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Archives du 7 février 2012

Les artichauts et salades des Pyrénées-Orientales ravagés

 

Les récoltes d’artichauts et de salades en plein champ des Pyrénées-Orientales sont pratiquement détruites en raison du gel et surtout du vent, qui sévissent dans la région depuis une semaine, a indiqué la chambre d’agriculture mardi.

 

Dans ce département, deuxième producteur d’artichauts de France après la Bretagne, les quelque 200 producteurs, qui exploitent 600 hectares, sont touchés et la production potentielle de 7.000 tonnes pourrait être détruite presque totalement, a déclaré le responsable du secteur maraîcher de la chambre départementale, Damien Gauvrit.

 

Les plants sont « déshydratés, flétris, gelés » pour la partie aérienne de ces légumes et les pertes pourraient atteindre environ 6 millions d’euros, a-t-il dit.

 

De même, une grande partie des 75 millions de pieds de salades en plein champ sont « flétris, avec noircissement et dessèchement des feuilles », a-t-il dit.

 

Un maraîcher de Toreilles, Pierre Porteils, membre du syndicat des Jeunes Agriculteurs, pense avoir perdu la totalité de sa production d’artichauts. Il a estimé que la part de ses salades perdues est comprise entre 45 et 60 % du total de sa production, dans une zone déjà touchée en novembre par des inondations.

 

Les artichauts des Pyrénées-Orientales devaient arriver sur le marché à partir de la mi-mars et les salades vers la fin février.

 

Les cultures maraîchères souffrent notamment du dessèchement dû à la tramontane. Celle-ci souffle depuis une semaine avec des rafales qui devaient encore atteindre plus de 120 km/h mardi, selon Météo France.

 

Les températures, qui se maintiennent à -5 ou -6 degrés, ne permettent pas l’arrosage et cette situation ne s’améliorera pas avant la semaine prochaine, selon les prévisions météorologiques.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les biocarburants, la morale et l’élection présidentielle

 

Que notre monde soit au bout de sa route, l’affaire des biocarburants en apporte une preuve dont je me serais bien passé. Je ne veux surtout pas dire que nos sociétés vont disparaître rapidement. Leur temps et leurs soubresauts se moquent bien de l’échelle qui est la nôtre. Mais elles sont entrées dans un processus de dislocation qui ne peut désormais s’arrêter. En plus de tout le reste, que vous connaissez comme moi, qu’il s’agisse de la crise écologique ou des impasses de « l’économie » officielle, il y a ce que nous appelons communément la morale.

Aucun groupe humain ne se maintient longtemps sans un ciment invisible, omniprésent pourtant, qui permet d’accepter l’obligation sociale. Qui donne aux existences un minimum de sens cohérent, de manière que la vie de chaque jour, le reflet dans le miroir, l’adresse aux enfants demeurent acceptables ou mieux encore désirables. Or tout se dissout. Les voleurs d’en haut s’emplissent les poches, légalement ou non, et profitent du butin, tandis que les Apaches, d’ici ou d’ailleurs, partent aux galères pour avoir vendu du shit ou dérobé un téléphone portable. Mais pour en revenir à la question du jour, les biocarburants éclipsent tout.

Je rappelle l’excellent principe : dans un monde toujours plus dévasté par la faim, des hommes bien nourris – beaucoup au Nord, certains au Sud – ont imaginé la transformation de plantes alimentaires en carburant automobile. Que cela soit un crime complet, et même un assassinat, qui pourrait donc le contester, et avec quels arguments ? Il est possible, il est même probable – mais nullement démontrable – que des centaines de milliers d’hommes ont été achevés sur l’autel de cette nouvelle industrie. Je me refuse à évoquer des données précises, car nous sombrerions alors dans la statistique, dans cet habituel voyeurisme des gavés que nous sommes. La faim. Celle qui tenaille pour de vrai, pendant des semaines et des années. Qui rend fou quand il devient impossible de donner quelque chose au mioche qui réclame. Allons nous plaindre après cela de la cuisson de notre steak quotidien.

Je sais cela, et dans le détail, car j’ai publié en septembre 2007, à l’époque du si lamentable Grenelle de l’Environnement, un livre dont je suis fier : La faim, la bagnole, le blé et nous, Une dénonciation des biocarburants (Fayard). Je crois y avoir révélé l’essentiel. Soit la constitution d’un lobby jusqu’au cœur de l’État, piloté par l’agriculture industrielle, en panne de débouchés pour ses si goûteux produits. Soit la grossière manipulation de l’opinion, à qui l’on a vendu cette idée ridicule que les biocarburants seraient bons pour le climat, quand ils aggravent le dérèglement en cours. Soit la destruction accélérée de milieux naturels prodigieux – par exemple les forêts pluviales d’Indonésie – afin de les remplacer par des plantations, comme des palmiers à huile, matière première des biocarburants. Ou la vente de millions d’hectares d’un tenant dans le bassin du Congo, pour y planter jatropha, manioc ou Dieu sait quoi, aux mêmes fins en tout cas. Soit l’annonce de famines terriblement aggravées par la concurrence entre des terres à vocation agricole et des terres sacrifiées à cette putain de bagnole.

