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Archives du 8 février 2012

Grèce: réduction des salaires à Emporiki bank, filiale grecque du Crédit agricole

 

Emporiki Bank, filiale grecque du Crédit agricole a annoncé mercredi la suppression de la prime d’entreprise versée à ses salariés, qui va entraîner une réduction d’au moins 11,7% des salaires, a indiqué l’Agence de presse grecque (Ana, semi-officielle).
Outre cette prime touchée par tous les employés de la banque, Emporiki prévoit également la suppression d’autres primes, ce qui réduirait encore plus les salaires, selon la même source.
Le syndicat des employés d’Emporiki prévoit une grève vendredi et lundi pour protester contre cette réduction des salaires qui, sur un an, atteindrait environ 18% en moyenne, selon lui.
Le Crédit agricole a augmenté au début janvier d’environ deux milliards d’euros le capital d’Emporiki Bank, une opération destinée à renforcer les structures de l’établissement grec qui devra supporter de lourdes pertes sur le stock d’obligations souveraines qu’il détient lors de l’opération d’effacement de dette, dite PSI, en cours de bouclage.
La recapitalisation des banques grecques, importants détenteurs d’obligations d’Etat, est d’ailleurs prévue dans le cadre du plan européen de renflouement et désendettement décidé le 27 octobre. Ce plan comporte un volet PSI qui vise à effacer 50% de la dette détenue par des établissements privés (banques, caisse d’assurance ou fonds d’investissement).
Mercredi soir, une réunion des chefs des trois partis gouvernementaux avec le Premier ministre Lucas Papademos devrait aboutir à l’approbation d’un nouveau plan de rigueur, qui permettrait aussi de donner le feu vert à cette opération PSI de restructuration de la dette grecque.

Afp

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Progression du virus de Schmallenberg

 

Le virus de Schmallenberg – responsable notamment de malformations néo-natales et d’une mortalité accrue du bétail -, a été détecté dans 21 nouvelles exploitations et touche désormais quatorze départements, a annoncé mercredi la préfecture du Pas-de-Calais.

Selon le ministère de l’Agriculture, ce sont désormais «50 élevages ovins qui sont donc touchés dans 14 départements essentiellement du Nord de la France (Aisne, Aube, Bas-Rhin, Calvados, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Seine-Maritime, Somme, Vosges)».

Transmis par des insectes, ce virus touche les ovins mais aussi les bovins et les caprins. Il n’est pas contagieux d’un animal à l’autre. Il entraîne des fièvres, des diarrhées et des malformations néo-natales ainsi qu’une mortalité accrue à la naissance.

Ce virus de la famille des orthobunyavirus, qui n’affecte que les ruminants et n’est pas transmissible à l’homme, a été identifié pour la première fois au Pays-Bas et en Allemagne en novembre dernier. D’autres foyers ont depuis été recensés en Belgique et plus récemment au Royaume-Uni.

Les experts scientifiques, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale (RFSA) ont été chargés de mettre au point dans les meilleurs délais un test sérologique et un vaccin adapté.

Les autorités conseillent aux éleveurs dont les animaux présentent des symptômes, de maintenir les animaux malades à l’intérieur du bâtiment d’élevage et de contacter leur vétérinaire dans le cadre de la surveillance clinique mise en place.

Source

 

 

PICARDIE L’inquiétant virus de Schmallenberg

Dix-neuf élevages ovins picards sont touchés par le virus de Schmallenberg, à l’origine de malformations néonatales chez les ruminants. Il n’existe pas de vaccin.

Huit nouveaux cas d’élevages contaminés par le virus de Schmallenberg ont été décelés en début de semaine en Picardie. Ce qui porte à 19, au total, le nombre de troupeaux de moutons infectés.

Lundi, les éleveurs picards se sont réunis pour faire le point sur une situation qui commence sérieusement à inquiéter. « C’est ennuyeux, et même catastrophique dans certains élevages où 50 à 60 agneaux ont été retrouvés morts », constate M. Ryon, responsable qualité auprès des Bergers du Nord-Est, groupement d’éleveurs du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

En moyenne, près de 10 % des agneaux sont touchés dans les élevages contaminés. Ils ne survivent pas à leurs malformations.

L’inquiétude repose notamment sur la méconnaissance de ce virus, apparu pour la première fois en Allemagne en novembre dernier dans la région de Schmallenberg (d’où son nom), et dont il n’existe aucun vaccin. « On le connaît simplement au travers de ses cousins, comme le virus Akabane, qui fit des ravages au Japon il y a une trentaine d’années », précise Jean-Michel Bonczak, directeur des groupements de défense sanitaire (GDS) de la Somme et l’Oise.

Face au développement de cette maladie, qui n’affecte que les ruminants, et n’est a priori pas transmissible à l’homme, un test sériologique et un vaccin sont en cours d’élaboration, à la demande du ministre de l’agriculture.

Suspicion sur des veaux dans la Somme

Mais si la propagation du virus, qui se transmet par des piqûres de moucherons, est actuellement stoppée par les températures polaires, les prévisions ne sont guère optimistes. « C’est inquiétant car, une fois installé, on ne sait pas comment il peut se développer. On risque d’avoir des surprises au printemps », prévient Jean-Michel Bonczak.

Et même si la Picardie n’est pas à proprement parler une région ovine (230 exploitations de plus de 50 brebis soit 71 000 têtes), le risque d’une propagation aux bovins, comme ce fut le cas en Allemagne, n’est pas à exclure.

« Nous venons de constater deux cas suspects sur des veaux dans la Somme, annonce le directeur du GDS. Les résultats des analyses n’ont pas confirmé la présence du virus, mais rien n’indique de façon formelle que le bétail n’est pas touché. »

Source

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Fitch dégrade encore les caisses d’épargne espagnoles !

L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé mercredi de deux crans la note de la confédération des caisses d’épargne espagnoles (Ceca), de A à BBB+, et pourrait l’abaisser encore à moyen terme en raison d’une perspective négative.
L’agence avait déjà dégradé d’un cran la Ceca en décembre.
Avec BBB+, la confédération est désormais dans la catégorie des investisseurs de qualité moyenne mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate, selon la classification de Fitch.
Cette nouvelle décision reflète les profils de risque plus élevé des caisses d’épargne espagnoles, qui sont maintenant au nombre de 16, explique l’agence de notation dans un communiqué.
Il y eu des dégradations de plusieurs crans de la plupart des membres (de la Ceca) à la catégorie spéculative, ajoute-t-elle, soulignant que la Ceca et ses membres associés opèrent dans un environnement économique faible avec des perspectives de croissance modérée.
En deux ans, sous la pression des autorités, les caisses d’épargne, des entités régionales considérées comme le maillon faible du système financier espagnol, ont fusionné pour réduire leur nombre de 45 à une quinzaine et se sont professionnalisées, devenant pour la plupart des banques commerciales classiques.
Mais le secteur bancaire espagnol reste une source récurrente d’inquiétudes pour les agences de notation, qui critiquent aussi la situation financière générale du pays.
Le nouveau gouvernement conservateur vient lui d’approuver une nouvelle réforme bancaire, pour nettoyer le secteur de ses mauvais actifs immobiliers et l’inciter à de nouvelles fusions, ce qui pourrait mener à des rachats des caisses les plus faibles par des banques plus solides.

Afp

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un maire baisse ses indemnités pour embaucher un chômeur

 

Les Français réclament souvent l’exemplarité aux politiques, en leur demandant par exemple de baisser leurs indemnités en temps de crise. C’est ce que vient de faire le maire d’un petit village du Gard, en décidant de renoncer à 30% de son indemnité (soit 400 euros de moins). Gérard Catanez a demandé à son équipe municipale d’accepter un coup de rabot. Objectif : embaucher un jeune au service des anciens de la commune.

