RSS

Archives du 12 mars 2012

Union Européenne : un pas de plus vers la dictature!

 

 

 

Super-Maastricht ne doit pas passer

le nouveau traité européen est une véritable déclaration de guerre contre les peuples

 

Le 2 mars à été signé le traité sur la règle d’or interdisant les déficits, le 27 février Sarkozy écartait tout référendum sur le sujet, se félicitant que ce traité s’appliquera aux gouvernement « de droite , de gauche , du centre , ce que vous voulez » .

Ceux qui ont signé ce traité déclarent par là-même qu’ils s’acharneront contre les travailleurs pour rembourser à marche forcée la « dette publique », dette créée et creusée année après année par les subventions et les aides aux banques et aux grands patrons.Comme en Grèce !

Qu’impose ce traité ?

Le déficit autorisé passe de 3% à 0,5% du PIB !

Cela signifie concrètement 80 milliards d’euros de coupes budgétaires ou d’impôts nouveaux puisque le déficit de l’état français ne pourrait excéder 10 milliards d’euros.

C’est ce que signifie la règle d’or !

Combien de milliards d’euros ponctionnés sur le budget de l’éducation ou sur la santé ?

En cas de dépassement, un mécanisme correctif immédiat !

Concrètement, si le déficit dépasse la limite autorisée, des coupes budgétaires devront être appliquées immédiatement !

Avec une telle règle d’or, (elle n’est d’or que pour les banquiers) la nation abdique toute souveraineté et il n’y plus besoin de parlement.

Obligation de réduire de 5% par an la dette de l’état !

Comme la dette est aujourd’hui d’environ 1700 milliards d’euros, il va falloir ponctionner les budgets sociaux de 85 milliards d’euros supplémentaires chaque année ( 5% de 1700 milliards ) pour réduire de 5% la dette.

Il s’agit là d’une véritable déclaration de guerre contre les travailleurs !

Ils veulent ponctionner le budget de la nation de 215 milliards d’euros ( 80 de réduction du déficit et 85 pour la réduction de la dette auxquels il faut ajouter les 50 milliards du paiement des intérêts de la dette).

C’est impossible car il faudrait pour parvenir privatiser les écoles et les hopitaux.

Ces règles sont à inscrire dans chaque constitution nationale !

Que resterait-il de la souveraineté d’une nation ? Que resterait-il de la démocratie ?

Parvenir à de telles ponctions sur le budget de la nation implique d’écraser le peuple travailleur, à commencer par tous les droits sociaux et politiques arrachés ces dernières décennies.

Ils nous menacent d’un chaos social équivalent à celui de la Grèce !

Des « programmes de réformes structurelles » obligatoires sous la surveillance de la commission européenne.

En cas de dépassement du déficit autorisé, la commission européenne s’autorise à contraindre l’état fautif à mettre en œuvre un programme de réformes structurelles dont le contenu et le format seront définis par directives imposées par la commission.

Ce traité est une véritable déclaration de guerre contre les peuples, contre les travailleurs.

C’est pourquoi rien n’est plus important que de tout mettre en œuvre pour qu’il ne soit pas ratifié.

Source

 

 
2 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

 

 

 

Norvège: chute d’un morceau de météorite en plein coeur d’Oslo

 

Une famille norvégienne est tombée des nues en découvrant ce qui semble être un morceau de météorite qui a traversé le toit de son cabanon en plein coeur d’Oslo, ont rapporté lundi les médias norvégiens. La pierre pèse 585 grammes.

Elle s’est vraisemblablement détachée d’une météorite observée au-dessus de la Norvège le 1er mars dernier, selon les spécialistes, et a atterri sur le chalet, alors inoccupé, du jardin familial des Thomassen dans un quartier populaire de la capitale norvégienne.

Difficile à trouver

L’objet a été identifié comme étant une brèche, une pierre formée par divers fragments de roches, par l’astrophysicien Knut Joergen Roed Oedegaard, et son épouse Anne Mette Sannes, une passionnée de météorites.

« C’est une sensation à plus d’un titre. D’une part parce que c’est rarissime qu’un morceau de météorite traverse un toit et d’autre part parce qu’il s’agit d’une brèche, ce qui est encore plus difficile à trouver », a déclaré Anne Mette Sannes à l’AFP.

 

 

Petite fortune

Se déplaçant très rapidement, les météorites se morcellent quand elles entrent dans l’atmosphère mais il est extrêmement rare que les débris retombent sur des zones habitées, selon Serge Koutchmy, chercheur à l’Institut d’astrophysique de Paris.

« Cette famille a eu beaucoup de chance », a dit M. Koutchmy à l’AFP. « D’abord parce le morceau de météorite n’a pas causé de gros dégâts mais aussi parce que ça représente une petite fortune », a-t-il expliqué.

A titre d’exemple, le gramme d’une météorite venant de Mars peut se vendre pour environ 5000 couronnes (environ 670 francs), selon un géophysicien cité sur le site du tabloïde « Verdens Gang » (VG).

