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Archives du 12 mars 2013

Journal de la santé : Entretien avec Sylvie Simon et Claire Severac pour Kontre Kulture

 

L’affaire Seralini (OGM): Début
Monsanto est-il contrôlé ? : 8:48
OGM et population mondiale : 18:12
Liens entre finance et agro-alimentaire : 24:53
Vaccin contre la grippe : 29:55
Pasteur était- il un imposteur ? : 38:35
Y a-t-il encore des herboristes ? : 42:31

 

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Bonus-malus énergie. Une taxe sur nos factures en 2016 ?

Le Parlement a adopté définitivement, lundi soir, par un ultime vote de l’Assemblée nationale, et après un parcours long et chaotique, la proposition de loi PS instaurant un bonus-malus sur la facture d’énergie, qui a rencontré l’hostilité des communistes, notamment au Sénat.

 

 

Les députés ont examiné le texte en soirée, signé du président de la commission des Affaires économiques François Brottes (PS), pour statuer définitivement, comme l’a souhaité le gouvernement qui le soutient.

L’UMP et l’UDI (Union des démocrates et indépendants) ont voté contre, de même que Le Front de Gauche.

 

Bonus-malus sur la facture d’énergie

Ce texte instaure un bonus-malus sur la facture d’énergie, à compter de 2016, afin de favoriser la sobriété énergétique. Il a été largement revu par rapport à la version initiale déposée en septembre.

Son premier passage à l’Assemblée avait été marqué par le départ fracassant, en pleine nuit, des députés de l’opposition et communistes, mécontents de voir arriver des amendements gouvernementaux sur l’éolien.

Sans compter que le Front de gauche estime depuis le début qu’il y a atteinte au principe de péréquation tarifaire issu du Conseil national de la résistance. Quant à l’opposition, elle ne cesse de critiquer une « usine à gaz ».

 

« Un texte source d’injustice »

Ces critiques ont été réitérées une dernière fois lundi soir.

« On a l’impression qu’on avance comme des apprentis sorciers, au doigt mouillé », a critiqué Laure de la Raudière (UMP). « Un texte qui n’a pas été préparé » et source « d’injustice », a renchéri Daniel Fasquelle (UMP).

Au Sénat, le texte avait été carrément rejeté en première lecture. Puis, il a même un temps disparu des radars du Parlement, amenant à s’interroger sur son devenir, avant d’être remis au programme de l’Assemblée dans une version largement remaniée.

 

Comment sera calculé le bonus-malus ?

Le bonus-malus est calculé en fonction d’un volume de base, défini à partir du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage sont toujours pris en compte.

Les résidences secondaires seront concernées, mais avec un volume de base fixé à la moitié de la consommation annuelle d’une personne seule et seront seulement assujetties au malus.

Les députés du Front de gauche (communistes et Parti de gauche) s’étaient abstenus en nouvelle lecture en janvier après avoir voté contre la première fois.

« Au final, il y aura la satisfaction de l’avoir voté le bonus-malus, mais je ne suis pas certain qu’il y aura une application », a lancé, sceptique, André Chassaigne, président des députés Front de Gauche.

 

Extension des tarifs sociaux

Cœur de la loi, ce bonus-malus avait d’ailleurs été supprimé par le Sénat en deuxième lecture.

Le texte prévoit aussi l’élargissement des tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de foyers et applique à tous la trêve hivernale. Le retard pris avait d’ailleurs conduit le gouvernement à signer un décret sur l’extension des tarifs sociaux juste avant Noël.

La ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, s’est dite « fière » lundi soir que ce texte « étende le bénéfice des tarifs sociaux de l’énergie alors qu’explose dans notre pays le scandale de la précarité énergétique », évoquant un « gain de 200 € » par foyer pour le gaz et « 90 € pour l’électricité ».

 

Polémique sur l’éolien

M. Chassaigne s’est de nouveau emporté, de concert avec l’UMP, sur les dispositions concernant l’éolien : « Erreur colossale et faute contre la démocratie locale », a-t-il accusé.

Le Sénat avait adopté contre l’avis du gouvernement un amendement PS prévoyant la constitution de parcs d’au moins trois éoliennes pour bénéficier de l’obligation d’achat de l’électricité produite par EDF.

