RSS

Archives de Tag: poison

Les effets de l’aluminium sur la santé : la polémique rebondit

PARIS – « Quand l’aluminium nous empoisonne », un livre sur les méfaits connus ou supposés de ce métal pour la santé relance une polémique vieille d’une dizaine d’années qui pourrait rebondir avec la publication attendue de travaux menés par une unité de l’Inserm.

Aluminium dans l’eau du robinet, dans les emballages, dans les laits maternels industriels, dans les additifs alimentaires, dans certains cosmétiques : l’auteur, la journaliste Virginie Belle, parle de « scandale sanitaire ».

L’impact sur la santé serait principalement neurologique, selon les études qu’elle cite, et l’aluminium « pourrait être impliqué » dans des maladies telles qu’Alzheimer ou Parkinson. L’Agence européenne de l’alimentation (EFSA) estimait en 2008 que « l’exposition à l’aluminium est trop élevée dans de nombreux régimes alimentaires ».

Elle insiste surtout sur l’effet de l’aluminium inclus dans les adjuvants de la moitié des vaccins, puisque, comme on le sait depuis près d’un siècle, il booste la réaction immunitaire.

Il est en principe éliminé par les reins, mais selon des études, à haute dose ou en cas de prédisposition génétique, il favoriserait la myofasciite à macrophages (MFM), une inflammation grave des muscles.

Avec son équipe de l’Inserm, le Pr Romain Gherardi, de l’hôpital Henri Mondor (Créteil), spécialiste des maladies neuro-musculaires, mène des études sur le sujet, qui devraient aboutir dans les prochains mois. Il a déjà suivi chez des souris le trajet des cellules transportant ce nanomatériau. Il est en train de comprendre pourquoi certaines personnes génétiquement prédisposées les attirent jusqu’au cerveau.

Pour lui, « l’arrêt de mort des adjuvants vaccinaux à base d’aluminium est signé ».

Jusqu’à maintenant, selon l’Organisation mondiale de la santé « rien n’indique que les vaccins aluminiques présentent un risque pour la santé ou qu’un changement des pratiques vaccinales actuelles soit justifié ».

Des experts de l’agence des produits de santé (Afssaps) vont auditionner le Pr Gherardi et son équipe, « pour prendre connaissance de leurs nouveaux travaux », indique Anne Castot, la directrice du département surveillance des risques. « On n’a jamais fermé le dossier », dit-elle, mais à ce jour « on n’a aucune donnée solide pour établir un lien entre le vaccin et le syndrome clinique de myofasciite ».

L’aluminium est « un excellent adjuvant », dit-elle et « rien n’est absolument prouvé pour le moment » sur la migration dans le corps de l’aluminium.

L’académie de médecine, qui devrait publier un communiqué sur le sujet, va dans le même sens.

Un de ses membres, Pierre Begué, pédiatre, note que si l’alumimium à fortes doses « fait l’objet de craintes et de recommandations », le vaccin n’est jamais inoculé « à fortes doses ou de façon prolongée ». Et puis, dit-il, « cet aluminium provient-il du vaccin ou de tout l’aluminium que nous ingérons ? ».

Pour lui, « rien n’est prouvé », « tout va trop loin », et il craint qu’une telle polémique ne détourne les familles de la vaccination : « c’est dangereux de déclencher des paniques sur quelque chose d’aussi important », dit-il.

L’association française de l’aluminium reproche quant à elle au livre de Virginie Belle de n’être qu' »un livre à thèse ».

(©AFP / 05 octobre 2010 17h25)

 
2 Commentaires

Publié par le 5 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , , , ,

L’eau en robinet:un poison lent

Le reportage sur l’eau passé sur France 3 le lundi 17 mai a dû ouvrir les yeux à nombre de Français sur un bien de grande nécessité, qu’ils consomment tous les jours. L’eau en bouteille est bien souvent diabolisée ces derniers temps, accusée de dépenser inutilement de l’énergie, mais faut-il pour autant se résoudre à consommer une eau prétendument potable ?
 
Les sels d’aluminium, les nitrates et les pesticides.
 
3 à 4 millions de Français boivent une eau ayant des teneurs en sels d’aluminium supérieures de 2 à 11 fois à la norme de l’Union Européenne.
Pour exemple, on apprend que la norme maximale autorisée est de 200 mg/l. Selon un chercheur du CNRS cité dans le reportage, une dose de 100 mg/l serait déjà dangereuse. Alors que penser des doses supérieures de 11 fois ?
Et que sont les sels d’aluminium ? Utilisés pour enlever la coloration de l’eau, ils représentent un risque clair pour la santé car selon un rapport scientifique de 1999, ils augmenteraient de 2 fois le risque de maladie d’Alzheimer. Mais ce n’est pas tout :
 
« Bien que la Direction Générale de la Santé n’en ait communiqué aucun bilan officiel, la plupart des experts ont acquis la conviction que l’épidémie d’encéphalopathie, une forme progressive de démence caractérisée par tremblements, convulsions, psychose et autres changements cognitifs -parole et comportement-, qui, dans les années 70, a décimé les insuffisants rénaux, avait pour origine la forte teneur en aluminium de l’eau de dialyse et des médicaments.  » dit le site biogassendi.ifrance.
 
« À l’autopsie, on constate que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer contient une concentration élevée d’aluminium, métal qu’on ne retrouve pas dans les tissus cérébraux sains.  » rajoute le site du centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Mais ce n’est pas tout.
 
Le fléau de l’eau non-potable atteint son « apogée » en Eure-et-Loir, et pas seulement en sels d’aluminium. 12 % de la population du département boit une eau juridiquement non-potable à cause des fortes teneurs en nitrates et pesticides. Et beaucoup de communes n’informent tout simplement pas la population de la qualité de l’eau, qui menace les enfants en bas âge et les femmes enceintes.
 
La radioactivité
 
L’eau non-potable ne s’arrête pas à ces produits de contamination. Un gaz radioactif, le Radon, localisé généralement dans les sols graniteux, peut provoquer des lésions dans l’ADN et aboutir à des cancers, si cette eau est consommée régulièrement, ce qui la transforme en un poison lent.
 
A Saint-Sylvestre, en Haute-Vienne, on arrive à des chiffres délirants : 312 bequerels/l en moyenne. C’est plus de 30 fois la dose autorisée, mais cette eau est distribuée pour une simple raison : les normes de contrôle françaises ne prennent pas en compte le radon dans l’eau.
 
Ainsi, il y a des raisons de s’inquiéter qu’un bien aussi vital que l’eau soit à la fois aussi potentiellement dangereux et que le « contenu » de l’eau soit aussi ignoré de la plupart des Français qui sont pourtant les premiers menacés. Mais comme le dit un officiel dans le reportage de France3, « il vaut mieux ne pas alarmer la population ».
Pour ceux qui veulent voir ou revoir l’émission:
 
 

Étiquettes : , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :