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Archives du 18 septembre 2011

Séisme de mag 6.8 à Sikkim en Inde

Magnitude 6.8
Date-Time
Location 27.730°N,  88.082°E
Depth 20.7 km (12.9 miles)
Region SIKKIM, INDIA
Distances 68 km (42 miles) NW of Gangtok, Sikkim, India
119 km (73 miles) NNW of Shiliguri, West Bengal, India
272 km (169 miles) E of KATHMANDU, Nepal
572 km (355 miles) N of Kolkata (Calcutta), West Bengal, India
Location Uncertainty horizontal +/- 14.4 km (8.9 miles); depth +/- 7.4 km (4.6 miles)
Parameters NST=258, Nph=258, Dmin=369.6 km, Rmss=1.17 sec, Gp= 29°,
M-type=regional moment magnitude (Mw), Version=9
Source
  • Magnitude: USGS NEIC (WDCS-D)
    Location: USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID usc0005wg6
 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’anarchie, le plus parfait des systèmes

Vivre sans feux rouges, c’est possible !
La Suisse vient d’expérimenter l’anarchie routière

De mémoire de Lausannois, on n’avait jamais vu ça. Ce mercredi 7 septembre, entre 7h45 et 8h50 du matin, une quinzaine de jours après la rentrée des classes, en pleine semaine et à l’heure de pointe, il n’y avait pratiquement aucun bouchon dans la capitale vaudoise. Selon Georges-Marie Bécherraz, qui rapporte l’événement pour 24heures.ch, « le trafic s’est écoulé avec une fluidité comme on n’en voit que le dimanche à une heure pareille de la journée ». L’origine de ce petit miracle ? Eh bien tout simplement une panne d’électricité qui a rendu les feux de circulation inopérants dans une bonne partie du centre-ville. Pendant un peu plus d’une heure, la circulation de Lausanne n’était plus régulée ; c’était, à proprement parler, l’anarchie.

On aurait pu s’attendre à un embouteillage monstre, à de la tôle froissée et à quelques solides empoignades entre Helvètes exaspérés mais rien de tout cela ne s’est produit : la circulation a rarement été aussi fluide, on n’a pas déploré le moindre accrochage et tout s’est passé dans la bonne humeur.

Ce que nos voisins vaudois ont vécu est une expérience de coopération sociale. Et ce qui fait toute la valeur de cette expérience, c’est qu’elle n’avait été prévue ou voulue par personne et qu’elle s’est déroulée dans une ville de taille tout à fait respectable. Et ça a marché ! Pendant une grosse heure, l’anarchie routière a créé une circulation fluide, sûre et fondée sur la seule bonne volonté des automobilistes.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’idée selon laquelle une absence quasi-totale de règlementation routière serait supérieure à notre arsenal législatif actuel n’est pas vraiment nouvelle. Depuis des années déjà, des gens tout à fait sérieux défendent cette idée. Hans Monderman, ingénieur de la circulation hollandais, a même eu l’occasion de la tester en grandeur nature dans la petite ville de Drachten aux Pays-Bas. Bilan des courses : non seulement la circulation est parfaitement fluide mais le nombre d’accidents constatés dans les rues de Drachten a été divisé par quatre depuis que l’anarchie1 y règne ; piétons, cyclistes et automobilistes y vivent en harmonie, sans signalisation ni voies réservées. Depuis, plusieurs villes du nord de l’Europe s’y sont mises. Au point que le maire de Londres semble depuis quelques temps, séduit par l’idée.

Le fait est là : partout où l’expérience a été tentée, la coopération sociale spontanée s’est révélée plus efficiente et plus sûre que les systèmes codifiés et coercitifs qui dominent aujourd’hui. Sachant qu’ils ne sont plus protégés par la signalisation, les gens roulent plus prudemment, restent attentifs à leur environnement, se montrent volontiers plus courtois et abandonnent les comportements dangereux induits par la signalisation elle-même2. En l’absence de passages piétons et de pistes cyclables, une nouvelle hiérarchie émerge dans laquelle les usagers les plus fragiles sont prioritaires sans pour autant abuser de cette position. D’un système fondé sur une régulation arbitraire du trafic, on passe ainsi à une autogestion infiniment plus souple, qui s’adapte d’elle-même au cas par cas et ne repose plus sur la contrainte mais l’intérêt bien compris de tous.

