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Haïti: épidémie de choléra(mise à jour)

L'épidémie de choléra en Haïti a fait 138 morts

Epidémie de choléra en Haïti: premier cas signalé en Floride

WASHINGTON – Un premier cas de choléra lié à l’épidémie qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti a été découvert en Floride (sud-est des Etats-Unis) chez une femme qui a récemment rendu visite à de la famille dans le pays, rapportent mercredi les médias locaux.

« Elle se porte tout à fait bien », a déclaré le Dr Thomas Torok, spécialiste du choléra au département de la santé de l’Etat de Floride, interrogé par le journal Miami Herald.

« D’autres cas possibles font l’objet d’une enquête », a-t-il dit.

L’identité de la malade n’a pas été divulguée, mais le Dr Torok a précisé qu’elle n’occupait pas un emploi en contact avec le public, limitant les risques de transmission du choléra à d’autres personnes. Elle était rentrée d’Haïti il y a une semaine, montrant les symptômes de la maladie qui a ensuite été diagnostiquée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Selon le Miami Herald, la famille de cette femme vit dans la vallée de l’Artibonite, à l’origine de l’épidémie de choléra qui a fait 1.110 morts en Haïti.

Les autorités de Floride ont été sensibilisées à la nécessité de tester rapidement les personnes montrant des symptômes du choléra. Cet Etat compte 240.000 personnes nées en Haïti, qui retournent régulièrement dans le pays.

(©AFP / 17 novembre 2010 19h18)

Haïti: les cas de choléra ont sextuplé en une semaine

Les cas de choléra à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, ont plus que sextuplé en une semaine, a indiqué mercredi Médecins sans frontières (MSF). La maladie s’est propagée hors d’Haïti, avec deux personnes touchées en Floride et en République dominicaine.

La prévention reste « bien en-deçà » des besoins réels, a dit MSF. « Les activités critiques de prévention comme la distribution d’eau potable, de sachets de réhydratation orale, le nettoyage des déchets et un enterrement sûr des victimes, tout cela reste bien en-deçà des besoins », avertit l’organisation dans un point de situation.

« Le nombre de cas augmente partout à travers le pays avec surtout des pointes dans la capitale et dans les villes de Cap Haïtien, Port de Paix et Gros Morne », a aussi précisé l’ONG. A Port-au-Prince, le nombre de décès est passé à 46 selos le bilan officiel mercredi, contre 38 dans le précédent bilan.

MSF indique que le nombre de patients avec des symptômes de choléra se présentant dans les structures médicales soutenues par l’ONG a passé de 350 à 2250 en une semaine dans la capitale Port-au-Prince. Les centres de traitement installés à Sarthe (70 lits), Tabarre (200 lits) et Carrefour (112 lits) sont pleins.

Mercredi, le bilan officiel faisait état de 1110 tués en Haïti, soit 76 de plus que précédemment, et le nombre d’hospitalisations a augmenté de 1583, atteignant 18 382 depuis le début de l’épidémie à la mi-octobre.

Le choléra en Haïti pourrait affecter 200’000 personnes et faire jusqu’à 10’000 tués au cours des six à 12 prochains mois s’il n’y a pas d’amélioration de l’intervention pour combattre l’épidémie, a dit mercredi dans un entretien à l’AFP un médecin de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Ciro Ugarte.

Les scientifiques s’inquiètent désormais de la propagation de la maladie au-delà d’Haïti, après l’annonce mardi de la découverte d’un cas dans la République dominicaine voisine et celle mercredi d’un autre en Floride.

(ats / 17 novembre 2010 20:42) 

Haïti: les cas de choléra ont sextuplé en une semaine

Les cas de choléra à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, ont plus que sextuplé en une semaine, a indiqué mercredi Médecins sans frontières (MSF). La maladie s’est propagée hors d’Haïti, avec deux personnes touchées en Floride et en République dominicaine.

La prévention reste « bien en-deçà » des besoins réels, a dit MSF. « Les activités critiques de prévention comme la distribution d’eau potable, de sachets de réhydratation orale, le nettoyage des déchets et un enterrement sûr des victimes, tout cela reste bien en-deçà des besoins », avertit l’organisation dans un point de situation.

