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Archives du 24 janvier 2013

L’industrie du gaz de schiste fait aussi dans la novlangue: ne dites plus « fracturation », mais « massage de la roche »!

Voilà comment,tout comme nos politicomenteurs l’on essaie par manipulation de l’esprit de vous faire accepter l’inacceptable ou dans le cas présent de vous suggérer un effet moins néfaste de l’action menée sur la roche dans le but avérer d’éviter la critique et ainsi de mener leurs méfaits à bien!

 

 

Pour remporter une bataille politique, il faut d’abord prendre l’avantage sur le terrain intellectuel. Gagner la guerre des mots. Les industriels du pétrole n’ont pas tous lu Gramsci. Mais ils mettent en pratique les analyses du théoricien communiste italien. Témoin, leurs réflexions actuelles autour du gaz de schiste. En France, l’exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel est aujourd’hui interdite par la loi. En changeant le vocabulaire utilisé dans ce débat, est-il possible de sortir à terme du blocage ? Notamment en ne parlant plus de la très controversée « fracturation hydraulique », seule technique disponible pour extraire cette source d’énergie.

Christophe de Margerie, le PDG de Total, se pose la question. « Je suis fasciné par la manière dont le terme de « fracturation » a cristallisé les clivages. Aux Etats-Unis, on parle de massaging de la roche. C’est peut-être une idée ? », s’interrogeait-il dans un entretien au Monde, le 11 janvier.

« Le mot fracturation ne suffit pas à décrire toutes les technologies possibles, ajoutait quelques jours plus tard son homologue de GDF-Suez, Gérard Mestrallet, devant la presse. Parler de « stimulation » de la roche, c’est déjà moins violent. » Et de suggérer d’autres termes encore, comme « brumisation », dans l’espoir que le dossier soit réouvert…

En 2012, une étude publiée par l’université de Louisiane a effectivement montré que l’opposition à ces techniques était plus faible lorsque le mot « fracturation » était remplacé dans les sondages par des termes comme « injection à haute pression ».

EUPHÉMISMES

Un casse-tête pour les hommes de communication chargés de promouvoir les gaz de schiste. Fracturation, cela fait peur. « On pense à une jambe cassée, et on a l’impression qu’on crée de profondes failles dans la roche », résume Yves-Marie Dalibard, le directeur de la communication de l’Union française des industries du pétrole. Or pour extraire le gaz piégé dans des roches imperméables, les pétroliers n’y créent que des fissures d’une largeur « équivalente à celle d’un grain de sable », plaide ExxonMobil.

«  »Fissuration » serait donc un mot plus adapté, juge Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles. Mais c’est celui de « fracturation » qui est employé par tout le monde depuis plus de cinquante ans, notamment aux Etats-Unis. Changer le vocabulaire risque de compliquer les choses. »

Quant aux autres mots proposés, ils ne paraissent guère adéquats. « Massage » et « stimulation » ont des connotations érotiques gênantes. Et « brumisation » semble un euphémisme vraiment trop « soft ».

« Je comprends que les pétroliers tentent de rendre la fracturation acceptable, comme lorsqu’Areva a parlé de recyclage des déchets nucléaires au lieu de retraitement, pour donner l’illusion qu’une solution avait été trouvée au problème, commente Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie-Les Verts. Mais la réalité, c’est bien que cette technologie casse la roche ! » Même tonalité chez Greenpeace : « N’entrons pas dans le débat sémantique, ni même dans celui sur la technique, recommande Anne Valette, chargée de campagne Climat pour l’organisation. Pour éviter le réchauffement du climat, il faut surtout ne pas exploiter de nouvelles réserves fossiles. »

Pour les pétroliers, la bataille des mots n’est pas gagnée.

Denis Cosnard

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/22/gaz-de-schiste-ne-dites-plus-fracturation-mais-massage-de-la-roche_1820407_3244.html

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un site Internet encourage la prostitution des étudiantes

 

Les étudiantes montréalaises seraient de plus en plus nombreuses à recourir aux services d’un « sugar daddy [1] » afin de payer leurs études.

C’est ce que laisse entendre le palmarès 2012 des universités canadiennes les mieux représentées parmi la clientèle du site SeekingArrangement.com, un portail qui encourage, entre autres, les jeunes femmes à payer leurs études en fréquentant un homme mature.

Trois universités montréalaises se classent parmi les 20 institutions dont proviennent le plus de nouvelles membres du site de rencontre. L’université de Montréal et l’UQAM figurent respectivement en 20e et 13e position, alors que l’université McGill se hisse au 4e rang avec 148 abonnés de plus au service en 2012.

« Le coût de la vie augmente, l’endettement étudiant est extrêmement élevé, et tous n’ont pas des parents qui peuvent subvenir à leurs besoins, analyse le porte-parole de Seeking Arrangement, Leroy Velasquez, joint au téléphone à Las Vegas. La fréquentation d’un sugar daddy devient une solution parmi tant d’autres afin de rembourser ses dettes. »

Un avis que partagent manifestement de nombreuses universitaires au pays. En 2012, le site a vu le nombre d’étudiantes canadiennes augmenter de 38 % parmi ses membres. L’option se veut d’autant plus alléchante que les étudiants (hommes et femmes confondus) s’inscrivent gratuitement sur le site. Il en coûte 60 $ par mois pour la clientèle des sugar daddies ou sugar mommies.

Alors que plusieurs organisations américaines dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une incitation à la prostitution, SeekingArrangement se présente comme une alternative tout à fait légitime à l’occupation d’un emploi durant ses études.

« Nos sugar babies (les jeunes abonnées) peuvent gagner jusqu’à 3 000 $ par mois en côtoyant un homme plus vieux, ne serait-ce qu’une ou deux fois par mois. C’est plus payant que certains emplois à temps plein, et ça libère du temps pour la vie académique », fait valoir M. Velasquez.

« Et de toute façon, le sexe n’est pas du tout un préalable aux rencontres sur le site », ajoute-t-il, précisant que certains couples ne se voient que dans le cadre de soupers, de loisirs ou d’événements officiels.

Et comme quoi l’amour peut naître d’une relation « sucrée », SeekingArrangement reçoit chaque année une douzaine d’invitations à des cérémonies de mariage de ses abonnés.

Notes

[1] « Sugar daddy » : homme d’un certain âge qui entretient un amant ou une amante très jeune, ndlr E&R (Source : fr.wiktionary.org)

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Incitation-a-la-prostitution-des-etudiantes-au-Canada-16053.html

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Ethylotest obligatoire:Entre arnaque,loi débile et conflits d’intérêts….la loi ne verra sûrement pas le jour,du moins on l’espére!

C’est ce que l’on appelle une petite victoire pour les vaches à lait que nous sommes,surtout pour ceux qui comme moi opére la désobeissance civile,comme quoi cela sert parfois et pour les autres et pour ne pas être méchant: « les b….s comptez-vous »  🙂

Au passage cette vaste escroquerie n’est pas s’en rappeler les vaccins de la Roselyne avec la fameuse grippe H1N1 qui lui sont restés sur les bras,pendant que big pharma se gavait,cette fois-ci ce sont les fabriquants d’éthylotests qui s’en sont mis plein les fouilles,mais bon,ça reste en famille,celle de nos bourreaux!

 

 

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vient d’annoncer, ce matin, le report «sine die» de la loi rendant les éthylotests obligatoires dans les véhicules.

Lors de la présentation du bilan annuel des accidents de la route, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, vient d’annoncer le report «sine die», c’est-à-dire sans fixer de date, de la loi rendant les éthylotests obligatoires dans les véhicules.

Le ministre explique qu’il attend les conclusions du groupe de travail sur l’alcool au volant, mis en place par Conseil national de la sécurité routière(CNSR). Il précisera sa décision en fonction des préconisations formulées par cet instance en février.

Depuis le 1er juillet 2012, la loi obligeait les automobilistes à avoir un éthylotest dans leur véhicule. En raison des difficultés pour trouver les fameux appareils, l’application de la loi a été repoussée une première fois au 1er mars 2013, avant d’être à nouveau reportée à une date indéterminée ce jeudi 24 janvier.

Trop de critiques

L’obligation de disposer d’un éthylotest dans les voitures a été critiquée de toute part, y compris par les associations de lutte contre la violence routière.

Selon Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, les éthylotest ne sont pas fiables. D’autre part, ils sont sensibles au froid et au chaud. Des problèmes qui rendent leur utilisation inefficace.

Soixante-quinze pour cent des automobilistes se sont déjà équipés. Les Français qui ont déjà investi dans des éthylotests pour respecter la loi en seraient donc pour leur frais. Il en va de même pour les commerçants et pharmacies qui risquent de rester avec des stocks important d’éthylotests qu’ils ont déjà payés.

http://www.radins.com/dossiers/actu/ethylotest-obligatoire-c-est-reporte,4251.html

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

France 2 : retour sur une manipulation par l’image!

 

 

aby et Népal, les deux éléphants du zoo du parc de la Tête d’or à Lyon sont atteints de tuberculose et menacés d’euthanasie par la préfecture du Rhône. Pour médiatiser l’affaire et tenter de les sauver, Brigitte Bardot annonce le 4 janvier 2013 qu’elle quittera la France et demandera la nationalité russe à la suite de Gérard Depardieu si les éléphants sont tués.

L’affaire fait grand bruit. Le soir même, Marie Drucker diffuse un reportage dans son JT de France 2 sur les rapports entre notre BB nationale et le président russe Vladimir Poutine. Au cours du reportage, une voix off explique notamment que Brigitte Bardot n’évoquerait jamais « la passion du dirigeant pour la chasse », tandis que des images de Poutine défilent brièvement à l’écran. Il est en treillis, un fusil à la main, et pose à côté d’un animal qui paraît mort et que l’on imagine tué par lui.

Mais 3 jours plus tard, le journal hebdomadaire La Voix de la Russie publie le reportage en entier, dont sont tirées les images diffusées sur France 2 (à partir de 18 mn) et là : stupeur !

Poutine pose en effet en treillis et fusil de chasse devant un tigre couché à ses pieds… sauf que le reportage permet de comprendre que le chef de l’État russe participe à un programme de sauvegarde des tigres de Sibérie, que son fusil est un fusil hypodermique et que le tigre à ses pieds vient d’être endormi avant d’être probablement bagué… Le reportage se termine du reste par le même tigre réveillé qui s’éloigne dans la taïga… Un bel exemple de manipulation par l’image auquel, pour lors, France 2 n’a pas réagi

http://www.ojim.fr/france-2-retour-sur-une-manipulation-par-limage/

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Nouveau record pour le chômage en Espagne

Le chômage en Espagne a atteint un nouveau record historique au dernier trimestre 2012, à plus de 26% des actifs et plus de 55% chez les jeunes, alors que le pays reste plongé dans la récession et soumis à un effort de rigueur sans précédent.

 

 

Sur le dernier trimestre de l’année, le taux de chômage a bondi d’un point et les prévisions du gouvernement, à 24,6% pour la fin 2012, sont largement dépassées. A la fin décembre, l’Espagne comptait 5.965.400 chômeurs, soit 187.300 de plus qu’au trimestre précédent, a annoncé l’Institut national de la statistique (INE). 26,02% des actifs sont désormais sans emploi, contre 25,02% un trimestre plus tôt.

