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Archives du 23 mai 2012

L’image «maganée» de Montréal

Un spectacle désolant, celui d’une gérontocratie qui est incapable d’ouvrir le dialogue avec sa jeunesse

«On a l’impression de revenir dans les années 70 quand les syndicats maintenaient un climat de chaos permanent»

 

J’me souviendrai toujours quand les 3 chefs syndicaux ont traversé la ligne des policiers en 71, -geste symbolique – à la manif d’La Presse. Aussitôt après ce fut la charge des policiers sur la foule avec leurs grandes matraques. Ils fessaient sur tout ce qui était d’la chair humaine… Pierre Girard

Publié le 23 mai 2012

 

Jean-Philippe Décarie

La Presse

Si la grève étudiante s’éternise depuis 100 jours et qu’elle s’est maintenant transformée en crise étudiante permanente, cela fait plus d’un mois que les médias internationaux s’intéressent de plus en plus aux affrontements violents entre manifestants et policiers, ternissant ainsi chaque jour davantage l’image de Montréal à l’étranger.

 

La Presse a rapporté hier que plus de 2000 articles et reportages avaient été publiés ou diffusés dans une cinquantaine de pays depuis le début de la grève étudiante.Jean-François Dumas, PDG d’Influence Communication, firme qui mesure la portée médiatique des nouvelles à l’échelle locale, nationale et internationale, constate surtout que l’intérêt des médias étrangers ne fait qu’augmenter.

«Les manifs de la fin de semaine ont généré à elles seules plus de 500 articles ou reportages télé de médias étrangers. La crise étudiante intéresse particulièrement les médias américains. Il n’y a pas de doute, l’image de Montréal en prend un coup avec tous ces reportages négatifs», observe le spécialiste.

Il est quand même renversant que la crise étudiante – qui aurait dû être au départ une crise mineure – se transforme ainsi en drame national, entaché de violences quotidiennes au cours desquelles des étudiants se sont fait éborgner, une crise qui est maintenant devenue matière à nouvelles internationales.

Dans un passé récent, le Québec a tenu – en l’espace de 15 ans – deux référendums sur le sujet fondamental de son avenir constitutionnel sans qu’aucune manifestation de violence ne survienne. Cela s’est fait de façon civilisée sans provocation excessive de chacun des clans qui s’opposaient.

«On a l’impression de revenir dans les années 70 quand les syndicats maintenaient un climat de chaos permanent», observe Howard Silverman, PDG de CAI Global, firme spécialisée dans le démarchage d’investissements industriels.

Howard Silverman est un vieux routier du démarchage et il est notamment responsable de l’implantation d’Erricson dans l’arrondissement de Saint-Laurent. En 30 ans, il a généré quelque 6 milliards de dollars d’investissements qui ont permis la création de 16 000 emplois au Québec.

Selon lui, toute cette agitation sociale marquée par des actes de violence et de vandalisme ternit irrémédiablement l’image de Montréal à l’étranger.

«Honnêtement, ça n’aide pas. Montréal a toujours eu l’image d’une ville tranquille où il fait bon vivre. Mais là les nouvelles nous renvoient tous les jours tout à fait le contraire. En affaires, tout est question de perception et là la perception est négative», estime-t-il

Howard Silverman trouve aussi cynique que les étudiants soient à la base de cette publicité négative. «Un des principaux avantages que l’on vend aux investisseurs, c’est que Montréal est une ville universitaire qui abrite quatre campus, que c’est le gage d’une qualité de main-d’oeuvre inégalée. Là, ils ont l’air de révolutionnaires. Il faut que ça arrête», avance-t-il.

Même s’il déplore la situation qui prévaut dans la métropole et qu’il souhaite un règlement rapide de la crise, Jacques Saint-Laurent, président de Montréal International, ne pense pas que l’image extrêmement négative que projette Montréal va compromettre d’éventuels investissements étrangers.

«Les investisseurs comprennent qu’il s’agit d’une crise conjoncturelle et qu’elle ne traduit pas le véritable climat social qui règne habituellement à Montréal. Quand ils investissent, ils le font dans une perspective de long terme», explique-t-il.

