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Archives du 7 février 2012

Les artichauts et salades des Pyrénées-Orientales ravagés

 

Les récoltes d’artichauts et de salades en plein champ des Pyrénées-Orientales sont pratiquement détruites en raison du gel et surtout du vent, qui sévissent dans la région depuis une semaine, a indiqué la chambre d’agriculture mardi.

 

Dans ce département, deuxième producteur d’artichauts de France après la Bretagne, les quelque 200 producteurs, qui exploitent 600 hectares, sont touchés et la production potentielle de 7.000 tonnes pourrait être détruite presque totalement, a déclaré le responsable du secteur maraîcher de la chambre départementale, Damien Gauvrit.

 

Les plants sont « déshydratés, flétris, gelés » pour la partie aérienne de ces légumes et les pertes pourraient atteindre environ 6 millions d’euros, a-t-il dit.

 

De même, une grande partie des 75 millions de pieds de salades en plein champ sont « flétris, avec noircissement et dessèchement des feuilles », a-t-il dit.

 

Un maraîcher de Toreilles, Pierre Porteils, membre du syndicat des Jeunes Agriculteurs, pense avoir perdu la totalité de sa production d’artichauts. Il a estimé que la part de ses salades perdues est comprise entre 45 et 60 % du total de sa production, dans une zone déjà touchée en novembre par des inondations.

 

Les artichauts des Pyrénées-Orientales devaient arriver sur le marché à partir de la mi-mars et les salades vers la fin février.

 

Les cultures maraîchères souffrent notamment du dessèchement dû à la tramontane. Celle-ci souffle depuis une semaine avec des rafales qui devaient encore atteindre plus de 120 km/h mardi, selon Météo France.

 

Les températures, qui se maintiennent à -5 ou -6 degrés, ne permettent pas l’arrosage et cette situation ne s’améliorera pas avant la semaine prochaine, selon les prévisions météorologiques.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les biocarburants, la morale et l’élection présidentielle

 

Que notre monde soit au bout de sa route, l’affaire des biocarburants en apporte une preuve dont je me serais bien passé. Je ne veux surtout pas dire que nos sociétés vont disparaître rapidement. Leur temps et leurs soubresauts se moquent bien de l’échelle qui est la nôtre. Mais elles sont entrées dans un processus de dislocation qui ne peut désormais s’arrêter. En plus de tout le reste, que vous connaissez comme moi, qu’il s’agisse de la crise écologique ou des impasses de « l’économie » officielle, il y a ce que nous appelons communément la morale.

Aucun groupe humain ne se maintient longtemps sans un ciment invisible, omniprésent pourtant, qui permet d’accepter l’obligation sociale. Qui donne aux existences un minimum de sens cohérent, de manière que la vie de chaque jour, le reflet dans le miroir, l’adresse aux enfants demeurent acceptables ou mieux encore désirables. Or tout se dissout. Les voleurs d’en haut s’emplissent les poches, légalement ou non, et profitent du butin, tandis que les Apaches, d’ici ou d’ailleurs, partent aux galères pour avoir vendu du shit ou dérobé un téléphone portable. Mais pour en revenir à la question du jour, les biocarburants éclipsent tout.

Je rappelle l’excellent principe : dans un monde toujours plus dévasté par la faim, des hommes bien nourris – beaucoup au Nord, certains au Sud – ont imaginé la transformation de plantes alimentaires en carburant automobile. Que cela soit un crime complet, et même un assassinat, qui pourrait donc le contester, et avec quels arguments ? Il est possible, il est même probable – mais nullement démontrable – que des centaines de milliers d’hommes ont été achevés sur l’autel de cette nouvelle industrie. Je me refuse à évoquer des données précises, car nous sombrerions alors dans la statistique, dans cet habituel voyeurisme des gavés que nous sommes. La faim. Celle qui tenaille pour de vrai, pendant des semaines et des années. Qui rend fou quand il devient impossible de donner quelque chose au mioche qui réclame. Allons nous plaindre après cela de la cuisson de notre steak quotidien.

Je sais cela, et dans le détail, car j’ai publié en septembre 2007, à l’époque du si lamentable Grenelle de l’Environnement, un livre dont je suis fier : La faim, la bagnole, le blé et nous, Une dénonciation des biocarburants (Fayard). Je crois y avoir révélé l’essentiel. Soit la constitution d’un lobby jusqu’au cœur de l’État, piloté par l’agriculture industrielle, en panne de débouchés pour ses si goûteux produits. Soit la grossière manipulation de l’opinion, à qui l’on a vendu cette idée ridicule que les biocarburants seraient bons pour le climat, quand ils aggravent le dérèglement en cours. Soit la destruction accélérée de milieux naturels prodigieux – par exemple les forêts pluviales d’Indonésie – afin de les remplacer par des plantations, comme des palmiers à huile, matière première des biocarburants. Ou la vente de millions d’hectares d’un tenant dans le bassin du Congo, pour y planter jatropha, manioc ou Dieu sait quoi, aux mêmes fins en tout cas. Soit l’annonce de famines terriblement aggravées par la concurrence entre des terres à vocation agricole et des terres sacrifiées à cette putain de bagnole.

Voilà que la Cour des Comptes française s’en mêle. Longtemps après une poignée de grands scientifiques, qui ont tordu le cou aux légendes commerciales et industrielles au sujet des biocarburants. Et bien loin derrière les institutions, souvent ultralibérales pourtant, comme la FAO, l’OCDE, le FMI, etc. qui toutes se sont attaquées aux mythologies associées au monstre. Il n’empêche : notre Cour des Comptes, donc. Et que dit-elle (ici) ? Un, nos conseillers si bien rémunérés ne savent que ce qu’ils lisent, et ils lisent apparemment peu. Ainsi ne peuvent-ils prendre en compte le désastre écologique global, humain, moral que représente cette invention du diable. Ils se contentent, avec la prudence qui est consubstantielle à leur confortable état, de noter : « Si, en France, le bilan coût / avantages des biocarburants du  point de vue de leur effet sur l’environnement donne lieu à certaines  critiques, la contestation qui environne cette question dans les autres  pays du monde est beaucoup plus forte et va croissant ». Ajoutons que leur (nov)langue est à faire peur, mais c’est une autre histoire.

Se préoccupant avant toute chose de pognon, la Cour note avec une tranquille désapprobation (ici) que les exonérations fiscales en faveur des biocarburants ont coûté 3 milliards d’euros au budget commun entre 2005 et 2010. Au seul profit du lobby de l’agriculture industrielle. Rappelez-vous, si vous l’avez oublié, que le président en titre du « syndicat » agricole FNSEA, Xavier Beulin, est le patron de Sofiproteol, holding pesant plus de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010, et dont le cœur de métier est la prolifération des biocarburants.

Moi, lorsque j’ai publié mon livre – je l’ai déjà écrit ici, mais je me dois de le marteler -, j’ai alerté tous les responsables de l’écologie en France. Quand je dis tous, j’exagère bien sûr. Mais pour les autres, il y avait tout de même mon livre. J’ai alerté, comme on dit, et suggéré quantité d’actions concrètes, auxquelles j’aurais volontiers participé au premier rang. Elles n’étaient pas toutes légales, non pas. Mais il me semble que face à une offensive planétaire du crime organisé, il faut accepter de risquer. Ses biens et sa liberté, pour commencer. Ne croyez pas que je verse avec facilité dans la grandiloquence. J’exprime ce que je pense. Et si même je devais reculer en telle ou telle circonstance, cela ne déconsidérerait que ma personne. Ni ma cause, ni les moyens proposés.

Une conclusion ? Les mouvements écologistes officiels et tous ces braillards de gauche ou d’extrême-gauche qui donnent des leçons à l’univers et prétendent incarner le bien, toutes ces excellentes personnes acceptent sans seulement moufter l’une des agressions les plus totales contre la vie et la morale élémentaire qu’on puisse imaginer. Et quand la barbarie montrera le bout de son groin, quel que soit ce groin, les mêmes, avant de s’enfuir, trouveront encore le moyen de justifier leur lâcheté et leur petitesse. Ils auront encore raison, car telle est la définition qu’ils se sont octroyé : toujours retomber sur ses pattes. Mais moi, je les exècre.

PS : Allez donc voter, je crois que j’ai autre chose à faire.

Texte de Fabrice Nicolino sur son blog Planète sans visa

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Les Grecs vident leur compte en banque….

65 milliards: c’est le total, en euros, que les Grecs ont retiré des banques depuis 2009. 16 millliards ont été envoyés à l’étranger. Venizelos parle de « pénurie de liquidités ». Un article de l’Echo (Bruxelles)

Un total de 65 milliards d’euros a été retiré des banques en Grèce depuis le début de la crise de la dette en 2009, dont 16 milliards ont été transférés légalement vers des banques à l’étranger, a déclaré vendredi le ministre grec des Finances, devant le Parlement.

