RSS

Archives de Tag: gréves

Retraites – Appel à la grève à Air France le 4 novembre

PARIS, 29 octobre (Reuters) – Six syndicats d’Air France ont appelé vendredi à la grève le 4 novembre pour protester contre la réforme des retraites.

Cet appel intervient le jour où le mouvement national dans les raffineries semble s’éteindre, l’ensemble des sites français ayant repris le travail.

Dans un communiqué, les syndicats CFDT, CFTC, CGT, FO, Ugict-CGT et Unsa de la compagnie aérienne critiquent l’absence de concessions du gouvernement sur le projet qui recule l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

« Cette réforme résonne comme une double peine à nos yeux. Nous devrions travailler deux ans de plus et dans le même temps la pénibilité de nos métiers n’est toujours pas reconnue », écrivent-ils.

Une journée nationale et interprofessionnelle de manifestations contre la réforme des retraites est programmée le 6 novembre. (Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal)

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , ,

Un jeune manifestant sauve un bébé des CRS

L’un des six lycéens mis en examen pour rébellion et agression contre les forces de l’ordre, le 12 octobre à Fontainebleau, a maintenu devant le juge pour enfants avoir repoussé une grenade lacrymogène pour protéger un bébé dans une poussette. Les parents du bébé, Emmanuel et Myléna, racontent ce qu’ils ont vu et vécu lors de la dispersion de la manifestation lycéenne. Ils confirment ce qu’a dit le lycéen et veulent témoigner devant la justice. Selon eux, sans ce jeune homme, leur bébé aurait dû être blessé ou peut-être pire : les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes et des flashballs sur la foule, au hasard.

http://www.mediapart.fr/club/blog/drapher/241010/garde-vue-des-six-lyceens-de-fontainebleau-un-couple-pris-dans-les-violence

P.H : Pour quelle raisons étiez-vous présents, votre compagne, votre bébé et vous-même au moment de la dispersion de la manifestation ?

Emmanuel : «On devait aller en centre ville, à la banque faire des papiers. On s’est retrouvé encerclé au bout de la rue, il y avait les CRS des deux côtés, on ne pouvait pas passer. Ca tirait pas encore, c’était tendu, il y avait des charges de CRS au moment où on est arrivé. Ils couraient contre la foule, au croisement de la rue, on a été obligé de partir, avec la petite. Il y avait des personnes âgées. Un groupe de CRS a fait tomber par terre une personne âgée.»

P.H : Quand les gaz lacrymogènes ont été lancés, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

«On a été repoussé avec la foule quand ça chargeait. Après on avait des choses à faire, on avait rien à voir avec ça, on a continué, et là, ça a tiré directement dans la foule. La première fois c’est tombé à 2 mètres, deux mètres cinquante de nous. La deuxième grenade c’est un lycéen qui s’est mis devant (ndlr : le lycéen mis en examen), sinon c’est la poussette et notre fille qui la prenait. Quand j’ai vu le premier tir, on a reculé, je suis parti directement voir les CRS. J’avais des preuves que je venais pour aller à la banque, je leur ai montré et on m’a répondu «ferme ta gueule, dégage de là», mot pour mot. Je leur ai dit que ma fille était bloquée dans les gaz lacrymogène, ils m’ont dit de faire le tour. C’est pendant que je discutais avec eux qu’ils ont tiré une deuxième grenade. Quand je suis revenu vers ma compagne c’est là que j’ai vu une veste sur la poussette.»

Myléna : «Le jeune (ndlr : celui mis en examen) avait mis la veste sur la poussette pour protéger la petite des gaz, il s’est interposé, il a pris un flashball dans la jambe, et a relancé une grenade qui était à côté de la poussette, c’était soit lui soit la petite, il a préféré que ce soit lui.»

P.H Quand il a repoussé la grenade lacrymogène, il l’a fait comment ?

Myléna : «Il a fait un geste comme tout le monde l’aurait fait. Il a essayé de la dégager le plus loin possible de la petite.

Emmanuel : «S’il ne se mettait pas devant la poussette, c’est la poussette qui prenait le tir».

P.H : Les CRS étaient à quelle distance ?

Emmanuel : «Au début ils étaient collés, après ils étaient à quinze, vingt mètres.»

P.H : Les CRS pouvaient voir la poussette ?

Emmanuel : «Bien sûr, je leur ai dit, il y avait des lycéens qui leur ont dit «arrêtez, il y a un bébé qui passe». Quand on a voulu s’en aller, ils nous ont dit : «allez y, allez y, passez, passez, personne fait rien, on bloque», et au moment où on arrivait au milieu de la route, les CRS se sont remis à charger. Ils voyaient bien qu’il y avait une poussette. Et nous, c’est une coiffeuse qui nous a fait rentrer dans son magasin pour nous protéger.»

Myléna : «Les CRS se sont pris pour des cowboys. Les lycéens ils faisaient leur manifestation, ils étaient par terre, sur la route. C’est là que les CRS ont fait n’importe quoi. On a vu trois policiers qui passaient dans la foule et dès que quelqu’un les regardait à peine, ils leur mettaient des coups de bouclier, ils leur parlaient mal. Ils ont tapé un jeune devant tout le monde et il l’ont menotté.»

