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Archives du 13 février 2012

Attention, les femmes Ninjas iraniennes arrivent !

 Loin de l’image de femmes soumises, faiblardes, requeroquevillées sur elles, que certains médias tentent de transmettre d’elles, les femmes iraniennes intègrent, aujourd’hui, presque tous les domaines, même celui des arts martiaux.   

 

 

En effet, les femmes iraniennes choisissent, de plus en plus, de pratiquer des sports de combats; et l’Iran voit, jour après jour, l’apparition de salles d’arts martiaux pour les femmes, et notamment, les femmes Ninjas.
Ainsi, sur des vidéos, l’on pourrait voir ces nouvelles Amazones qui montrent un autre visage de la femme iranienne, celui de la femme combattive et forte..même dangereusement !

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Les G.I entre autres ont du souci à se faire…!   🙂

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Alain Soral – Conférence de Toulon – 29-01-12

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-conference-de-Toulon-10215….

 

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Standard and Poor’s abaisse les notes de 15 banques espagnoles

 

 

MADRID – L’agence de notation financière Standard and Poor’s a annoncé lundi avoir abaissé les notes de 15 banques espagnoles dans le sillage de la dégradation de la note de l’Espagne le 13 janvier dernier.
Parmi les 15 banques figurent les plus grands établissements bancaires espagnols dont Santander, BBVA, Bankia et CaixaBank, a indiqué SP dans un communiqué.
Les notes de dix banques ont été abaissées d’un cran et celles de cinq banques de deux crans, a précisé l’agence de notation.
La note de Santander, la plus grosse banque de la zone euro en termes de capitalisation boursière, a été réduite à A+ contre AA- jusqu’ici et celle de BBVA, deuxième banque espagnole, à A contre A+ précédemment.
Standard and Poor’s avait abaissé le 13 janvier dernier de deux crans, à A, la note de la dette souveraine de l’Espagne, un des pays les plus fragilisés par la crise de la dette souveraine en zone euro, en l’assortissant d’une perspective négative.
L’agence d’évaluation financière Fitch a également dégradé lundi les notes des quatre premières banques espagnoles, réitérant son pessimisme pour la situation économique du pays.
La note de Santander a été ainsi abaissée de deux crans, tandis que celles de BBVA, Bankia et CaixaBank le sont d’un cran, la plupart avec perspective négative, ce qui pourrait mener à de nouvelles dégradations à moyen terme.
Ces décisions sont la suite de la récente dégradation de deux crans, par Fitch, de la note souveraine de l’Espagne, a expliqué l’agence dans un communiqué.

Afp

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Tentative d’immolation par le feu d’un salarié de Carrefour

 

 

Un agent de sécurité de l’hypermarché Carrefour à Chambourcy, en France, a tenté de s’immoler par le feu vendredi. Selon le syndicat CGT, le salarié, travailleur handicapé, a fait l’objet de « harcèlement, de propos blessants et déplacés de la part de sa hiérarchie ».

« Il avait été mis en poste dans une réserve où la porte était cassée et où il faisait très froid. Il a demandé à avoir une boisson chaude et à faire réparer la porte et s’en est suivie une altercation avec le directeur qui lui a fait des reproches », a raconté une déléguée syndicale nationale.

Il s’est aspergé d’essence dans une salle du personnel du magasin, selon une source policière. « Les jours du salarié ne sont pas en danger », a précisé la direction de Carrefour.

Selon un autre délégué syndical, l’homme est désormais sorti de l’hôpital. « Des collègues l’ont empêché d’aller jusqu’au bout de son geste », a précisé le syndicaliste.  Afp

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Fitch pessimiste dégrade les notes des 4 premières banques

 

Madrid (awp/afp) – L’agence d’évaluation financière Fitch a dégradé lundi les notes des quatre premières banques espagnoles, dont celle du numéro un en zone euro par capitalisation, Santander, réitérant son pessimisme pour la situation économique du pays.

La note de Santander est ainsi abaissée de deux crans, tandis que celles de BBVA, Bankia et CaixaBank le sont d’un cran, la plupart avec perspective négative, ce qui pourrait mener à de nouvelles dégradations à moyen terme.

Ces décisions sont la suite de la récente dégradation de deux crans, par Fitch, de la note souveraine de l’Espagne, a expliqué l’agence dans un communiqué.

« Il y a un lien étroit entre les risques de crédit (et donc les notes) d’un pays et de ses banques et il est inhabituel que des banques soient mieux notées que leur pays », souligne Fitch.

Le 27 janvier, l’agence avait abaissé la note de cinq pays de la zone euro, dont l’Italie et l’Espagne, invoquant « la détérioration marquée des perspectives économiques », au moment où de plus en plus d’économistes tablent sur une année de récession ou au mieux de stagnation pour ces pays en 2012.

Concernant l’Espagne, elle se veut cette fois plus précise, dressant un sombre panorama: « Fitch ne s’attend à aucune croissance du PIB en Espagne en 2012 et une croissance de 1% en 2013, à un chômage qui demeurera élevé, autour de 23%, et à un marché immobilier qui restera une source d’inquiétudes à long terme ».

