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L’Italie trop grosse pour couler, trop grosse pour être sauvée!

20 Sep

La situation économique de nos voisins transalpins relance les craintes sur les banques françaises et la zone euro.

Les pieds nickelés 🙂

C’est une mauvaise nouvelle de plus pour la zone euro. Alors que le sommet des ministres des Finances de l’Union européenne organisé en fin de semaine dernière en Pologne n’a débouché sur aucune décision susceptible de rassurer les marchés, Standard & Poor’s (S&P) a dégradé lundi soir la note de l’Italie. De quoi laisser craindre une contagion vers les autres pays du sud en difficulté.

La décision de S&P a en partie pris les investisseurs de court. D’abord parce que la note attribuée par l’agence américaine n’était pas sous surveillance – signe d’un abaissement probable -, mais seulement sous perspective négative. Ensuite parce que S&P était déjà plus pessimiste que ses concurrentes sur la situation financière de Rome. Après ce nouveau « downgrade », l’Italie bénéficie de la sixième meilleure note, A (contre AAA pour la France), seulement cinq petits crans au-dessus de la pire des notations possibles. Et avec perspective négative. Les investisseurs misaient plus sur une dégradation de la part de Moody’s, qui accordait encore à la péninsule une note de deux crans plus élevée que celle de sa concurrente.

Instabilité politique

Au-delà du timing surprenant, la décision de S&P reflète un certain scepticisme vis-à-vis d’un plan d’austérité massif de 54,2 milliards d’euros censé permettre à Rome de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2013 et de réduire une dette de 120 % du PIB. Ce dispositif pourrait étouffer la croissance déjà atone de la troisième économie de la zone euro, dans un contexte d’affaiblissement de la demande extérieure (lié au ralentissement observé en zone euro) et de « pression sur les coûts de financement » : malgré les rachats de la BCE, les obligations italiennes à 10 ans s’échangent à 5,59 % selon Reuters, soit pratiquement le niveau observé avant le début du programme. Autant de facteurs qui pourraient faire replonger l’Italie en récession en 2012 (- 0,6 %), selon le pire scénario envisagé par S&P.

D’autant que « le gouvernement de Silvio Berlusconi est trop faible pour faire passer des réformes structurelles susceptibles de relancer la croissance », souligne Fabio Liberti, spécialiste de l’Italie et des questions européennes à l’Institut de relations internationales et stratégiques. La libéralisation « des ordres » (dockers, avocats…) pour faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail a, par exemple, été bloquée.

Risque d’explosion de la zone euro

S&P fait bien du manque de crédibilité du gouvernement italien un des principaux problèmes du pays. Alors que la Ligue du Nord menace de quitter le gouvernement de centre-droit, l’agence souligne ainsi : « La fragilité de la coalition au pouvoir et les divergences politiques au Parlement vont probablement continuer à limiter la capacité de l’État à répondre de manière décisive à un environnement macroéconomique difficile sur le plan intérieur et extérieur. »

L’enjeu dépasse la seule péninsule. Avec ses 1 900 milliards de dette, l’Italie fait peser sur la zone euro un risque autrement plus important que celui de la Grèce (350 milliards), même si les Italiens en détiennent eux-mêmes plus de 60 %. C’est pourquoi les Européens se sont engagés le 21 juillet dernier à ce qu’il n’y ait pas d’autre restructuration de dette que celle de la Grèce.

Les banques françaises fragilisées

Mais le Fonds européen de secours (FESF), qui peut mobiliser jusqu’à 440 milliards d’euros de prêts, pourrait ne pas suffire pour venir au secours de Rome si les investisseurs ne prêtaient plus au pays à un coût raisonnable. En clair, si l’Italie chutait, c’est l’ensemble de la zone euro qui pourrait éclater.

Les banques françaises seraient les premières à trinquer. Non seulement par la valeur de leur portefeuille d’obligations italiennes (voir ci-dessous), mais aussi parce qu’elles possèdent des filiales dans la péninsule. BNP a racheté en 2006 la Banca nazionale del lavoro (BNL) et le Crédit agricole dispose d’un réseau bancaire avec Cariparma. Seule la Société générale s’en sort mieux en raison d’une moindre exposition à la péninsule italienne.

Mardi, à la clôture de la Bourse de Paris, BNP Paribas baisse de 6,51 %, Crédit agricole de 2,11 %, Société générale de 3,08 % et Natixis de 4,30 %. Elles étaient parmi les seules valeurs du CAC en baisse dans un marché en hausse de 1,50 %.

au 31 décembre 2010

http://www.lepoint.fr/

 
4 Commentaires

Publié par le 20 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

4 réponses à “L’Italie trop grosse pour couler, trop grosse pour être sauvée!

  1. Rahan

    20 septembre 2011 at 19 h 22 min

    trop compliqué poiur moi

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    • realinfos

      20 septembre 2011 at 19 h 54 min

      Un bon whisky et tu y verras plus clair lol 😉

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  2. Rahan

    20 septembre 2011 at 20 h 02 min

    je vois juste que sarkozi est en train d’adopter la mimique sénile de J. Chirac et que c’est pas bon signe pour lui……

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    • realinfos

      20 septembre 2011 at 20 h 20 min

      Je ne les calcule même plus toutes ces marionettes,ils n’existeraient pas qu’il ne faudrait surtout pas les inventer…!

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