 

Quand les élus se cotisent pour embaucher un chômeur


A Saint-Florent-sur-Auzonnet, un village du Gard de 1160 habitants, les élus ont décidé de diminuer leurs indemnités de fonction, ce qui a permis de recruter un agent de cohésion sociale.
Embauché comme fonctionnaire municipal 35 heures par semaine, il s’occupe de 53 seniors du village. Un travail qui consiste à aller chercher des médicaments, faire des courses, sortir les poubelles…
En l’absence de l’employé, ce sont les élus qui s’occupent de ces personnes âgées.

 
Gérard Catanez aimerait que les autres suivent son exemple

« Un sacrifice ? Non, c’est la solidarité rurale, sociale (…) que nous avons estimé nécessaire. J’aimerai que cet exemple soit suivi par beaucoup d’autres ».
« Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Si nous, nous le faisons, d’autres peuvent le faire, tout simplement ».

 

En audio ici:

http://media.rtl.fr/online/sound/2012/0208/7743321673_gerard-catanez-le-maire-de-saint-florent-sur-auzonnet-j-aimerai-que-cet-exemple-soit-suivi-par-tout-le-monde.mp3

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les Grecs ne supportent plus l’inefficacité des réformes

 

 

Les grèves générales, comme hier encore, se succèdent en Grèce. Le gouvernement multiplie les mesures d’austérité à la demande de ses créanciers qui perdent patience… comme les Grecs. Car les vraies réformes restent à faire.

« C’en est trop. La limite est dépassée ». Hier, lors de la première grève générale de l’année, l’exaspération des Grecs s’est à nouveau manifestée pour dire non aux mesures d’austérité que veulent leur imposer le gouvernement d’union nationale, sous la pression des créanciers publics et privés (FMI et UE, Banques, fonds d’assurances).

Paupérisation générale

Après des semaines interminables de négociations entre partenaires sociaux, le premier ministre Loukas Papadimos venait d’annoncer un énième plan de rigueur, encore plus dur que les précédents, qui avaient pourtant laissé toutes les forces vives du pays exsangues.

Pour trouver l’argent nécessaire au remboursement de la dette et recevoir les 130 milliards de prêt en mars prochain, les Grecs sont sommés de renoncer à tout: salaire minimum rabaissé à 650 euros (480 nets par mois), conventions collectives abolies, retraites complémentaires rognées …

La colère des Grecs est dirigée aussi contre l’incapacité de leurs dirigeants politiques à mener à bien des réformes pour relancer l’économie du pays, en voie de paupérisation croissante:

« Désormais, un jeune sur 2 et une femme sur 3 sont au chômage, 12 % de nos concitoyens vivent avec zéro revenu et 50% sont sous le seuil de pauvreté »

a rappelé Panagiotis Tsaraboulidis, président des employés municipaux de Thessalonique, où avait lieu également une grande manifestation.

La situation a effectivement atteint ses limites.

« Soit c’est eux qui sautent, soit c’est nous »

disait, dans le cortège, Yorgos, plombier à Athènes. Tandis que Costas, employé de banque, se lamentait de voir le pays « qui s’enfonce » parce qu’il est « gouverné par des voyous ».

 

Bons d’alimentation

Cette nouvelle pauvreté se voit au quotidien. Il aura fallu que des enfants s’évanouissent car ils avaient l’estomac vide dans les salles de classe de la banlieue d’Athènes, pour que le ministère de l’éducation prenne la mesure de la situation et distribue des bons d’alimentation.

Autre exemple, avec l’augmentation exponentielle du prix du fuel, les Grecs se sont remis au poêle à bois, entraînant des coupes sauvages dans les forêts.

Devant l’augmentation de la vignette et du prix de l’essence (près de 2 €), de nombreux automobilistes ont rendu leurs plaques d’immatriculation. Et on voit de plus en plus de voitures abandonnées dans les champs. Pour ne pas parler des écoles désormais sans chauffage, des hôpitaux sans gaze ni pansements, des sans-abri de plus en plus nombreux.

