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Archives du 4 janvier 2013

ALERTE TOUS LES VOYANTS AU ROUGE AU REACTEUR N°2 DE FUKUSHIMA

Depuis le 2 Novembre de nombreux veilleurs de Fukushima observaient des évènements étranges dans le réacteur N°2 comme notre confrère

Trifouillax du blog de Gen4 qui écrivait :

L’iode 131 a toujours été signalé dans un endroit ou un autre du Japon

S’il n’y avait pas de criticité, il n’y aurait pas non plus d’iode 131. Or, ce radio-nucléide a été retrouvé en permanence au Japon. En fait, il n’a jamais complètement disparu, ce qui aurait du être le cas quelques semaines au plus après la fusion initiale du combustible.

La vérité crue : Tepco n’a jamais repris le contrôle sur le combustible !

Certains commentateurs, dont vos serviteurs, s’époumonaient depuis longtemps à le répéter à qui voulait bien écouter. L’opérateur et les autorités tentaient d’étouffer au mieux cette triste constatation mais quelque chose a finalement du les pousser à enfin faire cette communication. Voyons, quel peut être l’élément déclencheur de cette révélation soudaine ?

Tepco aurait retrouvé, à part le Xénon-133, un autre élément prouvant une criticité résiduelle entretenue depuis le 12 mars

Selon une source non officielle (main d’œuvre sous-traitante sur le site), Tepco aurait annoncé à la JAEA qu’un autre radio-nucléide similaire au radio-Xénon et confirmant cette fois-ci une criticité entretenue depuis le phénomène de fusion des cœurs aurait également été retrouvé dans les gaz prélevés à la sortie du confinement de l’unité n°. 2. (Vidéo, 1:24, Anglais) . Tepco aurait demandé à la JAEA de réviser la situation de la centrale suite à la découverte de cet élément nouveau et qu’il était possible que cette situation se reproduise au niveau des unités n°. 1 et 3.

Source : NHK Anglais (Vidéo), 02/11

……….

La suite ici:

http://fukushima-informations.fr/?p=5331

 

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un Français de 15 ans publie un article dans Nature….

Neil Ibata, en stage à l’observatoire de Strasbourg avec son père, a été le premier à déceler la rotation de galaxies naines autour d’Andromède grâce à un programme informatique qu’il avait mis au point.

Neil Ibata (à droite), 15 ans , a co-signé un papier avec son père (à gauche), dans l'une des plus prestigieuses revues scientifiques.

«Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de publier dans Nature , j’imagine.» À seulement 15 ans, Neil Ibata vient de réaliser le rêve de beaucoup de chercheurs: co-signer un papier dans l’une des plus prestigieuses revues scientifiques au monde. «Je venais de faire un stage pour apprendre le langage informatique Python», raconte au Figaro l’élève de 1e S du lycée international des Pontonniers à Strasbourg. «Mon père m’a proposé de mettre en pratique ce que j’avais appris pour visualiser des données qu’il avait rassemblées depuis plusieurs années avec son équipe sur la galaxie Andromède.»

En faisant tourner le programme avec les nombreuses mesures prises entre 2008 et 2011 par le télescope Canada-France-Hawaï et le télescope américain Keck, il a été le premier à voir qu’une grande partie des galaxies naines situées dans le voisinage d’Andromède semblaient tourner autour de la galaxie spirale. «Sur le moment, je n’ai pas bien compris les implications que cela pouvait avoir», confesse-t-il. Il a d’ailleurs fallu des semaines à l’équipe de son père, Rodrigo Ibata, astrophysicien anglais à l’observatoire de Strasbourg, pour interpréter cet étonnant résultat. Il explique dans Nature que les petites galaxies sont en fait rassemblées dans un disque très aplati de plus d’un million d’années-lumière de diamètre qui tourne lentement sur lui-même.

