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ISS:un scénario catastrophe n’est pas à exclure.

30 Août

Avec l’incertitude autour des fusées Soyouz et le retour prévu de l’équipage actuel, l’ISS pourrait se retrouver sans personne à bord pour la première fois depuis 2001. Un tel scénario n’est pas sans risque…
On est encore loin d’un scénario hollywoodien catastrophe façon «SOS, ISS en détresse». Mais alors que l’enquête sur la panne de la fusée Soyouz U, la semaine dernière, se poursuit, la communauté scientifique se prépare à une éventualité: que la Station spatiale internationale doive être évacuée et fonctionne sans humain à bord.

Le prochain vol habité vers l’ISS était prévu pour le 22 septembre. Mais après un premier report au 6 octobre, l’agence spatiale russe a annoncé mardi qu’il n’aurait pas lieu avant «fin octobre», à condition que l’origine de la panne soit trouvée et que plusieurs vols tests sans astronaute à bord puissent avoir lieu d’ici là.

Retour probable d’ici la mi-novembre
Actuellement, six astronautes se trouvent à bord de l’ISS et deux capsules Soyouz sont amarrées à la station pour un éventuel retour d’urgence, si personne ne vient prendre le relais. L’équipage a assez de vivres pour tenir jusqu’à l’été 2012. Malgré tout, ses membres ne resteront sans doute pas après la mi-novembre.

Trois premiers astronautes doivent rentrer avant le 18 septembre (dernière jour pour bénéficier des conditions lumineuses réglementaires pour un atterrissage au Kazakhstan). Pour le second groupe, la fenêtre s’arrête le 19 novembre. Repousser le départ les amènerait jusqu’à Noël, et surtout à dépasser la durée maximum pendant laquelle une capsule Soyouz peut rester amarrée dans l’espace (200 jours). Au-delà, le risque de panne augmente.

Autonomie limitée
Ce serait la première fois depuis 2001 que l’ISS se retrouve sans astronautes à bord. Lors de l’explosion en vol de Columbia, en 2003, la Nasa s’était préparée à l’éventualité mais deux hommes avaient finalement pu rester à bord.

La station peut dans l’absolu être pilotée depuis la Terre, y compris pour changer d’orbite afin, par exemple, d’éviter une collision avec des débris de l’espace. Des vaisseaux, avec ou sans humain à bord, peuvent même s’y amarrer de manière automatisée. Mais un fonctionnement autonome n’est pas sans risque: en cas de panne majeure, personne ne pourrait effectuer de réparation.

Selon des simulations de la Nasa, le risque de perdre la station est de 10% si elle reste inhabitée pendant moins de six mois. En revanche, au bout d’un an, ce chiffre grimpe à 50%. Dans le pire des cas, si moteurs, boosters et autres gyroscopes lâchaient, l’ISS pourrait effectuer une entrée non contrôlée dans l’atmosphère. Avec le risque que les débris s’abattent sur une zone habitée.

—Philippe Berry
http://www.20minutes.fr/

 
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Publié par le 30 août 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

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