Afp

 

 

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Anonymous s’en prend aux islamistes tunisiens

 

 

Un groupe de hackers revendiquant leur appartenance au groupe Anonymous s’en est pris aux pages Facebook des islamistes tunisiens soupconnés de vouloir introduire la Charia dans la nouvelles constitution de la Tunisie.

« Nous vous combattons…vous messages électroniques, vos comptes en banques et vos transactions seront sondés, vos disques durs seront copiés », déclare un homme arborant le fameux masque des Anonymous, cité par l’AFP. « Si le gouvernement tunisien ne stoppe pas vos activités dans les semaines à venir, Anonymous le fera », ajoute-t-il.

Un autre message accompagné du drapeau tunisien affirme : « nous ne sommes pas contre la religion, nous sommes musulmans mais nous défendons la liberté dans notre pays ».

Cette attaque intervient à un moment de tension croissante dans la Tunisie. La semaine dernière, un groupe de salafistes tunisiens a remplacé le drapeau tunisien par leur propre drapeau à l’université de la Manouba à Tunis. Une jeune étudiante s’est interposée et a été molestée. Toutefois, son courage a servi de détonateur et d’autres étudiants sont alors intervenus pour décrocher l’étendard salafiste et remettre le drapeau tunisien. Ce nouvel incident survenu la veille de la journée de la femme s’ajoute à un nombre également croissant de tensions et d’altercations entre ces islamistes ultra-conservateurs et une bonne partie de l’opposition et de la société civile, le tout sous la passivité des islamistes du parti Ennadha, majoritaires au parlement tunisien.

Parmi les sites qui ont été attaqués par les Anonymous figure le site du parti Hizb-ut-Tahrir qui prone le retour du califat en Tunisie, comme dans l’ensemble du monde musulman.

Cette attaque intervient à la veille d’une journée nationale pour la liberté de l’Internet en mémoire du blogueur Zouhair Yahyaoui qui avait été arrêté et torturé en 2002 et 2003 puis était mort en le 13 mars 2005 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 36 ans. A l’occasion de cette journée, le président tunisien Moncef Marzouki devrait décorer la famille de ce blogueur, famille qui avait été interdite de travailler suite à l’arrestation de Zouhair.

Source

 

 
4 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Noël 2013: un Fukushima à Fessenheim (1)

 

 

Trouvé chez Rueducoq

 

 

Comme la plupart de mes lecteurs ne sont pas abonnés à Mediapart, j’ai décidé de les faire profiter de cette inquiétante fiction publiée par le site Mediapart le 11/03/2012. Je ne saurais trop vous conseiller de vous abonner à ce site d’info où vous entendrez un autre son de cloche que dans les média dominants.

Attention fiction : voici le récit documenté de ce que pourrait être une catastrophe nucléaire de grande envergure à la centrale de Fessenheim. Pourquoi ce détour par la fiction, alors que Mediapart pratique un journalisme d’enquête sur des faits réels ? Parce que précisément, en matière d’enquête sur les différents débats autour de la sûreté du nucléaire, apparaît cette donnée nouvelle : la logique probabiliste et statistique est de plus en plus critiquée.

Une grave catastrophe nucléaire est certes improbable en France, et peut être plus improbable que dans d’autres pays (c’est aussi ce qui se disait au Japon avant le tsunami du 11 mars 2011). Mais elle ne peut être totalement exclue. En nous appuyant sur des études et des rapports d’experts, voiçi un enchaînement qui mène à la catastrophe dans la plus vieille centrale de France (1977). Premier volet de ce feuilleton.

 

Vendredi 27 décembre 2013, 0h38.

Jean-Marie B., directeur de la centrale nucléaire de Fessenheim, roule depuis une quinzaine de minutes. Il a pris l’itinéraire habituel, par Andolsheim et Neuf-Brisach. Il s’approche de Heiteren, sur la D468. La route est déserte, plate comme la plaine d’Alsace. Pas une plaque de verglas. Pas un nuage. La D468 brille comme un ruban argenté, illuminée par le disque parfait de la pleine lune. Au loin, il entend comme une rumeur. Des chiens aboient. Sur la droite, la forêt du Hardtwald.

0h44

Il a regardé machinalement l’horloge digitale. La voiture vient de faire un écart. Sans aucun signe précurseur, elle est partie en travers. En une milliseconde lui vient l’image de l’arbre de direction cassé. Sans réfléchir, il freine, s’arrête sur le bas-côté. Il coupe le contact. Met le frein à main. La C4 Picasso est secouée comme un prunier. Bon sang, qu’est-ce qui se passe ? Cette bagnole vient d’être révisée. Comment peut-elle vibrer toute seule ?

Un craquement sinistre dans son dos. Il se retourne : la cime d’un grand chêne se casse net et s’abat sur la route. Ça secoue. Tout bouge. Ça dure une éternité. En fait, moins d’une minute.