Voilà que la Cour des Comptes française s’en mêle. Longtemps après une poignée de grands scientifiques, qui ont tordu le cou aux légendes commerciales et industrielles au sujet des biocarburants. Et bien loin derrière les institutions, souvent ultralibérales pourtant, comme la FAO, l’OCDE, le FMI, etc. qui toutes se sont attaquées aux mythologies associées au monstre. Il n’empêche : notre Cour des Comptes, donc. Et que dit-elle (ici) ? Un, nos conseillers si bien rémunérés ne savent que ce qu’ils lisent, et ils lisent apparemment peu. Ainsi ne peuvent-ils prendre en compte le désastre écologique global, humain, moral que représente cette invention du diable. Ils se contentent, avec la prudence qui est consubstantielle à leur confortable état, de noter : « Si, en France, le bilan coût / avantages des biocarburants du  point de vue de leur effet sur l’environnement donne lieu à certaines  critiques, la contestation qui environne cette question dans les autres  pays du monde est beaucoup plus forte et va croissant ». Ajoutons que leur (nov)langue est à faire peur, mais c’est une autre histoire.

Se préoccupant avant toute chose de pognon, la Cour note avec une tranquille désapprobation (ici) que les exonérations fiscales en faveur des biocarburants ont coûté 3 milliards d’euros au budget commun entre 2005 et 2010. Au seul profit du lobby de l’agriculture industrielle. Rappelez-vous, si vous l’avez oublié, que le président en titre du « syndicat » agricole FNSEA, Xavier Beulin, est le patron de Sofiproteol, holding pesant plus de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010, et dont le cœur de métier est la prolifération des biocarburants.

Moi, lorsque j’ai publié mon livre – je l’ai déjà écrit ici, mais je me dois de le marteler -, j’ai alerté tous les responsables de l’écologie en France. Quand je dis tous, j’exagère bien sûr. Mais pour les autres, il y avait tout de même mon livre. J’ai alerté, comme on dit, et suggéré quantité d’actions concrètes, auxquelles j’aurais volontiers participé au premier rang. Elles n’étaient pas toutes légales, non pas. Mais il me semble que face à une offensive planétaire du crime organisé, il faut accepter de risquer. Ses biens et sa liberté, pour commencer. Ne croyez pas que je verse avec facilité dans la grandiloquence. J’exprime ce que je pense. Et si même je devais reculer en telle ou telle circonstance, cela ne déconsidérerait que ma personne. Ni ma cause, ni les moyens proposés.

Une conclusion ? Les mouvements écologistes officiels et tous ces braillards de gauche ou d’extrême-gauche qui donnent des leçons à l’univers et prétendent incarner le bien, toutes ces excellentes personnes acceptent sans seulement moufter l’une des agressions les plus totales contre la vie et la morale élémentaire qu’on puisse imaginer. Et quand la barbarie montrera le bout de son groin, quel que soit ce groin, les mêmes, avant de s’enfuir, trouveront encore le moyen de justifier leur lâcheté et leur petitesse. Ils auront encore raison, car telle est la définition qu’ils se sont octroyé : toujours retomber sur ses pattes. Mais moi, je les exècre.

PS : Allez donc voter, je crois que j’ai autre chose à faire.

Texte de Fabrice Nicolino sur son blog Planète sans visa

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les Grecs vident leur compte en banque….

65 milliards: c’est le total, en euros, que les Grecs ont retiré des banques depuis 2009. 16 millliards ont été envoyés à l’étranger. Venizelos parle de « pénurie de liquidités ». Un article de l’Echo (Bruxelles)

Un total de 65 milliards d’euros a été retiré des banques en Grèce depuis le début de la crise de la dette en 2009, dont 16 milliards ont été transférés légalement vers des banques à l’étranger, a déclaré vendredi le ministre grec des Finances, devant le Parlement.

Depuis 2009, « 65 milliards ont été retirés des banques, dont 16 milliards d’euros sont partis à l’étranger », a affirmé Evangelos Vénizélos, en réponse à des questions des députés sur le plan de restructuration de la dette grecque et la nouvelle aide européenne, toujours en cours de négociation avec les créanciers du pays.

D’après le ministre, « 32% de ces 16 milliards d’euros ont été déposés dans des banques au Royaume-Uni, et moins de 10% dans des banques en Suisse ».

Selon les chiffres de la Banque de Grèce, les dépôts à fin décembre 2009, dans les banques en Grèce, s’élevaient à 237,3 milliards d’euros, et à fin juin 2011, ils atteignaient 188,1 milliards d’euros.

Face à la pénurie des liquidités dans le pays, Vénizélos a défendu le nouveau plan d’aide européenne à la Grèce, qui doit renforcer le capital des banques avec 40 milliards d’euros, et « assurera le redressement de l’économie ».