L’UMP et le FG ont défendu sans succès un tel amendement, mécontents de la suppression de la règle dite des cinq mâts. La version adoptée par les députés ouvre la possibilité d’implantation d’une seule éolienne.

Ce texte prévoit aussi l’expérimentation d’une tarification progressive des tarifs de l’eau.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Bonus-malus-energie.-Une-taxe-sur-nos-factures-en-2016-_6346-2172071-fils-tous_filDMA.Htm

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Pauvreté en Allemagne: un rapport embarrassant pour le gouvernement….

Le gouvernement allemand a présenté mercredi 6 mars un rapport très attendu sur la pauvreté dans le pays. Selon ce rapport, l’écart des inégalités sociales s’est accru en Allemagne, et un Allemand sur sept est aujourd’hui menacé de pauvreté.

 

 

L’économie se porte bien en Allemagne, où le nombre de chômeurs recule. Et pourtant, un Allemand sur sept est aujourd’hui menacé de pauvreté. En République fédérale, l’écart se creuse entre riches et pauvres.

Les 10% d’Allemands les plus fortunés se partagent 53% de la richesse nationale. Les 50% les plus pauvres ne possèdent que 1% de la richesse du pays, contre 3% voici 10 ans.

Les 548 pages du rapport présenté mercredi par la ministre du Travail (disponible ici en allemand) publié ce mercredi 6 mars ont de quoi déranger, surtout en cette période pré-électorale. Raison pour laquelle le ministre de l’Economie Philipp Rösler a sorti le crayon rouge.

L’Allemagne se porte bien, le chômage recule, insiste ainsi le ministre accusé d’avoir cherché à enjoliver les pages du rapport consacrées à la pauvreté. Pour l’association Caritas, les chiffres présentés mercredi sont alarmants, du fait notamment de l’absence d’ascenseur social dans le pays.

http://www.rfi.fr/economie/20130307-allemagne-pauvrete-merkel-rosler-caritas-crise-economique

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Précarité énergétique : 230 000 foyers privés d’électricité faute de moyens….

La précarité énergétique touche de plus en plus de foyers en France. Selon le rapport de 2012 du délégué du Médiateur de l’énergie, 230.000 Français sont privés d’électricité pour n’avoir pas pu payer leur facture.

 

 

Résiliations d’abonnement
Initiés par les fournisseurs d’énergie eux-mêmes, les contrats de résiliations d’abonnement ont concernés près de 230.000 familles françaises en 2012.
C’est à l’occasion d’une rencontre avec les familles touchées par cette précarité en Seine-Saint-Denis que le délégué du Médiateur Bruno Léchevin, a dévoilé les chiffres de son bilan annuel. Cette rencontre s’est déroulée hier avec la participation de la ministre de l’énergie, Delphine Batho, qui prend à cœur ce phénomène récurrent.
Selon le délégué du Médiateur, l’adoption de la loi sur l’énergie par l’Assemblée mettra fin aux coupures d’électricité pendant l’hiver. Il s’inquiète aussi du phénomène de résiliations à l’initiative des fournisseurs qui ne cesse de prendre de l’ampleur, on constate une hausse de 20% par rapport à 2011.
Les solutions envisagées
Alors que le nombre de personnes en situation de précarité énergétique est estimé à 8 millions, le député PS de l’Isère François Brottes a déposé une proposition de loi qui permettra de limiter cette pratique, et d’étendre le fonds des tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de bénéficiaires.
La ministre indique notamment que « c’est une question de dignité humaine, que l’hiver on ne soit pas mis dans une situation où on ne peut pas se chauffer. »

Par Madidine
 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Olivier Delamarche ce Mardi 12 Février 2013 sur BFM….

 

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

8 mois de prison pour l’ex-ministre (presse GB)….

En France,on se serait arrangé pour étouffer l’affaire…!

 

Un ex-ministre et son ex-femme ont été condamnés à 8 mois de prison ferme pour avoir échangé leurs points de permis de conduire après un excès de vitesse.

L’ancien ministre Chris Huhne qui s’était arrangé avec son épouse Vicky Price, en échangeant ses points pour conserver son permis de conduire a été condamné, comme elle, à 8 mois de prison. L’affaire remonte à 2003. C’est Price, elle-même, qui avait dénoncé le subterfuge en 2010 pour se venger de l’infidélité de son mari. La justice a refusé de considérer, comme elle le prétendait, qu’elle avait été forcée à mentir à la police et l’a punie comme complice.

