RSS

Archives du 29 février 2012

Mobilisation contre l’austérité mercredi en France (màj)

ça a chauffé à Barcelone…..

 

 

Journée d’action: manifestations à Athènes contre l’Europe de la rigueur

_____________________________________________________________

Cinq syndicats français appellent à une journée d’actions mercredi contre les « mesures d’austérité » dans le cadre d’une mobilisation européenne voulue par la Confédération syndicale européenne (CES), sur le thème « trop, c’est trop ! ».

Les salariés sont invités à se mobiliser dans les 27 pays de l’Union à la veille d’un sommet européen qui doit signer le traité visant à renforcer la discipline budgétaire au sein de l’UE.

En France, une intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires) prévoit environ 160 rassemblements et manifestations interprofessionnelles à travers le pays.

La CGT assure que la mobilisation s’annonce importante et mise sur une centaine d’arrêts de travail dans les services publics, les transports, la construction ou l’énergie.

Dans les transports, la CGT cheminots a déposé un préavis de grève du mardi soir au jeudi matin à la SNCF.

Une sixième confédération, la CFTC, demande à ses adhérents de se mobiliser dans leurs entreprises pour réclamer la mise en place de plans de relance européens et nationaux.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, participera à la manifestation parisienne, de la place de Bastille à celle de la Nation.

Celui de la CFDT, François Chérèque, se rendra pour sa part au rassemblement devant le Conseil de l’Union européenne à Bruxelles.

Cette journée a été décidée sur fond de divergences entre la CGT, qui voulait s’opposer aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, comme la « TVA sociale », et la CFDT, hostile à toute action « à caractère politique » en pleine campagne présidentielle.

……

Le Point

 

 
4 Commentaires

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Belgique: la banque Dexia fait peau neuve et est rebaptisée Belfius

 

BRUXELLES – La banque de détail belge Dexia Banque Belgique (DBB) va changer de nom afin de tourner la page de la crise et a fait savoir mercredi qu’elle s’appellerait dorénavant Belfius.

Les nouveaux nom et logo de l’établissement doivent être officiellement présentés jeudi matin, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

L’ancien groupe franco-belge Dexia n’a pas survécu à la crise de la dette souveraine, qui a tari le flux des liquidités dont il avait besoin pour poursuivre ses activités.

Son conseil d’administration a donc dû accepter en octobre dernier une offre de l’Etat belge de prendre le contrôle à 100% de Dexia Banque Belgique, la filiale belge du groupe, pour 4 milliards d’euros. Depuis le démantèlement du groupe, la banque belge cherchait un nouveau nom pour faire peau neuve.

Le ministre belge des Finances de l’époque, Didier Reynders, avait indiqué que la Belgique entendait rester plusieurs années propriétaire de cette banque de détail, afin d’en assurer la continuité.

DEXIA- Afp

 

J’aurais plutôt dis Bel(phégore),plus en phase avec la noirceur du tableau….!

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La chaîne allemande de droguerie Schlecker va supprimer près de 12.000 emplois

 

La chaîne allemande de droguerie Schlecker, en dépôt de bilan depuis un mois, va supprimer près de 12.000 emplois en Allemagne, a annoncé mercredi son administrateur judiciaire.

 

La chaîne allemande de droguerie Schlecker, en dépôt de bilan depuis un mois, va supprimer près de 12.000 emplois en Allemagne, a annoncé mercredi son administrateur judiciaire.

Au terme de la restructuration prévue, Schlecker devrait compter encore « plus de 13.500 emplois en Allemagne » et « environ 3.000 points de vente ».

Au moment du dépôt de bilan il y a un mois, cette société jusqu’ici très secrète comptait environ 30.000 salariés et quelque 7.000 points de vente.

Entre temps, elle a visiblement déjà commencé à fermer des magasins et à tailler à la hache dans ses effectifs puisque l’administrateur judiciaire, Arndt Geiwitz, a parlé mercredi lors d’une conférence de presse de 25.000 emplois et 5.410 sites à l’heure actuelle.

Ce qui amène les suppressions envisagées à près de 12.000.

« La bonne nouvelle est qu’après la mise en oeuvre de la restructuration, l’entreprise aura un avenir », selon M. Geiwitz, qui a appelé à « un changement culturel en profondeur » au sein de l’entreprise.

« La mauvaise est que les mesures trop tardives dans le passé n’ont laissé d’autre alternative que ces coupes douloureuses », a-t-il estimé.