P.H : Est ce que vous témoignerez au tribunal pour le procès des lycéens mis en garde à vue ?

Emmanuel : «Moi , je viendrai. Si cette personne là n’était pas là ce jour là, ma fille elle se prenait une cartouche. Grâce à lui, on a réussi à empêcher le pire. Je suis obligé, je viendrai. Il a mis en quelque sorte sa vie en danger pour protéger ma fille. Il ne nous connaissait pas, on l’avait jamais vu. Il s’est mis en opposition, il s’est pris une flashball dans la jambe pour la protéger.»

P.H : Qu’est-ce que vous pouvez dire sur cette manifestation, pour conclure ?

Emmanuel : «Ils ont tiré sur la foule sans calculer, comme ça, il y avait un deuxième couple avec une poussette, elle est partie tout de suite aux urgences. Ce couple, ils se sont pris des projectiles que la police a jetés. Les jeunes se sont mis devant pour éviter qu’il ait un problème avec la petite, c’est les jeunes qui ont essayé d’aider, les forces de l’ordre, il n’y avait rien à faire. Les jeunes étaient solidaires, ils essayaient d’aider les gens par terre. Il y avait un jeune avec des marques au visage, qui saignait, entouré par un groupe de trente policiers et CRS autour de lui. Il y a une femme policier qui a braqué un lycéen avec son flashball qui venait voir pour son copain par terre, elle lui a dit «tu bouges pas ou je tire !» Ils sont restés au moins un quart d’heure à le taper. Les trois policiers qui circulaient dans la foule, ils regardaient les jeunes et les agressaient. Il y a un jeune qui ne faisait rien, adossé à un mur, un policier lui a mis un coup de bouclier dans la tête. A un moment les lycéens sont allés voir les policiers qui étaient devant la mairie et d’autres qui sortaient de la mairie, qui étaient derrière les portes de la mairie. Les policiers les ont insultés, leur ont dit « dégage, dégage ». Ca tirait dans la foule, j’ai vu des personnes âgées qui pleuraient à cause des gaz. On se serait cru dans un film. On se sentait plus en sécurité avec les jeunes qu’avec les policiers. C’est grâce aux jeunes qu’on a pu rentrer chez nous.

Témoignage recueilli dimanche 24 octobre 2010 au domicile d’Emmanuel et Myléna, parents de la petite Océane, 12 mois.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article109342

Les SS nazis de l’état ont encore frappée,il faut vraiment en finir avec cet état fasciste!!!

 

Étiquettes : , ,

Un instituteur va remettre 2.000 € de dons aux grévistes de Grandpuits

MELUN – Un instituteur parisien, Jean-Baptiste Reddé, remettra mercredi matin 2.000 euros de dons aux salariés de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), en grève depuis le 12 octobre contre la réforme des retraites, a-t-on appris de sources concordantes.

« Très en colère », ce généreux donateur apportera aussi aux manifestants des croissants afin de « leur apporter un peu de chaleur », a déclaré à l’AFP M. Reddé, qui a effectué cette collecte auprès de collègues.

« C’est un soutien confraternel pour saluer leur courage et leur volonté et plus largement c’est un soutien dans leur action contre la politique de monsieur Sarkozy et de son gouvernement, qui méprisent le peuple et ne font une politique que pour les riches », a-t-il expliqué.

« Comme on l’a vu pour le CPE, on peut faire reculer le gouvernement », a affirmé ce professeur des écoles à Paris (XIIIe).

Depuis le début du mouvement, les grévistes de Grandpuits bénéficient de soutiens d’horizons divers. Aux provisions fournies par des militants et des riverains sont venus s’ajouter des dons provenant du Mexique, d’Allemagne et d’Espagne, a affirmé Mohamed Touis, délégué syndical CFDT.

« On fera les comptes plus tard », afin de partager les dons entre les salariés, a pour sa part précisé Franck Manchon, responsable CGT.

(©AFP / 26 octobre 2010 19h43)

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , ,

Contestation de la réforme des retraites: grèves et actions en cours

PARIS – Un point sur les grèves, manifestations et actions de salariés et de lycéens, contre le projet de réforme des retraites vendredi à la mi-journée.

– RAFFINERIES et DEPOTS: La totalité des 12 raffineries de métropole étaient en grève vendredi (contre 10 la veille), parfois temporairement, avec l’entrée dans le mouvement d’Esso à Gravenchon (Seine-Maritime), et de Petroplus à Reichstett (Bas-Rhin) pour l’avenir du site.

Ces grèves se conjuguent aux effets du blocage par la CGT portuaire des terminaux pétroliers de Fos et Lavera, près de Marseille. Toutes les raffineries se retrouvent en production très réduite.

