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Archives de Tag: louisiane

Bp ou « comment faire du lèche botte »

MORGAN CITY (Etats-Unis) – Plusieurs milliers de personnes se sont rendues ce week-end en Louisiane (sud des Etats-Unis) au festival de « la crevette et du pétrole », désireuses de tourner la page de la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

Le nom inhabituel de ce festival est emprunté aux deux principales industries de la région qui ont été lourdement touchées par la catastrophe provoquée fin avril par l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon exploitée par BP.

Les autorités américaines ont assuré à la fin de la semaine dernière que le puits endommagé ne représente plus une menace.

Environ 150.000 personnes sont venues célébrer les fruits de mer locaux et assister à la bénédiction de la flotte de bateaux de pêche de la région.

Les crevettes sont restées disponibles à Morgan City malgré la marée noire, qui a contraint d’autres communes locales à s’approvisionner ailleurs en crustacées, alors que les zones de récoltes étaient fermées par crainte de contamination.

« C’est une tradition », a dit Randi Falcon qui est revenue dans la ville de son enfance, depuis l’Etat voisin du Mississippi, pour ce festival. « C’est un événement qui nous rapproche », a-t-elle dit.

BP a participé au festival cette année à hauteur de 5.000 dollars, une petite partie du coût de l’événement, a expliqué la présidente du festival Nathalie Weber, « Reine de la crevette et du pétrole » en 1968.

Selon elle, BP n’a pas participé l’année dernière, mais cette année le logo de la compagnie a été discrètement apposé sur une barrière près d’un espace destiné aux enfants.

« Je suis contente qu’ils participent », a dit Mme Weber. « Je ne suis pas en colère contre eux. C’était un accident », a-t-elle ajouté.

(©AFP / 06 septembre 2010 21h12)

Dégoûte!!!!!

 
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Publié par le 6 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Nuages sous-marins de pétrole dans le Golfe


Après que des chercheurs universitaires ont découvert des nuages sous-marins de pétrole, le gouvernement leur a dit de se taire… et puis a essayé de les discréditer
Washington’s Blog, 10 août 2010
     Comme je l’ai indiqué précédemment, un analyste politique principal de l’EPA affirme que la NOAA et l’EPA ont été dans cette affaire des « marionnettes » de BP.
     La NOAA a nié à plusieurs reprises l’existence de panaches sous-marins de pétrole (voir ici et ), a évalué la fuite à seulement 5.000 barils* (500 mètres cubes) par jour, et a enterré les données de base sur la marée noire.
[* Ndt : Jusqu’à 24 fois plus selon certaines estimations officielles.]
     À présent, des chercheurs universitaires révèlent que la NOAA use de tactiques musclées pour étouffer toute information sur les nuages sous-marins. Tel que le rapporte le St. Petersburg Times [de Floride] :

