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Drogue des zombies : un an après, l’invasion se propage….

03 Juil

Il y a un an, à Miami, un homme se faisait dévorer le visage par un «zombie». Le monde découvrait avec horreur les «bath salts», une drogue dont les effets secondaires peuvent pousser le consommateur au cannibalisme.  


Une fille, avant et après consommation de bath salts... © Roman Sakovich

Une fille, avant et après consommation de bath salts… © Roman Sakovich
«Cet adolescent a essayé de me bouffer à Buffalo, New-York, après m’être rué hors de mon véhicule sur le lieu d’un accident de voiture», explique un internaute qui poste sur Youtube la vidéo assez choquante d’un homme sous l’emprise des bath salts. «Il a traversé une clôture, puis une maison, pour finir par s’encastrer contre un camion.» La vidéo, vraisemblablement filmée à l’aide d’un téléphone portable, ressemblerait presque à un found footage, ce genre de film souvent opportuniste où, pour masquer un manque de budget flagrant, on tourne le long-métrage avec des images de caméras DV, téléphones portables, webcams ou caméras de surveillance sous couvert de rendre le film plus «réaliste» ou «immersif» (Le projet Blair Witch, REC ou encore Paranormal Activity appartiennent à ce genre.)Il y a un an, à Miami, un homme se faisait dévorer le visage par un «zombie». Le monde découvrait avec horreur les «bath salts», une drogue dont les effets secondaires peuvent pousser le consommateur au cannibalisme.



Chris Knight/AP/SIPA

Chris Knight/AP/SIPA
Cette drogue a été révélée au monde entier en mai 2012, lorsque un SDF de Miami s’est fait dévoré le visage par un camé au comportement extrêmement violent. « L’homme était en train de le déchirer en morceaux avec sa bouche », rapporte un témoin. « Je lui ai dit de descendre, mais il continuait de bouffer l’autre, de lacérer sa peau. Un officier de police est arrivé et lui a dit de descendre plusieurs fois, puis a fini par grimper sur la cloison et, une fois en face de lui, a répété : « Descendez ! » Mais l’homme s’est juste retourné, avec un morceau de chair dans la bouche, et a grogné. » Le policier a fini par tirer sur le «zombie», et il aura fallu plusieurs balles pour le terrasser. Depuis ce fait divers sordide, d’autres ont été rapportés, souvent sanglants, comme cette femme qui s’est mutilée car elle était persuadée qu’il y avait «quelque chose» sous sa peau… Et les vidéos de personnes en proie à cette drogue se sont multipliées sur la Toile.
On retiendra celle-ci, car elle n’est pas graphiquement violente mais montre bien les effets dévastateurs que peuvent avoir les bath salts sur la psyché d’une personne :Sauf qu’ici, à moins d’avoir des thunes à claquer pour créer un fake paradoxalement plutôt coûteux en termes de mise en scène (une baraque et une voiture défoncées), et un acteur aussi impliqué dans son rôle qu’un Heath Ledger  dans The Dark Knight, tout est vrai. L’homme, sans doute en proie à de terrifiantes hallucinations, semble avoir la motricité d’un enfant de 6 mois et grogne comme un mort-vivant dès qu’un policier tente de l’approcher. Autour, la scène d’accident pose un décor apocalyptique digne d’un épisode de The Walking Dead.  La drogue qu’il a consommée s’appelle bath salts, ou «sels de bain» dans la langue de Molière.

 

  
Quel est donc ce produit qui peut transformer un individu lambda en bouffeur de chair ? Présentés sous forme de poudre ou de cristaux, les «sels de bain» peuvent être consommés de plusieurs manières : avalés, fumés, sniffés ou injectés.  Ceux-ci contiennent de la méphédrone et du MDPV, des substances chimiques dérivées du qat, un stimulant originaire de la péninsule arabique et de l’Afrique orientale qui est illégal aux Etats-Unis. Ils sont plébiscités pour leurs vertus euphorisantes et hallucinogènes qui les rapprochent de drogues telles que l’ecstasy ou le LSD. Si les composés étaient illégaux, ils ont néanmoins tous été commercialisés sous l’étiquetage «sels de bain», avec pour seul barrière un avertissement expliquant que le produit n’est pas destiné à une consommation humaine. Toutefois, en juillet 2012, le président Barack Obama a signé un projet de loi visant à interdire la vente du produit sur le continent.

 

Obama déclare la guerre aux zombies

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La drogue est très en vogue, puisque le nombre d’appels dans les centres anti-poison américains concernant des shootés à la «drogue du cannibale» sont passés de 304 en 2001 à 6.138 en 2010. Depuis, il y a fort à parier que ce nombre a augmenté significativement. L’infection se propage donc de manière alarmante… Malgré des effets secondaires aussi violents que des crises cardiaques, de gros épisodes de paranoïa et d’hallucination, des insuffisances rénales, des suicides, une tolérance accrue à la douleur et des comportements agressifs, les bath salts jouissent d’une popularité toujours plus importante.
      Une notoriété si inquiétante que l’US Navy a décidé de lancer un clip de sensibilisation sur le sujet. Dans ce court-métrage filmé à première personne (comme dans ces jeux vidéo que l’on appelle FPS, ou First Person Shooter, et à la manière du clip Smack My Bitch Up  de Prodigy), le spectateur se retrouve dans la peau d’un consommateur de bath salts. Au programme : vomi, hallucinations à la The Ring, défonçage de girlfriend, le tout sur fond de dubstep entêtant. La vidéo s’intitule It’s not a fad, it’s a nightmare (ce n’est pas une mode, c’est un cauchemar), et vaut le coup d’œil. Il y a aussi une série de clichés du photographe Roman Sakovich  qui montre des portraits de personnes avant et après consommation de bath salts. Absolument terrifiant, ont jurerait ces individus issus d’un film de Romero  ….
Bigre, sans vouloir à tout prix vouloir mêler fiction et réalité, l’US Navy ne se serait pas également un peu inspirée de la scène d’intro du jeu vidéo Dead Island  ? Un jeu vidéo mettant justement en scène des… zombies !
 
4 Commentaires

Publié par le 3 juillet 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

4 réponses à “Drogue des zombies : un an après, l’invasion se propage….

  1. Hugo

    3 juillet 2013 at 13 h 34 min

    L’article aurait mérité une relecture, un paragraphe se répète et les dates du nombre d’appel aux centres anti-poisons passent de 2010 à 2001 ce qui ne semble pas cohérent.
    Sinon la mise au point sur ce phénomène et les parallèles avec la culture populaire sont intéressant.😉

     
  2. willsummer

    5 juillet 2013 at 20 h 46 min

    A reblogué ceci sur Will Summer – Sum Liber.

     

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