 

MESURES DRASTIQUES

« Les discussions sont en cours, j’espère obtenir d’ici à demain (jeudi) matin une image définitive de la situation », a affirmé M. Juncker.

Selon les dernières fuites, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum, ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes de l’ordre de 15% dans les retraites complémentaires, des coupes salariales dans les entreprises d’intérêt public et 15’000 suppressions d’emploi dans l’année dans le secteur public.

Le contreseing grec à cette cure, durcissant des mesures déjà adoptées en contrepartie d’un premier plan UE-FMI de 110 milliards en mai 2010, doit permettre le déblocage de 130 milliards d’euros décidés fin octobre. Sans cette nouvelle aide, la Grèce s’expose au défaut de paiement le 20 mars, à l’expiration de 14,5 milliards d’obligations.

Le prix social à payer sera douloureux dans un pays qui entame sa cinquième année de récession. Les syndicats ont appelé à de grandes manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24H qui a fait battre le pavé à quelque 20.000 manifestants.

Source myeurop et Afp

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Une araignée mutante inquiète les Etats-Unis,Spiderman es-tu là…?!

Une enquête a été ouverte par des scientifiques américains après qu’une étrange toile d’araignée a été découverte au beau mileu de déchets nucléaires.

 Pour ces chercheurs, la crainte principale est celle d’une araignée mutante qui se serait transformée à la suite de son exposition à l’uranium. Un scénario très similaire à celui de la bande dessinée Spider-Man.
Cette découverte inquiétante a été faite le mois dernier sur le site de Savannah River en Caroline du Sud, dans une usine de traitements de déchets nucléaires. Une étrange toile blanche a été aperçue par les employés, inquiets. Il s’agissait, en effet, d’une matière encore jamais vue auparavant.
Des experts du Savannah River National Laboratory ont immédiatement ouvert une enquête sur ce drôle de phénomène. Les scientifiques ont recueilli un petit échantillon et l’ont étudié. Et le résultat les a ébahis. Selon le rapport déposé par le Bureau fédéral de la sécurité des centrales nucléaires, il pourrait s’agir d’une véritable toile d’araignée.
Pour ces scientifiques, la crainte de voir une araignée mutante transformée par les radiations est donc une possibilité à envisager. « Comme nous le savons la vie évolue dans des endroits  inhabituels », explique Osman Kemal Kadirolu, un ancien professeur de génie nucléaire à l’Université d’Istanbul. « Bien que je suis sûr que l’on n’aura pas des monstres comme ceux que l’on peut voir dans les films d’horreur japonais ».

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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

aNokia va supprimer 4000 emplois en Finlande, en Hongrie et au Mexique

 

Le groupe finlandais Nokia a annoncé mercredi qu’il va supprimer 4000 emplois dans ses usines de production de téléphones multifonctions (smartphones) en Finlande, en Hongrie et au Mexique d’ici la fin de l’année.

« Nous prévoyons, par pays, 2300 suppressions d’emplois à Komarom (Hongrie), 700 à Reynosa (Mexique) et 1000 à Salo (Finlande) », a précisé à l’AFP le porte-parole du groupe James Etheridge.

Ces suppressions d’emplois s’inscrivent dans le cadre d’une vaste restructuration annoncée fin septembre, prévoyant plusieurs milliers de suppressions d’emplois et des externalisations.

Pour arrêter l’hémorragie, Nokia a décidé de déplacer sa production en Asie, marché en forte expansion, ce qui lui permettrait de raccourcir les délais de livraison ou de mise sur les marchés des produits.

Nokia, qui a pris beaucoup de retard sur le créneau lucratif des téléphones multifonctions face à une concurrence plus agressive de l’iPhone d’Apple et des appareils sous système Android de Google, essaye de réagir depuis quelques mois.