« Une tragédie qu’ils ont eux-mêmes fabriquée » « Le juge : vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même » titre le Guardian avec la photo de Chris Huhne et de son ex-épouse.

« Il avait rêvé d’être vice-Premier ministre. Hier, Chris Huhne, qui a reconnu qu’il avait menti et encore menti pour sauver sa carrière, a commencé une nouvelle vie en prison. » souligne le tabloid Daily Mail.

Huhne avait été candidat à la direction du parti libéral démocrate, associé au gouvernement de l’actuel Premier ministre conservateur David Cameron.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15279#.UT8tYKTF03k.twitter

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un homme s’immole par le feu en plein centre de Tunis….

Un homme a été grièvement brûlé en s’immolant par le feu mardi matin sur l’avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis, selon une collaboratrice de l’AFP témoin de ce geste de désespoir.

 

Voilà la jeunesse qui vend des cigarettes, voilà le chômage, a crié ce jeune homme, un vendeur de cigarettes à la sauvette, avant de s’immoler face au bâtiment du théâtre municipal, selon un témoin interrogé par l’AFP.

Dieu est le plus grand a-t-il ensuite lancé. D’après le témoin.

Des passants se sont précipités sur le jeune homme d’une vingtaine d’années pour éteindre le feu, mais l’ensemble de sa peau était calciné. Il était néanmoins conscient lorsque les secours l’ont transféré à l’hôpital, selon la collaboratrice de l’AFP.

Les policiers et pompiers présents ont refusé de donner des informations sur la victime ou sur son état de santé.

Plusieurs cas d’immolation par le feu ont eu lieu en Tunisie pendant et après la révolution de janvier 2011 qui avait été déclenchée le 17 décembre 2010 lorsque le jeune vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, s’était immolé à Sidi-Bouzid (centre) excédé par le chômage et la misère.

Les difficultés économiques et sociales étaient à l’origine de ce soulèvement qui a fait chuter le régime de Zine El Abidine Ben Ali. Or deux ans plus tard, le chômage et la pauvreté continuent de miner la Tunisie et des violences, liées à ces difficultés, interviennent régulièrement.

Le pays est par ailleurs plongé dans une profonde impasse politique qui a été aggravée par l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd le 6 février dont la mort a entraîné la chute du gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda.

Le nouveau Premier ministre, l’islamiste Ali Larayedh, et son cabinet doivent obtenir la confiance des députés de l’Assemblée nationale constituante mardi après-midi.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Un-homme-s-immole-par-le-feu-en-plein-centre-de-Tunis-16908.html

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un parti des adversaires de l’euro créé en Allemagne….

 

 

Le parti Alternative für Deutschland (AfD) (Alternatives pour l’Allemagne) a été créé en Allemagne. Le point principal de ce parti est la sortie de la zone euro. Le congrès fondateur du parti aura lieu cette semaine.

Les fondateurs du parti sont mécontents par le fait qu’aucune force politique présente au Bundestag ne remet en question la nécessité de la présence de l’Allemagne au sein de la zone euro. Les membres du nouveau parti sont contrariés par le fait que le pays dépense des dizaines de milliards pour le soutien des économies de l’Europe du Sud.

Selon les sociologues, le programme du parti Alternatives pour l’Allemagne a des chances d’obtenir le soutien de la part des Allemands, dont un quart seraient prêts à revenir au mark allemand.

http://french.ruvr.ru/2013_03_11/Un-parti-des-adversaires-de-l-euro-cree-en-Allemagne/

 

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Comment les Espagnols meurent à crédit pour leurs banques….

 

Par Nathalie Pédestarres

Depuis 2008, plus de 362 000 foyers espagnols ont été victimes de saisies immobilières, entraînant dans plusieurs cas des suicides… Le gouvernement, en connivence avec les banques, refuse de modifier une loi sur les hypothèques obsolète et inhumaine. Celle-ci permet au créancier, les banques, de gagner sur tous les tableaux et de s’enrichir sur la misère. Les mouvements citoyens s’organisent pour freiner les expulsions et changer la loi.