Le pays, qui a connu une croissance faible en 2011 (0,7%), devrait retomber en récession dès ce semestre, la Banque d’Espagne tablant pour 2012 sur un recul du PIB de 1,5%.

Le secteur bancaire espagnol est fragilisé depuis l’éclatement en 2008 de la bulle immobilière, à laquelle il s’était exposé.

Les principales banques du pays ont d’ailleurs annoncé la semaine dernière leur intention de réaliser en 2012 pour plus de 10 milliards d’euros de provisions, afin de se protéger de leurs mauvais actifs immobiliers.

Elles réagissaient ainsi à l’approbation, quelques jours plus tôt, par le gouvernement espagnol, d’une réforme exigeant des banques qu’elles réalisent d’ici un an (deux en cas de fusion) des provisions et une réserve de capital, pour 50 milliards.

Cette somme doit leur permettre de faire face à la possible perte de valeur de leur patrimoine immobilier.

 

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Attentats aux ambassades Israéliennes en Inde et Géorgie,Israél accuse l’iran!

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé lundi l’Iran d’être à l’origine des attentats visant le personnel de ses ambassades en Inde et en Géorgie, qui ont fait au moins un blessé à New Delhi.

    « L’Iran qui est derrière ces attentats est le plus grand propagateur de terrorisme dans le monde », a déclaré M. Netanyahu, cité dans un communiqué de son bureau, lors d’une réunion avec des députés de son parti, le Likoud.« Il y a eu des incidents au cours desquels le personnel de l’ambassade a été visé à New Delhi et à Tbilissi », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Yigal Palmor, précisant qu’au moins un Israélien avait été « blessé dans l’exlosion d’une voiture à New Delhi ».Une voiture de l’ambassade d’Israël en Inde a explosé lundi à New Delhi, faisant deux blessés, sans que les causes de l’explosion soient immédiatement connues, a indiqué un porte-parole de la police.

Deux personnes ont été blessées lors de l’explosion, a déclaré Rajan Bhagat à l’AFP, sans plus de précisions. Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé l’explosion, faisant état d’un blessé israélien hospitalisé.« Un Israélien a été blessé dans l’explosion et conduit à l’hôpital », a déclaré le porte-parole du ministère israélien Yigal Palmor, confirmant cette affaire en même temps que le désamorçage d’explosifs dans une voiture de l’ambassade israélienne à Tbilissi, en Géorgie.

Pas plus que la police indienne, le porte-parole israélien n’a donné d’indication sur l’état de santé du blessé en Inde.« Nous examinons ces deux incidents et coopérons avec les forces de sécurité locales », s’est-il borné à dire.

A New Delhi, l’auto, stationnée dans la rue de l’ambassade, dans un secteur résidentiel du centre-ville, a brûlé. Elle avait des plaques diplomatiques, a précisé un policier sur place, Vinod Tokas.

Source

 

Iran,CIA,Mossad,…. allez savoir,toujours est-il que le coupable est déjà tout désigné…!une bonne nouvelle pour tous les va-t-en guerre,n’est-il pas…!!!

 

 

 

L’Iran dément toute implication dans les attentats anti-israéliens

TEHERAN – L’Iran a démenti toute implication dans les attentats qui ont visé lundi les ambassades d’Israël en Inde et en Géorgie, rejetant les accusations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu selon qui la République islamique est derrière ces attaques.
Nous rejetons catégoriquement les accusations du régime sioniste qui font partie d’une guerre de propagande, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, à la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam.
L’Iran condamne tout acte terroriste, a-t-il ajouté, soulignant que le pays a été lui-même victime d’actions terroristes.
Le régime sioniste est lui-même basé sur le terrorisme d’Etat et l’occupation, a-t-il affirmé.
Quatre scientifiques iraniens, dont trois impliqués dans le programme nucléaire controversé, ont été victimes d’attentats à la bombe depuis janvier 2010 en Iran, et les autorités accusent la CIA et le Mossad, les services de renseignements américains et israéliens, d’être derrière ces assassinats.
Lundi, deux attentats ont visé le personnel des ambassades d’Israël à New Delhi et Tbilissi, faisant plusieurs blessés dans la capitale indienne lors de l’explosion d’une voiture.
Il semble que ces incidents suspects ont été planifiés par le régime sioniste dans le but de ternir l’image de la République islamique, a ajouté M. Mehmanparast, selon des propos rapportés par l’agence Mehr.
Si le régime sioniste et ses protecteurs se lancent par ce biais dans l’aventurisme, ils doivent savoir que toute action irréfléchie aura des conséquences regrettables pour eux, a-t-il mis en garde, faisant allusion à une éventuelle action militaire contre l’Iran.
Ces attentats surviennent alors que les rumeurs sur une possible attaque israélienne contre des installations nucléaires iraniennes se sont amplifiées, alimentées par des déclarations de dirigeants israéliens et des éditoriaux dans les médias internationaux.

Afp

 

 

 

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Monsanto jugé responsable de l’intoxication d’un agriculteur français

LYON – Le géant américain Monsanto a été jugé responsable, lundi à Lyon, de l’intoxication à l’herbicide en 2004 d’un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.
Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l’inhalation du produit Lasso, peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance (TGI) de Lyon, consulté par l’AFP.
En conséquence, le tribunal condamne Monsanto à indemniser entièrement Pierre François de son préjudice, précise le jugement du tribunal, qui confie une expertise médicale à un médecin de l’hôpital Rothschild à Paris.
Le 27 avril 2004, Paul François, un céréalier de Bernac (Charentes) aujourd’hui âgé de 47 ans et invalide, avait reçu au visage des vapeurs de Lasso, un puissant désherbant produit par le leader mondial de l’agrochimie, en ouvrant la cuve d’un pulvérisateur. Il avait été rapidement pris de nausées puis de troubles (bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires…) l’obligeant à interrompre son activité pendant près d’un an.
En mai 2005, un an après avoir inhalé les vapeurs, des analyses relevaient dans son organisme des traces de monochlorobenzène, un solvant présent pour moitié dans le Lasso, au côté du principe actif, l’anachlore.
Trois ans plus tard, celui qui est devenu le porte-parole des victimes des pesticides obtenait en justice que ses troubles soient reconnus comme maladie professionnelle par la Mutualité sociale agricole. Il lançait alors une procédure en responsabilité civile contre Monsanto.
A l’audience devant la 4e chambre civile du TGI de Lyon, le 12 décembre 2011, son avocat, Me François Lafforgue, a reproché à Monsanto d’avoir tout fait pour laisser le Lasso sur le marché alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d’où son interdiction au Canada, au Royaume-Uni et en Belgique. Ce n’est qu’en 2007 qu’il a été retiré du marché français.
Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son obligation d’information en ne détaillant pas la composition du produit sur l’étiquette, et en n’avertissant pas des risques liés à l’inhalation, ni de l’obligation de porter un masque.
L’avocat de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, met quant à lui en doute la réalité de l’intoxication, soulignant que les problèmes de santé ne sont apparus que plusieurs mois après.

les firmes phytosanitaires ne pourront plus se défausser

PARIS – Le jugement du tribunal de grande instance de Lyon, qui a reconnu la responsabilité du géant Monsanto dans la maladie d’un agriculteur intoxiqué, va permettre de demander des comptes aux producteurs de pesticides qui ne pourront plus se défausser, estime Générations Futures.
La reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle: les firmes phytosanitaires savent dorénavant qu’elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités sur les pouvoirs publics ou l’utilisateur et que des comptes leurs sont demandés, a déclaré François Veillerette, porte-parole Générations Futures, une ONG qui se bat contre l’utilisation massive de pesticides dans l’agriculture.
C’est une étape importante pour tous les agriculteurs et les autres victimes des pesticides qui voient enfin la responsabilité des firmes mise en cause dans les maladies douloureuses qui les touchent et leurs préjudices indemnisées, a-t-il ajouté, dans un communiqué.
Le géant américain Monsanto a été jugé responsable lundi à Lyon de l’intoxication à l’herbicide en 2004 de Pierre François, un céréalier aujourd’hui âgé de 47 ans et invalide, ce qui ouvre la voie à des dommages-intérêts, une première en France.  Afp

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

La sortie de l’Autriche de l’€uro

Les Autrichiens, pour une grande partie, souhaiteraient sortir de l’Union européenne. Une plateforme interpartis pour la sortie de l’UE s’est constituée sous la présidence de Inge Rauscher, « Initiative für Heimat und Umwelt », qui a recueilli plus de 9.000 signatures nécessaires et suffisantes à l’initiative populaire. Polémia publie ci-après le communiqué annonçant le dépôt de la demande et les arguments juridiques qui la justifient. Polémia

  Plate-forme interpartis pour la sortie de l’UE

L’initiative demandant la sortie de l’UE a été remise selon les règles le 20 décembre 2011 au ministère de l’Intérieur, avec 9266 déclarations de soutien dûment paraphées (il faut au minimum 8032 déclarations selon la loi).

Les porte-paroles de la plateforme pour la sortie de l’UE ont rapporté le 20 décembre 2011 le dépôt officiel à 9 heures du matin au ministère de l’Intérieur de l’Initiative demandant la sortie de l’UE. La plateforme et les 9266 personnes soutenant officiellement demandent le rétablissement, par la voie démocratique et de droit public, d’une Autriche libre et neutre et d’en finir avec l’adhésion ruineuse à l’UE, qui n’a rien apporté à la population.

L’Autriche est l’un des trésoriers de l’UE et pourtant les agences d’évaluation, les nouveaux maîtres de la terre, qui ne relèvent d’aucun contrôle démocratique, ne cessent de répandre leur scepticisme envers le pays. Ce sont avant tout les petits et moyens revenus qui en paient le prix, comme cela ressort des sondages de la statistique autrichienne.

L’avenir de l’Autriche ne peut que reposer sur une réflexion concernant nos propres forces dans les domaines de l’économie, de la culture et de l’environnement et dans une perspective d’une vie à long terme en accord avec la nature pour le bien des générations futures et de l’ensemble du monde.

L’Union européenne, le bras droit des chefs des grandes entreprises marque surtout son intérêt pour se débarrasser du principal obstacle à ses flux internationaux de capitaux au détriment des populations, à savoir supprimer les Etats nationaux avec leur mission de protection sociale => «le gouvernement économique de l’UE».

Mais une grande partie de la population ne veut plus être le soutien du plan de sauvetage, c’est-à-dire les payeurs pour ce plan de sauvetage, en acceptant du coup des réductions de leurs revenus.

Inge Rauscher Présidente de «Initiative für Heimat und Umwelt» (IHU), au nom de la plateforme interpartis pour la sortie de l’UE Horizons et Débats – Janvier 2012

Justification de l’initiative populaire demandant la sortie de l’Union européenne

L’entrée de l’Autriche dans l’Union européenne (appelée dorénavant UE) eut lieu au travers d’une loi constitutionnelle qui avait été soumise à une votation populaire. De ce fait, il est normal de recourir à la même voie pour sortir de l’UE.

La première phrase – et la plus importante – de la Constitution fédérale autrichienne, le paragraphe I, s’exprime ainsi: «L’Autriche est une République démocratique. Son droit émane du peuple.» Il en résulte qu’aucun organe de la République autrichienne, laquelle se fonde sur la démocratie, ne peut interdire au peuple le droit de décider de sortir de l’UE ou d’y rester.

C’est très exactement ce droit que réclament les partisans de la demande d’introduction de l’initiative populaire demandant la sortie de l’UE. En cela, ils peuvent s’appuyer sur le meilleur connaisseur de la Constitution autrichienne, l’ancien ministre de la Justice de la République, Hans R. Klecatsky, professeur de droit public à l’Université d’Innsbruck, à la retraite. Il fut l’un des premiers signataires, à la mairie d’Innsbruck, de l’initiative demandant la sortie de l’UE, cela dès le démarrage des travaux en mars 2010. Par ce geste il souligna la légitimité de cette initiative.

Il s’agit de sauvegarder les fondements vitaux de l’Autriche

C’est l’exigence première de l’initiative demandant la sortie de l’UE. Ce n’est pas qu’à partir du traité de Lisbonne, qui sert de fondement pour les activités de l’UE, mais ce fut le coup final qui fit de l’UE une fédération gigantesque (au lieu d’une confédération d’Etats), dans laquelle tous les pays membres et leurs populations ont perdu à quelques détails près le droit d’autodétermination et donc la démocratie.

La mise en place prévue d’un gouvernement de l’économie central pour l’ensemble de l’UE, y compris le droit d’ingérence en matière fiscale des pays membres (autrement dit l’introduction d’impôts UE en plus des impôts nationaux) en est bien la preuve. Beaucoup de décisions, et parmi les plus importantes, sont prises à huis clos, lors de «sommets» de l’UE, dans l’appareil bureaucratique démesuré de la commission de l’UE et de plus en plus dans des accords entre chefs de gouvernements sans légitimation démocratique. Les parlements des pays membres sont largement dépossédés de leurs pouvoirs, quant aux décisions prises par les populations, il vaut mieux ne plus y penser. Le parlement de l’UE n’a aucune compétence législative et n’est pas, de plus, élu de façon égale. La construction de l’UE a un grave défaut en matière de démocratie, il n’existe pas de séparation des pouvoirs.

Nous aborderons ci-dessous quelques fondements vitaux détruits par l’adhésion à l’UE.

L’économie du pays

Les petites et moyennes entreprises, en relation étroite avec la population, bénéficient de moins en moins de chances dans un système supranational. Par son appartenance à l’UE, l’Autriche ne peut plus conclure des traités commerciaux qui seraient nécessaires à la protection de l’économie du pays, du fait que toute la politique commerciale est dirigée par les centrales de l’UE. L’Autriche ne pourra retrouver sa capacité de décision dans le domaine de la politique économique en vue d’une reconstruction d’un marché intérieur à l’abri des crises, qu’en sortant de l’UE.

L’Etat social

Le principe suprême de l’UE, la dénommée «liberté du marché», soit la totale liberté de circulation des marchandises, la liberté d’établissement, la liberté des services et la libre circulation des personnes, ainsi que la libre circulation des capitaux, le plus important pour les multinationales favorisent une politique de profit maximum qui cause de grands dégâts dans les populations, appliquée par la Cour européenne de justice avec constance depuis des décennies. La politique sociale n’y trouve aucune place. Ce qui revient à dire que les revenus réels sont en baisse et le fossé entre les revenus s’élargit toujours plus.

Les frontières

On ne connaît pas de souffrance à montrer son passeport à la frontière. La suppression des frontières du pays par l’UE et de fait la disparition de tout contrôle par l’Etat en ce qui concerne les personnes et les marchandises a des conséquences désastreuses, des facilités accordées à la criminalité, à l’importation sans retenue de produits dangereux et illégaux. Nous avons de nouveau besoins de contrôles frontaliers adéquats pour la protection de notre population.

La neutralité

La neutralité signifie que l’Etat mène sa propre politique extérieure (comme la Suisse), se tenant à l’écart avec conséquence de tout pacte militaire et, de ce fait, sert la paix. L’armée de l’Union européenne, à laquelle participe l’Autriche, fait de cette union un pacte militaire. A cela il faut ajouter sa proximité à l’OTAN, la plupart des pays de l’UE en sont membres, tout particulièrement les grands pays. Retrouver la neutralité comme base de la politique extérieure de l’Autriche n’est possible qu’en sortant de l’UE.

Pas d’OGM en Autriche

Du fait de la totale liberté du marché, il n’est pas possible qu’un pays membre de l’UE empêche la venue de produits génétiquement manipulés, qu’il s’agisse de fourrage, de pommes de terre industrielles ou d’autres produits contenant des matières génétiquement manipulées. Ces derniers s’insèrent alors dans la chaîne alimentaire, alors même qu’en Autriche on n’utiliserait pas de semences contaminées. On ne peut s’opposer à tout cela que dans la mesure où l’Autriche pourra de nouveau décider elle-même de ses lois alimentaires et soit de nouveau en mesure d’établir des contrôles aux frontières. Tout ceci n’est possible qu’en sortant de l’UE.

Notre propre monnaie

L’internationalisation des monnaies ne fonctionne pas et constitue un facteur important des difficultés financières et économiques actuelles. Reprendre les déficits de pays instables par les pays stables, ce qui est le fondement de l’euro, ne fait qu’aggraver la situation.

Pour les citoyens autrichiens, il est inadmissible de vouloir à tout prix «sauver» l’euro au moyen d’une garantie sans limite de temps des contributeurs nets de l’UE comme l’Autriche pour les dettes d’autres pays. En sortant de l’UE, l’Autriche pourrait retrouver sa propre monnaie et lutter contre le renchérissement.

Inge Rauscher Mandataire de l’initiative demandant la sortie de l’UE Zeiselmauer/Vienne 20 décembre 2011 Horizons et Débats –Janvier 2012

Correspondance Polémia – 4/02/2012

Inge Rauscher

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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

VIRUS SCHMALLENBERG: L’EFSA envisage le risque de propagation à d’autres pays

 

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) publie, au 8 février une analyse préliminaire sur les scénarii possibles de propagation du nouveau virus de Schmallenberg. Ce rapport, concentré surtout sur la santé animale, doit contribuer à apporter aux États membres de l’UE des informations sur la situation actuelle et la situation future possible dans l’UE. Si l’Efsa appelle à des données supplémentaires pour la surveillance du virus, encore largement inconnu, l’agence envisage d’ores et déjà un risque de propagation à d’autres pays européens, dépendant du nombre de vecteurs du virus et des températures.

Quel mode de transmission ?

 Le virus détecté chez des ovins, des bovins et des caprins et, identifié dans plus de 1.200 exploitations en Europe du Nord (Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni) appartient au sérogroupe des virus Simbu transmis par des moucherons et des moustiques et il est donc très probable que le nouveau virus se transmette de la même manière. Néanmoins l’Efsa n’exclut ni la possibilité d’une transmission directe d’animal à animal, ni la transmission chez les humains : «  Il est peu probable que ce nouveau virus provoque une maladie chez l’homme, mais cela ne peut pas être exclu à ce stade », précise l’Efsa.

3 hypothèses sur la situation épidémiologique actuelle :

 Sans connaître la sensibilité à ce virus dans toute l’UE et en faisant l’analogie au virus Akabane, l’Efsa émet 3 hypothèses sur la situation épidémiologique actuelle:

         les zones touchées sont celles où le virus aurait fait une incursion récente, aurait infecté des populations d’animaux naïves, provoqué la maladie clinique chez des animaux adultes qui donneraient aujourd’hui vie à des animaux avec malformations,

         les zones touchées sont celles où le virus serait déjà venu dans le passé mais les malformations congénitales et autres effets ont été alors faiblement observés et non déclarés, donc sont passés inaperçus,

         ou enfin les zones touchées sont des zones totalement naïves.

Afin de pouvoir réellement comprendre la situation, il faudrait connaître le statut immunitaire des populations animales, l’impact de l’infection, et sa propagation à travers l’UE. Cela doit inclure des données issues de la surveillance sérologique –actuellement en cours d’élaboration- y compris dans les zones où le virus n’a pas encore été signalé.

Un risque d’épidémie plus large affectant d’autres pays d’Europe :

 En raison du peu d’informations sur l’épidémiologie du virus, l’EFSA a utilisé un virus modèle (Bluetongue virus) « BTV8 » pour évaluer les conditions dans lesquelles le virus Schmallenberg pourrait se propager chez les populations sensibles. BTV8 a été choisi c’est un virus à transmission vectorielle comme le sont d’autres virus du sérogroupe Simbu, en circulation dans la population de ruminants et l’information sur BTV8 est disponible en Europe. En partant de toutes ces hypothèses, les scénarii de l’Efsa montrent que chaque fois que le nombre de vecteurs par hôte et la température sont au-dessus d’un seuil spécifique, il y a un risque d’épidémie plus large affectant d’autres pays d’Europe.

L’EFSA doit  travailler avec les États membres pour veiller à ce que les données épidémiologiques recueillies dans les mois à venir fournissent une vue d’ensemble de la situation en Europe.

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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Gréce:46 députés sont virés de leurs partis respectifs pour avoir voté non au plan d’austérité!

Les deux principaux partis grecs, qui soutiennent le gouvernement de coalition de Lucas Papadémos, ont exclu lundi 46 députés de leurs rangs en raison de leur refus de voter en faveur du nouveau plan d’austérité. Les socialistes du Pasok ont exclu 25 de leurs 153 députés tandis que la formation conservatrice Nouvelle Démocratie a écarté 21 de ses 83 élus.

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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Grèce : « Je préfère la révolte à la misère »

Au lendemain d’une nuit d’émeutes, les Grecs sont effrayés par la violence, mais surtout révoltés par le diktat de l’Europe.

« Les Grecs ne sont pas violents, mais, moi, je préfère la révolte à la misère. » Voilà comment s’exprime Lefteris. En traversant la place Syntagma tôt lundi matin, ce serveur de 34 ans est consterné par le chaos qu’il découvre. Une quarantaine d’immeubles ont été endommagés par les flammes, des commerces saccagés, des abribus détruits. Il faut y ajouter une cinquantaine de blessés. « Mais les saccageurs ne sont pas tous les Grecs ! précise Lefteris. J’ai moi-même manifesté. Nous étions plusieurs milliers mobilisés hier devant le Parlement. C’est simple, la foule a fait peur aux forces de l’ordre, qui ont immédiatement lancé des gaz lacrymogènes pour nous disperser. Ce matin, mes yeux brûlent encore, mais je ne vais pas me laisser impressionner. »

Avec un salaire de 590 euros par mois, Lefteris est exaspéré par les mesures d’austérité qui ont été adoptées par les députés hier à 199 voix sur 300. « C’est du chantage. Sous la pression, on nous impose une nouvelle dictature. Des commissaires étrangers vont contrôler comment se déroulent les baisses des salaires, des retraites et l’imposition de taxes. C’est ça, l’Europe ? » s’interroge-t-il.

Si la Grèce peut souffler et gagner du temps sur sa crise économique, elle n’a pas résolu sa crise politique ouverte et sa crise sociétale en gestation. Après la démission de quatre ministres vendredi, Lucas Papadémos, Premier ministre, doit procéder à un remaniement ministériel cette semaine. La presse grecque parle d’un gouvernement « à la Mario Monti« , c’est-à-dire avec des technocrates. Reste à savoir comment réagiront les Grecs.

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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France !

Le modèle économique allemand, encensé pour sa croissance et son dynamisme, ne semble pas aussi enviable qu’il n’y paraît. En particulier concernant le chômage, dont les chiffres seraient truqués pour cacher le fait qu’une partie de la population vit dans la précarité. De même qu’en France, où le taux de chômage officiel n’est pas le reflet exact de la réalité. Petite démonstration par Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne.

 

  (Dessin de Louison)

En utilisant deux méthodes différentes,  on peut évaluer le taux de chômage en France entre 16 et 20% de la population en âge de travailler. L’Allemagne serait à 15%.   En lisant les quatre articles en annexe et en fouillant longtemps dans les statistiques, je me suis rendu compte que les chiffres allemands semblent faussés. Il faut dire que les chiffres français du chômage ne sont pas réalistes non plus.
Une responsable de l’Arbeitsagentur d’Hambourg (Pôle-emploi allemand) souhaitant garder l’anonymat, ne cache pas sa colère. « Qu’on arrête de parler de miracle économique. Aujourd’hui, le gouvernement répète que nous sommes aux alentours de 3 millions de chômeurs, ce qui serait effectivement historique. La réalité est toute autre, 6 millions de personnes touchent Hartz IV,… »
Récemment la polémique a été relancée après que le quotidien Die Welt  a rapporté, dans son édition du 27 septembre, que les chiffres du chômage des seniors sont « truqués ». D’après le journal conservateur, un chômeur de plus de 58 ans sur deux n’est plus répertorié dans les chiffres de la Bundesagentur für Arbeit   (Agence fédérale du travail).
Par une magouille comptable et dialectique, le pôle emploi allemand aurait fait sortir 211 000 chômeurs seniors des listes. Le crédo du Silberschatz (littéralement, le « trésor de l’expérience » des seniors), chanté par la ministre du Travail, Urula Van der Leyen, qui répète que « les principaux bénéficiaires du redressement du marché du travail allemand sont les 58 ans et plus » a depuis pris du plomb dans l’aile. Interpelé sur la question par Klaus Ernst, le chef de file de la Linke (parti politique de gauche) le porte-parole ministère du Travail a d’ailleurs dû reconnaître que « début 2011, seulement 43 % des seniors bénéficiaires du chômage étaient enregistrés sur les listes. »
« Les 4,9 millions d’adultes sont en fait des chômeurs, des quasi-chômeurs — qui travaillent moins de 15 heures par semaine — ou des précaires. Les plus touchés sont les familles monoparentales et les seniors », souligne Brigite Lestrade, auteur d’une étude sur les réformes Hartz IV (Cerfa, Juin 2010).

Méthode pour vérifier le taux de chômage : retraiter des RSA socle et autre chômeurs cachés

Le nombre de chômeurs en Allemagne et en France semblent en train de diverger, bilan très flatteur, remarquée et encensée en France par presque tous les commentateurs. A juste titre ?

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

 

En revanche, la comparaison évolue quand on suit le nombre de personnes au chômage ou touchant le RSA socle en France, la loi Hartz en Allemagne. L’Allemagne s’en tire un peu mieux récemment mais il n’y a rien de miraculeux.

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

 

Le taux de chômage des deux pays est à 21% en France et 16% en Allemagne.

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

Comment expliquer ces différences ?

La population en âge de travailler baisse en Allemagne et augmente en France

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

 

Ce qui permet à l’Allemagne de faire baisser son chômage avec moins de croissance qu’en France   D’autant plus que le chômage est encore plus caché en Allemagne qu’ en France

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

 

On remarque que la population au travail en France a augmenté de façon comparable en France et en Allemagne

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

Autre méthode pour vérifier le taux de chômage : le taux d’activité

Depuis 1970, le changement des mœurs a considérablement accru la participation des femmes à l’emploi en France. Nous travaillerons donc sur le taux d’activité des hommes pour ne pas biaiser l’étude. Nous avons aussi enlevé les jeunes hommes de 15 à 24 ans touchés par le chômage — mais qui étudient plus longtemps maintenant — afin d’éliminer un biais statistique et les plus de 60 ans à cause des changements de système de retraite.   A partir des chiffres de l’INSEE, on peut tracer la courbe suivante.

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

 

De 1975 à 2009, le taux d’activité des hommes de 24 à 60 ans est donc passé de 77,1 à 64,6 %.   Le taux de chômage de 2009 peut être indirectement évalué comme le taux de chômage de 1975 +12.5% en supposant qu’un homme entre 24 et 60 ans souhaite autant travailler en 2009 qu’en 1975.   Comme le taux de chômage était de 3% en 1975, on trouve un taux de chômage estimé de 15.5% chez les hommes.

L’emploi industriel

Malgré la belle réussite de l’industrie allemande, on remarquera que l’emploi industriel baisse aussi vite en France qu’en Allemagne.

 

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France
La réalité du chômage en France et en Allemagne est donc largement sous-estimée par les chiffres officiels   La question est désormais de savoir pourquoi.

 

Philippe Murer est professeur de finance à la Sorbonne et membre du Forum Démocratique.
Pour aller plus loin, voici une sélection d’articles sur l’Allemagne :
Chômage : la face cachée du miracle économique allemand.
La compétitivité allemande ? 20 % de travailleurs pauvres.
Les bas salaires allemands accusés d’être à l’origine de la crise en zone euro.
Les réformes sociales Hartz IV à l’heure de la rigueur en Allemagne   (pdf) par Brigitte Lestrade, professeur de civilisation contemporaine allemande à l’Université de Cergy-Pontoise.
 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Grèce : un accord en trompe l’oeil

 

Voilà, C’est fait : l’accord qui devrait permettre à la Grèce d’éviter (selon la majorité des analystes et des dirigeants européens) le défaut de paiement en Mars prochain est entériné, non sans une soirée d’émeutes d’une population meurtie et abandonnée à son sort. Le plan exigé par l’Union et par le F.M.I. a donc obtenu l’accord « unanime » du Gouvernement grec qui persévèrera ainsi dans la destruction de son économie sous le poids de l’austérité qui lui est dictée.

Toujours est-il que l’arrangement  consenti à ce pays constitue un précédent que d’autres nations fragilisées – après la Grèce – n’hésiteront pas à faire valoir. En effet et en dépit des affirmations selon lesquelles les conditions octroyées à la Grèce seraient une « exception », il va de soi que leur conjoncture économique désastreuse ponctuée de croissance inexistante et d’un chômage à deux chiffres amèneront tout naturellement le Portugal, l’Espagne ou l’Italie à exiger l’obtention de conditions équivalentes. Car cet accord grec crédibilise davantage – tout en le rapprochant – le scénario du défaut de paiement des autres nations sinistrées. Comment ? En accélérant la fuite des capitaux hors de ces pays qui devront dès lors s’acquitter de taux d’intérêts toujours supérieurs sur leurs financements. Pourquoi, en effet, les investisseurs continueraient-ils à faire confiance à des pays qui se retrouveront fatalement un jour ou l’autre dans la situation de la Grèce, C’est-à-dire à contraindre leurs créditeurs de passer par Pertes & Profits une partie de leurs prêts ? Cet accord grec pousse donc littéralement un pays comme l’Italie dans une spirale où elle croulera sous le poids d’un coût de financement de sa dette rendu insupportable par des marchés parfaitement conscients qu’ils devront un jour prochain prendre des pertes sur leurs investissements dans la dette italienne. Pourquoi les créanciers ne seraient-ils effectivement pas contraints de faire ce cadeau forcé à l’Italie sachant qu’ils viennent de le faire à la Grèce ? Les syndicats portugais ne viennent-ils du reste pas d’exiger de leur gouvernement qu’il renégocie sa dette avec ses créanciers ?

Cette mécanique infernale fera donc monter graduellement les enchères de marchés qui exigeront des taux toujours plus élevés en contrepartie de cette menace de restructuration des dettes brandies par des nations qui voudront de manière bien compréhensible se mettre dans les pas de la Grèce. Pendant ce temps, que fait la BCE, elle qui serait en mesure de rassurer ces mêmes investisseurs en leur garantissant leurs prêts consentis en faveur du Portugal ou de l’Italie ? Elle est tétanisée par l’Allemagne dont la seule ambition semble d’imposer une rigueur généralisée et qui se préoccupe bien peu de l’explosion des frais de financement de cette Europe périphérique, frais qui pourraient néanmoins être maintenus à des niveaux réalistes dans l’hypothèse de ce cautionnement émis par la BCE. Cette farce européenne se transforme pourtant en tragédie car cet accord dont sont si fiers le F.M.I. et l’Union et qui a emporté l’adhésion du Gouvernement grec inclut une baisse de 20% du salaire minimum, une réduction supplémentaire des fonctionnaires, le tout dans un contexte de P.I.B. qui se contractera de 5% en 2012. Résultat ? Une austérité d’une telle ampleur garantit une certaine forme de défaut de paiement. Cet accord trouvé vendredi dernier rend donc cette faillite inéluctable en l’absence de tout mécanisme autorisant de relancer un minimum de croissance : comment les grecs seraient-ils bien en mesure de régler les intérêts de leurs dettes – même si celle-ci est moindre ! – sans redémarrage de leur économie ? Il est effectivement impossible de diminuer le fardeau de sa dette dans un contexte où l’économie se contracte à de tels rythmes et à une telle ampleur.

A moins que cette déflation ne soit imposée à ces nations précisément dans l’objectif d’y précipiter une cascade de défauts de paiement ?

Article rédigé par Michel Santi (http://www.gestionsuisse.com)

J’ajouterais ce commentaire de Mamhoud sur le blog d’Alain Jules :
« C’est d’autant plus choquant que leurs élus touchent très bien leur vie…Un député  grec: 8500 euros/mois + 8500 euros d’indemnités pour ses frais + Logement + Bureau + 250 000 euros…Les Grecs se serrent la ceinture depuis plusieurs mois, pas leur représentants. Un symbole. Les députés grecs sont encore parmi les mieux payés de l’Union européenne. Bien qu’ils aient adopté dimanche 12 février un programme actant notamment l’abaissement de 22% du salaire minimum – de 32% pour les moins de 25 ans-, des coupes dans les retraites et le licenciement de 15.000 fonctionnaires, ils ont refusé toute baisse de salaire jusqu’à maintenant, explique sur son blogJean Quatremer, spécialiste de l’Europe. Un député grec touche chaque mois 8.500 euros nets, auxquels s’ajoutent 8.900 euros d’indemnités pour ses frais, ses participations aux commissions parlementaires, son logement et son bureau. Et ce n’est pas tout. En décembre, 121 députés ont réclamé 250.000 euros chacun. La raison ? En Grèce, la Constitution stipule que le salaire des députés ne peut être inférieur à celui des présidents des cours suprêmes . Or, ces derniers ont obtenu que leur salaire soit aligné sur celui du président de la commission nationale des postes et communication, qui bénéficiait d’un traitement de faveur, selon Jean Quatremer. Et ailleurs ? Pour comparaison les députés allemands touchent 7.668 euros imposables, révèle le siteMyeurop.info. En Italie, l’indemnité a été réduite de 10% en 2006, gelée pendant six ans, et diminué à nouveau de 10% en septembre 2011 (pour les salaires de plus de 90.000 euros par an et de 20% pour ceux qui déclarent 150.000 euros brut par an). Les députés Italiens touchent un peu plus de 12.000 euros par mois. En France, les députés touchent “5.247 euros nets de salaire, 6.412 euros pour frais divers, 9138 euros pour payer des assistants, transport et téléphone gratuit”, rappelle Jean Quatremer. Et ils ont refusé une baisse de 10% de leur salaire en novembre dernier. Quand je pense que Fillon trouve que c’est démagogique, de penser à baisser les salaires des élus… par contre pas démago que les salariés se serrent la ceinture… et que tous, même les retraités et les rmis, pardon rsa, payent une tva sociale!!!! »

 

 

 
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Publié par le 13 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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