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Archives du 16 août 2011

Jusqu’où la crise peut-elle nous mener ?

Caleb Irri
Le Grand Soir

Malgré les efforts que nos politiques déploient actuellement pour nous amadouer, la réponse qui sera apportée à la question que je me posais il y a peu ne fait aucun doute : les pauvres, une fois encore, devront payer. Malgré quelques annonces concernant de nouveaux impôts pour les riches ou la participation « volontaire » des banques aux frais de « gestion de crise », il apparaît que ce qui nous attend maintenant fera passer le recul de l’âge légale de départ à la retraite pour une broutille : c’est désormais tout le système social français qui se prépare à être démantelé, et avec lui la solidarité envers les plus faibles, les acquis du Conseil National de la Résistance, enfin le contrat social dans son ensemble… En France, mais aussi partout en Europe.

Ce qui est étrange dans tout ça, c’est d’une part le silence des peuples, qui espèrent inconsciemment la remontée de la bourse et la perpétuation de ce système, et d’une autre la précision du timing, qui pousserait presque les mauvais esprits à croire que les mesures proposées ces derniers jours étaient déjà dans les cartons, n’attendant plus que les vacances pour apparaître au grand jour, dans le silence résigné des citoyens qui « ne comprennent rien à ces choses là ».

C’est qu’en quelques jours les choses se sont précipitées, et on nous a très vite sorti quelques mesures dont le fichier national des « profiteurs ‘du bas' », pour traquer les 2 et quelques pourcents de fraudeurs (il faudra payer combien pour mettre ce fichier en place ?), qui plus est accolé à un fichier de fraudes des entreprises (les petites hein, pas les grosses, légalement dans des paradis fiscaux) ; comme si les sacrifices qui seront réclamés au peuple devaient s’arrêter là…

Mais bien sûr tout cela n’est que poudre aux yeux : en réalité, c’est toute la solidarité, celle qui faisait il n’y a pas si longtemps encore la fierté de la France, qui s’apprête à disparaître dans le gouffre de la crise. Si on se penche un peu sur la proposition d’inscrire dans la Constitution la fameuse « règle d’or » économique empêchant les déficits futurs, on s’aperçoit qu’elle n’est rien de moins quel’arrêt de mort de l’Etat social, remettant en cause toutes les subventions accordées aux plus démunis (associations de bénévoles, réinsertion, prévention, aides sociales…) de manière définitive. Et si on ajoute à cela les dispositions imposées par la BCE à l’Espagne et l’Italie, on comprendra aisément que le pouvoir politique (ceux qu’on a élu !) ne contrôle plus grand chose…

Si on s’appuie sur ces éléments pour tenter d’appréhender les conséquences de la crise sur les populations, il apparait alors que les réformes en projet les toucheront directement dans leur vie quotidienne, et contribueront à l’énervement des liens sociaux, déjà fragilisés par une situation difficile : le climat social, en France comme ailleurs, risque alors de se tendre encore, et on ne saurait exclure totalement la possibilité d’une montée de la colère de la part des plus démunis.

Les « émeutes » en Angleterre ne seraient-elles pas d’ailleurs le symptôme d’une maladie pourtant bien connue, la misère ? La misère qui engendre la colère et la violence, comme on l’a vu déjà en Tunisie, en Egypte ou ailleurs, et qui parfois dégénère même en mouvement de révolte contre un gouvernement trop injuste… et souvent trop prompt à la répression.

C’est là qu’il s’agit de remettre les choses en perspective : car si les réformes prochaines exigées par le pouvoir financier sont effectivement mises en place par le pouvoir politique, alors il faudra s’attendre à la multiplication des violences comme à celle des « réactions » à ces violences, du fait même de la misère « logiquement » engendrée par ces réformes. C’est même à cette éventualité que nos gouvernants semblent aujourd’hui se préparer, comme on l’a vu ces derniers jours en Angleterre, et comme le prouve l’incroyable hypocrisie autour des réseaux sociaux dont « lemonde.fr » nous fait écho à travers deux articles publiés à trois jours d’intervalle (voir « ici » et « ici » ) : échaudés par les « révolutions arabes », internet (le seul média fédérateur susceptible de conduire à l’organisation unie d’un mouvement contestataire de grande ampleur) est la principale cible à laquelle s’attaqueront les gouvernants pour empêcher les révoltes de se transformer en révolution.

Cet exemple est également à mettre en relation avec les pourparlers actuels sur la « gouvernance européenne », car les tensions sociales qui s’ajouteront aux tensions économiques rendront certainement cette option inévitable :le « coup d’Etat » pour la prise de pouvoir de l’ensemble de l’Union européenne par le couple franco-allemand sera alors pleinement justifié, comme la fameuse « lettre ouverte » du président nous y préparait déjà il y a quelques semaines, réclamant dans celle-ci une sorte « d’union sacrée » destinée à mettre en place cette nouvelle gouvernance.