 

 

Pendant que le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lisait son discours sur l’état de la Nation, le 20 février dernier, une femme s’immolait par le feu dans une succursale bancaire de Castelló (région de Valence). Brûlée à 50%, elle serait une victime de plus des cas des saisies immobilières qui se multiplient dans le pays : 362 776 saisies depuis 2008, d’après une étude de la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires (PAH), une association citoyenne. L’issue est parfois fatale… Depuis l’été dernier, une quinzaine de personnes se sont défenestrées le jour où elles allaient être expulsées de leur domicile.

Pas un mot, pourtant, du chef du gouvernement sur ce sujet dans son discours. Sauf lorsque les députés de la gauche plurielle (minoritaires) ont insisté sur la nécessité de réformer la loi sur les hypothèques, l’une des plus drastiques et obsolètes – elle date de 1909 – d’Europe. En Espagne, toute personne se retrouvant en défaut de rembourser son crédit immobilier, perd non seulement sa maison mais est condamnée à rembourser le reste du prêt concédé par la banque, prêt qui ne fait qu’augmenter avec les taux d’intérêt variables et les pénalités pour retard de paiement.

Business et spéculation sur la misère

Petit exemple pratique pour bien comprendre le « jeu de bonneteau » des banques avec les crédits hypothécaires… Une famille souscrit un prêt immobilier pour acheter une maison, mais se retrouve en défaut de paiement quelques années plus tard. Si aucun accord de refinancement de la dette n’est atteint avec la banque, la propriété est saisie et mise en vente par adjudication judiciaire. La loi espagnole autorise les banques à participer à ces enchères et à racheter les propriétés à un minimum de 60% de leur valeur initiale si elles sont les seules à enchérir. Mais elles ont trouvé une parade pour contourner la loi à leur profit : elles ont créé leurs propres sociétés immobilières qui interviennent aussi dans les enchères comme « tiers » et qui peuvent donc racheter les propriétés à un pourcentage encore plus bas de leur valeur initiale. Tout reste donc dans le patrimoine de la banque ! Résumons : dans le « meilleur » des cas, la banque réussit non seulement à se faire rembourser le prêt majoré des pénalités de retard, mais elle dégagera aussi un bénéfice avec la revente de la propriété.

 

 

D’où un projet de loi citoyen – une initiative législative populaire (ILP) – lancé par les victimes de crédits hypothécaires, et soutenu par les députés de gauche. Ce projet demande l’arrêt des expulsions des logements principaux, l’instauration de loyers sociaux, et la possibilité pour les personnes endettées de rembourser leur dette sous le principe de la « dation en paiement », un principe qui permet de payer sa dette en l’échangeant contre un autre bien [1]. L’initiative a obtenu 1,4 million de signatures, soit largement de quoi pouvoir la soumettre au débat parlementaire.

Plainte de l’Équateur

Toujours selon la loi en vigueur sur les hypothèques, l’emprunteur insolvable peut aussi voir une partie de son salaire et ses autres biens immobiliers saisis pour éponger sa dette. Ce dernier aspect a attiré l’attention du président de l’Équateur, Rafael Correa, dont de nombreux concitoyens, victimes de saisies immobilières en Espagne, ont craint de devoir répondre de leurs dettes avec leur patrimoine en Équateur [2]. Il a introduit des amendements à la loi sur les hypothèques de son propre pays – qui était similaire à la législation espagnole – en prescrivant la dation en paiement et en limitant la responsabilité de l’emprunteur aux seuls biens hypothéqués en cas de saisie. Le Défenseur du Peuple équatorien – l’équivalent du défenseur des droits en France – a également déposé une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme pour dénoncer les abus de la législation espagnole en matière de saisies immobilières.

 

 

Malgré tout, le gouvernement espagnol refuse toujours de légiférer en faveur des mesures proposées par la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires. Pour les économistes et magistrats proches de cette association citoyenne, il n’y a pas de doute : les crédits hypothécaires sont un négoce trop juteux… Le ministre de l’Économie espagnol, Luis de Guindos, ne s’en est pas caché : « En Espagne, les hypothèques se paient et je crois que c’est quelque chose qu’il faut encourager, parce que c’est l’un des points forts de notre pays. »

180 milliards pour les banques, austérité pour les citoyens

Pour Miguel Angel Pérez, ancien directeur de banque et aujourd’hui membre actif de la Plateforme, « le gouvernement n’a jamais voulu attenter aux privilèges de la banque. La banque est celle qui gouverne et elle n’est pas disposée à faire du social avec son bien ». Jorge Fonseca, professeur d’économie internationale à l’Université polytechnique de Madrid et membre d’Attac Espagne explique à son tour : « Les banques ne veulent pas octroyer la dation en paiement, et encore moins de façon rétroactive, car elle apparaîtrait comme une perte dans leur bilan comptable ».