C’est en tout cas ce que semble en avoir retenu M. Matthey, le chef du Service lausannois des routes et de la mobilité, qui envisage la possibilité de reconduire l’expérience en le faisant exprès cette fois-ci. Il est amusant d’imaginer la réaction d’un élu local si quelqu’un avait l’idée saugrenue de lui proposer de laisser ses administrés s’administrer eux-mêmes : « Laisser les gens faire ? Mais vous n’y songez pas malheureux ! Ce serait l’anarchie ! ».

causeur
http://mahamudras.blogspot.com/

Nous avons tous un cerveau,à chacun de savoir s’en servir 🙂

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

La chute de l’euro avant le dollar S T.flv

La chute des monnaies se produira t’elle avant 2015 ? la hausse de l’or et les matières premières vont  t’ils exploser les plafonds…?!

 

 

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

François Asselineau invité de Nicolas Doze sur BFM

François ASSELINEAU, invité de Nicolas DOZE dans son émission « LES EXPERTS DE L’ÉCONOMIE » sur BFM Business le 16/09/2011.

François ASSELINEAU était confronté à deux autres intervenants :

– Jean-Jacques de BALASY, Président de BARCLAYS CAPITAL FRANCE
– Philippe LENTSCHENER, Fondateur de l’agence de communication VALIOO.

http://conxientia.fr

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Siemens annonce l’abandon du nucléaire de manière définitive

Le groupe allemand Siemens tire un trait définitif sur le nucléaire. Il se contentera de fournir des pièces également utilisables pour des centrales thermiques, a annoncé son directeur, Peter Löscher, à l’hebdomadaire « Der Spiegel ».

« Nous ne nous impliquerons plus dans la gestion totale de la construction de centrales nucléaires ou dans leur financement. Ce chapitre est clos pour nous », a déclaré le responsable du groupe industriel dans un entretien.

« A l’avenir nous continuerons à livrer des pièces conventionnelles, comme des turbines à vapeur. Cela signifie que nous nous bornons à des technologies qui ne servent pas qu’au nucléaire, mais que l’on trouve aussi dans les centrales à gaz ou à charbon », a-t-il précisé.

Fukushima

Le patron de Siemens justifie cette annonce, attendue depuis plusieurs mois, par la catastrophe à la centrale japonaise de Fukushima et par « la position claire prise par la société et le monde politique en Allemagne » vis-à-vis de celle-ci.

Le gouvernement allemand a décidé en mars d’arrêter immédiatement les plus vieux réacteurs nucléaires du pays, puis de condamner les autres à l’horizon 2022.

M. Löscher enterre également définitivement le projet de coentreprise avec le groupe public russe Rosatom dans le nucléaire, « qui ne se concrétisera pas ».

La création d’une entreprise commune avec Rosatom avait été annoncée en mars 2009, peu après que Siemens a rompu avec le français Areva, en mettant fin à sa participation dans la filiale spécialisée dans la construction de chaudières nucléaires Areva NP.

ATS

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

4 séismes non répertoriés à proximité des îles Kouriles en Extrême-Orient russe?!

Samedi 17 Septembre

 » Quatre séismes ont été enregistrés à proximité des îles Kouriles en Extrême-Orient russe, un porte-parole du ministère des Situations
d’urgence dans la région de Sakhaline a déclaré samedi. «Le premier tremblement de terre de magnitude 7,1 a été enregistré à 06h35 Sakhaline temps (12h35 GMT) 460 km au sud-est de la ville de Ioujno-Kurilsk. Trois séismes de 5,8, 6 et 5,9 ampleur ont été signalés à 07h10,
08h09 et 08h38 (heure de Sakhaline), respectivement, « le porte-parole. Épicentres étaient situés dans l’océan Pacifique et les tremblements de terre n’ont pas été ressentis dans la région. Il n’ya pas de menace de tsunami, a déclaré le porte-parole.  »

http://hisz.rsoe.hu/alertmap/site/?pageid=event_desc&edis_id=EQ-20110917-32365-RUS

http://mysouth.su/2011/09/four-earthquakes-for-2-hours-occurred-in-the-kuril-islands/

 

Aucunes trace de ces séismes sur  l’ USGS ni sur l’EMSC ?!!!!

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Quakes/quakes_all.php

http://www.emsc-csem.org/#2

 

 

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

La guerre monétaire est loin d’être achevée entre Washington et Bruxelles

Si le rendez-vous européen de Wroclaw (Pologne) s’est soldé par une absence de concertation entre les Etats-Unis et l’Europe, il a au moins mis en évidence quelques points qui devraient bouleverser l’ordre établi jusque-là entre Washington et certains éléments de Bruxelles.

