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Archives Mensuelles: février 2012

Standard and Poor’s abaisse la perspective du FESF à négative

 

 

L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a abaissé lundi à « négative » la perspective du Fonds européen de stabilité financière (FESF), une décision qui « reflète » la dégradation des notes de la France et de l’Autriche le 13 janvier, qu’elle a privés de leur triple A.

Jusqu’à présent, S&P accordait la perspective « en développement » au principal fonds de secours de la zone euro.

S&P indique dans un communiqué qu’elle pourrait également abaisser la note du Fonds en cas de nouvelle dégradation des notes de la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande, ou le Luxembourg « en-dessous de AA+ », dans un communiqué.

Elle indique « ne plus prévoir que les Etats membres du FESF apportent les soutiens de crédit supplémentaires assurant que ses instruments de dette à long terme soient exclusivement soutenus par des garanties d’Etats membres, garants du FESF et notés AAA par S&P, ou par des titres liquides notés AAA ».

Le 17 janvier dernier, le FESF avait réussi à lever sans difficulté 1,5 milliard d’euros d’obligations à six mois, lors d’une opération qui avait valeur de test après la dégradation de sa note par Standard and Poor’s la veille, d’un cran à AA+.

Afp

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

PSA et Renault mettent deux usines à l’arrêt cette semaine

 

Citroën C8 PSA

 

Les salariés des usines PSA d’Aulnay et de Renault Sandouville sont au chômage partiel jusqu’au 2 mars. Les directions des deux constructeurs automobiles français invoquent la baisse des commandes en Europe.

La mesure n’a rien d’exceptionnel pour PSa Peugeot Citroën comme pour Renault. Le recours au chômage partiel est monnaie courante dans l’automobile pour faire face au ralentissement de la demande. Et c’est bien ce à quoi doivent faire face PSA et Renault en ce début d’année, déjà chahuté. Les immatriculations ont plongé de 20,7% au mois de janvier, en moyenne. Une chute encore plus durement ressentie par Renault (-32,7%) et PSA (-27,4%).

Dans une logique de gestion des stocks efficace, les directions des deux groupes ont donc pris des mesures de chômage partiel sur leurs sites d’Aulnay et de Sandouville, du 27 février au 2 mars. Renault annonçait sa décision le 14 février dernier, en raison d’une « baisse du marché européen avec des commandes plus faibles« . Et pour cause, à Sandouville, sont assemblés les modèles Laguna et Espace. Or Renault a arrêté d’exporter ces modèles en Angleterre.

2 000 des 2 400 salariés sont concernés par cette mesure de chômage partiel. Ils pourront utiliser le capital temps collectif, des jours de congés individuels ou se mettre en chômage partiel (payé 85% du salaire net).

Le cas Aulnay

Idem du côté de PSA qui accuse le coup de la chute des ventes. Pour diminuer ses stocks, le groupe aux deux marques a décidé de mettre l’usine d’Aulnay à l’arrêt toute la semaine. Une décision qui ne manque pas d’inquiéter un peu plus les salariés du site dont l’avenir reste incertain.

Depuis plusieurs mois, le site est en menacé. En décembre, lorsque le groupe annonce les suppressions d’emploi, l’usine d’Aulnay fait partie des 3 sites les plus touchés (avec 140 postes en moins).

Le samedi 18 février, les syndicats de PSA manifestaient dans les rues d’Aulnay-sous-Bois. Interrogé par L’Usine Nouvelle, le délégué central de la CGT, Pierre Mercier, arguait que PSA préparait mois après mois la fermeture de leur usine en Ile-de-France : « La production de la 208 a débuté sur le site de Poissy. Sur le site de Mulhouse, la production de la 308 est en transfert vers Sochaux pour permettre l’arrivée en juin prochain de la production d’une partie de la 208, sous la forme 4×4. Autant de manœuvres, permettant de décharger le site de Poissy, qui va accueillir à terme la production de la C3 en même temps qu’Aulnay, puis à la place d’Aulnay. Une manœuvre qui entraînera la fermeture de notre site« .

Usinenouvelle

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Haute Vienne:La mauvaise surprise des salariés de l’usine de tissage d’Albany

 

 

Malgré la bonne santé de leur usine, et les 4 millions d’euros de bénéfices dégagés en 2011, les 133 salariés du site français d’Albany International de Saint-Junien viennent d’apprendre leur licenciement.

 

Colère des élus et des salariés de l’usine de tissage Albany-Cofpa de Saint-Junien, en Haute Vienne. Ils se sont rassemblés lundi pour protester contre la fermeture du site et la suppression de 133 emplois. L’usine appartient au groupe américain Albany International. « Pourquoi fermer un site qui n’a jamais connu la crise? », s’est interrogé Christophe Sardin, représentant CGT des salariés qui occupent l’usine de Saint-Junien depuis vendredi soir. Une réunion était programmée lundi après-midi à la sous-préfecture de Rochechouart (Haute-Vienne) entre salariés et représentants de la direction.

 

La mauvaise surprise des salariés de l'usine de tissage d'Albany 

Spécialisée dans la fabrication de toiles techniques non tissées servant de base à la fabrication de mouchoirs en papier, lingettes et couches-culottes, cette usine de 6 000 mètres carrés construite en 2004 (12 millions d’euros) pour remplacer la précédente trop exiguë, a dégagé un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros en 2011 et 4 millions de bénéfices.

Colère des élus locauxL’annonce de la fermeture, jeudi, a provoqué la colère des élus locaux, la communauté de communes ayant, selon eux, racheté en 2004 les anciens locaux de l’entreprise, cédé un terrain et pris en charge les aménagements de voirie de desserte du site, soit un investissement de 1,5 million d’euros.

Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy dont l’AFP a eu copie lundi, le maire de la commune, Pierre Allard (Alternative démocratie socialisme), a demandé au chef de l’Etat « d’intervenir (…) pour convaincre les dirigeants du groupe de changer de stratégie afin que l’économie réelle ne soit plus au service de la finance et des actionnaires mais bien au service des entreprises ». « Loin de toute rationalité économique cette fermeture naît simplement d’une logique financière de rentabilité », souligne l’élu affirmant que le site affiche un « taux de rentabilité de 17% » tandis que « les dividendes d’Albany international, détenu à 50% par un fonds de pension américain, sont passés entre 2001 et 2010 de 0,05 USD par action à 0,51 USD ».

La présidente PS du conseil général de la Haute-Vienne, Marie-Françoise Perol-Dumont, a jugé « inacceptable la captation de fonds publics sans contrepartie d’engagement sur la pérennité du site ». « Quand on voit la qualité des installations, le niveau technologique des machines et la qualification des ouvriers, il y a de quoi se demander si la direction qui veut fermer ce site n’est pas tombée sur la tête », a renchéri le président PS de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, également présent parmi les manifestants.

Selon la direction d’Albany International France, basée à Sélestat (Bas-Rhin), le projet de fermeture fait suite à une « détérioration de la conjoncture qui contraint la société à envisager de concentrer ses capacités de production sur son site de Sélestat » qui « présente aussi l’avantage de se trouver à proximité de l’un de ses marchés majeurs, l’Allemagne ». « On préserve 240 emplois sur le site de Sélestat, on maintient quand même des emplois en France », a insisté lundi Rémy Kaiser, directeur général d’Albany International France, qui récuse les chiffres d’investissement avancés par les collectivités locales. Il a par ailleurs indiqué que la direction avait procédé au « blocage des machines sur le site pour des raisons de sécurité ». Albany International, spécialisé dans les tissus techniques, notamment pour l’industrie papetière, emploie 4.300 personnes dans onze pays.

 En 2009, le groupe, dont le siège est dans le New Hampshire, avait procédé à la fermeture d’une usine à Ribérac (Dordogne), entraînant la suppression de 91 emplois.

L’Expansion

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Wikileaks : Israël a déja détruit les infrastructures nucléaires iraniennes au sol depuis des semaines

Dans la nuit du 27 février, des millions de document de la société américiane Stratfor ont été révélés par Wikileaks. Stratfor fournit des renseignements stratégiques sur les affaires mondiales, économiques, de sécurité et des affaires géopolitiques.

Ceux-ci sont analysés par toutes les bonnes âmes qui cherchent à en savoir plus sur ce qu’il se passe. Depuis cette révélation, des informations d’une haute importance nous ont été cachées pendant que d’autres ont été mises en avant pour nous distraire (classique vous me direz…)

 

JPEG

Alors que Wikileaks lutte pour sa survie après 450 jours de blocage bancaire (sans procès). Voilà que notre révélateur de vérité (notamment la bavure des caméramans de Reuters, les tortures des prisons d’Abou Grahib…), cherche à garantir sa survie. A l’image de ce document crypté de 64 GO, téléchargable en Torrent et crypté tant que Wikileaks n’a pas de problème. Wikileaks tente donc de garantir sa survie en disséminant des documents accessibles à tous. La clé de cryptage sera envoyée sur Internet si Wikileaks a des problèmes.

Mais pour le moment, nous nous arrêterons sur cet échange de mail datant de novembre 2011, de l’agence Stratfor. Où il est littéralement écrit :

« Les Israéliens ont déjà détruit toute l’infrastructure nucléaire iranienne au sol, il y a des semaines. La campagne actuelle : « Allons bombarder l’Iran  » a été ordonnée par les dirigeants de l’Union Européenne pour détourner l’attention du public de leurs propres problèmes financiers. Ce qui est aussi juste pour les États-Unis avec le Pakistan, la Russie et la Corée du Nord qui sont mentionnées dans le rapport. Le résultat de cette campagne sera d’attaquer massivement Gaza et de frapper le Hezbollah au Liban et en Syrie. «  Source

Vous laissant apprécier par vous-même la teneur de cette phrase.

De nombreux mails sont en cours d’analyse. Nous comprenons bien que certaines personnes risquent d’avoir leurs repères changés. Mais évoluer dans un mensonge pour faire détourner le regard des citoyens n’est qu’un moyen de maintenir la conspiration oligarchique qui a pris place il y a longtemps.

Veritas Liberabit Nos

Agoravox

 

Lire aussi:

WikiLeaks publie des millions de courriels de Stratfor

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Monde: Les ventes d’armes ont atteint un record en 2011

 

 

Les ventes des 100 principaux fabricants d’armemements ont progressé de 1% en 2010 d’après les données à taux de change constants publiées ce lundi par l’Institut International de Recherche sur la Paix de Stockholm (SIPRI).

Ces ventes ont atteint 411 milliards de dollars (306 milliards d’euros), un record depuis que cet institut indépendant a commencé à compiler des études annuelles, en 2002.

«Les données de 2010 démontrent, une fois encore, la capacité des principaux acteurs à continuer de vendre des armes et des services militaires en dépit des crises financières qui affectent actuellement les autres secteurs», commente dans un communiqué Susan Jackson, expert de l’industrie militaire au sein du SIPRI.

L’américain Lockheed Martin numéro un du secteur

Ce taux de croissance est considérablement plus faible qu’en 2009, lorsqu’il atteignait 8%, mais pour Susan Jackson, cela est probablement dû non pas à la crise financière mais plutôt au retrait des troupes étrangères d’Irak.

Le haut du palmarès mondial des fabricants d’armes n’a quant à lui pas bougé depuis 2009. L’américain Lockheed Martin est toujours le numéro un du secteur, suivi du britannique BAE Systems et de Boeing. Viennent ensuite Northrop Grumman et General Dynamics.

20minutes

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le décès de la Grande Nation Américaine

 

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les salariés d’ArcelorMittal Florange tentent de déloger la direction

 

Le 24 février, devant l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle).

 

Des salariés de l’aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle, tentaient ce lundi de déloger la direction du 3e étage du site, après avoir vidé le bureau du responsable de la sécurité.

«Nous avons déplacé le bureau du responsable de la sécurité sur le perron. On a refait le bureau à l’identique en plein air», a déclaré Jean Mangin, délégué syndical CGT au comité d’entreprise de Florange. «A présent, nous sommes montés au 3e, nous essayons de déloger la direction qui ne veut pas sortir», a-t-il ajouté.

Les syndicats reprochent à la direction d’avoir essayé de «remettre des gardiens» pour «filtrer les entrées». La direction du site n’a pu être jointe lundi matin.

Lundi dernier, plus d’une centaine de «métallos» ont pris leurs quartiers au premier étage des bâtiments administratifs du site, contraignant la direction à se réfugier au 3e étage, a-t-il rappelé.

Lors d’une assemblée générale la semaine précédente, l’intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC avait promis de faire de Florange «le cauchemar du gouvernement» s’ils n’étaient pas épaulés dans leur lutte.

Les syndicats dénoncent la mise à l’arrêt du dernier haut-fourneau lorrain en activité, annonciatrice selon eux de sa fermeture définitive.

ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu’en Lorraine il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante. Quelque 5 000 personnes travaillent à Florange, dont plus de 2 500 en CDI.

Sarkozy ne convainc pas les syndicats

Dans le même temps, les représentants syndicaux de l’usine affichaient lundi leur scepticisme après la promesse de Nicolas Sarkozy de faire des «propositions très précises» pour le site, dont le haut-fourneau doit, selon lui, «pouvoir repartir au 2e semestre».

«Sur Florange […], nous voulons que le groupe ArcelorMittal fasse des investissements pour que le haut-fourneau puisse repartir. J’estime qu’il doit pouvoir repartir au 2e semestre de cette année», a affirmé lundi sur RTL le président de la République, candidat à sa succession.

«J’aurai l’occasion dans les prochains jours de faire des propositions très précises sur le sujet», a-t-il ajouté, rappelant que l’Etat était prêt à mettre 150 millions d’euros pour financer le projet européen de captage-stockage de CO2 Ulcos, qui doit encore obtenir le soutien de la Commission européenne.

Edouard Martin, représentant CFDT au comité européen d’entreprise du groupe, a déclaré que le redémarrage du haut-fourneau «serait étonnant, il faudrait que le marché reparte. Mais c’est plausible. Il faut attendre d’en savoir plus».

«Dernière carotte»

«Ce sont des effets d’annonce, on voit bien que le but de la manœuvre est de laisser passer les élections», a réagi de son côté Jean Mangin, délégué syndical CGT au comité d’entreprise de Florange. Le projet Ulcos est «la dernière carotte que l’on nous tend», a-t-il estimé.

Jean Mangin a invité le président de la République à venir s’exprimer «devant les travailleurs» pour préciser ses propositions.

Nicolas Sarkozy n’a pas davantage convaincu Walter Broccoli, de FO. «C’est encore une promesse qu’il peut faire mais qu’il ne tiendra jamais», a-t-il dit. «Nos décideurs ne veulent pas redémarrer […]. M. Mittal ment à tout le monde», a-t-il ajouté.

L’impératif, avant toute discussion sur le projet Ulcos, est de «faire redémarrer» le haut-fourneau, a-t-il souligné. «L’Europe ne débloquera pas un centime si nos hauts-fourneaux sont délabrés et à l’arrêt», a-t-il ajouté.

Afp

 

 » Dites moi tout ce qu’il vous faut et ce dont vous avez besoin,je vous dirais comment vous en passer« 

Le Nain de Nagy Bocsa

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Pesticides: des victimes demandent le classement en maladie professionnelle

 

 

Une vingtaine de personnes atteintes de maladies dues selon elles aux pesticides ont manifesté lundi au Salon de l’Agriculture pour demander le classement de ces affections en maladies professionnelles et le retrait des produits dangereux, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’objectif est de montrer qu’il y a plus de victimes que ce que l’on pense, a expliqué Paul François, président de l’association Phyto-Victimes, et protagoniste d’une première judiciaire en France face au leader mondial de l’agrochimie Monsanto.

Le 13 février, la justice a reconnu que la firme était responsable d’une intoxication à l’herbicide subie par le céréalier, qui l’a obligé à interrompre son activité pendant près d’un an.

Une quinzaine d’agriculteurs malades, selon eux, des pesticides, ainsi que les veuves de quatre d’entre eux, mais aussi des dockers et des employés d’entreprises agroalimentaires (qui manipulent les pesticides), se sont retrouvés devant le stand de l’UIPP, qui représente les industriels des pesticides.

Pour l’instant, la Mutuelle sociale agricole (MSA) n’a reconnu qu’une petite cinquantaine de cas de maladies professionnelles en lien avec les pesticides, selon Phyto-victimes.

Il y a une omerta chez les médecins et les agriculteurs. Nous ne voulons pas mettre les paysans les uns contre les autres: ceux qui font du productivisme sont victimes, eux aussi des pesticides, souligne Jacky Ferrand, viticulteur qui a perdu son fils de 41 ans, également viticulteur, d’un cancer de la vessie, à cause des pesticides selon lui.

On a joué aux apprentis sorciers pendant des années. On nous a dit que les produits n’étaient pas dangereux, dénonce M. Ferrand, pour qui les conseils de protection des fabricants sont impossibles à mettre en oeuvre: vous me voyez faire mon job au milieu des vignes avec un scaphandre?

Les agriculteurs sont prêts à changer leurs méthodes, il faut leur en donner les moyens et que les firmes s’y mettent aussi, fait valoir Paul François.

Par nature tout produit peut être dangereux, (…) Il faut réagir au cas par cas, a répondu Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes.)

75% des produits qui étaient disponibles dans les années 90 ne sont plus aujourd’hui sur le marché, a-t-il précisé.

Une réunion avec François Fillon sera organisée dans la semaine a indiqué le cabinet du Premier ministre, présent lundi sur le salon.

Afp

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

« The big one » : la mystérieuse faille sismique de New Madrid, Missouri

 

La zone sismique de New Madrid s'étend sur plusieurs Etats.

 

 

Et si « The big one », le plus grand tremblement de terre de tous les temps, n’avait pas lieu à San Francisco ou à Los Angeles, mais à New Madrid, petite ville du Missouri au bord du Mississippi ? C’est la question que se posent certains médias américains depuis le tremblement de terre qui a touché la ville mardi 21 février. Peu avant 4 heures du matin, les trois mille habitants de cette bourgade, située entre Memphis et Saint-Louis, ont été tirés de leur sommeil par une secousse de magnitude de 4 sur l’échelle de Richter. Si le séisme était bien trop bénin pour avoir de l’écho en France, les Américains, eux, ont cherché à en savoir plus, plaçant momentanément le sujet en tête des requêtes Google.A priori, pas de quoi s’alarmer. Sauf si l’on creuse un peu, et que l’on remonte tout juste deux cents ans en arrière. L’hiver 1811-1812, le lieu a enregistré plus de mille tremblements de terre successifs de magnitude 8 (PDF). Les plus puissants du pays hors d’une zone à risque. En effet, et c’est cela le plus étrange, la région est très éloignée des limites des plaques tectoniques et n’a donc pas de raisons d’être aussi exposée au risque sismique.

 

 

Les géologues ont donc creusé la question, mettant au jour une faille plus récente, enfuie sous la plaine alluviale du fleuve Mississippi. A cet endroit, la croûte terrestre s’amincit, provoquant un effondrement en profondeur, baptisé « Reelfoot Rift ». Un phénomène qui inquiète les médias locaux, qui s’interrogent sur les risques potentiels de survenue d’un séisme beaucoup plus intense.

« PLUS DE 100 MORTS ET 2 500 BLESSÉS »

L’USGC, le département américain d’études géologiques, avance des statistiques : dans les cinquante prochaines années, il y aurait 25 % à 40 % de risques de survenue d’un séisme de magnitude de plus de 6, et entre 7 % et 10 % de risques pour un séisme de plus de 7,5. Du coup, des simulations sont réalisées pour prévoir les conséquences possibles sur la zone, comme en mai dernier.

« Mardi 16 mai 2011 à 9 heures, un séisme de magnitude 7,7 s’est produit le long de la zone sismique de New Madrid. Les dégâts sont estimés à cent décès et plus de deux mille cinq cents blessés nécessitant une hospitalisation. Des centaines de personnes sont portées disparues et des centaines d’habitations ont été détruites », annonce le document de l’USCG. « Des inondations sont à prévoir le long du Mississippi faisant suite aux glissements de terrain ; des ponts et des routes sont endommagés, des canalisations, brisées, affectant l’approvisionnement en eau et en produits de première nécessité« , poursuit l’agence américaine.

Il n’en fallait pas plus pour alerter le site d’information local Examiner.com, qui conseille aux habitants d’envisager dès à présent les pires des scénarios et de faire des réserves d’essence, d’eau potable, de denrées alimentaires, de fournitures « d’urgence » comme les lampes de poche, piles, radio, médicaments prescrits et produits d’hygiène.

A l’inverse, le Riverfront Times se garde de tout catastrophisme et préfère citer le géologue Seth Stein, qui parie lui sur le comblement de la faille. Ce dernier affirme dans son dernier ouvrage, Disaster Deferred, que le tremblement de terre dévastateur n’aura jamais lieu. Les pouvoirs publics ne veulent, en tout cas, prendre aucun risque. Le Rolla Daily News rapporte que le 7 février dernier, plus de 150 000 habitants du Missouri et des centaines d’écoles ont participé à un exercice d’évacuation grandeur nature.

Le Monde

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Air Méditerranée propose des reclassements en Grèce aux salariés licenciés!

 

 

La compagnie charter Air Méditerranée, qui va licencier 85 salariés, a proposé à une trentaine de ses pilotes et hôtesses basés en France d’être reclassés dans sa filiale en Grèce, avec un salaire réduit de 30% en moyenne, a-t-on appris samedi de source syndicale.

Le délégué SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) de la compagnie, Denis Roumier, dénonce ces mesures en affirmant que les salariés d’Air Méditerranée sont déjà les moins bien payés des compagnies françaises.

D’après lui, une hôtesse ou un steward gagnant le SMIC en France se voit proposer un salaire mensuel de 900 euros à Athènes et un commandant de bord payé 6.000 euros empocherait 3.700 euros en Grèce. Ces salariés continueraient cependant d’assurer les mêmes vols au départ de la France.

« On en arrive à des aberrations, dénonce Denis Roumier, un équipage grec a récemment assuré un Marseille-Bastia pour le compte d’Air Corsica, une ligne subventionnée par l’Etat ».

C’est la première compagnie française à délocaliser ainsi des avions dans un pays européen pour bénéficier d’une main d’oeuvre à bas coût, note le président du SNPL Yves Deshayes.

Fin 2011, la direction d’Air Méditerranée a annoncé le licenciement de 85 employés, en invoquant la nécessité de réduire ses coûts opérationnels pour faire face à la concurrence de compagnies d’Europe de l’est, qui tirent les prix vers le bas.

En revanche, la centaine d’emplois au siège administratif du Fauga, près de Toulouse, n’est pas concernée par les réductions d’effectifs.

La direction d’Air Méditerranée n’était pas joignable pour apporter des précisions.

Air Méditerranée, née en 1997, exploitait jusqu’ici une dizaine d’avions en France au départ de Roissy, Lyon, Nantes et Toulouse. La filiale grecque, Hermès Airlines, assure des rotations depuis 2011 avec un appareil, mais plusieurs autres appareils doivent passer en 2012 sous le contrôle de Hermès Airlines.

Air Méditerranée emploie jusqu’à 500 personnes en haute saison et travaille essentiellement pour les grands tours opérateurs français.

Les salariés devraient recevoir la semaine prochaine les premières lettres de licenciement, a dit M. Roumier.

journaldunet via le panier de crabes

 

 

 
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Publié par le 26 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Iran refuse de livrer du pétrole à la Grèce !(màj)

(actualisé avec démenti iranien)

TEHERAN, 26 février (Reuters) – L’Iran a démenti dimanche avoir refusé de livrer à la Grèce 500.000 barils de pétrole brut dans le cadre de représailles aux sanctions de l’Union européenne liées au programme nucléaire de Téhéran, rapporte l’agence de presse iranienne Isna.

« Il n’y a pas eu de changements concernant les livraisons de pétrole de l’Iran à la Grèce ou à quelque autre pays. Aucun changement dans notre calendrier de livraisons », a assuré Pirouz Mousavi, directeur général de la compagnie Iranian Oil Terminals.

Un peu plus tôt, une autre agence iranienne, Fars, avait écrit que Téhéran avait refusé de livrer 500.000 barils de brut à des pétroliers censés les acheminer pour le compte de la société de raffinage grecque Hellenic Petroleum.

Un responsable de cette compagnie a démenti lui aussi ce refus. « Cela n’a rien à voir avec nous. Toutes les livraisons venant d’Iran se font normalement », a-t-il dit à Reuters.

L’Iran a cessé de vendre du brut aux compagnies pétrolières britanniques et françaises ces derniers jours. Son ministre du Pétrole avait averti le 4 février que la République islamique réduirait ses exportations pétrolières vers « certains » pays européens. (Parisa Hafezi; Eric Faye pour le service français)

Reuters

________________________________________________________

L’Iran a refusé de livrer à la Grèce 500.000 barils de pétrole brut, rapporte mercredi l’agence de presse iranienne Fars.

 « Des pétroliers qui étaient arrivés en Iran pour recevoir 500.000 barils de pétrole iranien destinés à une raffinerie grecque ont été obligés de repartir les réservoirs vides, après que Téhéran ait refusé la livraison », indique l’agence.

Irib.ir

Retour de manivelle de l’arme des sanctions contre l’Iran  et c’est la Grèce qui en subit les conséquences et qui risque de la plonger un peu plus vers le chaos…..!

Attendons quand même la confimation,on ne sait jamais…..

 

 
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Publié par le 26 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le virus de Schmallenberg recensé dans 74 élevages de bétail anglais

 

 

LONDRES – Le virus de Schmallenberg apparu en 2011 en Allemagne et au Pays-Bas, et qui affecte les ovins, bovins et caprins, a été recensé dans 74 exploitations anglaises, a annoncé dimanche le ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales.

Dans un communiqué, le ministère indique que les exploitations agricoles infectées se trouvent dans l’est, le sud et le sud-ouest de l’Angleterre. Au total, la présence du virus a été diagnostiquée chez 5 vaches et 69 moutons.

Le virus de Schmallenberg provoque chez l’animal une raréfaction du lait, des dichroïsmes, mais aussi des malformations foetales voire la mortinatalité.

Il aurait été transmis en Angleterre par des moucherons ayant traversé la Manche, portés par les vents, selon le ministère. ( ?!)

Les autorités britanniques avaient relevé pour la première fois la présence du virus à la fin janvier.

Le porte parole du ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales a invité les fermiers à signaler immédiatement tout nouveau cas suspect. Mais il a rappelé que selon les autorités sanitaires européennes, le risque pour la santé humaine paraît peu vraisemblable.

Afp

 

 

 
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Publié par le 26 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

OGM : ils sont vraiment toxiques !

 

 

C’est le résultat de recherches effectuées par des chercheurs de l’Université de Caen sous l’égide du Pr Séralini. Leurs expériences ont montré que les toxines produites par le maïs génétiquement modifié MON810, entre autres, peuvent considérablement affecter la viabilité des cellules humaines!

C’est la première fois qu’on démontre que ces toxines qui devraient être actives uniquement contre les insectes peuvent aussi avoir un effet sur les cellules humaines. Une autre découverte des chercheurs concerne une formulation d’herbicide vendue sous la marque Roundup.

Aujourd’hui, des quantités massives de cet herbicide sont pulvérisées sur les cultures de soja génétiquement modifié et ses résidus peuvent être trouvés dans les aliments. Selon cette nouvelle publication, même des doses extrêmement faibles de Roundup (formulations de glyphosate) peuvent endommager les cellules humaines.

Découvrez la vidéo de Terre TV dans laquelle le journaliste Jean-Yves Casgha interviewe le biologiste Robin Mesnage.

http://www.terre.tv/fr/4324_ogm–ils-sont-toxiques

 

 

 
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Publié par le 26 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Séisme de mag 6.8 au Sud-Ouest de la Sibérie et un second de mag 5.9 à Taiwan

Mag 6.8  S-O  Sibérie

Ampleur 6.8
Date-Time
Emplacement 51.731 ° N, 95,921 ° E
Profondeur 11.7 km (7.3 miles)
Région SUD-OUEST Sibérie, Russie
Distances 101 km (62 miles) à l’E de Kyzyl, la Russie
333 km (206 miles) au NE de Ulaangom, Mongolie
375 km (233 miles) au SE de Abakan, Russie
3758 km (2335 miles) ENE de MOSCOU, Russie
Incertitude Lieu horizontale + / – 14 km (8,7 miles), profondeur + / – 5.9 km (3.7 miles)
Paramètres NST = 578, Nph = 578, Dmin = 534.3 km, RMSS = 0,8 sec, Gp = 18 °,
de type M = magnitude moment régional (Mw), Version = 7

 

Témoignages ici:

http://www.emsc-csem.org/Earthquake/Testimonies/comments.php?id=256522

 

 

Mag 5.9 Taiwan

 

Ampleur 5.9
Date-Time
Emplacement 22.701 ° N, 120.853 ° E
Profondeur 22.4 km (13,9 miles)
Région TAIWAN
Distances 34 km (21 miles) WSW de Taitung, Taïwan
54 km (33 miles) à l’E de Kaohsiung, Taiwan
98 km (60 miles) SSE de Chiayi, Taiwan
891 km (553 miles) de N MANILLE, Philippines
Incertitude Lieu horizontale + / – 9.8 km (6.1 miles), profondeur + / – 4,9 km (3,0 miles)
Paramètres NST = 381, Nph = 398, Dmin = 70.1 km, RMSS = 0,78 sec, Gp = 14 °,
de type M = magnitude moment régional (Mw), Version = 8

 

Témoignages ici:

http://www.emsc-csem.org/Earthquake/Testimonies/comments.php?id=256479

 

 

 

 

 
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Publié par le 26 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Amelia Andersdotter, pirate et benjamine du Parlement européen

 

 

Rencontre avec Amelia Andersdotter, 24 ans, eurodéputée suédoise du Parti pirate qui défend les libertés numériques. La benjamine du Parlement européen part à l’abordage d’ACTA, l’accord anti-contrefaçon jugé liberticide. Un sujet d’actualité: la Commission européenne vient de saisir la Cour de justice de l’UE pour déterminer si les droits fondamentaux des citoyens européens sont menacés.
[Entretien réalisé avec Aidan Mac Guill et Guillaume Ledit]

Pantalon orange pétant, comme la salopette de son collègue élu au Parlement de Berlin, veste violette toute aussi éclatante, la parole spontanée à l’image de ses tweets, 24 ans et des études pas finies, et pour cause : la jeune Suédoise Amelia Andersdotter est très prise par son nouveau job. Pas un « mac job » mais celui de député au Parlement européen (PE) où elle représente le Parti pirate (PP).

Élue en 2009, elle n’y est entrée qu’en décembre, après la ratification du Traité de Lisbonne qui a donné un siège de plus à la Suède. Elle a donc rejoint Christian Engström, de 27 ans son aîné. On ne s’attardera pas davantage sur son âge qui en fait la benjamine du PE :

C’est la même chose que d’être vieux, vous devez échanger avec vos collègues de la même façon. Je préfère me concentrer sur mes sujets ».

Et ses sujets, on s’en doute, sont ceux au cœur du programme du Parti pirate : propriété intellectuelle, défense des libertés numériques et de communication, vie privée.

 

 

Elle a déjà du pain sur la planche puisqu’elle est rapporteur pour la commission ITRE (Industrie, recherche et énergie) d’ACTA, le fameux traité anti-contrefaçon portant les intérêts du lobby des industries culturelles, en particulier une vision maximaliste de la propriété intellectuelle et du droit d’auteur. Un dossier en béton pour celle qui s’est rodée à la politique en coordonnant à l’international les Young Pirates, l’organisation du PP dédié aux jeunes. En béton et sous le feu des critiques comme en témoigne l’annonce ce mercredi de la saisine de la Cour de justice de l’UE par la Commission européenne et une nouvelle série de manifestationsdans toute la France ce samedi.

Nous avons échangé avec elle sur ce sujet que nous suivons avec attention, entre autres, à l’occasion d’un débat organisé à Paris par le lab le Fabelier la semaine dernière.

Quel jugement portez-vous sur le Parlement européen ? Il est souvent décrit comme une organisation inefficace et coûteuse, votre expérience vous a-t-elle confirmé cela ?

C’est vraiment un lieu de travail unique, où se déroulent énormément de réunions. La vision de l’extérieur est en partie juste. Quand vous avez un débat politique sur l’évolution de la législation, c’est parfois bien s’il prend du temps. Dans d’autres cas, c’est aussi un problème quand la loi n’est pas mise à jour assez vite.

