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Archives du 14 septembre 2011

Foudre atmosphérique et foudre souterraine

Les décharges de foudre sont bien connues dans l’atmosphère, mais que savons-nous des souterraines ?

Le phénomène électrique que nous appelons foudre n’est pas bien compris. L’explication la plus courante implique la circulation de la vapeur d’eau montante et descendante à travers les nuages, du processus appelé convection. L’eau chauffée par le soleil s’évapore, s’élève dans les airs où elle se rassemble en nuages. La vapeur d’eau continue à monter toujours plus haut, jusqu’à finalement se refroidir suffisamment pour se condenser en liquide. La gravité de la Terre l’attire alors vers la surface où le cycle se répète.

Pendant la convection, selon les avis consensuels, les gouttelettes d’eau ayant tendance à se heurter, elles s’arrachent mutuellement des électrons en créant une séparation de charge. Les électrons s’accumulent dans la partie la plus basse du nuage, qui prend une charge négative à cet endroit. Comme les gouttes qui ont perdu un électron continuent à s’élever, elles amènent une charge positive au sommet du nuage.

Les régions de charges différentes ou la séparation des charges provoque entre elles la formation d’un champ électrique, doté d’une force directement proportionnelle à la quantité de charge du nuage. Le champ électrique peut devenir si fort qu’il repousse les électrons de la surface de la Terre, la faisant devenir chargée positivement. Un chemin conducteur entre les deux régions peut amorcer un précurseur de coup de foudre qui se joint éventuellement à quelques volutes positives s’élevant du sol.

Ce genre de processus ne peut pas expliquer la foudre volcanique. La plupart des scientifiques spécialistes des planètes supposent que la cause est similaire, mais aucune preuve expérimentale n’est là pour confirmer l’idée.

Selon des récits couvrant les deux cents dernières années, la foudre a été aperçue dans des nuages de cendres crachés lors de nombreuses éruptions volcaniques. De gigantesques spectacles ramifiés ont été photographiés lors de l’éruption du mont Chaiten en mai 2008. Il y a eu des rapports de foudre en boule plus grosse que des ballons de plage roulant sur le sol là où le mont St. Helens est entré en éruption en 1981. L’Eyjafjallajökull a produit des éclairs qui illuminaient le ciel sur de nombreux kilomètres.

De grands « courants telluriques » ont été découverts circulant à travers la croûte terrestre, car notre champ magnétique induit du courant dans les strates conductrices [*]. Circulant sous la surface, des milliers d’ampères varient en fonction de la conductivité. Comme le Soleil peut affecter le champ magnétique terrestre à travers les tempêtes géomagnétiques, des fluctuations des courants telluriques peuvent se produire lors de l’augmentation des taches solaires ou des éruptions solaires, car elles créent des oscillations dans l’ionosphère.
[* Ndt : Bien que globalement vrai, cela mérite d’être précisé, car un champ magnétique figé ne crée aucun courant électrique dans un milieu conducteur lui aussi figé. L’influence entre le conducteur et le champ magnétique doit varier. Les courants telluriques sont générés, soit par le champ magnétique terrestre fixe sur un conducteur en mouvement (eau et sans doute lave en fusion), soit par des fluctuations du champ magnétique sur les milieux conducteurs liquides ou solides, figés ou en mouvement.]

Parfois, les tremblements de terre peuvent produire des flashs de lumière, aussi bien que d’autres manifestations lumineuses. La foudre en boule a été signalée accompagnant des tremblements de terre, comme l’ont été des formations brillantes, ressemblant à des nuages colorés, flottant dans le ciel au-dessus des strates fracturées. Il n’est guère étonnant que des décharges lumineuses se produisent avant et après les tremblements de terre : la compression du quartz crée un flux de courant électrique. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est possible de détecter du bruit radio venant des zones subissant une pression extrême. Est-ce que le travail est dû à la compression seule ?

Le quartz réagit à la pression en produisant de l’électricité, mais quand le courant électrique le traverse, le quartz vibre à une fréquence s’accordant à la puissance électrique fournie [*]. Dans un article précédant de notre série Picture of the Day, notre planète a été comparée à un condensateur, pouvant être chargé et déchargé par des champs électriques externes.
[* Ndt : Notons qu’une fréquence exacte s’obtient en taillant un quartz à des dimensions précises. Par ailleurs, les séismes s’accompagnent toujours d’une fréquence de résonance d’environ 2,5 hertz. Par analogie avec le quartz, du fait de la réversibilité du phénomène, il est tout à fait envisageable de déclencher un tremblement de terre dans une région sismique en la bombardant assez longtemps avec une fréquence électromagnétique stable de 2,5Hz, dont la puissance importe peu, puisqu’il s’agit d’amorcer le séisme par résonance.]

Les condensateurs stockent des charges électriques. Ils sont constitués de deux conducteurs, ou « plaques, » séparés par un diélectrique isolant. La charge électrique d’une plaque attire une charge opposée sur l’autre, en formant un champ électrique entre elles. Tandis que la charge du condensateur augmente, son champ électrique s’intensifie, en mettant à contribution la capacité de l’isolant à séparer les charges opposées. Si le potentiel devient suffisamment grand entre les deux plaques conductrices, le diélectrique isolant lâchera et le condensateur se court-circuitera en libérant soudain l’énergie stockée.

C’est ce phénomène qui vraisemblablement contribue à la foudre atmosphérique. L’énergie électrique stockée dans les nuages et dans le sol vainc la capacité de l’atmosphère à maintenir les deux charges séparées, de sorte qu’elles s’allongent l’une vers l’autre en formant des « précurseurs » [*]. Au moment où les deux précurseurs se rencontrent, un circuit entre les nuages et le sol (ou entre un nuage et un autre) est établi et un jaillissement de courant électrique projette des éclairs le long du chemin conducteur.
[* Ndt : Première décharge électrique de faible intensité qui ionise et échauffe l’air avant la foudre.]

Puisque le magma peut être considéré comme une forme de plasma liquide, il peut aussi conduire l’électricité. Quand l’ionosphère est chargée par des éruptions solaires, une charge opposée s’accumule dans le magma souterrain. En descendant dans le plasma [magma], les courants électriques se pincent en filaments et forment des doubles couches [*]. Les forces électromagnétiques entre les filaments de courant et entre les doubles couches peuvent provoquer des variations brutales de pression.
[* Ndt : Les doubles couches sont des sortes de condensateurs qui se forment dans le plasma électrifié.]

Si, comme indiqué ci-dessus, la différence de charge entre les couches devient trop importante, une double couche peut exploser [comme un condensateur], en libérant instantanément toute son énergie. De cette manière, les tremblements de terre peuvent être considérés comme une forme de foudre souterraine. S’il y a dans les strates une rupture permettant au magma d’atteindre la surface, l’arc de décharge pourra se communiquer à l’extérieur, et un éclair jaillira du cône volcanique.

Si les séismes sont de la foudre souterraine, alors peut-être les ondes sismiques sont les coups de tonnerre. Dans ce cas, il semble probable que le plus gros de la libération d’énergie lors d’un séisme n’est pas la fracturation et le mouvement des strates rocheuses, mais résulte de l’énergie électrique détonant dans la gangue.

 

Stephen Smith
Thunderbolts
jeu., 08 sept. 2011 13:11 CDT
Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alter Info
 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Espagne: Fitch abaisse la note de cinq régions dans un contexte tendu

MADRID – L’agence de notation financière Fitch Ratings a abaissé mercredi la note de cinq régions espagnoles, dont la puissante Catalogne, en raison de la forte augmentation de leur endettement, alors que l’Espagne peine à sortir de la crise économique et à rassurer les marchés.

