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Archives du 16 mars 2012

Moselle : Les céréales rôties par le gel hivernal….

 

 

Pas de blé, pas d’orge, pas de paille. Après la sécheresse, les agriculteurs sont confrontés à un nouveau fléau, le gel des semis.

 

L’exploitation familiale de Marc Basbagill, ici avec son fils   et sa fille dans sa parcelle d’orge à Vescheim, a perdu la majorité  des semis en début d’année.  Photo DELPHINE DE LUCIA

L’exploitation familiale de Marc Basbagill, ici avec son fils et sa fille dans sa parcelle d’orge à Vescheim, a perdu la majorité des semis en début d’année. Photo DELPHINE DE LUCIA

 

L’agriculture mosellane n’est pas sortie indemne de l’hiver. « Dans le centre du département, 70 à 80 % des parcelles sont détruites suite au gel des semis de céréales », annonce Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA 57. Il redoute le pire, et en tout cas une réelle flambée des cours du blé cette année. Selon lui, « la première problématique pour les céréaliers sinistrés sera de retrouver des semences de remplacement. La seconde, de pallier le déficit particulièrement gravissime en paille. »

Conséquence de la sécheresse de 2011, l’agriculture mosellane tourne sur une année à zéro stock de paille. Rappelons que les éleveurs avaient dû acheter cette matière à prix d’or dans d’autres régions de France. « Et là, ça ne va pas s’arranger, s’alarme le syndicaliste. Sans compter que l’herbe ne pousse pas davantage, car les sols sont trop froids. »

Gilles Becker est alerté par un autre aspect de la crise des semis : les assurances. « Le fourrage est couvert, mais pas la paille, matière aussi importante que le grain pour les éleveurs. Nous aurons de gros besoins et recherchons activement des solutions dans les autres départements ».

Marc Basbagill, installé à Vescheim, président cantonal de la FDSEA, laisse des plumes dans les intempéries de l’hiver : « Semé à l’automne, l’orge d’hiver, qui résiste à -20 °C habituellement, a cramé sur les parcelles exposées au vent et au froid ». Sur le terrain, il saisit une touffe desséchéeet jette avec dépit : « Ça a failli être de l’orge ». Il a également semé 44 ha de blé : 34 ha sont grillés. « Je ne vendrai pas grand-chose cette année », peste le céréalier. Inquiet, il se demande comment il va pailler ses étables : « J’en trouverai, mais pas à n’importe quel prix ! » Marc Basbagill a dû changer son fusil d’épaule : « Je vais ressemer 20 ha en orge de printemps là où je devais mettre du maïs. Cette céréale n’a pas le même rendement et sa germination réserve parfois des surprises, mais tant pis. Et je mettrais du maïs là où l’orge a grillé. La compensation financière me permettra à peine de couvrir le prix de la semence, le carburant, la main-d’œuvre ». Un vrai casse-tête.

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/03/15/les-cereales-roties-par-le-gel-hivernal

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Carte de l’impact de la radioactivité sur l’océan après Fukushima….

 

 

 

Un an après, les dommages collatéraux de la catastrophe nucléaire de Fukushima se font encore ressentir sur l’écosystème marin. Cette carte de simulation de l’impact de la radioactivité nous montre les conséquences en mars 2012 du déversement d’eau radioactive dans l’océan.

Une modèle lagrangien de dispersion des particules (MLDP) a été utilisé pour suivre le trajet des larves de poissons, des algues, du phytoplancton, du zooplancton…présents dans l’eau de mer à proximité de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au moment de la catastrophe.

Partant de l’hypothèse qu’une partie de la microflore et de la faune aquatique a pu être contaminée dans la zone autour de Fukushima, les chercheurs ont essayé de simuler par ordinateur le trajet des radionucléides à mesure qu’ils remontent la chaîne alimentaire océanique. Cette simulation sur la vidéo Youtube a été obtenue sur la base d’une libération continue de particules radioactives pendant les 2 mois ayant suivi le tremblement de terre et le tsunami, et en suivant le chemin de ces particules.

Le modèle de dispersion est le Pol3DD d’ASR. Ce modèle tient compte des informations hydrodynamiques du système HYCOM/NCODA qui fournit des données quotidiennes sur les courants océaniques dans le monde. Seuls les courants de surface ont été pris en compte.

N.B. : Ceci n’est pas une représentation de la concentration du panache radioactif. Comme on ne connaît pas exactement la quantité d’eau contaminée ni la concentration d’éléments radioactifs relargués dans l’océan, il n’est pas possible d’évaluer l’étendue et la dilution du panache, même si un contrôle sur le terrain effectué par TEPCO avait montré des concentrations d’iode et de césium radioactifs plus hautes que le maximum autorisé, avec un pic à plus de 100 Bq/cm3 en April 2011 pour l’iode 131 comme le montre cette figure.

 

 

Lire aussi : sur les traces de la radioactivité en mer après Fukushima.

Source : http://www.asrltd.com/japan/plume.php

Scoop-it

 

 

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

VIRUS SCHMALLENBERG au 15 Mars.

 

 

 

Interrogée le 15 mars au matin par les députés européens, la Commission européenne s’est montrée sereine sur les dispositions déjà prises pour la surveillance du virus au sein de l’Europe mais n’a pas caché son inquiétude concernant les mesures restrictives déjà prises ou sur le point d’être prises par des pays tiers sur les exportations de viandes ou de produits issus de l’élevage européen. Mais à la question de députés sur la constitution d’une caisse d’aide aux agriculteurs touchés par le virus, le représentant de la Commission n’a pas tranché. Enfin, le risque sanitaire pour l’Homme, toujours jugé peu probable, sera néanmoins l’objet de nouvelles études scientifiques.