0h45

Il sort de la voiture. La forêt est étrangement silencieuse. Il n’entend pas les bruits nocturnes habituels. Les chiens n’aboient plus. Un corbeau vole au ras de la route, affolé. Jean-Marie comprend tout d’un coup : ce n’est pas la C4 qui a un problème. C’est la terre qui a tremblé.

0h48

Jean-Marie a l’impression d’être là depuis des heures. Ça doit être une sacrée secousse, pour avoir presque envoyé la bagnole dans le décor et cassé un arbre. La région est sujette aux tremblements de terre, mais c’est une activité sismique modérée. Chaque année, il se produit quelques séismes tout juste assez forts pour être ressentis. Rien de comparable à ce qu’il vient de vivre. L’Alsace, ce n’est pas le Japon.

Il faut que j’aille à la centrale. Vite !

L’endroit où il s’est arrêté est tout près de la centrale de Fessenheim, qu’il dirige depuis trois ans. Cette nuit, il a eu une insomnie. Il s’est réveillé peu après minuit, dans sa maison de Fortschwihr, une jolie banlieue à la périphérie de Colmar. Près de lui, Christiane était plongée dans un profond sommeil, fatiguée par les festivités de Noël. Il s’est levé sans bruit, s’est habillé. Il a pris la voiture. Conduire sur les petites routes l’aide à retrouver son calme.

Mécaniquement, il a reproduit son itinéraire quotidien, de sa maison à Fessenheim. Fortschwihr est à une trentaine de kilomètres au nord de la centrale. D’habitude, le trajet prend une petite demi-heure.

0h52

Il remonte dans la voiture, démarre. Le moteur tourne normalement. Par précaution, Jean-Marie allume ses warnings. Il roule à soixante, crispé sur son volant. Un peu avant d’entrer dans le vieux village de Fessenheim, il aperçoit des flammes. Très hautes, rouge sombre, nimbées d’une épaisse fumée noire. Elles dépassent la cime des arbres. Elles sont exactement dans la direction de la centrale. Jean-Marie a déjà vu ce genre d’incendie. Typique d’un feu de transformateur.

Il traverse Fessenheim dans une atmosphère de fin du monde. Il voit des gens en pyjama sur le pas de leur porte. Des silhouettes aux fenêtres. L’électricité est coupée. On s’éclaire avec des lampes de poche, des torches, des bougies. Des maisons sont écroulées. Un type presque nu arrose un début d’incendie avec un extincteur. Le clocher de l’église Sainte-Colombe est décapité.

Jean-Marie ne s’arrête pas. Il roule presque à cinquante, en warnings, la main sur le klaxon. Il sort du village, fonce vers la centrale.

0h 59

Il s’arrête aussi près que possible du transfo en feu. Derrière le rideau de flammes, il voit que les pylônes et les lignes haute tension ont tenu. L’atmosphère est suffocante. Les transformateurs sont refroidis avec de l’huile, fluide peu inflammable mais difficile à éteindre une fois qu’il se met à brûler. Deux gardiens sont déjà là.

– Ça s’est mis à cramer juste après la secousse, dit l’un d’eux. Une étincelle, sans doute. L’équipe de première intervention sera là dans dix-douze minutes.

– OK. Je vais voir les salles de commandes.

Il fonce au bâtiment qui abrite les salles de commandes des deux réacteurs de la centrale. Ce bâtiment est au pied des deux dômes de béton d’une cinquantaine de mètres de haut qui abritent les réacteurs, protégés par une paroi de béton de 90 centimètres d’épaisseur.

1h00

Jean-Marie entre dans la salle de commande de la tranche n°1. Ambiance tendue. Ludovic, le chef d’exploitation, vient vers lui. Ils se connaissent de longue date et s’entendent bien. Ludovic joue de fait le rôle de second de Jean-Marie.

– J’essayais de t’appeler, dit-il. Y a des problèmes de réseau. C’est pas le plus grave. On a perdu le transfo, la ligne 400 000 volts et la ligne auxiliaire 225 000 volts…

– Logique, fait Jean-Marie. L’incendie est une complication de plus. Mais, de toute façon les lignes se seraient coupées.

– C’est clair. Tous les postes électriques de la région ont disjoncté. Il y a des problèmes de transfos un peu partout. Que ça brûle en plus, c’est la cerise sur le gâteau.

– Tu parles d’une cerise. Un feu d’huile… Bref, la centrale n’est plus alimentée par le réseau.

– Exact.

– Et puis ?

– Arrêt automatique des deux réacteurs à 0h44. Les grappes sont tombées normalement. Diesel de secours fonctionnel sur tranche n°1. Celui de la tranche 2 est HS. On essaie de le faire partir, mais…

– OK.

– En résumé : on a du courant dans les deux salles de commandes. Tranche n°1 sous contrôle. Tranche n°2 sans alimentation électrique. Refroidissement assuré par la turbopompe de secours. En espérant qu’elle tienne…

– Bon. Je lance le PUI.

– C’est pas la cata, si ?

– L’Alsace, c’est pas le Japon.

1h02

Jean-Marie déclenche le Plan d’Urgence Interne, l’ensemble des mesures à prendre lorsqu’un accident se déclare sur une centrale nucléaire. À ce stade, il n’y a pas de menace radioactive immédiate. Mais il faut absolument continuer à assurer le refroidissement des réacteurs.

Alors qu’il se dirige vers la deuxième salle de commandes, Jean-Marie croise un grand escogriffe vêtu d’une parka enfilée par-dessus un costume gris, style jeune énarque. Il a un casque de moto enfilé sur le bras. Il a l’air d’avoir à peine plus d’une vingtaine d’années, doit sortir tout juste de l’école, et semble peler de froid. Qu’est-ce qu’il vient foutre ici ?

– Et vous êtes qui exactement ?, demande Jean-Marie, peu amène.

– Côme Dupuis, stagiaire à la préfecture, euh…

– Ici, on m’appelle Jean-Marie B., dit Jean-Marie, qui n’a pas envie de lui raconter pourquoi son nom est devenu une initiale.

– Je suis envoyé par Madame la préfète, en rapport avec les événements sismologiques de cette nuit, euh… Madame la préfète souhaiterait disposer le plus vite possible des éléments d’information pertinents que vous pouvez lui communiquer, euh… s’agissant de l’impact du séisme sur les installations de production d’électricité…

Jean-Marie se voit mal expliquer à ce jeune blanc-bec qu’il n’a aucune idée de l’impact de ce putain de séisme sur la centrale, étant donné qu’il n’a pas encore fait le point complet de la situation.

– S’agissant de la centrale, grogne-t-il avec une pointe d’ironie, l’important est de maintenir le refroidissement des réacteurs…

– Les conditions météo sont donc favorables, coupe le jeune énarque, toujours frigorifié.

Jean-Marie ignore l’interruption.

– Un réacteur nucléaire est comme une chaudière dans laquelle le chauffage est assuré, non par du charbon, mais par le cœur du réacteur. Le cœur est formé d’assemblages de longs tubes en alliage de zirconium qui contiennent des pastilles de combustible radioactif. Il est enfermé dans la cuve du réacteur, et baigne dans l’eau du circuit primaire, portée à une pression de 155 bars…

– Forte pression, coupe Côme Dupuis.

Jean-Marie caresse l’idée de faire entrer le type dans le circuit primaire pour qu’il se rende compte de la pression.

Il reprend :

– Le primaire transmet sa chaleur au circuit secondaire, dont l’eau, vaporisée, fait tourner les turbines qui produisent le courant électrique. C’est le cycle normal. Mais il a été interrompu par le séisme. La réaction nucléaire a été arrêtée dans les cœurs des deux réacteurs : les barres de contrôle, que nous appelons les « grappes », se sont insérées parmi les tubes de combustible. Elles absorbent les neutrons nécessaires à l’entretien de la réaction en chaîne, qui se trouve donc stoppée…

– Comme si on avait, euh… éteint la lumière, hasarde Côme.

– Justement, non. Quand un réacteur s’arrête, son cœur contient encore une grande énergie thermique. Il faut évacuer cette puissance résiduelle, sinon le cœur risque de fondre. Ce qui entraînerait de sérieux problèmes. C’est pour cela qu’une centrale nucléaire doit toujours disposer d’une alimentation électrique et d’une source d’eau froide…

– S’agissant des problèmes que vous évoquez, ils iraient jusqu’à, euh… des rejets de radiactivité à l’extérieur ?

– On n’est pas dans ce genre de configuration, dit Jean-Marie. La centrale n’est plus alimentée par le réseau extérieur, c’est un fait, mais elle dispose de ses générateurs diesels autonomes. Ils font tourner des pompes qui continuent d’assurer le refroidissement des réacteurs.

– Et ils fonctionneront jusqu’à ce que la situation normale soit rétablie ?

– Ils sont faits pour ça.

– Je peux donc rassurer Madame la préfète, s’agissant, euh… de la protection des populations.

– La situation demande beaucoup d’attention sur le site, mais elle reste interne au site. Il faudrait un enchaînement de circonstances extraordinairement défavorable pour en venir à l’accident grave. Bien entendu, si cela venait à changer, Madame la préfète serait immédiatement prévenue.

1h05

Le jeune Côme s’en va de sa démarche dégingandée porter la bonne parole à Madame la préfète. Jean-Marie a prudemment omis de préciser que si les diesels de la tranche 1 fonctionnent normalement, la tranche 2, elle, est privée d’alimentation…

Bien sûr, il y a une parade. À défaut de courant, un système de secours, constitué d’une pompe mue par une turbine à vapeur, envoie de l’eau dans le circuit secondaire. Cela permet de continuer à évacuer la chaleur. Cette turbopompe de secours, la TPS, fonctionne sans électricité. Seul problème : les statistiques d’EDF montrent qu’elle est assez fragile…

1h07

Juste au moment où Jean-Marie entre dans la salle de commandes de la tranche 2, il entend un juron sonore.

