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L’Allemagne veut sauver les banques en difficulté en opérant une ponction sur les dépôts et les actifs de 8%…!

25 Juin

 

Samedi, les ministres des Finances de l’UE ne sont pas parvenus à se mettre d’accord pour garantir la survie des banques en difficultés au terme de 20 heures de discussion. Mercredi, ils poursuivront les débats pour tenter de parvenir à une solution avant le prochain sommet européen de jeudi et vendredi.

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a proposé que les actionnaires, les créanciers, les déposants et les titulaires de comptes subissent une ponction de 8%, affirmant que cette solution demeurait plus favorable pour eux, car leurs pertes seraient beaucoup plus importantes si les banques faisaient faillite.

Son collègue français Pierre Moscovici juge que cette mesure va trop loin. Comme les ministres des Finances de la Grande-Bretagne et de la Suède, il craint qu’elle ne provoque une ruée bancaire massive, et il préfère que les pays conservent une plus grande liberté pour décider ce qui doit être fait au moment où ils seront confrontés à cette question. Pour le ministre des Finances espagnol, Luis de Guindos, ce qui compte, c’est de définir l’ordre dans lequel les différents agents de l’économie seront mis à contribution, et la protection des petits épargnants.

Mais Schäuble et Moscovici ne sont pas parvenus à surmonter leur désaccord. Le ministre des Finances allemand a estimé que les règles ne pouvaient pas être à géométrie variable en fonction des situations, parce que cela pourrait créer un avantage concurrentiel pour certaines banques.

La contribution forcée des déposants a été un sujet tabou jusqu’au début de cette année, avec le plan de sauvetage de Chypre. La solution adoptée dans l’île méditerranéenne, la contribution obligatoire des épargnants possédant des dépôts supérieurs à 100.000 euros pour sauver «Leur» banque, a créé un précédent qui servira désormais de modèle pour le sauvetage des banques à l’avenir.

L’idée de Schäuble n’est pas nouvelle. Déjà en 2011 le Boston Consulting Group avait estimé qu’imposer une taxe de 30% sur tous les actifs serait la seule façon de sortir de la crise de l’euro. Selon certains économistes il n’y a pas d’autre solution que de prendre l’argent là où il est : sur les comptes des épargnants.

Entre 2008 et 2011, les contribuables européens ont consacré plus de 4,5 trillions d’euros, soit un tiers du PIB de l’UE, au sauvetage des pays et des banques

http://www.express.be/business/fr/economy/lallemagne-veut-sauver-les-banques-en-difficulte-en-operant-une-ponction-sur-les-dpots-et-les-actifs-de-8.htm

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 25 juin 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

2 réponses à “L’Allemagne veut sauver les banques en difficulté en opérant une ponction sur les dépôts et les actifs de 8%…!

  1. Realinfos

    26 juin 2013 at 11 h 50 min

    Sur le blog de Pierre Jovanovic:

    MEGA ALERTE: VOS COMPTES SERONT BIEN PONCTIONNES DE 8%
    du 26 au 29 juin 2013 : Ne vous affolez pas, vous ne le verrez nulle part sur les merdias Le vrai patron de l’Europe, le ministre des Finances allemand a déclaré que la meilleure solution pour sauver les banques (ex: Deutsche Bank, Société Générale, etc.) sera de ponctionner 8% sur le compte des clients et cela pour remonter le niveau de la piscine (réserve fractionnelle) des Picsous.

    Traduisez: mega taxe de 8% sur la population, sur TOUTE la population puisque nos Etats pourris ont voté l’obligation à tout citoyen d’avoir un compte dans une banque.

    Si vous suivez ce blog, vous êtes averti depuis longtemps puisque je vous en parle depuis Chypre (et plus que jamais ce reportage a en effet été le plus important de ma vie de journaliste, merci à vous). Cette fois, les choses vont se mettre en place à partir de la rentrée ou bien en janvier 2014.

    Tous nos impôts sont pris DEPUIS 2008 POUR SAVER LES BANQUIERS ET LEURS ESCROQUERIES. Mais cela ne suffit pas. Maintenant ils vont directement prendre 8% sur les comptes privés. Rappellez-vous, au début à Nicosie, les Allemands ont voulu prendre 10% sur les comptes. Le parlement ayant dit « non », ils ont alors braqué tous les montants au-dessus de 100.000 euros. Joli magot. Ca s’appelle aussi recel en bande organisée.

