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Archives du 3 juillet 2013

500 tonnes de poissons morts dans des eaux polluées au Mexique….

Au moins 500 tonnes de poissons morts ont été trouvés dans les eaux du barrage Hurtado, au Mexique.

 

La pollution des eaux d’un barrage mexicain par les déchets d’une entreprise d’aliments pour bétail a causé la mort d’au moins 500 tonnes de poissons, ont indiqué lundi 1er juillet les autorités locales. La société responsable a déversé de manière clandestine des centaines de litres de mélasse, un résidu du raffinage du sucre extrait de la canne, dans un canal débouchant sur le barrage Hurtado, dans la municipalité d’Acatlan de Juarez.

« Et voilà les dégâts, cette atteinte à l’environnement et aux moyens de subsistance de tous. De quoi vont-ils vivre maintenant ? Cela m’indigne, c’est une tragédie », a réagi le maire alors qu’il se trouvait près du barrage situé dans l’Etat du Jalisco, à 400 kilomètres à l’ouest de Mexico. Les poissons sont morts « parce que la mélasse a annihilé l’oxygène de l’eau », a commenté Arturo Arceo, de la coopérative locale de pêcheurs.

Le maire d’Acatlan a sollicité l’aide du gouvernement en faveur des quelque 150 familles qui vivent de la pêche autour du barrage Hurtado.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/02/500-tonnes-de-poisson-morts-dans-des-eaux-polluees-au-mexique_3440088_3244.html

 

 

 
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Publié par le 3 juillet 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

La fracturation hydraulique à nouveau autorisée en septembre ?

 

 

Décryptage – Un rapporteur du Conseil d’Etat a jugé la plainte d’un pétrolier digne d’être examinée par le Conseil constitutionnel. Ce sinueux chemin juridique pourrait déboucher sur le retour de cette technique controversée.

L’interdiction de la fracturation hydraulique ne tient plus qu’à un fil. Ou plutôt à un simple avis du Conseil constitutionnel. Depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, l’utilisation de cette technique d’extraction du gaz de schiste, la seule jugée crédible à ce jour mais dangereuse pour l’environnement, est écartée. Injection massive d’eau, utilisation de produits chimiques, risques de pollution des nappes phréatiques et de fuites de méthane, les nombreuses inconnues et l’expérience américaine ont incité les parlementaires à la prudence. Au grand désarroi des pétroliers. Depuis deux ans, leurs permis de forer ont été gelés, voire abrogés.

Mais la contre-attaque s’organise. En février, alors que Total venait de déposer un recours contre l’abrogation de son permis de Montélimar (Drôme), le pétrolier Schuepbach Energy a décidé de s’en prendre directement à la loi. En déposant une QPC, question prioritaire de constitutionnalité, le groupe a engagé une procédure longue et compliquée. Ce mercredi, au Conseil d’Etat, il a remporté une seconde victoire. Terra eco la décrypte.

  • Pourquoi la loi sur la fracturation hydraulique est-elle menacée ?

Parce que, selon le groupe Schuepbach, elle ne respecterait pas la Constitution. Ce pétrolier américain a obtenu, en 2010, deux permis de forer en France, l’un en Ardèche, l’autre dans l’Aveyron. Il conteste aujourd’hui leur abrogation. Ses juristes voient dans la loi Jacob une application excessive du principe de précaution. En février, ils ont donc déposé une question prioritaire de constitutionnalité devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Pour le ministère de l’Ecologie, qui défend la loi de 2011, la procédure aurait dû s’arrêter là. Mais les juges de Cergy-Pontoise n’ont pas suivi son avis et ont estimé, en mars 2013, que la question méritait d’être transférée vers la plus haute instance administrative française : le Conseil d’État.

  • Que va faire le Conseil d’Etat ?

Il va très probablement juger la question posée par Schuepbach, « nouvelle et sérieuse » et demander son transfert vers le Conseil constitutionnel. C’est en effet ce qu’a préconisé la rapporteuse Suzanne von Coester ce mercredi 26 juin. Or dans la majorité des cas, le Conseil d’État suit les recommandations de ses rapporteurs. Il y a donc de fortes chances pour que la QPC soit examinée par le Conseil constitutionnel. Pour les pétroliers, qui seront fixés dans les quinze prochains jours, il s’agirait d’une nouvelle victoire.

  • Le Conseil constitutionnel peut-il annuler la loi ?

S’il considère que la loi porte atteinte aux droits et libertés inscrites dans la Constitution, il le fera. Selon le groupe Schuepbach, les articles 1 et 3 de la loi Jacob violent deux principes fondamentaux. D’abord le principe d’égalité devant la loi : la fracturation hydraulique est interdite pour l’extraction du gaz de schiste mais pas pour la géothermie. Cette différence de traitement pourrait être jugée discriminatoire. Ensuite, le groupe texan rappelle le caractère « inviolable et sacré » de la propriété privée. A ses yeux, l’abrogation des permis de forer, prévue par l’article 3, ne respecterait pas ce droit fondamental inscrit dans Déclaration des Droits de l’Homme de 1789. Le même texte nourrit les ripostes. L’eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts Michèle Rivasi rappelle aux responsables de Schuepbach que la définition de la liberté, « pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui », est, elle aussi, inscrite dans cette déclaration.

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La suite sur Terraeco

 

 

 
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Publié par le 3 juillet 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Drogue des zombies : un an après, l’invasion se propage….

Il y a un an, à Miami, un homme se faisait dévorer le visage par un «zombie». Le monde découvrait avec horreur les «bath salts», une drogue dont les effets secondaires peuvent pousser le consommateur au cannibalisme.  