La recapitalisation des banques grecques doit intervenir dans le cadre de l’effacement prévu de 50% de la valeur nominale des obligations détenues par les créanciers privés en vue d’alléger le fardeau de la dette du pays, qui doit passer de 160% du PIB actuellement à 120% en 2020.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Moody’s dégrade d’un cran la note de Bankia, quatrième banque espagnole

 

L’agence de notation financière Moody’s a dégradé mardi d’un cran, de Baa2 à Baa3, la note de la quatrième banque espagnole par capitalisation, Bankia, l’une des plus exposées du pays au secteur immobilier et qui fait l’objet de rumeurs sur un possible rachat.
La décision de Moody’s reflète la faible capacité de la banque à absorber les risques face à divers scénarios d’une plus forte détérioration de la qualité des actifs immobiliers, explique l’agence dans un communiqué.
Avec la note Baa3 (avec une perspective négative), Bankia n’est plus qu’à un cran de la catégorie d’investisseurs présentant des caractéristiques spéculatives, selon la classification de Moody’s.
Dans son analyse, l’agence a tenu compte de ses prévisions, plus pessimistes qu’avant, concernant l’économie espagnole, qui devrait replonger dès ce trimestre dans la récession et donc diminuer encore les résultats des banques du pays.
En outre, les nouvelles exigences en matière de provisions récemment approuvées par le gouvernement espagnol vont rajouter de la pression sur la capacité, déjà faible, des banques à engranger des bénéfices et sur leurs niveaux de capital, souligne Moody’s.
Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme du secteur pour l’assainir une fois pour toutes des excès hérités de la bulle immobilière qui a éclaté en 2008, exigeant du secteur qu’il réalise d’ici un an (deux en cas de fusion) des provisions et une réserve de capital, pour 50 milliards d’euros.
Bankia, née de l’union de sept caisses d’épargne qui s’est elle formée en 2010, est justement très exposée au secteur immobilier.
Des rumeurs de presse faisaient état ces dernières semaines d’une possible fusion entre Bankia et la troisième banque espagnole, CaixaBank. Un tel mariage donnerait naissance à la première banque du pays en termes d’actifs, avec un portefeuille conjoint de plus de 500 milliards d’euros.

Afp

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Olivier Dalamarche: Le taux de chômage US,du trafficotage et une pure escroquerie!

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Situation inquiétante au réacteur 2 de Fukushima…!

TEPCO a annoncé hier avoir eu recours à un apport d’acide borique dans  le réacteur n°2 pour empêcher une reprise de criticité. Cet événement colle mal  avec les communiqués officiels qui avaient annoncé l’arrêt à froid des réacteurs  de la centrale en décembre. Il rappelle surtout la gravité de l’accident  nucléaire encore en cours à Fukushima.


Réacteur 2 de Fukushima

Les dirigeants de la compagnie TEPCO, en charge de la centrale nucléaire de  Fukushima Daiichi, ont confirmé officiellement que la température du réacteur 2  était passée hier à 71,7°C (elle était de 28,7°C au début du mois de janvier).  L’entreprise n’a pu donner d’explication à cette nouvelle hausse de température,  car, depuis plusieurs jours, elle n’a cessé d’augmenter la quantité d’eau  injectée à l’intérieur du réacteur. On sait depuis plusieurs jours que les  tuyaux qui servent à acheminer l’eau vers les réacteurs subissent de nombreux  dommages à cause du gel. La semaine dernière, TEPCO avait même annoncé que plus  de 8 tonnes d’eau hautement contaminées avait fui à cause d’un tuyau endommagé  sur le système de refroidissement du réacteur 4. Mais il se pourrait aussi que  les nombreux tremblements de terre qui ont secoué la région depuis le mois de  janvier aient fini par modifier le parcours de l’eau à l’intérieur du réacteur  2, voire même la position du corium (masse de combustible nucléaire fondu).  Ainsi, l’eau ne se déverserait plus au bon endroit, et le système de  refroidissement provisoire ne permettrait plus de refroidir le réacteur 2.

Réacteur 2 de Fukushima : le risque de la hausse de température

L’information est de taille, car elle apporte un démenti cinglant à tous ceux  qui prétendent encore que les réacteurs de la centrale de Fukushima sont en  situation d’arrêt à froid. L’opérateur TEPCO a même annoncé avoir injecté de  l’acide borique dans le réacteur 2 ce matin (heure japonaise). Or, un apport  d’acide borique dans un réacteur nucléaire sert toujours à éviter ou à stopper  un épisode de criticité (déclenchement d’une réaction nucléaire incontrôlée).  Des hélicoptères auraient d’ailleurs été envoyés pour mesurer une éventuelle  hausse des rejets autour de la centrale de Fukushima. Mais le risque n’est  pas seulement celui d’une reprise de criticité. La hausse de température et  l’injection d’acide borique dans le réacteur peuvent aussi augmenter la  production d’hydrogène à l’intérieur du bâtiment (réaction avec le béton,  craquage ou radiolyse de l’eau). Or, l’hydrogène en trop grande quantité  présente un très grand risque d’explosion. Une nouvelle qui tombe mal pour le  gouvernement japonais, qui souhaitait rouvrir la zone des 20 km autour de la  centrale (actuellement interdite) et faire rentrer chez eux les 80.000 personnes  qui en avaient été évacuées.