– Manquait plus que ça, dit Paul, l’un des agents de conduite. La TPS est en rideau !

Cette satanée turbopompe de secours vient de lâcher. Voilà un peu plus de vingt minutes que le réacteur est arrêté. Jean-Marie fait un rapide calcul mental. Il doit y avoir au moins 50 à 60 mégawatts thermiques de puissance résiduelle. Si la TPS ne repart pas, le cœur se mettra à fondre d’ici deux-trois heures. Sans doute avant qu’on ait pu récupérer une source électrique.

1h 10

Ludovic vient aux renseignements.

– Même si la tranche 1 n’a pas de problème, la 2 va nous donner de gros soucis, dit Jean-Marie. On s’expose à une fusion du cœur alors qu’il y a encore une pression élevée dans le primaire. L’enceinte va souffrir…

– On risque un rejet radioactif à l’extérieur, complète Ludovic.

– Un rejet massif.

– Je croyais que l’Alsace, c’était pas le Japon…

– On n’y est pas. Et on va tout faire pour ne pas y arriver.

1h12

Jean-Marie constate qu’Ondine Romana, la préfète, lui avait envoyé un texto pour le prévenir de l’arrivée du jeune Côme. Il y a aussi un message de Christiane : « Ça va à la centrale ? » Il se rend compte qu’il n’a même pas pensé à la joindre. Il essaie d’appeler. Le réseau est saturé. Il pianote : « Tout OK, à + ».

– Ludovic, tu sais où est le téléphone satellite ?

– Sur orbite, comme d’hab’.

1h14

Ludovic est aller chercher un téléphone satellitaire à peu près aussi gros qu’une valise. Il n’y a pas d’urgence à appeler la préfète. Jean-Marie a déjà prévenu la direction nationale d’EDF. Il contacte la Drire Alsace (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement. La cellule de crise de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) sera en place d’ici une heure, une heure et demie maximum…

1h15

Jean-Marie réfléchit. Pour l’instant, le risque de rejets extérieurs est purement théorique. Les gars essayent de redémarrer la TPS. Même s’ils n’y arrivent pas, il reste des solutions. On peut tirer un câble pour réalimenter la tranche 2 avec un des diesels de la tranche 1. En fait, on est en situation d’incident sérieux. Point barre.

1h20

Jean-Marie gagne la salle de réunion entre les deux salles de commandes pour faire un point avec les chefs d’exploitation. Ludovic estime que la TPS est perdue et qu’il faut tout de suite essayer de raccorder la tranche 2 au diesel de la tranche 1. Paul, son collègue, est partisan d’insister avec la turbopompe de secours.

– Dix minutes, pas une de plus, tranche Jean-Marie. Si la TPS n’est pas repartie dans dix minutes, on tire le câble. Où ils en sont, avec l’incendie ?

1h24

Jean-Marie appelle l’équipe de première intervention avec un téléphone DECT qui utilise un réseau à courte portée sur le site. L’incendie va être bientôt maîtrisé. Des pompiers sont venus en renfort de Fessenheim et d’une commune voisine. Pas de blessé. Un agent incommodé par les fumées. Rien de dramatique.

1h35

La TPS est définitivement perdue. Une équipe spéciale se prépare à effectuer le raccordement de la tranche 2 à l’alimentation de secours de la tranche 1. L’opération devrait prendre entre deux et trois heures.

1h44

Une heure depuis la secousse. Les informations données par les instruments de la centrale, corroborées par les services de la préfecture de Colmar, indiquent un séisme de magnitude 7,4. Épicentre se situe entre 10 et 15 kilomètres au sud du site nucléaire.

L’Alsace n’est pas le Japon. Pas encore…

1h57

Incendie maîtrisé. Le téléphone DECT de Jean-Marie sonne. C’est le rondier, sorti faire un tour d’inspection autour de l’îlot nucléaire. Hors d’haleine, il bredouille des mots incompréhensibles.

– Reprends de l’air, fait Jean-Marie.

– La digue! souffle le rondier.

– Quoi la digue ?

– Elle est partie.

– Partie ?

– Y a plus de digue, ça coule comme un fleuve en crue. Y a de l’eau partout sur la départementale…

1h58

L’angoisse étreint Jean-Marie. La centrale de Fessenheim est construite à huit mètres en contrebas de la digue du Grand Canal d’Alsace. EDF a toujours considéré comme exclu que cette digue puisse se rompre. Mais il y a deux ans, le service Environnement du Conseil général du Haut-Rhin a réalisé une étude dans laquelle le scénario de rupture était envisagé, suite à un défaut non détecté dans la digue. Jean-Marie essaie de se remémorer le contenu de l’étude de 2011. Il ne s’était pas attardé dessus, vu que la direction d’EDF avait affirmé que les hypothèses prises étaient totalement improbables. Mais Jean-Marie l’avait quand même lu.

Ça lui revient. Si la digue se rompt à cause de la présence d’une lentille de sable, elle peut être emportée. Le débit d’eau atteint 500 m3 par seconde. L’eau commence par suivre plus ou moins le parcours de la route départementale qui contourne la centrale – ça fait une sorte d’entonnoir. Au bout d’un certain temps, l’eau encercle l’îlot nucléaire…

2h00

Jean-Marie appelle Ludovic.

– Tu te souviens de cette étude du Conseil Général ?

– Un tas de conneries, non ?

– Non. Ça disait quoi, à la fin ?

– Qu’il pouvait y avoir un bon mètre d’eau autour de l’îlot nucléaire.

– Pas vraiment un tsunami.

– Question de point de vue…

– Au bout de combien de temps ?

– Ça dépend des hypothèses.

– Dans le plus mauvais cas ?

– Trois, quatre heures…

2h02

Les deux hommes se regardent. Le tremblement de terre s’est produit il y a environ une heure vingt. D’ici deux à trois heures, l’eau va encercler l’installation. Avec un mètre de flotte autour de l’îlot nucléaire, les diesels de secours seront noyés. La dernière possibilité d’alimentation électrique disparaîtra.

– Je voudrais pas faire de mauvais esprit, grogne Ludovic, mais ça commence à ressembler à Fukushima…

 

A suivre

 
6 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

INDECT, le méga cyber espion européen pire qu’ACTA….

 

 

 

Pire qu’ ACTA, PIPA et SOPA réunis, il y a INDECT, le grand oublié des pétitions qui tournent en ce moment. Lancé en silence le 1er janvier 2009, le programme européen de recherche INDECT est étallé sur 5 ans. C’est le temps nécessaire pour mettre en place ce méga cyber espion. Officiellement, la Commission Européenne a chargé le consortium INDECT de mettre en place « un système intelligent d’information permettant l’observation, la recherche et la détection en vue d’assurer la sécurité des citoyens dans un environnement urbain » et dont le but est en fait « la détection automatique des menaces, des comportements anormaux ou de violence.« . Voilà qui a le mérite d’être explicite …

 

Au nom de notre « sacro-sainte » sécurité, il se construit un monde où notre liberté semble fondre comme neige au soleil. Le consortium INDECT est en train de plancher très discrètement sur une sorte de méga robot qui épluchera minutieusement et automatiquement tous les sites internet, les forums de discussion, les FTP, les P2P et même nos ordinateurs personnels … Une sorte de clône du projet ECHELON des Etats-Unis.

 

Les informations collectées seront traitées par des programmes qui seront en mesure de comprendre et d’enregistrer les relations entre les individus ainsi que les diverses organisations aux quelles ils appartiennent. Avec en prime, la création automatique de dossiers sur les individus et les différentes oragnisations. Autant dire que notre vie privée ne l’est plus du tout. Il en ressortira une méga base de données extrêment détaillée et pointue de chacun d’entre nous. Il y est même question d’inclure le fichier ADN des Européen ainsi que leurs goûts et préférences !!!

Big Brother est bien là …

 

La Commission Européenne avait prévu en 2009, un investissement de plus de 10 millions d’euros. Nous ne savons pas à ce jour combien le projet à coûté à la collectivité.

Le préambule du cahier des charges fixé en 2009 est sans appel :

 « …La sécurité devient le maillon faible des infrastructures énergétiques et de communication, des centres commerciaux, des centres de conférence, des aéroports et plus généralement des sites fréquentés par un grand nombre de personnes. »

  » En pratique, tout lieu public est vulnérable et les risques qu’il supporte doivent être contrôlés et réduits autant que possible. Un contrôle d’accès et une réponse rapide à toute menace potentielle sont des propriétés que tout système de sécurité de tels sites doit absolument posséder. »

  » Le projet Indect est destiné à développer de nouveaux outils et de nouvelles techniques qui permettront à leurs utilisateurs finaux d’améliorer leurs capacités de détection et de prévention des actes criminels, améliorant ainsi la sécurité des citoyens européens… ».

 

L’utilisateur final d’INDECT est la sécurité nationale c’est à dire la police, la gendarmerie et l’armée pour tout ce qui relève de la criminalité, du terrorisme et la gestion des migrations. Par ailleurs, quand on sait la perméabilité des services de polices, on peut craindre que les employeurs ne puissent également être au courant de ces informations afin de juger sur pièces de votre « bonne moralité ».

 

indect.PNG

 

Le « club Indect » comprend d’ailleurs du très beau linge en matière de prévention des méga-menaces : la police d’Irlande du Nord, le quartier général de la police polonaise, les universités et pôles universitaires de technologie les plus pointus en intelligence artificielle, tels ceux de Grenoble, Madrid, Vienne, Wuppertal et York, auxquels se sont joints des représentants de Gdansk, Kosice, Ostrava et Poznan.

 

Au niveau Européen, l’examen à mi-parcours du 7ème programme-cadre au Parlement Européen a invité la Commission Européenne à instamment rendre public tous les documents disponibles et définir un mandat stricte et clair de l’objectif de la recherche, l’application et les utilisateurs finaux d’INDECT. Il a été souligné l’importance d’une enquête approfondie sur l’impact possible sur les droits fondamentaux des citoyens européens.

 

Ces questions légitimes ont été balayées d’un revers de manche. En effet, le 15 mars 2011, INDECT a passé avec brio son examen éthique sous la houlette d’experts en éthique autrichien, français, anglais, hollandais et allemands. Il a été officiellement confirmé qu’il n’y avait pas de lacunes relatives aux aspects éthiques du projet. Permettez-nous d’en douter quelque peu …

 

Il est étonnant qu’il n’y ai quasiment aucune documentation sur le sujet sur internet. Aucun grand média national n’a de documents web archivés sur le sujet. Seuls quelques circuits informatifs alternatifs ont diffusé quelques infos en 2009 mais quasiment rien depuis. Pas de publication sur le sujet. INDECT a bien un site internet … en anglais, traduisible en polonais. Recherchez des informations sur GOOGLE relêve du parcours du combattant. Il est plus qu’étonnant qu’un tel projet soit passé quasiment sous silence. Il serait temps de mettre INDECT dans le débat démocratique tant que cela est encore possible.

 

En effet, se pose la question légitime de savoir ce qu’est la prévision d’un comportement anormal où à la violence? C’est un grand fourre-tout liberticide aux mains de nos politiques, du futur MES (qui seront immunes et haut dessus de tous les gouvernements et tribunaux) et leurs amis « bienveillants ». Oui, ces braves gardiens de nos libertés d’agir et de penser qui agissent pour le bien commun. Savent-ils vraiment au moins ce que cela veut dire?

 

Il est plus que temps de renverser cette tendance fascisante de notre société. Nous sommes en train de creuser nos propres tombes en nous déchargeant du débat politique à nos pseudos élites. Devenons des consciences éclairées et politiquement actives tant que cela est encore possible.

Réinvestissons l’espace politique qui nous appartient et défendons bec et ongles nos intérêts, celui de l’humain d’abord.

Il est temps que toute cette conscience active se rassemble afin de mettre à mal leurs noirs desseins.

 

La balle est dans notre camps. Prenons-la avant de la prendre dans la tête et dans la rue. A moins que nous ne finissions tous par croupir au fond de je ne sais quelle cellule pour avoir commis pour seul crime celui de vouloir s’informer en dehors des médias traditionnels, de sortir de la pensée unique, de vouloir changer le monde pour le rendre meilleur, plus humain, moins technocratique et oligarchique …

 

Vous ne serez pas les fossoyeurs de notre vie privée et de la démocratie.

 

NON A L’INDECT, PIPA, SOPA , ACTA ET AU MES !!!RESISTANCE !!!

 

Source: Mediapart

 

 
2 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Louis Sarkozy attaque une policière à coups de tomates et de billes….

 

 

 

La scène se déroule jeudi dernier devant le palais présidentiel, et fait un peu désordre en ce temps de campagne électorale. Une policière en faction se retrouve être la cible de jets de billes au visage et de tomates.

Le coupable est rapidement désigné par des gendarmes qui gardent les portes de l’Elysée: Louis Sarkozy, le fils du président candidat, âgé de 15 ans.

La policière rédige alors un rapport administratif, mais sans intention de porter plainte. Le directeur du cabinet du préfet l’a ensuite rencontrée, « appelant à la plus grande réserve compte tenu de la période électorale ».

Nicolas Sarkozy a ensuite reçu lui-même la policière, qui a préféré garder l’anonymat, pour lui présenter ses excuses, plaidant « le geste malheureux d’un enfant ».

Source

 

Hé oui…les chats ne font pas des chiens!

 

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Grèce: les images d’un désastre humanitaire…!

 

 

Lire absolument la traduction de la vidéo et l’article de Davis Kyriakidis  ICI

 

Source

 

 
1 commentaire

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Gros incident sur France Inter, prise en otage en direct par des militants anti-nucléaires

 

 

 

L’émission « 3D » sur France Inter, dont l’un des thèmes était dimanche la mafia calabraise, vient à peine de démarrer. Après quelques minutes d’antenne, Stéphane Paoli s’interrompt, son studio vient d’être envahi par des personnes extérieures à la radio. De qui s’agit-il ? De militants anti-nucléaires, venus ici pour lire un texte en direct pendant l’émission.

« Mais il ne se passera rien » lance d’emblée Paoli qui leur propose une intervention à la fin de l’émission. Les militants refusent et lisent à l’antenne leur manifeste. « Non non, on coupe les micros » s’agace Stéphane Paoli. « Vous n’y arriverez pas comme ça ! Il y a ici une seule personne qui décide, c’est moi ! » lance le journaliste qui exhorte les militants à « sortir du studio, maintenant ! ». Et menace de les y obliger s’ils ne s’exécutent pas : « Vous acceptez la règle du jeu, vous sortez ! ».

