RSS

Archives de Tag: activité

Activité volcanique au 12 Avril 2011

 ACTIV - Association pour la Connaissance et la Transmission de l'Information en Volcanologie

 

Toutes ces infos et plus encore sur le site :  http://www.activolcans.info

 ——————————————————————————

Dépêche n°4567 du 12-04-2011
Taal, Philippines, 400 m

Le gouvernement a interdit la pêche autour du cratère actif du Taal (Main Crater) en raison de la possible formation, en cas d’éruption de déferlantes basales. Pour le moment aucune information n’a été donnée en ce sens par le PHIVOLCS. Par ailleurs, ce sont 77 familles qui ont évacué spontanément la zone le week-end dernier. Pour le moment, aucun ordre d’évacuation n’a été donné , la situation n’étant pas critique. Néanmoins, des initiatives locales se font jour. Notons, par exemple, que le chef de la police de Talisay a demandé à environ 2600 personnes de partir volontairement. Sources : blog anglophone ERUPTIONS; GMA news.

Dépêche n°4566 du 12-04-2011
Bezymianny, Russie, 2882 m

Le KVERT a élevé le niveau d’alerte de l’édifice, le passant du jaune à l’orange. La décision fait suite à une augmentation de la sismicité de l’édifice, parallèle à l’augmentation de l’intensité de l’anomalie thermique produite par le dôme actif. Source : KVERT.

Dépêche n°4565 du 12-04-2011
Fuego, Guatemala, 3763 m

La situation semble stable au Fuego : l’activité explosive (strombolienne) sommital est toujours accompagnée d’une effusion sur le flanc sud. La coulée produite mesure toujours environ 200 m de long. Source : INSIVUMEH.

Dépêche n°4564 du 12-04-2011
San Miguel, El Salvador, 2130 m

Le SNET a rédigé un rapport mis en ligne hier dans lequel il est précisé que la sismicité du San Miguel est revenue à la normale. Cependant, une évolution vers une nouvelle crise dans un délai relativement court n’est pas complètement exclu par les volcanologues. Ces derniers, attendent de voir comment la situation va évoluer dans les semaines qui viennent. Source : SNET.

Dépêche n°4563 du 12-04-2011
Kilauea, Etats-Unis, 1222 m

La situation n’évolue pas au Kilauea. Le pit crater sommital du Halema’uma’u continue de se remplir lentement de lave (le niveau du lac monte) tandis qu’au Pu’u O’o le niveau du lac de lave varie régulièrement. L’édifice, quant à lui, continue de subire des cycles de gonflement/dégonflement. Source : HVO.

Dépêche n°4562 du 11-04-2011
Etna, Italie, 3340 m

L’INGV a rédigé une synthèse des événements d’hier, dont voici un résumé. Le déroulé du paroxysme d’hier est finalement assez classique de ce que fait l’Etna depuis 2006. Une activité strombolienne faible a débuté dans le pit crater latéral du cône Sud-Est le 08 avril. Une coulée très faiblement alimentée s’est mise en place le 09, en simultané avec l’activité explosive. Le 09 en fin de journée les explosions sont devenues progressivement plus intenses, en parallèle avec un augmentation du trémor, jusqu’à produire des fontaines dans la matinée du 10 avril et un panache suivi de chutes de cenres sur plusieurs villages du quart sud-est du volcan (Trecastagni, Aci Catello, Acireale, Zafferana pour ne citer que les plus célèbre). C’est à 09h30 GMT que le trémor à culminé. Le débit de lave est devenu très important, produisant une seconde coulée bien alimentée qui atteint, en fin d’éruption, 3 km de long. C’est cette coulée qui, en contact avec la couverture neigeuse, a produit l’activité explosive observée sur les images webcam. A aucun moment un écoulement pyroclastique n’est mentionné. L’activité est restée intense jusqu’à 14h00 GMT puis a décliné. Source :INGV.

 
8 Commentaires

Publié par le 5 avril 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : ,

Equateur: l’activité du volcan Tungurahua a brutalement augmenté

Les autorités équatoriennes ont décrété samedi le niveau maximum d’alerte aux alentours du volcan Tungurahua, dans le centre du pays. Son activité a brutalement augmenté dans la matinée. Le Tungurahua (« gorge de feu ») est en éruption depuis 1999, mais il a depuis eu des « pics d’activité ».