     À l’annonce de l’université de Floride du Sud (UFS), de la découverte d’immenses nuages sous-marins, la réaction des organismes fédéraux qui ont parrainé sa recherche, la Garde côtière et la National Oceanic and Atmospheric Administration, a été : La ferme !
     « J’ai été engueulé par la Garde côtière et la NOAA pour avoir dit qu’il y a du pétrole sous-marin, » a gémi William Hogarth, le doyen des sciences marines de l’UFS. Certains officiels lui ont même conseillé de se rétracter dans un communiqué public de l’UFS, s’est-il épanché en comparant ça à un « tabassage » des responsables fédéraux.
     Les scientifiques de l’UFS ne sont pas les seuls. Vernon Asper, un océanographe de l’université du Sud du Mississippi, a fait part d’une démarche similaire, qui s’est heurtée à une réaction similaire. « Nous nous attendions à ce que la NOAA soit enchantée, puisque nous avions découvert quelque chose de très, très intéressant, » a pleurniché Asper. La réaction de la NOAA a été à la place d’essayer de nous discréditer. Ce fut un choc pour nous. »
     Dans ses commentaires faits devant la presse en mai, l’administratrice de la NOAA Jane Lubchenco, a exprimé de fortes réserves quant à l’existence de panaches sous-marins de pétrole, tout comme l’avait fait Tony Hayward, alors directeur général de BP.
     « En fait, elle nous traité d’idiots incompétents, » a bêlé Asper. « Nous avons encaissé ça de manière très personnelle. »
     Jane Lubchenco a confirmé lundi que son agence avait dit à l’UFS et à d’autres établissements universitaires engagés dans l’étude des panaches sous-marins, qu’ils devaient s’abstenir de jacasser aussi ouvertement de ce sujet. « Ce que nous avons demandé, c’est que les gens arrêtent de spéculer avant d’avoir l’opportunité d’analyser leurs découvertes, » a précisé Lubchenco. « Nous pensons que c’est dans l’intérêt de chacun… Nous voulons juste essayer d’être certains de connaître les choses avant de philosopher à leur sujet. »
     « Nous avons des preuves solides comme le roc, » a grommelé Asper. « Nous ne spéculons pas. » Si c’était à refaire, a-t-il dit, il referait tout exactement de la même façon, malgré la colère de Lubchenco.
     …
     Le premier voyage en mer de l’UFS sponsorisé par la NOAA pour prélever des échantillons après le cataclysme de Deepwater Horizon, celui qui a relevé des preuves de nuages sous-marins, était destiné à réunir des preuves pour un éventuel recours en justice contre BP et les autres compagnies pétrolières impliquées dans la catastrophe. À la fin de l’excursion, l’UFS a rapporté les échantillons à la NOAA en s’attendant, soit à participer à leur analyse, soit à ce que les échantillons lui soient restitués. Jusqu’à présent, s’est plaint Hogarth, l’UFS n’en a reçu aucun.
     Steve Murawski, le scientifique supérieur de la NOAA affecté à la marée noire, a déclaré lundi être « sûr qu’ils allaient laisser sortir les données » à un moment ou à un autre. Toutefois, a-t-il dit, quant aux échantillons de l’excursion de l’UFS en mai, comme la NOAA a prélevé des échantillons tant au long des trois derniers mois, « Je ne sais pas exactement où ils sont. »
     Voilà une responsable scientifique du gouvernement nommée « Lubchenco, » fortement armée pour s’aligner sur la position officielle du parti, et un organe administratif qui « perd » les échantillons au lieu de partager les résultats de leur analyse avec les scientifiques qui les ont relevés.
     Ça ressemble assez à l’Union soviétique, non ?
     Dommage que ça se passe en Zunie.

Original : www.washingtonsblog.com/2010/08/when-university-scientists-found.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

Jeudi 12 Août 2010
Hé oui,tout comme Tchernobyl,les incendies de tourbes radioactives et j’en passe ….!!!!
Tenez en passant:
Une nouvelle fuite de pétrole et de gaz en Louisiane,dans un champ de canne à sucre:
 
 
 
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Publié par le 12 août 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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USA: un bateau percute un puits de pétrole en Louisiane fuite possible

LA NOUVELLE-ORLEANS (Etats-Unis) – Un bateau a percuté un puits de pétrole au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis), ont indiqué mardi les garde-côtes qui ont immédiatement envoyé des secours sur place pour notamment déterminer si l’accident a provoqué une fuite de brut.

Le puits, situé à 104 km au sud de La Nouvelle-Orléans dans un marécage uniquement accessible par bateau, s’est fracturé après avoir été percuté par une barge tirée par un remorqueur.

Des témoins ont rapporté avoir vu le pétrole jaillir à une hauteur de 6 m depuis la tête du puits, lui-même installé à 1,8 m sous l’eau. Les garde-côtes ont toutefois dit ne pas être en mesure de confirmer ces informations.

