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Archives du 17 janvier 2013

59.780: c’est le nombre d’entreprises qui ont déposé le bilan en 2012!

La société Altares a recensé 59.780 défaillances l’année dernière. Le record de 2009 n’a pas été battu. Cette année-là, 62.300 entreprises avaient dû se résigner à déposer le bilan. L’industrie a bien résisté, le nombre de défaillances ayant même reculé de 1% par rapport à 2011.

 

 

Le record de défaillances n’a pas été battu en 2012. Selon la société Altares, 59.780 défaillances ont été observées l’année dernière, concernant au total 245.300 emplois. Un nombre qui a crû de 2,7% en un an, mais qui est surtout à comparer aux 62.300 défaillances déplorées en 2009, année au cours de laquelle la France a connu la récession la plus importante de son histoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cette année-là, le PIB avait reculé de 2,6%.

Mais dans le détail, les entreprises de 1 à 5 salariés ont connu une année 2012 «compliquée», avec 26.500 procédures collectives, soit 10% de plus qu’en 2011. «Le dernier trimestre est plus sévère encore avec une augmentation de 17%», observe Altares. Les PME de plus de 50 salariés affichent, à l’inverse, une «vulnérabilité essentiellement concentrée sur le premier semestre». Au total, 482 d’entre elles ont connu un redressement ou une liquidation judiciaire en 2012, soit 18% de plus qu’en 2011, et 80 contre 98 ont bénéficié d’une sauvegarde soit 18% de moins qu’en 2011.

Des difficultés anciennes

Le nombre de redressements judiciaires ou de liquidations judiciaires prononcés sur des sociétés de plus de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires recule de près de 9% en 2012 avec 145 ouvertures de procédures. Les deux tiers de ces grosses défaillances concernent essentiellement des manufacturiers et des grossistes. «Nombre d’entre eux présentaient des difficultés déjà anciennes; 20% n’avaient d’ailleurs pas publié de bilan depuis au moins 2009, signal généralement d’une volonté de masquer une situation délicate. 60% de ces grosses défaillances ne parvenaient pas à dégager une rentabilité sur leur coeur de métier. Le quart d’entre elles présentaient des fonds propres négatifs et près de la moitié une trésorerie négative», constate Altares.

Heureuse surprise, l’industrie a offert davantage de résistance que les autres secteurs. Les défaillances d’industriels reculent de 1% en 2012 après une baisse en 2011 et en 2010. En revanche, la plupart des autres secteurs ont souffert. C’est notamment le cas dans les services aux entreprises (+2,4%), le transport et la logistique (+11%), les métiers de l’information et de la communication (+15%), l’action sociale et santé humaine (+10%).

Fortes disparités géographiques

Si 2009 est le marqueur fort de l’épisode douloureux de la crise, toutes les régions avaient, depuis, entamé une diminution du nombre des défaillances sans pourtant retrouver les niveaux de 2007. Un constat qui exclut la Picardie. Cette région n’a cessé d’enregistrer chaque année une dégradation. En 2012, le nombre de défaillances a encore bondi de 12% pour atteindre un nouveau record de sinistres avec plus de 1.700 dépôts de bilan.

Sept autres régions ont enregistré des records de défaillances. Il s’agit de la Basse-Normandie (1.191 cas), la Haute-Normandie (1.367), le Centre (2.194), Midi-Pyrénées (2.571) et Languedoc-Roussillon (3.340). «Dans ces régions, le nombre de dépôts de bilan évolue peu depuis 2009 mais la hausse constatée en 2012, quoique contenue entre 2% et 5%, conduit à établir de nouveaux records de sinistralité», précise Altares qui note aussi la mauvaise orientation de Bourgogne (+12% à 1.416) et Champagne (+19% à 1.061).

À l’inverse, l’Alsace et la Bretagne font preuve d’une bonne résistance avec une baisse du nombre de dépôts de bilan respectivement de 1% et 2%.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130117trib000743116/59.780-c-est-le-nombre-d-entreprises-qui-ont-depose-le-bilan-en-2012.html

 

 

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Paris : il a habité 15 ans dans un « placard à balais » d’1,56m² loué 330 euros par mois!

 

C’est la fondation Abbé Pierre qui a repéré cette situation indécente. Un homme âgé d’une cinquantaine d’année vivait depuis 15 ans dans un logement minuscule de seulement 1,56 m² de surface habitable. Comble : le local mansardé lui était pourtant loué pour la somme de 330 euros par mois par sa propriétaire. Indignée, la fondation Abbé Pierre a alerté RTL. Employé intérimaire, le locataire ne disposait pas de revenus suffisant pour trouver un meilleur lieu de vie.