« Nous avons déclaré l’alerte rouge dans la zone d’influence en raison du processus éruptif du volcan », a déclaré lors d’une conférence de presse Felipe Bazan, numéro deux du Secrétariat national de gestion des risques (Défense civile).

Le directeur de l’Institut de géophysique de Quito Hugo Yepez a précisé que l’alerte rouge concernait les localités situées jusqu’à huit kilomètres de distance de ce volcan de 5029 mètres d’altitude, lui-même situé à quelque 135 km au sud de Quito, dans la province de Chimborazo.

Depuis samedi matin, a précisé l’institut, « un regain d’activité sismique très rapide et soutenu », a été observé, accompagné d’expulsion de matériau incandescent et de cendres. La ville touristique de Banos, en contrebas du volcan, et comptant 15’000 habitants, est particulièrement concernée ainsi que les localités de Cusua, Juibe Chico et Bilbao, où des évacuations partielles de population ont été ordonnées.

En 2006, six personnes ont été tuées au cours d’un de ces regains d’activité. Cette année, plusieurs alertes ont déjà été décrétées.

(ats / 04 décembre 2010 22:28) 

 
3 Commentaires

Publié par le 4 décembre 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

Activité sismique du 14 Octobre

Recent earthquakes in the Euro-Med region (during the last 2 weeks)

Recent earthquakes worldwide (during the last 2 weeks)

http://www.emsc-csem.org/index.php?page=home

*Dans certains cas,il y a  plusieurs séismes dans la même région mais à des moments différents.

*Je n’indiquerais à présent que les séismes de 5 ou sup. sauf cas particuliers.

 

Nb de séismes en temps réel au cours des derniéres 48H

________________________________________________

 

UI / YAK , Yakoutsk , Russie

 

 
 

*Exemple de sismogramme que vous trouverez à cette adresse:

http://aslwww.cr.usgs.gov/Seismic_Data/heli2

_______________________________________________

 _______________________________________________

2010-10-14 10:03:31.9  5,2   Région des Commores

13 Oct.

 

2010-10-13 23:32:52.1   4,9   Vanuatu
2010-10-13 19:49:15.1   4,9   Sud Ouest de Sumatra

 
12 Oct.

 

2010-10-12 12:02:56.2   5,6/5,9   Tonga
 

 2010-10-12 10:21:34.6   6.0   Côte Sud Papouasie Indonésie

 

2010-10-14   19:48:24.8   5,2   java indonésie
2010-10-14 13:58:55.3   5,5   Hokkaido Japon
 
32 Commentaires

Publié par le 13 octobre 2010 dans SEISMES ET TREMBLEMENTS DE TERRE

 

Étiquettes : ,

Le GIEC n’a qu’à bien se tenir!