« Certaines informations font état d’une fuite de pétrole provoquée (par l’accident) et nous examinons ces informations afin de réduire les risques écologiques », a expliqué à l’AFP William Colclough, un porte-parole des garde-côtes.

Une équipe des garde-côtes de Mobile (Alabama, sud) et un hélicoptère de La Nouvelle-Orléans avec un inspecteur de pollution marine à son bord ont été dépêchés sur place.

Cet accident n’est lié en aucune façon à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis trois mois. Mais, si une fuite de pétrole était effectivement détectée, les bateaux déployés pour récupérer le brut dans la mer pourraient être envoyés sur place.

(©AFP / 27 juillet 2010 19h35)

 
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Publié par le 27 juillet 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Comme on pouvait s’y attendre il pleut du pétrole en Louisiane (vidéos)

http://www.youtube.com/watch?v=TvhCZ_VuTPs&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=D3kcVmipPPE

Photos:

http://i1029.photobucket.com/albums/y357/olhippi/DSC01881.jpg

http://i1029.photobucket.com/albums/y357/olhippi/DSC01885.jpg

http://img638.imageshack.us/img638/8932/laug

 
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Publié par le 23 juin 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Dans les marécages de Louisiane « tout est presque mort »

 

PASS-A-LOUTRE (Etats-Unis) – Flottant à la surface de l’eau, une couche sirupeuse de pétrole dépose une pellicule noire sur les roseaux de Pass-a-Loutre. Tout « est presque mort », constate Angelina Freeman, une scientifique venue observer les dégâts de la marée noire dans le delta du Mississippi.

Le pétrole échappé du gisement exploité par BP dans le golfe du Mexique a déjà méchamment pénétré dans les marécages de Louisiane.

Angelina Freeman plonge un bocal dans l’eau pour récupérer un échantillon. Le brut, observe-t-elle, « est très noir. Il a un peu la substance sirupeuse du chocolat. Il est très épais ».

La scientifique de l’Environmental Defense Fund place le bocal dans une boîte remplie de récipients similaires contenant des échantillons glanés dans les marais qui parsèment l’embouchure du fleuve.

Elle dit être bouleversée par ce qu’elle voit, ou plutôt ce qu’elle ne voit plus.

Pour venir jusqu’à Pass-a-Loutre, elle a navigué sur le fleuve et traversé d’autres marécages. Plus en amont, dit-elle, « la végétation est luxuriante. Il y a toute une faune qui vit. Les oiseaux chantent, les poissons sautent hors de l’eau. Nous avons vu des rougets, des pélicans, des sternes, des aigrettes ».

« Mais ici, il n’y a rien. Tout est presque mort », regrette-t-elle.

Depuis l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 22 avril, entre 60.000 et 94.000 tonnes de pétrole se sont déversées dans le golfe du Mexique.

Et ce ne sont pas les trois rangées de barrages anti-pétrole qui arrêtent la progression du brut dans les marécages. Au contraire. Selon Mme Freeman, les barrages ont en fait « emprisonné » le pétrole dans les marécages.

A 100 m des barrages, à proximité d’un phare, un oiseau solitaire observe le paysage puis émet un râle.

« Ces marécages sont extrêmement importants pour la Louisiane », dit Angelina Freeman.

« C’est ici que les poissons élèvent leurs petits et que les oiseaux font leurs nids. Les marécages protègent les terres qui se trouvent en amont des dégâts causés par les tempêtes. Ils cassent certaines vagues produites par les ouragans et agissent comme un filtre avec l’eau en ralentissant le courant et en permettant aux sédiments de se déposer sur le sol marin », explique-t-elle.

Le pétrole, quand il n’asphyxie pas les marécages, les empoisonne.

A cela s’ajoute l’impossibilité technique de débarrasser les roseaux du brut mortifère.

« Si les roseaux finissent par mourir (…), cela va favoriser l’érosion, qui est déjà un grave problème ici », poursuit Angelina Freeman.