Depuis 2009, « 65 milliards ont été retirés des banques, dont 16 milliards d’euros sont partis à l’étranger », a affirmé Evangelos Vénizélos, en réponse à des questions des députés sur le plan de restructuration de la dette grecque et la nouvelle aide européenne, toujours en cours de négociation avec les créanciers du pays.

D’après le ministre, « 32% de ces 16 milliards d’euros ont été déposés dans des banques au Royaume-Uni, et moins de 10% dans des banques en Suisse ».

Selon les chiffres de la Banque de Grèce, les dépôts à fin décembre 2009, dans les banques en Grèce, s’élevaient à 237,3 milliards d’euros, et à fin juin 2011, ils atteignaient 188,1 milliards d’euros.

Face à la pénurie des liquidités dans le pays, Vénizélos a défendu le nouveau plan d’aide européenne à la Grèce, qui doit renforcer le capital des banques avec 40 milliards d’euros, et « assurera le redressement de l’économie ».

La recapitalisation des banques grecques doit intervenir dans le cadre de l’effacement prévu de 50% de la valeur nominale des obligations détenues par les créanciers privés en vue d’alléger le fardeau de la dette du pays, qui doit passer de 160% du PIB actuellement à 120% en 2020.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Moody’s dégrade d’un cran la note de Bankia, quatrième banque espagnole

 

L’agence de notation financière Moody’s a dégradé mardi d’un cran, de Baa2 à Baa3, la note de la quatrième banque espagnole par capitalisation, Bankia, l’une des plus exposées du pays au secteur immobilier et qui fait l’objet de rumeurs sur un possible rachat.
La décision de Moody’s reflète la faible capacité de la banque à absorber les risques face à divers scénarios d’une plus forte détérioration de la qualité des actifs immobiliers, explique l’agence dans un communiqué.
Avec la note Baa3 (avec une perspective négative), Bankia n’est plus qu’à un cran de la catégorie d’investisseurs présentant des caractéristiques spéculatives, selon la classification de Moody’s.
Dans son analyse, l’agence a tenu compte de ses prévisions, plus pessimistes qu’avant, concernant l’économie espagnole, qui devrait replonger dès ce trimestre dans la récession et donc diminuer encore les résultats des banques du pays.
En outre, les nouvelles exigences en matière de provisions récemment approuvées par le gouvernement espagnol vont rajouter de la pression sur la capacité, déjà faible, des banques à engranger des bénéfices et sur leurs niveaux de capital, souligne Moody’s.
Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi une réforme du secteur pour l’assainir une fois pour toutes des excès hérités de la bulle immobilière qui a éclaté en 2008, exigeant du secteur qu’il réalise d’ici un an (deux en cas de fusion) des provisions et une réserve de capital, pour 50 milliards d’euros.
Bankia, née de l’union de sept caisses d’épargne qui s’est elle formée en 2010, est justement très exposée au secteur immobilier.
Des rumeurs de presse faisaient état ces dernières semaines d’une possible fusion entre Bankia et la troisième banque espagnole, CaixaBank. Un tel mariage donnerait naissance à la première banque du pays en termes d’actifs, avec un portefeuille conjoint de plus de 500 milliards d’euros.

Afp

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Olivier Dalamarche: Le taux de chômage US,du trafficotage et une pure escroquerie!

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Situation inquiétante au réacteur 2 de Fukushima…!

TEPCO a annoncé hier avoir eu recours à un apport d’acide borique dans  le réacteur n°2 pour empêcher une reprise de criticité. Cet événement colle mal  avec les communiqués officiels qui avaient annoncé l’arrêt à froid des réacteurs  de la centrale en décembre. Il rappelle surtout la gravité de l’accident  nucléaire encore en cours à Fukushima.