 

«Cela faisait plusieurs années que des astronomes prétendaient que les galaxies naines situées dans le voisinage de plus grosses structures comme Andromède ou notre Voie lactée n’étaient pas réparties de façon aléatoire», explique-t-il au Figaro. «Je n’étais moi-même pas convaincu car cela remettait en cause les théories existantes sur la matière noire et la formation des galaxies. J’espérais que nos mesures allaient permettre de démontrer qu’ils avaient tort.» Il a au contraire apporté la preuve irréfutable que cette intuition était juste. Cette avancée est suffisamment déconcertante pour faire la Une de Nature.

Le jeune Neil Ibata, s’il est très fier de voir son nom associé à un papier d’une telle importance, garde cependant les pieds sur terre. «Je ne pense pas que vous entendrez parler de moi avant les dix ou vingt prochaines années», plaisante-t-il. Passionné de physique, il envisage une carrière scientifique, peut-être dans la recherche. «Mais ce ne sera pas dans le même domaine que mon père», prévient-il. «Je pense que c’est mieux de ne pas faire exactement la même chose que ses parents.»

http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/04/01008-20130104ARTFIG00488-un-francais-de-15-ans-publie-un-article-dans-nature.php

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Eglise d’Angleterre autorise l’ordination d’évêques gays unis civilement

 

L’Eglise anglicane d’Angleterre a annoncé vendredi la levée de l’interdiction faite aux prêtres homosexuels unis civilement avec leur partenaire d’être ordonnés évêques, à condition cependant qu’ils s’engagent à rester chastes.

Le collège des évêques de l’Eglise d’Angleterre a estimé que les prêtres unis dans le cadre de partenariats civils (union réservée aux couples homosexuels au Royaume-Uni, NDLR) et vivant en accord avec l’enseignement de l’Eglise sur la sexualité pouvaient être considérés comme des candidats à l’épiscopat, selon un communiqué de l’Eglise d’Angleterre.

Pour l’Eglise d’Angleterre, les prêtres et évêques homosexuels unis dans le cadre d’un partenariat civil doivent rester chastes. En revanche, les prêtres et évêques hétérosexuels mariés ne sont pas soumis à cette règle.

Le collège des évêques a estimé qu’il serait injuste d’exclure de l’épiscopat toute personne cherchant à vivre en conformité avec l’enseignement de l’Eglise sur l’éthique sexuelle, a ajouté l’Eglise d’Angleterre.

Jusqu’ici, des prêtres gays pouvaient être ordonnés évêques à condition toutefois d’être célibataires et de faire voeu de chasteté.

La décision du collège des évêques, qui a été prise en décembre, mais sur laquelle l’Eglise n’a communiqué que vendredi, a pris effet immédiatement, a précisé à l’AFP un porte-parole de l’Eglise d’Angleterre.

Elle ne concerne que les hommes, le synode, corps législatif de l’Eglise, ayant rejeté en novembre le projet d’ordination de femmes évêques, provoquant une crise chez les Anglicans.

Cette décision a suscité vendredi des réactions diverses au sein de l’Eglise, parcourue par des dissensions entre traditionalistes et libéraux.

Je salue en théorie cette décision, a réagi le révérend Colin Coward, favorable à l’intégration des homosexuels dans l’Eglise.

C’est une évolution très inquiétante, a estimé pour sa part le révérend Rod Thomas, porte-parole du groupe traditionaliste Reform. Même si l’Eglise affirme qu’elle exigera que (les évêques homosexuels) soient chastes, le fait est que ce sera inapplicable.

Le sujet de l’ordination de prêtres homosexuels vivant en couple divise l’Eglise d’Angleterre depuis 2003, quand Jeffrey John, prêtre célibataire et homosexuel vivant avec un autre religieux, avait été contraint de renoncer au poste d’évêque de Reading (ouest de Londres).

En 2010, l’Eglise d’Angleterre avait de nouveau écarté sa candidature au poste d’évêque du diocèse londonien de Southwark, sous la pression des traditionalistes.

En 2006, Jeffrey John avait contracté un partenariat civil avec un autre prêtre, tout en assurant vivre dans le célibat, un terme qui pour les hommes et les femmes d’Eglise est synonyme de chasteté.

