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Archives du 27 février 2012

Belgique : des miliciens allemands investissent une usine en grève!

 

 

L’intervention musclée d’une vingtaine de membres d’une société allemande de sécurité recrutés par la direction dans une usine belge en voie de délocalisation a provoqué un tollé lundi en Belgique. Dimanche après-midi, ces hommes vêtus de noir, portant des cagoules et des gilets pare-balles et armés de matraques et de bombes lacrymogènes, ont investi l’usine de l’équipementier automobileMeister Benelux de Sprimont, dans le sud-est du pays.

 

Ces hommes appelés clairement «les miliciens» par les médias belges, avaient pour mission de «récupérer» les pièces produites ces derniers jours. Mais les salariés, qui craignent la fermeture de leur site après l’annonce du transfert à l’étranger d’importantes commandes, n’entendaient pas les laisser sortir. Depuis plusieurs jours, la concertation était au point mort et l’ambiance tendue. Mercredi, la direction avait été séquestrée dans ses locaux par les syndicats pendant quelques heures.

Les «gros bras» venus du pays voisin ont molesté «deux ou trois ouvriers qui tentaient des les empêcher de rentrer dans l’usine», a dénoncé un responsable syndical, Gabriel Smal. Les membres du «commando» se sont alors retrouvés enfermés dans l’usine par une centaine de salariés et responsables syndicaux appelés en renfort. Ils ont été évacués par la police dans la nuit de dimanche à lundi, laissant derrière eux les pièces convoitées.

Le ministère dénonce le recours aux milices privées

Lundi, les syndicats de Meister Benelux ont déposé plainte au civil et au pénal, pour dénoncer des «agissements indignes d’un Etat démocratique». «Ces actes s’apparentent à de véritables méthodes terroristes et de sauvageries totalement inconnues dans notre système de concertation sociale», a déclaré le délégué syndical.

De son côté, la ministre de l’Emploi, Monica De Coninck, a condamné «avec la plus grande fermeté» cette intervention. Elle a estimé que «le recours à ce que les différents témoignages qualifient de « milice privée » et la violence avec laquelle celle-ci semble avoir opéré relèvent d’un comportement inqualifiable digne d’un autre temps et contreviennent aux principes fondamentaux de notre Etat de droit».

Leparisien

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Standard and Poor’s abaisse la perspective du FESF à négative

 

 

L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a abaissé lundi à « négative » la perspective du Fonds européen de stabilité financière (FESF), une décision qui « reflète » la dégradation des notes de la France et de l’Autriche le 13 janvier, qu’elle a privés de leur triple A.

Jusqu’à présent, S&P accordait la perspective « en développement » au principal fonds de secours de la zone euro.

S&P indique dans un communiqué qu’elle pourrait également abaisser la note du Fonds en cas de nouvelle dégradation des notes de la France, l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, la Finlande, ou le Luxembourg « en-dessous de AA+ », dans un communiqué.

Elle indique « ne plus prévoir que les Etats membres du FESF apportent les soutiens de crédit supplémentaires assurant que ses instruments de dette à long terme soient exclusivement soutenus par des garanties d’Etats membres, garants du FESF et notés AAA par S&P, ou par des titres liquides notés AAA ».

Le 17 janvier dernier, le FESF avait réussi à lever sans difficulté 1,5 milliard d’euros d’obligations à six mois, lors d’une opération qui avait valeur de test après la dégradation de sa note par Standard and Poor’s la veille, d’un cran à AA+.

Afp

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

PSA et Renault mettent deux usines à l’arrêt cette semaine

 

Citroën C8 PSA

 

Les salariés des usines PSA d’Aulnay et de Renault Sandouville sont au chômage partiel jusqu’au 2 mars. Les directions des deux constructeurs automobiles français invoquent la baisse des commandes en Europe.