Pour cette réunion des ministres des Finances européens, l’establishment de Wall Street avait dépêché le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner. Ce dernier a immédiatement mis l’accent sur les inquiétudes des Américains quant au « conflit entre les gouvernements et la Banque centrale européenne», une semaine après la démission fracassante du chef économiste de la BCE. (Voir notre article.) Les économistes américains expliquent que l’administration Obama, qui a en ligne de mire la campagne présidentielle de 2012, s’inquiète d’une contagion de la crise de l’économie européenne dans l’hypothèse d’une fracture de la zone euro. « Si la crise s’approfondit, c’est l’économie américaine qui en subirait le contrecoup, choc inverse de celui qui avait frappé l’Europe après la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 ». L’envoyé spécial de Wall Street a pointé un doigt accusateur vers les oiseaux de mauvais augure qui expriment des « propos inconsidérés sur la fin de la zone euro ». On remarquera le cynisme de ce personnage qui omet volontairement d’avouer que les problèmes européens sont essentiellement le fait de Wall Street et de ses pièces d’artillerie que sont les JP Morgan et surtout Goldman Sachs. Les analystes de JP Morgan parlent d’un « sentiment croissant selon quoi la crise va prendre une tournure très désagréable (…) … la fin de partie de l’Union monétaire européenne approche à grands pas », et leurs collègues de Goldman Sachs s’inquiètent ouvertement de ce que veulent les Allemands : « Où veulent-ils réellement emmener l’euro ? ».

Pour sa part, le Belge Didier Reynders a osé dire à Tim Geithner que les Européens n’ont pas de leçon à recevoir d’un politicien dont le pays croule sous les déficits et où les politiciens ne parviennent même pas à s’entendre sur le moyen de les résoudre. « L’Amérique n’a rien à nous dicter quand elle-même refuse platement nos suggestions », ajoute l’Autrichienne Maria Fekter. Plus diplomatique, Jean-Claude Juncker (président de l’Eurogroupe) a tout de même expliqué à Tim Geithner qu’il existe des « différences d’approche »entre les Américains et les Européens. S’agissant enfin des Européens, on a vu leur désaccord puisqu’ils (Eurogroupe) ont repoussé jusqu’à mi-octobre toute décision sur le versement de 8 milliards d’euros à la Grèce.

Ces éléments ne laissent nullement augurer une cessation de tirs de Wall Street sur le secteur bancaire européen. Les attaques contre les bancaires européennes reprendront de plus belle. N’oublions pas ce que LIESI a dit dans le numéro 238, du 15 septembre 2011 :

Aujourd’hui, l’establishment américain est parfaitement conscient qu’en déclenchant le scénario de cette « bonne crise majeure », ainsi appelée par David Rockefeller en septembre 1994, pour introduire le Nouvel Ordre Mondial, les Etats-Unis sont condamnés à l’effondrement. Par contre, tous les moyens sont employés pour faire tomber l’Europe AVANT. Ce qui arrive concernant le système EURO ne surprendra pas le lecteur, puisque LIESI l’avait annoncé le 31 décembre 2010, en citant le pasteur Lindsey William.

Le 15 décembre 2010, le pasteur Lindsey Williams était interviewé par Alex Jones, tout particulièrement sur les confidences faites par un certain M. Fromm, aujourd’hui décédé. C’était, explique le pasteur, un « homme puissant de l’establishment». Parmi les sujets abordés, il y eut celui de l’euro.

« L’Union européenne va avoir un très gros problème. (Que dire aujourd’hui, huit mois après? Ndlr) On me l’a déjà dit. L’euro s’effondrera avant le dollar américain et quand cela arrivera, vous n’aurez que deux à trois semaines pour quitter le papier. Souvenez-vous de ce que M. Fromm m’a dit, il y a deux ans. Il a dit : ‘‘Pasteur, quittez tout ce qui est papier. Comprenez bien ce que mon conseil signifie. (…) Vous perdrez énormément si vous ne le faites pas. (…) Quand l’euro va s’effondrer, liquidez tous vos comptes bancaires, sans quoi vous perdrez tout. Je ne sais pas comment dire les choses plus simplement ».

http://liesidotorg.wordpress.com/

 

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

La France saurait-elle faire face à une catastrophe nucléaire ?