Il a signé l’an dernier avec Windows un accord pour une nouvelle plateforme et a lancé en octobre des premiers appareils sous ce nouveau système d’exploitation, les Lumia 800 et Lumia 710.

S’il en a vendu « plus d’un million » en Europe, à Hong-Kong, en Inde, en Russie, à Singapour, en Corée du sud et à Taiwan, il a eu moins de succès dans les autres régions du monde.

Afp

 

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Moody’s dégrade la note de Veolia Environnement

 

L’agence de notation financière justifie sa décision par l’importante réorganisation en cours au sein du groupe et par le contexte économique difficile.

La note de Veolia Environnement est passée le 7 février de A3 à Baa1, suite à la dégradation menée par l’agence Moody’s.

Envisagée depuis le 13 décembre, cette baisse « reflète la pression accrue sur les résultats et la trésorerie de Veolia du fait de la combinaison d’un mauvais environnement opérationnel, des coûts de restructuration du groupe et de son engagement à verser un dividende de 0,70 euro par action en 2012 et 2013 », selon l’agence.

Le groupe a présenté en effet un plan stratégique en décembre dernier, qui comprend plusieurs cessions dont la division transport public et l’activité d’eau régulée au Royaume-Uni. Un recentrage jugé risqué par l’agence, qui estime qu’il pourrait entraîner une hausse progressive du risque économique de l’entreprise.

L’agence souligne enfin que le groupe se trouve très « dépendant de son activité d’eau en France, qui a pourtant connu une baisse de rentabilité ». Une situation qui pourrait faire « varier son chiffre d’affaires et sa trésorerie plus fortement ».

Source

 
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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un loi israélienne va légaliser la dépossession des Bédouins

Une nouvelle loi cherche à inscrire le Plan Prawer controversé dans la loi israélienne. Si la Knesset passe la loi, cela permettra à Israël d’intensifier son effort pour déposséder les Bédouins du Néguev et les déporter dans des municipalités misérables. Cette loi a été totalement ignorée des médias locales et internationales.    

 

 

Le 3 janvier, le gouvernement israélien a publié un projet de loi intitulée « Régulation de l’installation des Bédouins dans le Néguev », qui décrit les étapes nécessaires à la déportation de la majeure partie des habitants des villages non reconnus du Néguev et à la confiscation d’environ deux-tiers de la terre qui leur appartient encore.

Comme on peut le comprendre, le gouvernement israélien s’attend à ce que ce projet de loi rencontre de la résistance et il a donc inclus dans la loi des mesures violentes pour garantir sa mise en oeuvre. Cette loi suit actuellement le cours de la procédure législative de la Knesset et devrait être bientôt votée.

Nous en appelons à tous nos amis pour qu’ils nous aident à empêcher la Knesset et le gouvernement de voter cette loi désastreuse.

Voici un bref historique de cette loi, puis une court aperçu de la loi elle-même qui souligne ses aspects les plus dangereux :

On peut trouver le projet de loi à cette adresse (seulement en Hébreux) :

http://www.tazkirim.gov.il/Tazkirim_Attachments/41151_x_AttachFile.doc

 

Un bref résumé de la situation actuelle

Urbanisation forcée : Israël mène des politiques destructrices contre la minorité bédouine depuis des décennies. Les conséquences de ces politiques se concrétisent dans sept villes bédouines qui sont les municipalités les plus pauvres d’Israël et où se cumulent un délitement social, un chômage terrible et l’absence de rôle positif traditionnel ou moderne pour les femmes. Israël a créé ces villes sans aucun respect des traditions et des besoins de la communauté avec, comme seul but, celui de réduire la surface de terre dont la communauté peut disposer. Au cours du siècle dernier, Israël a réussi à « installer » la moitié de la communauté bédouine dans ces villes-campements innommables.