Le fort degré d’autonomie des 17 régions espagnoles est une source d’inquiétudes pour les marchés, qui craignent que leur endettement ne compromette l’objectif du gouvernement de réduire son déficit à 6% du PIB en 2011 (dont 4,8% de déficit budgétaire), puis 3% en 2013, après 11,1% en 2009.

Fitch a abaissé les notes d’un cran de la Catalogne, de A à A-, de l’Andalousie, de AA- à A+, des Canaries, de AA- à A+, de la région de Valence, de A à A-, et de deux crans celle de Murcie, de AA- à A.

Toutes ces notes sont accompagnées d’une perspective négative.

Cet abaissement reflète l’importante détérioration fiscale enregistrée ces dernières années par ces régions, qui a entraîné une forte augmentation du niveau d’endettement, a souligné Fitch dans un communiqué.

Même si Fitch reconnaît que les régions vont prendre toutes les mesures possibles pour contrôler leurs dépenses, la reprise économique, encore faible, va limiter la croissance de leurs revenus fiscaux, a ajouté l’agence.

Le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a dit mercredi tabler sur une croissance au troisième trimestre similaire à celle du deuxième trimestre de 0,2% mais a reconnu que la crise de la dette grecque pourrait affecter ces prévisions.

Plusieurs analystes estiment que la prévision de croissance des autorités de 1,3%, un chiffre est trop optimiste. L’institut de recherche du deuxième groupe bancaire espagnol, BBVA Research, prévoit une croissance de 0,9%, tandis que l’agence de notation Standard & Poor’s et la Banque d’Espagne attendent 0,8%.

Une autre agence de notation, Moody’s, avait déjà tiré la sonnette d’alarme lundi, assurant que les régions espagnoles ne parviendraient pas à atteindre l’objectif de déficit fixé pour cette année, malgré de nouvelles mesures approuvées par le gouvernement pour relancer les ventes de logements.

Douze régions espagnoles n’ont pas atteint au premier semestre l’objectif de déficit budgétaire fixé par le gouvernement, avait annoncé la semaine dernière la ministre de l’Economie Elena Salgado.

Le déficit cumulé des régions s’élevait déjà à 1,2 du PIB à la fin du premier semestre.

Signe de la situation tendue du pays, la dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne (BCE) a bondi en août de 34% par rapport à juillet, à 69,92 milliards d’euros, révélant des difficultés pour se financer sur le marché.

Comme pour l’Italie, la prime de risque, payée par l’Espagne sur les marchés obligataires par rapport à l’Allemagne, pays de référence de la zone euro, a fortement augmenté ces derniers jours, alors que jeudi Madrid doit procéder à une nouvelle émission obligataire.

L’Espagne, qui a beaucoup souffert de la crise financière et économique internationale et de l’éclatement de sa bulle immobilière, peine à redresser la tête et sa situation alimente la panique des marchés sur une possible extension de la crise de la dette en zone euro.

La faible croissance de son produit intérieur brut ne permet toujours pas de créer des emplois, alors que l’Espagne affiche le taux de chômage (20,89%) le plus élevé parmi les pays industrialisés.

AFP

 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Un arboriculteur condamné après la mort brutale d’abeilles

CAEN – Un arboriculteur a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche) à 1.000 euros d’amende avec sursis après la mort brutale d’abeilles de son voisin apiculteur, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

A ma connaissance ce n’est que la seconde fois qu’une telle condamnation (pour ce motif ndlr) est prononcée, dans un pays fortement importateur de miel, a indiqué à l’AFP Benoist Busson, l’avocat parisien de l’apiculteur de 44 ans, installé à Tirepied (Manche).

Le parquet avait requis une amende en partie ferme. Le délibéré a été rendu quelques heures après l’audience.

