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Dans Le Silence Des Campagnes….

26 Fév

 

Un film poignant de Jean-Louis Saporito sur la détresse des agriculteurs, dont le taux de suicide est le plus élevé de toutes les catégories

Fils d’émigré sicilien, entré à l’ORTF comme stagiaire à la prise de vues en 1967, formé sur le terrain, Jean-Louis Saporito fut successivement cameraman, journaliste, grand reporter, producteur, patron d’une agence de presse audiovisuelle. Depuis près de vingt ans, cet homme au regard sensible qui a toujours estimé que la télévision a un rôle à jouer dans la société réalise des films documentaires remarquables.

S’intéressant aux destins des humbles, des pauvres, des oubliés, Saporito vise souvent juste. On se souvient notamment de son documentaire réalisé dans un village du Niger, au sein d’une famille souffrant de la faim. Ou celui, plus récent, consacré à Bernard L., un sans domicile fixe retrouvé mort dans un square de Bayeux (Calvados), en plein centre-ville. A travers ce destin tragique, Jean-Louis Saporito tentait de comprendre comment, dans un pays développé et riche, un homme peut mourir seul, un soir d’été, dans la rue.

Cette fois, il s’est intéressé aux agriculteurs français. Et plus particulièrement à un phénomène très inquiétant : aujourd’hui, le taux de suicide des agriculteurs est le plus élevé de toutes les catégories socioprofessionnelles. Chaque année, ils sont plus de 400 (certains disent plus du double) à mettre fin à leurs jours.

 

 

 

 
4 Commentaires

Publié par le 26 février 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

4 réponses à “Dans Le Silence Des Campagnes….

  1. arpagon

    26 février 2013 at 18 h 41 min

    On ne vous parlera pas des pauvres paysans élus au consel municipal du village qui se retrouvent avec quelques hectares (N * 10 000 m²) constructibles = 100 € ou plus du m².
    Oui faut continuer les aider.

    http://www.agriaffaires.com/occasion/2/vente-ferme.html

     
  2. la ferme meuh

    27 février 2013 at 0 h 23 min

    J’ai bien pleuré en regardant ceci, même si je reste sur ma faim, c’est un peu court, le format, toujours le format.
    Cela donne une idée du seuil d’industrialisation de l’élevage, car vous aurez remarqué, c’est d’éleveurs dont il s’agir ici, les céréaliers sont moins nombreux à se suicider.
    De fortes vérités ont été dites l’air de rien ici, trop rapidement à mon goût.
    Ce que je peux voir dans ce reportage, docu appelez ça comme vous voulez, c’est la force de l’amour du métier, l’investissement personnel des agris dans leur métier, l’importance que ça a pour eux.
    En plein salon de l’agriculture, voilà qu’on commence à briser un tabou.
    Les fermes sont devenues plus grandes, plus grosses, on a emmené les agris à grossir, à devenir plus rentables, on leur a fait croire à grand coup d’experts et de techniciens que le travail des anciens faisait parti du passé et qu’il fallait être moderne.
    La solitude de ces agris, NOTRE solitude demeure aussi dans le fait de n’être qu’un, là où l’on devrait être 3 ou 4 ou même 5.
    C’est l’industrialisation de la profession qui en fait un métier individualiste, un travail de personnes isolées.
    C’est l’industrialisation qui fait que les investissements doivent être énormes et les produits ridicules, c’est cette industrialisation qui nous crève pour mieux prendre notre place avec perte de toutes les connaissances et compétences que nos anciens voulaient nous transmettre, c’est cette industrialisation qui fait de nous des « ouvriers » de l’agro-business, des ouvriers qui sont chef d’entreprise et prennent tous les risques, c’est purement et simplement l’industrialisation qui fait de nous ses serfs.La féodalisation des agriculteurs, des paysans, les pousse, nous pousse au suicide et c’est voulu.
    Vous en connaissez beaucoup des chefs d’entreprise (petite et grande d’ailleurs) qui prennent tous les risques pour engraisser et être à la botte d’entreprises immensément plus grande?
    C’est une honte, j’ai honte de cela.
    Nous avons perdu tant de savoir faire dans tout ça, tant de fertilité des sols et des esprits, on a voulu faire croire aux agriculteurs qu’ils n’étaient pas compétents pour gérer correctement la fertilisation de leur sol, on les a spécialisé dans une filière et rendus dépendants d’intrants, de matériels, de primes, du cours de la bourse, on les a détourné sur des paperasses pour mieux les noyer, les humilier, leur faire sentir qu’ils ne sont rien que de la merde et leur grande majorité a suivi avec confiance ce modèle là, parce que c’était le progrès, c’était là la vérité, leurs anciens s’était bien trop épuisés par le passé, eux ils allaient vers la prospérité et le modernisme.
    J’ai honte, et je l’avoue, j’ai pleuré, j’ai mal, vraiment mal de ce que cet engrenage a provoqué.
    L’an dernier, non loin de chez nous, le gendre d’une collègue, une voisine de marché, quelqu’un qui nous suit depuis 5 ans maintenant, s’est pendu dans son bâtiment, il n’avait pas 35 ans, une femme, trois enfants dont le dernier avait 6 mois à ce moment là.
    Il avait monté un élevage de porc bio et il subissait des harcèlements de sa banque car il n’avait toujours pas touché sa DJA.
    C’est à lui que je pense ce soir, et à toutes ces périodes où le doute nous assaille, quand d’obscures pensées nous minent, quand l’angoisse nous empêche de dormir, à tel point que par manque de sommeil on a des hallucinations auditives, mais que malgré tout cela, une chose nous anime, nous porte, nous nourrit, la passion et l’amour de notre métier, car ce n’est pas un travail, un boulot, un taff, c’est un métier.

     
  3. la ferme meuh

    27 février 2013 at 0 h 24 min

    je pense aussi à nous tous « consommateur » (je déteste ce mot) qui de la même manière que les agris sont floués trompés manipulés, mais bon sang arrêtons d’être des serfs, ouvrons les yeux, il est déjà trop tard mais faisons les couler tous ces kadors du caca 40!

     
    • christian

      28 février 2013 at 8 h 51 min

      oui vous avez raison, « la ferme meuh » ,
      déjà pour faire tomber les kadors du cac 40 , il faudrait aussi arrêter la surconsommation
      des gadgets électroniques inutiles , Exemple : ne pas jeter les anciens portables pour acheter à la place des portables derniers cris… . Quelle c……. humaine…

       

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