La mesure n’a rien d’exceptionnel pour PSa Peugeot Citroën comme pour Renault. Le recours au chômage partiel est monnaie courante dans l’automobile pour faire face au ralentissement de la demande. Et c’est bien ce à quoi doivent faire face PSA et Renault en ce début d’année, déjà chahuté. Les immatriculations ont plongé de 20,7% au mois de janvier, en moyenne. Une chute encore plus durement ressentie par Renault (-32,7%) et PSA (-27,4%).

Dans une logique de gestion des stocks efficace, les directions des deux groupes ont donc pris des mesures de chômage partiel sur leurs sites d’Aulnay et de Sandouville, du 27 février au 2 mars. Renault annonçait sa décision le 14 février dernier, en raison d’une « baisse du marché européen avec des commandes plus faibles« . Et pour cause, à Sandouville, sont assemblés les modèles Laguna et Espace. Or Renault a arrêté d’exporter ces modèles en Angleterre.

2 000 des 2 400 salariés sont concernés par cette mesure de chômage partiel. Ils pourront utiliser le capital temps collectif, des jours de congés individuels ou se mettre en chômage partiel (payé 85% du salaire net).

Le cas Aulnay

Idem du côté de PSA qui accuse le coup de la chute des ventes. Pour diminuer ses stocks, le groupe aux deux marques a décidé de mettre l’usine d’Aulnay à l’arrêt toute la semaine. Une décision qui ne manque pas d’inquiéter un peu plus les salariés du site dont l’avenir reste incertain.

Depuis plusieurs mois, le site est en menacé. En décembre, lorsque le groupe annonce les suppressions d’emploi, l’usine d’Aulnay fait partie des 3 sites les plus touchés (avec 140 postes en moins).

Le samedi 18 février, les syndicats de PSA manifestaient dans les rues d’Aulnay-sous-Bois. Interrogé par L’Usine Nouvelle, le délégué central de la CGT, Pierre Mercier, arguait que PSA préparait mois après mois la fermeture de leur usine en Ile-de-France : « La production de la 208 a débuté sur le site de Poissy. Sur le site de Mulhouse, la production de la 308 est en transfert vers Sochaux pour permettre l’arrivée en juin prochain de la production d’une partie de la 208, sous la forme 4×4. Autant de manœuvres, permettant de décharger le site de Poissy, qui va accueillir à terme la production de la C3 en même temps qu’Aulnay, puis à la place d’Aulnay. Une manœuvre qui entraînera la fermeture de notre site« .

Usinenouvelle

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Haute Vienne:La mauvaise surprise des salariés de l’usine de tissage d’Albany

 

 

Malgré la bonne santé de leur usine, et les 4 millions d’euros de bénéfices dégagés en 2011, les 133 salariés du site français d’Albany International de Saint-Junien viennent d’apprendre leur licenciement.

 

Colère des élus et des salariés de l’usine de tissage Albany-Cofpa de Saint-Junien, en Haute Vienne. Ils se sont rassemblés lundi pour protester contre la fermeture du site et la suppression de 133 emplois. L’usine appartient au groupe américain Albany International. « Pourquoi fermer un site qui n’a jamais connu la crise? », s’est interrogé Christophe Sardin, représentant CGT des salariés qui occupent l’usine de Saint-Junien depuis vendredi soir. Une réunion était programmée lundi après-midi à la sous-préfecture de Rochechouart (Haute-Vienne) entre salariés et représentants de la direction.

 

La mauvaise surprise des salariés de l'usine de tissage d'Albany 

Spécialisée dans la fabrication de toiles techniques non tissées servant de base à la fabrication de mouchoirs en papier, lingettes et couches-culottes, cette usine de 6 000 mètres carrés construite en 2004 (12 millions d’euros) pour remplacer la précédente trop exiguë, a dégagé un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros en 2011 et 4 millions de bénéfices.

Colère des élus locauxL’annonce de la fermeture, jeudi, a provoqué la colère des élus locaux, la communauté de communes ayant, selon eux, racheté en 2004 les anciens locaux de l’entreprise, cédé un terrain et pris en charge les aménagements de voirie de desserte du site, soit un investissement de 1,5 million d’euros.

Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy dont l’AFP a eu copie lundi, le maire de la commune, Pierre Allard (Alternative démocratie socialisme), a demandé au chef de l’Etat « d’intervenir (…) pour convaincre les dirigeants du groupe de changer de stratégie afin que l’économie réelle ne soit plus au service de la finance et des actionnaires mais bien au service des entreprises ». « Loin de toute rationalité économique cette fermeture naît simplement d’une logique financière de rentabilité », souligne l’élu affirmant que le site affiche un « taux de rentabilité de 17% » tandis que « les dividendes d’Albany international, détenu à 50% par un fonds de pension américain, sont passés entre 2001 et 2010 de 0,05 USD par action à 0,51 USD ».

La présidente PS du conseil général de la Haute-Vienne, Marie-Françoise Perol-Dumont, a jugé « inacceptable la captation de fonds publics sans contrepartie d’engagement sur la pérennité du site ». « Quand on voit la qualité des installations, le niveau technologique des machines et la qualification des ouvriers, il y a de quoi se demander si la direction qui veut fermer ce site n’est pas tombée sur la tête », a renchéri le président PS de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, également présent parmi les manifestants.

Selon la direction d’Albany International France, basée à Sélestat (Bas-Rhin), le projet de fermeture fait suite à une « détérioration de la conjoncture qui contraint la société à envisager de concentrer ses capacités de production sur son site de Sélestat » qui « présente aussi l’avantage de se trouver à proximité de l’un de ses marchés majeurs, l’Allemagne ». « On préserve 240 emplois sur le site de Sélestat, on maintient quand même des emplois en France », a insisté lundi Rémy Kaiser, directeur général d’Albany International France, qui récuse les chiffres d’investissement avancés par les collectivités locales. Il a par ailleurs indiqué que la direction avait procédé au « blocage des machines sur le site pour des raisons de sécurité ». Albany International, spécialisé dans les tissus techniques, notamment pour l’industrie papetière, emploie 4.300 personnes dans onze pays.

 En 2009, le groupe, dont le siège est dans le New Hampshire, avait procédé à la fermeture d’une usine à Ribérac (Dordogne), entraînant la suppression de 91 emplois.

L’Expansion

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Wikileaks : Israël a déja détruit les infrastructures nucléaires iraniennes au sol depuis des semaines

Dans la nuit du 27 février, des millions de document de la société américiane Stratfor ont été révélés par Wikileaks. Stratfor fournit des renseignements stratégiques sur les affaires mondiales, économiques, de sécurité et des affaires géopolitiques.

Ceux-ci sont analysés par toutes les bonnes âmes qui cherchent à en savoir plus sur ce qu’il se passe. Depuis cette révélation, des informations d’une haute importance nous ont été cachées pendant que d’autres ont été mises en avant pour nous distraire (classique vous me direz…)

 

JPEG

Alors que Wikileaks lutte pour sa survie après 450 jours de blocage bancaire (sans procès). Voilà que notre révélateur de vérité (notamment la bavure des caméramans de Reuters, les tortures des prisons d’Abou Grahib…), cherche à garantir sa survie. A l’image de ce document crypté de 64 GO, téléchargable en Torrent et crypté tant que Wikileaks n’a pas de problème. Wikileaks tente donc de garantir sa survie en disséminant des documents accessibles à tous. La clé de cryptage sera envoyée sur Internet si Wikileaks a des problèmes.

Mais pour le moment, nous nous arrêterons sur cet échange de mail datant de novembre 2011, de l’agence Stratfor. Où il est littéralement écrit :

« Les Israéliens ont déjà détruit toute l’infrastructure nucléaire iranienne au sol, il y a des semaines. La campagne actuelle : « Allons bombarder l’Iran  » a été ordonnée par les dirigeants de l’Union Européenne pour détourner l’attention du public de leurs propres problèmes financiers. Ce qui est aussi juste pour les États-Unis avec le Pakistan, la Russie et la Corée du Nord qui sont mentionnées dans le rapport. Le résultat de cette campagne sera d’attaquer massivement Gaza et de frapper le Hezbollah au Liban et en Syrie. «  Source

Vous laissant apprécier par vous-même la teneur de cette phrase.

