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Triple play :hausse des prix de l’abonnement ADSL pour 2011

 Après plusieurs années de stabilité, l’augmentation de la TVA sur les forfaits triple play va entraîner une hausse du prix des abonnements au début 2011. Quelles seront les conséquences pour le marché de l’accès Internet et pour les consommateurs. Débat avec Edouard Barreiro de l’UFC Que Choisir et Stéphane Dubrueil de SIA Conseil.

Quel sera le montant de l’augmentation des abonnements ?
Edouard Barreiro – UFC-Que Choisir : C’est une question à laquelle personne ne peut répondre. Si l’on fait une règle de trois, ce serait entre 1,50 et 2 euros. Nous, ce que l’on craint c’est que les opérateurs en profitent pour déployer des stratégies de prix très différentes. A partir du moment où l’on casse le repère des 30 euros, ils sont libres de
faire ce qu’ils veulent, voire même de faire une hyper segmentation des offres. Mais il y a un point sur lequel il faut enlever toute illusion aux consommateurs c’est que ça ne sera jamais en dessous de 30 euros.

Stéphane Dubrueil – SIA Conseil : L’augmentation sera comprise entre 1,50 et 3 euros et on risque de voir apparaître une segmentation des offres alors que la qualité du marché français était de bénéficier d’un prix de référence. Celui ci risque de disparaître ce qui, à terme, peut être assez compliqué pour le client.

Est-on certain que tous les FAI vont augmenter leur prix ?
Edouard Barreiro : On a le sentiment que c’est inévitable. Ils ont besoin de dégager du cash pour investir dans les réseaux du futur. Je pense, en particulier, à Free qui pourrait jouer le coup du low cost comme il l’a toujours fait; mais il se trouve qu’il a un réseau de fibre et un réseau mobile à financer. A-t-il vraiment une marge de manoeuvre pour adopter cette stratégie ? J’en doute.

Stéphane Dubrueil : Aujourd’hui il apparaît qu’il y a une sorte de consensus. Mais il y a un opérateur qui a beaucoup plus à perdre que les autres, c’est Free qui aura un impact d’à peu près 10 % sur son Editda ( NDLR : indicateur de la rentabilité opérationnelle) contre 1% pour les autres. Mais l’enjeu, c’est le financement du numérique de demain. De ce point de vue, il vaudrait mieux que tout le monde augmente ses prix pour dégager des ressources qui permettent de financer les innovations plutôt que de rentrer dans une guerre économique et que personne n’investisse dans le futur.

N’est-ce pas légitime pour les opérateurs de répercuter cette hausse de la TVA ?
Edouard Barreiro : Nous on se s’oppose pas à ce qu’ils la répercutent. Notre position a été de s’opposer à l’augmentation de la TVA. Les opérateurs sont pris comme des vaches à lait de l’Etat : à chaque fois qu’un secteur va mal, on prélève une taxe sur les opérateurs. Ils financent la télé publique, les différents groupes d’ayants droit et on a eu la velléité de leur faire payer la carte musique jeune. On se rend bien compte que, même si leur activité est rentable, on peut pas leur demander de supporter toutes les tares de l’économie française et de ne pas augmenter leur prix.  
Notre inquiétude, c’est de savoir comment va se faire cette augmentation des prix. Est-ce que l’on va vers un marché qui ressemblerait à la téléphonie mobile où on a des offres qui sont totalement incomparables parce que inobservables. On craint que le marché de l’Internet se retrouve dans cette situation.

Stéphane Dubrueil : Quand vous augmentez la TVA, qui est un impôt, c’est répercuté sur l’ensemble des consommateurs. Il n’y a pas de débat sur ce point aujourd’hui. Le gouvernement a fait le choix d’un scénario extrême qui n’était pas demandé par la Commission européenne. Par effet d’aubaine, il a fait ce choix qui pousse l’opérateur à répercuter tout de suite la hausse sur le consommateur alors que s’il avait choisi d’augmenter progressivement, on peut imaginer qu’ils auraient fait le choix de le prendre sur leur marge, sans incidence sur la marché. La priorité a été donné aux recettes de l’Etat, pas au pouvoir d’achat. 

