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Archives du 29 avril 2012

Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presqu’achevé….

Les Etats-Unis ne voient pas d’un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l’ordre du jour des Nations-Unies. Car il s’agit de se pencher sur le sort d’une population de 2,7 millions d’habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Mais qu’en attendre? Car la parole de ces exterminés est inaudible.

 

 

native american poverty

 

Un jour d’avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des « Native Americans », ainsi que l’on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C’est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l’annonce de la mort de son époux, Cheryl n’a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré.

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d’investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d’autres dans l’histoire des militants de la cause des Indiens d’Amérique, qui n’a jamais bénéficié d’un large soutien populaire et que beaucoup voudraientt voir s’éteindre.

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu’entièrement anéantis en Amérique du Nord.

 

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n’est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d’un génocide toujours en cours dans l’indifférence générale.

Lorsqu’un Américain de l’Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l’Etat ou de l’Indiana voisin, pour s’approvisionner dans l’un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l’alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d’entre-elles) ou, si l’on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s’offrir une escapade dans ces drôles d’endroits. Pourtant, l’Américain moyen ne s’y risque pas trop.

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l’écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c’est un voyage en enfer qui commence. L’alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s’y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l’extérieur des tribus n’y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n’ont pas, chose courante, accès au système de santé américain.

 

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King’s College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains [Indiens d’Amérique, NDA] sont aujourd’hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d’économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensees résoudre les problemes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leur autonomie. »

Tel est le prix à payer pour les Indiens d’Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n’ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces.

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d’Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l’esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.

 

L’une des plus graves violations des Droits de l’Homme dans le monde

Photo Fiona Watson / Survival

Photo Fiona Watson / Survival
 
 
En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l’Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, NDA] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s’approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l’Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd’hui toujours existante, en raison des pathologies qu’elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l’avaient fait durant des millénaires.

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l’Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n’est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l’espèce, il est impossible d’idéaliser la réalité sur laquelle s’est construite l’Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

Mais ce n’est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l’organisation se penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d’Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c’est avant tout pour regarder en face une réalité qui n’est pas celle du passé mais celle du présent.

 
 

Cette réalité concerne les 2,7 millions d’Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l’homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes:

  • Les Indiens d’Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains
  • Ils ont 770% de risques en plus de mourir d’alcoolisme
  • Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose
  • Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète
  • Ils ont 280% de risques en plus de mourir d’accidents
  • Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe
 
(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8)
 

Un Apartheid constitutionnel

Répartition des Réserves Indiennes aux Etats-Unis (Source:  National Atlas)

Répartition des Réserves Indiennes aux Etats-Unis (Source: National Atlas)
 
 
Les Indiens d’Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposes au même sort que les Noirs américains, empêchés d’accéder à l’enseignement scolaire, victimes de la ségrégation.

Ce n’est qu’en 1969 qu’ils se sont organises, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l’année précédente. C’est à cette époque qu’ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles: la liberté d’expression et d’information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d’engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l’abolition de la peine systématique d’un an d’emprisonnement ou de 5000 dollars d’amende quel que soit le délit commis, le droit d’être jugé par un jury, et ainsi de suite.

Mais à l’heure actuelle, aucun Indien d’Amérique, citoyen des Etats-Unis, n’a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains. Une réalité qui peut prendre des aspects accablants pour l’Administration américaine. Ainsi, le 6 novembre 2008, le Gouverneur du Dakota du Sud, Michael Rounds, décrète l’état d’urgence car son Etat est recouvert par une épaisse couche de neige et de glace qui le paralyse. Mais les réserves indiennes seront exclues du dispositif.

 

La guerre des Etats contre les Tribus

Mais le pire pour ces tribus à l’heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s’accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumes sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d’étendre la taxation de l’Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laisses aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d’accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes.

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent: l’extinction.

 
 
 
 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Des milliers d’Espagnols manifestent de nouveau contre la politique d’austérité

Sous le mot d'ordre "on ne joue pas avec l'éducation et la santé", des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche à Madrid contre les nouvelles mesures d'austérité du gouvernement, qui cherche à dégager 10 milliards d'économies dans ces domaines très sensibles.</br>Credit : Dominique Faget

 

 

Sous le mot d’ordre « on ne joue pas avec l’éducation et la santé », des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche à Madrid et dans plusieurs villes d’Espagne contre les nouvelles mesures d’austérité du gouvernement qui visent ces domaines très sensibles.

« Les coupes dans la santé et l’éducation, c’est la dernière chose que nous pouvions supporter, nous la classe des travailleurs. Sans ça, qu’est-ce qu’il nous reste ? Nous n’avons même plus de travail », s’indigne Domingo Zamora, 60 ans, employé du secteur public, qui défile à Madrid.

« Ils nous pressent jusqu’à l’asphyxie », renchérit Pilar Logales, 60 ans, employée dans une mutuelle de santé.

« C’est criminel de couper dans la santé », « Peuples d’Europe, levez-vous » et « NON », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants sous la pluie.

La plupart des slogans étaient accompagnés du dessin d’une paire de ciseaux, symbolisant les coupes budgétaires.