 – Un satellite destiné à étudier les variations d’activité du Soleil et leur effet éventuel sur le climat terrestre doit être lancé le 15 juin depuis le cosmodrome de Yasny (Russie), selon le Centre national français d’études spatiales (CNES). Situé à 150 millions de km de la Terre, le Soleil voit son activité fluctuer selon des cycles de onze ans. Le satellite Picard a été conçu pour mesurer simultanément la vitesse de rotation du Soleil, sa puissance rayonnée, la présence de taches à sa surface, sa forme et son diamètre afin d’étudier les relations entre ces différents éléments. Les données recueillies doivent permettre « d’évaluer l’influence de notre astre sur l’évolution des températures terrestres et sa contribution au réchauffement climatique », précise le CNES. « Pour certains experts, plus de 80% du changement climatique actuel proviendrait des gaz à effet de serre et 10-20% du Soleil. Mais tout le monde n’est pas d’accord avec ces proportions », rappelle le CNES dans un dossier présentant la mission Picard. D’où l’intérêt de mieux connaître la « variabilité solaire ». Les taches, zones moins chaudes à la surface du Soleil, sont marquées par une intense activité magnétique. Leur nombre augmente avec l’activité solaire, au début d’un cycle de onze ans, avant de diminuer ensuite. Les données fournies par le satellite Picard doivent permettre de reconstruire l’histoire climatique du Soleil et de modéliser son activité. Ce microsatellite d’un poids de 150 kg porte le nom de l’astronome français Jean Picard qui, au XVIIe siècle, avait mesuré le diamètre du Soleil et sa relation avec l’activité solaire. Une diminution de température moyenne, le minimum de Maunder (1645-1715), avait été constatée à cette époque, ainsi que l’absence de tache solaire visible. Le Soleil a-t-il alors été le siège d’une « baisse de régime » à l’origine d’un refroidissement sur Terre ? Le satellite Picard, prévu pour observer le Soleil deux à trois ans au moins, voire cinq ans, comme l’espèrent les scientifiques, devrait étudier la « phase ascendante » de l’activité de notre étoile, au début d’un nouveau cycle (le cycle 24) après une période calme. C’est surtout dans le domaine du rayonnement ultra-violet que les variations du flux solaire se manifestent. Dans la stratosphère, ces UV sont à l’origine de la formation de la couche d’ozone et réchauffent les hautes couches de l’atmosphère, selon les scientifiques. Picard, qui doit être placé en orbite à 725 km d’altitude devra analyser le rôle du Soleil dans la création et la destruction de l’ozone atmosphérique. Egalement chargé d’étudier la structure interne de notre étoile, il devra aussi détecter « des événements solaires pouvant provoquer des incidents terrestres ». Des systèmes de navigation par satellite, de télécommunication ou de distribution d’électricité ont déjà souffert lors de violentes éruptions à la surface du Soleil, entraînant d’importants flux de rayons X ou UV et de particules. Picard, microsatellite de 150 kg, est équipé d’un télescope, Sodism, qui effectuera des images du Soleil dans cinq longueurs d’ondes et de deux autres instruments (Premos et Sovap) destinés à mesurer la puissance totale émise par le Soleil. Il doit être mis en orbite par un lanceur Dnepr qui doit décoller mardi à 14H42 GMT de Yasny, près d’Orenbourg, non loin de la frontière avec le Kazakhstan, en emportant également deux satellites du programme suédois Prisma destinés à maîtriser le vol en formation.

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/06/12/cycles-d-activite-du-soleil-et-climat-une-mission-pour-le-satellite-picard_3244_108_42702785.html

 

Étiquettes : , , ,

Le volcan Chiveloutch au Kamtchatka connaît un regain d’activité

L’éruption du Chiveloutch, le volcan le plus septentrional de la presqu’île du Kamtchatka, en Extrême-Orient russe, s’est intensifiée ces 24 dernières heures, a annoncé un porte-parole du Service géophysique de l’Académie des sciences russe.

« Même si les conditions météo gênent actuellement l’observation du volcan, les données sismiques laissent supposer que les rejets de cendres atteignent une altitude de 4 à 5 km« , a expliqué le chercheur.

Selon lui, jusqu’à 55 séismes locaux sont enregistrés tous les jours à proximité du cône. Nombre d’entre eux, à en juger par leur force et leur durée, s’accompagnent de puissants rejets de cendres et de gaz.

Le Chiveloutch qui culmine à 3300 m connaît un regain d’activité depuis mai 2009. Sa coupole, après l’intensification de l’éruption, s’est fendue en deux. Périodiquement, via une fissure de 30 m de profondeur, des rejets de cendres et de gaz s’échappent à une altitude allant jusqu’à huit kilomètres.

D’après les chercheurs, l’activité du volcan va croissant. Des pluies de cendres sont possibles dans les localités les plus proches. Les cendres volcaniques et des particules de magma atteignant 2 mm de diamètre sont en mesure, en raison de leur composition chimique complexe, de provoquer des intoxications chez les hommes et les animaux et de mettre en danger la navigation aérienne.

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2393_volcan_Chiveloutch_activite.php

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

Climat et activité solaire : Le soleil nous refroidit !

 

« Les hivers froids en Europe sont-ils associés à une faible activité solaire ? « 

Tel est le titre d’un article récent qui vient de paraître, sous la signature d’auteurs plutôt inattendus, dans Environnemental Research Letters qui est une publication de l’IOP (L’institute of Physics UK) revue par les pairs. Cet article accessible à tous (ce sont les institutions des auteurs qui payent pour publier; à l’inverse de ce qui se pratique habituellement), porte la référence suivante : Environ. Res. Lett. 5, (2010) 024001.