Nathalie Kosciusko-Morizet propose aux opérateurs de lancer des offres Internet+téléphone à 15 euros. Cela vous semble-t-il possible et souhaitable ?
Edouard Barreiro : J’ai été totalement atterré d’entendre ce type de propos. Cela montre qu’il n’y a aucune connaissance du marché de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet et de ses conseillers, ce qui est très inquiétant. Le coût d’accès à la boucle locale de France Télécom coûte au minimum 9 euros à un opérateur. Comment voulez-vous qu’il développe un modèle économique avec une offre dual play à 15 euros. La diffusion de la télévision sur Internet a un coût marginal pour un opérateur, on peut même dire que c’est presque cadeau. Donc dire qu’enlever la télévision fait baisser le coût de l’abonnement, c’est une hérésie totale.

D’autant plus que ce que Mme Kosciusko-Morizet ne comprend pas, c’est qu’ajouter la télé dans le forfait permet de consommer d’autres biens, par exemple la VOD qui est une source de revenus pour les opérateurs qui leur permet de maintenir un prix de l’ADSL bas et qui participe au financement de la création, si chère au gouvernement. Il faudrait parfois que Mme Kosciusko-Morizet réflechisse avant de donner des solutions qui sont aussi stupides. 

Stéphane Dubrueil
: Le deuxième effet pernicieux de la proposition de NKM c’est de casser les packages des offres de triple play. On va revenir à l’Internet de base de papa et de grand-mère avec des offres à tiroir qui vont complexifier le marché avec une notion du prix qui devient de plus en plus compliquée.

Voir plus dans la vidéo:

http://www.zdnet.fr/actualites/triple-play-la-hausse-des-prix-de-l-abonnement-va-t-elle-bouleverser-le-marche-39755487.htm

 
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Publié par le 20 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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L’Or vole de record en record et l’argent s’envole

Les prix de l’or ont résolument conforté leur ascension cette semaine, enregistrant record sur record et dépassant vendredi le niveau historique de 1280 dollars l’once, tandis que l’argent s’installait à son plus haut niveau depuis deux ans et demi, tutoyant un record de 30 ans.

OR

Les prix du métal jaune ont accéléré cette semaine leur irrésistible hausse, s’aventurant dans des territoires jusqu’alors inexplorés.

L’once d’or a pulvérisé mardi le record de 1265,30 dollars enregistré en juin, grimpé jeudi au-dessus de 1275 dollars et franchi vendredi la barre des 1.280 dollars pour atteindre 1282,97 dollars, des niveaux sans précédent.

« Les investisseurs aiment l’or parce que c’est un actif physique sur lequel s’appuyer » par opposition à des devises dévaluées ou à des obligations souverains pâtissant d’une défiance de plus en plus prononcée des investisseurs, a indiqué à l’AFP Neil MacKinnon, analyste de VTB Capital.

Selon lui, « le risque pour les investisseurs est que l’économie américaine retombe effectivement en récession, un scénario bien plus sombre que la perspective d’un ralentissement en douceur », et dans ce contexte, l’or joue à plein son rôle de valeur refuge.

Par ailleurs, selon Michael Lewis de Deutsche Bank, « les achats d’or des banques centrales stimulent à nouveau la demande, tandis que les grands groupes miniers aurifères réduisent leurs programmes de couverture » – c’est-à-dire les contrats de vente à terme qu’ils proposaient, rétrécissant d’autant l’offre.

Autre facteur positif: le maintien de taux d’intérêts très bas, qui incitent les investisseurs à emprunter pour acheter de l’or, et la perspective de politiques monétaires accommodantes de la part des banques centrales: ces dernières sont de nature à alimenter l’inflation, contre laquelle les investisseurs peuvent être tentés de se couvrir en misant sur l’or.

Sur le London Bullion Market, l’once d’or a fini à 1274 dollars vendredi au fixing du soir, contre 1246,50 dollars le vendredi précédent.

ARGENT

Le métal gris a vu son cours s’envoler dans le sillage de l’or, poussant vendredi jusqu’à 20,99 dollars l’once, un plus haut depuis mars 2008. S’il franchissait la barre de 21,35 dollars, cela le ramènerait à ses niveaux de 1980.

L’argent profitait à la fois de son statut de métal précieux et de son utilisation par le secteur industriel, qui compte pour plus de la moitié de la consommation mondiale.