La centrale de Fukushima est hors contrôle

Aujourd’hui, le monde a donc les yeux tournés vers le réacteur 2 de la centrale  de Fukushima. Pourtant, c’est toute la centrale qui est encore et toujours un  danger pour la vie et la santé des Japonais. Non seulement les rejets  radioactifs n’ont jamais cessé, mais on voit bien aujourd’hui que les coriums  sont toujours actifs et, par nature, incontrôlés. TEPCO est obligé de recourir à  une injection dangereuse d’acide borique pour empêcher une reprise de criticité  dans le réacteur 2. La température des réacteurs 3 et 5 a aussi augmenté depuis  le début du mois de février. Et que dire du réacteur 4, dont la piscine  de combustible usé est en équilibre instable dans une région qui encaisse quasi  quotidiennement des séismes d’une magnitude de 4 à 5 ? Cette même piscine,  dont on apprenait il y a 3 jours que le système de refroidissement connait  actuellement de gros problèmes (lourdes pertes d’eau inexpliquées)… Or, de  nombreux adeptes de Twitter remarquaient hier que de la fumée semble s’échapper  de ce fameux réacteur 4… Alors que les rejets radioactifs de la centrale de  Fukushima ont déjà fait doubler le niveau de radioactivité  en France, on imagine à peine l’étendue de la contamination au Japon. Et cela ne  fait que commencer…

Source

En supplément:

Message de l’admin du Fukushima Diary (06/02/2012)

http://fukushima-diary.com/

 http://ex-skf.blogspot.com/

http://enenews.com/

 http://bistrobarblog.blogspot.com/

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Mitsubishi prêt à vendre NedCar pour un euro,1500 emplois menacés!

 

Le PDG de Mitsubishi Motors a affirmé que le constructeur d’automobiles nippon était prêt à vendre son usine néerlandaise menacée de fermeture pour un euro symbolique, si son repreneur y maintenait les 1500 emplois.
Mitsubishi Motors a annoncé lundi qu’il allait cesser de produire après 2012 des voitures dans son usine de Born, près de Maastricht, gérée par sa filiale NedCar, évoquant une conjoncture économique difficile en Europe. Cette décision qualifiée de « claque incroyable » par le ministre néerlandais des Affaires économiques Maxime Verhagen et de « catastrophe » par le syndicat local menace l’emploi des 1.500 salariés du site, qui se retrouveront au chômage en l’absence de repreneur.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Homs, une ville plongée dans l’horreur organisée par des groupes armés et non par Damas

Le Syrien qui témoigne ici vit à Homs, dans le quartier où a été tué Gilles Jacquier en même temps que huit sympathisants syriens du gouvernement Assad. Les obus tombaient tout autour de son immeuble au moment où nous parlions. Tétanisé par la peur et l’angoisse de la mort qui rôdait, il parlait à voix basse, difficilement.

 

Nous croyons ce que ce cadre, père de deux enfants, nous a dit avec sobriété. Nous croyons en sa sincérité. Ce qu’il affirme contredit ce qu’affirment les autorités politiques -impliquées dans le conflit- et nos médias, qui persistent à nier la réalité ; à attribuer les destructions et les assassinats aux forces armées syriennes et à affirmer à tort qu’elles torturent des enfants, violent des jeunes filles, tuent intentionnellement des civils.

En opposant leur véto à la résolution proposée par l’Occident et ses alliés arabes des pays du Golfe, la Chine et la Russie viennent de montrer qu’elles ne sont pas dupes de cette colossale désinformation. Mais, depuis que le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni, ces bandes armées ont redoublé de sauvagerie se sentant de toute évidence fortes du soutien que leur apporte la prétendue « communauté internationale ».

Silvia Cattori : Dans un article du 4 février, le journaliste de l’AFP, Khaled Soubeih [1], affirme que, selon des militants, « dans la nuit, les forces du régime ont bombardé au mortier et au char plusieurs quartiers rebelles comme Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Wadi Araba, et surtout Khaldiyé. » Le Conseil national syrien (CNS) fait, lui, état d’au moins 260 morts et de centaines de blessés. Est-ce bien votre point de vue sur ce qui s’est passé dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 février 2012 ?

Réponse : Ils tirent de tous côtés…ils veulent juste tuer…Leurs tirs ont tué 20 militaires qui se trouvaient dans notre quartier (Hadara)… Ce sont eux qui tirent et nous bombardent. Vous entendez ? Ils lancent des bombes sur notre quartier en ce moment [11h40 du dimanche 5 février] Ils tirent et tuent pour tuer aussi bien des alaouites que des sunnites dont ils contrôlent les quartiers.

Silvia Cattori : Quand vous dites « ils », « eux » qui désignez-vous ?

Réponse : Je parle des opposants armés contre Bachar.

Silvia Cattori : On a vu des images montrant des opposants devant des dizaines de corps recouverts de linceuls blancs que l’on a dit avoir été tués dans le quartier de Khaldiyé. Alors, selon vous, ce sont les corps de civils et de militaires exécutés par des groupes armés ?

Réponse : Oui. Ce sont eux qui les ont tués. Parmi ces corps, des gens de notre quartier ont reconnu des personnes qui avaient été kidnappées [2], certaines depuis longtemps. Ils ont enlevé beaucoup de gens. Les enlèvements ont commencé en avril.

