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Archives du 16 septembre 2011

Non-lieu sur Tchernobyl: falsification et tromperie, selon Paul Giacobbi

AJACCIO – Le président de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), Paul Giacobbi, a qualifié vendredi le non-lieu de la cour d’appel de Paris dans l’enquête sur l’impact du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986 en France de falsification et de tromperie.

Une fois de plus, il nous faut déplorer cette culture du secret et du mensonge qui caractérise notre pays, ainsi que cette incapacité de notre justice à s’émanciper de cette chape de plomb pour dire tout simplement le droit et accorder de justes réparations aux victimes, a déclaré M. Giacobbi dans un communiqué.

Déplorant que la falsification et la tromperie (aient) bien eu lieu, il a souligné que si la justice n’établit pas avec certitude de lien juridique entre cette entreprise de mensonge, l’absence de mesures de prévention qui en a résulté et la multiplication manifestement anormale d’un certain nombre d’affections caractéristiques comme le cancer de la thyroïde dans les zones les plus exposées, le bon sens ne peut que le relever et la morale que le déplorer.

Le président de la CTC, également député (PRG) de Haute-Corse, a ajouté qu’il insisterait pour que soit débattue à l’Assemblée nationale sa proposition de loi déposée il y a plusieurs années sur la présomption de causalité entre les accidents d’irradiation et l’apparition d’un certain nombre de pathologies.

Il a aussi indiqué que la CTC allait attribuer 400.000 euros pour financer une enquête épidémiologique en Corse, où le nombre de cancers et de maladies de la thyroïde avait explosé après la catastrophe. L’Assemblée de Corse débattra les 6 et 7 octobre de cette question pour marquer sa volonté politique très forte de voir aboutir cette action.

Cette enquête, a-t-il ajouté, doit apporter un éclairage objectif et précis sur l’impact sanitaire de cette catastrophe et sera confiée à un organisme indépendant par appel d’offres européen.

La cour d’appel de Paris a estimé le 7 septembre que la catastrophe de Tchernobyl n’avait pas eu de conséquence sanitaire mesurable en France, mettant notamment hors de cause l’ancien directeur du Service central de protection contre les rayons ionisants, le Pr Pierre Pellerin, seul mis en examen dans ce dossier, pour tromperie aggravée, en 2006.

AFP

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Après les gaz de schiste, Total expérimente l’enfouissement industriel de CO2…

Par Sophie Chapelle (14 septembre 2011)

Capter et enfouir le CO2 émis par les usines et centrales. C’est le rêve de toute industrie polluante pointée du doigt à cause du réchauffement climatique. Un rêve que Total tente de réaliser à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques. Côté pile : des risques non négligeables pour les populations environnantes, une absence de concertation, et un coût probablement astronomique qui sera assumé par les contribuables. Après les déchets nucléaires, bienvenue dans l’ère des déchets de CO2.

Les habitants de Lacq, petite commune des Pyrénées-Atlantiques, connaissent bien l’extraction du gaz naturel. Depuis la découverte en décembre 1951 d’un gisement de gaz exploité par Elf – devenu Total –, ils ont vu leur région rurale se transformer en un important bassin industriel. Torchères et cheminées ont poussé comme des champignons au milieu des vignobles et des champs de maïs. En 1960, le gisement de gaz de Lacq représentait 90 % de la production nationale. Un demi-siècle plus tard, 700 salariés poursuivent l’extraction et le traitement du gaz béarnais pour la multinationale. Une extraction en voie d’extinction.

Capter et enfouir le CO2 : un marché de 600 milliards d’euros !

La fin inévitable du gisement est prévue pour 2013, année durant laquelle Total prévoit de céder le champ gazier de Lacq au groupe canadien Vermilion. La fin ? Pas tout à fait. Car après avoir consciencieusement vidé le sous-sol de Lacq de son gaz, Total mène une ultime expérimentation : le captage et stockage du CO2 (CSC). Cette technologie est expérimentée au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, assure Total. Les compagnies proposent ainsi de capter le dioxyde de carbone (CO2) produit par leurs raffineries ou leurs centrales (notamment au charbon) puis de l’enfouir dans des strates géologiques ayant contenu du gaz, du pétrole ou du charbon. La promesse de réduire leur impact sur l’effet de serre s’accompagne cependant d’une perspective bien plus attrayante. La captation et la séquestration du CO2 représenterait « quelques 600 milliards d’euros à l’horizon 2030 », selon Valérie Létard, ex-secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie.