Elle plonge un autre bocal dans l’eau, cette fois plus près du phare, et en ressort un cocktail composé d’eau et de petites boulettes de pétrole rougeâtres; la marque de fabrique des produits utilisés pour disperser le pétrole.

Les dispersants, déversés à coups de dizaines de milliers de litres dans le golfe du Mexique, sont censés réduire le pétrole en de fines particules biodégradables. Mais des groupes de défense de l’environnement ont exprimé leur inquiétude quant aux dégâts que ces produits pourraient causer sur la faune et la flore.

Autre danger qui guette les marécages: les ouragans. La saison 2010 débute mardi et les météorologues américains ont prédit qu’elle serait particulièrement active.

Un ouragan pourrait emporter le pétrole plus en amont du Mississippi, dans les marécages pas encore touchés par la marée noire, là où une faune abondante dissimule la tragédie qui se joue à une demi-heure de bateau, à Pass-a-Loutre.

(©AFP / 29 mai 2010 19h00)

Y a des témoignages sur des forums américains de gens qui vivent à Tampa Bay ..il pleut un mélange d’eau et d’huile , les bagnoles sont graisseuses … si on extrapole un peu, avec la saison des ouragans qui est à veille de démarrer , on peut imaginer facilement que l’arriere pays va également se faire arroser d’hydrocarbures … pour ceux qui connaissent le coin, c’est un des endroits qu’on appele « le grenier » des Usa , blé, orge etc …!!!

 
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Publié par le 29 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Marée noire aux Etats-Unis: BP a commencé à forer un puits de secours

WASHINGTON – La compagnie pétrolière britannique BP, qui exploite la plate-forme Deepwater à l’origine de la marée noire aux Etats-Unis, a annoncé mardi qu’elle avait commencé à creuser un puits de secours afin de tenter de récupérer le pétrole qui s’échappe dans le Golfe du Mexique.

BP estime le coût des travaux pour contenir cette marée noire à plus de 6 millions de dollars par jour.

« Ce coût augmente à mesure que les efforts s’intensifient. Il est encore trop tôt pour chiffrer l’ensemble du coût de l’accident », a toutefois souligné le groupe dans un communiqué.

800.000 litres de pétrole (5.000 barils) s’échappent chaque jour du puits, d’après les estimations de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère.

Les travaux de forage du puits de secours ont commencé dimanche 2 mai, a précisé BP.

« C’est une autre étape clé dans notre travail pour contenir de façon permanente la fuite de pétrole », a déclaré le directeur général Tony Hayward dans le communiqué.

Ce forage, situé à un demi-mille du puits responsable de la marée noire, devrait prendre trois mois.

La compagnie a également indiqué que « des progrès rapides ont été faits pour construire le couvercle de confinement ».

Cette chape de 70 tonnes devrait être posée sur le fond de l’océan.

Elle est la première des trois chapes qui vont être installées sur les fuites pour permettre de récupérer le pétrole et de l’aspirer grâce à un bateau de forage.

BP a aussi procédé à une seconde injection de produits dispersants afin de réduire l’impact environnemental du pétrole qui s’échappe actuellement.

Cette nouvelle technique consiste à injecter du dispersant dans le pétrole dès qu’il se répand dans l’eau, avant même qu’il ne rejoigne la surface.

La nappe de pétrole, qui s’étend désormais sur plus de 200 km de long et plus de 110 km de large, soit la taille de l’Etat du Delaware, menace quatre Etats, l’Alabama, la Louisiane, le Mississippi et la Floride.

(©AFP / 04 mai 2010 11h49)

Précisions d’importances:

Selon certains ingénieurs  Américains travaillant dans ce domaine,ce gisement serait le 2° ,voir le plus grand du monde et  la quantité de gaz naturelle estimait à plus de 10000 fois la quantité de pétrole.Cette poche couvrirait environ 40 000 km².