 

Politique de non-reconnaissance de leurs villages : L’autre moitié de la communauté bédouine a refusé de renoncer à ses terres traditionnelles et à sa culture et le gouvernement lui a fait payer le prix fort en refusant de lui fournir les services et infrastructures de première nécessité en vertu de sa politique de non-reconnaissance. 45 villages de 1 000 à 10 000 résidents chacun ne sont pas reconnus, ce qui oblige les habitants à vivre sans routes, sans électricité, sans eaux courante, sans égouts, avec des services de santé et d’éducation insuffisants et pire encore, sans administration à qui demander des permis de construire ce qui rend toutes les habitations « illégales » et donc condamnées à la démolition.

 

Occupation de la terre : Avant 1948 les Bédouins étaient quasiment les seuls habitants du Néguev. En 1952 il ne restait que 12 000 Bédouins : on avait persuadé les autres d’une manière ou d’une autre de quitter le pays. Aujourd’hui il y a environ 200 000 Arabes-Bédouins qui constituent le tiers de la population du Néguev et qui occupent 320 000 dunams de terre sur les 13 millions de dunams du Néguev. La nouvelle loi va réduire encore plus l’espace dont ils vont disposer—à moins de 150 000 dunams.

 

Pour faire une comparaison : les fermiers juifs du Néguev disposent de 1 million de dunams de terres cultivables, tandis que les Bédouins ne disposent que de 195 000 dunams, et la nouvelle loi va réduire cela à pratiquement rien. Et pourtant, il y a plus de gens qui gagnent leur vie comme fermiers dans la communauté bédouine que parmi les Juifs du Néguev. Il est inutile de préciser que la nouvelle loi va augmenter la pauvreté de la communauté bédouine et la rendre plus dépendante du gouvernement qu’elle ne l’est déjà ; et cela décimera encore davantage la communauté.

 

La loi :

Le projet de loi commence par un appel à tous les Bédouins pour qu’ils demandent la ratification de leurs titres de propriétés sur leurs terres si leurs pères ou leurs grands-pères ont entamé une procédure pour faire valoir leurs titres de propriétés auprès du gouvernement israélien selon la procédure créée dans les années 1970. Ensuite les modes de propriété de la terre sont examinés par le gouvernement : Leurs ancêtres occupaient-ils ou cultivaient-ils la terre dans les années 1970 ? Leurs descendants l’utilisent-ils toujours aujourd’hui ? Tous les enfants et les cousins ont-ils demandé la ratification de leur titre de propriété ? Et encore d’autres conditions. Si toutes les conditions sont remplies, le gouvernement promet à la personne qu’elle recevra un terrain correspondant à la moitié au plus de celui auquel elle accepte de renoncer. Mais le gouvernement ne respectera sa promesse que si le Bédouin débarrasse lui-même la terre qu’il occupe actuellement de toutes les constructions, occupants, animaux et arbres comme l’exige le gouvernement ; de plus la terre qu’il reçoit en dédommagement sera située dans un lieu que le gouvernement lui-même choisira.

 

Les menaces que la loi fait peser sur la communauté bédouine :

La loi a pour but de confisquer la terre : Comme il a été montré précédemment, la loi réduit l’accès des Bédouins aux terres cultivables qui constituent une ressource capitale pour les habitants des villages bédouins qui vivent encore principalement du travail de la terre. Cela est d’autant plus choquant que les Bédouins sont reconnus par l’ONU comme un peuple autochtone et ont droit, en tant que tel, à une compensation équivalente en terre (entre autres compensations) — et est donc interdit de les dépouiller de leur terre.

 

Elle augmente le pouvoir des instances gouvernementales : Les articles #71- #73 autorisent l’Autorité pour le Replacement de Bédouins (après une requête formelle au Premier Ministre) à ordonner l’évacuation immédiate d’un lieu, la démolition des constructions et l’évacuation de tous ses occupants sans commission rogatoire comme cela est nécessaire aujourd’hui. De plus la loi stipule que le tribunal a très peu de pouvoir pour empêcher la mise en oeuvre d’une telle opération. Tous les villages bédouins doivent subir le même sort.