Le procédé consiste d’abord à capter le dioxyde de carbone. Pour cela, les équipes de Total ont converti l’une des cinq chaudières existantes de l’usine de Lacq en chaudière à oxycombustion. La chaudière servait jusque-là à produire de la vapeur, entraînant un alternateur pour générer de l’électricité grâce à la combustion de gaz extrait du site. Avec l’oxycombustion, ce n’est pas de l’air mais de l’oxygène pur qui est utilisé pour brûler le combustible. Cela permet d’accroître la concentration de CO2 dans les fumées rejetées – jusqu’à 95 % – facilitant ainsi son piégeage. Une fois comprimé, le CO2 est transporté par des pipelines, longs de 27 km, jusqu’au site de la Chapelle-de-Rousse, à Jurançon, pour y être enfoui (« séquestré »). C’est dans un ancien puits d’extraction de gaz naturel, désormais à sec, que Total stocke le CO2. Et ce, jusqu’à 4.500 mètres de profondeur. Après avoir obtenu l’autorisation préfectorale en mai 2009, Total projette d’enfouir en deux ans 120.000 tonnes de CO2, pour un coût de 60 millions d’euros. Pourquoi un tel investissement ?

La suite ici:

http://www.bastamag.net/article1722.html

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

L’Europe au service de Monsanto

par Laurent Pinsolle(son site) vendredi 16 septembre 2011

C’est un feuilleton les plus incroyables mais aussi l’un des plus significatifs de la construction européenne : la tentative de Monsanto d’imposer la commercialisation de ses produits à des Etats qui ne le souhaitent pas, avec l’appui des institutions européennes. Nouvel épisode.

Une méfiance légitime

Aujourd’hui, les autorités publiques en Europe suivent globalement leur population dans leur réticence à l’égard des OGM. Même s’il est vrai que les problématiques actuelles de manque de nourriture pour la planète imposent de ne pas se fermer à un progrès scientifique qui a permis au monde de considérablement augmenter sa production agricole, la prudence des gouvernements européens est parfaitement compréhensible sur ce sujet.

En effet, les Organismes Génétiquement Modifiés posent un double problème. Le premier est leur innocuité. Leurs partisans ont tendance à inverser la demande de la preuve en soulignant que leur dangerosité n’a pas été prouvée. Cependant, pour ce qui est de la sûreté alimentaire, il n’est pas difficile de comprendre que c’est bien la preuve de l’innocuité qui doit être apportée, naturellement après une assez longue période pour éviter d’affronter de fâcheuses conséquences à l’avenir.

Les Organismes Génétiquement Modifiées ne sont pas comme les croisements d’espèces existantes, sûres, mais des produits nouveaux qui exigent une certification beaucoup plus prudente, d’autant plus que les phénomènes de pollinisation ont tendance à faire proliférer ces nouvelles espèces avec des conséquences que nous maîtrisons mal. En outre, il ne faut pas oublier que ces OGM sont en général des vaches à lait financières pour les groupes qui les produisent.

Une Europe profondément antidémocratique

En effet, Monsanto a vu son chiffre d’affaire et ses bénéfices exploser avec le lancement de ces produits. En ne permettant pas aux agriculteurs d’utiliser une partie de la récolte pour planter l’année suivante, il s’agit d’un immense jackpot financier. Du coup, il est bien évident que la perspective de profits colossaux amène à porter un regard très critique sur les promesses du groupe étasunien… Leur parole ne peut pas être prise pour argent comptant, tant leur semence en rapporte, de l’argent.

Dans ce contexte, il est assez incroyable que les institutions européennes fassent autant d’effort pour essayer d’imposer la commercialisation des semences Monsanto aux pays européens qui ne le souhaitent pas. Elles utilisent toutes les ficelles les moins démocratiques des traités européens pour le faire. C’est ainsi que la Commission a récemment tenté de faire passer un texte qui n’a du son rejet qu’au fait que plus des deux tiers des voix s’y sont opposées.