A l’heure où l’Espagne a tant besoin des crédits européens, elles sont soucieuses de « montrer patte blanche », d’autant plus que la Banque centrale européenne (BCE) exige que les actifs toxiques soient provisionnés.  Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement a créé une société de gestion d’actifs immobiliers pour racheter aux banques leurs actifs toxiques, qui se chiffreraient à 180 milliards d’euros, d’après les données du ministère de l’Économie espagnol ! Et ce, en partie avec… de l’argent public [3] ! Quelle que soit la donne, la banque gagne sur tous les tableaux.

Résistance citoyenne

Les victimes de saisies immobilières ne peuvent compter que sur des collectifs citoyens pour s’en sortir. Depuis 2008, la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires a réussi à stopper 577 expulsions sur toute l’Espagne. Sous sa pression, le gouvernement a fini par accepter que le projet de loi citoyen soit soumis au débat parlementaire, même si le parti majoritaire (le Parti populaire) a déjà averti qu’il votera contre. « La loi sera modifiée tôt ou tard », affirme cependant Rafael Mayoral, l’un des avocats de la plateforme. « C’est une nécessité sociale imparable et pas moins de deux tribunaux internationaux [la Cour de justice de l’Union européenne et la Cour européenne des droits de l’homme] sont en train d’examiner la législation espagnole et pourraient bien forcer le gouvernement à la modifier pour violation des droits fondamentaux des personnes. »

La Plateforme compte sur le soutien direct d’avocats et de psychologues bénévoles pour aider les victimes des banques. Ses revendications sont partagées par une partie de plus en plus grande de la magistrature et par l’un des syndicats policiers espagnols, le SUP (depuis l’année dernière, au moins un policier et un pompier espagnols ont été mis à pied pour avoir refusé de participer à une expulsion). « Le gouvernement sait parfaitement que tant que la loi ne sera pas modifiée nous lui rendrons la vie impossible », conclut Vicente Pérez, l’un des porte-paroles de la Plateforme à Madrid. À bon entendeur…

Texte : Nathalie Pédestarres

Photos : PAH et © Serge Bonnet

Photos : - Une victime de saisie immobilière craque devant le Tribunal de première instance de Madrid.

- Des victimes de saisies immobilières ont protesté pendant près de 
6 mois devant le bureau central de Bankia, à Madrid.

Notes

[1] Fin 2012, le gouvernement a émis deux décrets-lois qui prévoient de suspendre pendant deux ans les expulsions de « collectifs particulièrement vulnérables » (qui représenteraient seulement 4% de l’ensemble des victimes des saisies, selon la PAH) et qui fait de la dation en paiement une mesure à caractère volontaire, que la banque est libre ou non de négocier avec ses clients.

[2] En 2011, la banque Pichincha (Équateur) rachetait à Caja Madrid (aujourd’hui Bankia) les crédits de plus de 500 clients équatoriens établis en Espagne (pour une valeur totale de 5,5 millions d’euros), sans que ces derniers en soient informés au préalable. Ils ont alors craint de devoir répondre de leurs dettes en Espagne avec leurs biens en Équateur.

[3] Une pratique dénoncée par l’Association espagnole des usagers de banques, caisses d’épargne et assurances (ADICAE).

Bastamag

 

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

États-Unis : une bactérie cauchemardesque envahit les hôpitaux….

 

Une bactérie résistante aux plus puissants antibiotiques et tuant la moitié de ceux qu’elle infecte est apparue dans les hôpitaux américains et près de 200 dispensaires, ont rapporté mardi dernier les autorités sanitaires fédérales.