En tout, des manifestations étaient organisées dans 55 villes d’Espagne par une « plateforme sociale de défense de l’Etat providence et des services publics », qu’ont rejoint les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT.

A Madrid, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé, selon les journalistes sur place, 40.000 selon les syndicats.

A Barcelone, environ 700 manifestants se sont rassemblés selon la police, 4.000 selon les syndicats.

« Ces coupes sont atroces », s’insurge Alba Sanchez, diplômée en journalisme de 30 ans, dans la capitale catalane.

« Je ne trouve pas de travail et mes parents souffrent car tous deux travaillent dans le secteur de la santé publique: ce qu’ils ont obtenu en plus de 30 ans de lutte, Rajoy (le chef du gouvernement, ndlr) le détruit en un mois. »

La mobilisation était beaucoup moins importante, dimanche, que lors des grandes manifestations organisées récemment en Espagne contre la cure d’austérité, notamment lors de la grève générale du 29 mars. Mais les syndicats ont appelé à manifester à nouveau le 1er mai.

« Le gouvernement pense que les gens vont oublier. Mais nous n’allons pas oublier les coupes, nous seront là tous les jours jusqu’à ce qu’elles soient corrigées », a lancé dimanche à Madrid le secrétaire général d’UGT, Candido Mendez.

Engagé dans une course à la réduction du déficit, le gouvernement conservateur espagnol a adopté le 20 avril un plan de rigueur visant les secteurs de la santé et de l’éducation, gérés en Espagne par les 17 régions.

Le pays espère ainsi générer 10 milliards d’euros d’économies par an, dont sept milliards dans la santé et trois milliards dans l’éducation.

Très controversée en Espagne, la réforme sanitaire implique notamment de faire payer les retraités pour leurs médicaments, jusque-là gratuits, ou de restreindre aux urgences et à la pédiatrie l’accès à la santé publique des immigrés sans papiers.

En matière d’éducation, le gouvernement va notamment autoriser les régions à faire grimper les frais d’inscription à l’université de 50%, qui passeraient de 1.000 à 1.500 euros en moyenne.

« Les enfants des travailleurs ne vont plus pouvoir étudier », déplore Mari Cruz Dominguez, 54 ans, qui manifestait à Madrid.

« Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas les décisions adoptées », a reconnu dimanche Mariano Rajoy.

« Mais le problème, c’est la crise, le chômage, la récession, le désordre dans les comptes publics, il faut opérer des changements structurels », s’est-il justifié.

Pour réduire cette année son déficit public de 8,51% à 5,3% du PIB, l’Espagne a annoncé le budget le plus austère de son histoire, prévoyant 27,3 milliards d’euros d’économies.

Le pays, retombé en récession, vient en outre de pulvériser un nouveau record de chômage, avec 5,64 millions de chômeurs, soit un actif sur quatre sans emploi.

Le Berry

 

 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Nouveau coup de force du gouvernement pour obliger les français à produire et consommer des OGM contre leur gré !

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Le gouvernement vient d’envoyer pour avis à la Commission européenne un projet de décret autorisant la commercialisation sans aucun étiquetage de semences de maïs contenant jusqu’à 0,1% d’OGM, alors qu’actuellement la règlementation européenne refuse la moindre contamination OGM des semences conventionnelles dès le seuil de détection. Avec de telles semences, il deviendra impossible de produire des récoltes « sans OGM » ne dépassant pas le même seuil de 0,1% de présence fortuite d’OGM fixé par arrêté en janvier dernier.

En effet, les agriculteurs constatent régulièrement des taux de contaminations de leurs récoltes supérieurs à ceux des semences, même en l’absence de toute culture OGM à proximité de leurs champs. De plus, le taux d’OGM de semences contaminées s’additionnerait inévitablement aux contaminations des cultures non OGM par les cultures OGM voisines si elles étaient à nouveaux autorisées.

À la veille des élections, le gouvernement tente ainsi de satisfaire clandestinement les appétits de l’industrie semencière qui veut priver la population française de tout produit « sans OGM ». En effet, ni le Haut Conseil des Biotechnologies, ni les agriculteurs, ni les consommateurs, n’ont été consultés ou informés de cette initiative découverte sur le site de la Commission Européenne par l’association Inf’ogm.

La liberté de cultiver et de consommer sans OGM est une liberté fondamentale inscrite dans la loi française depuis 2008. Elle ne pourra jamais être respectée si les semences sont déjà contaminées. La Confédération Paysanne appelle la Commission européenne à refuser ce coup de force du gouvernement français destiné à rompre avec la sagesse de la réglementation européenne actuelle La Confédération Paysanne appelle le prochain gouvernement quel qu’il soit à respecter la volonté des français en refusant ce projet de décret.

Source : http://www.confederationpaysanne.fr/

 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

HOLLANDE SARKOZY BONNET BLANC OU BLANC BONNET (clip)

 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Lufthansa,encore un géant aérien qui bat de l’aile,3000 licenciements probables à venir….

