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Archives du 5 avril 2013

Hanford, USA : au-delà des fuites radioactives, un risque d’explosion “à la Mayak” est possible

 

Le site nucléaire d'Hanford en 2011.

 

Il y a une quinzaine de jours, un minimum de 6 fuites avaient été constatées au niveau d’immenses citernes de stockage de déchets hautement radioactifs stockés depuis 1943 sur le site-poubelle nucléaire de Hanford, à l’extrême Nord-Ouest des Etats-Unis. D’après le Huffington Post d’hier, une commission de sécurité nucléaire a maintenant révélé que lesdites citernes pouvaient également exploser suite à des accumulations d’hydrogène, une menace continue pesant sur tout effluent radioactif.

La poubelle des atomistes du projet Manhattan est devenue celle du retraitement de combustible

Le site de Hanford avait été développé dès 1943 pour fabriquer le Plutonium nécessaire à la création de l’arsenal nucléaire des USA alors que l’Uranium était quant à lui isolé sur le site de Oak Ridge, à l’autre bout du pays. Le procédé d’isolation chimique et de raffinage du Plutonium étant extrêmement polluant et radiopolluant, les résidus hautement toxiques et radioactifs issus de cette fabrication furent – à défaut de meilleure réponse et vu le contexte “à marche forcée” de l’époque 1 – stockés de manière “provisoire” dans 177 immenses réservoirs localisées dans la zone “200” du site ; ces citernes renferment au total environ 50 millions de gallons (200.000 tonnes, édité le 4413) d’effluents toxiques et radioactifs.

Des réservoirs enterrés et qui s’enfonceraient peu à peu, histoire de compliquer un peu plus la dépollution / décontamination

Cette ferme de tanks est en outre enterrée plusieurs mètres sous terre et, de plus, les réservoirs se seraient a priori enfoncés plus profondément dans le sol au fil des années, deux phénomènes rendant très délicat une intervention satisfaisante. Bref, un beau merdier nucléaire.

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(1) La partie supérieure des réservoirs est située environ 5 m sous le sol (PNNL)

Environ 1/3 de ces réservoirs auraient déjà relâché plus de 40.000 tonnes d’effluents

Selon l’association Hanford Challenge, entre 4000 et 40.000 tonnes d’effluents radioactifs et toxiques (édité le 4413) se seraient déjà échappées de réservoirs qui n’avaient jamais été conçus à l’origine pour contenir ces déchets aussi longtemps. Des sources internes et anonymes à Hanford auraient notamment révélé que le réservoir BX-102 aurait à lui seul relâché 20 tonnes d’Uranium dans la nappe aquifère.

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(2) Au minimum 20 tonnes d’Uranium dans la nature, d’après des lanceurs d’alerte (Hanford Challenge)

………….

La suite ici:

http://gen4.fr/2013/04/hanford-usa-fuites-radioactives-explosion-possible.html

 

 

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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Slovénie: Fitch abaisse la note de cinq banques, dont les deux plus grandes….

 

L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé vendredi la note de cinq banques slovènes, dont les deux plus importantes Nova Ljublanska Banka (NLB) et Nova Kreditna Banka Maribor (NKBM), assortissant la note d’une perspective négative.

Les notes de la NLB et de la NKBM ont été dégradées de trois crans, passant de BBB- à BB-, une catégorie qui présente des caractéristiques spéculatives.

La dégradation de la note de la NLB et de la NKBM reflète les retards continus dans la mise en place d’une solution claire et décisive pour les problèmes de l’ensemble du secteur bancaire de la Slovénie et en particulier pour la NLB et la NKBM, a justifié Fitch dans un communiqué.

Fitch estime que les trois principales banques slovènes auront besoin au total de 2 milliards d’euros d’injection de capital en 2013.

L’agence d’évaluation financière américaine Moody’s avait déjà abaissé en mars la note de la NLB et de la MKBM, de B2 à Caa2, note attribuée à des émetteurs de qualité médiocre présentant un vrai risque de non remboursement.

Nova Ljubljanska Banka (NLB) a creusé sa perte nette en 2012 à cause essentiellement de ses crédits douteux: de 239 millions en 2011, la perte a augmenté à 273,5 millions d’euros. Elle a prévenu qu’elle resterait dans le rouge cette année aussi.