« Le nombre de cas augmente partout à travers le pays avec surtout des pointes dans la capitale et dans les villes de Cap Haïtien, Port de Paix et Gros Morne », a aussi précisé l’ONG. A Port-au-Prince, le nombre de décès est passé à 46 selos le bilan officiel mercredi, contre 38 dans le précédent bilan.

MSF indique que le nombre de patients avec des symptômes de choléra se présentant dans les structures médicales soutenues par l’ONG a passé de 350 à 2250 en une semaine dans la capitale Port-au-Prince. Les centres de traitement installés à Sarthe (70 lits), Tabarre (200 lits) et Carrefour (112 lits) sont pleins.

Mercredi, le bilan officiel faisait état de 1110 tués en Haïti, soit 76 de plus que précédemment, et le nombre d’hospitalisations a augmenté de 1583, atteignant 18 382 depuis le début de l’épidémie à la mi-octobre.

Le choléra en Haïti pourrait affecter 200’000 personnes et faire jusqu’à 10’000 tués au cours des six à 12 prochains mois s’il n’y a pas d’amélioration de l’intervention pour combattre l’épidémie, a dit mercredi dans un entretien à l’AFP un médecin de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Ciro Ugarte.

Les scientifiques s’inquiètent désormais de la propagation de la maladie au-delà d’Haïti, après l’annonce mardi de la découverte d’un cas dans la République dominicaine voisine et celle mercredi d’un autre en Floride.

(ats / 17 novembre 2010 20:42)

 
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Publié par le 17 novembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Haïti: autorités et ONG se mobilisent devant la menace de la tempête Tomas (mise à jour)

 

Haïti: l’ouragan Tomas a fait 21 morts et pourrait aggraver le choléra

PORT-AU-PRINCE – Le bilan du passage de l’ouragan Tomas en Haïti s’est brusquement alourdi lundi à 21 morts tandis que les fortes inondations qu’il a provoquées risquaient de propager encore davantage l’épidémie de choléra qui a fait 544 morts jusqu’à maintenant.

Tomas s’est abattu entre jeudi et vendredi sur Haïti avec des vents soufflant à plus de 130 kmh et des pluies torrentielles.

L’ouragan a fait au moins 21 morts et 36 blessés, a indiqué lundi la Protection civile haïtienne. Tomas avait causé la mort de 14 personnes dans l’île de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique.

Tomas est le premier ouragan essuyé par Haïti depuis le séisme meurtrier du 12 janvier qui a fait 250.000 morts. Le cyclone n’a pas directement frappé le pays, se contentant d’évoluer le long de la côte ouest, épargnant le pire aux centaines de milliers de sinistrés du tremblement de terre qui vivent dans des camps dans la région de Port-au-Prince.

Mais les fortes précipitations ont été destructrices, en particulier dans l’ouest du pays. Quelque 857 maisons ont été détruites et 5.000 endommagées, et le cyclone a laissé 5.950 familles sinistrées, selon la Protection civile, qui a précisé que 36.000 personnes avaient dû être évacuées et que sept personnes étaient portées disparues lundi.

« L’évacuation des dégâts se poursuit », a déclaré lundi la directrice de la Protection civile haïtienne, Alta Jean-Baptiste. « Il y a eu beaucoup de dégâts, au niveau des routes qui sont coupées, et des plantations agricoles qui ont été détruites ».

« Il y a une situation d’urgence à Léogâne, une trentaine de kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince, la ville la plus frappée par les intempéries, totalement inondée », a-t-elle ajouté.

Vendredi, des images de la ville avaient montré des rues complètement inondées. « On a commencé à évacuer l’eau, mais il faut des actions urgentes (…) car si la pluie recommence à tomber, il y aura de nouvelles inondations », a souligné Mme Jean-Baptiste. « Léogâne est la ville qui a le plus souffert du passage de Tomas parce qu’elle avait été fragilisée par le séisme ».