Je ne vous fais pas attendre : La réponse, est « Oui, les hivers froids sont associés à une faible activité solaire », selon les auteurs de cette publication,. En soi, la réponse à cette question n’a rien n’inattendu pour ceux qui ont déjà ouvert des livres d’histoire et qui savent que le minimum d’activité solaire de Maunder ou encore, celui de Dalton, ont été caractérisés par des périodes de grande froidures, au moins dans les pays où l’on trouve des archives détaillées, c’est à dire, essentiellement, en Europe. scafetta33

Pour illustrer cette affirmation, je reproduis le graphe du billet précédent qui donne la superposition des courbes de températures (reconstruction de Moberg prolongée par les mesures de températures récentes) et du forçage solaire, donné par N.Scafetta (voir article précédent). On y distingue très bien les minima de températures observées de 1650 à 1730 (minimum de Maunder, quasi disparition des taches solaires) et dans les années 1800-1830 (Minimum de Dalton : activité solaire très réduite).

Les auteurs de l’article que nous évoquons ici sont :

M Lockwood, R G Harrison, T Woollings and S K Solanki.

Mike Lockwood, Regis G Harrison et T Woollings font partie du Space Environment Physics Group, Department of Meteorology, Université de Reading (Royaume Uni)
Samir Solanki est un chercheur allemand spécialiste du soleil au sein de l’Institut Max Planck en Allemagne.

A l’exception de T Woolings (de Reading) , les lecteurs attentifs reconnaîtront trois chercheurs que nous avons déjà mentionnés dans les pages de ce site. Il s’agit de Mike Lockwood, de Regis Harrison et de Samir Solanki.

Compte tenu du fait que l’article récent que je commente ici, s’inscrit en fait dans la longue bataille qui opposent les solaristes (« c’est le soleil qui est en grande partie responsable des variations de températures ») aux scientifiques mainstream du GIEC (« ce sont les gaz à effets de serre »), je crois qu’il est utile de faire quelques rappels préliminaires pour percevoir les ressorts cachés derrière cet article qui sous une apparence anodine est, en réalité, très révélateur de certaines démarches….

La suite sur Pensée Unique

 
Poster un commentaire

Publié par le 3 mai 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , , , , ,

Si les volcans d’Auvergne se réveillaient…

Le volcan islandais Eyjafjöll n’en finit pas d’alimenter l’actualité et de perturber le trafic aérien. En Sicile, l’Etna nous offre de temps à autre les images sublimes de ses coulées de lave incandescente. Quant au géant de Campanie, le mythique Vésuve, il attend son heure pour détourner l’attention des touristes des mandolines napolitaines et peut-être les noyer sous les cendres comme, jadis, les habitants de Pompei ou d’Herculanum. Quelque part entre ces turbulents enfants de Vulcain, des dizaines de vétérans paisibles font le gros dos au cœur du Massif Central. Sont-ils éteints ou simplement endormis ? Et si les volcans d’Auvergne se réveillaient ?

Nombre de nos concitoyens, fascinés par la médiatisation des éruptions de l’Eyjafjöll, montrent un intérêt tout neuf pour cette passionnante manifestation tectonique qu’est le volcanisme. Et ils ont raison car cet univers fabuleux de laves, de cendres et de soufre les met en prise directe non seulement avec l’architecte de quelques-uns de nos paysages les plus spectaculaires, mais aussi avec nos lointains ancêtres, spectateurs effrayés de ces impressionnantes convulsions de la Terre, et tout aussi impuissants que nous – belle leçon de modestie ! – à s’opposer aux colères d’une Nature indomptée. 

Les plus fortunés ou les plus impatients de ces nouveaux passionnés voudront naturellement se précipiter vers les stars du volcanisme : le Krakatau, le Pinatubo, le Kilauea, ou bien encore le très actif Piton de la Fournaise dont les Réunionnais sont si fiers. Ce serait sans doute brûler les étapes et se priver des bases nécessaires, si l’on en croît le défunt Haroun Tazieff, le plus célèbre des vulcanologues français. « Je suis venu aux volcans d’Auvergne au terme d’une quinzaine d’années passées à parcourir le monde en quête d’éruptions. Je sais aujourd’hui que si j’avais  » fait mes classes  » dans nos puys, sur les flancs du Cantal ou du Mont Dore, j’aurais gagné un temps infiniment précieux. » affirmait-il en 1967 avec beaucoup de sagesse. Car des volcans, il y en a bel et bien en France métropolitaine, et ils se chiffrent par dizaines dans les environs immédiats de Clermont-Ferrand.