En admettant que ces chiffres soient exacts,imaginez dans le pire des scénarios que le plancher océanique vienne à s’écrouler suite à une explosion de trop,un séisme ou autre chose…!!!

http://www.examiner.com/examiner/x-8199-Breakthrough-Energy-Examiner~y2010m5d2-Mother-of-all-gushers-could-kill-Earths-oceans

 
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Publié par le 4 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Point de vue du sismo-vulcanologue Raymond Matabosch sur la marée noire qui frappe la Louisiane

Les apprentis sorciers et les catastrophes…

Les pétroliers sont allés au delà du possible avec la plate-forme de prospection pétrolière qui a littéralement coulé, au large de la Louisiane, suite à une accumulation d’explosions sous-marines, une toutes les 9 secondes depuis des semaines, des mois et des années.

Golfe du Mexique
Pour comprendre la marée noire qui frappe la Louisiane, il faut penser aux tremblements de terre, les uns naturels et les autres induits.

Une des zones de prospection pétrolifère
Une des zones de prospection pétrolifère… dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane, zone truffée de Monts en dôme, plus de 15…

et…

Le dernier séisme induit, en date, ayant provoqué la marée noire dans le golfe du Mexique car, à jouer avec le feu, les pétroliers sont allés au delà du possible avec la plate-forme de prospection pétrolière qui a littéralement coulé, au large de la Louisiane, suite à une accumulation d’explosions sous-marines, une toutes les 9 secondes depuis des semaines, des mois et des années, pour permettre aux scientifiques et aux techniciens d’affiner les résonnances sismiques dans le cadre des études « pétrolifères »… qui se déroulaient dans la Chandeleur Valley, la Redfish Valley et le Gulfport Valley, et les canyons sous-marins du Mississipi, dans l’axe même du rift de New Madrid… une région, au large de la Louisiane, truffée de Monts en Dôme et à forte sismicité…

Volcan de boue dans le Golfe du Mexique
Cerclés de rouge les volcans de boue sous-marins et autres exutoires gazeux… dans une des zones de prospection pétrolifère… dans le Golfe du Mexique

Est-il nécessaire de s’interroger sur les vraies causes qui ont coulé la plateforme de prospection… suite à des arrivées massives de gaz qui déclenchèrent une explosion qui embrasa la plateforme?

source: http://www.ameriquebec.net/actualites/2010/05/02/pour-mieux-comprendre-la-maree-noire-qui-frappe-la-louisiane-et-le-delta-du-mississipi-3579.qc

 
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Publié par le 3 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Les garde-côtes craignent une forte aggravation de la marée noire

WASHINGTON – Les garde-côtes américains estiment que la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique pourrait s’aggraver considérablement, déversant des millions de litres de brut chaque jour, a rapporté samedi le journal The Mobile Press-Register.

Deux nouvelles fuites ont été découvertes dans la colonne montante endommagée de la plateforme pétrolière, exploitée par le groupe britannique BP à 70 km des côtes, qui a coulé le 22 avril après une explosion et un incendie, indique le journal, citant un rapport confidentiel de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

« Si la colonne montante se détériore encore plus, le flot (de pétrole) pourrait devenir incontrôlé et libérer un volume d’une magnitude supérieure à ce que l’on pensait auparavant », selon ce rapport.

Interrogé vendredi à propos de ce document, le porte-parole de la NOAA, Scott Smullen, a répondu que les nouvelles fuites avaient été rendues publiques tard mercredi, selon The Press-Register.

A propos de la possibilité de l’aggravation de la fuite, Smullen a déclaré: « Je laisse les documents que vous avez parler d’eux-mêmes ».

Dans les milieux scientifiques, une magnitude supérieure veut dire quelque chose qui est dix fois supérieur, selon le journal.

