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L’avenir de notre monde : En a-t-il un ?

12 Mai

Drôle de question, n’est-il pas ?C’est à première vue aussi métaphysique que les ‘ »où courge ? » et autres « dans quelle étagère ? » mais cette façon d’introduire par la dérision un sujet aussi actuel que grave et pérenne n’est qu’une politesse du désespoir de plus.Je veux juste vous montrer en 8 cartes les arguments de mon blues de ce soir.J’aurais pu titrer un « Pourquoi la nucléarisation soi-disant pacifique du Japon est en toute logique au podium mondial des conneries humaines » mais c’était un peu long et aussi un peu réducteur.

 

Cette connerie n’est pas que japonaise.

La preuve :

 

Séismes:

 

 

Ceci est la carte mondiale de répartition des zones sismiques. Les séismes se manifestent là où les plaques tectoniques s’affrontent, un peu à la façon des « morceaux » de la « peau » à la surface du lait quand il commence à bouillir sur le feu.

 

On sait aujourd’hui la forme, les limites et le sens du mouvement de ces « morceaux de peau » de la terre. Voici la carte mondiale de leur agencement :

 

 

Si l’on suit les limites de ces plaques en recherchant l’endroit le plus complexe et le plus soumis aux pressions contraires de ces plaques, on se retrouve au Japon :

 

* D’une part on y voit la matière de la plaque Pacifique venant buter contre la plaque Eurasiatique après avoir voyagé à travers les 2/3 de cet océan, le plus grand de la Terre, au rythme géologiquement faramineux de 10 cm / an.

 

* D’autre part le très massif et très inerte continent Eurasiatique tentant de contenir de toute sa masse cette immense et très dynamique mais « très fine » (en comparaison, évidemment) plaque de l’océan Pacifique.

 

Comme la confrontation de ces deux géantes (en volume les plus grandes de notre planète) génère des forces inouïes, de gigantesques morceaux se sont cassés, détachés de leurs plaques « originelles » aux endroits les plus fragilisés, pour en former d’autres flottant sur le magma dans le même sens que la plus dynamique mais « amortissant » les tensions entre elle et l’autre, soit :

 

1- La plaque des Philippines, certainement issue d’une cassure de la plaque Pacifique, se déplace dans le même sens qu’elle mais cette dernière s’enfonce dessous pour fondre dans le magma bien avant de toucher celle du continent Eurasiatique : Par la plaque des Philippines, les forces contre le continent Eurasiatique en sont un peu amoindries.

 

2- La plaque d’Okhotsk, qui est un petit « coin » cassé de la plaque Nord-Américaine que la plaque Pacifique pousse et emporte vers l’Eurasie et sur laquelle repose environ la moitié du Japon.

 

Nous sommes bien à l’endroit le plus compliqué de la Terre :

D’une part nous avons 4 plaques en présence :

 

 

D’autre part leur façon de se déplacer leur sont spécifiques :

 

 

Conséquence de ces tensions incroyables sur ces masses titanesques, le glissement forcé et rapide, donc très violent, du Pacifique ou/et des Philippines sous l’Eurasie entraine la matière des deux plaques vers les abysses.

 

Les fosses océaniques issues de cette confrontation sont les plus profondes de la terre : la matière descend de 9 à 11 km sous la surface de l’océan ( cf.Wikipedia/Liste des fosses océaniques) alors que la moyenne sous le Pacifique est de 5 km.

 

L’Eurasie force donc le Pacifique à descendre d’environ 5 km sous elle avant de la toucher pour lui passer dessous ensuite, sur une distance au moins égale, et finir de fondre en magma : La « peau du lait » est absorbée, elle « coule dans le lait » sous une peau plus massive et plus froide qu’elle.

 

L’Eurasie en est un peu « tordue vers le bas » mais ne bouge quasiment pas. Le Pacifique « se glisse » dessous, à frottement dur, cassures, à-coups, etc, donc génère des séismes quasiment en permanence. De plus, une fois dessous, la plaque Pacifique, plus légère que le magma, cherche à remonter, donc « cherche à » rester « collée » sous l’Eurasie et, pour ce faire, se tord, se lézarde puis casse, le tout avec fracas :

 

 

 

Sachant cela, et cette situation est connue depuis le début du siècle dernier (1910 : Wikipedia/Alfred Wegener – La dérive des continents), la connerie humaine a fait ceci :

 

(chaque point rouge est une centrale nucléaire)

 

Sauf à vouloir anéantir l’humanité et le reste de la vie sur Terre, le dernier endroit au monde à « pacifiquement nucléariser » était le Japon !

 

Comme une connerie vient rarement seule, je vous invite à regarder où sont les autres :

 

 

et à comparer ça avec la première.

 

(Je ne peux pas vous la remettre ici : Ce con de FB ne permet pas d’utiliser deux fois la même image dans le même article …)

 

Sachant que

– la période de temps moyenne séparant deux accidents « majeurs » est d’environ 20-30 ans,

– les accidents augmentent en gravité à chaque nouveau, c’est à dire en quantité de radioactivité diffusée par accident,

– la radioactivité ne devient « négligeable » qu’au bout de 300 (césium) à 240.000 ans environ (plutonium),

la question initiale devient :

 

Dans combien de temps le niveau moyen de radioactivité de la surface de la Terre sera-t-il assez élevé pour y interdire toute vie humaine, puis toute vie « tout court » ?