    Certains ne me croient pas??? Eh bien regardez l’article de Audrey Duperron sur l’Express.be, merci à tous les lecteurs: « L’Allemagne veut sauver les banques en difficulté en opérant une ponction sur les dépôts et les actifs de 8%… Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a proposé que les actionnaires, les créanciers, les déposants et les titulaires de comptes subissent une ponction de 8%, affirmant que cette solution demeurait plus favorable pour eux, car leurs pertes seraient beaucoup plus importantes si les banques faisaient faillite … L’idée de Schäuble n’est pas nouvelle. Déjà en 2011 le Boston Consulting Group avait estimé qu’imposer une taxe de 30% sur tous les actifs serait la seule façon de sortir de la crise de l’euro. Selon certains économistes il n’y a pas d’autre solution que de prendre l’argent là où il est : sur les comptes des épargnants.Entre 2008 et 2011, les contribuables européens ont consacré plus de 4,5 trillions d’euros, soit un tiers du PIB de l’UE, au sauvetage des pays et des banques »…

    Voilà, une nouvelle fois, soyez prêts, et sachez que tout le monde sera ponctionné parce que ce système permet de prendre de l’argent aux classes moyennes et aux pauvres, sans distinction. Et si cela ne suffit pas, le prix de votre maison sera prise en compte pour calculer un impôt supplémentaire (comme l’avait révélé Ambrose Evans Pritchard dans le Telegraph). Ventilez vos comptes maintenant, y compris les entreprises). Revue de Presse par Pierre Jovanovic
    http://www.jovanovic.com

     
  2. Realinfos

    26 juin 2013 at 19 h 05 min

    Les Européens planchent à nouveau en vue d’un accord sur les banques en difficulté

    BRUXELLES – Les ministres européens des Finances étaient réunis mercredi soir à Bruxelles pour à nouveau tenter de trouver un consensus sur la manière de renflouer ou de liquider les banques en évitant de faire appel à l’argent public, après leur échec de vendredi.

    Nous avons fait des progrès en bilatéral aujourd’hui, donc nous allons voir comment les choses progressent ce soir, a déclaré à son arrivée le ministre irlandais, Michael Noonan, qui devait présider cette réunion entamée à 18H30 (16H30 GMT).

    Je m’attends à nouveau à une longue nuit, mais je pense que nous y arriverons, a-t-il ajouté.

    Les ministres s’étaient séparés dans la nuit de vendredi à samedi à Luxembourg sur un constat d’échec.

    Ils avaient déjà déterminé qui devra mettre la main à la poche quand il s’agira de renflouer ou de liquider une banque, et dans quel ordre : d’abord les actionnaires, puis les créanciers les moins bien assurés, puis, le cas échéant, les détenteurs d’obligations dits seniors et en dernier recours les déposants, au-delà de la somme de 100.000 euros.

    Mais la présidence irlandaise de l’Union européenne n’a pas réussi à rapprocher les points de vue entre deux groupes de pays.

    Dans le premier, se trouvent la France et le Royaume-Uni, qui veulent pouvoir bénéficier d’une certaine flexibilité au cas par cas. Paris souhaite par exemple pouvoir protéger, dans certaines circonstances, les déposants individuels et les PME.

    D’autres pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande, défendent au contraire les règles les plus strictes possibles, pour éviter l’incertitude qui risque de faire fuir investisseurs et déposants. Ils veulent aussi éviter à l’avenir tout recours à l’argent public.

    C’est entre ces deux positions qu’il s’agit de trouver un compromis. Il est très important que nous ayons les mêmes règles dans tous les pays et la même flexibilité, a déclaré le ministre néerlandais Jeroen Dijsselbloem, par ailleurs président de l’Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone euro.

    Le principal problème la semaine dernière était un problème franco-allemand, a souligné un diplomate européen ayant requis l’anonymat, tout en disant s’attendre à un accord mercredi, car les divergences ne sont pas assez prononcées pour mener à un échec.

    Les ministres sont sous pression pour parvenir à surmonter leurs divergences, car s’ils échouent mercredi, le calendrier parlementaire risque d’être trop serré pour que le texte soit adopté définitivement avant mai 2014, date des élections européennes.

    Or, il s’agit d’un des piliers de l’union bancaire souhaitée par les Européens pour éviter une nouvelle contagion entre crise des banques et crise de la dette.

    La pression vient aussi des chefs d’Etat ou de gouvernement, qui se réunissent jeudi et vendredi à Bruxelles et veulent éviter que leur sommet ne soit entaché d’emblée par un échec.

    Je souhaite que nous fassions le plus vite possible et si nous le faisons (…) nous aurons fait un très grand pas vers l’union bancaire, dans la lutte contre la fragmentation financière, et ce sera bon pour la croissance en Europe, a déclaré le ministre français Pierre Moscovici.

    Les termes d’un accord ont été largement défrichés la semaine dernière. Nous avons fait 90% du chemin, il nous reste 10% à faire, a-t-il dit.

    Son collègue suédois Anders Borg s’est montré moins optimiste. Nous sommes loin d’une solution, a-t-il affirmé.

    Afp

     

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