 

Cet article est assez effrayant pour la population en cas de catastrophe nucléaire, RIEN de    concret n’est envisagé. Comme nous somme en France tous, plus ou moins concernés avec les 58 réacteurs qui sont disséminés sur le territoire, il faudrait que nous ouvrions les yeux. Les    nucléocrates n’hésiteraient pas, à sacrifier une partie de la population. Faut il attendre l’irréparable? Le seul moyen c’est d’abandonner cette énergie que l’on ne maitrise pas, et mettre les    moyens nécessaires dans celles renouvelables, même si notre petit confort personnel doit en souffrir.

Les quatre tours de refroidissement du centre nucléaire de production électrique de    Dampierre-en-Burly.Mathilde Gérard / Le Monde.fr

Même s’il a rapidement été maîtrisé, l’accident de la centrale de    Marcoule n’a pas manqué de rouvrir le débat sur la gestion d’un accident nucléaire grave en France. Cette fois, les conséquences sont restées confinées au    périmètre le plus réduit : celui de ce centre de traitement de déchets nucléaires du Gard où l’explosion d’un four a fait un mort et quatre blessés.

Mais que se serait-il passé si l’accident de Marcoule avait entraîné des fuites de    particules radioactives, portées vers Avignon, à une trentaine de kilomètres, par le mistral qui soufflait ce jour-là ? Plus généralement, maintenant que le drame de Fukushima a laissé    entendre que l’impensable était possible, la question se pose : comment une telle catastrophe nucléaire serait-elle gérée en France ?

Selon Jean-Luc Godet , à la tête de la Direction des rayonnements ionisants et de la santé    à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « l’accident de Tchernobyl a montré les limites d’une mentalité probabiliste », qui suppose que les probabilités statistiques d’un accident sont si faibles    que nul n’ait besoin de s’en préoccuper .

 

DANS L’URGENCE

 

La catastrophe dans la centrale ukrainienne conduit donc les autorités à se pencher enfin    sur une doctrine française à suivre en cas d’accident… trente ans après la construction du premier réacteur produisant de l’électricité nucléaire en France, à Marcoule justement. Les Plans    particuliers d’intervention (PPI) font alors leur apparition, supervisés, autour de chaque site nucléaire, par les préfets, et encadrés désormais par un décret de 2005 . Le principe : prévoir un    confinement de la population, une éventuelle évacuation, et la prise de comprimés d’iode.

Ces PPI forment une base indispensable à l’intervention en phase d’urgence, mais encore    limitée. Au Japon , des villages ont été évacués dans un rayon de cinquante kilomètres autour de la centrale de Fukushima. En France, ces plans couvrent une zone ne dépassant pas dix kilomètres,    voire 500 mètres pour certaines installations, déplore Roland Desbordes , président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité). Au-delà, rien n’est    prévu pour les populations.

Ce n’est pas la seule limite. A Marcoule par exemple, la zone couverte par le    PPI est répartie entre le préfet du Gard et celui du Vaucluse, avec les risques que cela soulève en termes d’ordres contradictoires.

 

DES PLANS OPÉRATIONNELS ?

 

Mais surtout, des doutes existent sur l’application des PPI et leur capacité à parer à    toute éventualité. Concernant la première mesure, le confinement : « Lors de l’accident d’AZF à Toulouse, le préfet a ordonné de s’enfermer chez soi. Mais dans certaines maisons, les fenêtres    avaient éclaté. Et dans les zones rurales, si on coupe la ventilation d’un élevage en batterie, tous les animaux meurent », explique Raymond Sené , physicien nucléaire membre du GSIEN (Groupement    des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire).

Les PPI prévoient également la mise à disposition de comprimés d’iode –    qui permettent uniquement de se protéger d’une contamination à l’iode radioactive , à l’origine de cancers de la thyroïde. Mais l’épisode de Marcoule a démontré les    dysfontionnements du dispositif : « c’est un fiasco », affirme Alexandre Pissas, président de la CLI (Comité local d’information) de ce site. « Toutes les communes concernées    n’ont pas été chercher leurs boîtes, certains habitants non plus, et des stocks entiers d’iode sont périmés dans les pharmacies…« De plus, selon Roland Desbordes, « il est    désormais interdit de se procurer de l’iode au-delà de la zone très limitée du PPI. »

Reste la question sensible de l’évacuation. Dans les PPI, un accident aussi important que    celui de Fukushima n’est clairement pas envisagé. Car de nombreuses centrales sont installées à proximité de grands foyers de population – la centrale de Bugey est à 35    kilomètres de Lyon, celle de Nogent-sur-Seine à une centaine de kilomètres de la région parisienne… Pour Yves Cochet, député EELV (Europe Ecologie-Les Verts), « s’il y a un accident grave dans la    centrale de Nogent, que les vents soufflent vers l’Ouest, que les nappes phréatiques et la Seine sont contaminées, ce sont potentiellement 12 millions de Franciliens qui sont touchés. Or, rien    n’est prévu pour faire face à cette éventualité, et de toute façon, il est totalement impossible d’évacuer rapidement Paris et sa banlieue. »