Silvia Cattori : A-t-on reconnu parmi ces corps une personne enlevée que vous connaissiez ? Le ministre des Affaires étrangères françaises, Alain Juppé, a parlé de 100 enfants tués à Homs l’autre jour…

Réponse : Des parents de mon quartier ont reconnu, parmi ces cadavres, une vingtaine d’hommes qui avaient été kidnappés. Ils portaient des traces de torture. Ils n’ont pu voir tous les corps. Ils n’ont vu ni femmes ni enfants, parmi les cadavres. Ils ont vu les corps d’hommes, de disparus, de parents, présentant pour certains des traces de torture apparemment antérieures à la mort ; ils ont assuré que ces hommes avaient été enlevés auparavant, qu’ils paraissaient avoir été exécutés et non pas tués par des obus.

Silvia Cattori : Savez-vous combien de personnes ont été enlevées par ces groupes armés depuis avril ?

Réponse : On ne sait pas exactement…mais beaucoup d’hommes ont disparu. L’un d’eux est mon cousin. Ils l’ont kidnappé il y a 15 jours. On n’a plus eu aucune nouvelle. Il y a des familles ici qui ont eu des fils, des pères ou des oncles kidnappés. On estime à quelques 400 le nombre de personnes enlevées, disparues.

Je connais un autre cas récent. Celui du frère d’une amie. Il est parti en voiture le 24 janvier et on ne l’a plus revu. Sa famille a eu des nouvelles de lui par téléphone il y a 4 jours disant que ses ravisseurs demandent une rançon. La famille est en train de trouver une somme importante … Il arrive que, une fois trouvé, l’argent se perde en route, car le médiateur se fait tuer…

Silvia Cattori : Mais, ici, on dit que l’armée viole, torture les enfants…On dira en vous lisant que c’est peut-être l’armée qui kidnappe les gens ?

Réponse : Tout cela ne reflète pas ce que nous voyons depuis notre côté. Ce sont les opposants armés qui assiègent, qui kidnappent, qui tuent et torturent les enfants dont l’on voit ensuite la photo sur Aljazeera. Ils attribuent leurs crimes à l’armée syrienne. Les destructions, les morts, les blessés que nous avons, ce sont les opposants armés qui en sont responsables.

Silvia Cattori : Toujours est-il que ce chiffre de 260 civils [3] « dont une centaine d’enfants et de femmes », qui auraient péri sous les obus de l’armée d’Assad dans le faubourg de khalidiya, à Homs, la nuit du vendredi 3 février, ont mis le monde en émoi ; ce qui n’arrange pas les choses. Or, parmi les corps exposés à Khaldiyé on ne voit ni femmes ni enfants. On voit des jeunes hommes dont les corps portent des traces de tortures. Ils ne paraissent pas avoir été tués sous les décombres, suite à des bombardements. Tout cela confirme ce que vous nous avez dit. Que les tueries sont davantage le fait de groupes armés. Il est important de mettre cela au clair ; car si ce que vous dites – que les corps exposés sont ceux de gens qu’ils ont préalablement enlevés et exécutés  – cela incrimine ceux qui, comme Obama et Sarkozy, couvrent les atrocités de ces opposants car ils veulent obtenir le renversement d’Assad coûte que coûte. Y a-t-il des photos des immeubles qu’ils auraient bombardés ?

Réponse : Oui. Ils ont bombardé Hadara, notre quartier (là où ils ont tué Gilles Jacquier – Nda) vendredi nuit. Les tirs partaient depuis Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Khaldiyé …dans tous les sens. Ce n’étaient pas des tirs qui partaient de l’endroit où se trouvaient des forces armées gouvernementales qui sont ici dans notre quartier pour nous protéger. C’est un petit quartier le nôtre.

Silvia Cattori : Alors, ce qu’ont rapporté des Syriens par téléphone au journaliste de l’AFP n’est pas vrai ?

Réponse : Non, ce n’est pas vrai. Ils sont lourdement armés. Ils ont pris le contrôle de Baba Amro, Bab Dreib, Bab Sebaa, Bayada, Khaldiyé… Ils détruisent, tuent, blessent les gens. Ils bombardent en ce moment…Ce sont eux (les groupes islamistes armés) qui  font exploser des bâtiments, qui menacent les gens pas seulement dans notre quartier, partout. Il y a des tirs en ce moment dans plusieurs endroits. Les habitants appellent l’armée à l’aide.

Silvia Cattori : Avez-vous peur en ce moment ?

Réponse : Oui, on est effrayés. C’est très dangereux pour nous.

Silvia Cattori :On peine à comprendre comment ces groupes peuvent « contrôler » la population de quartiers entiers de la ville de Homs ?

Réponse : Ils sont entrés dans les quartiers ; ils s’y sont installés par la terreur ; ils maintiennent les habitants sous la menace ; ils les obligent à collaborer pour les protéger ; ils les obligent à fermer leurs échoppes, les écoles.

Silvia Cattori : Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous qui êtes exposés à leurs tirs ?

Réponse : On ne peut pas sortir, on ne peut pas voir d’autres gens, on vit dans la crainte permanente qu’une bombe nous touche, nous tue.  Nous ne vivons pas en sécurité…Je ne peux pas aller à mon travail ; il y a sans cesse des bombardements dehors ; ils nous tuent dès que l’on sort ; la maison de mon voisin a été détruite…

Silvia Cattori : Depuis quand la situation est-elle devenue à ce point intenable ?

