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Apocalypse bourses : l’acte ultime a commencé

16 Août

Depuis plusieurs jours, la Banque centrale européenne a décidé d’acheter massivement des obligations des gouvernements italien et espagnol. Les acheteurs de dette souveraine française réclament maintenant des taux d’intérêt plus élevés. Un scénario qui a de quoi inquiéter les rédacteurs des communiqués des grandes banques françaises, assurant de leur solidité. Dans plusieurs pays, des articles de presse financière signalent que la France n’a aucune raison de garder une note AAA avec une dette qui dépasse les 80% du PIB. (Cliquer pour lire la suite.) 

La « main anonyme » joue aux dominos

 

Depuis plusieurs semaines : les agences de notation dégradent la note de la dette des Etats, les grands sommets se suivent, les déficits se creusent à cause de la spéculation encore et toujours sur les dettes, les banques d’affaires spéculent sur la faillite des Etats, etc. C’est un mécanisme qui finit par se nourrir de lui-même ; un peu comme ces points très particuliers que donne TRADER NOE dans ses analyses d’anticipation. Ces points sont connus de certaines « forces de marché » et il suffit de quelques ordres envoyés par quelques comptes numérotés, gérés par quelques anonymes, et puis un domino tombe… entraînant un autre, etc.

Les banques sont fragilisées par des Etats en difficulté. Pour accélérer les choses, on sort quelques rumeurs et là aussi, les dominos tombent. Les présidents reviennent de leurs vacances et on organise encore et toujours des sommets. Ce cirque continue et les acteurs jouent de moins en moins bien leur rôle. La Symphonie Rouge arrive à son acte ultime et les complices du drame, qui font de la morale tout en vivant dans la luxure et flagornant Mammon, ne savent plus que faire.

Un autre acteur intervient pour faire tomber le prochain domino : la Banque mondiale

Pour Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, l’économie mondiale est entrée dans une « phase nouvelle et plus dangereuse ». Voilà une analyse intelligente, très brillante de la situation. N’oublions pas que Robert Zoellick est AMERICAIN. Aussi précise-t-il : même si la baisse de la note de la dette américaine a provoqué la panique des marchés, la crise de la dette des pays européens est plus inquiétante dans l’immédiat. Cet homme qui vit grassement des bienfaits du Système sort sa tirade au moment opportun : avec la Grèce et le Portugal assommés par leur dette et d’autres pays menacés, et sans possibilité de dévaluation, c’est en effet non seulement l’économie de la zone euro qui est menacée, mais l’existence même de la monnaie européenne. C’est ce que Robert Zoellick a modestement estimé dans une interview publiée le 13 août dans les colonnes de l’hebdomadaire australien Weekend Australian.

Les investisseurs, a-t-il souligné, commencent à se demander combien de temps l’Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés sans se mettre eux-mêmes en danger de voir leur note diminuer à son tour. « Nous sommes au début d’une tempête nouvelle et différente, ce n’est pas la même crise qu’en 2008. En effet, cette crise est l’achèvement de la crise de la banque Lehman Brother, coulée et sacrifiée pour des raisons trop dangereuses à exposer sur un blog. Cette crise 2011-12 est celle détaillée par Christian Rakovski (voir le dernier numéro de LIESI – 236). Nous entrons dans la période où les politiciens du Système devraient sérieusement réfléchir au camp qu’ils entendent maintenant défendre: celui de la Main anonyme ou celui de l’intérêt national.

Robert Zoellick exprime une vérité qui sera confirmée dans les prochaines semaines : la crise dans la zone euro « pourrait bien être le défi le plus important » pour l’économie mondiale. Il nous annonce même l’urgence d’une réforme monétaire internationale si l’on ne veut pas que les choses prennent une voie contagieuse et incontrôlable : « La leçon de 2008, c’est que plus on attend et plus les mesures doivent être sévères ».

Absence de toute décence

Robert Zoellick communique aux gouvernements le message de la Haute finance : « La plupart des pays développés ont déjà utilisé ce que leur permettait la politique fiscale et monétaire », mais cela a été insuffisant. Il faut, selon lui passer à un régime plus rigoureux. Il a sur ce point encouragé le Premier ministre britannique David Cameron à maintenir, malgré les émeutes, les mesures d’austérité annoncées ces derniers mois, qui sont « vraiment nécessaires ». Au-delà des conséquences financières immédiates, M. Zoellick a estimé que cette crise allait provoquer des changements dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Du genre de ceux annoncés en 1958 par W.G Carr dans son ouvrage Des Pions sur l’Echiquier

 

L.I.E.S.I

 
3 Commentaires

Publié par le 16 août 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

3 réponses à “Apocalypse bourses : l’acte ultime a commencé

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