L’Etat slovène détient une participation de 86% au sein de NLB depuis décembre, après avoir acquis les 22% du groupe de bancassurance belge KBC.

En 2012, la NKBM détenue par l’Etat, a subi une perte nette de 205,5 millions d’euros, contre 81,1 millions de perte en 2011.

En raison d’un secteur bancaire croulant sous les mauvaises créances (7 milliards d’euros selon un rapport du Fonds monétaire international), la Slovénie pourrait devenir le prochain pays de l’UE à demander une aide de l’Union européenne, après Chypre.

Afp

 

 

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Séisme de magnitude 6,2 à l’est de la Russie, à 600 km de Pyongyang

Ampleur 6,2
Date-Heure
Emplacement 42.713 ° N, 131.105 ° E
Profondeur 561.9 km (349,2 miles)
Région RUSSIE EST-NE région frontalière CHINE
Distances 9 km (5 miles) N de Zarubino, Russie
28 km (17 miles) au SO de Slavyanka, Russie
62 km (38 miles) ENE de Aoji-ri, Corée du Nord
63 km (39 miles) ESE de Hunchun, en Chine

station BJT (Baijiatuan, Beijing, China)

Un puissant séisme de magnitude 6,2 s’est produit vendredi à 13H00 GMT à l’est de la Russie et à proximité de la frontière avec la Chine et la Corée du Nord, a annoncé le Centre américain de géophysique (USGS).

L’épicentre du tremblement de terre, d’une profondeur de 561 kilomètres, est situé au sud-ouest de Vladivostok, à 9 kilomètres au nord de la ville de Zarubino en Russie, selon l’USGS.

Il se trouve également à 63 km de Hunchun en Chine et 608 km au nord-est de la capitale nord-coréenne Pyongyang, a précisé l’institut américain.

Aucun blessé ni dégât dû à ce séisme, qui a frappé dans la nuit de vendredi à samedi en heure locale, n’avait été rapporté dans l’immédiat.

Un séisme de magnitude 6,1 avait été enregistré le mois dernier à l’extrême est de la Russie. Un autre plus puissant de magnitude 6,9 s’était également produit en février dans le Pacifique à l’est de la Russie, et ressenti jusque dans la péninsule du Kamtchatka en Extrême-Orient russe, sans faire ni victimes ni dégâts.

L’archipel russe, qui sépare la mer d’Okhotsk et l’océan Pacifique, est l’une des régions les plus exposées aux séismes dans le monde, selon le centre américain.

Depuis 1900, sept séismes de grande ampleur –d’une magnitude supérieure ou égale à 8,3– sont survenus le long de cet archipel.

Afp

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le parlement grec annule le droit à l’enseignement gratuit pour tous….

 

 

Jeudi 28 mars, le parlement grec a adopté une loi, nommée Plan Athéna, qui vise à démolir l’enseignement supérieur gratuit et fourni par l’Etat. La loi a été passée de force en violation flagrante de la constitution grecque qui ne permet pas l’abolition des universités.

La loi a été adoptée avec 148 voix pour et 125 contre. Les députés de la Gauche démocratique, le plus petit des trois partis formant la coalition dirigeante qui comprend aussi le parti conservateur Nouvelle Démocratie et le PASOK social-démocrate, ont voté contre ces mesures. Leur démarche était entièrement fondée sur le fait qu’un soutien à cette loi aurait risqué de mettre en cause leur possibilité à servir de caution de « gauche » à la stratégie d’austérité du gouvernement.

Athéna a pour conséquence la fermeture immédiate de quatre universités (soit dix pour cent des 40 restant). Il s’agit de l’université de Grèce-centrale, l’université de Grèce-occidentale, l’université internationale hellénique et l’université de Macédoine-Occidentale.

Environ 20 pour cent des instituts supérieurs d’enseignement technologique de Grèce seront également abolis et un certain nombre d’autres fusionneront pour devenir des facultés privatisés. Actuellement, il existe un nombre total de 534 départements comprenant 289 départements universitaires et 245 départements d’instituts supérieurs d’enseignement technologique. Un total de 129 universités (AEI) et d’instituts supérieurs d’enseignement technologique (TEI) seront fermés immédiatement et 26 autres départements disparaîtront progressivement.