Réponse : Depuis deux jours cela est allé de pire en pire. Mais les choses se sont aggravées depuis sept jours.

Silvia Cattori : Avez-vous l’impression que l’administration d’el-Assad ne fait pas ce qu’il faut pour vous protéger ?

Réponse : Ils font de leur mieux dans un contexte très difficile.

Silvia Cattori : Les journalistes des médias traditionnels parlent de manifestants pacifiques, d’une révolution qui promet la démocratie…

Réponse : Non, il n’y a pas de manifestations pacifiques de leur côté. Toutes leurs manifestations sont violentes, sont des incitations à la violence.

Silvia Cattori : Ce que vous dites atteste que ce que les politiques et les médias qualifient chez nous de « militants pro-démocratie » sont en réalité des groupes armés qui terrorisent la population. C’est tout de même une douloureuse équation. Que ressentez-vous quand vous entendez MM. Alain Juppé et Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, donner raison à ces opposants armés qui vous tuent, vous kidnappent et tuent les soldats qui, avec la meilleure volonté, n’arrivent pas à vous protéger ?

Réponse : Ce que je ressens ? De la tristesse. Je suis très triste pour mon pays, mon peuple…je ne cesse de me demander pourquoi ils mentent…Nous sommes ici face à l’inconnu…Je remercie la Russie et la Chine pour avoir opposé leur veto au Conseil de sécurité. Car si eux aussi laissent faire ce que veulent d’autres pays, ce qui est arrivé en Libye arrivera ici en pire…

J’aimerais dire aux journalistes et aux responsables politiques que par leurs mensonges, par leur biais en faveur des opposants armés qui nous terrorisent, ils détruisent l’esprit, et surtout l’âme de notre jeunesse.

Silvia Cattori : Nous vous remercions d’avoir accepté de nous répondre. Nous allons faire de notre mieux pour faire connaître votre témoignage.

***** Atterrée par ce que nous venions d’entendre, nous avons posé le téléphone tout en sachant que nos politiciens et nos médias ne voudront pas l’entendre [4]. (5 février 2012 )

Post scriptum

Ce matin, 6 février, alors que nous nous apprêtions à publier ce témoignage, en entendant dire sur France Culture que l’armée syrienne pilonnait sans discontinuer depuis samedi les opposants, et l’invité du matin, Salam Kawabiki, opposant syrien résidant à Paris, se plaindre que « malheureusement les médias du régime (sont) relayés par des sites d’extrême droite français… » [5], nous avons dressé l’oreille. Salam Kawabiki parlait de plus de 400 morts du côté des opposants dans la nuit de vendredi. Opposants qu’il présente comme étant totalement pacifiques, manifestant en chantant, comme les membres d’une révolution qui a « développé un humour syrien ».

Nous ne l’avons pas cru. Tout ce qu’il disait transpirait la propagande, ne cadrait aucunement avec ce que, depuis des mois, nos contacts, qui sont eux terrorisés par les opposants armés à Homs, disent et répètent. Nous les avons appelés pour leur demander qui les pilonnait aujourd’hui. Il nous ont dit : « Aujourd’hui les groupes armés ont attaqué le centre de communication ; ils ont fait exploser des immeubles dans le quartier d’al-Nazihin et le quartier al-Inchaat ; ils ont menacé de faire sauter d’autres immeubles dans d’autres quartiers ; sur les toitures des pneus brûlent [6] ; les habitants appellent l’aide de l’armée ».

Silvia Cattori

Pour des raisons de protection nous n’indiquons pas le nom de nos correspondants.

Cet entretien n’aurait pas pu être réalisé sans le précieux soutien de Rim, une jeune Syrienne.


[1] « Syrie : choc et horreur dans la ville dévastée de Homs », par Khaled Soubeih, (AFP) 4 février 2012.

[2] Mgr Jean-Clément Jeanbart dit lui aussi que « des gens sont tués en plein jour, kidnappés par des gangsters, qui demandent des rançons élevées » Voir : http://www.silviacattori.net/article2780.html

[3] Le  correspondant de la BBC en Arabe qui se trouvait à Homs du côté des rebelles estime lui à 50 le nombre des tués (et non pas 260), tout en précisant que, dans le chaos actuel, il est difficile de compter.

[4] Voir : « Les Syriens sont une majorité à soutenir le président Assad, mais ce n’est pas des médias occidentaux que vous pourriez l’apprendre », par Jonathan Steele, The Guardian, 17 janvier 2012.

[5] Il y a de nombreux sites d’information en France, de sensibilités politiques diverses, qui traduisent et publient des auteurs sérieux et sans biais (par exemple MAHDI DARIUS NAZEMROAYA, BILL VAN AUKEN, PEPE ESCOBAR, JEREMY SALT, JONATHAN STEELE, etc), infiniment plus crédibles, au sujet de ce qui se passe au Moyen et au Proche Orient, que les journalistes Christophe Ayad ou Georges Malbrunot, publiés par Le Figaro ou Le Monde

[6] Il y a deux jours, sur Facebook, de prétendus « révolutionnaires démocrates épris de liberté » ont appelé à mettre le feu a des pneus sur les toitures des bâtiments à Homs.

http://silviacattori.net/article2787.html

D’autres infos ici

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Neige à Rome : c’est l’apocalypse! =)

Quand il neige dans la capitale italienne, rien ne va plus. Piétons en tenue de ski,  supermarchés pris d’assaut, crises d’hystérie : le récit d’un  écrivain ahuri qui ne reconnaît plus sa ville et encore moins ses habitants.