« Il offre une alternative moins onéreuse que l’or » pour les investisseurs cherchant à diversifier leurs actifs, « mais il bénéficie également de l’anticipation par le marché d’une demande industrielle plus élevée » après des indicateurs manufacturiers favorables, observaient les experts de Commerzbank.

Le métal gris a terminé à 20,85 dollars l’once au fixing de vendredi, contre 19,90 dollars une semaine auparavant.

PLATINE/PALLADIUM

Les métaux platinoïdes ont eux aussi nettement monté cette semaine, le palladium atteignant mercredi 563 dollars la tonne, son plus haut niveau depuis plus de quatre mois, tandis que le platine a grimpé vendredi jusqu’à 1631 dollars, au plus haut depuis mi-mai.

Les prix étaient toujours portés par les tensions sociales vives dans les mines d’Afrique du Sud, premier producteur mondial de platine, où un important mouvement de grève obère sérieusement la production depuis plusieurs semaines.

Des chiffres montrant une augmentation de 15% sur un mois et de 56% sur un an des ventes de voitures en Chine au cours du mois d’août a également contribué à doper le marché, l’industrie automobile étant le principal débouché industriel des platinoïdes.

Sur le London Platinium and Palladium Market, l’once de platine a fini à 1618 dollars vendredi contre 1545 dollars l’once vendredi dernier.

L’once de palladium a terminé à 547 dollars contre 518 dollars une semaine plus tôt.

ds

(AWP/17 septembre 2010 18h37)

 
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Publié par le 17 septembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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L’or:l’escalade continue!

Progression de l’Or .

 1 mois

30 day gold price per ounce

2 mois

60 Day gold price per ounce

6 mois

6 month gold price per ounce

1 an

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1 year gold price per ounce

2 ans

2 year gold price per ounce

5 ans

5 year gold price per ounce

10 ans

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15 ans

10 year gold price per ounce

20 ans

10 year gold price per ounce

36 ans

10 year gold price per ounce

L’or inscrit un nouveau record historique à plus de 1245 dollars

Londres (awp/afp) – Les cours de l’or ont encore amélioré leur record mercredi et dépassé pour la première fois 1245 dollars l’once, le métal jaune faisant jouer ses qualités de valeur refuge face aux inquiétudes persistantes sur les dettes des pays de la zone euro.

A 10h55 GMT (12h55 HEC) l’once d’or a atteint 1245,07 dollars l’once, une nouvelle performance sur le marché au comptant de Londres, qui sert de référence mondiale. Depuis le début des échanges européens, l’or vole de records en records.

Après avoir enfoncé la veille un record historique datant de décembre dernier (à 1.226,56 dollars), l’or s’avance dans des territoires encore inexplorés.

« La crainte persistante que la crise de la dette ne se propage aux autres pays de la zone euro (après la Grèce) malgré le plan d’aide de 750 milliards d’euros décidé par l’Union européenne, et qu’elle contribue par conséquent à une déstabilisation du système financier, poussent les investisseurs vers le métal jaune », explique Eugen Weinberg, analyste chez Commerzbank.

Contrairement aux actions ou aux obligations, qui dépendent d’un émetteur (une entreprise ou un Etat), le métal jaune ne présente aucun risque de défaut, ce qui en fait la valeur refuge idéale.

Dans un contexte de fortes incertitudes sur la dette des pays de la zone euro, cette qualité lui a valu de s’apprécier fortement au cours des dernières semaines, malgré le renforcement marqué du dollar face à l’euro, un mouvement qui normalement pèse sur les cours du métal.

A la longue, le regain du dollar, notamment face à l’euro, devrait toutefois finir par calmer les prix de l’or, juge Julian Jessop, analyste du cabinet Capital Economics.

« Les mesures de restrictions budgétaires exigées en zone euro vont saper la reprise économique de la région, ce qui devrait maintenir le dollar fort et l’euro faible », écrit-il.

« A moins que le gouvernement d’une économie importante ne fasse vraiment faillite, l’or devrait finir l’année sous les 1000 dollars, prédit-il.

« L’ampleur des déficits budgétaires que devront affronter de nombreux pays devrait encourager les investisseurs à diversifier encore leurs placements au détriment des devises, ce qui devrait au final propulser l’or à de nouveaux sommets », prévoit au contraire James Moore, du cabinet Bullion Desk.

gh

(AWP/12 mai 2010 14h07)

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