Le géant cantalien

Les plus importants volcans du Massif Central n’appartiennent toutefois pas à la Chaîne des Puys qui étire ses 80 dômes ou cratères à l’ouest de la métropole auvergnate. Les géants, on les trouve plus au sud, dans les Monts Dore (massif du Sancy) et plus encore dans le Cantal dont les principaux sommets constituent les vestiges du plus grand volcan que le continent européen ait porté. Né il y a plus de 15 millions d’années, ce formidable édifice volcanique – d’une circonférence à la base d’environ 240 km et d’une altitude dépassant les 3000 m ! – a longtemps été actif avant de s’endormir il y a 2 millions d’années sous le regard rassuré des hommes du paléolithique déjà très présents dans la proche vallée de la Dordogne. Le lent travail de l’érosion a, depuis, raboté ce cône monumental et creusé de profondes vallées disposées en forme d’étoile depuis le centre du volcan. Les photos satellites de la Nasa sont à cet égard parlantes et, malgré la redoutable action du temps, montrent de manière évidente la structure et la superficie de ce géant. Sur l’une de ces photos, ci-dessous, figure en rouge le contour approximatif du département. On mesure mieux en l’observant à quel point ce volcan a pu être gigantesque à son apogée.

Le volcan du Cantal et ses trois frères cadets des Monts Doresont-ils endormis ou éteints ? Durablement endormis, affirment, avec une prudence de Normands, les géologues en se basant sur l’activité du sous-sol auvergnat. Et ce ne sont pas les habitants de Chaudes-Aigues, où l’eau surgit naturellement à 82° de la source du Par, qui diront le contraire. Mais nul n’est inquiet pour autant. Après 2 millions d’années de répit pour le Cantal et 1,5 pour le Sancy, il est peu probable que les géants se réveillent à l’échelle de notre existence, et même – notre fierté dût-elle en souffrir – de notre civilisation.

L’activité volcanique s’est d’ailleurs déplacée plus au nord au cours du pléistocène, précisément dans cette Chaîne des Puys, née sur un socle de granite hercynien, qui nous régale aujourd’hui de ses 80 volcans alignés sur une distance d’environ 30 km comme de formidables témoins et un incomparable livre de classe à ciel ouvert. Une activité récente qui, pour l’essentiel, s’est concentrée sur une brève période comprise en -30000 ans et -6500 ans BP (Before Présent). Autrement dit hier si l’on considère ce temps à l’échelle géologique. Il suffit à cet égard de fouler ici et là les scories brutes qui jonchent encore le sol ou constituent la partie sommitale du spectaculaire cratère égueulé du puy de Lassolas pour s’en convaincre. Certaines études datent même l’explosion qui, à 20 km au sud de la Chaîne, en bordure du massif du Sancy, a créé le cratère du Pavin – aujourd’hui transformé en un superbe lac – à seulement… 3500 ans, autrement dit à l’âge du bronze.

Clermont est-elle en sursis ?

Ces volcans peuvent-ils se réveiller ? Oui, incontestablement, affirment les scientifiques car le magma reste proche sous la croûte terrestre en cet endroit du globe. Et les dernières éruptions sont beaucoup trop récentes pour que quiconque puisse prétendre le contraire. Quelles en seraient les conséquences ? Difficile à dire car on ne sait jamais sous quelle forme et avec quelle ampleur peut reprendre une activité volcanique après un temps de sommeil de plusieurs millénaires. Si l’on se réfère à l’activité de la Chaîne des Puys, et en admettant qu’elle reproduise les schémas passés, deux types d’éruptions pourraient se produire : péléennes ou stromboliennes. Les premières, constituées de laves très visqueuses à base de trachyte, se contenteraient de former des dômes plus ou moins importants selon l’importance du magma expulsé, à l’image du Puy de Dôme. Les secondes, nettement plus dangereuses, car de nature plus explosive, formeraient de nouveaux cratères, projetteraient cendres, lapilli et projectiles divers à des kilomètres à la ronde. Elles donneraient surtout lieu à des coulées de laves, potentiellement importantes, principalement constituées de basaltes, de trachy-andésites et de leucobasaltes. Des coulées à l’image de celles qui figurent en bleu sur la carte géologique ci-dessous, l’une d’elles (au centre droit) ayant atteint Chamalières et le sud de Clermont, l’autre (en bas à droite) ayant dévalé depuis les cratères égueulés des puys de La vache et Lassolas jusque dans la plaine de Limagne à la hauteur de Saint-Amant-Tallende à environ 15 km du lieu d’émission. En un mot, un réveil serait catastrophique et pourrait signer la destruction de l’agglomération clermontoise.