L’Eglise anglicane est née d’une rupture avec l’Eglise catholique au XVIe siècle après que le pape eut refusé d’accorder au roi d’Angleterre Henri VIII l’annulation de son mariage. Le primat de l’Eglise d’Angleterre, l’archevêque de Cantorbéry, officie en tant que chef spirituel des quelque 85 millions de fidèles dans le monde.

Depuis 2005, l’Eglise d’Angleterre autorise les hommes et femmes homosexuels unis dans le cadre d’un partenariat civil à devenir prêtres, à condition d’observer l’abstinence.

Le gouvernement britannique doit, par ailleurs, soumettre au Parlement début 2013 un projet de loi autorisant le mariage homosexuel civil.

Afp

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Cauval industries(Dunlopillo,Treca,Simmons) ou encore Candia,en dépot de bilan….

Cauval industries, le numéro un français du meuble, connu pour ses marques Dunlopillo, Treca ou encore Simmons, a déposé le bilan de sa filiale spécialisée dans les canapés d’entrée de gamme et d’une société d’assistance opérationnelle. Sur un effectif de 4 600 salariés, 530 emplois sont menacés.

Trois sites de conditionnement de lait de consommation de la société Candia, risquent de fermer d’ici 2014, représentant la suppression de 313 postes sur un total de 1465. Seraient concernés, les sites de Lude (Sarthe), Saint-Yorre (Allier) et Villefranche-sur-Saône (Rhône).

http://www.juritravail.com/Actualite/declarer-cessation-paiements-depot-bilan

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un ex-officier de la DGSE s’insurge contre la stratégie française en Syrie

 

Selon un ex-officier des renseignements français, « la crise syrienne a réveillé l’ours russe… Assad tiendra et notre politique doit changer. »

A. D., ex-officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure française) parie sur le temps pour rattraper les erreurs commises par le gouvernement français, dans la gestion de la crise syrienne, tout au long de ces deux dernières années. De retour de Beyrouth (il refuse d’avouer s’être rendu en Syrie et y avoir rencontré des responsables de différents services de sécurité), il énumère les erreurs commises par la France :

- Le ralliement à la politique américaine d’alliance avec les islamistes, sans tenir compte des intérêts historiques de la France en Syrie.

- Le renoncement à la précieuse mine syrienne de renseignements que lui fournissaient les services anti-terroristes syriens et qui protégeaient la France du terrorisme depuis de nombreuses années.

- Le pari irréfléchi sur la chute du régime de Bachar al-Assad, un pari qui a réveillé l’ours russe acculé, depuis le précédent libyen, à défendre férocement ses intérêts. Il en résulte une nouvelle guerre froide qui met à mal les fragiles intérêts de la France à travers le monde.

- La perte de la coopération stratégique avec la Syrie, en matière de sécurité et de politique au profit d’une situation dont le dénouement est amer dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, un immense chaos qui risque de ne pas épargner les rues de Paris dont les banlieues contiennent une forte concentration de populations musulmanes.

Que fait un ancien officier de renseignement français au Liban et à proximité de la frontière syrienne ?

Réponse d’un autre expert des politiques sécuritaires occidentales : « Chez vous, un officier des renseignements à la retraite devient soit un fermier soit un intellectuel soit un commerçant soit un fou. En France, continue l’expert, il devient chercheur, par engagement personnel ou met ses compétences au service de l’un des nombreux instituts ou cabinets d’experts qui offrent leurs services de consultants au pouvoir en place ou à l’opposition ou bien à des parties influentes dans les deux camps. »

Notre officier retraité A. D., devenu chercheur, estime que la France a commis en Syrie des erreurs stratégiques et stupides, car elle est entrée dans un jeu (contre le régime syrien) dans lequel elle est perdante d’avance et dont les seuls gagnants, s’il en est, sont les Américains. Quant aux pertes, la France en aura la part du lion si le régime triomphe de ses ennemis armés et financés par les pays de l’Otan et des monarchies du Golfe.