Depuis que le Plan Athéna – qui porte cyniquement le nom de la déesse grecque de la sagesse – a été pour la première fois annoncé en janvier, des dizaines de milliers d’étudiants et de jeunes ont protesté pour empêcher son adoption.

Au moment de son passage, plus de 5.000 étudiants, dont certains venant des facultés de Patras et d’autres villes, protestaient devant le parlement d’Athènes. Après s’être rassemblée devant l’université d’Athènes, la manifestation s’est rendue sur la place principale Syntagma via la Place Oamonia et la rue Stadiou. En dépit d’une forte présence policière et du recours aux gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, de nombreux étudiants sont restés dans les parages. Les étudiants ont incendié un drapeau de l’Union européenne pour protester contre le programme d’austérité appliqué en son nom.

Un manifestants a dit à PressTV, en insistant sur le caractère dictatorial de la nouvelle loi, « Aujourd’hui, ils ont adopté une loi sans précédent qui permettra au ministre de l’Education d’imposer une loi sur les restrictions et les réductions des dépenses sans que le parlement ait à voter. Sa seule signature suffira pour cela. Mais, nous le l’accepterons pas. Ils gèrent notre avenir et ils verront que nous sommes contre eux. »

D’autres manifestations ont eu lieu le même jour dans la deuxième ville de Grèce, Thessalonique, et auxquelles des étudiants venant de la ville de Serres ont également participé. Une manifestation s’est aussi déroulée à Larissa, la plus grande ville et capitale de la région de Thessaly.

Les protestations des étudiants ont été provoquées par un chômage systémique des jeunes qui atteint maintenant presque 60 pour cent. De nombreux étudiants ont fait référence à la mort de deux étudiants de l’université de Larissa, suite à une intoxication au monoxyde de carbone début mars, comme symbole des terribles conditions auxquelles ils sont confrontés. Tous deux essayaient de chauffer leur logement à l’aide d’un poêle de fortune lorsqu’ils ont lentement perdu connaissance. Trois autres étudiants présents dans la maison ont été hospitalisés et deux d’entre eux sont dans le coma entre la vie et la mort.

Sur 63 villes à l’échelle nationale, Athéna en laissera 12 sans établissement d’enseignement supérieur, sans faculté ni école. L’on estime que plus de 20.000 étudiants seront contraints d’abandonner leurs études ou de déménager dans une autre ville. Le personnel enseignant et les employés des facultés seront licenciés.

Alors que les cours sont réduits à un minimum et que seuls ceux jugés rentables pourront survivre, les réductions auront un sérieux impact sur les diplômés du secondaire qui souhaitent faire des études supérieures. L’on évalue que pour cette seule année universitaire, le nombre des candidats admissibles à l’université a chuté de 77.000 l’année dernière à 55.000 cette année.

L’université de Macédoine occidentale en est un exemple et elle sera supprimée en tant qu’établissement autonome. Cinq de ses six départements (dont quatre se trouvent dans la ville de Florina et deux à Kozani) relèveront de l’université Aristote de Thessalonique et de l’université de Macédoine, et un département sera supprimée.

Les coupes faites à l’institut d’enseignement technologique de Macédoine occidentale sont bien plus profondes sous le plan Athéna qu’initialement prévues : seuls neuf des 20 vingt départements de l’établissement resteront, contre 13 prévus à l’origine.

En faisant passer de force Athéna, l’élite dirigeante grecque est en train de démanteler le système éducatif en créant les conditions pour une reprise par le privé de l’enseignement, en violation flagrante de la constitution grecque.

Le droit à l’enseignement gratuit a pour la première fois été ancré dans la constitution après la chute de la junte militaire en 1974. En 1975, l’article 16 devenait partie intégrante de la constitution en stipulant « Tous les Grecs ont droit à l’enseignement gratuit à tous les niveaux des établissements d’enseignement de l’Etat. » Il poursuit, « L’enseignement au niveau des universités sera exclusivement fourni par des établissements qui sont des personnes morales autonomes de droit public. »

Le point 16:8 de la constitution dit, « La mise en place d’établissements de niveau universitaire par des personnes privées est interdite. » Alors que la constitution permet la « fusion ou le fractionnement d’établissements de niveau universitaire, » elle ne permet par leur abolition comme le dicte le plan Athéna.