En 2011, le groupe a fait quelque 200 millions d’euros de pertes selon lui, et elles tournent à environ 20 millions d’euros par mois à l’heure actuelle mais la famille Schlecker elle-même, aux manettes de l’entreprise, n’avait pas pris la juste mesure du désastre.

M. Geiwitz a estimé que la restructuration constituait autant une « base pour des discussions avec des investisseurs » que pour « un avenir indépendant ».

Schlecker, groupe familial régulièrement critiqué en Allemagne pour les conditions de travail dans ses magasins, compte aussi quelque 17.000 emplois à l’étranger.

Il souffre d’une image vieillotte et de la concurrence de nouvelles chaînes de drogueries comme DM ou Rossmann, dont les magasins sont plus vastes et plus attrayants.

Le groupe est dans le viseur des syndicats depuis plusieurs années. Ils lui reprochent de soumettre ses salariés à des conditions de travail à la limite du supportable (contrats précaires, salaires très bas etc.) et à une pression psychologique très forte, allant jusqu’à l’espionnage.

Afp

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Cinq fois plus de pesticides autorisés dans l’eau du robinet depuis février 2011 ! En toute discrétion…!

 

Pesticides dans l'eau du robinet

 

Ne le lisez pas trop fort, ça risquerait de s’ébruiter : En catimini, en février 2011, le ministère de la Santé a décidé de multiplier par 5 la concentration maximale autorisée pour les pesticides dans l’eau du robinet. Désormais à consommer avec modération…

C’est l’association Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui a levé le lièvre le 7 février 2012, dans une indifférence médiatique totale.

Depuis 1998, un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) tenait lieu de réglementation. Dans une transposition quelque peu olé-olé de la directive européenne 98/83, le CSHPF avait en effet décidé que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur répondant au doux nom de « valeur sanitaire maximale » (VMax, définie par divers organismes : OMS, EFSA, AFSSA…). Une interprétation qui dépassait déjà largement les normes européennes.

Les pesticides, c’est bon… buvez-en !

La « nouveauté », c’est qu’en février 2011, une instruction de la Direction Générale de la Santé (DGS, dépendant du ministère de la Santé), passée totalement inaperçue jusque là, a tout chamboulé. Sans tambour ni trompette, le ministère s’est donc jeté à l’eau et a décidé de porter les « seuils de potabilité » à 100% de la VMax. Soit une multiplication par 5 des seuils en vigueur ! Défoliant Décoiffant !

« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats-Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/l pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/l pendant la même durée ! » fulmine-t-il.

Le ministère de la Santé en eaux troubles…

Autre conséquence de cette nouvelle mesure sanitaire : la baisse artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticides nécessitant une restriction d’utilisation de l’eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à une estimation de 8 939, selon les chiffres du ministère ! De la belle ouvrage…

« Cette amélioration en trompe l’oeil n’est due qu’à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation » proteste François Veillerette qui voit là « la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfèrent changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre !« …

Et bientôt, au fil de l’eau, il suffira d’arroser son jardin pour le désherber ? On n’arrête pas le progrès…

Les mots ont un sens

 
2 Commentaires

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Des mal logés en colère occupent un service du Premier ministre

 

 

Une petite centaine de demandeurs de logement social ont occupé mercredi le Centre d’analyse stratégique (CAS), un service du Premier ministre, à Paris pour dénoncer les conclusions d’un récent rapport de l’organisme sur les aides publiques au logement, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ces manifestants –en majorité des femmes avec poussettes et enfants qui appartiennent au Collectif des mal logés en colère– se sont introduits en fin de matinée dans le bâtiment, 18 de la rue de Martignac (VIIe).

Ils ont quitté le bâtiment vers 13H30 sans incident et ont été raccompagnés jusqu’au métro par les forces de l’ordre.

« Nous sommes ici pour dénoncer les conclusions d’un rapport du CAS qui prône de réduire la part d’aide publique accordée au logement social », a expliqué a l’AFP Eric Simon, membres du collectif, joint au téléphone.

Selon lui, 37 milliards d’euros d’aides publiques sont accordées au logement chaque année, dont 12 milliards au logement social. « C’est dans ces 12 milliards que le CAS préconise de rogner », a-t-il insisté.

Une délégation du collectif a été reçue par le directeur général du CAS Vincent Chriqui et le chargé des questions sociales de ce service, a-t-il ajouté. Un nouveau rendez-vous a été pris d’ici une quinzaine de jours.

« Ce rapport vise à réduire le nombre de personnes pouvant accéder au logement social », a par ailleurs dénoncé une militante du collectif, Fatima Lali, en sortant du CAS.

« On aurait aimé que ses auteurs nous écoutent et écoutent les mouvements de demandeurs de logements sociaux avant de l’écrire ! », s’est-elle exclamée.

Le collectif souhaite également obtenir un rendez-vous avec les services du Premier ministre, dont dépend le CAS et qui est chargé des questions de logement depuis la démission de Nathalie Kosciusko-Morizet, a précisé M. Simon.

Dans un rapport rendu public le 15 février, le CAS affirme notamment que « les aides au logement en faveur des ménages modestes pourraient nettement gagner en efficacité » et suggère de mieux évaluer « le rapport coût-efficacité des interventions publiques » afin de s’assurer que « les sommes dépensées correspondent bien a des réductions effectives de loyers ».

Le mouvement HLM avait dénoncé « un travail scientifiquement biaisé » du CAS.

Cbanque

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La Navy teste le premier canon électromagnétique industriel

 

VIDÉOS – Le «EM Railgun» peut envoyer un projectile métallique à plus de 9000 km/h sans explosifs.

Le canon électromagnétique n’est pas un fantasme de science-fiction. La Navy travaille depuis 2005 à la mise au point de cette arme fonctionnant sans poudre ni produits chimiques. L’idée est d’envoyer un courant électrique variable très intense le long de deux rails parallèles entre lesquels on a disposé un objet métallique. La force électromagnétique créée par ce courant va permettre de propulser le projectile à une vitesse faramineuse.

Après avoir démontré en 2007la faisabilité de ce canon en laboratoire, la Navy dispose enfin d’un premier prototype industriel. Fabriqué par le géant de l’armement BAE Systems, il a été livré le 30 janvier dernier à la Navy qui a pu effectuer ses premiers tests fin février:

 

 

Un premier canon, purement expérimental, avait déjà donné des résultats impressionnants fin 2010:

 

 

Le potentiel destructeur de cette arme est proportionnel à la masse et au carré de la vitesse du projectile. Les Américains assurent pouvoir atteindre des vitesses de 9000 km/h, soit plus de sept fois la vitesse du son. C’est aussi deux à trois fois plus rapide qu’une balle de fusil d’assaut. Le poids du projectile n’a a pas été révélé mais il semble faire au moins plusieurs kilos.

Le premier avantage de cette arme est sa portée. Jusqu’à 200 kilomètres avec une précision de cinq mètres, assure la Navy. Suffisant pour envisager différents usages: une attaque au sol précise et lointaine, la destruction de missiles balistiques ennemis ou de bateaux croiseurs. L’absence de substances explosives est un autre avantage énorme. Les réservoirs de munition constituent en effet le talon d’Achille des vaisseaux de guerre. Avec cette nouvelle arme, le risque d’explosion accidentel est considérablement réduit. Le réapprovisionnement s’en trouverait facilité.

La Navy attend d’ici avril un deuxième prototype industriel fourni par General Atomics. L’objectif est maintenant d’optimiser les dispositifs de refroidissement de ces canons pour atteindre la cadence de dix tirs à la minute nécessaire au combat réel. Parallèlement, la Navy réfléchit déjà à des supports pour embarquer ces armes du futur. Objectif: disposer de systèmes opérationnels en 2020.

Le Figaro

 
4 Commentaires

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Coupes budgétaires: les étudiants espagnols descendent dans la rue

 

 

Au cris de « moins de coupes, plus d’éducation » des centaines de lycéens et étudiants espagnols ont défilé à Madrid mercredi. Ils se sont rassemblés dans le cadre d’une journée nationale de protestation contre les coupes budgétaires dans l’éducation et contre de récentes violences policières à Valence.

« L’éducation c’est la base de tout et c’est la première chose qu’ils coupent. Notre domaine, la recherche, est celui qui est le plus touché », dénonce Claudia Holgueras, une étudiante en sciences environnementales de 18 ans. « Nous sommes des étudiants, pas des délinquants », criaient aussi les manifestants devant le ministère de l’Education.

Outre les coupes budgétaires et les hausses des droits d’entrée, les étudiants protestent de nouveau contre les violences policières qui ont émaillé les manifestations des derniers jours.

Marches dans 40 villes

Un rassemblement de lycéens avait dégénéré à Valence le 20 février et les scènes montrant des policiers casqués, frappant à coups de matraque ou traînant à terre de jeunes manifestants, certains le visage en sang, avaient suscité de vives protestations dans tout le pays.

« Nous n’avons pas créé cette crise mais nous la payons dans tous les sens du mot », a affirmé à l’AFP le secrétaire général du syndicat national des étudiants, Tohil Delgado. Selon lui, des marches étaient prévues dans environ 40 villes du pays.