Samedi matin, 11 h 15, le trottoir est couvert de neige. Absolument tout, à Rome, est couvert de neige : les voitures, les arbres, les rues. Deux femmes passent, elles toussent et semblent essoufflées. La première porte des chaussures de montagne, l’air de s’y connaître. L’autre avance péniblement en s’appuyant sur ses bâtons de ski ; elle porte une épaisse fourrure, des lunettes miroir et un chapeau digne d’un aviateur japonais. Au milieu de la rue, des enfants font des batailles de boules de neige. Un homme d’une soixantaine d’années promène son chien, gris et maigre, et photographie les arbres.
Je tourne au coin de la rue et j’arrive dans la partie la plus animée du quartier. En avançant, je croise des visages furieux, des femmes qui marchent avec la prestance de retraitées russes, des gens qui parlent plus fort que nécessaire. Je m’approche d’une benne à ordures et je vois que de nombreux sacs-poubelle jonchent le sol. J’imagine que les camions sont sans doute restés au dépôt aujourd’hui, mais en m’approchant un peu plus, je remarque que la benne est pratiquement vide. La neige, événement insolite à Rome, aurait-elle généré un climat d’anarchie généralisée, une sorte d’interruption temporaire des normes de comportement civil ?
Marché noir
J’arrive au bout de la rue. Sous les arcades, des personnes attendent. Là-bas, une petite rampe d’une vingtaine de mètres mène à l’entrée du supermarché. Je n’en crois pas mes yeux : tous ces gens, habillés à la va-vite, font la queue pour entrer dans le magasin. Je me rapproche et les observe plus attentivement : dans la file, il y a même un type avec une luge à l’ancienne. Les clients chanceux qui ressortent du magasin poussent des chariots remplis de courses, et paradent, un sourire de satisfaction perfide au coin des lèvres, devant ceux qui attendent.
Je prends une photo avec mon téléphone avant de m’éloigner. À 50 mètres de là, je suis témoin d’une scène encore plus absurde : une femme avec un caddie plein à ras bord accoste un homme à l’air affligé. Il vient juste d’abandonner et de quitter la queue. La femme l’attire vers elle et lui demande, à voix basse, s’il a besoin de quelque chose, ajoutant qu’elle pourrait éventuellement lui vendre un paquet de pâtes, du sucre, de l’huile voire quelques fruits. L’homme, plus que stupéfait, paraît hagard : jamais il n’aurait imaginé qu’à cette époque, que dans cette partie du monde, il soit possible de tomber sur quelqu’un qui revende ses courses au marché noir. Moi non plus, d’ailleurs. Je décide donc de rentrer chez moi.
Hystérie collective
Dans l’après-midi, je finis par ressortir. Je suis curieux de voir comment a évolué la situation au supermarché. Il n’y a plus de queue. J’entre. Devant mes yeux, une scène surréaliste qui semble tout droit tirée du cauchemar post-apocalyptique déchirant décrit par Cormac McCarthy dans son roman La Route. Des rayons entiers d’étalages vides, des dizaines d’œufs cassés. Ici, une personne fait une razzia sur le pain en tranches. Là, une femme rafle les piles électriques quand son mari lui demande : « Qu’est-ce que tu veux qu’on en fasse ? » Elle le fusille d’un regard démoniaque : « Tais-toi, ça peut servir. » En entendant les borborygmes de deux hommes qui se disputent la dernière boîte de thon sur Terre, je me dis qu’aucun plan d’urgence ne pourrait aider cette ville à affronter la neige. Un psychanalyste serait probablement plus utile.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un séisme de magnitude 6,8 frappe le centre des Philippines (màj)

Ampleur 6.8/ 5.7 / 5.8 / 6.0 / 5.1 /4.5 /4.8
Date-Time
Emplacement 9,964 ° N, 123.246 ° E
Profondeur 20 km (12,4 miles)
Région NEGROS – CEBU REGION, PHILIPPINES
Distances 72 km (44 miles) de N Dumaguete, Negros, aux Philippines 74 km (45 miles) WNW de Tagbilaran, Bohol, aux Philippines 80 km (49 miles) WSW de Cebu, Cebu, Philippines 569 km (353 miles) SSE de MANILLE, Philippines
Incertitude Lieu horizontale + / – 13,5 km (8,4 miles), la profondeur de + / – 11,5 km (7.1 miles)
Paramètres HNT = 72, Nph = 75, Dmin = 744.7 km, RMSS = 1,03 Sec, Gp = 43 °, M-Type de grandeur = moment régional (Mw), Version = 8
Source
  • Magnitude: USGS NEIC (WDCS-D) Lieu: USGS NEIC (WDCS-D)

 

 

 

Mardi 07/02

Des secouristes philippins cherchaient ce mardi 29 villageois qui pourraient avoir  été ensevelis lors d’un glissement de terrain consécutif à un séisme d’une  magnitude de 6,7 lundi à Tayasan sur l’île de Negros, dans le centre de  l’archipel.

