171.

              Au sujet de l’auteur:
              Will Banyan, licencié ès lettres, diplômé en sciences de l’information, est un auteur spécialisé en économie politique de la mondialisation. Il a travaillé pour divers Etats et pour le gouvernement fédéral américain ainsi que pour plusieurs organisations internationales, comme plus récemment sur des objectifs mondiaux pour une société privée. Il travaille actuellement sur une histoire révisée du Nouvel Ordre Mondial et peut être contacté à : banyan007@redifmail.com .

              Traduction : David Dennery
              Revue Nexus n°28

              Sources : http://www.nonalaguerre.com/articles.htm

               
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              Publié par le 21 février 2010 dans NOUVEL ORDRE MONDIAL, Rockefeller

               

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