L’aggravation du chômage est particulièrement dramatique chez les jeunes, avec 55,13% de la tranche d’âge 16-24 ans sans emploi, contre 52,34% trois mois plus tôt. Le nombre de foyers dont tous les membres actifs sont au chômage augmente lui aussi et atteint 1.833.700, soit 95.800 foyers de plus qu’à la fin septembre et plus d’un foyer espagnol sur dix.

Cette nouvelle poussée du chômage s’ajoute à l’aggravation probable de la récession dans laquelle est plongée la quatrième économie de la zone euro depuis la fin 2011. Selon les prévisions de la Banque d’Espagne, le Produit intérieur brut (PIB) du pays pourrait se replier de 0,6% entre octobre et décembre, soit le recul le plus marqué sur un trimestre depuis plus de trois ans. Sur l’ensemble de 2012, le recul du PIB pourrait atteindre 1,3% selon la Banque d’Espagne, soit légèrement moins que prévu par le gouvernement (-1,5%).

Afin de réduire son lourd déficit public, l’Espagne a lancé un vaste programme de rigueur visant à récupérer 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014, dont 39 milliards en 2013, ce qui rend très compliqué le retour à la croissance et à l’emploi. Les mesures annoncées incluent des hausses d’impôt, dont la TVA depuis le 1er septembre, des coupes salariales dans la fonction publique, une baisse des allocations chômage et des réductions budgétaires dans les secteur de la santé et de l’éducation.

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a dû admettre que le pays resterait en récession en 2013, prévoyant un recul de 0,5% du PIB. Mais ce chiffre reste optimiste par rapport aux attentes des analystes et des organismes internationaux. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit ainsi un recul de 1,5% cette année.

Parmi les 17 régions autonomes d’Espagne, l’Andalousie, dans le sud, reste la plus frappée, avec plus de 37,52% des actifs au chômage. La plus épargnée est le Pays Basque, riche région du nord de l’Espagne, avec 16,16% de chômeurs. La région de Madrid et la Catalogne, les deux poids lourds du pays, sont celles où l’aggravation du chômage est la plus nette.

Par branche d’activité, les services perdent le plus d’emplois (305.600), suivis par la construction (62.900) et l’industrie (58.500).

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1567795/2013/01/24/Nouveau-record-pour-le-chomage-en-Espagne.dhtml

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Niger : les forces spéciales protégeront les mines d’uranium d’Areva

Si vous aviez encore des doutes sur toute cette mascarade,ce qui suit devrait définitivement les faire disparaître,de voir où sont les priorité et n’oublions pas une chose, l’Uranium: Il n’y en aura bientôt plus pour tout le monde…!,alors bienvenue dans la course à l’uranium l’échalotte….!

Le site minier d'Arlit exploité par Areva au Niger, attaqué par Aqmi le 16 septembre 2010. Quatre otages français sont toujours détenus.

Le commandement français des opérations spéciales va envoyer des commandos et du matériel pour protéger les sites miniers d’Areva au Niger. Du jamais-vu!

De manière très inattendue, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son accord en début de semaine à une innovation majeure : dans un délai très rapide, le COS (commandement des forces spéciales) viendra renforcer la sécurité des principaux sites d’exploitation d’uranium de l’entreprise française Areva au Niger, à Imouraren, ainsi qu’à 80 kilomètres de là à Arlit, où cinq des actuels otages français du Sahel avaient été capturés par la katiba du chef radical islamiste Abou Zeid en septembre 2010.

Jusqu’à présent, les forces spéciales françaises ne participaient pas directement à la sécurité d’intérêts privés. Des fusiliers marins n’appartenant pas aux unités de commandos marine intégrées au commandement des opérations spéciales participent néanmoins à la sécurité de navires – notamment des thoniers – naviguant dans les zones infestées de pirates, dans l’océan Indien et dans le golfe de Guinée.

Facteurs de risque accrus

La décision d’accorder la protection des forces spéciales à Areva a été prise à la suite de la tentative de sauvetage ratée de l’otage de la DGSE Denis Allex en Somalie, mais aussi après la prise d’otages d’In Amenas en Algérie. Les autorités françaises sont persuadées que ces deux événements s’ajoutant au lancement de l’opération Serval au Mali ont considérablement accru les facteurs de risque sur les installations françaises, y compris industrielles et minières, dans la région.

L’extraction d’uranium au Niger est absolument stratégique pour Areva, aussi bien pour l’alimentation des centrales nucléaires françaises que pour la vente de cette précieuse matière à ses clients étrangers. Facteur aggravant, selon le gouvernement français et l’entreprise : elle doit accroître son personnel de façon considérable pour exploiter une nouvelle mine, ce qui fera passer ses effectifs de 25 personnes à plus de 300.

La victoire d’EPEE

Voici plusieurs mois que les principales entreprises françaises de sécurité privées, qui emploient essentiellement d’anciens militaires, lorgnaient sur le juteux contrat qu’Areva se préparait à passer. Il s’agissait, selon nos informations, de remplacer la société actuellement chargée de ce contrat de protection, EPEE, que dirige Jacques Hogard. Un appel d’offres avait été lancé par la direction de la protection du groupe Areva, que dirige le général Jean-Michel Chéreau. Selon nos sources, ni le gouvernement français ni l’entreprise n’avaient fait valoir de grief à l’égard d’EPEE après l’enlèvement de ses employés à Arlit. Toutes les entreprises de la place attendaient l’ouverture des enveloppes de l’appel d’offres, auquel les sociétés Amarante, Eris, Géos, Opos, Risk & Co, Scutum Security First, entre autres, avaient répondu. Le marché visait à fournir, pour 4 millions d’euros par an, seize personnels de sécurité français expatriés, destinés à encadrer des équipes locales… Un bon connaisseur de ce dossier nous a précisé qu’Areva entendait faire réduire les coûts de ces prestations, mais que plusieurs entreprises soumissionnaires intégraient la reprise des personnels d’EPEE dans leurs propositions.

Confirmation de la Défense

À la suite de l’enlèvement des employés d’Areva, la société EPEE avait fait savoir que la sécurité d’Areva sur place devrait être renforcée par des forces militaires nigériennes et des forces spéciales françaises. C’est la solution que le gouvernement de François Fillon avait refusée et que celui de Jean-Marc Ayrault vient d’accepter. Une analyse de la situation régionale a fait valoir que l’évolution globale de la situation sécuritaire dans le Sahel nécessite une vigilance accrue dans toutes les installations sensibles employant des expatriés. Les forces spéciales françaises n’interviendront pas gratuitement, et Areva se verra présenter une facture, sans doute assez salée. Contactée le 23 janvier, EPEE n’a pas rappelé Le Point. Mais verra sans aucun doute son contrat renouvelé. Areva nous a dit « ne pas répondre aux questions relatives à sa sécurité ». Une source au ministère de la Défense a confirmé l’envoi de forces spéciales au Niger pour sécuriser les sites d’Areva, mais s’est refusée à toute autre précision.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/niger-les-forces-speciales-protegeront-les-mines-d-uranium-d-areva-23-01-2013-1619466_53.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Volcanisme:un nouveau type éruptif?

Nouveau-type-eruptif

 

Jusqu’à maintenant, on considérait généralement que les éruptions se divisaient en deux catégories ; elles étaient soit explosives, soit effusives. Toutefois, une étude récente montre que certains événements éruptifs pourraient bien appartenir à un nouveau type intermédiaire, ni vraiment explosif, ni vraiment effusif.
Ce nouveau type éruptif se trouverait au fond de l’océan. On le sait depuis longtemps, c’est là que se produisent – souvent très discrètement – la plupart des éruptions qui sont aussi les moins étudiées à cause de la difficulté évidente de les atteindre. Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises, nous sommes capables d’envoyer des robots sur Mars, mais nous ne sommes pas fichus de savoir ce qui se passe au fond des mers sur notre propre planète !