Peu à peu, on le voit bien, se dessinent les contours de cette nouvelle gouvernance (dont la crise se trouve finalement être l’élément « déclencheur »), qui fondée sur de telles bases ne laisse présager rien de bon. Car une fois cette nouvelle gouvernance engagée, il deviendra alors difficile de se séparer du joug qu’on nous aura imposé.

Si on imagine maintenant que ces mesures drastiques ne suffisent pas , on pourrait même envisager (pour les plus pessimistes) l’instauration d’une sorte « d’état d’urgence » destinée à « lutter contre les violences » qui ne manqueraient pas de se produire alors, ce qui nous conduirait à subir un régime qui n’aurait désormais plus rien à envier à ceux qui étaient encore il n’y a pas si longtemps (avant de devenir des tyrans sanguinaires) des amis fidèles…

Mais dans ce cas-là, qui les empêcheraient alors de réprimer leurs opposants ?

http://fr.sott.net/articles/show/4960-Jusqu-ou-la-crise-peut-elle-nous-mener

 

 
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Publié par le 16 août 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

« David Cameron, T’es un Con »: Max Keiser se lâche et j’adore ça!

Je le reconnais, j’adore Max Keiser qui est un fin analyste mais qui est également assez déjanté quand il s’emporte! Voici un petit moment mémorable, Max qui nous parle de David Cameron et qui reprend dans l’émission le conseil des internautes vis-à-vis du « produit d’une école élitiste de cons de banquiers »: « Ferme ta gueule David Cameron! »

 

 

Que faire de ces gosses qui se révoltent, pillent et saccagent ?

Doit-on les juger individuellement ? Sachant que les plus jeunes sont âgés de 8 ans ? Doit-on comme David Cameron les considérer comme conscients de leurs actes et les juger en tant que tel par des peines de prisons ? Pourquoi certains peuvent se permettre le pillage des populations et d’autres pas ?

Je vous laisse regarder Keiser sur ce sujet….

Source et suite de l’article: Agoravox.tv

http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/16/david-cameron-t%e2%80%99es-un-con-max-keiser-se-lache-et-jadore-ca/#comments

 

C’est vrai,ça fait un peu « mise en scéne »,mais c’est tellement bon  d’entendre se faire traîter de cons toutes ces marionnettes politiques à la solde de cette élite banqsters…!!!  🙂

 

Sommet franco-allemand: Le CAC 40 s’enfonce dans le rouge

11h25: Le CAC 40 perd 1,45%. Lundi, les indices boursiers avaient repris des couleurs sur des anticipations positives sur la rencontre Franco-allemande. Mais depuis l’ouverture, l’ensemble des places européennes sont en territoire négatif. «Les attentes sont élevées et les risque de déception important, mais la semaine est aussi marquée par un retour des publications des entreprises américaines et d’indicateurs économiques importants. Entre risque sur la dette et croissance au Etats-Unis, les sources de volatilité restent nombreuses cette semaine », souligne Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC.

Nouvelle séance pleine d’incertitudes pour les marchés financiers.

Après les mauvais chiffres de la croissance en Allemagne et en Espagne, ce matin, les investisseurs sont très fébriles à l’approche du sommet franco-allemand sur la gouvernance de la zone euro qui se tiendra à 16h00 à l’Elysée.

Et les attentes sont fortes. «Les marchés attendent un signe très fort: y a-t-il un pilote dans l’avion pour gouverner la zone euro? Va-t-on enfin parler d’une même voix au sein du couple franco-allemand et cesser d’entretenir la cacophonie qui perdure depuis de longs mois et affolent les investisseurs?», s’interroge un analyste parisien.

Mais l’optimisme n’est pas de mise. La mise en place d’euro-obligations, défendue par certains responsables européens comme un moyen de renforcer la solidarité de la zone euro, restera absente du menu des discussions entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

«Il ne faut rien attendre de spectaculaire» , a même averti un porte-parole de la chancelière allemande.

http://www.20minutes.fr/economie/770820-live-sommet-franco-allemand-cac-40-enfonce-rouge

 

Les Anonymous reprennent du service

Le groupe d’hacktivistes Anonymous continue ses activités avec le hack du site de la société de transports ferroviaires Bay Area Rapid Transit, qui œuvre dans la baie de San Francisco.

La société ferroviaire BART (Bay Area Rapid Transit) avait récemment coupé les réseaux mobiles dans quatre de ses stations pour éviter une manifestation, suite à un débordement qui avait causé la mort d’un homme par balle dans une de ses stations. L’entreprise souhaitait éviter les échauffourées avec sa police et n’avait donc pas trouvé d’autres moyens.

Mais l’initiative n’a visiblement pas plu aux hacktivistes du groupe Anonymous, qui ont attaqué le site de l’entreprise MyBART.org, comme le rapporte Sophos. Via une injection SQL ils ont réussi à extraire 2000 enregistrements, dont des noms d’utilisateurs, mots de passe, mails, numéro de téléphone, adresses et codes postaux.