Le CDC (US Center for Disease Control and Prevention) a déclaré que 4 pour cent des hôpitaux américains et 18 pour cent des dispensaires ont traité au moins un patient atteint de la bactérie, appelée entérobactérie carbapénème résistante (CRE), au cours des six premiers mois de 2012.

 

« La CRE est une bactérie de cauchemar, nos principaux antibiotiques ne fonctionnent pas et les patients se retrouvent avec des infections potentiellement impossibles à traiter », affirme la directrice du CDC, le Dr Thomas Frieden dans un communiqué.

 

Les médecins, les dirigeants d’hôpitaux et les autorités de santé publique doivent maintenant travailler ensemble pour mettre en oeuvre la stratégie « detect and protect » du CDC et mettre fin à la propagation de ces infections.

 

« La bonne nouvelle », selon Luc Frieden « est que nous avons maintenant la possibilité de prévenir sa propagation. Mais», a-t-il poursuivi, « Nous avons seulement une fenêtre d’opportunité limitée pour empêcher cette infection de se propager dans la population et d’infecter d’autres organismes »

 

La CRE appartient à une famille de plus de 70 bactéries appelées entérobactéries, comprenant Klebsiella pneumoniae et E. coli, et qui vivent normalement dans le système digestif.

 

Ces dernières années, certaines de ces bactéries sont devenues résistantes aux antibiotiques de dernier recours appelés carbapénèmes. Bien que les bactéries CRE n’ont pas étés retrouvées à l’échelle du pays, leur nombre de cas a quadruplé aux États-Unis durant la dernière décennie, la plupart d’entre eux étant signalés dans le Nord-Est. Les autorités sanitaires ont déclaré qu’elles sont préoccupées par la propagation rapide des bactéries, ce qui peut mettre en danger la vie des patients et des personnes en bonne santé. Par exemple, au cours des 10 dernières années, le CDC a suivi la trace d’une souche partant d’un établissement de soins à des installations similaires dans 42 autres états.

Un type de la CRE, une forme résistante de Klebsiella pneumoniae, a été multiplié par sept au cours des dix dernières années, selon un rapport du CDC.

 

« Observer ces bactéries devenir aussi résistantes est inquiétant, car ce groupe de bactéries est très commun », a déclaré le Dr Marc Siegel, professeur agrégé de clinique de médecine au NYU Langone Medical Center de New York.

Toujours selon ce rapport, à ce jour la plupart des infections à la CRE sont survenues chez des patients qui avaient effectué des séjours prolongés dans des hôpitaux, des établissements de soins de longue durée et des dispensaires. Les bactéries tuent jusqu’à la moitié des patients dont le sang est infecté et se transmettent facilement par le biais des mains des travailleurs de santé.

 

« En outre, les bactéries CRE peuvent transférer leur résistance aux antibiotiques à d’autres bactéries du même type. Ce problème est le résultat de la sur-utilisation des antibiotiques », a déclaré M. Siegel. « Plus vous utilisez un antibiotique, plus la résistance va naître », a t-il ajouté. « la sur-utilisation de cette classe d’antibiotique doit être dénoncée. De nouveaux antibiotiques sont nécessaires », affirme Siegel, ajoutant que les compagnies pharmaceutiques n’ont pas la motivation financière pour les développer en ce moment.

« En fin de compte, quand il y aura assez de résistance pour que les entreprises pharmaceutiques soient financièrement incitées, des vies auront étés perdues », a t-il déclaré

 

Le Veilleur

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-etats-unis-une-bacterie-cauchemardesque-envahit-les-hopitaux-116106700.html#.UT8OBpw67c4.facebook

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

« Nous soutenons la Syrie contre l’agression dont elle est victime ! » [Avocats européens]

« Nous soutenons la Syrie contre l’agression dont elle est victime ! » [Avocats européens]

 

Dans un communiqué daté du 7 mars et intitulé « Appel pour la paix en Syrie », un groupe d’avocats européens affirment que le régime de syrien fait l’objet d’une agression étrangère armée et d’une campagne de désinformation (accusations mensongères contre le gouvernement) menée à la fois par les médias et les pays occidentaux, et leurs alliés dans la région.