De nombreux mails sont en cours d’analyse. Nous comprenons bien que certaines personnes risquent d’avoir leurs repères changés. Mais évoluer dans un mensonge pour faire détourner le regard des citoyens n’est qu’un moyen de maintenir la conspiration oligarchique qui a pris place il y a longtemps.

Veritas Liberabit Nos

Agoravox

 

Lire aussi:

WikiLeaks publie des millions de courriels de Stratfor

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Monde: Les ventes d’armes ont atteint un record en 2011

 

 

Les ventes des 100 principaux fabricants d’armemements ont progressé de 1% en 2010 d’après les données à taux de change constants publiées ce lundi par l’Institut International de Recherche sur la Paix de Stockholm (SIPRI).

Ces ventes ont atteint 411 milliards de dollars (306 milliards d’euros), un record depuis que cet institut indépendant a commencé à compiler des études annuelles, en 2002.

«Les données de 2010 démontrent, une fois encore, la capacité des principaux acteurs à continuer de vendre des armes et des services militaires en dépit des crises financières qui affectent actuellement les autres secteurs», commente dans un communiqué Susan Jackson, expert de l’industrie militaire au sein du SIPRI.

L’américain Lockheed Martin numéro un du secteur

Ce taux de croissance est considérablement plus faible qu’en 2009, lorsqu’il atteignait 8%, mais pour Susan Jackson, cela est probablement dû non pas à la crise financière mais plutôt au retrait des troupes étrangères d’Irak.

Le haut du palmarès mondial des fabricants d’armes n’a quant à lui pas bougé depuis 2009. L’américain Lockheed Martin est toujours le numéro un du secteur, suivi du britannique BAE Systems et de Boeing. Viennent ensuite Northrop Grumman et General Dynamics.

20minutes

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Le décès de la Grande Nation Américaine

 

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les salariés d’ArcelorMittal Florange tentent de déloger la direction

 

Le 24 février, devant l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle).

 

Des salariés de l’aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle, tentaient ce lundi de déloger la direction du 3e étage du site, après avoir vidé le bureau du responsable de la sécurité.

«Nous avons déplacé le bureau du responsable de la sécurité sur le perron. On a refait le bureau à l’identique en plein air», a déclaré Jean Mangin, délégué syndical CGT au comité d’entreprise de Florange. «A présent, nous sommes montés au 3e, nous essayons de déloger la direction qui ne veut pas sortir», a-t-il ajouté.

Les syndicats reprochent à la direction d’avoir essayé de «remettre des gardiens» pour «filtrer les entrées». La direction du site n’a pu être jointe lundi matin.

Lundi dernier, plus d’une centaine de «métallos» ont pris leurs quartiers au premier étage des bâtiments administratifs du site, contraignant la direction à se réfugier au 3e étage, a-t-il rappelé.

Lors d’une assemblée générale la semaine précédente, l’intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC avait promis de faire de Florange «le cauchemar du gouvernement» s’ils n’étaient pas épaulés dans leur lutte.

Les syndicats dénoncent la mise à l’arrêt du dernier haut-fourneau lorrain en activité, annonciatrice selon eux de sa fermeture définitive.

ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu’en Lorraine il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante. Quelque 5 000 personnes travaillent à Florange, dont plus de 2 500 en CDI.

Sarkozy ne convainc pas les syndicats

Dans le même temps, les représentants syndicaux de l’usine affichaient lundi leur scepticisme après la promesse de Nicolas Sarkozy de faire des «propositions très précises» pour le site, dont le haut-fourneau doit, selon lui, «pouvoir repartir au 2e semestre».

«Sur Florange […], nous voulons que le groupe ArcelorMittal fasse des investissements pour que le haut-fourneau puisse repartir. J’estime qu’il doit pouvoir repartir au 2e semestre de cette année», a affirmé lundi sur RTL le président de la République, candidat à sa succession.