Dans le cadre d’Athéna, il sera plus facile à des entreprises privées d’investir dans les facultés et de nommer le personnel de leur choix, en introduisant ainsi le parrainage privé dans les services éducatifs. Les établissements seront obligés de rechercher un parrainage privé et de lier de plus en plus leurs programmes d’enseignement aux exigences du marché. Athena a pour objectif de promouvoir les facultés qui se spécialisent en économie et en affaires tandis que les autres départements seront laissés à l’abandon.

Le plan Athéna est le point culminant d’une attaque massive contre l’enseignement public, exigée par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire International conformément aux termes des prêts de 240 milliards d’euros accordés à la Grèce. En août dernier, le ministre de l’Education, Constantinos Arvanitopoulos, avait dit, « Il est impossible pour un pays de 11 millions d’habitants de s’offrir le luxe d’une quarantaine d’universités alors que d’autres pays, comme Israël, n’en ont que sept ou huit. »

Ces dernières années, les universitaires ont connu des réductions de salaire de plus de 50 pour et les budgets de nombreux établissement ont aussi été réduit plus que de moitié. Les professeurs ont aussi manifesté dernièrement par milliers aux côtés des universitaires et des élèves contre les réductions dans le primaire et le secondaire.

Le niveau des coupes est tel dans le budget de l’éducation qu’une grande partie de l’infrastructure scolaire a été détruite. Partout dans le pays durant les mois d’hiver, des centaines d’établissements scolaires ont été obligés de fonctionner sans fuel de chauffage, sans ordinateurs et avec des manuels scolaires en nombre insuffisant.

(Article original paru le 2 avril 2013)

http://wsws.org/fr/articles/2013/avr2013/ense-a03.shtml

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Vaccins: les parents qui dérangent sont diabolisés….

 

STIGMATISATION-fotolia

 

Nous avions déjà évoqué plusieurs fois la situation scandaleuse des enfants Guéret, d’Allevard-les-Bains, dont les parents Rémi et Stéphanie, sont ainsi obligés de leur faire la classe à la maison, parce qu’ils sont tout simplement privés d’école, bien que pourtant totalement en règle au regard de la loi.

 

En France, pays des « libertés » qui porte décidément bien mal son nom puisque les sanctions pour refus de vaccination ont été durcies et s’élèvent à 3750 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis, il s’avère aussi que les autorités ne respectent même pas les conditions des obligations vaccinales qu’elles ont elles-mêmes imposées!!

 

En effet, la législation prévoit normalement la possibilité de dérogation médicale en cas de contre-indication, ce qui était pourtant le cas d’un des deux enfants. L’autre enfant a été considéré comme à jour de ses vaccinations obligatoires par les services de la PMI locale. (PMI= services de protection maternelle & infantile= équivalent français de l’ONE)

 

Mais surtout, il faut savoir qu’en France, il n’existe plus aucun vaccin trivalent sans aluminium et/ou ayant une autorisation de mise sur le marché pour les enfants en bas-âge (le vaccin DTP Revaxis n’ayant ainsi pas d’AMM pour les enfants de moins de 6 ans). Ce faisant, les autorités rendent volontairement inapplicables les obligations vaccinales imposées aux enfants, tout en espérant qu’une majorité de parents accepteront ainsi de bon coeur qu’on leur force de facto la main avec des valences non obligatoires et dont les effets secondaires ne seront ainsi nullement assumés.

 

On en est en réalité arrivé à un degré de pression tel que les enfants qui n’auraient reçu « que » le minimum légal, pourtant déjà très élevé, sont l’objet d’une véritable stigmatisation qui sert surtout à dissuader le moindre effet « tache d’huile » vis-à-vis d’autres parents qui seraient éventuellement tentés de suivre ce « dangereux » chemin de la réflexion personnelle.