 

En conséquence, la seule solution pour étudier les éruptions sous-marines est de recueillir et d’analyser les matériaux qui arrivent à la surface, comme ce fut le cas à El Hierro (Iles Canaries) il y a quelques mois.

 

Un document récemment publié dans la revue Nature Geo Sciences laisse entendre que certaines éruptions sous-marines ne sont ni effusives, ni explosives car elle produisent « une mousse (=écume) volcanique capable de flotter ».

 

Ces morceaux d’écume parviennent à traverser la couche d’eau qui les surmonte et à atteindre la surface pour y flotter jusqu’au moment ils se saturent en eau et retombent au fond de l’océan, ou bien parviennent à atteindre le rivage, poussés par les vagues. L’éruption n’est pas explosive car il ne se produit pas de fragmentation. Elle n’est pas effusive non plus, car il n’y a pas de coulée de lave. Au lieu de cela, on assiste à la libération de grosses gouttes d’écume de ponce qui refroidissent en montant vers la surface.

 
Cette activité – baptisée ‘Tangaroan’ par les scientifiques qui l’ont étudiée – a été observée sur des dépôts de téphra laissés par le volcan sous-marin Macauley dans les Iles Kermadec, au nord de la Nouvelle Zélande. Il ne faudrait pas oublier que les volcans Havre et Raoul se trouvent dans cette région ; le premier nommé est tenu pour responsable de la nappe de ponce observée à la surface de l’océan il y a quelques mois.

 
Les scientifiques néo-zélandais et britanniques ont étudié les matériaux émis par le volcan Macauley au cours d’une éruption importante il y a environ 6100 ans. La majeure partie de la caldeira se trouve au fond de l’océan, à l’exception de l’Ile Macauley. Cette situation a permis aux chercheurs d’étudier à la fois la ponce qui s’est déposée sur l’île et celle recueillie sur le plancher de la caldeira. Ils ont ensuite étudié la densité, la forme et la taille des bulles présentées par ces matériaux. Ils ont découvert que la ponce en provenance du plancher océanique était bien différente de celle recueillie sur l’Ile Macauley. La première présentait une plage de densité beaucoup plus large, de 0.20à 0.5 g/cm3, contre environ 0.4 g/cm3 pour la ponce sur l’île. Les éléments du plancher avaient aussi une texture différente, avec beaucoup de bulles de forme régulière dans les éléments à faible densité. Avec l’augmentation de la densité, les bulles devenaient plus allongées. Dans la mesure où ces différentes textures se trouvent toutes dans le même morceau de ponce, cela signifie que l’on n’a pas affaire à différents styles éruptifs, mais à une modification de ce morceau pendant son refroidissement. Ces différences de forme et de densité dans un même élément ne s’observent pas dans les ponces produites pendant des événements de type explosif.

 
Pour expliquer ce processus éruptif, les scientifiques pensent que le matériau volcanique est émis sous forme de lave qui s’échappe goutte à goutte pour ensuite flotter (voir illustration ci-dessous). D’une part, ces gouttes ne se fragmentent pas dans le conduit éruptif comme pendant les éruptions explosives ; d’autre part, elles sont trop légères pour donner naissance à des coulées de lave qui s’étireraient au fond de l’océan.

 

Il ne fait aucun doute que cette étude est intéressante. Elle montre qu’il reste beaucoup à faire pour comprendre le processus des éruptions sous-marines. Je suis malgré tout surpris de constater qu’il n’est fait nulle part mention de la pression de l’eau qui, à ces profondeurs, est très importante et influe certainement sur la forme et la taille des matériaux émis.

CLAUDE GRANDPEY

http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2013/01/23/un-nouveau-type-eruptif-2/

 

 

 
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Publié par le 24 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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