Les forces de l’ordre sont intervenues dans la matinée pour libérer les accès aux dépôts d’hydrocarbures de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde), Cournon d’Auvergne (Puy-de-Dôme) et Lespinasse près de Toulouse.

Le dépôt de Saint-Baussant en Meurthe-et-Moselle est resté bloqué, de nouveaux dépôts l’étaient vendredi matin, parfois temporairement (près de Tours, Rennes et à La Rochelle).

L’oléoduc approvisionnant en carburants les aéroports parisiens d’Orly et de Roissy, notamment, ne fonctionnait plus vendredi matin faute de produits pétroliers.

– METHANIER: Au terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), l’assemblée générale a reconduit la grève, selon la CGT, le terminal devant être arrêté samedi à la mi-journée, faute de stocks.

– SNCF: le nombre de grévistes a reculé, pour la quatrième journée, à 15,5%, selon la direction et à 28,4% la CGT-cheminots (une baisse de respectivement 5 et 3 points par rapport à jeudi).

Selon la CGT, dans certains services, le mouvement a été suspendu pour le week-end, avec l’engagement de « reprendre la grève lundi ». Chez les roulants et aiguilleurs, la grève a été reconduite pour 24 heures.

– RATP: la grève était de moins en moins suivie (5% du personnel), selon la direction, ce qui perturbe très peu le trafic, à l’exception du RER B, plus touché.

– EDUCATION: 306 lycées étaient perturbés à des degrés divers vendredi matin (7,1% de l’ensemble), un peu moins que la veille, selon le ministère, alors que l’Union nationale lycéenne (UNL) en comptait à la mi-journée 900 mobilisés dont 550 bloqués.

A Paris, une centaine de lycéens ont protesté aux abords de l’Hôtel Matignon avant de se diriger vers le Sénat. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), où un lycéen a été blessé jeudi par un tir de flash-ball, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés devant la mairie. De nombreuses manifestations de lycéens, parfois émaillées d’incidents, ont eu lieu notamment à Lyon, dans plusieurs villes de Bretagne, à Marseille, La Rochelle, Villeneuve-sur-Lot.

– RASSEMBLEMENTS: Quelque 200 grévistes ont bloqué le Centre des Finances publiques de Marseille dans la matinée. Environ 3.000 personnes, salariés et lycéens, défilaient en milieu de journée à Nantes.

– ENTREPRISES: des grèves, souvent sous forme de débrayages quotidiens de quelques heures, ont lieu dans le privé comme chez les chimistes Arkema et Rhodia, dans des entreprises de la métallurgie…

– LA POSTE : Seuls quelques bureaux ou services sont touchés dans le cadre d’un préavis illimité Sud et FO.

– FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE: 120 collectivités perturbées dans au moins 50 départements, contre 43 départements jeudi, selon la CGT.

(©AFP / 15 octobre 2010 13h50)

 
2 Commentaires

Publié par le 15 octobre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

Les vrais chiffres de la grève

 
4 Commentaires

Publié par le 3 octobre 2010 dans Les vrais chiffres de la grève

 

Étiquettes : , , ,

Grèce: grève générale le 5 mai dans les secteurs privé et public

ATHENES – Les deux principales centrales syndicales du pays ont décidé mardi d’organiser une grève générale le mercredi 5 mai pour défendre les droits sociaux et économiques des travailleurs face aux « exigences » de l’Union européenne et du FMI.

La puissante Confédération générale des travailleurs grecs (GSSE), forte d’un million de membres, a indiqué dans un communiqué avoir pris sa décision pour « repousser les chantages néo-libéraux et les exigences de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international visant à niveler les droits sociaux et économiques des travailleurs ».

Elle rejette également tout projet de réforme des retraites « qui diminuerait le montant des pensions et repousserait les seuils de départ à la retraite » et réclame la signature de conventions collectives « pour sauvegarder les salaires, les droits du travail et l’emploi ».

La Fédération des fonctionnaires grecs (ADEDY, 375.000 adhérents) lui a immédiatement emboîté le pas, en se joignant au mouvement. L’ADEDY a déjà organisé quatre grèves de 24 heures dans le secteur public depuis le début de l’année pour protester contre les mesures d’austérité et de rigueur.

Pour résorber le déficit et la dette publics, maintenant chiffrés respectivement à 13,6% du PIB et 115,1% du PIB en 2009, le gouvernement socialiste, au pouvoir depuis octobre, a pris des mesures draconiennes de réduction des dépenses, notamment salariales, dans la fonction publique.

Le Front de lutte syndicale (PAME), proche du parti communiste grec (KKE) et influent dans plusieurs secteurs et divers syndicats du secteur privé a également appelé mardi ses membres à se mettre en grève le 5 mai.

Le gouvernement a demandé vendredi l’activation d’un mécanisme d’aide économique mis au point par l’Union européenne et le FMI. Des négociations sont actuellement en cours à Athènes avec des experts de l’UE et du FMI pour mettre au point le plan d’aide qui doit s’étaler sur trois ans.

(©AFP / 27 avril 2010 17h47)

 
Poster un commentaire

Publié par le 27 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :