RSS

Archives de Tag: ouragans

La saison 2010 des ouragans pourrait être une des pires jamais enregistrées

Ouragan Gustave,30 Aoùt 2009

WASHINGTON – La saison 2010 des ouragans dans l’Atlantique pourrait être « une des pires » jamais enregistrées et les huit à 14 cyclones prévus par les météorologistes américains pourraient aggraver la marée noire dans le golfe du Mexique et le sort des sinistrés du séisme en Haïti.

« Une saison extrêmement active en termes d’ouragans est prévue pour le bassin atlantique cette année (…) qui pourrait être une des pires jamais enregistrée », a indiqué Jane Lubchenco, sous-secrétaire au Commerce chargée de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Entre 14 et 23 tempêtes, d’une puissance suffisamment importante pour que leur soit donné un nom, avec des vents minimums de 62 km/h, sont prévues au cours de la saison des ouragans qui commence le 1er juin et se termine le 30 novembre.

Ces tempêtes pourraient se renforcer et donner naissance à entre huit et 14 ouragans avec des vents supérieurs à 119 km/h.

Trois à sept de ces ouragans pourraient être classés « majeurs » (catégories 3 à 5) avec des bourrasques de 178 km/h minimum. Ces prévisions ont 70% de chances de se réaliser, a indiqué Mme Lubchenco au cours d’une conférence de presse.

Dans le golfe du Mexique, où naissent souvent ces phénomènes météorologiques, un ouragan pourrait avoir un impact sur la marée noire: « du pétrole pourrait être transporté dans les terres par les lames », a redouté la responsable de la NOAA, tout en soulignant que les vents pourraient également mélanger le brut avec l’eau et accélérer sa dégradation naturelle.

Trois facteurs principaux présagent de cette activité, a expliqué la responsable de la NOAA.

Elle a cité un probable retour du phénomène climatique La Niña, apparu en 2007 (caractérisé par un abaissement de la température de l’océan Pacifique), une température des eaux de l’Atlantique plus forte que la moyenne et un cycle multi-décennal de conditions atmosphériques favorables aux ouragans.

Interrogée sur la probabilité d’ouragans en Haïti où 1,3 million de réfugiés vivent dans des camps de fortune insalubres après le tremblement de terre du 12 janvier, Mme Lubchenco a indiqué qu’il était trop tôt au début de la saison pour faire des prévisions.

« Toutefois Haïti et les autres pays des Caraïbes font partie de la région affectée par ces ouragans. Le message pour ces pays et pour le tiers est des Etats-Unis est de se tenir prêts », a-t-elle indiqué.

La saison des ouragans la plus active en Atlantique jusqu’ici remonte à 2005 avec 28 tempêtes dont 15 ouragans et sept ouragans majeurs, parmi lesquels Katrina, qui avait dévasté la Louisiane et en particulier La Nouvelle-Orléans, mais aussi Rita et Wilma.

L’agence américaine de gestion des crises (Fema), qui avait été très critiquée lors de sa gestion de Katrina, a appelé « les personnes qui vivent dans des zones d’évacuation à dresser un plan d’évacuation dès maintenant pour leurs familles et leurs animaux domestiques ».

La NOAA sera capable cette année d’émettre des avertissements d’ouragans 12 heures plus tôt que par le passé, soit 48 heures à l’avance.

(©AFP / 27 mai 2010 20h19)

 

Étiquettes : , , ,

la saison des ouragans pourrait aggraver les effets de la marée noire

MIAMI – La marée noire du golfe du Mexique pourrait bien tourner au cauchemar si la saison des ouragans provoque des déferlantes de brut sur les plages et apporte des embruns chargés d’hydrocarbures dans les villes de la côte, estiment des experts.

A trois semaines seulement du début de la saison des ouragans dans l’Atlantique nord, le risque est élevé qu’une tempête majeure balaie la zone souillée par le pétrole.

La fuite provoquée à 1,5 km de la surface par la destruction de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril déverse chaque jour quelque 800.000 litres de brut dans l’océan.

Selon les prévisions de l’université du Colorado, publiées le mois dernier et traditionnellement suivies de près, le risque de voir un ouragan se former dans la zone critique est de 44% cette année, soit un niveau bien plus élevé que les 30% observés en moyenne.

« Les vents forts pourraient éparpiller le pétrole sur une zone étendue », explique Dennis Feltgen, météorologiste au Centre national des ouragans (National Hurricane Center). Pire, « des accès de tempête pourraient apporter le pétrole dans les terres, mélangé avec des débris », ajoute-t-il.

Bien sûr, souligne-t-il, les mouvements du pétrole dépendront de la trajectoire des vents: si un ouragan traverse la zone polluée vers l’ouest, un gros volume de pétrole pourrait atteindre des côtes particulièrement fragiles. Les vents chargés d’eau de mer et la pluie pourraient alors transporter le pétrole dans les zones habitées, ajoute-t-il.

Mais d’un autre côté, des vents forts mélangés à l’eau de mer pourraient aussi « contribuer à accélérer le processus de biodégradation » du pétrole, selon ce spécialiste.

Nick Shay, météorologiste et océanographe à l’université de Miami (Floride, sud-est), explique que les inconnues sont nombreuses selon la manière dont l’eau de mer, le pétrole et les ouragans interagissent.

« C’est un problème complexe qui doit être examiné très en détail pour tenter de comprendre la réaction de l’océan lorsqu’une couche de pétrole flotte à sa surface », dit-il prudemment, soulignant que la présence de cette nappe « change les mouvements tout autour ».

Les chercheurs de l’Agence atmosphérique et océanique américaine (NOAA) essaient actuellement de déterminer si la marée noire est susceptible d’affaiblir ou au contraire de renforcer la tempête.

Les tempêtes sont en effet en partie alimentées par l’évaporation de l’eau de la surface océanique. Une couche de pétrole suffisamment épaisse pourrait donc ralentir le processus et affaiblir la tempête, avance Dennis Feltgen.

La saison des ouragans 2010 « sera plus active que la moyenne », avait indiqué à l’AFP en février William Gray, un expert des ouragans à l’université du Colorado.

Son équipe a estimé qu’entre 11 et 16 tempêtes tropicales allaient se former dans l’Atlantique cette année contre neuf à 10 en moyenne. Parmi elles, six à huit sont susceptibles de se transformer en ouragans, contre cinq à six en moyenne.

Enfin, jusqu’à cinq de ces ouragans pourraient être qualifiés de « majeurs », atteignant les trois premières catégories sur l’échelle de Saffir-Simpson, avec des vents de 96 à 155 kmh.

Après une saison 2009 particulièrement calme, la probabilité pour que l’ensemble de la région caraïbe soit frappée par un ouragan majeur est de 58%, contre 42% en moyenne au cours du siècle dernier, selon l’étude de l’université du Colorado, menée en décembre.

(©AFP / 12 mai 2010 16h30)

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :