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Les méfaits du bisphénol A prouvés in vitro….

20 Jan

Une équipe française, menée par le Pr René Habert, a mis en évidence des effets néfastes sur la reproduction humaine.

 

 

Une équipe de chercheurs français a prouvé pour la première fois en laboratoire les méfaits du bisphénol A sur la reproduction masculine humaine. Ce produit, qui est très utilisé comme revêtement interne des canettes et des boîtes de conserve, est déjà interdit dans les biberons et le sera totalement pour tous les contenants alimentaires en 2015.

Une étude épidémiologique menée en Chine sur des ouvriers produisant les résines de bisphénol A avait montré que le produit avait des effets néfastes sur la reproduction. L’étude française conduite en laboratoire prouve désormais que même de très faibles doses de bisphénol A entraînent des défauts du développement des organes sexuels masculins, en inhibant la production de testostérone.

«Nous avons pu mener l’expérience à bien car nous sommes les seuls au monde capables de maintenir en vie des fragments de testicules fœtaux humains dans une boîte de culture», explique le Pr René Habert, principal auteur de l’étude publiée dans la revue PLOS One .

Les chercheurs du laboratoire de Fontenay-aux-Roses (Inserm, CEA, université Paris-Diderot) ont constaté que les fragments de testicules de fœtus placés dans un milieu contenant du bisphénol A secrétaient moins de testostérone que ceux non exposés au produit. «Cette émission de testostérone par le testicule est cruciale lors du développement du fœtus car elle entraîne la masculinisation des organes sexuels, qui en absence d’hormones se différencient en organes génitaux féminins», explique René Habert.

Défauts congénitaux

Les perturbations dues au bisphénol A ont été observées à partir d’une concentration très faible, de seulement 2 mg par litre, ce qui correspond à la teneur moyenne de ce produit dans l’ensemble de la population. Chez l’homme, une baisse de la production de testostérone lors de la phase fœtale peut entraîner des défauts congénitaux, comme l’hypospadias et le cryptorchidisme, qui résultent d’une masculinisation incomplète des organes sexuels. Ces deux anomalies nécessitent une intervention chirurgicale après la naissance.

Pour René Habert, on ne peut pas exclure que le bisphénol A puisse être l’une des causes de la diminution du nombre de spermatozoïdes produits à l’âge adulte ainsi que de l’augmentation de la fréquence du cancer testiculaire observée depuis quelques décennies.

Autre résultat clé, les analyses ont montré que les testicules humains étaient plus sensibles au bisphénol A que ceux des souris et des rats, qui sont couramment utilisés lors des processus d’autorisation réglementaire des produits chimiques.

LIRE AUSSI:

» Une nouvelle étude confirme les effets nocifs du bisphénol A

» Le bisphénol A interdit dans les contenants alimentaires

» Cancer: les perturbateurs endocriniens sur la sellette

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/01/18/19709-mefaits-bisphenol-prouves-in-vitro

 

 

 
1 commentaire

Publié par le 20 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Une réponse à “Les méfaits du bisphénol A prouvés in vitro….

  1. Anchorète

    20 janvier 2013 at 13 h 48 min

    Ce n’est pas un scoop.

    Le Pr René Habert sait peut-être mieux communiquer que le Pr Claude Reiss d’ANTIDOTE-EUROPE..
    .
    En novembre 2005, l’association Antidote-Europe a effectué des tests de toxicogénomique du BPA sur des gènes impliqués dans des mécanismes de réparation de l’ADN, de la division cellulaire, de réponse aux divers stress environnementaux, de réponse aux hormones, de développement du système nerveux, etc. Une perturbation de l’expression de ces gènes indique que les cellules s’engagent dans des voies pathologiques telles que cancer, maladies neurodégénératives, perturbations hormonales …

    Sommairement, les résultats indiquent que le BPA empêche les cellules nerveuses de s’opposer au stress oxydatif, à la cancérisation, à la prolifération, à la stimulation hormonale, à exercer le contrôle de qualité du repliement des protéines. En particulier, le BPA divise par 4 la sensibilité de ces cellules aux androgènes, ce qui a des implications importantes sur la fertilité masculine.

     

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