En général, le processus est long. Entre la première proposition, le vote final et la mise en application dans les États membres, cela peut prendre 5-6 ans, parfois jusqu’à 10. Dans mon champ, la régulation des télécoms et du droit de la propriété intellectuelle, quand les législateurs ont agi à la hâte, nous nous sommes souvent retrouvés avec un mauvais cadre législatif.

L’ambiance est collégiale, mais le Parlement est un mélange d’institution politique et diplomatique. Il y a une part de régionalisation, une conséquence des liens plus forts que les députés ont avec leur pays d’origine. Par exemple, mes relations avec la France sont lointaines. Comme je ne parle pas la langue, je ne lis pas les informations françaises. Je ne saisis donc pas ce qui ce passe dans le débat national.

Vous êtes rapporteur pour la commission ITRE sur le dossier ACTA, en quoi consiste votre travail ?

Ma Commission fera une recommandation sur ACTA à la Commission commerce international (INTA). Ce dossier est plutôt prestigieux car il attire l’attention en Europe. Nous savions que cela serait un gros chantier quand il a atterri sur notre bureau l’année dernière, mais nous n’avions pas anticipé l’ampleur du débat public à son sujet. Les points du traité concernant l’industrie prendront l’essentiel de mon temps au printemps.

La difficulté d’accès aux documents préparatoires a été clairement gênante durant les négociations. Quand elles ont commencé en 2007, personne n’y était préparé. La plupart des industries n’ont pas anticipé le début de ces négociations. Généralement, ce type de discussion a lieu dans des forums multilatéraux, dans des réunions plus ou moins publiques et ouvertes, davantage accessible à tous les représentants de l’industrie et à la société civile.

Ce ne fut pas le cas pour ACTA et il a fallu attendre 2010 avant qu’il n’y ait une documentation substantielle pour le plus grand nombre et non uniquement pour les négociateurs eux-mêmes et une poignée de représentants de l’industrie. Et ce grâce à des fuites.

En 2010, le parlement européen a critiqué le manque d’information sur ACTA. Récemment, la Belgique a suspendu toute décision de ratification à la garantie que le traité n’aura pas de conséquence négative sur la loi belge. L’Allemagne, de son côté, veut qu’ACTA soit d’abord ratifié par le PE. Que pensez-vous de ces initiatives ?

C’est vraiment intéressant. Je suppose qu’en conséquence le Bundestag allemand va sans doute suivre la décision du PE. La Belgique dit « notre pays va d’abord se faire sa propre opinion et ensuite décider », alors que le Bundestag met simplement la pression politique sur le PE. Je trouve l’approche belge plus judicieuse et admirable.

J’aurais attendu des parlements nationaux qu’ils s’intéressent davantage au sujet avant que leur gouvernement ne signe, mais malheureusement parfois, les parlements sont un peu à la traine.

Presque 2,5 millions de personnes ont signé la pétition en ligne d’Avaaz contre ACTA, est-ce que cela influe ?

La pression politique mise par une telle pétition est vraiment très forte. De l’intérieur du PE, il est manifeste que c’est un sujet de premier plan. Que des États membres aient suspendu la ratification de l’accord a, au moins en partie, un lien avec cette mobilisation. Habituellement, on ne voit pas ce genre de réaction de la part d’institutions.

Acta souhaite renforcer la collaboration entre ayants-droit et fournisseurs d’accès à Internet. Cela vous inquiète ?

Cela me préoccupe car ces acteurs du business ne sont pas censés être des institutions juridiques. Faire un accord qui les encourage de façon implicite à endosser la responsabilité de juger là où il y a une infraction et comment on y met fin, est une mauvaise idée. Si nous nous dirigeons vers une mise en application de la loi, alors que ce soit sous une autorité juridique. Vous ne pouvez pas privatiser la mise en application de la loi.

Êtes-vous plus inquiète aujourd’hui pour les libertés numériques ? On a l’impression que la société civile est beaucoup plus consciente de l’offensive législative, comme en témoignent les manifestations contre ACTA, partagez-vous ce point de vue ?

Un des aspects les plus pénibles dans tout débat sur la communication et la liberté d’information, c’est que les discussions n’avancent pas. Les institutions européennes ont montré de façon constante qu’elles étaient incapables de réagir à n’importe quel problème dans ces domaines. Elles choisissent d’attendre ou d’éviter de réguler là où il faudrait le faire et le font davantage dans des secteurs qui sont déjà de toute évidence trop encadrés. Le débat institutionnel ne progresse pas assez.

Ce qui a changé récemment c’est que les gens évoquent avec prudence l’idée que le cadre législatif actuel est peut-être trop contraignant et a besoin de changer. Il y a une prise de conscience sur le fait que le copyright est souvent trop envahissant par rapport à la façon dont les gens agissent et échangent au quotidien. Il y a souvent des objections sur l’état général du débat dans nos sociétés. Certains ont, par exemple, critiqué le fait qu’Acta soit débattu au Parlement européen.

La vision qu’ont les législateurs du copyright est très éloignée de celle des gens dans le domaine de l’information et de la culture. Et ils ne comprennent pas la logique de cet accord.

Aux États-Unis, les lobbyistes des industries culturelles soutiennent plusieurs projets de loi pour renforcer les moyens de …

J’ai été surprise par le culot de Sopa et Pipa. Ces propositions de loi sont si stupides que je ne comprends pas d’où ça vient. Elles proposaient de donner aux institutions américaines un pouvoir juridique direct sur les systèmes DNS, pour faire fermer des sites. Il me semble étrange qu’un pays puisse appliquer ses lois sur la propriété intellectuelle partout dans la monde. Il n’est pas bon d’appliquer extra-territorialement une législation qui est critiquée sur son propre sol. Sur Sopa, j’ai l’impression qu’un représentant du Congrès a reçu une feuille de papier, l’a lue en vitesse et l’a soumise au débat.

Est-ce que la fermeture de Megaupload ne montre pas que Sopa existe déjà, dans les faits ?

Actuellement, les États-Unis ont encore besoin du consentement de leurs alliés. Quand ils font pression sur les autres ambassades, c’est toujours une forme de processus politique, alors que Sopa serait passé par-dessus tout. Mais oui, c’est préoccupant quand la législation d’une juridiction permet à cette dernière de causer des torts économiques dans d’autres pays.

Que les institutions européennes n’aient pas protesté me dépasse aussi. La fermeture a eu des conséquences pour les citoyens européens qui utilisaient en fait ce service de façon légale. Nous avons déjà des décisions juridiques en Europe indiquant que ce genre de “cyberlockers” sont aussi utilisés légalement et ne peuvent donc être attaqués dans leur ensemble.

Je sais que le parti pirate en Catalogne a été très actif pour aider les gens à instruire des poursuites en class action contre le FBI pour perte de revenus et de données personnelles. L‘electronic frontier foundation fait de même. Cela prendra du temps avant de connaître le résultat de ces poursuites.

Le Parti Pirate a-t-il émergé aux États-Unis ?

En raison du bipartisme Républicains/Démocrates, il est très difficile pour de nouveaux partis d’avoir un impact à l’échelle nationale. Mais le PP a gagné du soutien dans le Massachusetts. Le système électoral français, américain, britannique et espagnol rend quasiment impossible l’élection d’un membre du PP. Le système de vote pour les européennes est différent en Grande-Bretagne, ce qui rend peut-être l’élection possible.

Comment interprétez-vous la montée du Parti Pirate ?

La progression du PP en République tchèque, en Allemagne, en Suède, en Catalogne, montre que les gens cherchent des alternatives politiques, qu’ils ne trouvent pas dans l’establishment actuel. C’est peut-être aussi parce que le PP questionnent le modus operandi du processus législatif. L’harmonisation se fait souvent hors des systèmes démocratiques traditionnels.

Il y a 50 ans, la plupart des décisions importantes pour chaque État membre était prise dans les parlements nationaux. Aujourd’hui, cela se passe pour beaucoup dans des accords commerciaux, par exemple. C’est une évolution que les acteurs gouvernementaux n’interrogent pas assez.

Le Parti Pirate parvient-il à peser dans le débat ?