Une fille, avant et après consommation de bath salts... © Roman Sakovich

Une fille, avant et après consommation de bath salts… © Roman Sakovich
«Cet adolescent a essayé de me bouffer à Buffalo, New-York, après m’être rué hors de mon véhicule sur le lieu d’un accident de voiture», explique un internaute qui poste sur Youtube la vidéo assez choquante d’un homme sous l’emprise des bath salts. «Il a traversé une clôture, puis une maison, pour finir par s’encastrer contre un camion.» La vidéo, vraisemblablement filmée à l’aide d’un téléphone portable, ressemblerait presque à un found footage, ce genre de film souvent opportuniste où, pour masquer un manque de budget flagrant, on tourne le long-métrage avec des images de caméras DV, téléphones portables, webcams ou caméras de surveillance sous couvert de rendre le film plus «réaliste» ou «immersif» (Le projet Blair Witch, REC ou encore Paranormal Activity appartiennent à ce genre.)Il y a un an, à Miami, un homme se faisait dévorer le visage par un «zombie». Le monde découvrait avec horreur les «bath salts», une drogue dont les effets secondaires peuvent pousser le consommateur au cannibalisme.



Chris Knight/AP/SIPA

Chris Knight/AP/SIPA
Cette drogue a été révélée au monde entier en mai 2012, lorsque un SDF de Miami s’est fait dévoré le visage par un camé au comportement extrêmement violent. « L’homme était en train de le déchirer en morceaux avec sa bouche », rapporte un témoin. « Je lui ai dit de descendre, mais il continuait de bouffer l’autre, de lacérer sa peau. Un officier de police est arrivé et lui a dit de descendre plusieurs fois, puis a fini par grimper sur la cloison et, une fois en face de lui, a répété : « Descendez ! » Mais l’homme s’est juste retourné, avec un morceau de chair dans la bouche, et a grogné. » Le policier a fini par tirer sur le «zombie», et il aura fallu plusieurs balles pour le terrasser. Depuis ce fait divers sordide, d’autres ont été rapportés, souvent sanglants, comme cette femme qui s’est mutilée car elle était persuadée qu’il y avait «quelque chose» sous sa peau… Et les vidéos de personnes en proie à cette drogue se sont multipliées sur la Toile.
On retiendra celle-ci, car elle n’est pas graphiquement violente mais montre bien les effets dévastateurs que peuvent avoir les bath salts sur la psyché d’une personne :Sauf qu’ici, à moins d’avoir des thunes à claquer pour créer un fake paradoxalement plutôt coûteux en termes de mise en scène (une baraque et une voiture défoncées), et un acteur aussi impliqué dans son rôle qu’un Heath Ledger  dans The Dark Knight, tout est vrai. L’homme, sans doute en proie à de terrifiantes hallucinations, semble avoir la motricité d’un enfant de 6 mois et grogne comme un mort-vivant dès qu’un policier tente de l’approcher. Autour, la scène d’accident pose un décor apocalyptique digne d’un épisode de The Walking Dead.  La drogue qu’il a consommée s’appelle bath salts, ou «sels de bain» dans la langue de Molière.

 

  
Quel est donc ce produit qui peut transformer un individu lambda en bouffeur de chair ? Présentés sous forme de poudre ou de cristaux, les «sels de bain» peuvent être consommés de plusieurs manières : avalés, fumés, sniffés ou injectés.  Ceux-ci contiennent de la méphédrone et du MDPV, des substances chimiques dérivées du qat, un stimulant originaire de la péninsule arabique et de l’Afrique orientale qui est illégal aux Etats-Unis. Ils sont plébiscités pour leurs vertus euphorisantes et hallucinogènes qui les rapprochent de drogues telles que l’ecstasy ou le LSD. Si les composés étaient illégaux, ils ont néanmoins tous été commercialisés sous l’étiquetage «sels de bain», avec pour seul barrière un avertissement expliquant que le produit n’est pas destiné à une consommation humaine. Toutefois, en juillet 2012, le président Barack Obama a signé un projet de loi visant à interdire la vente du produit sur le continent.

 

Obama déclare la guerre aux zombies

Obama déclare la guerre aux zombies
La drogue est très en vogue, puisque le nombre d’appels dans les centres anti-poison américains concernant des shootés à la «drogue du cannibale» sont passés de 304 en 2001 à 6.138 en 2010. Depuis, il y a fort à parier que ce nombre a augmenté significativement. L’infection se propage donc de manière alarmante… Malgré des effets secondaires aussi violents que des crises cardiaques, de gros épisodes de paranoïa et d’hallucination, des insuffisances rénales, des suicides, une tolérance accrue à la douleur et des comportements agressifs, les bath salts jouissent d’une popularité toujours plus importante.
      Une notoriété si inquiétante que l’US Navy a décidé de lancer un clip de sensibilisation sur le sujet. Dans ce court-métrage filmé à première personne (comme dans ces jeux vidéo que l’on appelle FPS, ou First Person Shooter, et à la manière du clip Smack My Bitch Up  de Prodigy), le spectateur se retrouve dans la peau d’un consommateur de bath salts. Au programme : vomi, hallucinations à la The Ring, défonçage de girlfriend, le tout sur fond de dubstep entêtant. La vidéo s’intitule It’s not a fad, it’s a nightmare (ce n’est pas une mode, c’est un cauchemar), et vaut le coup d’œil. Il y a aussi une série de clichés du photographe Roman Sakovich  qui montre des portraits de personnes avant et après consommation de bath salts. Absolument terrifiant, ont jurerait ces individus issus d’un film de Romero  ….
Bigre, sans vouloir à tout prix vouloir mêler fiction et réalité, l’US Navy ne se serait pas également un peu inspirée de la scène d’intro du jeu vidéo Dead Island  ? Un jeu vidéo mettant justement en scène des… zombies !
 
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Publié par le 3 juillet 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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