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Archives du 19 février 2012

Le 29 février, c’est Occupy Pôle emploi

 

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Le 29 Février, dans l’intérêt des demandeur d’emploi et des Travailleurs nous demandons l’arrêt    immédiat de la Répression contre le mouvement social des chômeurs, précaire et travailleurs pauvre, et exigeons l’ouverture immédiate de vrai négociation pour permettre a tous de vivre dignement.

Merci d’avance

 

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires, qui demandent    le « droit d’obtenir un véritable emploi » ou à défaut « un revenu décent qui permet à tous de vivre dignement. »

 

STOP aux diminutions d’indemnisation, aux suppression et aux refus d’allocations STOP aux    radiations et aux sanctions de Pôle emploi STOP aux contrôles abusifs et convocations multiples STOP au retard de traitement des dossiers à Pôle emploi STOP aux travail gratuit au travers des    EMTPR STOP aux STO de 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA STOP aux CDI intérimaire qui est un contrat de précarité à vie STOP aux contrats précaires CDD, CUI, CAE STOP à la    stigmatisation des sans emploi et aux discriminations sociales

 

Le 18 janvier, lors de son «sommet pour l’emploi», le gouvernement se prépare à mettre tout    le monde à genoux en imposant aux travailleurs des logiques libérales par une flexibilité et une annualisation du temps de travail à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel    facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire… Bref, une légalisation du chantage à l’emploi et du «Gagner moins pour continuer à travailler», sous prétexte de    résoudre leur crise ! Le gouvernement Sarkozy nous invite tous a partager le chômage au lieu de partager le travail. Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés !

 

Gérer l’exclusion, ce n’est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n’est pas lutter    contre le chômage.

 

Aprés le 17 Janvier    http://occupons-pole-emploi.blogspot.com/2012/01/nous-avons-occupe-pole-emploi-nous.html  et le 14 fevrier,

 

NOUS DEVONS NOUS MOBILISER!

 

Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux    et de vivre dignement, dépend de chacun d’entre nous.

 

LE 29 Fevrier 2012 OCCUPONS POLE EMPLOI

 

« la dignité d’un seul homme ne s’aperçoit pas, mais la dignité de milliers devient un    combat »

Plus d’nformations sur le    Facebook

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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

#OpGlobalBlackout : Anonymous se préparerait à couper l’Internet mondial le 31 mars prochain

 

Les hacktivistes du groupe Anonymous ont déclaré qu’ils se préparaient à déconnecter l’Internet mondial le 31 mars prochain en signe de protestation contre la loi SOPA. Voici ce que le groupe a déclaré dans son communiqué : « Afin de protester contre la SOPA, contre les dirigeants irresponsables de Wall Street et contre les banquiers, qui accablent le monde avec la faim pour poursuivre leur propres besoins égoïstes, et pour un simple plaisir sadique, Anonymous va déconnecter l’Internet le 31 mars prochain ».

Cette attaque est intitulée « #Opglobalblackout » et elle constituerait en une désactivation de 13 serveurs racines DNS, les 13 serveurs contrôlant les noms de domaine au niveau mondial comme l’indique le site thenextweb.com qui se demande si ce projet pourra fonctionner.

Selon les membres d’Anonymous, les internautes ne pourront trouver aucun domaine, une fois l’attaque lancée : « Chaque fois que l’utilisateur entrera une URL, il sera redirigé vers une page indiquant une erreur, et il va supposer que l’Internet ne fonctionne pas, ce qui est suffisant. Rappelez-vous, qu’il s’agit d’une action de protestation, nous n’avons pas pour but «la mort de l’Internet», nous procèderons à une désactivation temporaire de ce dont tout le monde a le plus besoin », souligne le communiqué.

 

 

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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

«Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

L’ancien ministre de l’Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

L’ancien ministre de l’Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement  de l’Argentine engluée dans une terrible crise  économique il y a dix ans.  Lorsqu’il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d’être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s’élève à plus de 72 milliards d’euros, l’inflation annuelle flirte avec  les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l’Union européenne décide immédiatement de se passer de « l’aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.