Dans le cas présent, le volume de pétrole déversé pourrait être multiplié par dix par rapport aux 800.000 litres actuels par jour, ajoute le journal.

L’administration américaine est mobilisée pour tenter d’éviter le pire après l’arrivée sur les côtes de Louisiane de la nappe de pétrole du golfe du Mexique, qui laisse présager l’une des pires marées noires de l’histoire des Etats-Unis.

Avec 800.000 litres de pétrole s’échappant chaque jour du puits foré sous la plateforme qui a sombré le 22 avril, la catastrophe pourrait dépasser en ampleur celle de l’Exxon Valdez, la pire de l’histoire américaine, en 1989 au large de l’Alaska.

(©AFP / 01 mai 2010 09h53)

 
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Publié par le 1 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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USA: une autre plate-forme de forage se renverse dans un canal en Louisiane

LA NOUVELLE-ORLEANS – Une plate-forme mobile de forage s’est renversée dans un canal de Louisiane (sud des Etats-Unis) vendredi sans qu’aucune fuite de pétrole n’ait été constatée pour le moment, ont annoncé les garde-côtes qui disent être à pied d’oeuvre pour sécuriser l’installation.

« Les garde-côtes se sont rendus sur le lieu où une plate-forme mobile de forage s’est renversée, sur le canal Charenton, au sud de l’autoroute 90 », au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, est-il précisé dans un communiqué transmis à l’AFP.

« Aucun blessé n’est à déplorer (…). Les causes de l’incident sont encore inconnues », est-il également expliqué.

Les autorités soulignent par ailleurs que la plate-forme « a une capacité d’environ 75.700 litres de diesel », mais elles disent ignorer la quantité de pétrole « à bord de l’installation au moment de l’incident ». Toutefois, selon les enquêteurs dépêchés sur place, « aucune fuite n’a été constatée ».

Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité d’environ 900 mètres a été érigé de chaque côté du lieu de l’incident.

Au même moment, dans ce même Etat de Louisiane, la nappe de pétrole échappée de la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique a commencé à souiller les côtes, laissant présager l’une des pires marées noires de l’histoire des Etats-Unis. Elle a été déclarée « catastrophe nationale ».

(©AFP / 30 avril 2010 23h35)

 
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Publié par le 1 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Etats-Unis: la marée noire atteint les côtes de Louisiane

VENICE (Etats-Unis) – Les premières nappes de pétrole échappées d’une plate-forme dans le golfe du Mexique ont atteint jeudi soir les côtes de Lousiane, laissant présager l’une des pires marées noires de l’Histoire, déclarée « catastrophe nationale » aux Etats-Unis.

Poussée par de forts vents de sud-est, une nappe brillante de pétrole a touché la terre près de l’embouchure du Mississippi, a déclaré à l’AFP le président de Plaquemines Parish, Billy Nungesser, la région où les premières traces de pétrole ont été repérées.

Le président Barack Obama avait jeudi promis de mobiliser « toutes les ressources » du pays, dont l’armée, pour faire face à cette marée noire qui s’annonce, selon les défenseurs de l’environnement, comme une catastrophe écologique majeure.

Un responsable des garde-côtes américains a cependant refusé tard jeudi de confirmer l’arrivée de la marée noire. « Nous avons des équipes de BP sur le terrain qui tentent de confirmer ces informations », a déclaré cet officier, Erik Swanson.

Le gouvernement américain avait déclaré jeudi « catastrophe nationale » la marée noire, qui menace des centaines de kilomètres de régions côtières sur le golfe du Mexique, dans le sud des Etats-Unis, une région à l’écosystème particulièrement fragile.

Environ 800.000 litres de pétrole, soit cinq fois plus qu’estimé initialement, selon les garde-côtes, s’échappent chaque jour de la plate-forme pétrolière qui a sombré le 22 avril dans le golfe du Mexique.

