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Vers la fin de l’armée française telle que nous la connaissons ?

14 Mar

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire.

Le 19 mars prochain François Hollande, chef des armées, annoncera des choix financiers lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.

 

Armée française

 

Fin décembre 2012, les problèmes pour maintenir les efforts de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d’euros) sont apparus lorsque les prévisions budgétaires sont devenues franchement inquiétantes.

Cependant, aujourd’hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense de mardi prochain sont désastreuses pour la première, apocalyptique pour la seconde.

Lire également – Des officiers de l’armée française épinglent sévèrement la gestion de l’Armée

La première projection budgétaire, surnommée « hypothèse Y », qualifiée d’hypothèse « de survie », est terrible. Il s’agirait pour la défense de tenter de faire tout ce qu’elle fait aujourd’hui, mais avec beaucoup moins de personnels et de moyens. Cela impliquerait la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l’industrie de défense.

De plus, le maintien de la composante aérienne de la dissuasion est posée et de nombreux programmes d’équipements seraient retardés ou repoussés aux calendes grecques. Du côté de l’industrie de défense, il est clairement évoqué la disparition de l’industriel d’armement terrestre Nexter.

« On ne sait pas faire une telle réduction, qui vient après les 54 000 suppressions de poste du précédent quinquennat », dit un hiérarque connaissant le dossier. « Mais quand on en parle avec les gens du Budget, ils nous expliquent franchement que l’hypothèse Y n’est pas possible pour eux. Qu’il faut y aller plus fort ! »

Avant même de devoir trancher dans le vif , la Défense devra trouver un milliard d’euros d’économies pour 2014, et deux milliards en 2015. Ensuite, ce sera 10 % du budget annuel qui sauteront !

La seconde projection, surnommée « hypothèse Z », est celle que défend Bercy avec ardeur puisqu’elle serait la seule compatible avec la politique de rigueur décidée par le chef de l’État. Cette hypothèse implique 50 000 suppressions d’emploi dans les armées (l’équivalent de toute l’armée de l’air) et autant dans l’industrie de défense.

Dans cette hypothèse, ce serait la fin de l’armée française telle que nous la connaissons, alors même que le monde devient de plus en incertain. Certains évoquent la « mise sous cocon » du porte-avions Charles de Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l’Inde.

De plus, il faudra faire passer le budget de la défense d’environ 30 milliards à 20 milliards, de 1,5 % à 1,1 % du PIB national.

Il faudra également renoncer à l’avion-cargo A400M (ce qui condamnerait 10 000 emplois d’Airbus Military), aux programmes Scorpion des nouveaux blindés de l’armée de terre, aux commandes d’hélicoptères NH-90 et Tigre, ainsi que la fin de la série des Rafale, d’une grande partie des frégates FREMM, des sous-marins nucléaires d’attaque Barracuda et des nouveaux ravitailleurs aériens MRTT.

Enfin, on évoque la dissolution d’une trentaine de régiments.

Le Point / Le Journal du Siècle

 

 

 
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Publié par le 14 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

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