À propos de la coopération franco syrienne dans le passé, l’ex-officier français confie : « L’escalade politique entre la France et la Syrie n’est pas un problème en soi, car entre États, il n’y a ni amitié ni animosité éternelles ; seuls les intérêts décident de la nature des relations. La grande perte de la France est la perte de sa coopération sécuritaire avec la Syrie. » Il ajoute : « Les services de sécurité syriens ont épargné à la France, à plusieurs reprises, de terribles catastrophes que des terroristes d’origines arabes s’apprêtaient à provoquer. Seuls les renseignements fournis par les services syriens nous ont permis de les déjouer et de sauver des vies innocentes. »

La parole est toujours à l’ex-officier : « Jusqu’aux débuts de la crise actuelle, la coopération continuait encore et des officiers des deux côtés coopéraient étroitement contre le terrorisme international. Mais la stupidité des politiciens français a acculé les services anti-terroristes syriens à mettre fin à cette coopération. Je ne les blâme pas ! Comment peut-on mettre sur la liste des sanctions françaises et européennes un officier (Hafez Makhlouf) blessé lors d’une opération contre des terroristes qui visaient les ambassades française et américaine à Damas ? ! Imaginez quelqu’un qui sauve nos enfants d’une mort certaine, et au lieu de l’en remercier, notre diplomatie le traite de terroriste et le met tel un criminel sur une arrogante liste de sanctions. »

Et de poursuivre : « Hafez Makhlouf et bien d’autres officiers syriens ont mené à bien des missions dont les retombées positives ne se sont pas limitées à la seule Syrie, mais ont bénéficié au peuple français et à d’autres peuples de l’est et de l’ouest. Je ne divulguerai pas un secret en disant que cet homme a reçu les remerciements de grands groupes pharmaceutiques pour avoir démantelé des fabriques clandestines de faux médicaments et pour avoir arrêté de grands trafiquants de drogues qui utilisaient la filière syro-libanaise pour écouler leurs marchandises de mort en Europe et surtout en France. Au lieu de les remercier, nous les avons mis sur la liste des sanctions ! »

La source française continue : « Nous avons obtenu, grâce à la coopération avec la Syrie, de précieux renseignements qui nous ont conduits à déjouer en 2008 un plan terroriste qui aurait fait des milliers de morts dans le métro de Paris. Les services de renseignement syriens ont obtenu leurs précieux renseignements après avoir arrêté, par le colonel Makhlouf, un groupe des plus dangereux terroristes d’Al-Qaïda dont Aymen el Daher alias Khaled Elkashef, Abdallah Azzam (qui n’a rien à voir avec le célèbre théoricien palestinien, aujourd’hui disparu, qui fut le mentor de Oussama Ben Laden et qui portait le même nom), Ghassan Abou Qassab, Abdelhakim Qassem, Naaman el Mandou, Layth Badran et le plus dangereux d’entre tous, Asaad Hourieh le chef de l’opération avortée du « métro de Paris » qui aurait fait des milliers de morts si elle n’avait pas été déjouée à temps. Cette opération, Al-Qaïda a mis des années pour la mettre au point, et ce groupe a été arrêté sur le chemin de la France, à travers la Syrie et le Liban et son aéroport de Beyrouth. Ils s’y rendaient pour mettre à exécution leur plan terroriste. »

Les officiers des services antiterroristes français avaient presque élu domicile à Damas. Ils s’entretenaient avec les chefs des services de sécurité syriens. « Ces chefs vont-ils continuer à coopérer avec nous contre le terrorisme qui cible nos civils en France, alors que nous les avons mis sur la liste noire et leur avons interdit l’entrée de notre territoire ? ! », s’interroge cet ancien officier français qui connaît sur les bouts des doigts ce dossier ? « Les politiciens français sont-ils raisonnables quand ils croient qu’ils rendent service aux aspirations légitimes du peuple syrien en soutenant des terroristes, ceux-là même que nous avons combattus côte à côte avec nos homologues syriens ? L’État syrien nous a sauvés des attentats terroristes et nous sommes en train de les remercier en finançant des attentats terroristes sur leur territoire ! Est-ce une politique raisonnable ? ! »

Cette analyse désabusée de cet ancien officier français, qui a l’aval d’une écrasante majorité des services antiterroristes français, finira-t-elle par peser sur les décideurs politiques à Paris et les amener à changer d’orientation avant qu’il ne soit trop tard ?