« Quoi de plus normal que le régime légal d’un pays combatte une rébellion avec sa police et son armée ? Au regard des principes élémentaires du droit public, seuls garants d’une paix relative entre les nations, ceux qui sont à la tête d’un Etat n’ont-ils pas précisément pour premier devoir de protéger leur population des agressions intérieures et extérieures ? Le maintien de l’ordre n’est-il pas la première mission de l’Etat ? Que feraient les gouvernements de nos pays, si une partie de leur population prenaient les armes pour combattre leur gouvernement légitime avec l’aide de pays et de mercenaires étrangers ? Ne feraient-ils pas intervenir leur police et leur armée ? Démissionneraient-ils sans rien dire comme ils le demandent au gouvernement légitime syrien ?

En vérité, la Syrie n’est pas seulement victime d’une agression armée, mais également de manière évidemment concertée, sur la scène internationale, d’une vaste opération de propagande médiatique d’agitation, de désinformation systématique (certaines images sur la prétendue répression de l’armée régulière n’étant même pas prises en Syrie) et de provocation. Le but de cette propagande est, au mépris le plus éclatant du droit international, d’encourager l’insurrection, de nourrir une guerre civile, de dénier, par la diabolisation, toute légitimité au pouvoir légal et de se poser en juge et en bourreau.

Car ce sont bien les mêmes Etats, leurs serviteurs et leurs alliés (comme les régimes de l’Arabie Saoudite et du Qatar, monarchies absolutistes, sanguinaires et intolérants pour leurs propres populations autochtones), qui d’un côté se posent en Juges du gouvernement syrien et de l’armée régulière syrienne, et qui de l’autre encouragent, financent et arment les mercenaires, souvent étrangers, qui se livrent aux destructions et aux violences contre la population civile et contre lesquels lutte l’armée régulière syrienne. Les vrais criminels sont ainsi ces gouvernements occidentaux et leurs fantoches d’Arabie Saoudite et du Qatar. Ils ont déclenché, entretiennent et perpétuent cette guerre fratricide. Sans leur intervention et leur aide aux groupes rebelles et mercenaires il y a longtemps que l’ordre aurait été rétabli en Syrie et que les médias occidentaux ne pourraient plus se livrer à leur propagande et à son macabre décompte quotidien.

Les pouvoirs occidentaux ont profité des vents de révolte qui soufflaient dans certains pays musulmans pour provoquer une rébellion armée dans d’autres pays dont les dirigeants avaient le seul tort de leur déplaire politiquement pour n’être pas leurs obligés. Ces gouvernements occidentaux, avec certains médias serviles, entendent profiter des situations conflictuelles et difficiles qu’ils ont générées, pour dénoncer les pouvoirs légitimes de ces pays, les discréditer et finalement les combattre militairement. Ils n’hésitent pas pour cela à utiliser le mensonge et la désinformation, rendant systématiquement les pouvoirs en place et leur armée responsables d’exactions commises par les agresseurs extérieurs eux-mêmes.

Ignorants, lâches ou sans scrupules, participent de cette propagande insidieuse, en Europe [France, Grande-Bretagne, Turquie, ndlr], au Moyen-Orient [Arabie Saoudite et Qatar, ndlr] et ailleurs, sous la bienveillante attention des Etats-Unis, des politiciens, des journalistes, des intellectuels, des juristes, tous croyant pouvoir impunément parler au nom du bon droit et du combat du Bien contre le Mal, avec l’arrogante certitude de l’unanimité. »

Les signataires du communiqué sont des avocats de différentes nationalités. Ils « ne prétendent pas s’immiscer dans les affaires intérieures syriennes, mais entendent exprimer, au nom de la seule raison et de l’honneur de l’esprit humain, leur honte et leur réprobation de tels procédés. Nous apportons notre soutien au gouvernement syrien dans sa juste lutte contre l’agression intérieure et extérieure dont il est victime. Nous dénonçons toutes les aides et soutiens extérieurs à ces vauriens, semeurs de troubles et de morts que l’Occident nous présente comme « armée syrienne libre ». Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour aider le gouvernement syrien à défendre la légitimité de son autorité et à faire la vérité sur cette vaste agression dont la seule victime est son peuple dont, comme il l’a fait précédemment en Irak, en Afghanistan, en Lybie, l’impérialisme occidental ose dénoncer la souffrance alors que c’est lui qui en est la cause ! »

 www.partiantisioniste.com/articles/1420

 

 

 
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Publié par le 12 mars 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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