La pièce a fait l’objet d’un arrêté préfectoral de « mise en demeure d’y faire cesser l’occupation aux fins d’habitation » et est désormais fermée. Il est bien sur illégal de louer une telle surface, mais cette interdiction n’a pas effrayé les trois agences immobilières qui ont gérer ce bien au cours des années.

Fin janvier, un jugement devrait obliger la propriétaire à reloger le locataire dans un appartement « adapté à ses besoins ».

Cette affaire est l’occasion pour la Fondation Abbé Pierre d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les difficultés immobilières à Paris et en particulier le problème de la location frauduleuse de minuscules appartements. La surface minimale habitable autorisée à la location est de 9m².

 http://www.atlantico.fr/pepites/paris-habite-15-ans-logement-156m%C2%B2-loue-330-euros-mois-609673.html#oZBgPT8bXiooimfF.99

 

 

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les OGM, bientôt subventionnés au nom de la lutte contre le réchauffement ?

Les engrais industriels contenant de l’azote émettent un gaz à effet de serre extrêmement puissant, qui contribue au dérèglement climatique. Une firme californienne a mis au point des plantes OGM capables de limiter ces émissions de gaz. Le procédé vient d’être homologué par l’Onu. Les entreprises, telles Monsanto, qui développeront ces OGM, à grand renfort de pesticides, pourront bénéficier de financements estampillés « climat ».

 

 

L’entreprise Arcadia Biosciences, basée en Californie, a mis au point un procédé permettant, selon elle, aux plantes de mieux « fixer » l’azote, très présent dans les engrais industriels et fortement émetteur de gaz à effet de serre. Mais pour rejeter moins d’azote dans l’atmosphère, ces plantes sont modifiés génétiquement. Ce procédé, dénommé « Nitrogen Use Efficiency » (NUE), vient d’être homologué, le 19 décembre dernier, par le Conseil exécutif du mécanisme de développement propre (MDP) qui dépend de l’Onu.

Or, ce mécanisme est censé favoriser les investissements des entreprises des pays industrialisés dans des technologies moins polluantes en leur accordant en échange des « droits à polluer ». Concrètement, cela signifie que les plantations agricoles où auront été semées des plantes génétiquement modifiées par ce procédé, pourront obtenir des certificats de réduction d’émissions de gaz à effets de serre valorisables sur les marchés du carbone. Une entreprise investissant dans ces OGM pourra donc en bénéficier.

Réduire l’usage d’engrais azotés

Pour se justifier, Arcadia met en avant l’impact majeur de l’agriculture sur les émissions de gaz à effet de serre. Les engrais industriels contenant de l’azote génèrent du protoxyde d’azote lorsqu’ils sont épandus dans les champs. Le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre 275 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, avec une durée de vie de 120 ans. Ce gaz, principalement émis par l’agriculture, provient « essentiellement de la transformation des produits azotés (engrais, résidus de récolte…) dans les sols agricoles » explique l’Inra, l’Institut national de recherche agricole. Les semences OGM d’Arcadia Bioscience sont donc supposées réduire l’usage d’engrais azotés.

Développées en collaboration avec l’université des sciences de la forêt et de l’agriculture de Ningxia (Chine), ces semences génétiquement modifiées ont déjà été testées en plein champs en Chine. La firme a signé des accords avec Monsanto pour une exploitation de cette technologie sur le colza (2005), avec DuPont sur le maïs (2008), avec Vilmorin sur le blé (2009), avec United State Sugar Corporation sur la canne à sucre (2012) et avec SESVanderHave sur la betterave à sucre. Les premières semences sont attendues pour 2016, annonce l’entreprise.

Une technique de greenwashing ?

Monsanto, DuPont, Vilmorin, les plus grandes firmes semencières sont sur les rangs. Et ce n’est pas un hasard selon Christophe Noisette de l’association Inf’OGM qui relève que « les variétés utilisant la technologie NUE sont des variétés hybrides génétiquement modifiées nécessitant de nombreux pesticides ». L’association Attac France dénonce de son côté une décision qui « cherche à redorer le blason et étendre l’usage des OGM sous couvert de lutte contre le changement climatique, tout en offrant de nouveaux échappatoires à des industriels et pays du Nord qui refusent de réduire leurs propres émissions ».