Trois jours après le passage de l’ouragan, les autorités craignaient une augmentation des infections de choléra, car les précipitations ont entraîné une augmentation du volume d’eau polluée, un des principaux vecteurs de la maladie.

« Il faut s’attendre à une progression (de la maladie) après le cyclone », a déclaré à l’AFP le docteur Daniel Henry, directeur de cabinet du ministre de la Santé.

L’épidémie a fait jusqu’à présent 544 morts, selon les données fournies lundi par le ministère haïtien de la Santé publique et de la population, qui a également fait état de plus de 8.000 hospitalisations. Samedi, le ministère avait dénombré 501 morts et 7.359 hospitalisations.

L’épidémie sévit en Haïti depuis mi-octobre. Des analyses de laboratoires publics américains ont révélé que la bactérie responsable de l’épidémie était similaire à des souches trouvées en Asie.

Le choléra mobilise une importante aide internationale. « C’est en dehors des zones les plus peuplées que l’assistance est devenue particulièrement nécessaire », a indiqué lundi l’ONG Médecins sans frontières.

« Nous sommes très préoccupés par la propagation de l’épidémie dans les zones rurales, car se rendre dans des structures existantes de santé est difficile. Des centres de traitement doivent être installés et ceux qui existent doivent être soutenus afin d’assurer un accès rapide au traitement », a expliqué Kate Alberti, épidémiologiste de MSF.

(©AFP / 08 novembre 2010 19h40)

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Publié par le 8 novembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Haïti: des milliers de paysans en colère contre Monsanto et le gouvernement

 

HINCHE (Haïti) – Des milliers de paysans haïtiens ont participé à une manifestation pour protester contre le gouvernement, à qui ils reprochent de distribuer des semences de la firme multinationale Monsanto.

Rassemblés vendredi à Hinche, dans le centre du pays, les manifestants, portant des chemises rouges et des chapeaux de paille, arboraient des pancartes et chantaient des slogans dénonçant le président René Préval et réclamant le départ de Monsanto du pays, a constaté une journaliste de l’AFP.

La compagnie a fait don de 475 tonnes de maïs aux paysans haïtiens dans le cadre de Project Winner, une initiative de l’agence publique américaine d’aide au développement, l’Usaid.

Selon le ministère haïtien de l’agriculture, le but de cette initiative est d’accroître la productivité agricole du pays, sévèrement touché par le séisme du 12 janvier qui a fait entre 250.000 et 300.000 morts et laissé quelque 1,3 millions de sans-abri.

Mais de nombreux paysans craignent que les semences reçues ne soient une menace pour les variétés locales.

« Le gouvernement haïtien utilise le séisme pour vendre le pays aux multinationales », a dénoncé Jean-Baptiste Chavannes, coordinateur du Mouvman Peyizan Papay (MPP), à la pointe du mouvement des agriculteurs haïtiens.

Kettly Alexandre, du MPP, a estimé le nombre de participants à la marche de vendredi entre 8.000 et 12.000 personnes. La police n’a pas confirmé ces chiffres.

« Nous devons nous battre pour nos semences locales », a déclaré Jean-Baptiste Chavannes en s’adressant aux manifestants. « Nous devons défendre notre souveraineté alimentaire ».

Un porte-parole de Monsanto aux Etats-Unis a indiqué à l’AFP que les semences données aux Haïtiens n’étaient pas génétiquement modifiées mais qu’il s’agissait de « semences hybrides conventionnelles, déjà utilisées en République dominicaine ».

Mais pour M. Chavannes, les dons de Monsanto constituent « une attaque contre l’agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti ».

D’autres manifestants tournaient leur colère contre le gouvernement. « Je suis ici car je suis en colère contre Préval », a expliqué Pierre Charité, un agriculteur de 61 ans qui cultive maïs, plantains, canne à sucre et pistaches sur le plateau central haïtien. « Il a accepté du maïs qui est mauvais, qui va tuer le maïs haïtien. Je ne vais pas l’utiliser ».