 

Suppression de milliers de postes à l’étude, tentation d’imiter le modèle « low-cost » en Europe, abandon envisagé de la classe affaires sur certains vols: en panne de rentabilité, Lufthansa essaie de s’inventer un nouveau modèle d’activité.

Depuis l’annonce en février d’un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros d’ici 2014, des informations fuitent dans la presse allemande sur les moyens -souvent draconiens- pour y parvenir, sans être formellement démenties par le premier groupe aérien européen.

Vendredi un porte-parole a confirmé que le groupe songeait à rapprocher ses filiales allemandes Germanwings et Eurowings « pour s’adapter à la concurrence » sur le marché européen. En clair: être en mesure de chasser sur les terres des compagnies low-cost Ryanair ou Easyjet.

Le groupe a déjà commencé cette année à confier ses vols européens depuis Stuttgart (sud-ouest) à Germanwings -dont les frais opérationnels sont largement inférieurs à ceux de la maison mère, notamment en raison de coûts inférieurs du personnel de cabine. Cette solution doit être imitée dans d’autres aéroports régionaux allemands.

Lufthansa caresse aussi le projet de recourir à des intérimaires pour son personnel de cabine à son nouvel aéroport de Berlin qui va ouvrir en juin. Un plan que les syndicats tentent de contester en justice.

Jeudi, le quotidien Bild a publié une information qui a fait l’effet d’une bombe: Lufthansa songerait à supprimer la moitié environ de ses 6.000 emplois administratifs -services financiers, gestion du personnel et des réservations- dont 1.500 à son siège de Francfort (ouest).

Le groupe n’a pas confirmé les chiffres mais a rappelé que des suppressions d’emplois seraient probablement « inévitables » pour rester compétitif.

Immense pression des coûts

La crise de rentabilité est sérieuse: l’an dernier alors que le chiffre d’affaires a augmenté de 8,3% à 28,7 milliards d’euros, la marge d’exploitation dans l’activité passagers est tombée à 2,1% (contre 4% en 2010) et le groupe a même accusé une perte nette de 13 millions d’euros.

Lufthansa a certes commencé à faire le ménage, en se débarrassant par exemple de sa filiale britannique en difficulté BMI, revendue au holding IAG de British Airways et Iberia, et a imposé aux forceps une restructuration chez une autre filiale à la peine, Austrian Airlines.

Mais le groupe est aussi en plein doute sur le segment des vols intercontinentaux, avec la concurrence croissante des compagnies du Golfe. Il a dû récemment fermer trois lignes vers l’Asie et envisage de supprimer sa classe affaires sur certains vols.

« Lufthansa est sous une immense pression des coûts parce qu’en plus de la concurrence des compagnies low-cost et de la concurrence des compagnies arabes il y a les prix élevés du pétrole », constate Frank Skodzic, analyste chez Commerzbank, qui juge les efforts de restructuration « nécessaires ».

Les représentants du personnel de Lufthansa sont conscients de la situation difficile de leur employeur mais redoutent, à l’instar du syndicat du personnel de bord UFO, une perte de la qualité qui a longtemps fait la force du groupe. Et ils ne sont pas prêts à accepter des efforts supplémentaires sans contrepartie.

Pour ne rien arranger à ses affaires, Lufthansa a annoncé cette semaine le départ de son directeur financier Stephan Gemkow, appelé à diriger le puissant holding familial allemand Haniel. Son successeur n’est pas encore connu.

Le groupe est attendu au tournant dans les jours qui viennent, avec la publication de ses résultats trimestriels jeudi, qui s’annoncent négatifs, et son assemblée générale ordinaire le 8 mai.

Afp

 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Des missiles sol-air pour défendre les J.O. ? Londres y pense

 

 

L’armée britannique a informé les habitants d’un ensemble immobilier proche du Parc olympique de Londres qu’ils auront un hôte inhabituel sur le toit pendant les Jeux l’été prochain: une batterie de missiles sol-air.

Un château d’eau désaffecté trônant au milieu des immeubles d’habitation en briques rouges du quartier de Bow est l’un des sites retenus par l’armée pour protéger la capitale britannique contre une attaque aérienne, a annoncé samedi le ministère de la défense.

C’est la première fois que des missiles sont déployés à Londres depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, à la grande stupéfaction des habitants du quartier. « Il n’y a eu aucune consultation, personne n’a frappé à notre porte », témoigne Brian Whelan, un journaliste de 28 ans. « On s’est juste réveillé un matin avec une brochure nous informant qu’on va avoir des missiles sur le toit. » « Je n’imagine même pas ce qui pourrait justifier de tirer un missile au-dessus d’une zone aussi peuplée », ajoute-t-il.

Le projet de déploiement de missiles a été évoqué pour la première fois en novembre dernier par le secrétaire à la défense, PhiliP Hammond, qui a dit s’inspirer du dispositif mis en place à Pékin pendant les Jeux olympiques 2008.

L’ancien château d’eau du quartier de Bow était « le seul site qui convenait au système de missiles à haute vélocité », explique la brochure du ministère de la défense, qui vante « la vue excellente sur les environs et le ciel au-dessus du Parc olympique ».

 

Le monde

 

 

 

 

 

 
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Publié par le 29 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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