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Archives du 11 avril 2012

Après la Grèce et l’Espagne,arrêt des exportations pétrolières de l’Iran vers l’Allemagne

 

 

L’Iran a cessé ses exportations de pétrole vers l’Allemagne et sanctionné 100 entreprises de l’Union européenne, en réponse à ses sanctions pétrolières et bancaires, ont rapporté mercredi les médias iraniens, à trois jours de la reprise des négociations nucléaires.

L’Iran a cessé ses exportations vers l’Allemagne, après une mesure identique concernant la France et la Grande-Bretagne, et il est à prévoir que les exportations vers l’Italie vont également s’arrêter, a rapporté la chaîne de télévision en arabe Al-Alam.

La République islamique d’Iran a également décidé de sanctionner 100 entreprises européennes et d’interdire l’importation de leurs produits en réponse aux sanctions illégales et unilatérales de l’Union européenne, a ajouté Al-Alam, citant une source bien informée, sans plus de précision.

Ces mesures interviennent alors que les pays de l’UE ont décidé le 24 janvier d’imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent à l’Iran et de sanctionner sa Banque centrale afin d’assécher le financement de son programme nucléaire controversé.

En réaction, Téhéran avait décidé à la mi-février d’arrêter ses ventes de pétrole à la France et à la Grande-Bretagne, dont les achats étaient minimes.

Et mardi, l’Iran, second pays de l’Opep, a annoncé qu’il ne vendait également plus de pétrole à l’Espagne et à la Grèce.

Un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères a précisé que l’Espagne n’importait plus depuis fin février de pétrole iranien.

En 2011, les exportations pétrolières vers l’Europe représentaient quelque 450.000 barils de pétrole par jour, soit environ 18% des exportations iraniennes.

L’Italie (180.000 b/j), l’Espagne (160.000 b/j) et la Grèce (100.000 b/j) étaient les trois principaux clients du pétrole iranien parmi les pays européens.

Ces annonces interviennent à trois jours de la reprise des négociations nucléaires entre l’Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), prévue samedi à Istanbul.

Le chef des négociateurs iraniens Saïd Jalili a indiqué mardi que l’Iran présenterait de nouvelles initiatives pour tenter de régler la crise, sans préciser leur nature.

Afp

 

 

 
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Publié par le 11 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La Grèce commence la vente de ses actifs nationaux….

La Grèce commence la vente de ses actifs nationaux

 
 
 
 
Les discussions sur les soldes des actifs nationaux grecs se sont terminées, Athènes est passé aux actes concrets. Gazprom participe par exemple à l’appel d’offres lancé pour l’achat du géant gazier DEPA. Les compagnies pétrolières et les compagnies des eaux, les autoroutes et les chemins de fer, les aéroports, les ports maritimes et les stations balnéaires sont mis en vente. Cependant, il ne s’agit pas de la perte de la souveraineté, racontent les experts.

Le gouvernement grec vend ses parts dans l’économie nationale aux investisseurs étrangers dans le cadre de la privatisation, coordonné avec les créditeurs de l’UE et le FMI. Pour recevoir leur aide les Grecs doivent réduire les dépenses budgétaires de 20 milliards d’Euros d’ici à 2015. D’ici à 2017 cette somme doit atteindre 50 milliards. L’année dernière Athènes hésitait à procéder à la privatisation et elle négociait avec les investisseurs potentiels en les rebutant par leur lenteur. Cependant, la situation a poussé la Grèce à se dépêcher. Le Vice-président de l’Association des entrepreneurs Delovaya Rossia Anton Danilov-Danilian a raconté à La Voix de la Russie que ces derniers temps les Grecs en Russie sont devenus beaucoup plus actifs. Les représentants de l’ambassade grecque et l’ambassadeur visitent souvent des forums différents où participent les investisseurs russes et ils les invitent activement en Grèce. En octobre 2011 les grecs ont négocié avec le monopoliste russe les Chemins de fer de Russie sur la vente possible des Chemins de fer de Grèce. Les Grecs ont également intéressé la partie russe par la participation possible à la privatisation de la compagnie minière de nickel « Larco ». Cette année plusieurs investisseurs russes vont prétendre aux compagnies grecques: le géant gazier DEPA et la compagnie pétrolière Hellenic Petroleum.

La Turquie est très intéressée par les ventes qui commencent en Grèce. Les voisins les plus proches des Grecs s’intéressent aux ports maritimes du Pirée et de Thessalonique, aux stations balnéaires et aux biens immobiliers qui s’y trouvent. Bien sûr les soldes grandioses ne vont pas se passer sans la participation des compagnies américaines et européennes. Cependant, si cette liquidation peut résoudre même partiellement les problèmes grecs, finalement elle pourrait mettre le pays dans une situation encore plus difficile, a souligné dans son interview accordée à La Voix de la Russie le Directeur de l’Institut des problèmes de la mondialisation Mikhaïl Deliaguine.

Le problème de la Grèce ne consiste pas en ce qu’elle a des dettes, mais il consiste en ce que l’industrie n’y est pas très développée. Et quand elle aura vendu ce qui travaille et rapporte, elle aura encore moins de production. Il n’est pas certain qu’elle puisse « exister » après cela. Après l’adhésion de la Grèce à l’UE il ne s’agissait plus de l’indépendance économique. Surtout, après son entrée dans la zone euro. Toutes les décisions économiques sont prises par d’autres. L’UE définie tout ce qui est lié aux règles du jeu. C’est pourquoi heureusement la perte de la souveraineté ne menace pas la Grèce parce qu’elle n’en a pas depuis longtemps « .

Du point de vue stratégique l’économie grecque ne pourra pas sortir elle-même de cette impasse, croit Deliaguine, parce que la Grèce fait partie du problème européen et c’est un fragment de la crise globale. Cependant, le fait que les investisseurs russes peuvent devenir possesseurs des actifs grecs est une très bonne nouvelle.

Voix de la Russie

 

 

 
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Publié par le 11 avril 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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