Quinze personnes ont péri, et plusieurs villes reculés sont coupés du monde,  en raison des dommages causés par le tremblement de terre sur les routes et les  ponts. «Je crains qu’il n’y ait plus grand espoir de retrouver les 29 disparus en  vie», a déclaré Benito Ramos, chef de l’agence des catastrophes. L’agence dit vérifier des rumeurs évoquant une quarantaine de disparus à La  Libertad, également après un glissement de terrain, toujours sur l’île de  Negros.

On a dénombré plus de 700 secousses dans les 20 heures qui ont suivi le  tremblement de terre, selon l’institut de sismologie. D’après Roel Degamo, gouverneur de la province orientale de Negros, les  habitants commencent à revenir chez eux après avoir fui leur maison après les  premières secousses.

http://www.20minutes.fr/

11h00

Un séisme de magnitude 6,8 s’est produit lundi au centre de l’archipel des Philippines, causant la mort d’au moins sept personnes et entraînant des scènes de panique dans plusieurs villes dont les bâtiments ont tremblé, ont annoncé les autorités. Les sept victimes ont été tuées « dans l’effondrement de murs et de barrières », a déclaré Benito Ramos, chef du Bureau de la défense civile, précisant que les décès s’étaient tous produits sur l’île de Negros. Le bilan précédent faisait état d’un seul mort, un enfant, au centre de Negros.

09h30

Un séisme de magnitude 6,8 s’est produit lundi au centre de l’archipel des Philippines, causant des scènes de panique dans plusieurs villes dont les bâtiments ont tremblé, et tuant au moins une personne, ont annoncé les autorités.
La secousse s’est produite à une profondeur de 46 kilomètres, à la mi-journée (03H49 GMT). L’épicentre se situe sous la mer, entre les îles très peuplées de Negros et de Cebu, à 70 km au nord de la ville de Dumaguete (Negros), selon l’Institut de géophysique américain (USGS).
Le centre anti-tsunami pour le Pacifique, basé à Hawaï, a indiqué qu’il n’y avait pas de danger d’un tsunami dévastateur car le séisme s’est produit dans un bras de mer très étroit qui sépare les îles de Cebu et de Negros.
Le Centre avait toutefois relevé le niveau d’alerte et demandé à la population de Négros de s’éloigner des plages et de rester attentive quant au niveau de la mer. L’alerte a été levée quelques heures plus tard.
Un enfant a été écrasé par un mur qui s’est effondré dans le centre de Negros, a déclaré à l’AFP Benito Ramos, chef du Bureau de la défense civile.
La secousse a brisé des fenêtres et causé des fissures sur les murs des bâtiments dans les villes de Cebu (île de Cebu) et San Carlos (île de Negros), mais aucune structure ne s’est effondrée, selon les premières informations, a-t-il rapporté.
Des habitants contactés sur place et des sismologues ont indiqué que les gens avaient paniqué mais qu’il n’y avait pas d’information sur des destructions importantes.
Je déjeunais lorsque le sol a tremblé. L’eau a jailli hors des verres et les assiettes se sont cognées les unes aux autres. Plusieurs personnes sont sorties dans la rue en courant, d’autres se sont protégées sous les tables, a raconté à l’AFP au téléphone Pedro Baldomino, étudiant à Cébu.
Beaucoup d’employés ont quitté leur lieu de travail, après qu’une annonce publique diffusée à la radio a mis en garde les habitants contre des risques de répliques.
Des rumeurs relayées par texto téléphoniques annonçant un tsunami sur les côtes de l’île, prisés des amateurs de plongée sous-marine, ont ajouté à la panique. Selon le chef du Bureau de la défense civile, des clients des hôtels sur la côte de Cebu sont montés dans les étages mais le retour à la normale se faisait peu à peu.
Cebu est la deuxième ville la plus peuplée des Philippines, avec au moins 2,3 millions d’habitants.
Samedi, un séisme de magnitude 6 avait été enregistré au large de la côte est de l’archipel, près de l’île de Samar (nord-est de Cebu et Negros).

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Un séisme de magnitude 6,8 a secoué lundi à 11h49 heure locale le centre des Philippines, a annoncé l’Institut de géophysique américain (USGS).

L’épicentre a été localisé à une profondeur de 46,6 km, à 70 km au nord de la ville de Dumaguete, dans la province de Negros. Ce tremblement de terre a été ressenti dans les provinces de Negros, Aklan, Iloilo, Antique, Cebu et Zamboanga del Norte.

Un enfant a été tué, selon un reportage de la radio locale DZMM. On ne dispose pas encore d’informations sur les dégâts matériels.

L’Institut de volcanologie et de sismologie des Philippine a lancé une alerte au tsunami de niveau 2 pour les régions côtières de Cebu et Negros. L’institut a conseillé aux habitants du littoral de rester vigilants face au risque de tsunami.

Chine info

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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