En Suède, le PP a créé un débat sur la liberté d’information qui n’existait pas vraiment auparavant. Mais je crois aussi que son soutien signifie que ces sujets prennent de l’importance pour les électeurs, en particulier la protection des données et le respect de la vie privée. Les institutions rattrapent lentement leur retard là-dessus. Je trouve que les médias internationaux sont souvent davantage intéressés par le PP que les médias suédois.

Certains électeurs estiment illégitime un parti issu d’Internet qui se focalise beaucoup sur le numérique, un peu comme les Verts dans les années 70, est-ce que cela évolue ? Quelle place visez-vous sur l’échiquier politique ?

Nous sommes un parti spécialisé. Cela n’aurait pas de sens d’avoir notre propre majorité dans un Parlement. Mais cela a entièrement du sens pour nous d’en faire partie, et d’être membre d’une coalition de gouvernement.

En ce qui concerne le PP suédois, quand d’autres sujets que les nôtres sont abordés, nous soutenons les partis qui nous soutiennent. Mais les politiques sur la liberté d’information et de communication sont étonnamment envahissantes, elles surgissent dans de nombreux domaines où nos perspectives peuvent se révéler utiles.

En matière d’éducation au numérique, que feriez-vous ?

Je pense que nous avons besoin de davantage de cours sur des sujets comme les outils de chiffrement, des trucs un peu plus important que savoir simplement se servir d’un moteur de recherche.

Myeurop.info

 

 
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Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La théorie de la relativité d’Einstein remise en cause… suite au défaut de connexion d’une fibre optique ?

 

 

En septembre 2011, des chercheurs en physique des particules ont observé des neutrinos plus rapides que la lumière, remettant en cause la théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein. Mais il semble aujourd’hui que les résultats de cette expérience aient pu être entachées d’erreur à cause de la connexion défectueuse d’une fibre optique reliant deux appareils du dispositif de mesure. Revanche des photons sur les neutrinos ?

L’affaire avait fait grand bruit : en septembre 2011, une équipe internationale de chercheurs en physique des particules dévoilait des mesures qui, si elles étaient confirmées, pourraient conduire à remettre en cause la théorie de la relativité restreinte énoncée en 1905 par Albert Einstein. Ces expériences avaient débuté il y a plus de 5 ans, dans le cadre d’un projet nommé OPERAOscillation Project with Emulsion-tRacking Apparatus. Le dispositif expérimental consiste à observer et étudier le phénomène d’oscillation de neutrinos. Il utilise un faisceau de neutrinos muoniques à haute intensité et à haute énergie produit par le Super Proton Synchrotron du CERN, à la frontière franco-suisse, et envoyés vers un détecteur installé dans les installations souterraines des Laboratori Nazionali del Gran Sasso. Ces laboratoires sont enfouis sous le massif montagneux du Gran Sasso, au centre de l’Italie, à plus de 730 km de là.

 

 

Il y a trois jours, la revue Science faisait état, selon des sources non officielles, de la possibilité d’une mauvaise connexion au niveau de la fibre optique reliant un GPS à une carte électronique d’un des ordinateurs du dispositif expérimental d’OPERA : en effet, des écarts de mesure avaient été observés, de l’ordre de 60 nanosecondes… et il semble que ces écarts soient liés à la défectuosité intermittente de cette connexion optique.

Cette hypothèse a été officiellement confirmée avant-hier par le CERN, qui évoque également le possible défaut d’un oscillateur servant à synchroniser les GPS d’OPERA.

Rappelons que la vitesse de la lumière est d’un peu moins de 300.000 km/s : le temps qu’elle met pour parcourir la distance entre l’émetteur et le détecteur d’OPERA est donc de l’ordre de 2,5 ms seulement. Or le temps de propagation de l’information de mesure via la fibre optique mal connectée était déduit du temps de parcours des neutrinos… de sorte que ceux-ci ont peut-être en réalité mis 60 ns de plus que ce que l’on avait cru jusqu’alors. Et durant 60 ns la lumière parcourt environ 20 mètres !

De nouvelles mesures vont être effectuées après que la connexion de cette fibre optique aura été revue pour éliminer tout risque d’erreur à ce niveau. Peut-être que les photons vont prendre leur revanche sur les neutrinos, et demeureront les particules les plus rapides que l’homme puisse observer !

Zdnet

 

 

 
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Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Nouvelle manifestation d’Anonymous à Paris contre l’accord Acta

 

PARIS – Des centaines de manifestants, nombreux à porter le masque des Anonymous, ont défilé samedi à Paris pour dénoncer les atteintes aux libertés sur internet, en particulier l’accord européen Acta sur la contrefaçon, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ils étaient 650 à Paris selon la police qui en avait dénombré un millier il y a quinze jours lors d’une précédente manifestation dans la capitale et entendent poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce que l’accord européen Acta soit retiré.

Plusieurs manifestations regroupant quelques centaines de personnes au total ont également eu lieu à Lille, Rennes, Lyon, Marseille et Toulouse.

L’accord ACTA, signé par 22 pays de l’UE fin janvier, crée des normes internationales pour la protection de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur. Il est dépeint par ses opposants comme une atteinte potentielle grave à la liberté d’expression et aux droits des utilisateurs d’internet.

Les manifestants, plutôt jeunes, masculins, portant des vêtements sombres et le masque au sourire ironique des Anonymous ont défilé pacifiquement samedi après-midi au départ de la place de la Bastille en scandant des slogans tels que Acta tu passeras pas!, partage, culture, liberté! ou liberté sur internet !.

La plupart d’entre eux ont été mobilisés via internet et par le bouche à oreille.

Cet accord prévoit des lois répressives qui font de tous les internautes des délinquants potentiels. Bien sûr il y a les droits d’auteurs et les artistes doivent être rémunérés mais ce qui risque d’arriver si les gouvernants continuent dans la même logique, c’est qu’ils soient boycottés, a estimé Frédéric Couchet, délégué général de l’association de promotion et défense du logiciel libre (April).

Pour lutter contre la contrefaçon, il faut, selon lui, revoir le système dans son ensemble.

Afp

Lire aussi:

Acta : 3.000 manifestants à Vienne

 

 

 
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Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Vrais Chiffres Chômage Janvier 2012 – chiffres explosés, malgré corrections « bidouilles »

 

 

Première remarque, Pôle emploi, a fait disparaitre d’entrée de jeu 19 500 personnes des chiffres « officiels », sous prétexte de « corrections » : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Revision_des_series-2012-AdnY87.pdf

Vous pouvez le constater vous même, en regardant les chiffres de décembre 2011 toutes catégories confondues, ils annonçaient 4 872 900 demandeurs d’emploi, et là sur nouveau rapport, 4 853 400 concernant donc ce même mois de décembre 2011.

soit 19 500 chomeurs volatilisés d’entrée de jeu.

Je suis bien obligé, donc ce mois ci, de partir sur leurs nouvelles bases de calculs, et de passer outre ces 19 500 disparus.

Mais ça reste une goutte d’eau, et ça ne change rien, au final, au fait qu’on explose hélas, ce mois de Janvier 2012 tout les compteurs, mise à part les annonces médiatiques qui sont donc une fois de + biaisées.

Données brutes, toutes catégories confondues A,B,C,D,E, dom-tom compris : 5 300 000 demandeurs d’emploi.

Soit 93 900 demandeurs d’emploi de + qu’en Décembre 2011.

 

Offres d’emplois, février 2012 :
 
Radiations des listes Janvier 2012 :

 
Défauts d’Actualisation : 209 300, 45 % des motifs de sorties des listes.
Radiations Administratives : 38 000, 8,2 % des sorties.
Autres Cas ( mystérieuse rubrique, les morts, suicidés, emprisonnés ?) : 50 000 , 10,7 % des sorties.
 
soit 297 300 radiés des listes ( 63,9% ) pour autres motifs que :
 
Stages parking : 33 500, 7,2 % des sorties.
Arrêts maladie, maternité etc : 33 900, 7,3 % des sorties.
 
Reprises d’emploi déclarées : 100 800, ne représentent que 21,7 % des sorties des listes de pôle emploi.