Le nouveau gouvernement de droite a annoncé une cure d’austérité pour juguler un déficit qui a atteint 8,51% du PIB en 2011. Il a également lancé des réformes notamment pour flexibiliser le marché du travail et tenter de relancer l’emploi dans un pays où près d’un actif sur quatre est au chômage et près d’un jeune actif sur deux.

Ats

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Allemagne n’est pas épargnée par la hausse du chômage….

 

 

Le taux de chômage brut en Allemagne en février a légèrement augmenté, ce que l’Agence pour l’emploi et les économistes considéraient mercredi comme un coup de froid seulement passager.

Le taux brut a grimpé de 0,1 point par rapport à janvier, à 7,4%, tandis que le nombre de sans-emploi, en données brutes, a grimpé de 26.000 sur un mois pour totaliser 3,11 millions, selon l’Agence pour l’emploi.

En données corrigées des variations saisonnières, les plus suivies par les économistes, le total de chômeurs n’a pas changé, selon un communiqué. Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient une baisse de 5.000 personnes.

La tendance de fond reste cependant positive, assure l’Agence pour l’emploi, qui souligne que par rapport à février 2010, la première économie européenne compte tout de même 203.000 chômeurs de moins.

La hausse mensuelle en février est due seulement à la météo très froide, a commenté le chef de cette administration, Frank-Jürgen Weise, qui a fait valoir que dans le même temps le nombre d’actifs en Allemagne ne cessait d’augmenter.

Il s’est aussi réjoui de la baisse continue du nombre de personnes en sous-emploi, un terme qui désigne celles et ceux qui ne sont pas pris en compte dans les chiffres du chômage mais qui n’occupent pas pour autant de réels emplois.

Le nombre de ces personnes, qui par exemple effectuent des petits boulots ou prennent part à des formations, était en février de 4,15 millions, 420.000 de moins qu’un an avant.

Au vu de la situation économique difficile au niveau de la zone euro, l’Allemagne montre une nouvelle fois qu’elle est un pilier de stabilité, a commenté le ministre de l’Economie Philipp Rösler dans un communiqué.

Carsten Brzeski, économiste chez ING, assure que tous les indicateurs vont dans le sens d’une nouvelle amélioration du marché de l’emploi allemand, en rappelant notamment qu’il y a dans le pays environ un million de postes à pourvoir, en comptant les annonces déposées à l’Agence pour l’emploi (473.000 en février) et celles que les entreprises passent par leurs propres moyens.

Il nuance toutefois en concluant que la forte dynamique de l’an dernier ne se répètera pas et fait valoir qu’avec un taux de chômage déjà proche d’un niveau incompressible, le miracle de l’emploi va progressivement s’achever pour laisser la place à une période de consolidation.

Heinrich Bayer, de Postbank, estimait lui que l’Allemagne commence à puiser dans sa réserve de main d’oeuvre.

La tendance de fond reste intacte sur le marché du travail allemand, jugeait pour sa part Christian Schulz, de Berenberg Bank.

Mais certains signes de ralentissement sont là, ajoutait-il, en signalant notamment un certain essoufflement du côté des intentions de recrutement des patrons allemands, telles que mesurées par l’Agence pour l’emploi dans son indice BA-X, désormais au plus bas depuis juillet 2011.
Afp

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Iran confirme accepter l’or, les monnaies locales ou le troc contre son pétrole

 

 

L’Iran, soumis à un embargo bancaire occidental qui gêne ses transactions en devises fortes, accepte désormais l’or, les monnaies locales ou même le troc en échange de son pétrole, selon des responsables iraniens cités mercredi par les médias.

Dans ses échanges commerciaux avec les autres pays, l’Iran ne travaille pas seulement en dollars, chaque pays peut payer avec sa propre devise ou avec de l’or, a déclaré le président de la Banque centrale iranienne Mahmoud Bahmani.

En paiement de ses exportations, l’Iran reçoit aussi de la Chine ou de l’Inde des produits à la place des devises, et cela ne pose pas de problème, a-t-il ajouté.

L’Iran, deuxième exportateur de l’OPEP, tire 80% de ses ressources en devises de la vente de pétrole ou de produits pétroliers, dont le dollar est généralement la monnaie de référence.

Téhéran a toutefois de plus en plus de mal à rapatrier les devises fortes que lui rapportent ses exportations du fait de l’embargo bancaire progressivement mis en place depuis 2010 par les Etats-Unis et l’Union européenne pour sanctionner le refus iranien de négocier avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé.