 

PLAN « PLUTÔT CONFIDENTIEL »

 

Selon Yves Cochet , après la phase d’urgence, l’armée a toutefois élaboré un plan « plutôt    confidentiel », où il est notamment prévu, si aucune évacuation rapide n’est possible, « de départager la population déjà trop contaminée pour être évacuée, et celle qui pourra partir. Une    discrimination assez effrayante…« En tout cas, au-delà des premiers jours, aucun « document officiel » ne prévoit pour le moment la marche à suivre, assure Jean-Luc    Godet.

Une enveloppe financière est par contre prévue pour faire face aux dommages nucléaires, à    hauteur de 1,5 milliard d’euros, dont près de la moitié avancée par l’exploitant. Le montant est insuffisant, estime le président de la Criirad : « Il n’y a pas d’assurance pour le nucléaire. Et    l’argent mis sur la table équivaut seulement au prix du sarcophage posé autour de la centrale de Tchernobyl. »

 

« PENSER LA SUITE »

 

Pour faire face à ces lacunes, l’ASN est chargée, depuis 2005, de penser le moyen et le    long terme. « A l’époque, on faisait des exercices où le préfet ordonnait la mise à l’abri des gens, puis c’était tout, il ne savait pas comment lever cet ordre… Il fallait logiquement penser la    suite », explique Jean-Luc Godet. Depuis six ans, le Codirpa (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle) mobilise donc environ 130 membres – associations,    élus, CLI, agences sanitaires, experts européens en radioprotection, exploitants nucléaires, etc. – pour plancher sur ce problème complexe. Avec un tas de questions sensibles : comment nettoyer    les maisons dans les zones urbaines contaminées ? Que faire des objets et déchets radioactifs ? Comment enfouir ou déplacer les sols superficiels contaminés ? Comment réhabiliter les terres    devenues improductives pour l’agriculture ?

Une des premières avancées du Codirpa est de dessiner un zonage du territoire en cas    d’accident : une première zone dite « d’éloignement » de quelques kilomètres ; une deuxième zone de « protection » où « il est plus avantageux de rester que de partir », selon M. Godet, et où la    population vivrait dans des habitations nettoyées sans pouvoir consommer les produits de la terre ; puis une zone de « surveillance », sur une soixantaine de kilomètres à la ronde, où les    produits alimentaires sont susceptibles de dépasser les niveaux maximum admissibles de radioactivité.

 

RIEN DE PRÉVU EN CAS D’ACCIDENT GRAVE

 

Mais pour l’instant, le Codirpa ne réfléchit pas encore à un scénario à la hauteur de    Tchernobyl ou de Fukushima. Il se fonde sur les simulations de deux accidents, dont le plus grave occasionnerait des rejets radiocatifs pendant seulement vingt-quatre heures, alors qu’à    Fukushima, six mois après la catastrophe, les fuites n’ont pas pu être maîtrisées !

 

L’examen d’un accident plus grave et complexe viendra dans un second temps, après la    publication d’une première doctrine sur la gestion d’un accident modéré début 2012 et après avoir tiré les leçons de Fukushima, promet Jean-Luc Godet.

Autre faiblesse du Codirpa : malgré un effort de concertation avec les associations et les    acteurs locaux, plusieurs voix se sont élevées contre une implication et un pouvoir encore insuffisants de la population. La Criirad, elle, a refusé de participer au comité de l’ASN. Notamment    parce que le Codirpa accorderait « une place maîtresse à une association comme le CEPN [Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire], composée d’Areva, d’EDF, du    CEA et de l’IRSN, représentant en fait le lobby nucléaire ». Plus grave, selon Roland Desbordes : « Sur le fond, le Codirpa construit son travail sur des programmes de recherche européens sur    Tchernobyl – Ethos et Core – qui ont conclu, en gros, que la vie pouvait très bien s’organiser dans des zones contaminées, en minorant largement les problèmes de la radioactivité et de l’état de    santé de la population. Il veut adapter ce modèle en France »

 

Article d’Angela Bolis

Source LE MONDE

http://wikistrike.over-blog.com/

 
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Publié par le 18 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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