À cette question, l’ancien officier français répond : « Oui ! Il y a beaucoup de gens raisonnables dans les services français. Ils sont capables de peser sur le cours de l’actuelle politique française à l’égard de la Syrie, surtout après le fiasco du scénario libyen conçu et mis en œuvre par Paris et Londres. La position russe finira par conforter le camp des pragmatiques et mettra dans l’embarras les jusqu’au-boutistes qui cherchent à satisfaire les États-Unis. D’autant plus qu’il est devenu clair que le régime syrien tiendra, que le soutien russe au régime n’est pas conjoncturel : il est stratégique, constant et ne changera pas. C’est à nous de changer et il faut qu’on le fasse pour l’intérêt même de la France. »

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Un-ex-officier-de-la-DGSE-s-insurge-contre-la-strategie-francaise-en-Syrie-15713.html

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Claude Bourguignon – Conférence:Nouvelles techniques d’assolement….

 

 

 

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Étienne de La Boétie: « Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un « 

 

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un est un ouvrage rédigé en 1549 par Étienne de La Boétie à l’âge de 18 ans. Sa première publication date exactement de 1574.

Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l’absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur, alors qu’il a été rédigé par un jeune homme d’à peine 18 ans. Ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaye d’analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport « domination-servitude »).

Lorsqu’il écrit ce texte, vers 1548, Etienne de La Boétie est un étudiant en droit de 18 ans, à l’université d’Orléans, qui se prépare à une carrière dans la magistrature. Sans doute marqué par la brutalité de la répression d’une révolte anti-fiscale en Guyenne en 1548, il traduit le désarroi de l’élite cultivée devant la réalité de l’absolutisme. Le Discours de la servitude volontaire constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants, que La Boétie appelle « maîtres » ou « tyrans ». Quelle que soit la manière dont un tyran s’est hissé au pouvoir (élections, violence, succession), ce n’est jamais son bon gouvernement qui explique sa domination et le fait que celle-ci perdure. Pour La Boétie, les gouvernants ont plutôt tendance à se distinguer par leur impéritie. Plus que la peur de la sanction, c’est d’abord l’habitude qu’a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. Ensuite viennent la religion et les superstitions. Mais ces deux moyens ne permettent de dominer que les ignorants. Vient le « secret de toute domination » : faire participer les dominés à leur domination. Ainsi, le tyran jette des miettes aux courtisans. Si le peuple est contraint d’obéir, les courtisans ne doivent pas se contenter d’obéir mais doivent aussi devancer les désirs du tyran. Aussi, ils sont encore moins libres que le peuple lui-même, et choisissent volontairement la servitude. Ainsi s’instaure une pyramide du pouvoir : le tyran en domine cinq, qui en dominent cent, qui eux-mêmes en dominent mille… Cette pyramide s’effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran. Alors celui-ci perd tout pouvoir acquis.

Dans ce texte majeur de la philosophie politique, repris à travers les âges par des partis de colorations diverses, La Boétie oppose l’équilibre de la terreur qui s’instaure entre bandits, égaux par leur puissance et qui se partagent à ce titre le butin des brigandages, à l’amitié qui seule permet de vivre libre. Le tyran, quant à lui, vit dans la crainte permanente : n’ayant pas d’égaux, tous le craignent, et par conséquent, il risque à chaque instant l’assassinat. Elias Canetti fera une peinture similaire du « despote paranoïaque » dans son chef d’œuvre, Masse et puissance.