Ils ont également défacé le site laissant apparaitre une image choisie sur l’accueil du site. Toute la liste des informations publiées est encore disponible en ligne:
http://www.djmash.at/release/users.html

http://www.linformaticien.com/actualites/id/21301/les-anonymous-reprennent-du-service.aspx

 
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Publié par le 16 août 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 

Apocalypse bourses : l’acte ultime a commencé

Depuis plusieurs jours, la Banque centrale européenne a décidé d’acheter massivement des obligations des gouvernements italien et espagnol. Les acheteurs de dette souveraine française réclament maintenant des taux d’intérêt plus élevés. Un scénario qui a de quoi inquiéter les rédacteurs des communiqués des grandes banques françaises, assurant de leur solidité. Dans plusieurs pays, des articles de presse financière signalent que la France n’a aucune raison de garder une note AAA avec une dette qui dépasse les 80% du PIB. (Cliquer pour lire la suite.) 

La « main anonyme » joue aux dominos

 

Depuis plusieurs semaines : les agences de notation dégradent la note de la dette des Etats, les grands sommets se suivent, les déficits se creusent à cause de la spéculation encore et toujours sur les dettes, les banques d’affaires spéculent sur la faillite des Etats, etc. C’est un mécanisme qui finit par se nourrir de lui-même ; un peu comme ces points très particuliers que donne TRADER NOE dans ses analyses d’anticipation. Ces points sont connus de certaines « forces de marché » et il suffit de quelques ordres envoyés par quelques comptes numérotés, gérés par quelques anonymes, et puis un domino tombe… entraînant un autre, etc.

Les banques sont fragilisées par des Etats en difficulté. Pour accélérer les choses, on sort quelques rumeurs et là aussi, les dominos tombent. Les présidents reviennent de leurs vacances et on organise encore et toujours des sommets. Ce cirque continue et les acteurs jouent de moins en moins bien leur rôle. La Symphonie Rouge arrive à son acte ultime et les complices du drame, qui font de la morale tout en vivant dans la luxure et flagornant Mammon, ne savent plus que faire.

Un autre acteur intervient pour faire tomber le prochain domino : la Banque mondiale

Pour Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, l’économie mondiale est entrée dans une « phase nouvelle et plus dangereuse ». Voilà une analyse intelligente, très brillante de la situation. N’oublions pas que Robert Zoellick est AMERICAIN. Aussi précise-t-il : même si la baisse de la note de la dette américaine a provoqué la panique des marchés, la crise de la dette des pays européens est plus inquiétante dans l’immédiat. Cet homme qui vit grassement des bienfaits du Système sort sa tirade au moment opportun : avec la Grèce et le Portugal assommés par leur dette et d’autres pays menacés, et sans possibilité de dévaluation, c’est en effet non seulement l’économie de la zone euro qui est menacée, mais l’existence même de la monnaie européenne. C’est ce que Robert Zoellick a modestement estimé dans une interview publiée le 13 août dans les colonnes de l’hebdomadaire australien Weekend Australian.

Les investisseurs, a-t-il souligné, commencent à se demander combien de temps l’Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés sans se mettre eux-mêmes en danger de voir leur note diminuer à son tour. « Nous sommes au début d’une tempête nouvelle et différente, ce n’est pas la même crise qu’en 2008. En effet, cette crise est l’achèvement de la crise de la banque Lehman Brother, coulée et sacrifiée pour des raisons trop dangereuses à exposer sur un blog. Cette crise 2011-12 est celle détaillée par Christian Rakovski (voir le dernier numéro de LIESI – 236). Nous entrons dans la période où les politiciens du Système devraient sérieusement réfléchir au camp qu’ils entendent maintenant défendre: celui de la Main anonyme ou celui de l’intérêt national.

Robert Zoellick exprime une vérité qui sera confirmée dans les prochaines semaines : la crise dans la zone euro « pourrait bien être le défi le plus important » pour l’économie mondiale. Il nous annonce même l’urgence d’une réforme monétaire internationale si l’on ne veut pas que les choses prennent une voie contagieuse et incontrôlable : « La leçon de 2008, c’est que plus on attend et plus les mesures doivent être sévères ».

Absence de toute décence

Robert Zoellick communique aux gouvernements le message de la Haute finance : « La plupart des pays développés ont déjà utilisé ce que leur permettait la politique fiscale et monétaire », mais cela a été insuffisant. Il faut, selon lui passer à un régime plus rigoureux. Il a sur ce point encouragé le Premier ministre britannique David Cameron à maintenir, malgré les émeutes, les mesures d’austérité annoncées ces derniers mois, qui sont « vraiment nécessaires ». Au-delà des conséquences financières immédiates, M. Zoellick a estimé que cette crise allait provoquer des changements dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Du genre de ceux annoncés en 1958 par W.G Carr dans son ouvrage Des Pions sur l’Echiquier

 

L.I.E.S.I

 
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Publié par le 16 août 2011 dans BILLET D'HUMEUR

 
 
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