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« Dans la peau d’un ado suicidaire »: la rédaction des collégiens de Montmoreau fait polémique….

10 Déc

Les élèves de troisième du collège de Montmoreau ont eu à plancher sur une drôle de rédaction. Ils devaient se glisser dans la peau d’un adolescent au bord du suicide. Quelques parents ont réagi.

 

 

« Vous venez d’avoir 18 ans. Vous avez décidé d’en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l’origine de ce sentiment ».

 

Ce sujet de rédaction (1) a été donné à deux classes de 3e du collège de Montmoreau. C’était le 22 octobre dernier. Ce sont des parents choqués, qui, anonymement, ont communiqué à Charente Libre la copie du courrier qu’ils viennent de faire parvenir au principal et à l’inspection académique. «Nous sommes révoltés que l’on puisse proposer ce genre de sujet à des enfants qui ont entre 13 et 14 ans», écrivent-ils. «De par notre éducation, nous n’avons pas l’habitude de remettre en question ce qui se passe à l’école, mais il y a des limites». Ils interrogent: «Quel va être le prochain sujet? « Que ressentez vous lorsque vous vous piquez? » On aimerait comprendre».

Pourtant, rien, ou presque, n’avait filtré, y compris au sein du collège, depuis ce drôle de devoir. C’est dont par un cri horrifié que Véronique Brice, parent d’élève au collège, réagit quand Charente Libre, ce week-end, lui lit le sujet, dont elle ignorait l’existence. Elle ne comprend pas: «A cet âge, ils sont mal dans leur peau. Nous, en tant que parents, on a tout le temps peur de passer à côté de quelque chose».

Georges Tritz, vice-président de la FCPE en Charente, ne cache pas sa stupéfaction: «Comment peut-on faire ça ? On est dans une période où les gamins ne vont pas bien. Ce qui m’effraie, c’est que personne n’a réagi». Christophe Clément, président des parents d’élèves FCPE de Montmoreau, s’insurge: «Un sujet comme ça, c’est quasiment de l’incitation !»

Un père d’élève du collège, Eric Caron, s’indigne: «C’est très inquiétant. Si les parents sont désorientés, les enfants peuvent faire n’importe quoi derrière.»

 

«On n’ose pas en parler entre nous»

Le suicide est la seconde cause de mortalité chez les jeunes.Aborder le sujet en classe est normal, estiment la plupart des parents. Le tout est de savoir comment. Un infirmier psychiatrique avance: «J’ose espérer que ça n’a pas été présenté comme ça, tout seul. On ne soulève pas des choses comme ça sans encadrement».

Les enfants eux-mêmes sont restés silencieux. «Non, on n’a pas eu l’idée d’en parler à nos parents, avoue Louis. Quand le prof nous a donné le sujet, ça nous a étonnés. On lui a posé des questions. Il n’a pas voulu répondre, et nous a dit: « C’est comme ça« .»

Il n’y a pas eu de discussion sur le suicide, ni avant, ni après la rédaction, affirment les élèves. Cindy, en voyant le thème, a un peu séché. «J’ai fait comme si c’était une fille mal dans sa peau, très grosse, que tout le monde rejette, même ses parents». Le sujet ne l’a pas dérangée.

Certains parents ne voient pas grand-chose à redire. Une maman affirme: «Les enfants ont tout à fait compris, ça ne les a pas choqués». Cindy reconnaît: «Mes parents ont trouvé ça bizarre. Mais ils ont pensé que c’était dans le programme».

Une maman avoue son inquiétude: l’an dernier, une élève du collège est décédée à la suite d’une maladie. «Les enfants ont été confrontés à la mort d’un jeune de leur âge. J’ai dû faire suivre ma fille par un psy».

Le fils de Béatrice Goupilleau s’est fait prier pour lui laisser lire son devoir, mal à l’aise. A côté de la note, ce commentaire: «Pas assez précis». «Encore heureux !» s’exclame la mère, qui tombe des nues.

Hélène Ferrari, parent d’élèves, n’a entendu parler de l’affaire que très récemment. Elle défend l’enseignant: «C’est un très bon prof, quelqu’un qui paraît très équilibré, qui tire les élèves vers le haut». Elle ignorait que l’un de ses enfants avait planché sur le sujet.

Une réunion a été organisée il y a quelques jours entre quelques parents et le prof concerné, qui a répondu à leurs questions. «Le collège (2) a estimé que les réponses étaient satisfaisantes».

(1) L’enseignant concerné, malgré nos efforts et nos démarches auprès du principal du collège, est resté injoignable.

(2) En l’absence du principal du collège, en arrêt maladie, c’est la conseillère principale d’éducation qui dirige l’établissement.

 Education nationale: « Ne pas laisser passer ça »

Jean-Marie Renault, le directeur des services départementaux de l’éducation nationale, a demandé à ses services de tirer les choses au clair, au plus vite, à propos de cette rédaction si particulière donnée aux 3e de Montmoreau.

«Si les faits sont avérés, je verrai quelles suites il faut donner. Je ne peux pas laisser passer ça. Oui, ça peut relever d’une sanction. Il va falloir que l’enseignant s’explique sur ses intentions. Le libellé est plus que choquant».

L’inspecteur a dû faire face à un début d’année dramatique au Lisa, avec le suicide de deux jeunes garçons, élèves de seconde, qui ont mis fin à leur jour chez eux, l’un début octobre, l’autre fin novembre. «Nous avons apporté un soutien immédiat aux élèves, nous avons mis en place une cellule d’écoute auprès des adolescents et du personnel, qui a fonctionné toute la semaine. S’il le faut on prolongera ce dispositif», explique Jean-Marie Renault, «C’est la première fois en Charente que deux drames se produisent dans un même établissement de façon si rapprochée».

Un établissement qui a mis le plus grand soin à cacher les faits, alors que Facebook se faisait l’écho de l’émotion de tous.

Autre tragédie, vécue cette fois dans la Vienne: une jeune élève d’un lycée poitevin a mis fin à ses jours il y a quelques semaines en se jetant du toit d’un parking du centre-ville.

http://www.charentelibre.fr/2012/12/10/redac-de-3e-dans-la-peau-d-un-ado-suicidaire,1129093.php

Rue 89

 

Et pourquoi pas:

« Ce systéme et ceux qui le composent nous ménent à la ruine,à la pauvreté,à la disparition de la souveraineté des peuples et à une dégradation avancée de la planéte.Dans un souci et une volonté de rendre aux peuple leurs dignités et leurs droits à décider d’eux-même ainsi que de mettre un terme à l’exploitation à outrance des ressources planétaires,faire une analyse de la situation et apporter les solutions. »

 

 

 

 
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Publié par le 10 décembre 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

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