 

Demandeurs d’emploi par catégories :

 A : 2 861 700 +0,5% ( + 6,2% sur 1 an )
B : 557 600 -0,8% ( +3,9% sur 1 an )
C : 838 900 -0,5% ( +4,3% sur 1 an )
D : 239 300 +0,8% ( -2,9% sur 1 an )
E : 370 000 +2% ( +5% sur 1 an )
 
TOTAL : 4 867 500 ( données corrigées, hors DOM TOM ) + 5% sur 1 an
 
Quelques chiffres qui parlent :

 
Chômage Longue durée ( entre 2 et 3 ans ) : + 7% sur 1 an
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 22,7% sur 1 an
 
+ d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 ( 50,5%) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité ( ASS, AER …)
 
Offres d’emploi collectées : -5% sur 1 an
 
Peut être le + scandaleux, LES DEMANDEURS d’EMPLOI INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques :
 
ne sont pas comptés dans ces 5 300 000 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
160 700 dispensés de se justifier de recherche d’emploi ( principalement des personnes en AER, allocation équivalent retraite )
 
+ 1 293 400 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 020 000 de foyers, seuls 726 600 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis ( associations, collectivités locales etc ) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein.
 
+ 1 000 000 au bas mot, de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi.
 
+ des centaines de milliers, voire peut être + d’1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
– des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeur d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. ( quasi unique en Europe )
 
– des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 600€ d’allocation chomage, ou 743€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 598€ par mois, si vous ètes NON SDF.
 
 
– on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..)incalculable
 
– on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres ( même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
– on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeur d’emploi en parallèle.
 
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à environ 8,5 MILLIONS au bas mot, de demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
A faire circuler, merci.
 
Source: agoravox
 
 
 
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Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

À l’opinion internationale : « La vérité sur la Grèce »

 
 
 
 
par Mikis Theodorakis
 
Il existe une conspiration internationale, celle dont l’objectif est de donner à mon pays le coup de grâce. L’assaut a commencé en 1975 contre la culture grecque moderne ; ensuite il a continué avec la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et, maintenant, on essaie de nous exterminer physiquement avec le chômage, la faim et la misère. Si les grecs ne se soulèvent pas pour les arrêter, le risque d’extinction de la Grèce est réel. Il pourrait survenir dans les dix prochaines années. L’unique qui survivrait à notre pays serait le souvenir de notre civilisation et de nos luttes par la liberté.

Jusqu’à 2009, la situation économique en Grèce n’était pas très grave. Les grandes blessures de notre économie furent la dépense militaire excessive et la corruption d’une partie du monde politique, financier et des médias. Mais quelques pays étrangers sont aussi responsables, parmi ceux-ci l’Allemagne, la France, l’Angleterre et les USA, qui ont gagné des milliers de millions d’euros aux dépens de notre richesse nationale en nous vendant une année après l’autre de l’équipement militaire. Cette hémorragie constante nous a empêché d’avancer tandis cela enrichissait d’autres pays. On pourrait dire la même chose à propos du problème de corruption. Par exemple, l’entreprise allemande Siemens avait une agence spéciale dédiée à corrompre les grecs afin que ceux-ci donnent la préférence à ses produits sur notre marché. Ainsi, nous avons été victimes de ce duo de prédateurs, d’Allemands et de grecs, qui se sont enrichis aux dépens du pays.

Il est évident que ces deux grandes blessures auraient pu être évitées si les leaders des deux partis politiques proyanquis ne s’étaient pas permis de corrompre. Cette richesse, produit du travail du peuple grec, a été drainée vers des pays étrangers et les hommes politiques ont essayé de compenser les pertes grâce à des prêts excessifs qui ont donné lieu à une dette de 300 milliards d’euros, soit 130 % du Produit national brut.

Avec une telle escroquerie, les étrangers gagnaient doublement : en premier lieu grâce à la vente d’armes et de leurs produits et, en seconde lieu, avec les intérêts sur le capital qu’ils prêtaient au gouvernement, non au peuple grec qui, comme nous avons vu, fut la principale victime dans les deux cas. Un seul exemple suffira pour le démontrer : en 1986, le gouvernement d’Andreas Papandreou a emprunté un milliard de dollars à une banque d’un grand pays européen. Les intérêts de ce prêt ont fini d’être payés en 2010 et se sont élevés à : 54 milliards d’euros !

L’année dernière, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré qu’il était conscient de la fuite massive de capitaux qui avait lieu en Grèce à cause du coût élevé du matériel militaire, acheté principalement à l’ Allemagne et à la France. Il a ajouté qu’il était arrivé à la conclusion que les fabricants d’armes nous amenaient à une catastrophe certaine. Cependant, il a avoué qu’il n’a rien fait pour contrecarrer cela … : pour ne pas nuire aux intérêts de pays amis !

En 2008, la grande crise économique est arrivée en Europe. L’économie grecque n’y a pas échappé. Cependant, le niveau de vie, qui avait été jusqu’alors assez haut (la Grèce était classée entre les 30 pays les plus riches du monde), n’a pratiquement pas changé, malgré l’augmentation de la dette publique. La dette publique ne se traduit pas nécessairement dans une crise économique. On estime que la dette de pays importants comme les USA et l’Allemagne est de milliers de milliards d’euros. Les facteurs déterminants sont la croissance économique et la production. Si les deux sont positifs, il est possible d’obtenir des prêts bancaires avec n intérêt inférieur à 5 %, jusqu’à ce que passe la crise.

En novembre 2009, quand George Papandreou est arrivé au pouvoir, nous étions exactement dans cette position. Pour comprendre l’effet de sa politique désastreuse, je mentionnerai uniquement deux pourcentages : en 2009 le PASOK de Papandreou a obtenu 44 % des votes. Maintenant, les enquêtes ne lui donnent pas plus de 6 %.

Papandreou aurait pu faire face à la crise économique (qui était un reflet de celle de l’Europe) avec des prêts bancaires au taux d’intérêt habituel c’est-à-dire en dessous de 5 %. S’il l’avait fait, notre pays n’aurait pas eu de problèmes. Comme nous étions dans une phase de croissance économique, notre niveau de vie se serait amélioré.

Mais en été 2009, quand Papandreou s’est réuni en secret avec Strauss-Kahn pour mettre la Grèce sous la tutelle du FMI, avait déjà commencé leur conspiration contre le peuple grec. C’e fut l’ex directeur du FMI qui m’a fait cette révélation.

Pour l’obtenir, il a été nécessaire de falsifier la situation économique de notre pays pour que les banques étrangères prennent peur et augmentent jusqu’à des niveaux prohibitifs les taux d’intérêt qu’elles exigeaient pour les prêts. Cette opération coûteuse a commencé avec l’ augmentation artificielle du déficit budgétaire, de 12 % à 15 % pour 2009 [André Georgiu, Président de l’Équipe de direction de l’Institut National de Statistique, ELSTAT, a subitement décidé en 2009, sans le consentement de son bureau directeur, d’inclure dans le calcul du déficit plusieurs organisations et entreprises qui avant n’avaient jamais été prises en compte dans aucun autre pays européen, à l’exception de la Norvège, et cela avec l’objectif que le déficit de la Grèce dépasse celui de l’Irlande (14 %), pour transformer notre pays en maillon faible de l’Europe, NdT]. Grâce à cette augmentation artificielle du déficit, le procureur d’État, Grigoris Peponis, a mis en accusation il y a vingt jours Papandreou et Papakonstantinou (son ex ministre de Finances).

Ensuite, Papandreou et son ministre des Finances ont commencé une campagne de discrédit qui a duré cinq mois, pendant lesquels ils ont essayé de persuader les étrangers que la Grèce, tel le Titanic, coulait et de que les grecs sont corrompus, paresseux et incapables de faire face aux nécessités du pays. Les taux d’intérêt montaient après chacune de leurs déclarations et tout cela a participé à ce que la Grèce cesse de pouvoir contracter des prêts et notre adhésion aux dictats du FMI et de la Banque Centrale Européenne devenait une opération de sauvetage qui est, en réalité, le début de notre fin.

En mai 2010, le ministre des Finances a signé le Mémorandum c’est-à-dire la soumission de la Grèce à nos prêteurs. Selon la loi grecque, l’adoption d’un accord comme celui-ci doit être présentée au Parlement et au besoin à l’approbation des trois cinquièmes des députés. Cela signifie que le mémorandum et la troika qui nous gouverne sont illégaux, pas seulement du point de vue de la législation grecque, mais aussi de l’européenne.