Nous avons trouvé des méthodes pour supprimer le dollar dans nos échanges avec les autres pays, en utilisant les devises locales ou le troc pour contourner les sanctions, a expliqué de son côté le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi à l’agence Fars.

L’Iran a indiqué depuis plusieurs mois être prêt à accepter de l’or en paiement de son pétrole. Il a également de plus en plus recours à des formes de troc, direct ou indirect, avec certains de ses principaux clients asiatiques comme la Chine, le Japon ou la Corée du Sud.

En revanche, Téhéran a longtemps refusé d’accepter tout paiement en monnaies locales, ce qui a notamment entraîné en 2011 plusieurs milliards de dollars d’arriérés de paiement de l’Inde, qui exporte peu vers l’Iran et était incapable de continuer à transférer ses dollars vers la Banque centrale iranienne par les circuits bancaires qu’elle utilisait auparavant.

La presse indienne a affirmé début février que Téhéran avait finalement accepté le paiement en roupies de 45% de ses exportations de pétrole vers l’Inde, qui ont représenté quelque 12,5 milliards de dollars en 2011.

Malgré ces difficultés, qui ont entraîné la mise en place de sévères restrictions à la vente des devises par les autorités aux entreprises ou aux particuliers, le dirigeants iraniens continuent à affirmer disposer de réserves d’une centaine de milliards de dollars dont environ un quart en or.

Téhéran a exporté pour plus de 14O milliards de dollars en 2011, dont quelque 100 milliards de pétrole et plus de 25 milliards de dérivés, condensats ou produits pétrochimiques.

Il exporte plus de 70% de son brut vers l’Asie, dont 20% vers la Chine, 17% vers le Japon, 16% vers l’Inde et 9% vers la Corée du sud, selon l’agence gouvernementale américaine de l’Energie (EIA).

Si les exportations iraniennes, dopées par les cours du brut, sont en hausse, les importations pénalisées par les sanctions occidentales ont en revanche baissé de plus de 6% en 2011, à quelque 60 milliards de dollars.
Afp

 
3 Commentaires

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Ikea aurait espionné ses clients et ses salariés

La filiale française du géant suédois du meuble aurait eu recours à des officines privées pour obtenir les fichiers de la police nationale concernant ses employés, et parfois même ses clients, selon Le Canard Enchainé.

 

Ces emails contiennent des demandes précises sur certaines personnes, notamment des salariés, mais aussi des clients en litige avec le fabricant de meuble.

 

La surveillance remonterait à 2003. Ikea France aurait passé un accord avec au moins deux officines privées de sécurité afin d’obtenir des fichiers sur le passé de ses salariés ou de ses clients, des informations en théorie reservées aux policiers.

Le Canard Enchaîné reproduit ce mercredi matin « quelques spécimens » d’emails « parmi la centaine » échangés par le directeur de la gestion du risque chez Ikea France et plusieurs responsables de ces officines.

Chaque consultation coûtait 80 euros à l’enseigne

Ces emails contiennent des demandes précises sur certaines personnes, notamment des salariés, mais aussi des clients en litige avec le fabricant de meuble: le responsable d’Ikea réclame à ses interlocuteurs casier judiciaire, nom du propriétaire d’une voiture précise, nom du propriétaire d’un numéro de portable…

Pour y répondre, les officines acceptent de fouiller dans les fichiers de la police (Stic, cartes grises, permis de conduire, opérateurs de téléphonie mobile…). Selon le journal satirique, chaque consultation coûtait 80 euros à Ikea. Et le groupe d’ameublement envoyait parfois jusqu’à 200 demandes à la fois.

Contacté par Rue 89, l’ancien PDG de l’entreprise Sûreté International, l’un des officines incriminées, « dément formellement » les faits. Une dizaine de salariés ont déjà annoncé leur intention de porter plainte pour utilisation frauduleuse de données personnelles. Un délit passible de 5 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

 

Quelques « specimens d’emails »:

« Merci de me dire si antécédents SVP concernant cette personne. A priori déjà connue pour vol. »

 

 

 

 

« Personne en embauche sur le magasin de Paris Nord. Merci de me donner son casier. »

 

 

« Son discours est antimondialiste, ses méthodes ‘vieille garde CGT’ (se bouche les oreilles et répète sans cesse la même chose concernant ses acquis). Syndicalisme? Correspond pas trop au profil de sa dame. Prosélytisme divers? ATAC ou autres? Risque de menace écoterroriste? »

 

 

L’Expansion

 

 
1 commentaire

Publié par le 29 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
%d blogueurs aiment cette page :