 

Ceci est donc le tableau général. Mais revenons-en à présent au cas concret de la famille Guéret, qui a choisi, à fort juste titre, de dénoncer le non respect des autorités locales vis-à-vis de leur devoir d’instruction publique. Cette famille courageuse et admirable a réalisé un site internet qui relève bien sûr de la plus élémentaire liberté d’expression et qui expose au grand jour le cas ubuesque de leurs enfants, injustement privés d’école depuis maintenant plus de 577 jours soit 17 mois! Il s’agit donc d’une (rare) famille qui choisit de ne pas courber l’échine face à des autorités non complexées de bafouer jusqu’à leurs propres règles.

 

Le maire de leur commune leur a répondu que c’était la directrice d’Académie qui refuse de scolariser leurs enfants alors que cette dernière renvoie la balle au maire! Cette famille ne comprend pas, alors que toutes les justifications d’usage ont été apportées, pourquoi, leurs enfants ne pourraient pas réintégrer l’école locale où ils avaient tous leurs amis. Pourquoi ces enfants pourraient-ils aussi être légalement admis ailleurs, dans la commune voisine de Saint Maximin et pas à Allevard, comme le maire espèrerait ainsi « se débarasser » du problème Guéret sans avoir jamais voulu le résoudre?

 

Mais alors, que faire pour « se débarrasser » du problème Guéret??

 

Diaboliser les parents et tenter ainsi de justifier qu’on ne réponde plus à pareils parents « indignes »… le subterfuge est vraiment pitoyable, mais c’est pourtant ce qui est clairement appliqué, comme en témoigne le contenu d’un PV d’une réunion extraordinaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’Académie de Grenoble daté du 19 novembre 2012.

………..

La suite ici:

http://www.initiativecitoyenne.be/article-vaccins-les-parents-qui-derangent-sont-diabolises-116689950.html

 

 

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Espagne vide son fonds de retraites pour payer sa dette

 

Le Fondo de Reserva de la Seguridad Social, le fonds de la Sécurité Sociale espagnole, a saisi l’opportunité des promesses de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, de faire « ce qu’il faudrait faire pour sauver l’euro », pour augmenter la part d’obligations souveraines espagnoles qu’il détient, rapporte Bloomberg Business Week.

 
 

 

 

Désormais, ce sont 97 % de ce fonds de 65 milliards d’euros qui ont été investis en obligations souveraines espagnoles de plus en plus risquées, contre 90 % en 2011, et 55 % en 2008.

Le fonds, qui a été créé pour garantir les paiements futurs des pensions, a acquis 20 milliards d’euros de dette espagnole l’année dernière, et il s’est débarrassé dans le même temps de 4,6 milliards d’euros d’obligations françaises, allemandes et hollandaises. 70 % des achats ont eu lieu après les déclarations de Mario Draghi qui ont fait remonter le cours des obligations espagnoles.

« On dirait qu’à défaut de disposer de sa propre banque centrale pour monétiser sa propre dette, le gouvernement espagnol a tout simplement pillé une autre entité quasi-gouvernementale pour s’assurer du rachat des obligations », écrit le blog financier américain Zero Hedge. En utilisant ces réserves pour acheter des obligations souveraines, l’Espagne viole une loi qui prévoit qu’elles ne devraient être investies que dans des titres d’une « haute qualité de crédit et d’un degré de liquidité significatif », ce qui n’est plus le cas des obligations espagnoles. En effet, l’année dernière, les agences de rating Moody et Standard & Poor’s les ont dégradées, et que leur rating n’est plus qu’un cran au dessus de la cote de titre de pacotille, rappelle le Wall Street Journal.

Le fonds est destiné à garantir les paiements futurs des pensions de retraites, et les analystes se demandent s’il en aura encore la capacité à terme, alors que l’État a de plus en plus de mal à financer ses dépenses dans un contexte de récession et de politique d’austérité qui ont réduit ses recettes. L’année dernière, le fonds a été bénéficiaire, compte tenu que les contributions ont excédé les paiements sociaux, ce qui a permis de financer 1 % du déficit de l’Espagne.