«J’aurai l’occasion dans les prochains jours de faire des propositions très précises sur le sujet», a-t-il ajouté, rappelant que l’Etat était prêt à mettre 150 millions d’euros pour financer le projet européen de captage-stockage de CO2 Ulcos, qui doit encore obtenir le soutien de la Commission européenne.

Edouard Martin, représentant CFDT au comité européen d’entreprise du groupe, a déclaré que le redémarrage du haut-fourneau «serait étonnant, il faudrait que le marché reparte. Mais c’est plausible. Il faut attendre d’en savoir plus».

«Dernière carotte»

«Ce sont des effets d’annonce, on voit bien que le but de la manœuvre est de laisser passer les élections», a réagi de son côté Jean Mangin, délégué syndical CGT au comité d’entreprise de Florange. Le projet Ulcos est «la dernière carotte que l’on nous tend», a-t-il estimé.

Jean Mangin a invité le président de la République à venir s’exprimer «devant les travailleurs» pour préciser ses propositions.

Nicolas Sarkozy n’a pas davantage convaincu Walter Broccoli, de FO. «C’est encore une promesse qu’il peut faire mais qu’il ne tiendra jamais», a-t-il dit. «Nos décideurs ne veulent pas redémarrer […]. M. Mittal ment à tout le monde», a-t-il ajouté.

L’impératif, avant toute discussion sur le projet Ulcos, est de «faire redémarrer» le haut-fourneau, a-t-il souligné. «L’Europe ne débloquera pas un centime si nos hauts-fourneaux sont délabrés et à l’arrêt», a-t-il ajouté.

Afp

 

 » Dites moi tout ce qu’il vous faut et ce dont vous avez besoin,je vous dirais comment vous en passer« 

Le Nain de Nagy Bocsa

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Pesticides: des victimes demandent le classement en maladie professionnelle

 

 

Une vingtaine de personnes atteintes de maladies dues selon elles aux pesticides ont manifesté lundi au Salon de l’Agriculture pour demander le classement de ces affections en maladies professionnelles et le retrait des produits dangereux, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’objectif est de montrer qu’il y a plus de victimes que ce que l’on pense, a expliqué Paul François, président de l’association Phyto-Victimes, et protagoniste d’une première judiciaire en France face au leader mondial de l’agrochimie Monsanto.

Le 13 février, la justice a reconnu que la firme était responsable d’une intoxication à l’herbicide subie par le céréalier, qui l’a obligé à interrompre son activité pendant près d’un an.

Une quinzaine d’agriculteurs malades, selon eux, des pesticides, ainsi que les veuves de quatre d’entre eux, mais aussi des dockers et des employés d’entreprises agroalimentaires (qui manipulent les pesticides), se sont retrouvés devant le stand de l’UIPP, qui représente les industriels des pesticides.

Pour l’instant, la Mutuelle sociale agricole (MSA) n’a reconnu qu’une petite cinquantaine de cas de maladies professionnelles en lien avec les pesticides, selon Phyto-victimes.

Il y a une omerta chez les médecins et les agriculteurs. Nous ne voulons pas mettre les paysans les uns contre les autres: ceux qui font du productivisme sont victimes, eux aussi des pesticides, souligne Jacky Ferrand, viticulteur qui a perdu son fils de 41 ans, également viticulteur, d’un cancer de la vessie, à cause des pesticides selon lui.

On a joué aux apprentis sorciers pendant des années. On nous a dit que les produits n’étaient pas dangereux, dénonce M. Ferrand, pour qui les conseils de protection des fabricants sont impossibles à mettre en oeuvre: vous me voyez faire mon job au milieu des vignes avec un scaphandre?

Les agriculteurs sont prêts à changer leurs méthodes, il faut leur en donner les moyens et que les firmes s’y mettent aussi, fait valoir Paul François.

Par nature tout produit peut être dangereux, (…) Il faut réagir au cas par cas, a répondu Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes.)

75% des produits qui étaient disponibles dans les années 90 ne sont plus aujourd’hui sur le marché, a-t-il précisé.