Les marais côtiers de la Louisiane constituent un sanctuaire pour la faune, en particulier les oiseaux aquatiques. Les autres Etats de la région, la Floride, l’Alabama et le Mississippi notamment, craignent eux aussi que la nappe de pétrole ne souille leurs plages et ne pollue les pêcheries, cruciales pour l’économie locale.

La marée noire est « le pire des scénarios imaginables pour les pêcheurs de crevettes, les éleveurs d’huîtres et de crabes, et pour les pêcheurs en général », affirmait jeudi Brent Roy, qui loue des bateaux de pêche à Venice, en Louisiane.

La plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par la compagnie britannique BP, a coulé le 22 avril après une explosion et un incendie survenus deux jours plus tôt. Elle contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour. Onze personnes sont portées disparues.

Alors que le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal déclarait l’état d’urgence, les services de secours étaient engagés jeudi dans une course contre la montre face à l’imminence de l’arrivée de nappes de pétrole brut.

La ministre de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, a annoncé que la marée noire avait été décrétée « catastrophe nationale », mesure permettant l’utilisation de moyens venant de tout le pays.

La zone la plus à risque dans l’immédiat se trouve à l’extrémité sud-est du delta du Mississippi, entrelacs de bras de mer et de marais.

Mme Napolitano a insisté sur le fait que BP était « responsable » de la marée noire et exigé de sa part « la réaction la plus forte possible ».

« Si BP est en fin de compte responsable du coût des opérations d’intervention et de nettoyage, mon gouvernement va continuer à utiliser toutes les ressources à notre disposition, dont, le cas échéant, celles du ministère de la Défense », a souligné de son côté le président Obama.

Une plainte a été déposée par des pêcheurs de Louisiane contre BP.

Les garde-côtes avaient annoncé mercredi la découverte d’une nouvelle fuite, estimant à « plus de 5.000 barils par jour » (800.000 litres) le volume de pétrole se déversant toujours dans la mer.

Des barrages flottants ont été déployés sur 20 milles nautiques pour tenter de contenir le pétrole. Mais, selon le gouverneur Jindal, c’est insuffisant et il faudrait en déployer encore plus.

Pour tenter de contenir sa progression, des équipes d’intervention avaient enflammé mercredi une portion de la nappe. Mais une dégradation des conditions météo menaçait d’annuler les effets de cet essai d’incendie « contrôlé ».

Les ingénieurs se démènent également pour construire un couvercle sous-marin destiné à endiguer la fuite.

En outre, BP a annoncé à l’AFP qu’elle comptait essayer une nouvelle technique qui consiste à injecter des produits dispersants au moyen de tuyaux jusqu’à la fuite pour essayer de réduire la quantité de pétrole qui remonte à la surface.

(©AFP / 30 avril 2010 08h18)

 
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Publié par le 30 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Les marais de Louisiane et leur riche vie animale en danger d’asphyxie

LA NOUVELLE-ORLÉANS – La marée noire qui menace les côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis) pourrait provoquer une catastrophe écologique majeure en raison des particularités de la région, qui concentre 40% des marais côtiers américains et un secteur de la pêche florissant.

Toute fuite de pétrole en mer est destructrice, mais la géographie du delta du Mississippi et son écosystème fragile en font une région particulièrement vulnérable, estiment les experts.

Et les inquiétudes sont multipliées par le fait qu’une semaine après l’explosion et le naufrage d’une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique, on ignore quand la fuite de pétrole, estimée aujourd’hui à 800.000 litres par jour, pourra être colmatée.

« Il ne suffira pas d’une poignée de bénévoles pour démazouter la plage », souligne LuAnn White, directrice du centre de santé publique appliquée à l’environnement de l’université de Tulane, à La Nouvelle-Orléans.

« Il y a des kilomètres de marais côtiers qu’on ne peut atteindre qu’en bateau et qui sont très délicats », explique-t-elle.