Depuis ce temps-là, si nous considérions que notre voyage vers la mort est un escalier de vingt marches, nous avons déjà parcouru plus de la moitié du chemin. Le Mémorandum offre aux étrangers notre indépendance nationale et la propriété de la nation c’est-à-dire nos ports, aéroports, routes, électricité, eau, toutes les ressources naturelles (souterraines et un sous-marines), etc. A cela, il faut ajouter nos monuments historiques, comme l’Acropole, Delphes, Olympes, Epidaure et les autres, puisque nous avons décidé de ne pas faire valoir nos droits.

La production a diminué, la taux de chômage a augmenté jusqu’à 18 %, 800 000 commerces, des milliers d’usines et des centaines d’artisans ont fermé. Un total 432 000 entreprises ont fait faillite. Des dizaines de milliers de jeunes scientifiques abandonnent notre pays, qui coule de plus en plus dans les ténèbres du Moyen Âge. Des milliers de personnes qui avaient une bonne situation jusqu’à il y a peu, cherchent maintenant de la nourriture dans les poubelles et dorment sur les trottoirs.

Pendant ce temps, on suppose que nous devons vivre grâce à la générosité de nos prêteurs, les banques européennes et du FMI. En fait, tout le paquet de dizaines de milliers de millions d’euros qui arrive en Grèce sont rendus tout de suite à nos créanciers, tandis que nous nous endettons de plus en plus à cause de ces taux d’intérêt insupportables. Et comme il est nécessaire de maintenir la fonction de l’État, les hôpitaux et les écoles, la troika impose des impôts exorbitants à la classe moyenne basse de notre société, qui mènent directement à la grande famine. La dernière fois que nous avons eu une situation de grande famine généralisée dans notre pays ce fut au début de l’occupation allemande en 1941, avec presque 300 000 morts en seulement six mois. Aujourd’hui, le spectre de la faim revient sur notre pays calomnié et infortuné.

Si l’occupation allemande a coûté aux grecs un million de morts et la destruction totale de notre pays : comment pouvons-nous accepter les menaces de Merkel et l’intention allemande de nous imposer un nouveau « Gauleiter », qui cette fois portera une cravate ?

L’occupation allemande, de 1941 jusqu’à octobre 1944, a démontré jusqu’à quel point la Grèce est un pays riche et jusqu’à quel point les grecs sont travailleurs et ont une conscience de leur engagement pour la liberté et l’amour à leur patrie.

Quand les SS et la grande famine ont tué un million de personnes et la Wehrmacht a détruit notre pays, elle a confisqué toute la production agricole et l’or des banques, les grecs ont été capables de survivre au moyen du Mouvement de Solidarité Nationale et d’une armée de 100 000 combattants, qui ont immobilisé 20 divisions allemandes dans notre pays.

En même temps, les grecs n’ont pas seulement survécu grâce à leur assiduité au travail, mais aussi, sous les conditions dures de l’occupation, grâce au grand développement de l’art grec moderne, spécialement dans les champs de la littérature et de la musique.

La Grèce a choisi le chemin du sacrifice pour la liberté et la survie en même temps.

Nous avons été attaqués, nous avons répondu par la solidarité et la résistance et nous avons survécu. Maintenant nous faisons exactement de même, avec la certitude que, avec le temps, le peuple grec vaincra. Ce message est dirigé à Merkel et à son ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, et je mets bien l’accent sur le fait que je continue à être un ami du peuple allemand et un grand admirateur de sa contribution à la science, à la philosophie, à l’art et, en particulier, à la musique. La meilleure preuve de cela est que j’ai confié toute mon œuvre musicale à deux maisons d’édition allemandes, Breitkopf et Schott, qui sont parmi les plus grandes maisons d’édition du monde, et mes relations avec celles-ci sont très cordiales.

Aujourd’hui, ils nous menacent de nous jeter de l’Europe. S’ils ne nous veulent pas une fois, nous ne voudrons pas dix fois faire partie de l’Europe de Merkel et de Sarkozy.

Aujourd’hui, dimanche 12 février, Manolis Glezos – le héros qui a arraché la croix gammée de l’Acropolis et a donné par cela le signe qui a marqué le début de la résistance grecque, mais aussi de la résistance européenne contre Hitler – et moi nous allons participer à une manifestation à Athènes. Nos rues et places se rempliront de centaines de milliers de grecs qui expriment leur colère contre le gouvernement et la troika.

Hier j’ai écouté notre premier ministre–banquier quand il a, en s’adressant au peuple, dit que nous avons déjà presque touché le fond. Mais : qui est-ce qui nous a emmené à ce fond en seulement deux ans ? Ces sont les mêmes qui, au lieu d’être en prison, menacent les députés de voter un nouveau Mémorandum pire que le précédent. Pourquoi ? Parce que le FMI et l’Eurogroupe nous obligent à le faire avec leur menaces : si nous n’obéissons pas, ce sera la faillite… C’est une situation totalement absurde. Les groupes grecs et étrangers qui nous haïssent et qui sont les uniques responsables de la situation dans laquelle est notre pays, nous menacent et nous font chanter pour continuer à nous détruire jusqu’à notre extinction définitive.

Pendant des siècles nous avons survécu dans de très difficiles conditions. Et voilà que non seulement nous survivrons maintenant, mais nous ressusciterons s’ils nous poussent par la force jusqu’à l’avant-dernière marche de l’escalier qui conduit à la mort.

Dans ces moments je consacre toutes mes forces à unir les grecs. J’essaie de les convaincre de ce que la troika et le FMI ne sont pas une rue à sens unique. Il y a une autre solution : changeons l’orientation de notre nation. Trouvons avec la Russie une coopération économique qui nous aide à mettre en valeur la richesse de notre pays dans des conditions favorables pour nos intérêts nationaux.

Je propose que nous arrêtions d’acheter de l’équipement militaire allemand et français. Faisons tout notre possible pour que l’Allemagne nous paie les réparations de guerre qu’elle nous doit, qui avec les intérêts accumulés s’élèvent à 500 milliards d’euros.

L’unique force capable de faire ces changements révolutionnaires est le peuple grec dans un front uni de Résistance et Solidarité qui expulse du pays la troika (FMI et banques européennes). En même temps, déclarons nul et sans effet tous ses actes illégaux, prêts, dettes, intérêts, impôts et achats de biens publiques). Bien sûr, leurs associés grecs qui notre peuple a déjà condamné comme traîtres recevront le châtiment qu’ils méritent.

Je vis totalement pointé sur cet objectif (l’union du peuple dans un Front) et je suis sûr que nous allons l’obtenir. J’ai lutté avec les armes à la main contre l’occupation nazie. J’ai connu les cachots de la Gestapo. J’ai été condamné à mort par les Allemands et j’ai miraculeusement survécu. En 1967, j’ai fondé le Front Patriotique (Patriotik ò Mètopo, PMA), la première organisation de résistance contre la Junte Militaire. J’ai lutté dans la clandestinité. J’ai été arrêté et emprisonné dans l’« abattoir » de la police de la Junte. Mais je suis ici.

J’ai 87 ans et il est très probable que le jour du salut de ma chère patrie, je ne sois parmi vous. Mais je vais mourir avec la conscience tranquille, parce que je remplirai jusqu’à la fin mon devoir avec les idéaux de liberté et du droit.

 
Article original en grec : Spitha-kap, Athènes, le 22 février 2012.
 
 
 
 
10 Commentaires

Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Dexia: on change l’emballage mais le contenu reste le même…!

 

Ne l'appelez plus jamais Dexia...

 

 

Ne l’appelez plus jamais Dexia…

Dexia Banque Belgique va retirer lundi les logos de son siège principal à Bruxelles. Le 1er mars, la banque révélera son nouveau nom.

 

Lors du démantèlement du groupe franco-belge Dexia, l’Etat belge a repris Dexia Banque Belgique. La banque recherchait depuis lors un nouveau nom. Une décision sera prise le 28 février lors du conseil d’administration. Sur twitter, le nom de « BeBank » a été évoqué, notamment par le député écolo Georges Gilkinet. Le véritable choix n’a cependant pas encore été dévoilé. Le 1er mars, le nouveau nom ainsi que son logo seront dévoilés au public. Les anciens logos seront retirés du siège principal de Dexia lundi. Les filiales suivront.

rtl.be

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Publié par le 25 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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