Il est reproché à l’arboriculteur d’avoir le 7 mai 2007 pulvérisé un insecticide sur ses pommiers à cidre alors qu’ils étaient encore en fleurs, ce qui est contraire au mode d’emploi de ce produit. Les abeilles d’une vingtaine de ruches qui se trouvaient à 500 mètres du verger ont été décimées.

L’usage de ce produit à base de carbaryl fabriqué par Bayer, nommé Sevin, a été complètement interdit en 2008. Mais la condamnation n’a rien à voir avec cette interdiction puisqu’elle est postérieure aux faits.

L’arboriculteur devra en outre verser à l’apiculteur, qui possède au total 200 ruches, une provision de 1.500 euros en attendant l’audience civile qui doit fixer en décembre le montant des dommages et intérêts.

Le 13 janvier 2010 un autre producteur de pommes avait été condamné par le tribunal correctionnel d’Avranches (Manche) à 1.000 euros d’amende dont 500 avec sursis.

AFP

 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Mediator : le laboratoire Servier a-t-il fait corriger un rapport du Sénat ?

C’est ce que laissent entendre des conversations téléphoniques entre un dirigeant du labo et un expert médical.

Boites de Mediator
Boites de Mediator | MaxPPP

« Décidément, je n’ai même pas besoin de te donner des conseils, tu anticipes, c’est parfait ». Selon Le Figaro, ces propos sont ceux de Jean-Philippe Seta, numéro 2 du laboratoire Servier, à Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique chargé de relire un rapport du Sénat concernant notamment l’affaire du Médiator.

Retransriptions d’écoutes téléphoniques à l’appui (écoutes réalisées par les gendarmes dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Médiator), le site Internet du quotidien affirme que le professeur, ancien directeur général de l’Inserm et membre du Conseil d’Etat, est intervenu sur un rapport du Sénat pour minimiser le rôle des Laboratoires Servier dans l’affaire Mediator et charger l’État en accentuant les reproches faîtes à l’Afssaps.

« J’ai fait changer pas mal de choses »

Les écoutes relatent une conversation très amicale entre les deux hommes. Entre tutoiement et évocation de leurs vacances respectives, Claude Griscelli raconte au dirigeant de Servier comment il est intervenu sur le rapport de la sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange sur la réforme du système du médicament.  « Je me suis fichu des choses nulles qui n’avaient pas d’importance mais bien sûr j’ai regardé des phrases clés, importantes qui euh… qui concernaient la responsabilité de Servier », dit le professeur. « Et donc, j’ai fait changer pas mal de choses », ajoute-t-il.

« C’est le plus important parce que j’ai, par contre, accentué beaucoup les reproches que l’on peut faire à l’Afssaps », (agence du médicament), ajoute Claude Griscelli.

“Ces propos n’engagent que cette personne”

La sénatrice reconnaît bien avoir rencontré Claude Griscelli, mais elle assure que son rapport n’a été en rien modifié : « j’ai eu une discussion avec Claude Griselli sur l’aspect scientifique du problème, mais aucun élément du rapport n’a été modifié à la demande de qui que ce soit », a-t-elle dit sur Europe 1. « Ces propos n’engagent que cette personne », affirme-t-elle, sur France Info.

 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Incident Marcoule:augmentation anormale de la radioactivité

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Après l’incident nucléaire dans  l’unité Melox Areva de Marcoule le mardi 28 juin 2011, c’est ce lundi 12 septembre 2011 un four de traitement de déchets nucléaires (1) de l’installation nucléaire Centraco de la filiale EDF la  Socodei qui explose entrainant la mort d’un salarié et des blessures importantes sur 4 autres dont l’un est dans un état grave. Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de  fuites.

Si le gouvernement et le  ministère de l’Intérieur affirme que les blessés « n’ont pas été contaminés et qu’aucune mesure de confinement ou d’évacuation » des salariés « n’a été nécessaire » ce n’est pas ce qu’ont vécu les  salariés du site, retenus sur place et ne pouvant ni s’éloigner ni rentrer, les uns à la fin de leur journée de travail, les autres à la reprise.