 

Il me semble évident que plus les conditions de survie s’aggraveront, plus la période entre deux accidents va diminuer …

 

(Ceci sans compter la débilitation des espèces, accélérée elle aussi, induite par les rejets massifs de molécules mimétiques des hormones sexuelles, des pesticides, des OGMs, etc, etc, etc.)

 

Donc, blues.

 

https://www.facebook.com/notes/mimi-mato/lavenir-de-notre-monde-en-a-t-il-un-/299173420168965

 

 

 

 
6 Commentaires

Publié par le 12 mai 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

6 réponses à “L’avenir de notre monde : En a-t-il un ?

  1. myvong

    13 mai 2012 at 7 h 41 min

    oui c’est la question que je me pose depuis des années et je comprends ton blues. nous on y est mais quand je vois toutes ces femmes enceintes, je ne peux m’empecher de penser « pauvre gosse »!! allez on va essayer de se motiver un peu. Bon dimanche à toi et à tous 🙂

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  2. realinfos

    13 mai 2012 at 9 h 53 min

    Bonjour Mymy,
    Hier soir j’ai regardé sur France4, »Armageddon, la nuit la plus longue » dont voici le synopsis:

    « Que se passerait-il si un un astéroïde d’une circonférence d’environ dix kilomètres tombait sur la Terre ? Sommes-nous capables d’empêcher la collision ? Quels changements apparaîtraient sur la nature et le climat ? Et comment évoluerait la vie sur Terre après cela? Pour trouver les réponses à ces questions, les plus récentes techniques de cinéma et d’informatique, couplées aux prédictions de scientifiques reconnus, nous offrent les moyens de représenter le déroulement des événements pendant et après l’impact fictif dans notre présent…. »

    On va dire que c’était plutôt pas mal dans l’ensemble,malheureusement ils n’ont pas été au bout de tous les problèmes,et devine quoi,pas un seul mot sur les conséquences en ce qui concerne l’arrêt forcé des centrales ou leurs destructions et ce qui pourrait s’en suivre…. du coup tout tombe à l’eau quand à d’éventuels survivants sur le long terme à la surface à la différence du documentaire…. les seuls survivants se trouveront dans les bunkers et ce pour des centaines d’années….!

    Le doc repasse le dimanche 27 mai à 14h30 sur la même chaîne…..

    Bon Dimanche à toi et à tous 😉

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    • Maia

      13 mai 2012 at 11 h 10 min

      J’ai l’impression que l’astéroïde de la bêtise humaine est tombé depuis quelques temps déjà sur la Terre (pourquoi cela me fait penser à une certaine « bête » ? Cette histoire d’Armageddon sans doute) …

      A ce propos, une petite analyse rapide de ce qui se passe à la surface :

      Un élément de réponse parmi d’autres, comme une étape avant l’agro-sylvo-pastoralisme :
      http://www.agriculture-de-conservation.com/Agroforesterie-enjeux-et.html

      Juste histoire de comprendre que nous ne sommes pas condamnés à choisir entre le hors-sol global et le « retour à la bougie ». Cela nécessite de se réinscrire dans le long terme, au delà de notre propre vie et de le donner à comprendre aux « gosses » en passant.
      Pour le nucléaire, ben, on arrête tout (sauf quelques sites de recherche dédiés à la fusion hydrogène par exemple), on sécurise avec une alimentation autonome basée sur les énergies photovoltaïque et éolienne le temps que ça refroidisse et on se serre la ceinture côté énergie pendant quelques décennies. Je me laisse accroire que réparer les conneries planétaires suffirait à donner du boulot à tout le monde et pour longtemps, tellement il y a à faire dans tous les domaines (il y va de notre survie).
      Ou on finit de crever physiquement, psychiquement et spirituellement mais c’est dommage : l’humanité a eu et a de bons moments ( dans sa petite histoire de quelques millions d’années) quand même, non ?

      « Bien souvent dans la vie, pour trouver la réponse juste, il faut savoir échapper aux fausses alternatives. »
      (Gianni Rodari)

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      • Norris-Saint-Jours

        14 mai 2012 at 10 h 11 min

        Nous sommes beaucoup à penser ainsi mais pas assez. Je ne peux que voir qu’il est déjà trop tard. Le bon sens suffit pour s’en appercevoir.

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    • myvong

      13 mai 2012 at 21 h 16 min

      il faut que je le note pour voir ça 🙂 merci du tuyau

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  3. Robinson Michèle

    13 mai 2012 at 23 h 12 min

    Je ne peux qu’adhérer à votre réflexion, je pense à tous cela depuis bien longtemps et malheureusement il n’y a pas d’issue possible tellement l’humain est C.. et il le restera jusqu’à ce qu’il agonise mais ce sera trop tard!

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