 

Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ?

Au plan économique, tout est semblable. L’Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l’euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d’autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu’engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l’Argentine l’était également. Le  déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l’endettement,  l’explosion du chômage… toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l’Argentine à l’époque. Au plan  institutionnel, l’Argentine était par ailleurs  un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l’ensemble économique le plus puissant du monde.

Comment avez-vous tiré l’Argentine du chaos ?

Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j’ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j’étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et  leur expliquer que nos rapports allaient s’en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d’euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s’élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

Je n’ai pas voulu suivre cette voie et j’ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise.  La seule chose que j’ai demandé était un  roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas  tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J’ai du leur expliquer trois fois de suite ma position  avant qu’ils finissent par comprendre.  A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement  les banques   alors que le FMI nous l’imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n’avait plus de moyen de pression sur l’Argentine!

Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose  toujours le même type de contrat d’ajustement fiscal  qui consiste à   diminuer l’argent qu’on donne aux gens – les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi – pour consacrer l’argent économisé à payer les créanciers. C’est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever  l’argent aux mêmes.  Or c’est exactement ce qu’on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s’est transformé en une  institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l’était l’Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

Selon vous les plans d’austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c’est pourtant ce qu’on impose à la Grèce…

A tort car l’argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd’hui qu’avant la première injection d’argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C’est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu’on a faite nous, c’est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les  fonctionnaires du  FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance. Au lieu de payer les banques,  la Grèce devrait investir dans l’éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

Vous devez avoir beaucoup d’ennemis chez les banquiers…

Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l’argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j’ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n’en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu’a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu’un pays comme l’Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C’est un risque beaucoup trop grand d’augmenter à  nouveau la dette. Le problème c’est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu’il est positif pour l’image d’un pays d’emprunter à l’international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu’on en mange! Eux ils vendent de  l’argent.

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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espagne: plusieurs manifestations contre la réforme du travail

 

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dimanche dans les rues de Madrid, à l’appel des grands syndicats espagnols. Ils veulent protester contre la réforme du travail qui va selon eux « accélérer la destruction d’emplois ».

Des manifestations semblables étaient prévues dans 57 villes d’Espagne contre cette réforme annoncée par le gouvernement conservateur, dans le but d’aider le pays à sortir de la crise et d’un chômage record, avec 22,85% de sans emploi.

A Madrid, les manifestants rassemblés à l’appel de l’UGT et de Comisiones Obreras (CCOO), les deux grands syndicats espagnols, ont traversé le centre de la capitale en portant des pancartes avec les mots « non à la réforme du travail injuste, inefficace, inutile » ou « non à la réforme et aux coupes budgétaires. Grève générale ». « Grève, grève, grève », criaient les manifestants.

« Il faut bouger »

« Il faut bouger. Ils commencent comme cela, puis ils vont continuer à supprimer nos droits, lançait un manifestant de 44 ans, portant un chapeau noir orné de l’insigne rouge et blanc de la CCOO, ancien employé dans la construction aujourd’hui au chômage.

Parmi la foule défilaient aussi des enseignants portant le tee-shirt de la « marée verte », un mouvement de contestation né en septembre contre les coupes budgétaires dans l’éducation dans la région de Madrid, ou des manifestants du mouvement des indignés.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a adopté le 11 février une nouvelle réforme pour flexibiliser le marché du travail, incluant la baisse des indemnités de licenciement et des mesures pour stimuler l’emploi des jeunes, alors que l’Espagne souffre d’un taux de chômage record dans le monde industrialisé.

Afp

 
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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Iran cesse ses ventes de pétrole à la France et au Royaume-Uni

Des puits de pétrole en iran

 

 

TEHERAN – L’Iran a cessé de vendre du pétrole aux compagnies pétrolières françaises et britanniques, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère iranien du Pétrole, Alireza Nikzad, cité par le site officiel du ministère.
Les ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises ont cessé, a déclaré M. Nikzad.
A la suite de la décision officiellement annoncée par le ministère des Affaires étrangères, le ministère du Pétrole a cessé ses ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises, a-t-il ajouté.
Nous avons prévu de livrer notre pétrole à d’autres clients, a-t-il ajouté.
Deuxième pays de l’Opep, l’Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte 2,5 millions.
Il vend un peu plus de 20% de son pétrole aux pays de l’Union européenne (soit environ 600.000 barils par jour), essentiellement à l’Italie, à l’Espagne et à la Grèce. Téhéran exporte 70% de son pétrole vers les pays d’Asie.
La France, pour sa part, importait en 2011 quelque 58.000 barils par jour de brut iranien, ce qui couvre 3% de ses besoins en or noir.
Mercredi, les ambassadeurs de six pays européens (France, Italie, Espagne, Grèce, Portugal et Pays-Bas) avaient été invités par le ministère des Affaires étrangères iranien et mis en garde contre un possible arrêt des livraisons de pétrole.
Nous pouvons immédiatement remplacer nos clients (européens, NDLR). Si cela n’a pas encore été fait, c’est en raison de la politique humanitaire de l’Iran et de la situation actuelle en Europe, avait déclaré Hassan Tajik, le directeur général pour l’Europe occidentale du ministère, selon les médias iraniens.
Les prix du baril ont connu une brève envolée après cette annonce, qui renforce les inquiétudes sur les approvisionnements énergétiques européens, malgré les assurances de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, sur sa capacité à compenser l’absence de brut iranien.
Vendredi, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars était à 103,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son plus haut niveau depuis mai 2011.
Téhéran a déjà menacé ces dernières semaines d’interrompre immédiatement ses exportations de pétrole à l’Europe, après l’embargo décidé en janvier par l’UE sur le brut iranien.
Les pays de l’UE se sont mis d’accord le 23 janvier pour imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent contre l’Iran ainsi que pour sanctionner sa banque centrale afin d’assécher le financement de son programme nucléaire controversé.
Les nouveaux contrats pétroliers avec l’Iran ont été interdits par l’UE avec effet immédiat, mais les principaux acheteurs de pétrole iranien ont jusqu’au 1er juillet pour annuler les contrats existants, le temps de trouver d’autres fournisseurs.

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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Grèce: plusieurs manifestations anti-austérité prévues ce dimanche

Des centaines de personnes commençaient à se rassembler dimanche dans le centre d’Athènes à l’appel des syndicats. Elles entendent protester contre les mesures d’austérité prises par la Grèce pour sécuriser un deuxième plan d’aide de la zone euro.

Les principaux syndicats grecs GSEE et Adedy, représentant respectivement les secteurs privés et public, dénoncent « les exigences inacceptables » des bailleurs de fonds qui « violent les droits du travail et des conventions collectives ». Une des mesures phares du programme d’austérité est un abaissement de 22% du salaire minimum.

Ce mouvement intervient une semaine après les violentes manifestations qui ont accompagné l’adoption par le Parlement d’un mémorandum d’accord, négocié avec les créanciers de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international).

Les députés doivent « quitter le pays ».

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Pour suivre les événements,voir ici et ici

 
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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La mystérieuse maladie du hochement de tête tue les enfants en Ouganda

 

 

Personne ne sait pourquoi Patrick Anywar, 14 ans, gît recroquevillé, nu dans la poussière et sous le soleil au zénith, dans le nord de l’Ouganda, luttant pour relever la tête et apercevoir son frère et sa soeur cadets qui jouent devant le domicile familial.

Après quelques minutes d’effort, sa tête retombe sur sa poitrine et son corps amaigri est saisi de convulsions.

Patrick est l’un des 3.000 enfants du nord de l’Ouganda atteints d’un mal mystérieux, connu sous le nom de « maladie du hochement de tête » ou « maladie du tremblement » (« nodding disease »).

