RSS

Archives du 17 décembre 2011

Nord: une centaine de manifestants contre la loi sur les semences de ferme

 

Phalempin (Nord) – Environ 120 personnes (police et organisateurs) ont manifesté samedi à Phalempin (Nord) contre une loi obligeant les agriculteurs à payer pour réutiliser les semences industrielles, un hold-up sur le travail paysan selon eux, a constaté une journaliste de l’AFP.
A l’appel de la Confédération Paysanne du Nord/Pas-de-Calais, élus locaux écologistes et habitants ont assisté à une démonstration d’agriculteurs réclamant le droit de semer et d’échanger ce qu'(ils ont) récolté dans (leurs) champs et (leurs) jardins.
La loi adoptée fin novembre par l’Assemblée nationale est un hold-up sur le travail des paysans, a estimé Bernard Coquelle, agriculteur membre de la Confédération paysanne.
Selon ce texte, une redevance devra être versée par les agriculteurs qui sèment les graines provenant d’une partie de leur récolte précédente, pratique traditionnelle du monde paysan, lorsque ces semences proviennent de variétés sélectionnées par les industriels. La loi ajoute 20 espèces (seigle, colza, moutarde…) au blé, déjà concerné par cette mesure depuis 2001.
Or, les semences développées par les industriels ont au départ été puisées dans un stock large d’espèces et de variétés, sélectionnées depuis des centaines d’années par les paysans, et cela sans rien payer, a rappelé M. Coquelle.
Les promoteurs de la loi insistent sur la nécessité de financer la recherche, mais en achetant une partie de nos semences aux semenciers, nous (y) contribuons déjà, a souligné M. Coquelle, dénonçant par ailleurs les liens entre semenciers et fabricants de pesticides.
Demain, cela coûtera plus cher de réutiliser sa semence que de devoir l’acheter, a estimé Antoine Jean, porte-parole régional de la Confédération paysanne. Selon le syndicat, le surcoût pour les paysans français pourrait atteindre 100 à 300 millions d’euros au total.
La Confédération paysanne appelle à des actions de désobéissance civile, pour empêcher la promulgation des décrets d’application de la loi.
On a le devoir de désobéir quand on s’attaque au droit sacré de l’homme de cultiver la terre, a estimé Janine Petit, élue régionale EELV, pour qui le droit des paysans à re-semer garantit de conserver la biodiversité.

Afp

 
4 Commentaires

Publié par le 17 décembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Ecole : la carte des 14 000 postes supprimés

 

Personne ne s’y attendait. Du moins pas si tôt. A quelques heures du début des vacances scolaires de Noël, vendredi 16 décembre, la répartition par académie des suppressions de postes dans l’éducation nationale pour la rentrée 2012 est tombée.

Le ministère a présenté aux organisations syndicales les grandes lignes de cette répartition, alors que son budget n’a pas encore été définitivement adopté par le Parlement, la majorité de gauche au Sénat freinant des quatre fers.

D’ordinaire, cette annonce intervient fin décembre, début janvier. Mais l’élection présidentielle approche. « Il faut dégager le terrain pour la campagne », soutient Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat SE-UNSA. Un terrain miné par la suppression de 14 000 postes en 2012 – dont 5 700 dans le premier degré et 6 550 dans le secondaire -, qui viennent s’ajouter aux 66 000 suppressions intervenues depuis 2007.

La répartition des suppressions de postes par académie est un sujet sensible dans l’éducation nationale. Sur le terrain, il se traduit souvent par des fermetures de classes dans les écoles.

En janvier, l’annonce de la répartition des emplois supprimés sur le territoire avait déclenché, tout au long du premier semestre, une vague de protestations de la part des élus locaux, des parents d’élèves, des enseignants. La communauté éducative disait alors que le « mammouth » était « à l’os », qu’il ne pourrait pas supporter une nouvelle « cure d’amaigrissement ».

Le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, soutient le contraire. « On peut continuer à ne pas remplacer une partie des départs en retraite » après 2012, a-t-il déclaré fin novembre, lors d’un séminaire consacré à la RGPP, la révision générale des politiques publiques.

Comme en 2011-2012, toutes les académies perdront des postes, à l’exception de la Guyane, qui en gagnera 50. Les académies les plus touchées sont celles de Lille (399 postes supprimés dans le premier degré, 589 dans le second degré) et Nancy-Metz (367 pour le primaire, 425 dans le secondaire). Dans le haut du tableau figurent aussi les académies de Versailles (755 postes supprimés au total), Créteil (595) ou encore Aix-Marseille (504).

