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La France, championne du monde des défaillances d’entreprises

19 Avr

 

Selon une étude de l’OCDE, le nombre de faillites enregistré dans l’Hexagone est quasiment identique à celui observé…aux États-Unis. Et il est bien plus faible au Royaume-Uni et en Italie. En cause, la faible capacité d’autofinancement des entreprises tricolores.

 

Copyright Reuters

 

Deux ans après le pic de la crise économique et financière qui a secoué la plupart des économies industrialisés, l’OCDE dresse un bilan plutôt intéressant, au-delà des commentaires classiques sur le resserrement de l’accès au crédit des PME pendant cette période tourmentée. Ainsi, selon la publication intitulée « Le Financement des PME et de l’entrepreneuriat : tableau de bord de l’OCDE » publiée ce jeudi, 115.813 entreprises, essentiellement des TPE et des PME, ont mis la clé sous la porte en France en 2009 et en 2010, soit un tout petit moins qu’aux Etats-Unis (117.119), pays qui compte qui près de 7 millions de sociétés employant des salariés, contre un peu moins de 2,5 millions en France.

Les taux de marge sont trop faibles en France

Si l’on compare la France avec des économies qui lui ressemblent davantage, l’écart est également flagrant. De l’autre de la Manche, « seules » 35.122 ont disparu. En Italie, le nombre de défaillances s’élève à 20.718. Si le nombre de faillites est assez comparable en Allemagne, il faut rappeler que l’on y recense 3,5 millions d’entreprises.

Comment expliquer ces différences ? Par l’efficacité des plans de relance nationaux ? Peut-être, mais la comparaison est assez délicate.
Le niveau de l’autofinancement est une autre piste. Selon une étude du cabinet Altares, l’autofinancement des entreprises britanniques et allemandes est double de celui des entreprises françaises, ce qui représente un écart de trésorerie d’environ 110 milliards d’euros par an.

Un autofinancement qui s’explique essentiellement par des taux de marge supérieurs à ceux observés en France. « En 2012, le taux de marge dans l’industrie européenne a quasiment retrouvé son niveau de 2007, mais reste encore inférieur de 5 points en France », explique l’institut COE-Rexecode. Il s’élevait à 38,3% en 2011 en zone euro, à 34,4% en Allemagne et 29,9% en France

La tribune

 

 

 

 

 

 

 
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Publié par le 19 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

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