En clair, si seulement 65% des voix l’avaient fait, Monsanto aurait gagné. Mais cet échec n’a pas refroidi l’entreprise qui essaie désormais de passer par la Cour de Justice Européenne pour imposer la commercialisation de ses produits aux Etats réticents. Le dernier rebondissement de cette affaire pourrait par conséquent remettre en cause le moratoire français, qui a pourtant été le fruit d’une décision démocratique, soutenue par la majorité.

Ah, elle est belle cette Europe ! Comment croire les fédéralistes qui nous promettent plus de démocratie quand on constate ce que ce dédale bureaucratique et antidémocratique fait : l’Europe pourrait bien imposer par la force la commercialisation des produits Monsanto contre la volonté de 80% des Etats.

http://www.agoravox.fr/

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espagne: dette publique à 65,2% du PIB, record historique pour les régions!

MADRID – La dette publique de l’Espagne a encore augmenté au deuxième trimestre, à 65,2% du PIB, soit huit points de plus qu’il y a un an (57,2%), creusée notamment par la dette des régions, qui atteint un niveau historique, selon des chiffres publiés vendredi par la Banque d’Espagne.

Le niveau de la dette espagnole est cinq points au-dessus de la limite fixée par le pacte de stabilité de l’UE (60%), mais reste environ 20 points en-dessous de la moyenne européenne (85,1% en 2010).

Elle s’élève, fin juin, à 702,806 milliards d’euros, ce qui représente 65,2% du PIB, contre 63,8% trois mois plus tôt.

Cette proportion est la plus élevée pour le pays depuis 1997, époque à laquelle la dette publique espagnole représentait 66,1% du PIB, selon les tableaux fournis par la Banque d’Espagne.

Le gouvernement prévoit pour fin 2011 une dette à 67,2% du PIB, et son objectif est de la maintenir sous les 70% jusqu’en 2014.

Il a aussi adopté récemment une règle d’or budgétaire qui stipule qu’à partir de 2020 sa dette ne devra plus dépasser les 60% exigés par le pacte de stabilité.

La dette publique espagnole, en proportion du PIB, est en hausse continue depuis le premier trimestre 2008, où elle atteignait 35,8%, après plus d’une décennie de baisse, alors que le pays était en forte croissance avec des comptes publics excédentaires.

La situation des 17 régions autonomes est particulièrement préoccupante: au deuxième trimestre 2011, leur dette cumulée atteignait 133,172 milliards d’euros, soit 12,4% du PIB du pays (contre 10,2% un an plus tôt), un record historique selon les chiffres de la Banque d’Espagne, tandis que celle des municipalités est restée stable sur un an, à 37,64 milliards (3,5% du PIB).

Le fort degré d’autonomie des régions espagnoles est une source d’inquiétudes pour les marchés, qui craignent que leur endettement ne compromette l’objectif du gouvernement de réduire son déficit à 6% du PIB en 2011, puis 3% en 2013, après 11,1% en 2009.

Douze des 17 régions n’ont pas atteint au premier semestre l’objectif de déficit budgétaire fixé par le gouvernement et doivent donc faire des efforts supplémentaires, a annoncé récemment la ministre de l’Economie Elena Salgado.

AFP

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Dette: un député propose que les Français puissent acheter des obligations!

Jérôme Chartier (UMP), membre de la commission des Finances de l’Assemblée, propose que les Français puissent souscrire directement des obligations d’Etat pour « diversifier » le financement de la dette et limiter la dépendance aux marchés, jeudi dans un entretien aux Echos.
Jugeant que la limitation de la dépendance de la dette française vis-à-vis des marchés « devrait être une priorité politique », le député du Val d’Oise suggère de « donner aux épargnants un accès direct et régulier aux émissions d’obligations d’Etat, OAT et BTAN du Trésor français ».
S’il considère que la stratégie pour placer la dette ces dernières années, via l’Agence France Trésor, uniquement auprès d’institutions financières a été « efficace », il souligne que « le contexte aujourd’hui est exceptionnel » et que « nous sommes devenus trop dépendants de quelques grands investisseurs qui, pour certains, spéculent sur les dettes d’Etat en pariant sur l’éclatement de la zone euro ».
Faire appel directement à l’épargne des particuliers pour financer la dette, comme le fait le Japon, serait, à ses yeux, « un signal très fort envoyé aux marchés ». « Il ne s’agit pas de remplacer les investisseurs institutionnels, mais (…) de diversifier nos modes de financement », précise M. Chartier.
Pour lui, les titres d’Etat français sont assez attractifs pour les particuliers. « La rémunération du Livret A est actuellement de 2,25%. La dernière émission d’OAT à dix ans s’est opérée à un taux de 2,90%. Cela aurait pu séduire nombre de particuliers », estime le député UMP.

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

DANGER : « La guerre de la Méditerranée » – Les alliances se mettent en place

 

Israël et la Grèce ont invoqué un Pacte de défense mutuelle, signé secrètement il y a seulement 12 jours, à la lumière des    lourds mouvements de l’armée turque, aériens et maritimes en Méditerranée orientale ! Tout se met en place pour une guerre dans un très proche futur.

http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fwww.debka.com%2Farticle%2F21301%2F

Dans le même temps, l’armée Turque a eu le feu vert pour tirer sur Israël, rappelons que la Turquie est pour un état Palestinien.

Autre détail, les menaces de l’OTAN et du Nain Sardanapale sur la Syrie, qui a des accords militaires avec l’Iran.

Les Etats-Unis ont par ailleurs hier exhorté les citoyens américains à quitter la Syrie immédiatement, disant que la répression violente du gouvernement sur les manifestations pacifiques avait abouti à une situation incertaine et instable.

http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=en&to=fr&a=http%3A%2F%2Fmobile.reuters.com%2Farticle%2FidUSTRE78E5XA20110915%3Firpc%3D932

Des alliances se mettent en place, de lourds mouvements militaires sont effectués, des déclarations suspectes, tout prédit un final explosif, tout semble aller droit vers une guerre en Méditerranée.

Ghisham Doyle pour WikiStrike

http://wikistrike.over-blog.com

 

Sans oublier que la Gréce creuse en ce moment même un fossé anti-char de 120 kilométres:

Voici une curieuse information développée par la version électronique de l’hebdomadaire grec To Vima. Il y est évoqué qu’un fossé antichar long de 120 kilomètres, large de 30 mètres et profond de 7 mètres, sera creusé à la frontière entre la Grèce et la Turquie. Le journal explique que cet « immense projet défensif de la plus grande importance » survient alors que la Grèce entre dans une grande récession économique. Commentaire de To Vima : le fossé remplira une double mission : d’une part, il éliminera la possibilité d’une attaque terrestre de la Turquie contre la Grèce et d’autre part, il barrera la voie aux milliers de migrants clandestins qui franchissent chaque année la frontière gréco-turque.

Ces travaux olympiens, qui ont commencé en décembre 2009, seront financés par le ministère grec de la Défense et l’état-major général de l’Armée de terre. « A l’heure actuelle, une tranchée longue de 14,5 kilomètres est déjà construite. Le coût total de l’ouvrage est gardé secret ». D’autres pays comme l’Iran (qui construit depuis 2004 sa propre ligne Morice le long de la frontière avec l’Afghanistan) suivent cette même logique.

http://liesidotorg.wordpress.com/2011/08/06/grece-si-tu-veux-la-paix-prepare-la-guerre/

 

Autre article:

La Turquie envoie Israël se faire voir chez les… Grecs

9 septembre 2011 – 12:40

En raison de sa situation géographique, la Turquie doit faire face à plusieurs défis sécuritaires. Ainsi, les détroits du Bosphore et des Dardanelles constituent les principaux débouchés des hydrocarbures produits en Asie centrale, ce qui en fait des zones stratégiques. Cela était d’autant plus vrai pendant la guerre Froide où ils étaient un point de passage pour les navires de guerre soviétiques. Et c’est ce qui explique en partie l’adhésion du pays à l’Otan, dès 1952.