(©AFP / 05 juin 2010 16h21)

 
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Publié par le 5 juin 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Le séisme Monsanto : Un nouveau «tremblement de terre» se déchaîne en Haïti

Monsanto va «offrir» aux agriculteurs haïtiens 475 tonnes de semences génétiquement modifiées: un cadeau mortifère.

 Le statut de «population assistée» n’est pas unanimement accepté ! Ainsi, le 10 mai 2010, d’importantes mobilisations se sont produites contre le président haïtien René Préval. A cette date, le sénat approuvait un projet de loi prolongeant pour trois le mandat présidentiel de Préval. De la sorte, son mandat ne prendra fin qu’en mai 2011.

 Selon Batay Ouvriye (Bataille ouvrière), les manifestants de diverses forces d’oppositions, se sont dirigés vers le Palais présidentiel – à Port-au-Prince – pour exiger le départ de Préval. La police a réprimé les manifestants et les a empêchés d’atteindre le Palais présidentiel. Des mobilisations sur le même thème ont eu lieu à l’intérieur.

 Selon Batay Ouvriye, non seulement la population est largement délaissée par le gouvernement, mais elle subit une présence renforcée des troupes des Etats-Unis (qui, entre autres, établissent un «cordon sanitaire» contre toute émigration). Elle prolonge la présence répressive de la Minustah (force de l’ONU placée sous le commandement du Brésil).

 Le 18 mai, fête nationale qui est censée célébrer l’indépendance nationale obtenue au XIXe siècle, sera, selon Batay Ouvriye, une occasion de manifester contre l’occupation d’Haïti et pour «un nouveau pays» répondant aux exigences des masses populaires. Un appel dans ce sens est relayé par les radios locales. (Réd. À l’Encontre)

 

Le tremblement de terre à Haïti, le 12 janvier 2010, a fait le bonheur de certains affairistes. La multinationale étatsunienne Monsanto est en train d’offrir aux agriculteurs du pays un cadeau mortel, à savoir 475 tonnes de semences [de céréales et légumes, dont 60 sont déjà livrées] génétiquement modifiées (OGM), en plus des engrais et pesticides qui leur sont associés.

Tout cela sera distribué gratuitement par le projet WINNER [1], avec le soutien de l’ambassade étasunienne en Haïti. Les Haïtiens savent-ils que c’est Monsanto qui fabriquait le défoliant dit «agent orange» [herbicide dispersé massivement de 1961 à 1971 pour liquider la forêt qui «servait de sanctuaire aux combattants vietnamiens engagés contre l’armée impérialiste des Etats-Unis] que les bombardiers américains ont utilisé pendant la guerre du Vietnam, empoisonnant ainsi les soldats américains autant que les civils vietnamiens ?

Les Haïtiens savent-ils que dans beaucoup de pays on a déclaré ces semences dangereuses ? Elles viennent souvent en kit accompagnées d’un herbicide de Monsanto du nom de Round Up qui contient du glyphosate. Dans ma Bretagne natale, cette substance a déjà contaminé l’eau potable. Mais Monsanto continue à prétendre que son produit est biodégradable. Ce qui lui a valu un procès intenté par le service de répression des fraudes de Lyon [2].

Aux Etats-Unis, une ancienne employée de Monsanto, Linda Fischer, vient d’être nommée présidente de l’Environmental Protection Agency, qui contrôle toutes les questions liées à l’environnement. C’est un peu comme si l’on chargeait le chat de s’occuper du bien-être des souris…

Monsanto a déjà commencé à distribuer ses semences de maïs OGM dans les régions de Gonaïves, Kenscoff, Pétionville, Cabaret, Arcahaie, Croix-des-Bouquets et Mirebalais. En Haïti, il n’y aura bientôt plus que des semences Monsanto. Ce sera alors la fin de l’indépendance des agriculteurs. Monsanto a investi récemment 550 millions de dollars au Brésil pour fabriquer son herbicide Round Up dans l’Etat de Bahia. Mais il semble que le pays soit en train de résister à la multinationale.

Monsanto fait toute une publicité autour de ce don de semences qui serait un cadeau généreux. Mais les agriculteurs haïtiens qui voudront disposer de droit de resemer pour leurs récoltes futures devront payer des royalties à Monsanto.