Devant, une nouvelle fois, les  mensonges d’Etat et du lobby nucléaire, des membres du Collectif antinucléaire de Vaucluse ont effectué des mesures indépendantes de radioactivité en différents points de Vaucluse, du Gard et de  l’Hérault. Le mistral soufflant ce jour c’est en aval de Marcoule que les mesures ont été réalisées dans un périmètres de 120km.

En voici les relevés (achevés à  23h00) qui font apparaître une augmentation anormale de la radioactivité dont la cause pourrait être liée à l’incident de Marcoule, sauf à ce qu’une autre explication crédible soit fournie par les  responsables de l’accident nucléaire.

La Provence est la région la  plus nucléarisée de France et, comme nous le rappelions encore la semaine passée aux Conseillers Généraux de Vaucluse, les provençaux sont exposés aux radiations et rejets dans l’atmosphère ainsi  que dans l’eau des sites nucléaires du Triscastin, de Marcoule et de Cadarache, tous situés sur des failles sismiques qui, comme en juillet dernier, deviennent actives. L’eau du robinet est  contaminée (présence de Tritium radioactif) et le Rhône et de ses sédiments aussi (présence de plutonium) jusqu’en Camargue.

La Centraco n’en est pas à son coup d’essai

La Centraco n’en est pas à son  coup d’essai en matière d’accidents et d’incidents. L’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) en donne une liste à la Prévert (2) :

. Perte temporaire de la  détection de l’alarme incendie de l’unité d’incinération (mai 2011)

. Perte des deux chaînes de  surveillance assurant le contrôle radiologique (aout 2010)

. Non respect de la périodicité  de réalisation des essais des détecteurs (novembre 2008)

. Dépassement des limites  mensuelles et anuelles de rejets gazeux en tritium (décembre 2007)

. Dépassement d’une des limites  radiologiques pour l’acceptation de déchets (juillet 2007)

. Perte de ventilation de  locaux de l’unité d’incinération et absence (juillet 2006)

. Non respect d’une  prescription technique suite à une opération de maintenance périodique (septembre 2006)

. Anomalie liée au non-respect  d’une prescription technique particulière (avril 2006)

. Non respect de la  prescription technique limitant l’activité radioactive massique de fûts de déchets liquides (février 2005)

. Départ de feu à l’atelier de  reconditionnement automatique de déchets (février2003)

. Dépassement de la limite de  radioactivité autorisée pour le reconditionnement manuel des déchets (mars )

. Dépassement des valeurs  autorisées en dioxines et furannes dans les rejets (03/2002)

. Dépassements de la  concentration en monoxyde de carbonne (CO) maximale ( juillet 2000)

. Manque d’efficacité des  filtres THE du dernier niveau de filtration (DNF) (avril 2000)

C’est au quotidien que la contamination radioactive existe.

Les 950 000 victimes à ce jour  de Tchernobyl, les centaines de milliers d’habitants expulsés de chez eux, les territoires entiers contaminés pour des milliers d’années, les 4000 salarié-e-s contaminé-e-s de Fukushima, les  enfants japonais irradiés au quotidien, les territoires devenus impropres à la vie pour des milliers d’années, les milliers de travailleurs et d’habitants expulsés de chez eux démontrent que le  nucléaire porte atteinte au vivant, à la démocratie, aux territoires et à toutes les activités et projets humains. En France aussi.

Le Collectif antinucléaire de  Vaucluse, regroupant des citoyen-ne-s, des associations, et des travailleurs du département, rappelle qu’il a alerté à plusieurs reprises les maires des communes vauclusiennes et, encore  dernièrement, chaque Conseiller Général du département. Vont-ils enfin assumer leur responsabilités et faire fermer les sites nucléaires de la région? Les élus vont-ils faire preuve enfin de  courage en se libérant du joug du lobby nucléaire et des compromissions qui en découlent?