Si La Boétie est toujours resté, par ses fonctions, serviteur fidèle de l’ordre public, il est cependant considéré par beaucoup comme un précurseur intellectuel de l’anarchisme et de la désobéissance civile. Également, et surtout, comme l’un des tout premiers théoriciens de l’aliénation.

……….

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_La_Bo%C3%A9tie

 

 

Extrait:

« Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes,

tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance

que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien

l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que

de le contredire. Chose vraiment étonnante — et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir

que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non

qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire

ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter — puisqu’il est seul — ni aimer

— puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes :

contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts. Si

donc une nation, contrainte par la force des armes, est soumise au pouvoir d’un seul — comme

la cité d’Athènes le fut à la domination des trente tyrans —, il ne faut pas s’étonner qu’elle serve,

mais bien le déplorer. Ou plutôt, ne s’en étonner ni ne s’en plaindre, mais supporter le malheur

avec patience, et se réserver pour un avenir meilleur.

Nous sommes ainsi faits que les devoirs communs de l’amitié absorbent une bonne part de

notre vie. Il est raisonnable d’aimer la vertu, d’estimer les belles actions, d’être reconnaissants

pour les bienfaits reçus, et de réduire souvent notre propre bien-être pour accroître l’honneur et

l’avantage de ceux que nous aimons, et qui méritent d’être aimés. Si donc les habitants d’un pays

trouvent parmi eux un de ces hommes rares qui leur ait donné des preuves d’une grande prévoyance

pour les sauvegarder, d’une grande hardiesse pour les défendre, d’une grande prudence pour les

gouverner ; s’ils s’habituent à la longue à lui obéir et à se fier à lui jusqu’à lui accorder une certaine

suprématie, je ne sais s’il serait sage de l’enlever de là où il faisait bien pour le placer là où il pourra

faire mal ; il semble, en effet, naturel d’avoir de la bonté pour celui qui nous a procuré du bien, et

de ne pas en craindre un mal.

Mais, ô grand Dieu, qu’est donc cela ? Comment appellerons-nous ce malheur ? Quel est ce

vice, ce vice horrible, de voir un nombre infini d’hommes, non seulement obéir, mais servir, non

pas être gouvernés, mais être tyrannisés, n’ayant ni biens, ni parents, ni enfants, ni leur vie même

qui soient à eux ? De les voir souffrir les rapines, les paillardises, les cruautés, non d’une armée,

non d’un camp barbare contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d’un seul !

Non d’un Hercule ou d’un Samson, mais d’un hommelet souvent le plus lâche, le plus efféminé de

la nation, qui n’a jamais flairé la poudre des batailles ni guère foulé le sable des tournois, qui n’est

pas seulement inapte à commander aux hommes, mais encore à satisfaire la moindre femmelette !

Nommerons-nous cela lâcheté ? Appellerons-nous vils et couards ces hommes soumis ? Si deux,

si trois, si quatre cèdent à un seul, c’est étrange, mais toutefois possible ; on pourrait peut-être dire

avec raison : c’est faute de coeur. Mais si cent, si mille souffrent l’oppression d’un seul, dira-ton

encore qu’ils n’osent pas s’en prendre à lui, ou qu’ils ne le veulent pas, et que ce n’est pas

couardise, mais plutôt mépris ou dédain ?

Enfin, si l’on voit non pas cent, non pas mille hommes, mais cent pays, mille villes, un million

d’hommes ne pas assaillir celui qui les traite tous comme autant de serfs et d’esclaves, comment

qualifierons-nous cela ? Est-ce lâcheté ? Mais tous les vices ont des bornes qu’ils ne peuvent pas

dépasser. Deux hommes, et même dix, peuvent bien en craindre un ; mais que mille, un million,

mille villes ne se défendent pas contre un seul homme, cela n’est pas couardise : elle ne va pas

jusque-là, de même que la vaillance n’exige pas qu’un seul homme escalade une forteresse, attaque

une armée, conquière un royaume. Quel vice monstrueux est donc celui-ci, qui ne mérite pas même

le titre de couardise, qui ne trouve pas de nom assez laid, que la nature désavoue et que la langue

refuse de nommer ?. ..