Le représentant de Monsanto en Haïti est Jean-Robert Estimé. Il fut ministre des Affaires étrangères sous la longue dictature de la famille Duvalier. Une alliance prometteuse !

Traduction A l’Encontre

Notes

[1] Le projet WINNER a été lancé le 8 octobre 2009 – avant le tremblement de terre, mais après les tempêtes tropicales – par l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Ce projet qui vise, entre autres «l’intensification agricole». Il est financé par l’USAID à plus de 126 millions de dollars. Une délégation de Monsanto a visité Haïti le 6 mai 2010. Un débat existe sur le caractère des semences (maïs hybride) et des pesticides et le ministère haïtien affirme qu’il ne s’agit pas de semences Round UP Ready. (Réd.)

[2] La cour d’appel de Lyon a confirmé en octobre 2008 la condamnation en première instance de la firme d’agrochimie Monsanto pour publicité mensongère à propos de son désherbant, le Round Up. (Réd.)

Le père Jean-Yves Urfié est membre de l’Ordre du Saint-Esprit; il est un ancien professeur de chimie au Collège Saint Martial de Port-au-Prince.

 Articles de Jean-Yves Urfié publiés par Mondialisation.ca
 
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Publié par le 17 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Coup de chaud à l’Académie des sciences… américaine !

Deux cent cinquante membres de l’académie des sciences américain (la National Academy of sciences) ont signé une déclaration qui doit être publiée prochainement dans Science * l’une des plus importantes publications scientifiques mondiales, a-t-on appris ce 9 avril à Lausanne, lors des Rencontres « Sciences et société 2010 » organisées par le philosophe Michel Serres, consacrées à « la crise sous tous ses aspects ».

 Rencontres dont Sciences et Avenir est partenaire (lire http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/s-evader/097392/e…).

 Et manifestement, ils ne vont pas mâcher leurs mots, si l’on en croit l’académicien et professeur au Collège de France Xavier Le Pichon, grand spécialiste de géodynamique (qui a introduit en France la grande révolution scientifique de la « tectonique des plaques ») et qui consacrait ici sa présentation à la catastrophe de Haïti. Selon les signataires, il apparaît que les attaques contre les climatologues par ceux qui nient l’occurrence du changement climatique sont « typiquement pilotées par des intérêts particuliers».

 Le fait qu’il y ait eu des tempêtes de « neige à Washington » il y a quelques semaines ne change rien au fait que la planète se réchauffe à cause d’une augmentation des gaz à effet de serre qui emmagasinent la chaleur dans notre atmosphère. Et pour enfoncer le clou, ils martèlent que la plus grande part de ce réchauffement vient des « activités humaines », ce qui n’empêche pas par ailleurs qu’il existe des causes naturelles aux variations climatiques qui ont, elles, toujours été là.
Il faut avouer que les scientifiques américains ont fort à faire avec l’opinion outre-Atlantique. Comme l’a rappelé le Pr Le Pichon, « plus de 50% des Américains pensent qu’il est faux de dire que le climat se réchauffe » Et de souligner qu’à la télévision, « les présentateurs de la météo ont une influence très grande. Or, plus de la moitié de ces présentateurs disent qu’ils ne croient pas au réchauffement… ».
Très important, les académiciens enjoignent aux « décideurs de s’impliquer immédiatement pour répondre aux causes de ces changements » et n’hésitent pas à faire un parallèle au sujet des accusations actuelles, en particulier anti-GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avec une période sombre de leur histoire – quand le maccarthysme lançait des accusations contre des individus jugés suspects (à l’époque)d’inclination communiste…
On se demande, à l’heure qu’il est, quand notre Académie des sciences françaises va réagir après avoir organisé son propre débat sur la question du climat. On sait que le président de l’Académie Jean Salençon a promis d’organiser un tel débat, suite à la demande de la ministre de la recherche Valérie Pécresse, qui a reçu un Appel de chercheurs concernant le climat -ils seraient désormais plus de 600 à l’avoir signé.