Plus de 3000 vauclusien-ne-s  ont signé à ce jour une pétition exigeant l’arrêt immédiat et définitif des réacteurs nucléaires de Tricastin, tous vétustes, et de l’ensemble des sites nucléaires de la région et au-delà.

____

1 – L’usine CENTRACO – acronyme  pour « centre nucléaire de traitement et de conditionnement » – située sur la commune de CODOLET dans le GARD pratique l’incinération et la fusion de déchets faiblement radioactifs.

En France, à partir des  critères internationalement reconnus, différents types de déchets ont été définis par l’Autorité de sûreté nucléaire, chacun nécessitant une gestion différente :

les déchets de haute activité (HAVL) et les déchets de moyenne activité et à vie longue  (MAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs ; et dont la radioactivité reste notable pendant des centaines de milliers, voire millions  d’années. Ces déchets se transforment en « faible activité vie longue » (FAVL)). 5 000 tonnes sont des déchets ultimes contenant 99 % de la radioactivité totale. Ils sont stockés dans les usines de  retraitement de La Hague et de Marcoule.

les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) : ce sont  principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité va jusqu’à  300 ans.

les déchets de très faible activité (TFA) : ce sont principalement des matériaux  contaminés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, béton… Ils sont peu radioactifs mais les volumes attendus sont plus importants que ceux des autres  catégories.

Selon la définition de l’AIEA,  est considéré comme déchet radioactif « toute matière pour laquelle aucune utilisation n’est prévue, et qui contient des radionucléides en concentrations supérieures aux valeurs que les autorités  compétentes considèrent comme admissibles dans des matériaux propres à une utilisation sans contrôle »1. En France2, un déchet radioactif est une matière radioactive ne pouvant être réutilisée ou  retraitée (dans les conditions techniques et économiques du moment). Ne sont considérés, au sens juridique, comme « déchets radioactifs » que les seuls déchets ultimes. De ce fait, des substances  radioactives déjà utilisées ne sont pas nécessairement considérées comme des déchets, mais peuvent être comptabilisées comme des matières valorisables, quand elles peuvent faire l’objet d’une  utilisation industrielle future (par exemple, l’uranium de traitement, l’uranium appauvri ou le combustible usé). D’autre part, un déchet n’a légalement le caractère « radioactif » que s’il  nécessite des dispositions de contrôle de radioprotection : une substance dont la radioactivité est suffisamment faible peut ne pas entrer dans la catégorie de « déchet radioactif » si sa  radioactivité est suffisamment faible, ou suffisamment diluée (par rapport aux critères de la CIPR). Ainsi, d’une manière générale, les rejets d’effluents radioactifs liquides ou gazeux (tritium,  carbone 14…) ne sont pas considérés comme des déchets radioactifs si leur activité ne dépasse pas les limites autorisées (variables selon les états et les époques), et est considérée comme  suffisamment faible pour qu’aucune mesure de radioprotection ne soit nécessaire. De même, en France, un arrêté ministériel daté du 5 mai 2009 précise les conditions de dérogation pour l’utilisation  de rebuts faiblement radioactifs dans la fabrication des produits de grande consommation 3, les matériaux de construction inclus (en l’occurrence, contre l’avis de l’Autorité de sûreté  nucléaire4).

(2) CENTRACO – Traitement de  déchets et effluents radioactifs – Marcoule – SOCODEI

. Le 25 mai 2011 à 17h08 lors  du déroulement d’un essai périodique visant à tester le bon fonctionnement de détecteurs incendie de l’installation CENTRACO, un dysfonctionnement technique a entraîné la perte de la détection de  l’alarme incendie sur l’unité d’incinération.

. Perte des deux chaînes de  surveillance assurant le contrôle radiologique… Dans la nuit du 15 août 2010, lors du fonctionnement de l’incinérateur, une défaillance de l’alimentation électrique a occasionné l’arrêt du  dispositif de contrôle des rejets gazeux à la cheminée, pendant une durée de quatre heures et dix minutes.

. Non respect de la    périodicité de réalisation des essais des détecteurs. Le 26 novembre 2008, un audit de surveillance interne a révélé le non respect de la périodicité de réalisation des essais des détecteurs    incendie sur différents ateliers.

. Dépassement des limites    mensuelles et anuelles de rejets gazeux en tritium. Le 17 décembre 2007 dernier à 17h30, l’analyse des rejets en tritium gazeux de l’usine CENTRACO, a permis de détecter un dépassement de la    limite annuelle autorisée de l’ordre de 10%.

. Dépassement d’une des    limites radiologiques pour l’acceptation de déchets. Le 3 juillet 2007, à la suite de la réception dans l’installation CENTRACO de fûts de déchets liquides destinés à y être incinérés, l’analyse    radiologique réalisée par SOCODEI a permis de constater que la radioactivité d’un des fûts était supérieure à une limite fixée par les prescriptions techniques de l’installation.

. Perte de ventilation    de locaux de l’unité d’incinération et absence. Le 31 juillet 2006, suite à une opération de maintenance, le système de ventilation de plusieurs locaux de l’unité d’incinération, s’est mis à    l’arrêt. L’alarme reportée en salle de conduite n’a pas été détectée par les opérateurs et l’ordre d’évacuation des locaux, tel que prévu par les règles générales d’exploitation de    l’installation, n’a pas été donné.

. Non respect d’une    prescription technique suite à une opération de maintenance périodique. Le 22 septembre 2006, dans le cadre d’une opération de maintenance périodique, la bonne efficacité d’un filtre qui venait    d’être remplacé n’a pas été contrôlée, conformément au référentiel de l’installation.

. Anomalie liée au    non-respect d’une prescription technique particulière. Le 26 avril 2006, des fûts de déchets liquides, reçus à Centraco dans le cadre d’une autorisation dérogatoire particulière, n’ont pas été    gérés suivant la procédure définie.

. Non respect de la    prescription technique limitant l’activité radioactive massique de fûts de déchets liquides. Le 23 février 2005, après un contrôle de la radioactivité massique de fonds de fûts de déchets    liquides, il est apparu qu’une limite fixée par les prescriptions techniques de CENTRACO avait été franchie.

. Départ de feu à l’atelier de  reconditionnement automatique de déchets. Le 24 février à 20 heures, un départ de feu a été détecté dans l’installation CENTRACO, au niveau de l’atelier de reconditionnement automatique des déchets  destinés à être incinérés. L’équipe locale d’intervention sur incendie a rapidement circonscrit le feu. L’atelier de reconditionnement automatique assure notamment le broyage des déchets. C’est là  que s’est produit le départ de feu, causé par la présence de solvants dans les déchet de flacons de solvants provenant du centre du CEA de Cadarache. Cette présence de solvants dans les déchets est  interdite mais leur détection s’avère très difficile.

. Le 7 mars, un dépassement    de la limite de radioactivité autorisée pour le reconditionnement manuel des déchets a été constatée dans sept fûts de déchets à l’installation CENTRACO sur le site de Marcoule.

. Dépassement des valeurs    autorisées en dioxines et furannes dans les rejets (03/2002). La concentration en dioxines et en furannes dans les rejets gazeux de l’incinérateur de l’usine CENTRACO a dépassé les valeurs    autorisées par arrêté ministériel.

. Dépassements de la    concentration en monoxyde de carbonne (CO) maximale (12/2000). Les 27 et 29 juillet, la concentration en monoxyde de carbone (CO) maximale autorisée dans les rejets gazeux de l’incinérateur de    CENTRACO a été dépassée.