Encore le risque serait-il limité à des conséquences locales. Sans doute en irait-il différemment si le volcanisme auvergnat renouait avec une activité comparable avec celle qui a sculpté les paysages des Monts Dore et du Cantal. L’ensemble de la région s’en trouverait prodigieusement bouleversé, et les conséquences économiques et humaines pour notre pays ramèneraient sans nul doute les éruptions de l’Eyjafjöll à d’aimables plaisanteries. Nous n’en sommes heureusement pas là, et l’on peut sans grand risque partir explorer ces monts à la recherche de bombes volcaniques, de laves cordées ou autres souvenirs minéralogiques. Avec une pensée pour le géologue et naturaliste Jean-Étienne Guettard. Dans une communication à l’Académie Royale des Sciences en mai 1752, il a été le premier, devant un parterre de savants médusés, à reconnaître la nature volcanique des monts d’Auvergne.

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/si-les-volcans-d-auvergne-se-73995

 

Étiquettes : , ,

Activité volcanique du Dimanche 25 Avril

Dépêche du 25-04-2010 à 07:37
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

Les volcanologues ont pu mener hier des investigations par avion sur l’Eyjafjöll. Il ressort que l’évent nord est le plus (voir le seul) actif et que des coulées sont en train de se mettre en place en direction du nord. Ce sont elles qui, sur la webcam Valahnúk, donnent naissance aux volutes de vapeur blanche que l’on voit à la base du panache de cendres. Le débit massique des coulées a été estimé entre 10 et 30 tonnes/sec. Les volcanologues pensent, sur la base de diverses observations concordantes, que leur présence dans le cratère remonte au 21 avril. Le trémor est très stable encore aujourd’hui, le VAAC de Londres maintient le niveau d’alerte rouge (altitude du panache: 2500m environ) ce matin et le rapport des volcanologues se termine par cette phrase « no signs of termination of eruption ».

 Sources: NORDVULK; Vedur.is; VAAC de Londres.

Dépêche du 24-04-2010 à 09:12
Volcan : Tongkoko, Indonésie, 1149 m

Pour le moment aucune information complémentaire sur l’éventuelle émission de cendres du Tongkoko n’a été mise en ligne. Le VAAC de Darwin a baissé ce matin le niveau d’alerte, le passant du rouge à l’orange car ils estiment que le panache (s’il a bien existé) est maintenant dissipé. Affaire à suivre.

 Source : VAAC de Darwin.

 
Poster un commentaire

Publié par le 25 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : ,

Activité volcanique du Jeudi 22 Avril

Dépêche du 22-04-2010 à 07:34
Volcan : Sangay, Equateur, 5230 m

L’édifice continue d’être le siège d’une activité explosive irrégulière. Un rapport du VAAC de Washington en date d’hier indique la présence d’un petit panache de cendres émis par le volcan.
Source: VAAC de Washington.

du 22-04-2010 à 07:33
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

L’amplitude du trémor montre une augmentation depuis hier midi (TU) suggérant une intensification de l’intensité de l’éruption (qui ne signifie pas une augmentation de la taille du panache puisque la glace n’est plus aussi présente autour des évents éruptifs). Les webcams sont malheureusement bouchées par le mauvais temps et ne permettent pas l’observation de la phénoménologie. Cependant le VAAC de Londres maintient l’alerte aviation au rouge et indique que le panache est toujours présent, entre 3000 et 3500 m d’altitude.
Sources: Mila.is; Vedur.is; VAAC de Londres

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : ,

Activité du volcan Islandais ce Lundi.

Mise à jour 20h50:

 Dépêche du 19-04-2010 à 17:37
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

Le journal en ligne Iceand Review vient de mettre en ligne un article indiquant des coulées sont en train de se mettre en place, confirmant notre bulletin émis plus tôt dans la journée.

Source: Iceland Review

————————————-

Dépêche du 19-04-2010 à 08:25
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

Les webcams, en particulier celle de Hvolsvelli, permettent d’observer le panache ce matin, emporté vers le sud-sud-est par des vents très puissants. Le VAAC de Londres indique qu’il se trouve actuellement à environ 5000m d’altitude. Le niveau d’alerte est donc maintenu au rouge.

 Toutefois, en ce qui concerne la France tout du moins, la DGAC indiquait hier soir sur son site que les vols à vue sont autorisés dans l’espace aérien Français, uniquement pour les vols commerciaux utilisant de petits avions dont les moteurs (à hélice) sont munis de filtres à air.