 Au nom de l’éthique scientifique, ces derniers s’insurgent en effet publiquement contre les écrits de Claude Allègre dans son dernier livre « L’imposture climatique » ( lire http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/s-evader/097375/les-provocations-de-claude-allegre.html) ainsi que des arguments de séminaires du géophysicien Vincent Courtillot.
Nombres de spécialistes, tout particulièrement aux Etats-Unis, commencent à sérieusement s’inquiéter de l’état de méfiance du public qui se développe actuellement vis-à-vis des affirmations des scientifiques en général. Certains états en viendraient à demander que l’on enseigne dans les écoles les questions concernant le climat dans une version « pro » et une version « anti » changement climatique. Une manière de procéder qui fait penser, dans un autre registre, à cette demande d’enseigner – afin d’expliquer comment la vie s’est développée sur terre – l’évolution d’un côté, le créationnisme de l’autre. Un comble au pays de Benjamin Franklin, qui a toujours érigé la science et la technique au premier rang de ses préoccupations politiques, car jugées nécessaires pour développer la puissance de la nation !

* Organe de la très puissante Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/09/coup-de-chaud-a-l-academie-des-sciences-americaine.html

Quelques questions à destination des réchauffagistes :

Question 1)

 La fameuse courbe « en crosse de hockey » s’avère fausse et il semblerait que, d’une part, il a fait plus chaud au moyen age qu’aujourd’hui (avant la dite « petite période glaciaire ») et que, d’autre part, la température stagne depuis 1997. Quels arguments restent-ils pour pouvoir affirmer avec certitude que nous allons vers une augmentation de la température de plusieurs degrés dans moins d’un siècle ?

Question 2)

 Il semble que les études des carottes glaciaires établissent que l’évolution des températures aurait précédé les évolutions du CO2 de 800 ans. Quels arguments restent-ils pour pouvoir affirmer avec certitude que l’augmentation de la température de ces dernières décennies est due aux émissions de CO2 ?

Question 3)

 Les rapports du GIEC affirment que la contribution du soleil sur l’évolution du climat terrestre se situe entre 10 et 20% seulement (selon les sources …). Sur quels arguments se base-t-on pour être en mesure de faire une telle affirmation, alors que l’influence du soleil peut provoquer des écarts de plusieurs dizaines de degrés d’une saison à l’autre au même endroit ?

Question 4)

 Jean Jouzel, vice président du GIEC, nous explique dans le dernier Nouvel Obs que, je cite, « tous les pays ont fixé comme objectif [à Copenhague] un maximum de 2 degrés supplémentaires sur le siècle ». Alors que les gouvernements ont les plus grandes difficultés à contrôler ne serait-ce que l’activité économique, qui est pourtant 100% « anthropogénique », comment peut-on décemment faire croire aux citoyens que ces mêmes gouvernements sont en mesure de contrôler la température du globe ?

Question 5)

 Le même Jean Jouzel avance, pour démontrer la pertinence des prévisions climatiques, l’argument qu’elles se basent « sur l’étude d’une vingtaine de modèles ». En quoi est-ce un argument, dès lors que ces modèles peuvent très bien tous être biaisés et donc ne produire que des résultats uniformément faux ?

Question 6)

 Que répondez-vous aux scientifiques qui ont établi que le climat sur terre est un « système chaotique » et qu’il est donc illusoire de chercher à en prévoir l’évolution au delà de quelques jours ?

Question 7)

Sachant que la Terre n’est qu’un petit point dans l’univers,pourquoi tous ces réchauffistes n’essaient pas de regarder au-delà de notre atmosphère? Des éléments comme:le soleil,notre place dans la galaxie et toutes les perturbations cosmique pouvant intervenir,voir altérer la planète.

A ce propos,une autre vision du réchauffement qui me parait bien plus censée :

https://realinfos.wordpress.com/2010/04/08/le-secret-des-nuages/

 
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Publié par le 10 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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Les barreaux irréguliers de l’échelle de Richter

le séisme survenu en Haïti en janvier et celui qui a frappé le Chili “sont sans commune mesure“.