. Manque d’efficacité des    filtres THE du dernier niveau de filtration (DNF) . Le 6 avril, alors que l’unité d’incinération était à l’arrêt, l’exploitant a constaté que l’efficacité des filtres THE du dernier niveau de    filtration (DNF) était inférieure aux valeurs prescrites par les règles générales d’exploitation.

__________________________

Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 – collectifantinucleaire84@hotmail.fr – 06 60 76 04 03  – http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org
Communiqué de Presse du 12 septembre 2011  16h30

Source : sos-crise.over-blog.com

http://wikistrike.over-blog.com/

 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Moody’s dégrade les notes de la Société Générale et du Crédit Agricole!

BOURSE/Paris: le CAC en baisse (-0,99%), les bancaires reculent fortement

Paris (awp/afp) – La Bourse de Paris était en baisse de 0,99% mercredi, plombée par le secteur bancaire après la dégradation des notes de la Société Générale et du Crédit Agricole par l’agence Moody’s, dans un climat d’angoisse persistante sur la crise de la dette grecque.

A 09H22 (07H22 GMT), le CAC 40 cédait 28,64 points à 2866,29 points.

« C’est une séance de tous les dangers. L’actualité sur les banques est particulièrement riche et le marché va prétexter de la moindre étincelle pour dégringoler à nouveau », a commenté un analyste parisien sous couvert d’anonymat.

L’agence d’évaluation financière Moody’s Investor Services a abaissé d’un cran la note de la Société Générale et du Crédit Agricole, respectivement de « Aa2 » à « Aa3 » et de « Aa1 » à « Aa2 ».

L’agence justifie sa décision pour la banque verte par son exposition à la Grèce, tandis que pour Société Générale la révision tient à la réévaluation de l’aide que pourraient fournir les pouvoirs publics en cas de crise grave.

La note de BNP Paribas reste inchangée, mais Moody’s prolonge sa surveillance négative.

Ces notes sont proches de celles déjà attribuées par Standard & Poor’s, souligne Dominique Daridan, responsable de la recherche Crédit chez Aurel BGC.

La dégradation « ne devrait donc pas fondamentalement changer l’appréciation portée par les investisseurs au risque des banques françaises », estime-t-il.

BNP Paribas, qui a vu son cours tanguer mardi et a demandé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’ouvrir une enquête, a tenté de rassurer avant l’ouverture.

La première banque française a annoncé des mesures pour réduire la taille de son bilan dans certaines activités ainsi que ses besoins de liquidités en dollars. Elle a aussi revu à la hausse son objectif de ratio de fonds propres et minimisé son exposition à la Grèce.

Les annonces de BNP Paribas n’ont pas convaincu les investisseurs, le titre chutait de 8,48% à 25,71 euros. Société Générale abandonnait 5,36% à 16,94 euros et Crédit Agricole 2,74% à 5,01 euros.

Le secteur bancaire reste plus que jamais dans l’oeil du cyclone.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a réitéré mardi son appel à renforcer le capital des banques européennes, affirmant qu’il y allait de la santé économique du continent.

La dirigeante du FMI avait reçu une pluie de critiques après avoir appelé l’Europe, lors d’un discours le 27 août, à recapitaliser les banques européennes, si besoin est de manière obligatoire et par des fonds publics. Elle avait ensuite précisé que cet appel ne concernait que « certaines banques ».

Tous les regards se tournent déjà vers la téléconférence, attendue après la clôture, entre la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre grec Georges Papandréou et le président français Nicolas Sarkozy.

Mardi, Mme Merkel a souligné que « la priorité absolue était d’éviter un défaut de paiement incontrôlé de la Grèce ». Une manière de dire en creux qu’un défaut de paiement bien encadré de la Grèce n’est plus à écarter, afin d’éviter une faillite « subie » qui risquerait de se propager à d’autres pays fragiles et autrement plus importants, comme l’Italie ou l’Espagne.

 
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Publié par le 14 septembre 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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