Les critères de répartition de ces suppressions de postes sont peu détaillés dans le document que Le Monde s’est procuré. Le ministère évoque le « rattachement territorial » (académies à dominante rurale, urbaine ou d’outre-mer), les « difficultés sociales » et les « variations démographiques ». Il ne précise pas que ses prévisions d’effectifs montrent une hausse significative du nombre d’élèves à la rentrée 2012, effet du « boom » démographique du début des années 2000 : 6 000 élèves de plus sont attendus dans les écoles primaires à la prochaine rentrée, 21 200 dans les collèges, 6 600 dans les lycées généraux et technologiques, selon les documents budgétaires débattus par les parlementaires.

S’ouvre maintenant une phase périlleuse pour les recteurs, qui vont devoir plancher sur les « leviers » à actionner afin de respecter les objectifs budgétaires.

Les recettes utilisées cette année devraient être remises au goût du jour. Augmentation du nombre d’élèves par classes, fermeture d’options, diminution des cours à effectifs réduits, suppressions de postes de remplaçants au collège et au lycée. Dans une enquête publiée en septembre, le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement, avait calculé que le système fonctionnait grâce aux heures supplémentaires. « Si les enseignants refusaient de les assurer, il y aurait, dans chaque établissement, une classe sans professeur », avait estimé Philippe Tournier, son secrétaire général.

Quant à l’école primaire, le président de la République avait promis, en juin, de la « sanctuariser ». Autrement dit, le nombre de fermetures de classes ne devait pas excéder le nombre d’ouvertures. Pour tenir l’engagement présidentiel, les recteurs devront toucher aux dispositifs d’accompagnement et de soutien : intervenants en langues, réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficultés (Rased)…

« Tous ces postes qui ne sont pas forcément visibles, mais qui contribuent à prendre en charge les élèves les plus fragiles. Ce sont eux qui vont payer la facture », s’inquiète Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, majoritaire chez les professeurs des écoles. Reste le vivier des enfants de moins de 3 ans : 34,5 % d’entre eux étaient scolarisés en 2000. Ils ne sont que 13 % cette année, et ce taux risque encore de diminuer encore en 2012.

La répartition des suppressions de postes par académie n’est pas définitivement figée. Vendredi, les syndicats ont obtenu le report du comité technique ministériel sur ce sujet à début janvier. « Sur le budget, il doit y avoir un débat et un vote. Or, l’administration a pensé qu’une simple consultation suffisait », déplore Christian Chevalier.

Sollicité, le ministère de l’éducation nationale n’a pas souhaité s’exprimer. Mais comme, sur ce dossier, il faut faire vite, il y a fort à parier que le « débat » attendu par les syndicats ne s’apparente à un dialogue de sourds…

Aurélie Collas

http://www.lemonde.fr/

 
2 Commentaires

Publié par le 17 décembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Belgique: Moody’s abaisse la note du pays de deux crans

L’agence d’évaluation financière Moody’s a abaissé vendredi la note attribuée à la dette de la Belgique de deux crans, à « Aa3 ». Elle avait placé la note de ce pays sous surveillance en octobre.

Moody’s a invoqué la détérioration des conditions de financement pour les Etats de la zone euro, les risques pour la croissance de l’économie belge et le coût budgétaire que pourrait avoir le sauvetage de banques, dont Dexia.

« La fragilité des marchés de la dette publique est de plus en plus accusée et a peu de chances de s’arrêter dans un avenir proche. Cela se traduit dans un potentiel accru de tensions sur le financement des pays de la zone euro avec une dette publique et des besoins de refinancement comme la Belgique », a indiqué l’agence dans un communiqué.

Risques à moyen terme

« Le deuxième motif de la décision de Moody’s est la hausse considérable des risques à moyen terme pour la croissance économique, bien au-delà de tout ajustement cyclique normal, dans la petite et très ouverte économie belge », a poursuivi Moody’s.

Enfin, l’agence a relevé « l’émergence de nouveaux risques qui créent une plus grande incertitude quant aux implications d’engagements conditionnels en faveur du secteur bancaire pour les finances de l’Etat ».

Une note « Aa3 », la quatrième meilleure sur son échelle, correspond à un émetteur de dette de bonne qualité. La perspective est « négative », ce qui signifie que l’agence pense qu’elle pourrait encore abaisser la note.

Le pays est noté « AA » par Standard and Poor’s (la troisième meilleure note possible), et « AA+ » par Fitch (deuxième meilleure note).

Afp

 
4 Commentaires

Publié par le 17 décembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
%d blogueurs aiment cette page :