 EUROCONTROL, l’organisme qui gère l’ensemble des vols européens, indiquait sur son site web que plus de 63000 vols ont été annulés depuis le début de l’éruption. 5000 vols, contre 24000 en temps normal, sont partis hier sur le territoire européen. La sismicité de l’éruption, en particulier l’amplitude du trémor, reste élevé.

 Sources: VAAC de Londres; DGAC; EUROCONTROL; Mila.is; Vedur

Webcam sur site:  http://eldgos.mila.is/eyjafjallajokull-fra-valahnjuk/

Situation du nuage de cendres

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

Activité du volcan Eyjafjoll aujourd’hui Dimanche

Mise à jour:

Dépêche du 18-04-2010 à 14:16
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

Le NORDVULK a mis en ligne quelques précisions concernant les volumes émis et débit de l’éruption phréatoplinienne en cours sur l’Eyjafjöll.

Depuis les 72 dernières heures l’éruption a émis au total 140 M3 de cendres (volume non compacté, correspondant à un volume compact de 75 millions de m3 environ) répartis sous trois formes: 10 millions de m3 dans les Jokulhaulps; 30 millions de m3 coincés au sommet dans les cavités glaciaires; 100 millions de m3 dans le panache de cendres. Le débit du panache est estimé à 300 M3/sec correspondant à 750 tonnes/sec de cendres.

 Les webcams se dégagent actuellement (14h14, heure française) et permettent de voir un panache toujours aussi important et bien alimenté. Les vents sont de nouveau presque ouest-est.

 Source: Mila.is; NORDVULK.

Web cam sur site:  http://eldgos.mila.is/eyjafjallajokull-fra-valahnjuk/

—————————————–

Dépêche du 18-04-2010 à 10:00
Volcan : Eyjafjöll, Islande, 1666 m

Depuis hier soir le trémor montre une très nette hausse tandis que la météo s’est fortement dégradée et bouche maintenant la visibilité sur les webcams. Le VAAC de Londres indique que l’altitude maximale atteinte actuellement par le panache est de 7600m. Le niveau d’alerte aviation est maintenu au rouge. Sources : Vedur.is; VAAC de Londres.

 
Poster un commentaire

Publié par le 18 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , ,

Activité du volcan Islandais ce jour

Tandis que les cendres produites par l’éruption de l’Eyjafjöll continuent de perturber ce matin tout le trafic aérien du nord de l’Europe, le NORDVULK a mis en ligne un ensemble de cartes mappées par des images radar (qui permettent de traverser la couche de nuages qui recouvre le massif) et permettent donc de voir l’état du glacier.

 Il apparait que l’éruption est essentiellement sommitale, avec des cavités immenses liées à la fonte du glacier sous l’effet de l’éruption. Trois cavités se sont formées dans l’enceinte du cratère sommitale et étaient alignées sur un axe sud-ouest/nord-est.

 Une autre zone éruptive hors cratère a été observée à la cote 1380m sur le flanc sud de l’Ejafjöll, sur le même axe que les trois cavités précédemment citées: on est bien là sur une seule et même fracture éruptive et deux kilomètres séparent les deux zones éruptives situées aux extrémités de la fracture. La plus grosse cavité ouverte dans le glacier au sommet mesure environ 150 m de large mais l’ensemble des cavités est entourée de fractures (liées à l’affaissement de la masse glaciaire autour des cavités) qui s’étendent à plus de 100m alentours.

 L’ensemble fait environ 500m de diamètre. Par ailleurs la zone d’activité située sur le flanc sud est accompagnées elle aussi de facturation glaciaires liées à de la fonte et à l’affaissement de la glace superficielle.

 Il se peut donc que des écoulements boueux prennent naissance sur ce flanc. Le VAAC de Londres maintient actuellement le niveau d’alerte rouge pour l’aviation et indique que les panaches s’élèvent à plus de 5000m d’altitude. Le trémor est actuellement faible et stable et les images webcam montrent que la panache est toujours aussi important mais relativement peu chargé en cendres (bien que cela puisse changer rapidement).

 Sources: Vedur; VAAC de Londres; NORDVULK; Mila.is.

http://www.activolcans.info/actualite-volcans/16042010-3804.php

 
Poster un commentaire

Publié par le 16 avril 2010 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étiquettes : , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :