RSS

Archives du 22 mai 2012

Silvia Cattori : La désinformation à propos des évènements en Syrie

« Les atrocités sont perpétrées par l’« armée syrienne libre »

 

 

 

 

La désinformation à propos des évènements en Syrie atteint de tels sommets que nul ne peut se fier à ce que les journalistes en disent. Les « grand reporters de guerre » – Sofia Amara, Martine Laroche-Joubert, Christophe Kenck, Marc de Chalvron, Romaric Moins, Manon Loizeau, Paul Moreira, Edith Bouvier – entrés clandestinement en Syrie, pour aller séjourner à Baba Amr, en compagnie des combattants d’une prétendue « armée syrienne libre » (ASL), comment ont-ils pu présenter comme de sympathiques combattants pour la démocratie des hommes qui se livraient, selon nos témoins (*), à des atrocités contre la population de Homs ?

 

Silvia Cattori : Deux attentats d’une ampleur jamais connue en Syrie ont secoué Damas, hier, 10 mai. Un carnage destiné à inciter les gens à ne plus soutenir Bachar El-Assad ?

Réponse : C’est terrible ! Monstrueux ! Mais des attentats pareils ne sont pas organisés par des Syriens ! Un Syrien ne fait pas cela ! Ce sont des attentats commis par des gens manipulés, encadrés par des puissances étrangères. Tous les jours nos forces de sécurité saisissent des cargaisons d’armes et des millions de livres (monnaie syrienne) en provenance du Liban.

Silvia Cattori : Ce sont des attentats commandités de l’extérieur selon vous ?

Réponse : C’est exactement le même type d’attentat-suicide utilisé depuis l’intervention US en Irak. Faire un maximum de victimes. C’est le même procédé. Ils le mettent à exécution maintenant en Syrie. Ils ont pris pour cible une route à grand trafic à 8 heures du matin. C’est l’heure où les gens se rendent au travail et conduisent les enfants à l’école. Ils ont fait sauter une première voiture chargée d’explosifs. Ils ont attendu que les gens sortent des maisons, accourent de tous côtés vers le lieu de l’explosion, avant de faire sauter, la seconde bombe. Un camion portant des tonnes de ciment a été renversé par le souffle. Plus de quatre cent personnes ont été fauchées ; 55 sont mortes et parmi les blessés il y a de nombreux mutilés. 55 voitures pleines de citoyens ordinaires ont été carbonisées, 108 complètement détruites, 60 autres endommagées. Derrière ces attentats il y a la main d’Israël. Il y a la main d’autres services secrets étrangers. Ils veulent pousser la Syrie dans une guerre continue. Ces attentats ce sont des éléments étrangers à la Syrie qui les ont pilotés. Tout le monde ici pense la même chose. La Syrie est menacée depuis l’extérieur. Ces attentats ont été planifiés depuis longtemps et n’ont pu être exécutés sans qu’il y ait des complices à Damas. Comment deux voitures chargées d’explosifs auraient-elles pu entrer à Damas par la route sans se faire repérer aux nombreux barrages par les forces de sécurité ?

Silvia Cattori : Vous n’êtes pas sans savoir qu’à l’extérieur, les journalistes tout comme les hommes politiques, continuent d’assimiler l’opposition syrienne à une « révolte populaire ». Massacre après massacre, ils répercutent les dires de Syriens qui attribuent les attentats à Bachar El Assad. Par exemple, Valérie Crova, envoyée par Radio France en Syrie a interrogé un Syrien qui lui affirme que « c’est la sécurité et le président qui sont derrière ces attentats ». [1] N’est-ce pas un encouragement adressé aux tueurs ?

Réponse : Cette journaliste est folle ! Ou alors elle ment totalement ! N’a-t-elle pas vu les millions de Syriens qui sont descendus dans les rues depuis avril 2011 pour dire « Nous voulons Assad ? » Les Syriens, ici en Syrie, sauf une infime minorité d’extrémistes, sont unis derrière leur gouvernement. Moi-même, je vous l’ai dit, j’étais critique vis-à-vis du gouvernement. Mais je soutiens El-Assad. Les Syriens qui ont manifesté pour demander des réformes ont été entendus par le gouvernement. Nous avons voté pour une Constitution pluraliste. Nous avons un nouveau Parlement. Nous sommes libres de critiquer le gouvernement. Pourquoi cette journaliste ne fait pas parler les Syriens qui, en leur grande majorité, soutiennent le gouvernement ? Tous les Syriens sont opposés à ces bandes qui lancent des bombes contre les policiers, enlèvent des professeurs, des médecins des ingénieurs, des officiers de police. Nous sommes ici tous convaincu que si le gouvernement d’El-Assad s’en allait, notre situation serait encore plus terrible ; le sang coulerait encore plus, et la Syrie serait complètement détruite.

Silvia Cattori : Mais l’opposition syrienne, invitée sur les ondes et les plateaux télévisés, a toute latitude pour donner un tout autre son de cloche et donner raison à ceux qui mentent et veulent votre perte ! Les porte-paroles du Conseil national syrien, donnent eux toujours raison à ces journalistes qui vous sont hostiles. L’opposante Randa Kassir affirmait le 10 mai « que celui qui profite de ces attentats c’est le régime syrien » [2] ?

Réponse : Dieu et le diable savent que, ces atrocités, ce ne sont pas les Syriens qui les commettent. Des Syriens honnêtes ne diraient jamais cela. Les Syriens qui, à l’extérieur, affirment de pareilles choses et coopèrent avec les puissances étrangères qui veulent pousser notre pays à la guerre, sont des gens très sales, très corrompus. Comment peuvent-ils dire que c’est le gouvernement, dont les forces de sécurités sont tuées, enlevées, égorgées, lynchées, qui est derrière ces attentats ? Outre les nombreuses victimes, ces attentats -qui visent toujours les forces de sécurité, des bâtiments des services spéciaux syriens ou de la gendarmerie- causent de grands dégâts matériels, rendant la tâche du gouvernement encore plus difficile.

Silvia Cattori : Votre gouvernement n’est-il pas en mesure d’empêcher ces attentats ?

Réponse : Ces attentats sont imprévisibles. Ceux qui les préparent se dissimulent dans la population. Il y a de nombreux mercenaires étrangers fanatiques ; ils viennent de Libye, de Jordanie, du Liban. La télévision syrienne a diffusé les confessions de 26 hommes – la plupart Tunisiens et Libyens – affiliés à Al-Qaïda. Cela explique tout. L’ambassadeur syrien auprès de l’ONU, Bachar Jaafari, a indiqué que douze étrangers figuraient parmi des combattants tués. Dont un Français, un Britannique, un Belge. Des forces étrangères à notre pays essayent de semer entre nous des haines confessionnelles. Cela nous ne pouvons pas le tolérer. Nous avons voté tous ensemble pour élire le Parlement. Nous sommes unis et attachés à notre gouvernement. Pourquoi, à l’extérieur, ne veut-on pas le voir ?

Silvia Cattori : Les habitants de Homs qui avaient fuit sont-ils revenus ? Sont-ils aujourd’hui en sécurité ?

Réponse : Oui et non. Si, à Baba Amr, il n’y a plus de bandes armées, dans certains quartiers de Homs les gangs continuent de tirer sur les forces de sécurité qui veulent défendre les habitants. Les chrétiens, les alaouites et nombre de musulmans sunnites ont fui en masse depuis l’an passé sans rien emporter. Quand ils reviennent, ils trouvent leurs maisons détruites ou occupées par les familles de sunnites proches des gangs. Mon beau fils, qui a quitté Homs il y a un an, est retourné l’autre jour voir sa maison dans le quartier de Baba Seeba. Il n’a pas vu de policiers dans les rues mais il a appris que les tueurs tirent toute la nuit ; une manière de dire : nous sommes toujours là.

Depuis un mois, des centaines d’hommes, jeunes pour la plupart, parfois accompagnés de leurs familles, se rendent aux autorités. Dans un village sunnite à 13 kilomètres de Homs, quatre officiers déserteurs qui avaient collaboré avec les mercenaires de Baba Amr, se sont rendus quand le gouvernement a déclaré que les déserteurs ne seraient pas punis s’ils rendaient leurs armes. Au bout de quatre jours au maximum, ils sont libérés.

Silvia Cattori : Ceux qui commettent ces atrocités n’en sont pas moins considérés par nos médias comme étant les bons « combattants de l’Armée syrienne libre » [3] !

Réponse : Il n’y a pas d’« Armée syrienne libre » (ASL). Il n’existe pas en Syrie quelque chose que l’on peut qualifier d’« armée de libération ». C’est une invention pour désigner des groupes, financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, rejoints par quelques déserteurs dont les chefs sont basés en Turquie. Comme preuve que l’ASL n’est nullement une armée d’honnêtes syriens qui veulent « libérer notre pays » mais des mercenaires, voici encore un exemple. L’autre jour, à Qusseir, Abdel Ghani Jawhar, un islamiste Libanais expert en explosif, [chef du groupuscule djihadiste Fatah Al-Islam] qui a rejoint la pseudo « armée de libération », a été tué en maniant la bombe qui devait être lancée contre nos forces de sécurité.

Nous ne sommes à l’abri d’aucune vilaine surprise. Avant-hier (9 mai), j’ai vu un convoi de la Croix Rouge au barrage à la sortie de notre village. Je connais les policiers, j’ai un petit fils que j’accompagne à l’école, et qui aime les saluer. J’ai discuté avec eux et demandé aux conducteurs du convoi s’ils avaient besoin que je serve de traducteur. C’est ainsi que j’ai été heureux d’apprendre que ce convoi – quatre cars jeeps, deux doubles tracs, et un trac ordinaire – allait livrer des vivres à la population de Qusseir. Aujourd’hui, j’ai été très surpris d’apprendre par une personne venue de Qusseir, que le convoi de la Croix Rouge était allé livrer sa cargaison directement là où il y a ces bandes qui tournent leurs armes contre nous. En apprenant que la Croix Rouge est allée apporter les vivres à ces bandes de tueurs qui enlèvent, torturent, égorgent, j’étais très fâché. Des atrocités difficiles à imaginer sont commises. Nos terres sont en friche à cause d’eux.

Depuis une année les villageois n’osent plus aller les cultiver car ils ont peur des mercenaires qui se cachent dans leurs vergers pour se déplacer et transporter des armes. À cause de cela et des sanctions internationales contre notre pays, les prix ont triplé. Un kilo de tomates qui coûtait auparavant 15 livres en coûte aujourd’hui 80 [6 livres = 1 dollar US]. Au village, chacun cultive maintenant des tomates, des laitues, des aubergines dans son petit jardin. Les jeunes ne veulent plus aller travailler la terre. Ils peuvent toucher chaque jour 500, 800, 1’000 livres pour aller tuer des policiers. Un homme de Qusseir, qui s’est rendu l’autre jour aux autorités, a avoué avoir touché 150’000 livres pour avoir enlevé et égorgé six soldats. Des soldats ont dit avoir reçu jusqu’à 180‘000 livres pour avoir déserté, ce qui est une fortune ici en Syrie.

Silvia Cattori : Vous parlez bien du CICR ?

Réponse : Oui Madame. Je parle du CICR, de la Croix rouge internationale de Genève. Le convoi du CICR est allé à Qusseir apporter de l’aide à ceux qui dirigent leurs armes contre nos forces de sécurité, qui ont massacré de nombreuses familles et contraint beaucoup de gens à fuir ! Pour cette raison Madame, nous Syriens, nous sommes devenus méfiants et avons souvent exprimé notre crainte à l’égard des organisations humanitaires qui demandent à venir chez nous. Nous avons constaté qu’une fois ici, leur personnel prend le parti de nos adversaires, font des rapports mensongers, renforçant la propagande des pays qui veulent détruire notre pays.

Silvia Cattori : Votre armée a perdu des milliers d’hommes. Va-t-elle pouvoir résister ?

Réponse : Notre armée restera très forte. Elle ne s’immisce pas dans les affaires politiques. Elle accomplit son devoir de sauvegarder nos frontières, défendre notre pays. Elle vient en aide aux forces de police quand il le faut. Elle entoure Homs et, si c’est nécessaire, elle intervient pour combattre les mercenaires, comme elle l’a fait à Baba Amr.

Silvia Cattori : Lors de notre dernière conversation, vous étiez optimiste. Après tout ce qui vient de frapper la Syrie, l’êtes-vous encore ?

Réponse : Je serai toujours optimiste : je ne changerais pas, même s’ils venaient détruire ma maison. Je suis confiant comme tous les Syriens. La Syrie est très belle en ce moment. La Syrie et ses amandiers sont en fleurs. S’il n’y avait pas eu ces bandes, étrangères à la Syrie, qui agissent en-dehors de la loi, nous vivrions ici comme avant, en paix. Nous avons toujours vécu ensemble comme des frères. Nous ne savions pas si celui-ci était chrétien, celui-là alaouite ou sunnite. Savez-vous qu’un prêtre a récité la prière de l’islam ; et qu’un imam a récité le « Notre père » ? Nous sommes très unis. Ni la France, ni les États-Unis, ni l’Arabie Saoudite -qui est depuis sa création le diable des pays arabes- ni l’Émir du Qatar, qui après avoir assassiné son père veut être le leader de tous les Arabes, ne parviendront à réaliser leurs sinistres projets.

Les gens honnêtes savent que la Syrie a raison. Et à tout ce monde qui nous est hostile nous disons : ne la blessez pas. Laissez-nous vivre dans la dignité.

 

Propos recueillis le 11 mai 2012.

Le Syrien cultivé et posé qui s’exprime ici est âgé de 75 ans. Il vit dans la province de Homs. Pour des raisons évidente nous ne livrons pas son nom.

URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article3224.html

 

 

 

Silvia Cattori

 

 
3 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Argentine: 600.000 hectares sous l’eau et 500.000 têtes de bétail en danger

Quelque 600.000 hectares sont sous l’eau dans le centre de la province de Buenos Aires, coeur de la puissance agricole argentine, menaçant la récolte de soja et environ 500.000 têtes de bétail.

 

 

 

 

 

 

 

La récolte de soja, dont l’Argentine est le troisième producteur mondial, était déjà frappée par la sécheresse et devait passer de 49,2 millions de tonnes en 2011 à 41 millions cette année, soit une baisse de 18,5%, selon les prévisions de la Bourse de céréales de Buenos Aires.

Mais ce sont désormais les inondations qui menacent une province grande comme l’Italie.

La situation est alarmante, a dit par téléphone à l’AFP Pedro Bignau, responsable de la Société rurale de Bolivar (300 km au sud-ouest de Buenos Aires).

C’est frustrant de voir les campagnes sous l’eau et des centaines de milliers de têtes de bétail en danger, a-t-il ajouté, rappelant que quelque 40% de la récolte est encore en cours.

Ce phénomène a commencé il y a deux semaines: la première nuit il a plu 200 mm dans certaines zones et sur mes terres en moyenne 850 mm au cours des cinq derniers mois, a-t-il dit.

Dans le seul département de Bolivar il y a entre 350.000 et 400.000 têtes de bétail, selon la Société rurale, ainsi que quelque 200.000 hectares cultivés, surtout des champs de soja.

Cette zone était frappée il y a quelques mois encore par une grave sécheresse.

Nous sommes passés de la sécheresse, qui a duré jusqu’à la mi-janvier, aux inondations, a déploré un autre responsable de Bolivar, Fernando Alzueta. Il y a des propriétés touchées à 80 ou 90%, a-t-il dit, ajoutant: Si la pluie se poursuit, nous pourrions avoir le pire scénario depuis des décennies.

Dans le centre-ville de Azul, 2.000 personnes ont dû être évacuées en raison des inondations, selon les autorités.

Afp

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Best-off Etiénne Chouard

 

 

 

 

 
4 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Grèce : le ministère du Travail veut geler la dérégulation du marché du travail

Le ministre grec du Travail, membre du cabinet intérimaire chargé de mener le pays aux législatives du 17 juin, souhaite geler jusqu’à fin juin l’application de mesures de dérégulation du marché du travail demandées par l’UE et le FMI, a-t-on appris mardi auprès de son ministère

 

 

 

 

Issu de la gauche, le ministre, Antonios Roupakiotis, va tenter d’obtenir un accord des employeurs en ce sens, au cours de rencontres avec les partenaires sociaux d’ici à la semaine prochaine.

Interrogé ultérieurement à ce propos, le Premier ministre intérimaire, Panayotis Pikrammenos, a appelé les partenaires sociaux à s’entendre (…) pour trouver des solutions ne dynamitant pas le climat social.

Dans le cas où employeurs et employés ne réussiraient pas à conclure de nouvelles conventions, les premiers pourraient en conséquence imposer des contrats d’entreprises ou individuels supprimant de nombreux acquis des salariés. Les médias chiffrent entre 15% et 40% les coupes salariales qui seraient ainsi imposées.

La question est devenue brûlante en Grèce, alors que quelque 120 conventions sectorielles ont expiré en mai, concernant environ 900.000 salariés, notamment dans le secteur de la restauration, en pointe pendant la saison touristique.

L’objectif est à la fois de maintenir le calme sur le marché du travail et d’aider à la relance de l’économie en ne réduisant pas davantage le pouvoir d’achat, ont expliqué les mêmes sources.

Afp

 
3 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espagne: les enseignants en grève contre l’austérité

De nombreux enseignants étaient en grève mardi en Espagne pour protester contre la politique d’austérité du gouvernement.

 

 

 

 

 

Selon les syndicats, le taux de participation au mouvement, suivi dans 14 des 17 régions du pays, atteignait 80%. C’est la grève la plus importante dans le système éducatif espagnol depuis le début de l’année.

Les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement de Mariano Rajoy se traduisent dans l’Education par un nombre d’enseignants en baisse, des classes plus chargées ou encore des frais d’inscription universitaires plus élevés.

Virginia Fernandez, une représentante de la branche madrilène du syndicat d’enseignants FETE, a déclaré que de nombreux parents d’élèves, y compris du primaire, ont gardé leurs enfants chez eux en signe de soutien à la grève.

afp

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Suisse:Des pertes d’abeilles sans précédent ….

Les abeilles suisses ont été décimées l’hiver dernier. Selon un sondage qualifié de représentatif, pas moins de 100.000 colonies ont péri, a annoncé mardi l’Office fédéral de l’agriculture et une association d’apiculteurs alémaniques. Ces pertes d’une ampleur sans précédent sont principalement le fait de l’acarien Varroa.

 

 

 

 

Les pertes de colonies constatées sont d’une ampleur sans précédent. Pour la cinquième année consécutive, la « Verein Deutschschweizerischer und Rätoromanischer Bienenfreunde » a réalisé une enquête en ligne auprès des apiculteurs de l’ensemble de la Suisse au sujet des pertes de colonies d’abeilles de l’hiver dernier. Cette enquête, qui englobe plus de 1.000 ruchers de tous les cantons et de la Principauté du Liechtenstein, des apiculteurs de toutes les classes d’âge et des ruchers situés à une altitude comprise entre 200 et 1.700 mètres ainsi que toutes les races d’abeilles présentes en Suisse, peut être qualifiée de représentative, selon le Centre de recherches apicoles de l’Agroscope.

L’analyse des résultats montre que près de 50% des colonies d’abeilles des apiculteurs ayant participé au sondage ont dépéri; tous les cantons ont été touchés. Ce chiffre correspond au cumul des pertes avant la mise en hivernage début octobre 2011, les pertes hivernales jusqu’à la sortie de l’hivernage des colonies d’abeilles mi-avril 2012 ainsi que les colonies qui étaient trop faibles à la sortie de l’hivernage pour devenir une colonie de production.

Cette proportion correspond au chiffre « difficilement imaginable » de 100.000 colonies. Ce sont les pertes les plus graves enregistrées depuis que des chiffres sont relevés systématiquement. Du point de vue financier, cela équivaut à une perte de près de 25 millions de francs pour les apiculteurs et qu’ils doivent supporter eux-mêmes. A l’heure actuelle, il n’est pas encore possible d’estimer l’impact sur la pollinisation des plantes utiles.

Afp

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Italie: l’Istat plus pessimiste que le gouvernement sur le PIB en 2012

L’institut italien de statistiques Istat a annoncé mardi tabler sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% cette année en Italie, dont l’économie a été plombée par l’austérité, alors que le gouvernement de Mario Monti mise sur un recul de 1,2%.

 

 

 

 

 

Selon l’Istat, ce recul marqué du PIB sera dû à une « contraction de la demande intérieure » de l’ordre de 3,3%, qui ne sera « pas pleinement compensée » par les exportations qui devraient progresser de 1,2%, et aux « effets des plans d’assainissement budgétaire ».

Bruxelles, l’OCDE et le FMI sont également plus pessimistes que le gouvernement Monti et prévoient respectivement une contraction de 1,4%, de 1,7% et de 1,9% du PIB italien cette année.

L’Italie, entrée officiellement en récession fin 2011 avec deux trimestres consécutifs de repli du PIB, s’y est enfoncée au premier trimestre 2012 avec une nouvelle contraction de son activité économique de 0,8%, sous le poids des plans d’austérité adoptés à la chaîne depuis 2010 pour rassurer les marchés.

L’Istat prévoit une nouvelle contraction du PIB au deuxième trimestre avant une « inversion de tendance » au deuxième semestre avec des taux de croissance « modérément positifs ».

L’an prochain, l’institut de statistiques prévoit une légère croissance de 0,5% grâce au « renforcement de la demande mondiale et à une faible reprise des investissements des entreprises », une prévision qui est en revanche similaire à celle du gouvernement Monti.

Afp

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Olivier Delamarche :Facebook,l’attrape pigeons….

 

Un petit supplément avec Nicolas Doze:

Obama & Hollande les illusionnistes de la croissance 21 mai 2012

 

 

 

 

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Au Québec, à loi spéciale, mobilisation générale

La manif d’aujourd’hui devrait attester du soutien au mouvement étudiant.

 

 

 

 

 

Lors des manifestations d'étudiants à Montréal, le 16 mai 2012.

 

Il risque une amende de plusieurs milliers de dollars. Mais Philippe, un professeur de philosophie, continue à manifester chaque soir, dans les rues de Montréal, sous un costume de panda. Son geste est inoffensif, mais illégal. Depuis trois jours, le port du masque est interdit. «Je n’arrêterai que lorsque le mouvement s’arrêtera», clame celui qui se fait connaître sous le nom d’«Anarchopanda».

 Ce personnage est devenu la mascotte des manifestations de jour et de nuit de Montréal, celui qui se place toujours en tête de cortège, pour mieux câliner les policiers. «J’essaie d’aller chercher leur côté humain, dans l’espoir peut-être absurde que ça ait un impact sur leur comportement», affirme-t-il. Son succès est relatif. Ce week-end, les manifestations nocturnes ont été marquées par les violences. Plus de 350 personnes ont été arrêtées dans les nuits de samedi et dimanche et 305 la nuit suivante.

Têtes blanches. L’adoption, vendredi, d’une loi spéciale restreignant sévèrement le droit de manifester dans la province pendant un an devait, selon le gouvernement, calmer le jeu. Depuis le début, il y a trois mois, du mouvement né de l’opposition des étudiants à la hausse des droits d’inscription à l’université, plus de 210 manifestations ont eu lieu à Montréal. Mais la loi 78 a plutôt attisé la contestation. Plus de 5 000 personnes ont participé ce week-end à des marches illégales et spontanées dans le centre-ville. Dans la foule il y avait aussi beaucoup de têtes blanches, adoptant le carré rouge, symbole de la grève.

Après les manifestations géantes du 22 mars et du 22 avril, où plus de 150 000 personnes de tous âges ont défilé dans les rues de Montréal, un nouveau rassemblement «citoyen» prévu cet après-midi devrait rassembler autant de protestataires. Les étudiants ont reçu l’appui des centrales syndicales, et l’appel à la solidarité résonne au-delà du monde universitaire. «Qu’on soit pour ou contre la hausse des frais d’inscription, la question n’est plus là. C’est un mouvement citoyen», estime Audrée, 28 ans qui a quitté les bancs de l’université il y a six ans. Cet après-midi, elle marchera avec son fils de 5 mois. «C’est une façon de montrer que je n’ai pas peur. Jamais, dans mon Québec, je vais avoir peur de sortir dans les rues.»

Visés par les dispositions de la loi d’exception, qui peut les priver des cotisations de leurs membres en plus de leur imposer des amendes pouvant aller jusqu’à 125 000 dollars (98 000 euros) en cas d’entorse à la loi, les syndicats étudiants cherchent la parade. Mais pas question pour la «Classe», qui compte près de 50 000 adhérents, de respecter ces nouvelles obligations. L’association étudiante refuse de donner à l’avance les parcours de ces manifestations, comme l’exige le texte. «On veut défier cette loi, parce qu’elle est injuste», explique un des membres de la Classe.

«jeu dangereux». La nouvelle mesure a inspiré de nombreuses réponses sur les réseaux sociaux, où l’on s’échange des «trucs» pour manifester son indignation : saturer les répondeurs du Parti libéral au gouvernement, inonder de courriers les permanences des députés et, bien sûr, grossir les rangs des manifestations nocturnes. Léa, une étudiante en droit de 20 ans, a choisi YouTube pour partager ses inquiétudes et sa colère. «Avant la loi spéciale, je n’étais pas vraiment d’accord avec l’idée de désobéissance civile dans les manifestations. Mais cela se justifie quand ce sont nos libertés fondamentales qui sont touchées», juge-t-elle.

Si les autorités policières ont promis d’utiliser la nouvelle loi avec «discernement», les affrontements ont dépassé au cours du week-end un niveau de violence rarement vu à Montréal. Des barricades ont été érigées au cœur de la ville, des vitrines de magasins ont été brisées, des panneaux de signalisation incendiés. La police a répliqué par des arrestations massives. «Tout le mythe d’une société québécoise pacifiste est en train de s’écrouler», analyse Alexandre, un étudiant en histoire de l’art de 24 ans. Le jeune homme a toujours été un élève exemplaire. Mais il s’est radicalisé au cours du printemps. «J’ai zéro confiance en la police, zéro confiance en la justice, zéro confiance en ce gouvernement», résume-t-il.

 Jean Charest, à la tête de la province depuis près de dix ans, a survécu à bien des scandales. Mais, à l’approche de nouvelles élections, il joue son avenir sur la gestion de ce mouvement social qui embrase le Québec et divise profondément les Québécois. C’est un pari risqué, selon Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’université de Montréal. «La loi spéciale sert à ce qu’il y ait des dérapages, dit-il. On joue à un jeu dangereux. Au lieu de faire appel à la raison, on excite les passions.»

Libé

 

Lire aussi:

Les Québécois se préparent à désobéir!

 

 
4 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

CRISE:PREPAREZ VOS ABRIS….

Cette fois, c’est terminé, le jeux sont faits. Il n’existe plus de solutions pour sauver le système bancaire. Depuis deux semaines, les Espagnols comme les Grecs ont retiré massivement leur argent des banques (700 millions d’euros en moyenne par jour en Grèce). Cela s’appelle un BANK RUN géant. Bien plus grand que celui de 2008 en Angleterre avec la Northern Rock. Cela n’avait concerné qu’une seule banque. L’Espagne ne pourra pas nationaliser toutes ses banques (16 ont été encore dégradées la semaine passée, 8 à venir et leur BdT sur 10 ans est maintenant à 6,27%) qui sont déjà mortes, pardon, en faillite. Ni l’Italie: « Moody’s downgrades 26 italian banks« . Ni le Portugal. Pire, en Italie les gens attaquent maintenant les centres des impôts… cliquez ici.

La ruée sur les banques va s’étendre progressivement aux autres pays. Les Espagnols ont même franchi les frontières pour se servir dans les DABs français avec plus ou moins de bonheur. Cette fois, la France sera touchée. Lire ici Romandie pour les retraits actuels. En 2008 les Anglais malins clients de la Northern Rock s’étaient rendus en France pour retirer ce qu’ils pouvaient dans nos distributeurs. Là aussi avec plus ou moins de chance. Mais ce n’était, à l’époque, qu’un épiphénomène.

Vous avez vu comment vous avez été désinformés par la presse aux ordres du système qui la possède. Cela ne peut plus durer. De plus le barrage est en train de craquer de toutes parts un peu plus chaque jour. Ce que les Argentins ont vécu nous allons le vivre, et sans doute avec une guerre à la clé pour brouiller les pistes et sauver la face des politiques, eux aussi, aux ordres indirects des banques. N’oubliez pas: Hollande s’est précipié à Londres pour dire à la City qu’il ne demandera pas plus de régulations bancaires, juste après qu’il ait dit aux Français que « son ennemi était la finance« . Vous l’avez vu ça …

Si vous ne vous préparez pas dès maintenant au pire, vous serez comme ces femmes argentines laminées, ruinées, qui n’ont pu que taper, APRES, sur leurs casseroles devant les banques qui leur avaient interdit de retirer leurs avoirs dans l’intégralité.

La ligne Maginot a été contournée par la Krise et maintenant elle va se répandre partout. Lire aussi l’article « Multinationals sweep euros from accounts on daily basis When it comes to contingency planning for a eurozone break-up, it is typically a German company that has been ahead of the game » dans le Telegraph. Observez les événements, surveillez les taux des bons du trésor, l’arrivée de nouvelles planches à billets anglaises et américaines qui, selon Lenglet de France 2 et BFM Eco, N’ONT JAMAIS EXISTE (bravo Mr Lenglet, vous avez bien désinformé les Français avec vos propos mensongers sur les planches à billets). Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com
ZERO HEDGE PREFIGURE LA NATIONALISATION DES BANQUES FRENCH A CAUSE DE PROCIVIS 
Rien que ça. Cliquez ici pour savoir qui est le très discrèt Procivis, un « petit Lehman french » . Il faut dire que les gros soucis de sa Caisse Centrale du Credit Immobilier de France (voir plus bas) s’aggravent et vont entraîner une dégradation en série des banques puis du pays… « CCCIF which together with its sister entity CIF Euromortgage (CIFE), is a 100% subsidiary of Credit Immobilier de France Development (CIFD), which as Fitch describes it, is a French « housing loans specialist, with business exclusively directed to France. » CIFD is in turn owned by Procivis Group, which just happens to be France’s second largest full-service real estate group« . Yes, baby… They will be hanged out to dry… ha ha ha…

 Allez voir cet article, c’est rempli de graphiques très intéressants. Le journal Investir et Touati (qui avaient annoncé le CAC40 à 4500 points pour dec 2011) vont pouvoir cette fois donner un numéro d’acrobates sur glace au Palais des Sports. Si le CAC40 descend sous la barre des 3000 points, genre 2900 et poussière, il y aura du grabuge à la corbeille. Les petits porteurs seront lessivés une fois de plus par ces gens qui leur ont promis le fameux 4500 points! Cliquez ici pour ZH.

 Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com

 

Lire aussi:

Espagne: jusqu’à 260 milliards d’euros de pertes pour les banques

 

 

 
5 Commentaires

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Séisme de mag 5.8 en Bulgarie

globe showing location of 10-degree map

10-degree map showing recent earthquakes

Ampleur 5.8
Date-Time
Emplacement 42.686 ° N, 23,009 ° E
Profondeur 9.4 km (5.8 miles)
Région BULGARIE
Distances 24 km (14 miles) à l’O de SOFIA, Bulgarie
73 km (45 miles) de N Blagoevgrad, en Bulgarie
115 km (71 miles) au SE de Nis, Serbie
141 km (87 miles) au NNE de Strumica, en Macédoine

Le tremblement de terre d’une magnitude de 5,8 sur l’échelle de Richter qui a secoué dans la nuit de lundi à mardi la Bulgarie, à une trentaine de kilomètres de Sofia, n’a pas provoqué de victimes, a indiqué le ministre bulgare de l’Intérieur, Tsvetan Tsvetanov, dans un premier bilan.

Le maire de la petite ville de Pernik, à proximité de l’épicentre du séisme, Mme Rositsa Yanakieva, a également indiqué que, selon un premier bilan, il n’y avait pas de victimes dans sa ville.

Toutefois, les dégâts matériels — cheminées effondrées, murs effondrés ou fissurés, fenêtres brisées — sont relativement importants, selon un photographe de l’AFP sur place.

Un état-major de crise a été formé à Pernik et des renforts de pompiers, de policiers et secouristes ont été dépêchés sur place, a indiqué le ministre de l’Intérieur à l’agence de presse bulgare Focus.

Ce tremblement de terre survient après un séisme avec répliques dimanche en Italie, près de Ferrare, qui a fait six morts, selon un dernier bilan. Mais, d’après l’Institut sismologique bulgare, il n’y a pas de rapport entre les deux catastrophes.

Le séisme en Bulgarie a eu lieu vers 00H00 GMT (03H00 locales), à une trentaine de kilomètres de Sofia, près de la bourgade de Pernik.

Le tremblement de terre, d’une magnitude de 5,8 selon l’échelle de Richter, est intervenu près de Sofia, entre les bourgades de Pernik et Radomir, a indiqué une porte-parole de l’Institut sismologique bulgare. Plusieurs répliques du tremblement de terre ont eu lieu aussitôt après, a-t-elle ajouté.

Le tremblement de terre a été ressenti à Sofia, avec des objets tombant à terre dans des logements et de nombreux habitants quittant leurs appartement pour rester dans la rue, a indiqué une journaliste de l’AFP. Mais, il n’y a pas eu de coupure de courant électrique ou du réseau téléphonique.

Tout bougeait de manière incroyable, je me suis précipitée dans la rue et, pour le moment, je ne veux pas rentrer chez moi, a indiqué à l’AFP la jeune Maria, devant son immeuble dans un faubourg de Sofia.

D’autres habitants, assis dans la rue, vêtus de leur pyjama, ont indiqué avoir ressenti une nouvelle réplique du tremblement de terre vers 01H30 GMT (04H30 locales). Selon l’Institut sismologique bulgare, cette réplique a été d’une amplitude de 4,2/4,3 sur l’échelle de Richter.

En août 2009, un tremblement de terre d’une amplitude de 5,0, selon l’échelle de Richter, avait eu lieu au bord de la Mer Noire, entre la Bulgarie et la Roumanie, au sud-est du Cap de Kaliakra, sans toutefois provoquer ni victimes, ni dégâts sérieux, a indiqué l’Institut sismologique bulgare.

Afp

Une douzaine de répliques se sont produites jusqu’à maintenant dont une  de 4.7

Toujours des répliques en Italie,une vingtaine depuis minuit avec des magnitudes  entre 2 et 3.5

 Témoignages: http://www.emsc-csem.org/Earthquake/Testimonies/comments.php?id=268309

 

* A titre indicatif,une carte des risques sismiques, d’après la fréquence des tremblements de terre,
dans la région de la Méditerranée (vert : faibles; jaune : moyens; rouge : forts).

http://www.cosmovisions.com/cartes/Mediterranee-sismicite.gif

 
Poster un commentaire

Publié par le 22 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
%d blogueurs aiment cette page :