Sans commune mesure dans le bilan, bien sûr. Mais aussi dans leur ampleur. Leurs magnitudes paraissent relativement proches – respectivement 7 et 8,8 sur l’échelle de Richter –, mais cette apparente proximité masque une grosse différence centre les évènements.

Des séismes, il s’en produit tous les jours dans tous les coins du globe. Des gros, des petits, des indétectables et des majeurs. Un séisme comparable à celui du Chili n’arrive en moyenne qu’une fois par an.

Pour classer des phénomènes qui peuvent libérer des quantités d’énergie ridicules ou colossales, il est malaisé d’utiliser une échelle linéaire qui partirait dans les valeurs très grandes et/ou très faibles. On utilise donc une échelle appropriée dite logarithmique. C’est la fameuse échelle de Richter, une échelle dont les barreaux successifs ne sont pas espacés régulièrement…

Comment est calculée la magnitude d’un séisme ? L’énergie libérée par le mouvement des plaques tectoniques est mesurée par des sismographes qui enregistrent les ondes sismiques1. C’est à partir de cette mesure que l’on détermine la magnitude d’un séisme sur l’échelle de Richter.

Cette dernière est égale au logarithme – base dix – de l’amplitude maximale d’une onde sismisique (mesuré à 100 kilomètres du foyer de la catastrophe) moins une constante de référence. Soit :

M = log (A max) + c

Un rapide calcul permet ainsi de calculer l’ordre de grandeur qui sépare deux séismes. (Pour ceux qui se rappellent de leurs cours de terminale, rappelons que si log(x) = y alors x = 10y, pour x>0).

Le rapport des amplitudes maximales des séismes de magnitude 7 et 8,8 vaut 10(8,8 – 7). Soit environ 63. L’amplitude des ondes sismiques1 est donc 63 fois plus importante au Chili qu’en Haïti. Bien plus que ne le laissent présager les données brutes de magnitude.

Bien que reposant sur des faits scientifiques, l’échelle de Richter ne rend pas compte d’un grand nombres de facteurs humains ou environnementaux qui font qu’un séisme est plus ou moins dévastateur. C’est bien ce qu’on peut lui reprocher en ce début d’année.

D’autres échelles existent pour estimer la force d’un séisme. Pour n’en citer qu’une, l’échelle de Mercalli est basée sur l’étendue des dégâts, de la petite fissure au chaos total.  Elle ne repose sur aucune mesure scientifique et est parfaitement subjective. C’est pour ça que l’on préfère utiliser l’échelle de Richter, même imparfaite.

1 Il s’agit des ondes de volume de type P et S, nous ne rentrerons pas dans les détails.

http://sciences.blog.lemonde.fr/category/seisme/

 

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Le nouveau bilan du séisme dépasse les 222.500 morts

Le bilan du séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier s’alourdit. Plus de 222.500 personnes ont perdu la vie, selon les dernières statistiques publiées mardi par le Bureau des Nations unies pour les Affaires humanitaires, citant la direction de la Protection civile haïtienne.

Le président René Préval avait affirmé dimanche que le total des victimes pourrait atteindre 300.000 morts quand on considère les nombreux cadavres qui sont toujours sous les décombres.

Selon le rapport de la Protection civile, 222.517 Haïtiens ont été tués, contre 217.000 décès dans le dernier bilan, lors du séisme qui a fait 310.900 blessés et jeté plus d’un million de personnes à la rue et fait plus d’un million de sinistrés.

L’organisme haïtien indique en outre que plusieurs familles qui avaient volontairement quitté Port-au-Prince au lendemain du tremblement de terre de magnitude 7 sont revenues dans la capitale dévastée.

Mardi, un séisme de 4,7 a secoué le pays, jetant la panique chez les Haïtiens. Aucune nouvelle victime ne sont à déplorer dans l’immédiat, mais dans certains quartiers de Port-au-Prince quelques maisons fissurées depuis le 12 janvier ont cédé. Lundi, deux secousses légères ont été ressenties dans la capitale d’Haïti et dans ses environs.

(ats / 24 février 2010 01:17)

 
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Publié par le 24 février 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

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