 

Elle engendre d’inutiles querelles familiales : Les articles #42-#43 stipulent que le pourcentage de terre qu’une personne recevra, dépendra du pourcentage du titre de propriété initial qui a été ratifié. Ce qui veut dire en clair que si tous les cousins (le grand-père étant à l’origine de la demande de ratification) entrent dans la procédure, alors (si tous les autres critères sont remplis) ils recevront tous une compensation en terre (que les Bédouins préfèrent de loin à la compensation financière) qui ira jusqu’à 50% de la surface de la terre dont ils revendiquent la propriété. Par contre, si un cousin refuse de se joindre au processus, les autres recevront moins de terre en compensation. Cette mesure a pour but de forcer les descendants de ceux qui ont entamé une procédure pour faire valoir leurs droits sur la terre à entrer dans le processus et à renoncer à leurs droits sur la terre. Les conflits que cela engendrera au coeur de la plupart des familles bédouines du Néguev, détruiront encore davantage le tissus social déjà bien détérioré par l’urbanisation forcée et la dislocation. Il est incroyable qu’un gouvernement puisse voter une loi si dommageable à la vie familiale dans le seul but de forcer les gens à renoncer à un peu plus de leurs droits historiques sur la terre.

 

Elle diminue la protection judiciaire des Bédouins : La loi prescrit qu’en cas de conflit avec d’autres lois, cette loi prévaut sur les autres lois israéliennes existantes, réduisant de la sortes la possibilité qu’ont les membres de la communauté bédouine d’obtenir justice auprès des tribunaux.

Une autre mesure clairement raciste de la loi est que les Bédouins ne peuvent pas recevoir en compensation des terres qui se situeraient à l’ouest de la route #40 mais bien plutôt dans un périmètre établi par la loi à l’exemple des réserves ou « Bantoustans ».

 

Aucune souci de planification de l’habitat : Qui plus est, la loi n’inclut aucune discussion ou procédure concernant la reconnaissance des villages, ni de procédure pour implanter des villages, ni la possibilité pour les gens de la communauté de choisir le lieu de leur résidence et la nature de leur communauté. Aussi quand l’évacuation décrite dans les articles 71-73 sera effectuée, le gouvernement décidera seul de l’endroit où seront transférés les dizaines de milliers de personnes.

 

Une concertation qui n’en est pas une : Le gouvernement a nommé le ministre Beni Begin pour s’occuper des réclamations des Bédouins et pour aménager la loi en fonction des besoins et des souhaits de la communauté bédouine. Cependant, nous avons entendu ce que le ministre Begin a dit et malheureusement nous avons constaté qu’il n’a pas de qualification, ni de désir d’écouter les membres de la communauté bédouine. Au contraire, à notre sens, il met son éloquence au service du gouvernement en s’efforçant de convaincre les membres de notre communauté d’accepter cette loi destructrice.

 

La mise en oeuvre  de cette loi engendrera de grandes souffrances : Nous pensons que cette loi ne doit pas être appliquée car son but — réduire encore la possibilité de garder ce qui nous reste de  nos terres ancestrales— est une abomination pour les membres de la communauté bédouine. Mais si la loi passe et si elle est mise en oeuvre, la communauté bédouine endurera de grandes souffrances : les bulldozers raseront les villages, la terre sera confisquée par la force, beaucoup de gens seront emprisonnés à cause de leur refus de renoncer à leur terre, et si la loi atteint son but, ce sera l’urbanisation totale, la perte de la terre comme source de revenu pour le peuple bédouin et la destruction de leur culture.

Des milliers de Bédouins ont manifesté à Beer Sheva et à Jérusalem pour protester contre ce projet de loi. Les médias israéliens, qui collaborent avec le gouvernement, ont complètement ignoré ces manifestations.

 

* Yeela Raanan est militante pacifiste et enseignante en Israël

Pour consulter l’original : http://www.alternativenews.org/engl… Traduction : Info-Palestine.net

 – Dominique Muselet

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Publié par le 8 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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