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Espagne : Valence sur la paille, les écoles pourraient fermer!

13 Jan

La communauté de Valence doit des sous. Beaucoup de sous. Aux banques, aux pharmaciens, aux libraires… Et aux écoles. Ces dernières, étouffées financièrement, pourraient fermer si le gouvernement ne rembourse pas ses dettes.

L’école Ramiro Izquierdo de Castellón a fait parvenir une circulaire aux parents de ses élèves… leur annonçant la potentielle fermeture de l’établissement. Faute de ressources. Le gouvernement de la communauté autonome de Valence, qui n’a plus un sous en poche, ne lui verse plus un centime depuis six mois, et les caisses de l’établissement acusent désormais un trou béant de 104.000 euros. Conséquence: l’école ne peut plus payer ses assurances, son service d’entretien, et même ses factures de téléphone et la lumière…

Un cas extrême mais qui n’est pas isolé, puisque 450 établissements privées conventionnés de la région sont dans une situation similaire. Au total, la Generalitat leur doit la bagatelle de 50 millions d’euros. Ce sont donc 225.000 écoliers valenciens qui pourraient faire les frais de l’incurie financière de leur gouvernement. Preuve de ce sauve-qui-peut général, certains directeurs ont demandé à leurs enseignants de renoncer aux primes de noël, ou de sucrer une partie de leur salaire.

Promesse non tenue

La communauté éducative doit rencontrer le président de la Generalitat, Alberto Fabra, pour réclamer son dû. Mais la méfiance est totale, vis-à-vis de celui qui jurait il y a plusieurs semaines qu’une partie de la dette serait épongée avant la fin de l’année. Promesse non tenue, et Fabra continue : la Generalitat se refuse toujours à évoquer une date de remboursement et son président promet de régler la question dans les « prochaines semaines« .

La colère gronde chez les parents d’élèves, et, désormais, chez… les libraires ! Car c’est la Generalitat qui finance les manuels scolaires des bambins, mission qu’elle n’assume plus. Le syndicat des libraires lui réclame la modique somme de 31 millions d’euros d’impayés.

Dettes is the question

Rappelons que fin décembre, les pharmaciens avaient ouvert le bal. Leur ardoise est plus chargée encore : 60 millions d’euros. Pour protester contre le mauvais payeur Fabra, ils s’étaient mis en grève pendant trois jours.

Alors le président, coincé, appelle Madrid et les banques au secours de sa Generalitat exsangue. Mais pourrait vite tourner en rond : s’il a sollicité un crédit auprès du gouvernement central la semaine dernière, c’est pour en rembourser un autre. Celui de 123 millions d’euros contracté chez la Deutsche Bank. Pour finir 2011 au chaud, la Generalitat de Valence avait emprunté 1,2 milliard d’euros aux banques. Le serpent se mord la queue.

2012 sera donc peu chantante. Si le système éducatif survit, reste le milliard d’euros de coupes budgétaires, qui promet une austère cure aux administrés valenciens. Et Fabra, par décret, vient d’augmenter l’impôt sur le revenu et le prix de l’essence (+4,8 centimes).

http://fr.myeurop.info/

Toujours en Espagne:

 

la ville d’Albacete ne paie plus, on lui coupe l’électricité

Plusieurs installations de la ville d’Albacete, dans le centre de l’Espagne, se sont retrouvées plongées dans le noir après une coupure d’électricité du fournisseur pour des factures impayées, ont indiqué la mairie et la    compagnie d’électricité Iberdrola. L’électricité a été coupée mardi dans une piscine « où de nombreux nageurs se trouvaient dans les bassins », dans une bibliotèque et dans un gymnase, a expliqué    la directrice de cabinet de la mairie, Irene Soriano. Albacete, une ville de 175.000 habitants, cumule une dette de plus d’un million d’euros vis-à-vis d’Iberdrola, le géant espagnol de    l’électricité, pour des factures qui remontent jusqu’à 2009.
« Ce sont les premières coupures que nous avons eues mais nous en redoutons    d’autres », a ajouté Irene Soriano, soulignant que la compagnie avait prévenu de la coupure d’électricité dans quatre « services non essentiels » de la ville. « Ce sont eux qui ont déterminé les    services non essentiels, nous ne leur avons pas dit +coupez ici ou ici+ », a-t-elle affirmé, ajoutant que la maire de la ville, Carmen Bayod, avait obtenu en dernière minute qu’une crèche ne soit    pas inclue dans la liste.
Une porte-parole d’Iberdrola a confirmé les coupures d’électricité, se    refusant à tout commentaire « par respect pour la vie privée » des clients. La compagnie a toutefois assuré, dans un communiqué, qu' »en aucun cas, elle ne procédait à des coupures sans prévenir les    abonnés, qui reçoivent jusqu’à une demi-douzaine de lettres les avertissant des conséquences en cas d’impayés ». Albacete cumule une dette de plus de 15 millions d’euros avec d’autres fournisseurs    et « nous négocions avec tous », a assuré Irene Soriano.
Depuis l’éclatement de la bulle immobilière qui a plongé    l’Espagne dans la crise, les régions et les administrations locales ont accumulé des dettes colossales et se retrouvent dans l’impossibilité de payer certains services comme la santé, les    pharmacies ou encore le nettoyage. Dans la région de Castille-La Manche, très endettée, où se trouve Albacete, sept cliniques privées ont suspendu les avortements gratuits pour facture impayée    par la région et les pharmacies ont menacé de fermer boutique pour obtenir les 113 millions dus par l’administration.

http://www.lefigaro.fr/

 
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Publié par le 13 janvier 2012 dans BILLET D'HUMEUR

 

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