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Bientôt, les bébés naîtront d’une machine!

25 Nov

foetusartificiel.jpg

 

La science est peut-être sur le point de permettre la gestation des foetus humains dans des utérus artificiels. À quoi ressemblera    la vie quand elle pourra se passer du corps féminin? Une sociologue québécoise s’est penchée sur la question.

Non, les bébés ne poussent pas dans les choux. Mais ils pourraient bientôt naître d’une    machine. Science-fiction? Pas du tout. Depuis plus de 50 ans déjà, des chercheurs partout sur la planète travaillent à l’élaboration d’un utérus artificiel, lequel permettrait la gestation d’un    foetus, sans le moindre contact avec un corps féminin.

D’ici 5, 10 ou 20 ans, ce scénario futuriste pourrait devenir réalité. Et il est grand    temps que l’on s’interroge sur ses bienfaits, met en garde une sociologue québécoise, dans un essai publié la semaine dernière.

En fait, les bébés «artificiels», nous en sommes beaucoup plus proches qu’on le croit, fait    valoir Sylvie Martin, auteure du Désenfantement du monde, aux éditions Liber, rencontrée hier. «Quand on jette un coup d’oeil aux techniques de reproduction qui existent déjà, on réalise que le    début de la grossesse est déjà reproduit techniquement, explique-t-elle.

Avec la néonatalogie et les incubateurs, on est aussi capables de reproduire la fin de la    grossesse. Et cet écart entre le début et la fin de la grossesse tend de plus en plus à rétrécir.» Du coup, déjà, la question se pose: «La grossesse est-elle devenue facultative?»

L’objectif de l’utérus artificiel est double: il s’agirait d’une part d’en finir avec    l’infertilité, mais aussi de mieux encadrer le développement des foetus. Les réflexions entourant ces développements ont à ce jour été surtout favorables. «La logique thérapeutique n’a pas de    limites en soi», fait valoir l’auteure.

Selon certaines féministes radicales, cela permettrait en prime de libérer les femmes du    fardeau de l’enfantement, autorisant, enfin, une égalité de facto entre les sexes.

C’est dans un cours de maîtrise à l’Université de Montréal sur les technologies    scientifiques (OGM, clonage, etc.) que la sociologue a appris l’existence des recherches, qui remontent aux années 50, entourant l’utérus artificiel. «J’ai voulu comprendre : pourquoi on voudrait    se débarrasser du corps féminin?»

D’où l’idée de consacrer son mémoire à cette question, dont la vulgarisation vient d’être    publiée sous forme d’essai.

Le livre, fascinant et terrifiant à la fois, retrace toute l’histoire de l’«effacement» du    corps de la femme dans la question de la procréation. Car si l’utérus artificiel semble sortir tout droit d’un film de science-fiction, il ne vient pas de nulle part.

Il est le fruit d’une série de percées scientifiques, de la fécondation in vitro à la    péridurale, en passant par les mères porteuses ou les grossesses tardives (des mères sexagénaires). On se rend compte, en bout de piste, que la science a de plus en plus pris le pas sur le corps    de la femme.

À preuve, souligne l’auteure, une femme peut aujourd’hui être la mère génétique de son    neveu (par don d’ovules), une grand-mère peut porter son petit-fils, et un enfant peut avoir jusqu’à cinq parents différents (si les parents adoptifs ont recours, par exemple, à un donneur de    sperme, une donneuse d’ovules, et une mère porteuse). Bref, la mère génétique est déjà loin d’être indispensable.

«L’ectogenèse, la genèse à l’extérieur du corps de la femme, existe déjà, résume la    sociologue. Mais on ne la questionne pas beaucoup.»

Selon elle, la création d’un «utérus artificiel» incarnerait «l’apothéose du contrôle    technologique de la science sur la procréation». D’où son invitation à une certaine réflexion sur la question. «En sachant qu’une telle machine aurait autant d’impacts sociaux, anthropologiques,    politiques et juridiques, jusqu’où va-t-on aller?»