Les MDP semblent en effet avoir permis aux industriels d’engranger des sommes importantes pour des réductions d’émissions de gaz à effets de serre largement fictives. Ces mécanismes ont généré 215 milliards de dollars d’investissement en moins de dix ans ce qui en fait le plus grand marché de compensation carbone. Mais rares sont les communautés locales qui bénéficient de ces financements estampillés « climat », comme Basta ! avait pu le démontrer dans le domaine du recyclage notamment [1]. Pour l’association Inf’Ogm, « la solution au changement climatique passera par une modification importante et radicale des pratiques culturales et non par une technique qui n’a pour but que de donner une image plus verte à l’agriculture intensive et industrielle ».

Sophie Chapelle pour Bastamag

@Sophie_Chapelle sur twitter

 

 

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les confessions des espions du Shin Beth secouent Israël

Dans <i>The Gatekeepers</i>, les témoignages de six anciens chefs du Shin Beth sont entrecoupés d'images d'archives et de reconstitutions. Crédit photo: Sony Pictures

Dans un documentaire, The Gatekeepers, sélectionné pour les Oscars, d’anciens chefs du service de renseignement dévoilent leurs méthodes et jugent que la répression face aux Palestiniens mène à l’impasse.

Correspondant à JérusalemIls ne sont ni des pacifistes ni des idéalistes, mais des professionnels du renseignement et de l’action. Aucun n’a jamais laissé de scrupules moraux interférer avec ses décisions, ni n’a reculé devant des méthodes expéditives pour lutter contre l’activisme palestinien. 

Pourtant, tous reconnaissent que la politique sécuritaire israélienne dans les Territoires occupés n’est pas viable à long terme. «Ce n’est que de la tactique, pas de la stratégie», résume l’un d’entre eux. Ils savent d’autant mieux de quoi ils parlent qu’ils ont été depuis trente ans les principaux responsables de sa mise en œuvre.

Le documentaire «Les Gardiens» (The Gatekeepers dans sa version anglaise), du réalisateur israélien Dror Moreh, est un film basé sur les témoignages des six anciens chefs du Shin Beth, le service de renseignement intérieur israélien: Avraham Shalom, Yaakov Peri, Carmi Gillon, Ami Ayalon, Avi Ditcher et Yuval Diskin.

Entrecoupés d’images d’archives, ou d’étonnantes reconstitutions dynamiques réalisées à partir de photos d’époque, leurs témoignages constituent un document exceptionnel, qui va à l’encontre de beaucoup d’idées reçues et pose avec une acuité nouvelle la question de l’occupation des Territoires Palestiniens par Israël.

«Dans la guerre contre le terrorisme, il n’y a pas de morale»

Ces hommes portent un regard froid de professionnels sur leurs propres actions. Ils n’occultent rien de leurs méthodes: recrutement d’informateurs, emploi de techniques d’interrogatoires relevant de la torture, assassinats ciblés, qu’ils considèrent comme justifiées par leur mission.

«Dans la guerre contre le terrorisme, il n’y a pas de morale», souligne Avraham Shalom. Cet homme aux allures de paisible retraité avait pourtant été obligé de démissionner après le scandale du bus 300 en 1984, lorsque la presse avait révélé que deux des Palestiniens qui avaient détourné le car et ses passagers avaient été froidement assassinés après l’assaut des commandos israéliens, et alors qu’ils étaient déjà prisonniers. «Le problème, c’était qu’il y avait des journalistes», dit seulement Avraham Shalom.

 

 

 Le film évoque les assassinats ciblés, avec des images effrayantes de bombes qui explosent silencieusement sur des films en noir et blanc tournés par des drones au dessus de Gaza. «Il y a parfois très peu de temps pour prendre une décision, alors que l’on est capable de tuer comme ça, en un instant», dit Carmi Gillon.

Il aborde aussi la grave crise traversée par le Shin Beth dans les années 1990, lorsque le service se révèle incapable de prévenir l’assassinat d’Itzhak Rabin. Les anciens chefs du service évoquent leur désarroi devant la clémence dont ont bénéficié depuis les activistes d’extrême-droite de la Jewish Underground, dont l’idéologie a inspiré l’assassin du premier Ministre, et qui projetaient de faire exploser le Dôme du Rocher à Jérusalem.

«On doit discuter avec tout le monde»

Mais le plus troublant reste la conclusion qu’ils tirent de leur expérience. Ces hommes qui ont passé toute leur carrière à rassembler, analyser et exploiter tous les renseignements possibles sur les Palestiniens, et à monter des opérations clandestines visant à décapiter les organisations d’activistes, arrivent tous au même constat: «On gagne toutes les batailles mais on perd la guerre». La répression n’est pas la solution.