Peut-être, mais il n’en reste pas moins que l’adoption de la loi 78 risque d’intensifier le conflit et de radicaliser une crise qui ne mérite pas pareille polarisation. L’ouverture prochaine des festivals urbains à Montréal pourrait se transformer en véritable cauchemar.

Montréal est présentement l’hôte de la conférence internationale C2-MTL sur la créativité et l’innovation. Plus de 50 journalistes étrangers sont venus pour couvrir l’événement.

On peut facilement présumer que ces représentants de la presse étrangère ne vont pas que rapporter les échanges de la conférence, mais qu’ils vont aussi témoigner de ce qu’ils observent dans la métropole.

Or, depuis trois mois maintenant, ce que Montréal a à montrer au reste du monde, c’est un spectacle désolant, celui d’une gérontocratie qui est incapable d’ouvrir le dialogue avec sa jeunesse et de régler une fois pour toutes ce conflit qui est en train de pourrir la vie de tous ceux qui aiment cette grande ville.

 

http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/jean-philippe-decarie/201205/23/01-4527710-limage-maganee-de-montreal.php

 

 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Séisme de mag 6.1 Hokkaido japon

globe showing location of 10-degree map

 

10-degree map showing recent earthquakes

Ampleur 6.1
Date-Time
Emplacement 41.378 ° N, 142.073 ° E
Profondeur 40.7 km (25,3 miles)
Région Hokkaido, au Japon RÉGION
Distances 107 km (66 miles) au NNE de Hachinohe, Honshu, Japon
119 km (73 miles) ESE de Hakodate, Hokkaido, Japon
127 km (78 miles) ENE de Aomori, Honshu, Japon
663 km (411 miles) au NNE de Tokyo, Japon

 

 

 

 

 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Rokkasho, l’autre défi du nucléaire japonais

Déjà malmenée par l’arrêt de ses réacteurs, la filière nucléaire japonaise doit faire face à un nouveau dossier explosif : des montagnes de déchets radioactifs s’amoncellent dans le pays. Et l’usine censée les recycler n’est toujours pas opérationnelle.

 

 

 

Construite dans les années 1990 et 2000 sur le modèle de la Hague, avec l\'aide des ingénieurs français d\'Areva, l\'usine de Rokkasho n\'a pas réussi à mettre au point sa chaîne de retraitement. - REUTERS

 

Le 19 avril dernier, à Tokyo, les débats ont été assez virils devant la Commission japonaise pour l’énergie atomique (JAEC). Les grands électriciens du pays ont vivement mis en garde les experts, qui planchent actuellement sur le futur de la politique énergétique de l’Archipel, contre une remise en cause soudaine de la stratégie du « cycle fermé » sur laquelle s’est construite, depuis des décennies, l’ensemble de la filière nucléaire locale.

 Déjà malmenés par l’arrêt des 54 réacteurs du pays, ils redoutent une révision de la gestion des combustibles usés utilisés dans leurs centrales. Début mai, le gouvernement a proposé à la commission de reporter, pour le moment, toute prise de décision dans ce dossier trop explosif. En coulisses, les experts notent pourtant que le Japon va devoir rapidement se prononcer sur l’avenir de ses colossales montagnes de déchets hautement radioactifs.

 « Le pays est face à un problème très, très grave », résume Masako Sawai, une chercheuse du Citizen Nuclear Information Center, un groupe opposé à l’énergie nucléaire. « C’est comme si on avait construit une maison sans toilettes », ironisait récemment dans une interview, Jitsuro Terashima, le président du Japan Research Institute.

Sur le papier, cette controverse n’aurait jamais dû avoir lieu. Manquant de ressources naturelles pour alimenter des centrales électriques traditionnelles en charbon, en pétrole ou en gaz, le Japon avait fait le choix, il y a plusieurs décennies, de pousser la part du nucléaire dans son mix énergétique. Et pour casser encore sa dépendance aux fournisseurs étrangers, le pouvoir avait opté pour la mise en place d’un cycle du combustible complet comprenant, en théorie, l’enrichissement d’uranium, le retraitement des combustibles usés et la fabrication de MOX – un mélange de plutonium et d’uranium pouvant être réutilisé dans de nouveaux réacteurs -ou d’uranium appauvri destiné à un éventuel surgénérateur.

……..

La suite ICI via Scoop.it

 

 

 

 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

FUKUSHIMA : RUPTURE DE CONFINEMENT CONFIRMEE AU N°1

Depuis qu’il avait été mis sous tente par Tepco le réacteur N°1 ne faisait pas trop parler de lui. Mais par la voix du Tokyo Shimbun nous apprenons aujourd’hui qu’il ne resterait que 40 centimètres d’eau au fond de la cuve du réacteur et qu’une fuite existerait au niveau de la canalisation reliant la cuve du réacteur au Torus .

revenons sur ce réacteur en images

sur cette coupe schématique d’un réacteur à eau bouillante de type Mark I. nous voyons le Drywell DW( enceinte sèche ) et le Wetwell WW qui correspond à la piscine en acier, de forme torique, où l’on condense la vapeur d’eau issue du cœur du réacteur.

Voici le plan réel du réacteur .

reactor blueprint (1)

Comme on le voit sur ce plan le DW et le WW sont reliés par des grosses canalisations visibles sur cette photo de la construction de la centrale de Fukushima.

Browns Ferry Nuclear Power Plant de l ‘Unité 1 en cours de construction qui a débuté en 1966.

L’épaisseur de la cuve principale est de 30 mm mais les canalisation reliant le DW et le WW ont une paroi de 7,5 mm seulement.

Donc selon le Blog en Anglais de Mochizuki Iori qui rapporte les informations publiées par le Tokyo Shimbun en Japonais le niveau d’eau qui était de 60 cm dans le réacteur 2 serait plus bas dans le réacteur 1.

L’Organisation pour la Sureté Nucléaire du Japon aurait analysé le niveau de l’eau à partir de la quantité d’azote injecté dans la cuve du circuit primaire (PCV) et la pression de l’air à l’intérieur . Le résultat en est que le niveau d’eau serait à seulement 40 cm du fond de la cuve et cela bien qu’ils injectent 6 tonnes d’eau à l’heure dans la cuve.

Les canalisations connectant le DW et la piscine (torus) WW auraient des trous de plusieurs cm de diamètres, et toute l’eau injectée fuirait par ces trous et coulerait dans l’embase du bâtiment du réacteur.

Schéma de la fuite entre de DW et le WW dans le réacteur N°1 publié par le Tokyo Shimbun

Si cette information est exacte cela confirmerait que le corium en fusion aurait attaqué ce point faible que constitue cette canalisation .

L’eau coulerait sur le sol de cette embase à partir du bâtiment de la turbine, situé à côté de celui du réacteur, à travers les tuyaux et les câbles.

réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fukushima (cas d’une fuite d’eau très radioactive venant du bâtiment du réacteur et ayant atteint la mer via des tranchées et tunnels)

Tepco disait que le niveau de l’eau était de 1,80 m mais cela serait probablement faux .

Tepco programme des opérations endoscopiques pour connaître la température à l’intérieur du PCV pour la fin de cette année…

Fukushima informations

Lire aussi:

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie I – gen4 – Les quatre vérités et les mille mensonges du nucléaire

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie II – gen4 – Les quatre vérités et les mille mensonges du nucléaire

Une criticité dans une piscine ? Improbable mais pas impossible – Partie III

 

 

 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La Banque Postale va facturer les retraits déplacés à partir de six par mois….

 La Banque Postale, qui était le dernier établissement à réseau d’agences à faire exception, va facturer les retraits d’argent dans des distributeurs qui ne sont pas les siens à partir de six par mois, a-t-elle indiqué mercredi à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

 

 

 

A partir de début septembre, le sixième retrait déplacé et les suivants seront chacun facturés 65 centimes d’euros au client.

Deux courriers ont été envoyés aux clients pour les avertir de ce changement, en février et avril, a indiqué un porte-parole, qui précise que la banque continue de bien les informer.

La banque rappelle que le service de retrait déplacé, c’est-à-dire dans un distributeur appartenant à un autre établissement, a un coût et qu’il donne lieu à facturation par toutes les autres banques à réseau d’agences.

On est dans une démarche de facturation d’un service, qui reste la plus basse du marché, fait valoir le porte-parole, indiquant que le tarif moyen appliqué en France pour ce service est de 80 centimes d’euros.

Nous nous situons dans les bonnes pratiques de la Banque Postale, insiste le porte-parole.

La banque rappelle également qu’elle dispose du réseau d’implantations le plus dense de France, et de très loin, avec 17.000 points de contact et 6.350 distributeurs automatiques.
Afp

 

 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La crainte de voir sortir la Grèce de la zone euro fait chuter les Bourses européennes….

A quelques heures d’un sommet informel de l’Union européenne à Bruxelles, la crainte de voir sortir la Grèce de la zone euro a entraîné mercredi matin une baisse nette des Bourses européennes et de la monnaie unique.

 

 

 

 

 

 

Après une ouverture en recul significatif sur toutes les places européennes, la tendance se confirmait dans la matinée. Vers 08H00 GMT, Paris perdait ainsi 1,50%, Londres 1,42%, Francfort 1,51%, Milan 1,92% et Madrid 1,36%.

L’optimisme affiché la veille sur la capacité des dirigeants européens à trouver une solution pour remettre l’Union européenne sur la voie de la croissance, a en effet calé mercredi matin.

En cause, les déclarations mardi soir de l’ancien Premier ministre grec Lucas Papademos affirmant que le risque que la Grèce quitte l’euro (était) réel, qui ont fait ressurgir toutes les anxiétés suscitées par le pays à l’origine de la crise de la dette et actuellement dans une situation de forte incertitude politique du fait de l’absence de majorité à l’issue des législatives du 6 mai.

La monnaie européenne a été la première à faire les frais de ce pessimisme, l’euro accusant le coup face au dollar. A 08H10 GMT, l’euro valait 1,2641 dollar contre 1,2684 dollar mardi vers 21H00 GMT.

Les Bourses asiatiques, Tokyo en tête, ont également été touchées par l’inquiétude d’un énième rebondissement de la crise de la dette. La Bourse de Tokyo a ainsi terminé en baisse de 1,98%, le yen subissant également le contrecoup des mauvaises nouvelles sur le front grec.

A l’approche du sommet européenne dans la soirée, les investisseurs semblent en effet douter de plus en plus de l’émergence de mesures concrètes, au vu des divergences toujours importantes entre la France et l’Allemagne, en particulier sur la création d’euro-obligations auxquelles l’Allemagne reste farouchement opposée.

Les risques de déception à l’issue de ce sommet sont significatifs, ont souligné les analystes du Crédit Agricole.

Je ne pense pas que ce qui ressortira du sommet européen sera en mesure de changer profondément la situation de la Grèce ou de l’Espagne, a déclaré de son côté Junichi Ishiwaka, cambiste chez IG Market Securities à Tokyo.

Le risque de défaut total d’Athènes et des entreprises grecques ainsi que les effets de contagions potentiels à l’ensemble du système bancaire de la zone euro sont importants. In fine, il en va de la survie même de la zone euro, a estimé pour sa part le courtier Aurel.

Mercredi matin, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a d’ailleurs réaffirmé son opposition aux euro-obligations. Tant qu’un pays mène sa propre politique budgétaire, il est exclu de mettre en commun la garantie pour les obligations, a-t-il dit, estimant que cela n’inciterait pas à la discipline, dans une interview à la radio locale allemande NDR.

Sur le marché obligataire une tension se faisait également sentir sur les taux d’emprunt des pays les plus fragiles de la zone euro, à savoir l’Espagne et l’Italie. A l’inverse les taux baissaient pour l’Allemagne et la France.

Afp

 

L’économiste Nouriel Roubini, célèbre pour avoir prédit la crise financière, plaide pour une «sortie négociée» de la Grèce de la zone euro, un moindre mal selon lui.

 

 

 CAC 40

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EURO/USD 

Euro / US Dollar (EUR/USD : Graphique analyse technique Euro / US Dollar (EUR/USD | EURUSD | Zone bourse
 
 
 
 
 
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Publié par le 23 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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