A cela s’ajoute sa proximité avec le Caucase, région instable depuis la chute de l’URSS. Et sans oublier le conflit kurde, qui déborde en Irak, ses différends territoriaux avec la Syrie (région du Sandjak d’Alexandrette), ainsi que ses désaccords au sujet du débit de l’Euphrate, ses mauvaises relations avec l’Arménie et la Grèce. Qui plus est, la Turquie partage une frontière avec l’Iran, accusée de mener un programme nucléaire à visée militaire.

Alliée des Etats-Unis, la Turquie a entretenu, jusqu’à ces derniers temps, d’excellentes relations avec Israël. Chose rare pour un pays musulman, qui a été l’un des tous premiers au monde à accorder le droit de vote aux femmes (1934). En 1996, des accords turco-israélien en matière de défense ont été conclu. De même que sur le plan économique, avec des échanges commerciaux passés de 50 millions de dollars en 1980 à 3,5 milliards en l’espace de 30 ans.

Seulement, la Turquie change. Avec l’arrivée au pouvoir, en 2002, de l’AKP de tendance « islamo-conservatrice », le kémalisme, qui, basé sur les principes d’Atatürk, tend à promouvoir la laïcité et un rapprochement vers l’Occident, bat de l’aile. Et son dernier bastion qu’était l’armée est en train de céder (un général turc sur dix dort en prison…).

Tout cela a des conséquences sur la politique extérieure d’Ankara. Et en premier lieu sur sa relation avec l’Etat hébreu. Depuis décembre 2008, et l’opération Plomb durci menée par Tsahal contre le Hamas dans la bande de Gaza, le pouvoir turc avait déjà commencé à prendre ses distances. Et l’assaut donné en mai 2010 contre le Mavi Marmara, navire amiral d’une flottille dite humanitaire envoyée pour apporter de l’aide à la population gazaouie (9 tués), a servi de prétexte à la Turquie pour remettre en cause sa relation avec Israël, qui refuse de s’excuser pour l’arraisonnement du navire.

Ainsi, le 2 septembre dernier, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, annoncé l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël à Ankara ainsi que la suspension des accords bilatéraux de défense entre les deux pays. Et depuis, il ne cesse de faire monter la pression.

 

Le 6 septembre, le même Erdogan a confirmé la suspension des échanges militaires avec Israël tout en annonçant l’intensification de patrouilles navales en Méditerranée orientale, là même où opèrent les navires de guerre israélien.

« La Méditerranée orientale n’est pas pour nous une zone étrangère. Aksaz et Alexandrette, ces lieux ont les moyens (…) de fournir des escortes », a-t-il déclaré, en faisant référence à deux ports de la marine turque. « Bien entendu, nos navires seront beaucoup plus souvent visibles dans ces eaux », a-t-il encore ajouté. Il s’agit de montrer l’opposition d’Ankara aux contrats gaziers passés entre Israël et Chypre, pays divisé en deux depuis l’invasion du nord par la Turquie.

Le lendemain, Recep Tayyip Erdogan, encore, a accusé Israël de manquer de « loyauté en ce qui concerne les accords bilatéraux en matière d’industrie de défense ». En cause, selon lui, le non renvoi en Turquie de drones envoyés en Israël pour leur maintenance.

Il s’agit d’une dizaine de drones Heron TP livrés à Ankara l’an passé et qui ont fait l’objet d’un retour chez leur fabriquant pour des problèmes techniques. « On leur a envoyé des drones, ils ne nous les ont pas restitués, prétextant des problèmes de notre côté. Est-ce que cela est éthique ? », a demandé le Premier ministre turc. Ces appareils sont notamment utilisés pour surveiller les mouvements des rebelles kurdes à la frontière avec l’Irak.

« Il peut y avoir des différends entre pays, des problèmes (…) Mais vous êtes obligés de respecter l’éthique commerciale internationale », a fait valoir M. Erdogan. « Nous ne laisserons jamais piétiner notre honneur et notre fierté, cela n’a pas de prix », a-t-il ajouté. Les autorités turques entendent également saisir la Cour internationale de justice au sujet de la modernisation de ses F-4 Phantom et F-16 block 40/50, laquelle devait être menée conjointement par le groupe israélien Elbit et le turc Aselsan pour 167 millions de dollars.

Enfin, dernière déclaration en date, Recep Tayyip Erdogan a annoncé, le 8 septembre, que la marine turque escortera tout bateau turc transportant de l’aide humanitaire à destination de Gaza. « Désormais, nous ne permettrons pas que ces navires soient attaqués par Israël, comme cela s’est produit avec la flottille de la liberté », a-t-il précisé. Et comme la bande de Gaza est soumise à un blocus naval par Israël, le risque d’un accrochage est devenu probable, même si, compte tenu de son appartenance à l’Otan, la Turquie évitera d’aller au-delà d’une certaine limite, sous peine de voir un nouveau conflit dans la région, qui n’en a pas besoin.

De son côté, le gouvernement israélien, même s’il se dit attaché à la relation avec Ankara, a pris acte de l’attitude des dirigeants turcs. Ainsi, Israël a entamé un rapprochement avec la Grèce, adversaire historique de la Turquie. Des juin 2008, les deux pays ont mené conjointement d’importantes manoeuvres aériennes. Et cette collaboration est appelée à s’intensifier prochainement, notamment après la première visite en Israël, cette semaine, d’un ministre grec de la Défense, en l’occurrence, Panos Beglitis. Ainsi, ce dernier a signé, avec son homologue israélien, Ehud Barak, un mémorandum de coopération en matière de sécurité.

« Nous voyons avec satisfaction l’approfondissement et l’élargissement des relations entre nous et les Grecs dans tous les domaines, y compris dans le domaine de la sécurité, et nous souhaitons voir l’approfondissement et l’élargissement de cette coopération entre les gouvernements, entre les ministères de la Défense et entre nos peuples », a alors déclaré Ehud Barak.

Signe supplémentaire que le divorce israélo-turc est sur la voie d’être consommé : au printemps dernier, la Knesset a abordé, pour la première fois, la question du génocide arménien de 1915. Jusqu’à présent, et compte tenu des bonnes relations entre les deux pays, cette affaire avait été soigneusement évitée.

http://www.opex360.com/2011/09/09/la-turquie-envoie-israel-se-faire-voir-chez-les-grecs/

 

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Hissez-haut, indignado: la chanson des indignés

Les indignés ont leur hymne et elle s’appelle « Hissez-haut, indignado », une petite sérénade aux paroles bien trouvées qui risque de faire le tour du web! Allez, tous en coeur, aujourd’hui, c’est karaoké!

http://lesmoutonsenrages.fr/

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Transactions frauduleuses: Moody’s pourrait dégrader UBS

L’agence de notation financière Moody’s a annoncé jeudi avoir placé la note AA3 long terme d’UBS sous surveillance. Cela en vue d’une possible dégradation en raison des « faiblesses dans la gestion du risque du groupe ».

La banque a annoncé jeudi qu’un courtier ayant causé une perte de l’ordre de deux milliards de dollars liée à des transactions non autorisées avait été appréhendé à Londres.

Une perte de 2 milliards de dollars serait certes « gérable » par la banque, note Moody’s, mais « ces pertes soulèvent des questions sur la capacité du groupe à réussir la reconstruction de ses opérations de banque d’investissement ».

L’examen de la situation « a peu de chance de conduire à des dégradations de plus d’un cran », a précisé Moody’s dans un communiqué.

Implications étudiées

Moody’s étudiera également « les implications d’un tel événement sur la capacité de la direction à faire croître le chiffre d’affaires de la banque d’investissement d’une façon convenable en termes de risque, et l’impact potentiel sur ses bénéfices d’un nouveau revers sur ce front ».

« De la même façon, nous envisagerons les implications potentielles d’un tel événement sur la réputation d’UBS auprès de ses clients de son activité de banque privée et de gestion de fortune », a ajouté l’agence.

La nouvelle de l’arrestation du courtier soupçonné d’être l’auteur de la fraude a fait l’effet d’une bombe dans le monde financier et le titre UBS a clôturé en chute de 10,80% à 9,75 francs suisses, dans un marché en hausse de 0,29%.

ATS

 
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Publié par le 16 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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