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Fukushima: un employé décède, les scientifiques craignent une catastrophe

24 Août

Un employé de la centrale nucléaire est mort d’un arrêt cardiaque. Les scientifiques s’inquiètent eux des risques d’un nouvel incident potentiellement dévastateur.

 

 

Il s'agit du cinquième décès enregistré à Fukushima Daiichi depuis l'accident.

Il s’agit du cinquième décès enregistré à Fukushima Daiichi depuis l’accident.
REUTERS/Yoshikazu Tsuno/Pool

 

 

Il s’agit du cinquième décès enregistré à Fukushima Daiichi depuis l’accident survenu en mars 2011. Un employé de la centrale nucléaire accidentée, âgé d’une cinquantaine d’années, est mort d’un arrêt cardiaque, a annoncé le gérant du site ce jeudi. L’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) a estimé que ce décès ne semblait pas lié aux niveaux de radiation élevés dans cette centrale située à 220 km au nord-est de Tokyo.

Selon Tepco ce travailleur a été victime d’un arrêt cardiaque mercredi alors qu’il travaillait à l’installation d’un système de stockage pour de l’eau radioactive. Le personnel médical n’a pu que constater son décès. « Il ne semble pas y avoir de lien de causalité entre sa mort et la radioactivité car il est mort d’une attaque cardiaque », a souligné un porte-parole.

Une dose cumulée de 25,24 millisieverts a été mesurée sur l’employé décédé, d’après Tepco. La règle en vigueur au Japon prévoit que les travailleurs du nucléaire peuvent être exposés à un maximum de 50 millisieverts pendant une année et jusqu’à 100 millisieverts cumulés pendant cinq ans.

Quelques 3.000 travailleurs sont à pied d’oeuvre à la centrale endommagée pour sécuriser le site, assurer un refroidissement régulier des réacteurs et préparer leur démantèlement. Une bonne part de ces tâches implique des conditions de travail difficiles pour le personnel, a reconnu le porte-parole.

Le pire est-il à venir ?

Mais la communauté scientifique s’attendrait au pire. Le Nouvel Observateur est revenu mercredi sur ce qui pourrait causer le plus grand accident nucléaire de l’histoire, bien au delà de celui de Tchernobyl. En cause, la piscine du réacteur numéro 4 de la centrale. Ce cube de béton de 11 mètres de profondeurs est rempli d’eau et de combustibles nucléaires (264 tonnes). Il n’est aujourd’hui protégé que par une bâche de plastique, l’exposant à des risques incommensurables. L’hebdomadaire explique ainsi que si elle venait à s’écrouler ou à se vider, les 264 tonnes de déchets dégageraient 10 fois plus de radioactivité que l’accident de Tchernobyl. Pour certains, cela causerait « la fin du Japon moderne » et une calamité pour tout l’hémisphère nord.

Mardi, l’opérateur Tepco a dévoilé le résultat d’analyses réalisées sur des poissons au large des côtes japonaises. Il a constaté un record de radioactivité prélevé sur des lottes. Pêchées le 1er août dernier à 20 kilomètres de la centrale, les scientifiques ont relevé un niveau de radioactivité 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement dans l’alimentation.

Devant l’ampleur des dégâts, le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a confirmé hier sa volonté de sortir le pays de sa dépendance au nucléaire, préparant un plan énergétique pour l’horizon 2030.

L’expansion

 

Supplément:

Publiée le 22 août 2012 par

Arnie Gundersen, ingénieur en chef de Fairewinds Associates, analyse la vidéo d’une simulation d’un laboratoire national du gouvernement Américain qui montre que les barres de combustible nucléaire usagé peuvent s’enflammer lorsqu’elles
sont exposées à l’air. Cette vidéo de simulation prouve les affirmations de Fairewinds, et Arnie discute des conséquences de ce phénomène si la piscine de combustible usagé de l’unité 4 de Fukushima Daiichi venait à perdre son eau de refroidissement.

La vidéo intégrale de Sandia National Laboratories peut être vue à l’adresse http://1.usa.gov/O5Wg7R

 

 

[* Note personnelle] Je pense que cette comparaison avec l’expérience du 10 Avril 2011 (visible ici : http://youtu.be/ByQlz9lKUN8) n’est pas très heureuse, car elle peut être mal interprétée, et représente mal le phénomène qu’il est question d’expliquer.

Dans cette expérience d’Avril 2011, un chalumeau est utilisé pour chauffer une portion de gaîne en zircaloy, alliage à 98% de zirconium. Il s’agit plus précisément d’un chalumeau oxycoupeur, utilisé pour la découpe de l’acier. La buse spéciale comporte une couronne de chauffage,orifices alimentés par un mélange d’oxygène et souvent d’acétylène, et au centre un injecteur alimenté à la demande en oxygène pur à plus fort débit. Le but est de chauffer le point de départ sur la pièce à environ 1300 °C, puis d’activer ensuite l’injection d’oxygène pur, qui permet à la fois au métal de brûler rapidement et de chasser par action mécanique le métal fondu et les scories.
Dans la vidéo, on entend d’ailleurs très bien les moments où l’opérateur déclenche l’injection d’oxygène pur, entre 3′ et 3’15 ».

De fait, le zirconium brûle alors mais dans l’oxygène pur du fait de sa propension à la combustion spontanée sous certaines conditions. Mais il y a inévitablement présence d’une flamme initiale, du fait du chauffage par chalumeau ! Et un tube de fer ou l’acier d’une poutrelle de charpente métallique par exemple se comporterait de la même manière dans ces conditions..

Par contre, quand Gundersen parle d’absence de chaleur interne, je pense qu’il veut dire que la source de chaleur est externe, le chalumeau, et non pas interne, les pastilles de combustible en conditions réelles.

Quelques sources Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Oxycoupage
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zircaloy
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zirconium

Bistro Bar Blog

 

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 24 août 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

2 réponses à “Fukushima: un employé décède, les scientifiques craignent une catastrophe

  1. Robinson Michèle

    24 août 2012 at 15 h 22 min

    « Selon Tepco ce travailleur a été victime d’un arrêt cardiaque mercredi alors qu’il travaillait à l’installation d’un système de stockage pour de l’eau radioactive. Le personnel médical n’a pu que constater son décès. “Il ne semble pas y avoir de lien de causalité entre sa mort et la radioactivité car il est mort d’une attaque cardiaque”, a souligné un porte-parole. »

    « Il ne semble pas y avoir de lien de causalité entre le nombre de leucémies plus élevées près des centrales nucléaires qu’ailleurs.. »

    On nous prends vraiment pour des abrutis!

     
  2. radi

    25 août 2012 at 9 h 48 min

    Les catastrophes nucléaires sont sûres, 5 décès, ça aurait pu être pire ! Bravo Tepco !

     

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