«Nous nous contentons de maintenir les flammes au plus bas niveau possible, afin de permettre au gouvernement de prendre des décisions. Mais nous n’avons jamais réglé le problème», dit l’un d’eux.

Aucun d’entre eux n’a une vision très optimiste du futur. Et tous admettent continuer à réfléchir après leur retraite. «À la fin, on finit par devenir un peu de gauche», plaisante Yaakov Peri. Ils sont en faveur de négociations, sans exclure personne, y compris le Hamas. «On doit discuter avec tout le monde, c’est un principe de base dans notre métier», dit l’un d’eux.

Certains sont déjà allés plus loin que les autres et ont tiré les conséquences de leurs réflexions. Ami Ayalon avait en 2002, en pleine Intifada, élaboré un plan de paix avec l’intellectuel Palestinien Sari Nusseibeh. Plus récemment, Yuval Diskin s’est opposé aux préparatifs d’action militaire de Nétanyahou contre l’Iran et a donné ces dernières semaines plusieurs interviews où il décrit le premier ministre comme un dangereux irresponsable. La sortie du film en pleine campagne électorale a déjà fait beaucoup de bruit en Israël. Il a été sélectionné en finale des Academy Awards, par le festival de Sundance, et figure parmi les favoris pour l’Oscar du meilleur documentaire.

http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/17/01003-20130117ARTFIG00431-les-confessions-des-espions-du-shin-beth-secouent-israel.php

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Deutsche Telekom va supprimer 1.200 emplois en Allemagne

 

Le géant allemand des télécommunications Deutsche Telekom prévoit de supprimer 1.200 postes dans ses services administratifs en Allemagne d’ici le 30 juin, a déclaré jeudi un porte-parole du groupe à l’AFP, confirmant des informations de presse.

Les services du personnel, de la comptabilité, du contrôle et du marketing, où existent de multiples redondances depuis le regroupement des filiales T-Home et T-Mobile sous un même toit en 2010, sont notamment concernés par ce plan uniquement basé sur des départs volontaires et qui va permettre d’économiser 100 millions d’euros par an, a ajouté le porte-parole.

Ces suppressions de postes s’ajoutent à un plan déjà annoncé de réduction d’environ 40% des effectifs administratifs du siège du groupe à Bonn (ouest) d’ici à 2015, soit 1.300 postes de moins.

Le groupe emploie environ 75.000 salariés en Allemagne, et plus de 230.000 dans le monde.

Le patron de Deutsche Telekom René Obermann et son successeur à partir du 1er janvier 2014, l’actuel directeur financier du groupe Timotheus Höttges, cherchent à économiser partout au sein du groupe, notamment sur les coûts du personnel, afin de dégager des moyens supplémentaires pour étendre le réseau haut débit en Allemagne.

Le groupe a prévu d’investir 30 milliards d’euros au cours des trois prochaines années, essentiellement dans l’extension du réseau haut débit en Allemagne.

Afp

 

 

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Nokia restructure,300 emplois supprimés et 10 000 d’ici fin 2013….

 Le fabricant finlandais de téléphones portables Nokia a annoncé jeudi une restructuration de sa branche technologies de l’information qui se traduira par 300 suppressions d’emplois au maximum.

Dans le cadre des changements prévus, Nokia prévoit de transférer certaines activités et jusqu’à 820 employés à HCL Technologies et TATA Consultancy Services, a précisé le groupe dans un communiqué.

La majeure partie des emplois concernés est en Finlande.

Le groupe a indiqué vouloir accroître sa productivité, réduire ses coûts et créer une branche technologies de l’information adaptée pour la taille et l’envergure actuelle de Nokia.

Ces mesures font partie d’un plan, annoncé en juin, de 10.000 suppressions d’emplois d’ici à fin 2013, dans l’espoir de juguler les pertes de l’ancien numéro mondial un des téléphones portables.

Nokia, en difficulté depuis qu’il s’est laissé distancer dans les smartphones par Apple ou Samsung, doit publier ses résultats annuels le 24 janvier. Il en a déjà dévoilé une petite partie le 10 janvier, faisant état de ventes encourageantes de portables.

Afp

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Israël recrute une « armée de blogueurs » pour combattre les sites anti-sionistes

 

Le plan médias d’Israël que Ha’aretz révélait jeudi passé est déjà en bien lancé.