Entre autres questions, elle souligne: qui pourrait s’offrir un tel utérus,    qu’adviendrait-il d’une génération d’individus qui n’aurait pas les mêmes «conditions d’entrée» que la majorité, jusqu’où irait-on dans le contrôle de la qualité du foetus? Et puis, surtout, quel    avenir pour ces enfants dont les paramètres de l’existence auraient ainsi été contrôlés?

«Oui, l’utérus artificiel est plein de promesses, résume Sylvie Martin. Mais est-ce qu’au    nom des bienfaits promis, on ne peut plus dire non à rien?»

Le désenfantement du monde, utérus artificiel et effacement du corps maternel, Sylvie    Martin, Liber, 207 p.

 

Un article de Silvia Galipeau La Presse, publié par cyberpresse.ca

http://www.wikistrike.com/

 

Et pour illustrer cet article,je vous propose cette vidéo qui aborde justement ce sujet:

 

 

 

 

 

 

 
12 Commentaires

Publié par le 25 novembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

12 réponses à “Bientôt, les bébés naîtront d’une machine!

  1. Jean Luc

    25 novembre 2011 at 10 h 33 min

    A quoi serviront les femmes? uniquement à fournir un ovule, et une machine à faire l’amour! pauvre époque…………

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    • realinfos

      25 novembre 2011 at 10 h 52 min

      Je vais aller plus loin…. En tenant compte du fait que notre élite dégénérée ne nous veut pas que du bien,vaccination forcée,crises,guerres,dépopulation et j’en passe…Imagines maintenant que tout cela se tienne puisque la réalité a de loin dépassée la fiction dans certains domaines,une population sortie tout droit de ces incubateurs et ensuite modelée et formatée pour en faire de bons et loyaux esclaves….!
      J’dis ça,j’dis rien…!

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      • nic

        26 novembre 2011 at 12 h 45 min

        ou guerriers criminels psycopates .. je mise surtout pour sa!!!

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  2. Jean Luc

    25 novembre 2011 at 12 h 35 min

    c’est vrai on peut le penser maintenant, formaté NOM !!!! pourquoi pas au point où on en est!

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  3. gabuzo

    25 novembre 2011 at 13 h 31 min

    Heureusement, d’après le reportage, ce n’est pas pour demain!

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    • realinfos

      25 novembre 2011 at 13 h 53 min

      Rien n’est moins sûr,pour l’instant on nous prépare à cette triste éventualité,mais rien ne nous dit qu’ils n’y sont pas déjà parvenu…!

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  4. Zeus

    25 novembre 2011 at 13 h 38 min

    Il y a bien des féministes qui, au nom de l’égalité hommes-femmes, militeront pour cette horreur absolue (la dépossession ultime du lien familial). Et bien sur, cela fera le plus grand bonheur du patronat pour qui la grossesse est encore un obstacle majeur à leur tranquillité.
    J’espère quand même que les gens en prendront conscience,

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    • realinfos

      25 novembre 2011 at 13 h 51 min

      Je crains qu’il y ait toujours une frange de la population qui avalisera cette horreur contre nature et la propagande les y aidera…!

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  5. justebienlibre

    25 novembre 2011 at 16 h 05 min

    c’est d’un morbide rien que l’idee de dire bonjour mamans à une machine ,c’est plus de l’écoeurement, je vais vomir l’humanité si ça continu…
    merci pour ton blog qui est et restera dans mes blog favoris et un coucou à ferlinpinpin qui me manque …
    enfin j’espère que tant que tu pourras exister realinfo je te tire mon chapeau et je retourne faire le singe qui a perdu ça queu ,je ne peux me la mordre ….

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    • realinfos

      25 novembre 2011 at 16 h 24 min

      Merci à toi,
      Notre ami ferlim est passé à autre chose,tu peux le retrouver sur son nouveau blog:
      http://www.suivi-soleil.com/
      Quand à la queue,je n’ai jamais essayé de me la mordre mais ça doit faire super mal…! 😉

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  6. Cinok

    25 novembre 2011 at 20 h 59 min

    Mouais, moi ça me fais penser qu’il y a un gars qui a dit … le problème n’est pas de savoir si la machine pense … mais si l’homme pense !

    A mon avis … là … la question sera résolue !

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