Une réunion avec François Fillon sera organisée dans la semaine a indiqué le cabinet du Premier ministre, présent lundi sur le salon.

Afp

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

« The big one » : la mystérieuse faille sismique de New Madrid, Missouri

 

La zone sismique de New Madrid s'étend sur plusieurs Etats.

 

 

Et si « The big one », le plus grand tremblement de terre de tous les temps, n’avait pas lieu à San Francisco ou à Los Angeles, mais à New Madrid, petite ville du Missouri au bord du Mississippi ? C’est la question que se posent certains médias américains depuis le tremblement de terre qui a touché la ville mardi 21 février. Peu avant 4 heures du matin, les trois mille habitants de cette bourgade, située entre Memphis et Saint-Louis, ont été tirés de leur sommeil par une secousse de magnitude de 4 sur l’échelle de Richter. Si le séisme était bien trop bénin pour avoir de l’écho en France, les Américains, eux, ont cherché à en savoir plus, plaçant momentanément le sujet en tête des requêtes Google.A priori, pas de quoi s’alarmer. Sauf si l’on creuse un peu, et que l’on remonte tout juste deux cents ans en arrière. L’hiver 1811-1812, le lieu a enregistré plus de mille tremblements de terre successifs de magnitude 8 (PDF). Les plus puissants du pays hors d’une zone à risque. En effet, et c’est cela le plus étrange, la région est très éloignée des limites des plaques tectoniques et n’a donc pas de raisons d’être aussi exposée au risque sismique.

 

 

Les géologues ont donc creusé la question, mettant au jour une faille plus récente, enfuie sous la plaine alluviale du fleuve Mississippi. A cet endroit, la croûte terrestre s’amincit, provoquant un effondrement en profondeur, baptisé « Reelfoot Rift ». Un phénomène qui inquiète les médias locaux, qui s’interrogent sur les risques potentiels de survenue d’un séisme beaucoup plus intense.

« PLUS DE 100 MORTS ET 2 500 BLESSÉS »

L’USGC, le département américain d’études géologiques, avance des statistiques : dans les cinquante prochaines années, il y aurait 25 % à 40 % de risques de survenue d’un séisme de magnitude de plus de 6, et entre 7 % et 10 % de risques pour un séisme de plus de 7,5. Du coup, des simulations sont réalisées pour prévoir les conséquences possibles sur la zone, comme en mai dernier.

« Mardi 16 mai 2011 à 9 heures, un séisme de magnitude 7,7 s’est produit le long de la zone sismique de New Madrid. Les dégâts sont estimés à cent décès et plus de deux mille cinq cents blessés nécessitant une hospitalisation. Des centaines de personnes sont portées disparues et des centaines d’habitations ont été détruites », annonce le document de l’USCG. « Des inondations sont à prévoir le long du Mississippi faisant suite aux glissements de terrain ; des ponts et des routes sont endommagés, des canalisations, brisées, affectant l’approvisionnement en eau et en produits de première nécessité« , poursuit l’agence américaine.

Il n’en fallait pas plus pour alerter le site d’information local Examiner.com, qui conseille aux habitants d’envisager dès à présent les pires des scénarios et de faire des réserves d’essence, d’eau potable, de denrées alimentaires, de fournitures « d’urgence » comme les lampes de poche, piles, radio, médicaments prescrits et produits d’hygiène.

A l’inverse, le Riverfront Times se garde de tout catastrophisme et préfère citer le géologue Seth Stein, qui parie lui sur le comblement de la faille. Ce dernier affirme dans son dernier ouvrage, Disaster Deferred, que le tremblement de terre dévastateur n’aura jamais lieu. Les pouvoirs publics ne veulent, en tout cas, prendre aucun risque. Le Rolla Daily News rapporte que le 7 février dernier, plus de 150 000 habitants du Missouri et des centaines d’écoles ont participé à un exercice d’évacuation grandeur nature.

Le Monde

 

 

 
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Publié par le 27 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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