La marée et le vent peuvent conduire la nappe de pétrole à s’enfoncer profondément dans les marais, notamment la réserve de faune sauvage de Pass-a-Loutre, qui forme une avancée dans le golfe.

Le simple fait d’atteindre les zones concernées peut prendre des heures, et une fois sur place, il n’existe aucune terre ferme où poser le pied, sans même parler d’établir un QG d’urgence.

L’expérience montre que des incendies contrôlés pourraient être la meilleure solution pour que la vie reparte dans les marais, étant donné la difficulté à les démazouter, estime Mme White.

Les marais côtiers grouillent de vie: alimentés par les riches sédiments du Mississippi, ils regorgent de poissons et crustacés et les huîtres y abondent. Ils constituent aussi une étape majeure pour les oiseaux migrateurs.

Mais les mammifères et les oiseaux, si leur pelage ou leur plumage est enduit de pétrole, peuvent mourir soit par suffocation, soit d’hypothermie. Sur une côte rocheuse, des volontaires peuvent réussir à les capturer pour les nettoyer, mais ils sont plus difficiles à débusquer dans les marais.

Quant aux tortues marines, alligators, dauphins, baleines, ils peuvent inhaler ou ingérer le pétrole lorsqu’ils remontent à la surface pour respirer ou en se nourrissant de proies déjà souillées et risquent des inflammations, des lésions internes ou d’autres complications.

Bien que le pétrole flotte à la surface, certains hydrocarbures se déposent au sol et créent un environnement toxique qui peut tuer les larves de poissons et d’autres animaux marins.

« Si cela continue pendant des mois, comme certains le craignent, il y aura beaucoup d’autres conséquences », avertit M. Minello.

Les toxines pourraient tuer les végétaux qui fixent les sédiments et les empêchent de se disperser dans l’océan.

« L’un des aspects les plus dangereux de tout cela, c’est que le pétrole pourrait se déposer dans certains habitats côtiers, ce qui aura des effets à long terme sur les ressources de nos pêcheries », s’inquiète Tom Minello, spécialiste de l’environnement de l’agence fédérale océanique et atmosphérique (NOAA).

Sans attendre la marée noire, des éleveurs de crevettes ont porté plainte contre BP, exploitant de la plateforme accidentée, pour obtenir 5 millions de dollars de dommages. La Louisiane est de loin le premier producteur américain de crevettes, élevées dans d’immenses exploitations côtières.

« Cet accident prouve que l’industrie pétrolière en mer est polluante, dangereuse et meurtrière », tranche Aaron Viles, de l’association écologiste Gulf Restoration Network.

(©AFP / 29 avril 2010 15h51)

 
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Publié par le 29 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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USA: une plate-forme pétrolière coule:des craintes pour l’environnement

LA NOUVELLE-ORLÉANS – Une plate-forme pétrolière, située dans le golfe du Mexique, a coulé jeudi, 48 heures après qu’une explosion l’a gravement endommagée et fait quatre blessés graves et 11 disparus, faisant craindre un désastre écologique, ont annoncé les garde-côtes à l’AFP.

« Nous sommes toujours en train de mener l’enquête » sur les raisons pour lesquelles la plate-forme a coulé, a expliqué Ashley Butler, porte-parole des garde-côtes.

Cent-vingt-six personnes se trouvaient sur la plate-forme « Deep Water Horizon » au moment de l’explosion survenue mardi à 22H00, heure locale (03H00 GMT mercredi) à quelque 70 kilomètres des côtes, au large de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane (sud). Cent quinze rescapés ont pu depuis regagner la côte et retrouver leurs familles.

Onze employés sont toujours portés disparus, selon les garde-côtes.

Exploitée par le groupe pétrolier britannique BP, la plate-forme appartient à la compagnie Transocean, qui revendique plus de 140 plate-formes pétrolières dans le monde.

BP

(©AFP / 22 avril 2010 20h29)

 
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Publié par le 22 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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