Quelles mesures compte prendre la Commission européenne afin d’aider les États membres à protéger animaux et humains du virus de Schmallenberg, c’était en substance, la question posée par les députés alors que des cas sont aujourd’hui signalés dans plus de 1200 exploitations en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en France, au Royaume-Uni, en Italie et au Luxembourg et que les spécialistes prévoient « une éclosion » de cas au printemps, au moment où les bêtes mettent bas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cœur des inquiétudes, les embargos ou quasi embargos déjà mis en œuvre ou sur le point de l’être par 10 pays tiers vis-à-vis des exportations européennes. La Commission se dit en étroit contact avec les pays concernés et appelle à une réaction européenne impérative et coordonnée. Au cœur des préoccupations, l’embargo russe, alors qu’à force de négociations, l’Ukraine, l’Egypte et les Etats-Unis pourraient suspendre les mesures restrictives.

Sur une caisse commune pour dédommager les agriculteurs pour compenser les pertes énormes pour les exploitations agricoles, si aide il y a, elle serait subordonnée à l’obligation de déclaration. Mais lors de cette réunion pleinière, la décision d’un tel dédommagement n’a pas été arrêtée. En revanche, il a été rappelé, à plusieurs reprises, que l’exportation d’animaux malades n’est pas autorisée au sein de l’Europe.

 

A la demande générale d’investissement sur le développement d’un vaccin, il a été répondu, que comme pour toute infection virale, il n’y a pas de médicament spécifique, ni de vaccin et que le prochain hiver mettrait naturellement fin à la propagation du virus. « Nous ne pouvons pas savoir quand un vaccin sera disponible », a-t-il ajouté Tout comme sur la préparation à la réponse européenne dans de tels cas d’épidémie, décrite comme déjà très aboutie, en particulier sur le plan de la surveillance épidémiologique, avec une collecte des données organisée et centralisée par la Commission européenne et l’EFSA pour la sécurité alimentaire.

 

Sur le risque sanitaire pour l’Homme, si la propagation à l’être humain reste peu probable, en raison de la parenté du virus de Schmallenberg avec la famille Abakane, on ne peut toutefois l’exclure. Une étude de risque va donc être diligentée.

 

Source : Parlement européen

 

Santelog

 

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Une planète trop peuplée en 2050? Une peur infondée pour Hervé Le Bras

 

 

 

PARIS – La planète n’a-t-elle vraiment pas les moyens de subvenir aux besoins des quelque 9 milliards d’humains attendus en 2050? Cette peur grandissante est infondée pour le démographe Hervé Le Bras qui estime que l’accès à la nourriture ou à l’eau est d’abord une question de partage.

Cette peur fait partie d’une argumentation idéologique des pays riches pour ne pas considérer les problèmes chez eux et les rejeter sur les pauvres, affirme à l’AFP l’auteur de Vie et mort de la population mondiale (Le Pommier), ouvrage qui ressort vendredi dans une version actualisée.

Alimentation, accès à l’eau et aux ressources énergétiques: la planète paraît toujours plus étriquée pour répondre aux besoins croissants d’une population mondiale passée de 2 milliards en 1930 à 4 milliards dans les années 1970 pour franchir fin 2011 le cap de 7 milliards, selon les prévisions de l’ONU.

Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’au milieu du 21e siècle avec des projections moyennes tablant sur 9,3 milliards de Terriens vers 2050.

Mais il y a une hypothèse basse intéressante qui amène le monde à 8 milliards avec un plafonnement, dit Hervé Le Bras, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.

L’idée commence à se faire que la population atteindrait un maximum dans un délai pas tellement lointain, remarque ce spécialiste reconnu des questions démographiques.

Et ce qui est intéressant, c’est l’évolution du taux de croissance de la population: depuis 1970, ce taux diminue régulièrement. Il était de 2,1% par an en 1970, son maximum, et est maintenant d’environ 1%, précise-t-il, rappelant la difficulté d’anticiper précisément les évolutions en la matière.

Bétail et biocarburants

Par exemple pour l’Iran, en 1994, l’ONU prévoyait 180 millions d’habitants en 2050, aujourd’hui, elle n’en prévoit plus que 85 millions. La fécondité a commencé à baisser en Iran en 1985 et on n’avait pas intégré que cela n’était pas une baisse temporaire, explique-t-il. La fécondité y est aujourd’hui inférieure à celle la France.

La baisse est presque aussi spectaculaire pour le Maroc et l’Algérie.

A cet égard, estime-t-il, le passage de 7 milliards d’habitants, aujourd’hui, à 8 ou 9 milliards dans trois ou quatre décennies serait tout à fait gérable en termes de quantités globales de nourriture ou même d’eau.

Son inquiétude concerne davantage les conditions du partage.

Pour l’alimentation, par exemple, si on prend les données de la FAO (l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), on voit bien que la production agricole a augmenté plus vite que la population.

Il y a donc en principe assez à manger pour tout le monde, mais l’utilisation de cette production a beaucoup changé, remarque-t-il.

Car les terres agricoles ne servent plus seulement aujourd’hui à nourrir les humains mais aussi, de plus en plus, à cultiver des céréales à destination des bétails ou pour produire des biocarburants.

Au fur et à mesure que le prix du pétrole va augmenter, cela va devenir de plus en plus intéressant pour les agriculteurs de se diriger vers la filière éthanol plutôt que la filière nourriture, affirme le démographe.

Plus que le niveau global, c’est la mécanique interne, la répartition des prix, qui va être difficile à gérer dans les années à venir.
Afp

 

 
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Publié par le 16 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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