Selon Ha’aretz :

« Le groupe de travail sera également chargé de la réparation des dommages causés à l’image d’Israël à l’étranger à la suite de l’opération de Gaza. (…) Le gouvernement examine également plusieurs idées pour accroître l’aide à la population civile palestinienne, y compris en permettant à plus de Palestiniens blessés par des frappes militaires pour les hôpitaux israéliennes et la mise en place d’hôpitaux de campagne dans la bande de Gaza. »

Et voilà ce matin, dans le Metro, pouvait-on lire en première page :

« …le chef du gouvernement israélien s’est dit profondément préoccupé par les souffrances causées aux civils, qui représentent au moins la moitié des victimes, de source médicale palestinienne. Israël a d’ailleurs ouvert un hôpital de campagne à la frontière de la bande de Gaza pour prendre en charge les malades et blessés du petit territoire palestinien et éventuellement faciliter leur évacuation vers des établissements de l’Etat hébreu, selon les autorités.»

Article d’Ha’aretz :

« Les responsables israéliens croient que, après que les combats aient cessé et que les journalistes étrangers soient autorisés à entrer sur le territoire, ce sentiment négatif envers Israël ne fera que croître en même temps qu’émergera la vision complète des destructions. »

Très bien joué : le retrait de l’armée d’Israël tombe juste le jour de l’investiture d’Obama, et toute les reportages sur Gaza seront éclipsé par cet événements ; un peu le même truc que pour la rupture de la trêve par Israël, le jour même de l’élection d’Obama. Et si il y a un incident lors de l’investiture, alors ce sera parfait.

« L’objectif est de permettre à l’Autorité palestinienne, ainsi qu’aux entités Arabes et internationales, de diriger les efforts de reconstruction et de financement, en leur donnant ainsi le crédit de la réhabilitation de la bande de Gaza à la place du Hamas ou l’Iran » (Article de Ha’aretz)
Là non plus, ça n’aura pas manqué : Le roi saoudien annonçait aujourd’hui une aide d’1 milliard de dollars pour Gaza – soulignant la parfaite coordination entre le régime sioniste et le régime saoudien

Aujourd’hui, le même quotidien Haaretz (article ci-dessous) rapporte qu’Israël recrutait une « armée » d’internautes pour faire passer sa prose dans les commentaires des blogs anti-sionistes.

On a déjà bien remarqué d’ailleurs une réelle occupation des commentaires dans les forums des grands médias par des sionistes répétant toujours le même discours (Israël se défend – Israël a eu trop de patience – le Hamas utilise des boucliers humains)

Bien sur tout ceci est écoeurant de cynisme – mais en même temps cela nous révèle le talon d’Achille d’Israël : non, les manifestation ne sont pas vaines, la révulsion des citoyens du monde face aux crimes d’Israël (et face au silence complice de leurs propres dirigeants) importe manifestement au régime sioniste, au point qu’il doive établir un authentique ‘plan de guerre’ pour ce front-là.

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Israël recrute une « armée de blogueurs » pour combattre les sites anti-sionistes

Cnaan Liphshiz
Haaretz 19/01/2009

Le « ministère à l’absorbtion des immigrants » [« Immigrant Absorption Ministry », et non, Israël n’est pas une colonie] a annoncé ce dimanche qu’il avait mis en place d’une « armée de blogueurs », qui doit être composée d’Israéliens qui parlent une deuxième langue, pour représenter Israël dans des « blogs anti-sionistes » en anglais, français, espagnol et allemand.

La première bénévole de ce programme a été Pitousi Sandrine, 31 ans, de Kfar Maimon, situé à cinq kilomètres de la bande de Gaza. « J’ai entendu parler du projet à la radio et j’ai décidé de le rejoindre parce que je suis au milieu du conflit », dit-elle.

Avant de raccrocher le téléphone prématurément suite à une alerte rouge, Pitousi, qui a immigré en Israël à partir de la France en 1993, a dit qu’elle avait une certaine expérience en relations publiques venant de la gestion d’une entreprise de production.

« Pendant la guerre (sic), nous avons cherché une façon de contribuer à l’effort», a déclaré à Haaretz le directeur général du ministère, Erez Halfon. «Nous nous sommes tournés vers cet immense réservoir de plus de un million de personnes avec une deuxième langue maternelle. »

D’autres langues pour lesquelles les blogueurs sont recherchés sont notamment le russe et le portugais.

Halfon a déclaré que les volontaires qui enverraient leur coordonnées au ministère seront enregistrés en fonction de la langue, et puis passée au « département média » du Ministère des Affaires étrangères, dont le personnel dirigera les volontaires vers les sites Web jugés « problématiques ».

http://fr.sott.net/article/12653-Israel-recrute-une-armee-de-blogueurs-pour-combattre-les-sites-anti-sionistes

 

 

 
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Publié par le 17 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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