Les scientifiques qui l’étudient depuis plusieurs années se perdent en conjectures sur l’origine de cette maladie qui a déjà tué au moins 200 enfants dans la région.

Le peu qu’ils sachent est qu’elle ne touche que les enfants. Elle se traduit par des crises de convulsion qui les empêchent de se nourrir, provoquant des retards de croissance, des membres amoindris, des handicaps mentaux, jusqu’à ce que parfois ils meurent de faim.

La maladie a déjà pris un fils, Watmon, à la mère de Patrick Anywar, Rugina Abwoyo, qui dit ne pouvoir rien faire d’autre que d’assister impuissante aux ravages de celle-ci sur son autre fils.

« Avant, il marchait et courait comme les autres enfants, mais maintenant, quelqu’un doit veiller sur lui en permanence », explique-t-elle. « La maladie est terrible, elle l’empêche de manger et de boire tout seul ».

Sur un sentier ouvert dans un champ de sorgho, Joe Otto, un auxiliaire médical volontaire de 54 ans, raconte que la pathologie a ravagé son village de Tumangu, dans le district de Kitgum, à environ 450 km au nord de Kampala.

« Dans le village vivent 780 personnes et nous avons 97 cas. Presque toutes les familles ont été touchées », explique-t-il.

Un mal incurable

Quand le dispensaire local, à plusieurs kilomètres, reçoit l’une de ses épisodiques livraisons de médicaments, Joe Otto enfourche sa bicyclette pour s’en procurer. Mais ces traitements ne sont qu’un pis-aller.

« Nous donnons des médicaments contre l’épilepsie, comme la carbamazepine, mais cette maladie est différente de l’épilepsie », souligne-t-il.

Face à ce mal incurable, les habitants sont passés de la crainte au fatalisme, dit-il: « On commence à dire que les patients qui sont morts ont guéri, parce que finalement, ils ne souffrent plus de cette maladie douloureuse ».

Depuis 2010, des scientifiques de toutes disciplines – épidémiologistes, biologistes, neurologues, toxicologues, psychiatres – ont mené toutes sortes de tests pour tenter de découvrir les origines de la maladie.

 

 

 

Plusieurs hypothèses ont été étudiées: d’un parasite tel que celui provoquant l’onchocercose (ou cécité des rivières) aux possibles effets secondaires de la guerre civile dans le nord de l’Ouganda, où sévit la très brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

« Nous avons examiné tout cela, mais malheureusement nous n’avons pu identifier aucun réel facteur déterminant ou de risque (…) les recherches de l’agent pathogène continuent, » explique Miriam Nanyunja, du service de prévention et contrôle des maladies à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Kampala.

Les résultats ont même souvent suscité plus de questions que de réponses. Les scientifiques ne savent pas si la maladie est liée à des épidémies similaires au Soudan du Sud et en Tanzanie, tentent de comprendre si elle continue de s’étendre ou a commencé à décliner, et pourquoi elle se limite à quelques communautés.

Fin janvier, sous la pression de députés ougandais, le ministère de la Santé a mis en place un plan d’intervention d’urgence pour tenter d’identifier et de circonscrire la maladie.

Mme Nanyunja, de l’OMS, estime qu’en attendant la découverte de l’origine de l’affection et d’un possible traitement, les médecins doivent se consacrer à tenter de soulager les patients.

« Il existe de nombreuses maladies dont nous continuons à traiter les symptômes sans en connaître la cause exacte », souligne-t-elle.

Mais pour Patrick Anywar, toute tentative de guérir sa maladie ou d’en atténuer les effets arrivera sans doute trop tard, craint sa mère.

« Nous espérons que les médecins travaillent sans relâche pour trouver un remède à cette maladie », explique-t-elle néanmoins. « L’avenir pour nous n’existe plus, car tellement d’enfants sont déjà touchés, mais nous espérons que les plus jeunes puissent être sauvés ».

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Publié par le 19 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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