 

« Blocus » des médias

Les militants ne lâchent pas le morceau et opposent une résistance à Stéphane Paoli, qui ne sait visiblement pas qu’il est toujours à l’antenne. Une vive discussion s’engage, le journaliste leur rappelle que le sujet a déjà été traité et qu’il suffisait de venir lui demander avant l’émission s’ils pouvaient s’exprimer. « Je vous ai dit non ! Quand c’est non, c’est non ! Donc n’insistez pas ! Vous vous y prenez très mal » lance-t-il aux militants. L’un d’eux dénonce le « blocus » des médias sur le sujet du nucléaire. « La prise d’antenne comme vous le faites là, ça n’est pas possible. Vous sortez… Maintenant, ça va ! » s’énerve l’animateur, leur rappelant qu’ils empêchent le fonctionnement d’une émission. Gros brouhaha en coulisses où les militants semblent engager une discussion avec l’équipe de l’émission.

 

« On est encore à l’antenne là ? »

Un moment surréaliste dont les auditeurs de France Inter sont les témoins, en direct ! « S’il vous plaît, maintenant j’ai une émission à faire » tente Paoli pour mettre un terme à cette prise d’otage de l’antenne. Les militants quittent le studio et le journaliste demande s’il peut reprendre. « On y est là, on y est ! » lui répond une de ses collaboratrices.

 

« On a été à l’antenne tout le temps là ? On est encore à l’antenne là ? Eh bien comme ça tout le monde a été témoin de ce qui s’est passé dans ce studio, je suis navré, je suis navré auprès des auditeurs de France Inter et de ceux qui sont dans ce studio. Mais on ne prend pas l’antenne comme ça ! Surtout pas dans une radio qui est à ce point prête à ouvrir son antenne à toutes les idées quand elles sont acceptables, mais pas de cette façon » conclut-il. L’incident aura duré plus de cinq minutes. Si vous l’avez raté, puremedias.com vous propose de le réécouter ci-dessus.

Ozap.com

 

La vidéo audio ici:

http://dai.ly/zuuXOH

 

 

 
9 Commentaires

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

VIRUS SCHMALLENBERG : bilan au 9 Mars 2012

 

 

Selon les derniers rapports épidémiologiques, au 9 mars, dont le bilan du Ministère de l’Agriculture pour la France, le virus de Schmallenberg continue à se propager rapidement, en particulier en Allemagne où le virus atteint une dizaine de nouvelles exploitations chaque jour, et en France, où, cette semaine, 259 nouvelles exploitations viennent d’être touchées.

 

 

Le Ministère de l’Agriculture confirme aisi, au 9 mars, la présence du virus de Schmallenberg dans 259 nouvelles exploitations. Au total ce sont 670 élevages qui sont donc touchés dans 40 départements (01, 02, 03, 08, 10, 14, 16, 17, 18, 21, 23, 27, 36, 37, 41, 43, 45, 49, 50, 51, 52, 54, 55, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 67, 68, 69, 70, 71, 76, 80, 86, 87, 88, 89). Il s’agit essentiellement d’élevages ovins, mais on compte 26 élevages bovins, 8 élevages caprins et 2 élevage ovin/caprin.

 

 

Poursuite de l’épidémie:
· Au Royaume-Uni, ou le Département de l’Agriculture qui exerce une veille sur l’ensemble de l’Europe du Nord, prévoit la poursuite de l’épidémie ces prochaines semaines, désormais 145 (vs 121 au 4 mars) exploitations ont été contrôlées positives au SBV au 9 mars, dans maintenant 15 régions.
· L’Allemagne, le pays le plus touché, compte désormais 908 exploitations testées positives au 9 mars vs 877 au 4 mars. 98 élevages bovins, 770 ovins et 40 caprins. Les nouveaux cas atteignent maintenant les régions du sud de l’Allemagne.
· La Belgique, au 9 mars fait état de 213 exploitations touchées au 9 mars vs 184 au 5 mars.
· Les Pays-Bas font état de 153 exploitations touchées, au 9 mars, dont 101 élevages ovins.
· 7 cas ont également été recensés au Luxembourg
· En Italie, l’Instituto G. Caporale rappelle que la présence du virus a pour la première fois été détectée le 16 Février à Trévise (Vénétie) à travers des malformations d’un fœtus de chèvre testé positif. Pas d’autre cas n’a été détecté à ce jour.

Aujourd’hui l’infection au virus est détectée par test PCR et les différents pays européens travaillent à la mise au point d’un test sérologique pour améliorer la détection du virus. Avec le développement d’un test « plus simple » on pourrait découvrir qu’un nombre bien plus important d’animaux et d’exploitations ont été touchés par le VSB. A ce jour, aucune mesure de protection n’a été mise en œuvre concernant les exportations d’animaux ou de produits dérivés en Europe. En France, la surveillance a été mise en place par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) dès le 04 janvier 2012. Il est considéré peu probable que le SBV soit pathogène pour l’homme (ECDC, 2011).

Santelog

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 12 mars 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
%d blogueurs aiment cette page :