Qu’on mette face à face cinquante mille hommes en armes ; qu’on les range en bataille, qu’ils

en viennent aux mains ; les uns, libres, combattent pour leur liberté, les autres combattent pour la

leur ravir. Auxquels promettrez-vous la victoire ? Lesquels iront le plus courageusement au combat

: ceux qui espèrent pour récompense le maintien de leur liberté, ou ceux qui n’attendent pour

salaire des coups qu’il donnent et qu’ils reçoivent que la servitude d’autrui ? Les uns ont toujours

devant les yeux le bonheur de leur vie passée et l’attente d’un bien-être égal pour l’avenir.

Ils pensent moins à ce qu’ils endurent le temps d’une bataille qu’à ce qu’ils endureraient, vaincus,

eux, leurs enfants et toute leur postérité. Les autres n’ont pour aiguillon qu’une petite pointe

de convoitise qui s’émousse soudain contre le danger, et dont l’ardeur s’éteint dans le sang de

leur première blessure. Aux batailles si renommées de Miltiade, de Léonidas, de Thémistocle, qui

datent de deux mille ans et qui vivent encore aujourd’hui aussi fraîches dans la mémoire des livres

et des hommes que si elles venaient d’être livrées hier, en Grèce, pour le bien des Grecs et pour

l’exemple du monde entier, qu’est-ce qui donna à un si petit nombre de Grecs, non pas le pouvoir,

mais le courage de supporter la force de tant de navires que la mer elle-même en débordait, de

vaincre des nations si nombreuses que tous les soldats grecs, pris ensemble, n’auraient pas fourni

assez de capitaines aux armées ennemies ? Dans ces journces glorieuses, c’était moins la bataille

des Grecs contre les Perses que la victoire de la liberté sur la domination, de l’affranchissement sur

la convoitise.

Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance que la liberté met au coeur de ceux

qui la défendent ! Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : qu’un homme seul en opprime cent

mille et les prive de leur liberté, qui pourrait le croire, s’il ne faisait que l’entendre et non le voir ?

Et si cela n’arrivait que dans des pays étrangers, des terres lointaines et qu’on vînt nous le raconter,

qui ne croirait ce récit purement inventé ?  »

……….

 

La suite ici

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les magasins Virgin en dépot de bilan en France

 

Les magasins Virgin, qui emploient 1000 salariés en France, vont se déclarer en cessation de paiement, a annoncé vendredi une porte-parole de la direction. La société est confrontée à la chute des ventes de CD et DVD.

La direction de Virgin a convoqué pour lundi un comité d’entreprise extraordinaire « dont l’objet va porter sur le projet de déclaration de cessation de paiement de l’entreprise », a précisé la porte-parole de cette société. Virgin est contrôlée depuis 2008 par le fonds d’investissement français Butler Capital Partners (BCP).

La cessation de paiement, également appelée dépôt de bilan, est la première démarche que doit accomplir une entreprise qui n’est plus en mesure de régler ses créanciers. Elle peut éventuellement déboucher sur une procédure de redressement, ou sur une liquidation judiciaire, c’est-à-dire la disparition de l’entreprise.

Encore 25 magasins

Virgin est confronté depuis plusieurs années, comme d’autres distributeurs spécialisés, à la chute de ses marchés traditionnels, comme les CD et les DVD. En deux ans, le groupe a déjà réduit ses effectifs de 200 salariés, a souligné la porte-parole.

Le groupe exploite encore 25 magasins en France. La direction a déjà entrepris de résilier le bail de son adresse la plus emblématique, le Virgin Megastore des Champs-Elysées à Paris, qui génère 20% du chiffre d’affaires de l’entreprise.

BCP, actionnaire notamment des groupes Sernam (messageries), Partouche (casinos), Osiatis (services informatiques) et Anovo (maintenance de produits technologiques), n’a pas voulu faire de commentaires avant la tenue du comité d’entreprise.

Afp

 

 

 
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Publié par le 4 janvier 2013 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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