Mais les experts s’inquiètent du fait que le gouvernement espagnol a déjà commencé à opérer des retraits sur les réserves du fonds pour effectuer des paiements d’urgence. En novembre dernier, il a prélevé de l’argent pour la seconde fois de son histoire, retirant 4 milliards d’euros pour payer les pensions. Auparavant, il avait déjà prélevé 3 milliards d’euros en septembre pour couvrir des besoins de trésorerie non précisés. Ces deux retraits dépassaient la limite annuelle légale, ce qui a motivé le gouvernement a augmenter ce seuil.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-Espagne-vide-son-fonds-de-retraites-pour-monetiser-sa-dette-17361.html

 

 

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Chine: le virus H7N9 tue encore, abattage de volailles et marchés fermés….

 

Le virus H7N9 de la grippe aviaire a fait un sixième mort près de Shanghai, où les autorités ont décidé de conjuguer abattage localisé et fermeture des marchés aux volailles pour circonscrire la souche infectieuse qui jusqu’à récemment ne s’était pas transmise à l’homme.

Le nouveau décès, celui d’un agriculteur de 64 ans de la province du Zhejiang, a été rapporté vendredi par l’agence de presse officielle Chine nouvelle. C’est la deuxième personne de cette province orientale chinoise à mourir des complications respiratoires provoquées par le virus grippal H7N9.

Quatre autres sont mortes à Shanghai, la capitale économique du pays, où les autorités ont annoncé dans l’après-midi leur décision de fermer temporairement les marchés aux volailles vivantes.

Cette mesure est prise dans un objectif de protection de la santé publique, a déclaré lors d’une conférence de presse Xu Wei, porte-parole de la municipalité aux 23 millions d’habitants.

Quelques heures plus tôt, des agents municipaux avaient procédé à l’abattage de plus de 20.000 volailles sur un marché nommé Huhai. Les opérations, qui ont débuté de nuit, ont été conduites par des employés portant une combinaison de protection et un masque filtrant sur le visage, selon des images publiées sur l’internet par un reporter local.

Vendredi matin, la zone du marché était inaccessible et les rues alentour étaient vaporisées de désinfectant, a constaté un journaliste de l’AFP. Bien sûr, je suis inquiet, a confié un commerçant du marché.

De fait, quelques jours seulement après un vaste scandale causé par les déversement de milliers de cadavres de porcs dans le principal fleuve de la ville, les services sanitaires de Shanghai doivent répondre à de nouvelles inquiétudes liées au secteur de l’élevage.

Au jour d’aujourd’hui, nous pouvons clairement affirmer qu’il n’y a pas de transmission d’homme à homme de la souche H7N9 de l’influenza aviaire, a déclaré vendredi Mme Wu Fan, qui dirige le centre de lutte contre les maladies infectieuses de Shanghai, dans cette même conférence de presse.

Il n’y a aucune possibilité que cette infection gagne l’étranger, a-t-elle ajouté.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également écarté mercredi le risque d’une pandémie en l’absence de transmission d’homme à homme de cette souche H7N9, qui n’a pour l’instant officiellement infecté que 14 personnes dans l’est de la Chine.

Toutefois, les experts ont souligné l’importance d’établir non seulement la source de l’infection et mais aussi son mode de transmission à l’homme, pour réduire l’exposition des êtres humains à ce virus.

Les autorités sanitaires américaines ont de leur côté indiqué jeudi suivre de près la situation.

De nombreux éditoriaux de la presse chinoise ont conseillé cette semaine aux autorités de tirer les leçons, notamment en terme de communication, de l’épidémie du SRAS il y a dix ans.

Lors de cette pandémie de pneumonie atypique, partie de Chine, l’OMS avait vivement critiqué Pékin pour avoir tardé à donner l’alerte et tenté de dissimuler l’ampleur de l’épidémie.

Le ministère chinois de la Santé, cité vendredi par le quotidien China Daily, a promis des échanges ouverts et transparents avec l’OMS et les autres pays sur la question.

La grippe aviaire la plus commune, celle du virus H5N1, avait fait plus de 360 morts dans le monde entre 2003 et le 12 mars 2013, selon l’OMS. Les scientifiques craignent qu’une mutation ne permette des contaminations d’homme à homme, ce qui pourrait déclencher une pandémie.

Afp

 

 

 
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Publié par le 5 avril 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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