Réacteur 2 de Fukushima

Les dirigeants de la compagnie TEPCO, en charge de la centrale nucléaire de  Fukushima Daiichi, ont confirmé officiellement que la température du réacteur 2  était passée hier à 71,7°C (elle était de 28,7°C au début du mois de janvier).  L’entreprise n’a pu donner d’explication à cette nouvelle hausse de température,  car, depuis plusieurs jours, elle n’a cessé d’augmenter la quantité d’eau  injectée à l’intérieur du réacteur. On sait depuis plusieurs jours que les  tuyaux qui servent à acheminer l’eau vers les réacteurs subissent de nombreux  dommages à cause du gel. La semaine dernière, TEPCO avait même annoncé que plus  de 8 tonnes d’eau hautement contaminées avait fui à cause d’un tuyau endommagé  sur le système de refroidissement du réacteur 4. Mais il se pourrait aussi que  les nombreux tremblements de terre qui ont secoué la région depuis le mois de  janvier aient fini par modifier le parcours de l’eau à l’intérieur du réacteur  2, voire même la position du corium (masse de combustible nucléaire fondu).  Ainsi, l’eau ne se déverserait plus au bon endroit, et le système de  refroidissement provisoire ne permettrait plus de refroidir le réacteur 2.

Réacteur 2 de Fukushima : le risque de la hausse de température

L’information est de taille, car elle apporte un démenti cinglant à tous ceux  qui prétendent encore que les réacteurs de la centrale de Fukushima sont en  situation d’arrêt à froid. L’opérateur TEPCO a même annoncé avoir injecté de  l’acide borique dans le réacteur 2 ce matin (heure japonaise). Or, un apport  d’acide borique dans un réacteur nucléaire sert toujours à éviter ou à stopper  un épisode de criticité (déclenchement d’une réaction nucléaire incontrôlée).  Des hélicoptères auraient d’ailleurs été envoyés pour mesurer une éventuelle  hausse des rejets autour de la centrale de Fukushima. Mais le risque n’est  pas seulement celui d’une reprise de criticité. La hausse de température et  l’injection d’acide borique dans le réacteur peuvent aussi augmenter la  production d’hydrogène à l’intérieur du bâtiment (réaction avec le béton,  craquage ou radiolyse de l’eau). Or, l’hydrogène en trop grande quantité  présente un très grand risque d’explosion. Une nouvelle qui tombe mal pour le  gouvernement japonais, qui souhaitait rouvrir la zone des 20 km autour de la  centrale (actuellement interdite) et faire rentrer chez eux les 80.000 personnes  qui en avaient été évacuées.

La centrale de Fukushima est hors contrôle

Aujourd’hui, le monde a donc les yeux tournés vers le réacteur 2 de la centrale  de Fukushima. Pourtant, c’est toute la centrale qui est encore et toujours un  danger pour la vie et la santé des Japonais. Non seulement les rejets  radioactifs n’ont jamais cessé, mais on voit bien aujourd’hui que les coriums  sont toujours actifs et, par nature, incontrôlés. TEPCO est obligé de recourir à  une injection dangereuse d’acide borique pour empêcher une reprise de criticité  dans le réacteur 2. La température des réacteurs 3 et 5 a aussi augmenté depuis  le début du mois de février. Et que dire du réacteur 4, dont la piscine  de combustible usé est en équilibre instable dans une région qui encaisse quasi  quotidiennement des séismes d’une magnitude de 4 à 5 ? Cette même piscine,  dont on apprenait il y a 3 jours que le système de refroidissement connait  actuellement de gros problèmes (lourdes pertes d’eau inexpliquées)… Or, de  nombreux adeptes de Twitter remarquaient hier que de la fumée semble s’échapper  de ce fameux réacteur 4… Alors que les rejets radioactifs de la centrale de  Fukushima ont déjà fait doubler le niveau de radioactivité  en France, on imagine à peine l’étendue de la contamination au Japon. Et cela ne  fait que commencer…

Source

En supplément:

Message de l’admin du Fukushima Diary (06/02/2012)

http://fukushima-diary.com/

 http://ex-skf.blogspot.com/

http://enenews.com/

 http://bistrobarblog.blogspot.com/

 
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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

Mitsubishi prêt à vendre NedCar pour un euro,1500 emplois menacés!

 

Le PDG de Mitsubishi Motors a affirmé que le constructeur d’automobiles nippon était prêt à vendre son usine néerlandaise menacée de fermeture pour un euro symbolique, si son repreneur y maintenait les 1500 emplois.
Mitsubishi Motors a annoncé lundi qu’il allait cesser de produire après 2012 des voitures dans son usine de Born, près de Maastricht, gérée par sa filiale NedCar, évoquant une conjoncture économique difficile en Europe. Cette décision qualifiée de « claque incroyable » par le ministre néerlandais des Affaires économiques Maxime Verhagen et de « catastrophe » par le syndicat local menace l’emploi des 1.500 salariés du site, qui se retrouveront au chômage en l’absence de repreneur.

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Publié par le 7 février 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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